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mardi 23 mars 2021

Lasagnes véganes aux épinards, champignons et ricotta de soja

Eeeeeet bonjour ! Est-ce que vous êtes prêts pour une nouvelle recette de pâtes ? Je me rends compte que c'est la troisième que je poste à la suite haha (et avant ça j'avais posté des ramen qui ne sont rien d'autre qu'une soupe de nouilles !) Promis, je mange autre chose au quotidien, mais quand même, il faut admettre que c'est bon les pâtes, non ? En tout cas, moi je ne m'en lasse jamais, et j'ai d'ailleurs développé la capacité de transformer à peu près n'importe quel légume en accompagnement pour pâtes !


En parlant de légumes, nous voici pile dans la période la plus difficile de l'année, celle où les légumes d'hiver nous sortent par les yeux et ceux de printemps se font encore attendre. Je me répète chaque année, je sais, mais le début du printemps c'est vraiment une grosse arnaque... Vivement les premières asperges ! En attendant, le seul légume à peu près cool à la Ruche qui dit oui, c'est l'épinard (ça en dit long sur le niveau de coolitude des autres...) et comme j'adore ça, j'en achète souvent, au grand désespoir de mon mec qui n'est pas aussi fan que moi. La dernière fois, j'ai soulevé l'idée d'une quiche épinards/champignons, inspirée par un post Instagram, mais elle n'a pas été accueillie avec enthousiasme, donc je me suis rabattue sur des lasagnes. Bon, elles ont pas eu le succès escompté auprès de monsieur, mais moi je les ai trouvées très bonnes et j'ai pensé qu'elles méritaient leur place ici.


Alors certes, le mélange ricotta/épinards, c'est un classique, je réinvente pas l'eau tiède avec cette recette. Mais la ricotta de soja que j'utilise ici change de ce qu'on voit habituellement dans la blogosphère cuisine végane : souvent, on trouve des préparations à base de tofu émietté, jus de citron, levure maltée etc, et même si j'adore le tofu, je trouve que c'est un ingrédient qui a trop de mâche pour vraiment reproduire la texture de la ricotta. Il existe aussi des recettes à base d'amandes ou de noix de cajou, mais qui a vraiment envie de mettre 27€ de noix dans un plat de lasagnes ? Alors qu'on peut tout simplement procéder comme pour la ricotta à base de lait animal : on fait cailler du lait de soja avec du jus de citron, on laisse reposer puis on égoutte le tout à travers une étamine (ou même juste un torchon propre), et on a de la ricotta végétale crémeuse à souhait, parfaite pour farcir des pâtes, mais aussi des légumes, une tarte, etc. Yapluka mélanger avec les épinards et les champignons poêlés, coincer ça entre deux feuilles de lasagne, recouvrir de béchamel (qui utilise le reste de la brique de lait de soja, pas de gâchis !) et de levure maltée pour gratiner, et hop, au four ! On peut très bien préparer la farce à l'avance et faire le montage plus tard, elle se conservera bien au frais pendant quelques jours. Par contre, comme elle n'est pas très liquide (comparée à une sauce à base de sauce tomate par exemple), je fais précuire mes feuilles de lasagnes afin d'être sûre qu'elles soient bien tendres après passage au four. J'espère que cette recette vous plaira autant qu'à moi et vous aidera à patienter un peu en attendant l'arrivée du VRAI printemps !

PS : si jamais vous êtes pas très potes avec les épinards comme mon mec, j'ai aussi dans les archives une recette de lasagnes façon bolognaise au tofu rosso (qui bluffera assurément tout votre entourage), ou au chou rouge et champignon (parfaite pour planquer les derniers choux de la saison !). Promis, la prochaine fois on parlera pas de pâtes ;)


Lasagnes aux épinards, champignons et ricotta de soja {végétalien, sans noix}
- 500 g d'épinards frais
- 250 g de champignons bruns
- 1 oignon jaune 
- 2 gousses d'ail 
- 1 litre de lait de soja non sucré 
- 260 ml de bouillon de légumes 
- 2 cs de margarine 
- 4 cs bombées de farine
- 2 cs de jus de citron
- pâtes à lasagnes sans œufs
- huile végétale
- sel, poivre, muscade
- levure maltée

Porter 750 ml de lait de soja à ébullition. Quand il bout, couper le feu et verser les 2 cuillères de jus de citron. Mélanger et laissez reposer 45 min.

Pendant ce temps, émincer l'ail et l'oignon, détailler les champignons en tranches et hacher grossièrement les épinards.

Faire revenir l'ail et l'oignon dans un peu d'huile et avec une pincée de sel jusqu'à ce que l'oignon soit translucide. Ajouter les champignons et laisser cuire jusqu'à ce qu'ils aient rendu leur eau. Ajouter les épinards et laisser réduire. Réserver.

Après 45 min de repos, égoutter le caillé de soja à travers une étamine. Le mélanger aux légumes tiédis et assaisonner au goût avec sel et poivre. À ce stade, la farce peut être conservée au frais quelques jours avant utilisation.

Faire fondre la margarine à feu moyen dans une casserole et y verser la farine. Mélanger pour former une pâte et laisser cuire 2 min en remuant. Verser 250 ml de lait de soja et 250 ml de bouillon progressivement, en remuant bien pour délayer le roux. Laisser épaissir à feu moyen et assaisonner au goût avec sel, poivre et noix de muscade.

Faire précuire les feuilles de lasagnes dans une casserole d'eau bouillante, par 3 ou 4 en remuant pour éviter qu'elles ne collent entre elles. Les retirer quand elles sont al dente.

Étaler une fine couche de béchamel au fond d'un plat allant au four, recouvrir de feuilles de lasagnes, garnir avec la farce, puis répéter les couches de pâtes et de farce jusqu'à épuisement, en terminant par une couche de pâtes. Repartir la béchamel par dessus et saupoudrer de levure maltée.

Enfourner pour 20 min à 180°C.

mercredi 10 février 2021

Ravioles aux topinambours et huile de truffe

Bon, j'ai raté le coche pour les vœux de nouvelle année, j'ai pas vu passer le mois de janvier. Franchement, quelle arnaque, on fait plus rien de notre vie a cause du Covid et le temps me fil quand même entre les doigts... Bref, même s'il est un peu tard pour ça, je vais parler de mes bonnes résolutions pour 2021 (quoi que, ne doit-on vraiment limiter la prise de bonnes résolutions qu'au mois de janvier ? Vous avez 4h, l'usage de la calculatrice n'est pas autorisé), car c'est l'une d'entre elles qui est à l'origine de cet article. C'est facile à deviner : cette année, j'aimerais faire des pâtes fraîches plus souvent, car j'adore ça. J'ai un laminoir à pates depuis presque 6 ans maintenant et il n'a que trop peu servi, alors que c'est un outil qui m'a longtemps fait rêver (chacun ses rêves, que voulez-vous... je fantasme aussi sur une presse à tortillas et des bols en pierre coréens si vous voulez tout savoir !). Je crois que tout ce temps, je m'étais persuadée que c'était un chantier de faire ses propres pâtes, même avec un laminoir. Alors qu'en fait, ça n'est pas si compliqué ! Certes, les raviolis c'est un peu plus long, mais le jeu en vaut la chandelle, d'autant plus que c'est très difficile de trouver des raviolis frais véganes dans le commerce.



J'ai fait cette recette pour la première fois pour le réveillon de Noël, le premier que je passais sans ma famille en 30 ans d'existence. J'avoue que ça m'a fait un peu bizarre, on a même failli ne rien faire du tout, et puis on a quand même saisi l'occasion de se faire un repas de fête. Après une longue réflexion, on a opté pour des ravioles en entrée. Bon, au départ elles devaient être à la ricotta végétale mais on s'est plantés en achetant le lait de soja, on en a pris du sucré... Heureusement, j'avais des topinambours, je sais plus trop pourquoi j'en avais pris à la Ruche qui dit oui, mais ils ont sauvé notre entrée ! On les a servies avec une poêlée de champignons sauvages, mais elles sont aussi très bonnes avec un filet de crème végétale et de parmesan végane (mon préféré est le NoMuh Rezent de chez Vegusto). Je les ai tellement aimées que je me suis dit qu'elles méritaient leur place ici. En plus, c'est bientôt la Saint-Valentruc et on est d'accord que des raviolis maison c'est hyper romantique, non ? (Bon par contre les topinambours ça donne des gaz, ça c'est de suite beaucoup moins glamour...)


Bon, et puisque j'avais dit en début d'article que j'allais parler de mes bonnes résolutions, en voici la liste complète en plus des pâtes fraîches : faire du tempeh et du seitan plus souvent, essayer de faire des nouilles pour ramen et des nouilles udon maison, réussir le grand écart latéral et facial (pour le second j'ai encore beaucoup de boulot mais je n'ai rien à perdre en me fixant un tel objectif !), réussir mes montées en V inversé et le Superman à la pole dance, lire 25 livres (au moins) et reprendre l'écriture. Voilà, maintenant qu'elles sont publiques, je n'ai plus qu'à m'y tenir !


Ravioles au topinambours et huile de truffe {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4-5 personnes en entrée) :
- 75 g de farine de blé T45
- 75 g de semoule de blé dur (ou de farine de blé T45)
- 150 g d'eau
- 1/4 cc de sel (de préférence kala namak)
- 1 pointe de couteau de curcuma (optionnel, pour la couleur)
-500 g de topinambours
- 1 cc d'huile de truffe
- 1 cs de persil haché
- sel, poivre, noix de muscade au goût

Mélanger la farine, la semoule de blé dur, le sel et le curcuma dans un saladier. Ajouter progressivement l'eau en remuant avec une cuillère en bois. Lorsque toute l'eau a été incorporée, pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Vous pouvez aussi réaliser cette étape au robot.

Couvrir la pâte et laisser reposer 30 min à température ambiante.

Eplucher les topinambours et les faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Les réduire en purée à l'aide d'une fourchette et laisser refroidir.

Ajouter l'huile de truffe et le persil à la purée de topinambours et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Diviser la pâte en 4 morceaux. Etaler finement à l'aide d'un laminoir (je vais jusqu'au cran n°6) ou d'un rouleau à pâtisserie (farinez bien votre plan de travail au préalable).

Disposer une bande de pâte devant soi, déposer des petits tas de farce à intervalles réguliers (environ 1 cc bombée pour des ravioles de 5 cm de diamètre comme sur les photos), mouiller légèrement la pâte au doigt autour de la farce et déposer une autre bande de pâte par dessus. Bien sceller les deux pâtes en chassant les bulles d'air. Découper les ravioles à l'aide d'un emporte-pièce. On peut aussi découper d'abord des disques de pâte, déposer la farce au centre de la moitié d'entre eux et les recouvrir d'un second disque en scellant les bords avec un peu d'eau.

Porter une casserole d'eau salée à ébullition. Y faire cuire les ravioles 3 minutes. Egoutter et servir immédiatement.

mardi 22 décembre 2020

Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi

Je ne suis définitivement pas une bonne blogueuse culinaire : non seulement mon rythme de publication est complètement anarchique, mais en plus je ne suis pas du tout les tendances du moment. Actuellement, tout l'Internet n'a qu'un mot à la bouche : Noël. Et moi je débarque avec un gratin de pâtes pas festif pour un sou !


Mais bon, si vous fouillez dans mes archives, vous verrez que je n'ai de toute façon jamais été très inspirée en cette période. Et cette année, c'est pire que jamais : j'ai beau habiter en Alsace, terre Noël-esque par excellence, avec le Covid qui nous a sucré les habituels marchés et leur odeur entêtante de gaufres et de vin chaud, je ne suis absolument pas dans l'ambiance. Et pour la première fois en trente années d'existence, je ne passerai pas le réveillon en famille, chez ma grand-mère, car les risques sanitaires sont trop élevés.


J'en suis donc venue à me demander ce que représentait Noël pour moi, en dehors d'une occasion pour se retrouver avec mes proches autour d'une table. Et la réponse est : rien d'autre. Je ne suis pas croyante, alors célébrer la naissance de Jésus, en soi, ça me passe au-dessus de la tête. Quant à l'aspect outrageusement consumériste de cette tradition, cela fait quelques années que j'en suis lassée.

Bref, tout ça pour dire qu'il faut pas compter sur moi pour publier des recettes de Noël ! De toute façon la blogosphère en regorge par centaines donc je sais que je n'ai pas à m'inquiéter pour vos menus de réveillon ;) Par contre, pour un plat facile et réconfortant après un marathon de biscuits de Noël ou de courses de dernière minute, vous êtes au bon endroit !


Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 2 personnes :
- 250 g de pâtes
- 200 g de fleurettes de brocoli (frais ou surgelé)
- 2 cs de kimchi grossièrement haché, fait maison ou du commerce (attention, beaucoup de kimchis du commerce contiennent de la sauce de poisson !)
- 150 ml de lait végétal non sucré
- 2 cc de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 2 cs de sauce sriracha (à doser selon le goût)
- 50 g de cheddar végétal râpé
- sel et poivre
- chapelure, levure maltée, graines de sésame

Faire cuire les pâtes al dente comme indiqué sur l'emballage. 5 min avant la fin de la cuisson, ajouter les fleurettes de brocoli.

Dans une petite casserole, mélanger le lait froid, la fécule et la sauce sriracha. Porter à ébullition en fouettant constamment. Quand le lait bouillonne et commence à épaissir, ajouter le fromage végétal et mélanger jusqu'à dissolution complète.

Mélanger les pâtes et le brocoli égouttés avec la sauce et le kimchi grossièrement haché. Rectifier l'assaisonnement avec sel et poivre au goût.

Répartir dans plat à gratin et parsemer de chapelure, levure maltée et graines de sésame.

Faire gratiner sous le grill du four à 180°C pendant 10 à 15 min, jusqu'à ce que le dessus soit doré. Servir chaud.

lundi 9 novembre 2020

Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil

Après ma recette de ramen qui, je dois l'admettre, n'était pas des plus simples, voici une recette beaucoup moins complexe, et surtout beaucoup plus locale pour l'Alsacienne d'adoption que je suis !

Acheter des légumes locaux à toujours été quelque chose d'important pour moi. Depuis que je suis étudiante et donc que j'ai commencé à faire mes propres courses, j'ai toujours cherché à favoriser les maraîchers autour de moi et je crois avoir testé à peu près tous les systèmes qui existent. Je me souviens encore de ces dimanches où je prenais le bus, depuis ma résidence universitaire paumée dans la banlieue grenobloise, pour aller sur une petite place du centre ville où se tenait un marché de producteurs. J'adorais y aller, acheter des légumes non calibrés qui me rappelaient ceux que ma grand-mère nous donnait (d'ailleurs j'aimais particulièrement me fournir auprès de papis et mamies avec un stand minuscule, tant ils me rappelaient mes propres grands-parents, avec leurs mains ridées aux ongles noircis de terre), à tel point que parfois je m'emballais, et une fois rentrée, je me demandais comment j'allais pouvoir manger tout ce que j'avais ramené. Mais finalement, comme j'emportais parfois ma gamelle pour le midi, je n'ai jamais eu à jeter quoi que ce soit (enfin sauf la fois où j'ai fait un raté culinaire monumental que je vous raconte ici...).

En deuxième année d'études, je me suis mise en coloc avec une amie et nous nous sommes inscrites à une AMAP qui livrait sur le campus. On était 3 à partager un panier, que je récupérais tous les lundis soirs avant mon cours de japonais, où j'arrivais systématiquement en retard et avec un cabas d'où dépassaient poireaux et salades. Ma prof me demandait toujours quels légumes j'avais eus et j'ai appris bon nombre de noms japonais à cette occasion ! C'est à cette époque que j'ai vraiment appris à cuisiner les légumes, étant donné que les paniers des AMAP, c'est toujours un peu la loterie. Je crois bien que mon amour avec le kimchi, et par extension avec la cuisine coréenne, a débuté à cette époque-là, puisqu'il a bien fallu que je fasse quelque chose des choux chinois que je découvrais alors.


Lors de mon semestre Erasmus en Allemagne, j'allais aussi faire le marché (du coup je suis assez calée en noms de fruits et légumes dans la langue de Gœthe également !), et idem de retour en France lors de mes premières années de boulot. Plus tard, j'ai testé le système de cueillette, où les légumes étaient à un prix ridiculement bas (le kilo de haricots verts ou plats était à 3€ si je me souviens bien, il n'était donc pas rare qu'on en engloutisse 2 kilos à deux par semaine !). 

En arrivant à Mulhouse, je me suis à nouveau inscrite dans une AMAP et j'ai mangé des kilos de chou, comme en témoignent mes articles de 2018 ! J'ai malheureusement dû interrompre mon inscription pour plusieurs raisons et j'avoue que ça me manque parfois un peu. J'ai fait quelques fois le marché mais comme il est à l'autre bout de la ville par rapport à chez moi, ce n'est pas très pratique... Heureusement, un petit producteur local a installé un stand devant la gare, qui est à même pas 10 minutes à pieds de mon appart, avec un système de paniers qu'on peut commander en connaissant le contenu et avec possibilité d'échanger certains produits, et aussi de la vente libre de légumes, fruits, champignons et conserves maison. Bref, le rêve !

Sauf qu'avec le confinement, il a arrêté de venir, et aujourd'hui il ne peut malheureusement plus assurer ce service car la demande dépassait sa capacité de production... Je me suis donc tournée vers un système que je n'avais presque jamais expérimenté jusqu'à présent : La Ruche qui Dit Oui ! Je dois avouer que ce n'est pas ma solution préférée car les producteurs ne touchent pas l'intégralité du prix de vente des produits (ce qui les rend assez chers en fin de compte, puisqu'il faut y ajouter 20% de frais de fonctionnement), et ils doivent déclarer un minimum de vente et si celui-ci n'est pas atteint, toutes les commandes sont annulées. Cela ne leur garantit donc pas un revenu stable, contrairement aux AMAP qui voient leurs clients s'engager pour 1 an (mais qui sont malheureusement en déclin car on leur reproche parfois leur manque de flexibilité). Cependant la Ruche de Mulhouse est très dynamique et les producteurs sont assurés d'avoir des commandes régulières, au point que certains ont même été débordés pendant le premier confinement !


Bref, tout ça pour vous montrer qu'il existe de nombreuses solutions pour soutenir vos producteurs locaux (il y a aussi les ventes en direct dans les fermes !), ce qui me semble particulièrement important en ce moment, plutôt que d'enrichir encore plus les géants de la grande distribution ! Place à la recette maintenant : je l'ai réalisée dans le cadre d'un petit concours organisé par la Ruche, justement, sur le thème des courges. Je me suis inspirée d'une de mes précédentes recettes, ma focaccia au potimarron et pesto, mais en version tarte flambée et en remplaçant le basilic par du persil pour une version 100% de saison. Faire une flammekueche végane n'est pas bien compliqué, il suffit d'utiliser du yaourt de soja pour la base et on peut y mettre à peu près tout ce qu'on veut par dessus : lardons de tofu fumé, champignons,  oignons, fromage végétal, noix, etc. Le seul bémol, c'est que le yaourt de soja est moins gras et contient plus d'eau que la crème animale, et a donc tendance à s'évaporer à la cuisson, ce qui donne une tarte assez sèche. La parade que jai trouvée pour remédier a ce problème est de faire précuire la pâte, et de rajouter du gras dans le yaourt, mais je pense que vous pouvez également faire dégorger un peu ce dernier dans une étamine afin d'obtenir quelque chose de plus dense. Quant au pesto de persil, il vous restera du rab que vous pourrez utiliser comme du pesto classique dans des pâtes, salades de céréales, etc.


Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil {végétalien}
Pour le pesto :
- les feuilles d'un bouquet de persil plat
- 30 g de noisettes ou de noix décortiquées
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 10 cl d'huile d'olive
- 1 bonne pincée de gros sel
Pour la tarte flambée :
- 1 fond de tarte (j'utilise la recette de La Cuisine de Bernard)
- 4 cs de yaourt de soja
- 1 cs d'huile qui supporte la chaleur (j'utilise de l'huile de tournesol spéciale cuisson)
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- 50 g de potimarron 
- 75 g de champignons au choix (ici des girolles)
- 1 petit oignon
- 1 cs de vin blanc (optionnel)
- huile végétale pour cuisson
- sel

Préchauffer le four à 210°C avec une plaque de cuisson à l'intérieur.

Découper le potimarron en tranches de 2 à 3 mm, badigeonner légèrement chaque tranche d'huile et mettre dans le four en train de préchauffer le temps de préparer les autres ingrédients.

Preparer le pesto : mixer tous les ingrédients ensemble. Réserver. Le reste de pesto se conserve plusieurs jours dans un bocal au frais.

Nettoyer les champignons et couper en morceaux s'ils sont gros. Faire revenir à feu vif dans un peu d'huile végétale avec une pincée de sel jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Réserver.

Émincer l'oignon en lamelles. Faire dorer dans un peu d'huile à feu vif. Quand l'oignon commence à colorer, déglacer avec le vin blanc et réserver.

Retirer le potimarron du four.

Étaler le fond de tarte sur un tapis de cuisson. Enfourner à blanc pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, mélanger le yaourt avec 1 cs d'huile, assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Retirer le fond de tarte du four. Répartir le yaourt sur le fond de tarte, puis disposer les oignons, les champignons et le potimarron par dessus. Enfourner pour 10 minutes supplémentaires.

Garnir la tarte de pesto de persil et servir.

mardi 8 septembre 2020

Tarte aux courgettes et pomme de terre, curry et lait de coco

J'avoue ne pas être du tout inspirée pour ce post aujourd'hui... je pourrais vous faire une tirade sur la rentrée et les plats simples à préparer, mais ça fait des années que cette date ne signifie plus grand chose pour moi,  donc je ne change pas spécialement ma façon de cuisiner à cette période. 




Je vous dirai donc simplement que cette recette, piquée à ma maman comme beaucoup de recettes de tartes sur ce blog, est absolument délicieuse, en plus d'être hyper facile à faire. Et c'est déjà pas mal, non ? Bonne rentrée à toutes et à tous !








Tarte aux courgettes et pommes de terre,  curry et lait de coco {végétalien, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 1 tarte :
- 1 pâte brisée (maison ou du commerce, sans gluten si besoin)
- 1 grosse courgette
- 1 grosse pomme de terre (ou 1 pomme de terre de taille moyenne et 1/2 aubergine)
- 1 oignon jaune
- 20 cl de lait de coco
- 1,5 cc de curry
- sel, huile végétale

Peler l'oignon et la pomme de terre. Découper l'oignon en lamelles et la pomme de terre et la courgette en rondelles de 2 à 3 mm d'épaisseur. 

Faire revenir les légumes à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'ils soient presque cuits (environ 15 min).

Ajouter le lait de coco et le curry, saler au goût, bien mélanger et laisser épaissir 5 min.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée et répartir les légumes par dessus.

Enfourner à 180°C pour 35 min. Servir tiède.

mercredi 22 avril 2020

Beignets de carotte à l'indienne

On pourrait croire qu'en cette période de confinement, j'ai plus de temps pour cuisiner et bloguer. Eh bien... Pas tant que ça ! Certes, je n'ai plus de cours de pole dance ou de chant, mais j'ai toujours mon boulot qui me prend mes journées (même si, à vrai dire, ça fait déjà plus de 6 ans que je faisais du télétravail donc les choses n'ont pas énormément changé pour moi). Et puis j'avoue que je n'ai pas trop d'inspiration en ce moment. Ce n'est pas uniquement à cause du confinement, j'ai toujours eu du mal à cuisiner au début du printemps car les légumes disponibles sont finalement peu nombreux. Mais c'est vrai que la situation actuelle n'aide pas, on fait les courses aussi peu souvent que possible, on va à l'essentiel (du riz, du tofu, des pâtes, encore du riz, des patates, encore du tofu...) et on ne trouve pas toujours ce qu'on a mis sur notre liste de courses. Donc si je devais lister les légumes frais qui ont transité dans ma cuisine ces dernières semaines, ça serait vite fait : salade, chou blanc et rouge, patates, quelques rares poireaux, et carottes.


Beaucoup de carottes, à vrai dire. Déjà avant le confinement, j'en recevais un kilo par semaine dans les paniers de légumes que j'achetais à un producteur local (et qui me manquent beaucoup ces temps ci d'ailleurs, ça m'éviterait d'avoir à me me fournir en légumes à prix d'or dans des magasins qui ont bien profité de la situation pour gonfler leurs marges...), donc à force il faut bien innover un peu sur la façon de les cuisiner. Ça tombe bien, les carottes sont justement la star des légumiades du mois d'avril sur le groupe Facebook Cuisiner vegan et de saison créé par ma chère amie Deliacious. Ça m'a donc motivé à photographier et rédiger cette recette que j'ai réalisée pour la première fois il y a quelques semaines, en impro totale comme beaucoup d'autres recettes de ce blog.


Pour ceux qui voudraient en connaître l'histoire (en même temps vous avez rien de mieux à faire que de lire les textes des blogs en ce moment non?), la voici. Il n'y a quelques temps, j'avais prévu au menu une de mes soupes préférées, la soupe indienne du livre Des soupes qui nous font du bien, à base de lentilles corail, légumes, épices et lait de coco. Sauf que je voyais bien que mon mec se disait qu'on peut pas faire un repas uniquement avec de la soupe... Je lui ai donc proposé de faire quelques beignets de légumes indiens en accompagnement, dans le style de ceux qu'on commande dans notre resto favori. Les options de garniture étaient assez réduites : oignon, et carotte ou pomme de terre. Je lui ai demandé ce qui le tentait dans cette liste, et je ne pensais pas qu'il pencherait pour la carotte. J'avoue que j'étais un peu dubitative (moi j'aurais choisi la pomme de terre #passionpatate) mais j'ai quand même respecté son choix. Je sais pas s'il savait parfaitement ce qu'il faisait ou s'il a choisi au pif, toujours est-il que ces beignets de sont avérés être parmi les meilleurs que j'ai mangés ! Mon mec a même dit que s'il devait choisir un dernier repas avant l'Apocalypse, ce serait celui-ci ! J'espère donc qu'ils vous plairont autant qu'à lui. Et comme je vois venir la question, je prends les devants : non, on ne peut pas les cuire au four. La farine de pois chiches ne se comportera pas du tout de la même façon et le résultat sera beaucoup trop sec. Vous n'êtes pas obligés de les plonger totalement dans un bain de friture, vous pouvez toujours les faire dorer comme des petites galettes à la poêle dans 1/2 cm d'huile, mais cette dernière est nécessaire dans cette recette ! Alors si vous aimez pas la friture à cause de l'odeur, je comprends que vous posiez la question. Mais si vous êtes inquiets•ètes pour votre ligne, dites-vous bien que vous en mangez pas tous les jours non plus a priori, et puis de toute façon c'est pas dit qu'on puisse aller à la plage cet été alors lâchez du lest sur le summer body et faites des beignets. (Et même si vous allez à la plage, en fait. Laissez un peu les injonctions au placard, ça fait pas de mal !)



Beignets de carotte à l'indienne {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une dizaine de beignets :
- 2 carottes
- 1/2 oignon
- 4 cs de farine de pois chiches
- 4 à 5 cs d'eau
- 1/4 cc de curcuma
- 1 cc de graines de cumin (ou 1/2 cc de graines de cumin + 1/2 cc de graines d'ajowan)
- 1 pincée de sel fin
- 4 branches de coriandre fraîche
- huile pour friture
- pour servir : chutneys indiens, yaourt végétal, sauces au choix

Râper grossièrement les légumes. Les mélanger avec la farine de pois chiches, les épices et la coriandre ciselée dans un saladier.

Ajouter graduellement 4 cs l'eau en mélangeant au fur et à mesure. Les légumes doivent être enrobés de pâte sans non plus baigner dedans. Si besoin, rajouter 1 cs d'eau.

Faire chauffer l'huile. Prélever 1 cs de préparation et la déposer dans l'huile chaude en l'étalant un peu (je m'aide de baguettes en bois pour cela). Frire de chaque côté jusqu'à ce que les beignets soient bien dorés.

Servir chaud avec un assortiment de chutneys (j'utilise du chutney de tamarin, du chutney de menthe et coriandre mélangé à du yaourt de soja et des achards).

mercredi 18 septembre 2019

Salade de haricots verts et pommes de terre rôtis au beurre de miso

Mais non, ce blog n'est pas mort ! Si j'ai été absente tout l'été, ce n'est pas parce que j'étais en vacances au bout du monde (j'aurais bien aimé hein...) mais au contraire parce que j'avais beaucoup de boulot, et peu d'inspiration en cuisine (merci la canicule...). Bon au moins, l'avantage c'est que j'en ai profité pour tester de nouvelles recettes issue de ma collection démesurée de livres de cuisine !

Mais je dois bien le dire, ça m'a manqué de bloguer ici et je suis contente de revenir ! Je ne suis pourtant pas certaine de tenir un rythme de publication très régulier, j'ai encore beaucoup de travail dans les mois à venir, et j'ai décidé de me consacrer plus intensément à la pole dance et au tissu aérien, ce qui me prendra plusieurs soirées dans la semaine et pas mal d'énergie. Ajoutez à ça les jours qui raccourcissent, des vacances à la fin du mois et un déménagement en fin d'année ou début 2020, vous comprendrez que je ne peux faire aucune promesse...



Enfin bon, profitons de l'instant présent et de cet article tout frais ! Je suis très contente de la recette que je vous propose aujourd'hui, quand je l'ai réalisée elle à vraiment dépassé mes espérances. Bien que les légumes grillés soient devenus un grand classique de la cuisine végéta*ienne, les haricots verts (ou plats dans mon cas) sont encore rarement soumis à ce mode de cuisson. Ils sont pourtant délicieux préparés de cette façon, ils deviennent croustillants par endroits en restant tendres à d'autres, un vrai régal!

Une fois rôtis, les légumes sont enrobés dans une sauce à base de beurre (végétal) et de miso, relevée d'un peu d'ail, gingembre et citron. Si cette association beurre/miso vous paraît étrange, sachez qu'elle est portant pratiquée au Japon, par exemple dans le miso butter ramen, une spécialité d'Hokkaido. Vous pouvez réaliser cette recette avec d'autres légumes (je pense notamment au maïs frais, potimarron ou brocoli), ou bien utiliser des légumes simplement cuits à la vapeur.



Salade de pommes de terre et haricots verts rôtis au beurre de miso {végétalien, sans noix, option sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 300 g de haricots verts ou plats frais
- 300 g de pommes de terre à chair ferme
- huile d'olive
- sel
- 1 cs de margarine
- 1 cc de miso brun (sans gluten si besoin)
- 1/2 cc de miso blond
- 1/2 cc de gingembre frais râpé
- 1/2 cc d'ail frais râpé
- quelques gouttes de jus de citron
- optionnel : poudre de piment au goût
- pour servir : graines de sésame et de tournesol toastées

Équeuter les haricots verts. Nettoyer les pommes de terre et les couper en gros dés sans les peler.

Faire blanchir les légumes 5 minutes dans de l'eau bouillante. Égoutter et disposer sur une plaque de cuisson. Enrober d'un peu d'huile d'olive et de sel et faire rôtir à 180°C pendant une quinzaine de minutes, en remuant à mi-cuisson.

Préparer la sauce dans un saladier en mélangeant à la fourchette la margarine, les eux miso, l'ail et le gingembre, le jus de citron et le piment.

Quand les légumes sont cuits, verser immédiatement dans le saladier et bien mélanger pour les enrober de sauce.

Servir chaud ou tiède parsemé de graines toastées.

jeudi 6 juin 2019

Curry de blettes et pois chiches // Swiss chard and chickpea curry

Vous connaissez l'histoire de la nana qui attend qu'il fasse à nouveau grand soleil et 30°C pour poster une recette de curry croisé avec une soupe de nouilles ? Ben c'est moi. Pour ma défense, je pourrais m'avaler un bol de ramen par n'importe quelle température ! (Et pour ma défense bis, alors que j'avais rédigé cet article quelques jours auparavant sous une chaleur écrasante, on a eu un gros orage la nuit dernière qui a bien fait chuter les températures, donc on peut à nouveau envisager de manger autre chose que de la salade. Si ça c'est pas une coïncidence parfaite...). Cependant, si l'idée d'une soupe en cette saison ne vous emballe pas, vous pouvez réduire la quantité de bouillon dans la recette pour obtenir un curry plus épais à à servir avec une céréale ou des pains plats ou pains vapeur. Mais en tout cas ne passez pas a coté de cette recette qui pourrait bien changer votre vision des blettes!


Faut dire que c'est pas un légume super glamour à la base, j'ai personnellement eu beaucoup de mal à l'apprivoiser, mais maintenant que c'est fait, j'adore ça! Je dois l'idée de cette recette à ma mère, qui m'a un jour parlé d'un curry blettes/pois chiches qu'elle avait cuisiné quelques temps auparavant. Là où c'est marrant, c'est qu'en fait l'idée lui était venue après un curry que j'avais fait lors d'une de mes visites chez mes parents, et dans lequel j'avais mis des blettes cueillies dans le jardin de ma grand-mère, où elles poussent en abondance (ma copine Délia vous confirmera que ça pousse tout seul!). Ma mère avait adoré ce plat alors qu'elle n'est pourtant pas une grande amatrice de blettes, et depuis elle les cuisine régulièrement en curry! Donc si ce n'est pas un légume qui vous fait rêver, je vous suggère de retenter quand même le coup avec du lait de coco et des épices, vous m'en direz des nouvelles !



Ici, j'avais en tête un plat assez liquide pour pouvoir être mangé avec des nouilles de blé ou de riz (ou pourquoi pas des raviolis asiatiques), sur une base d'échalote, gingembre, citronnelle et poudre de curry jaune, et je voulais que la saveur du lait de coco soit présente sans non plus être prédominante. On saupoudre d'une bonne dose d'herbes fraîches, de graines et/ou de cacahuètes concassées, d'un trait de jus de citron vert, et pour les plus téméraires de piment frais, et c'est parti pour la transpiration dégustation ;)



Curry de blettes et pois chiches {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 4 ou 5 tiges de blettes (cotes et feuilles)
- 250 g de pois chiches cuits
- 1 échalote
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais dee la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle
- 1 piment thaï frais (optionnel)
- 1 cs de curry en poudre
- 200 ml de lait de coco
- 500 ml de bouillon de légumes
- 1 à 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin, pour une version sans soja utiliser de la sauce coco aminos ou simplement du sel)
- 1 à 2 cs de sucre
- huile végétale neutre
Pour servir, au choix :
- nouilles ou céréale cuite au choix
- jus de citron
- herbes fraîches (coriandre, oignon nouveau, basilic thaï)
- cacahuètes ou graines toastées et concassées
- copeaux de noix de coco toastés
- huile de sésame
- citron vert
- sauce piquante ou piment frais

Peler l'échalote, l'ail et le gingembre. Retirer les premières feuilles externes de la branche de citronnelle ainsi que le haut de la tige pour ne garder que la partie tendre du bulbe. Si vous le souhaitez, épépinez le piment.

Émincer finement le tout ou réduire en pâte dans un mixeur.

Séparer les côtes et les feuilles des blettes. Découper les côtes en tronçons d'environ 1 cm et hacher grossièrement les feuilles.

Faire chauffer 1 cs d'huile dans une casserole et y faire revenir le mélange à l'échalote à feu moyen, jusqu'à obtenir une légère coloration.

Ajouter le curry, bien mélanger et faire revenir 1 minute.

Verser le bouillon de légumes et bien gratter le fond de la poêle pour décoller les sucs de cuisson. Ajouter le lait de coco et mélanger. Goûter et assaisonner avec de la sauce soja et du sucre selon votre goût. Porter à ébullition.

Quand le bouillon bout, ajouter les cotes de blettes. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Une fois les côtes de blettes cuites, ajouter les feuilles et les pois chiches. Laisser mijoter encore quelques minutes pour attendrir les feuilles.

Rectifier l'assaisonnement et servir avec les garnitures désirées.



Swiss chard and chickpea curry {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 4 or 5 Swiss chard stems (with leaves)
- 250 g cooked chickpea
- 1 shallot
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 lemongrass stalk
- 1 fresh bird eye chili (optional)
- 1 tbs curry powder
- 200 ml (approx. 1 cup) coconut milk
- 500 ml (approx 2 cups) vegetable stock
- 1 to 2 tbsp soy sauce (GF if need be, for a soy-free version use coconut aminos or salt)
- 1 to 2 tbsp sugar
- neutral vegetable oil
To serve (suggestions) :
- cooked noodles or grain of your choice
- fresh herbs (cilantro, scallions, Thai basil)
- roasted and chopped peanuts or seed of choice
- toasted coconut flakes
- sesame oil
- hot sauce or sliced bird eye chili
- lime juice

Peel the shallot, garlic and ginger. Remove the outer leaves of the lemongrass stalk and cut out the top, leaving only the tender bulb. If desired, remove the seeds from the chili.

Finely chop all the ingredients above or blend to a paste.

Separate the chard stems from the leaves. Slice the stems in 1cm (1/2 inch) pieces and roughly chop the leaves.

Heat 1 tbsp oil in a pot and cook the shallot mix on medium heat, until slightly golden. Add the curry powder, stir and cook for 1 minute.

Pour the vegetable stock in, scraping the bottom bits into the pan. Add the coconut milk and stir, taste and adjust the seasoning with soy sauce and sugar, then bring to a boil.

Add the chopped stems, cover and simmer on medium heat until the chard is tender.

Add the leaves and chickpea and cook a few more minutes, until the leaves are wilted.

Adjust the seasoning and serve with your choice of toppings.

lundi 6 mai 2019

Velouté de tomate et betterave au curry // Tomato, beetroot and curry soup

[Astuce de blogueuse n°17 : quand tu ne sais pas quoi dire (surtout après avoir déserté ton blog depuis des mois), parle de la météo.]
...
Dites, on se caille, non? Je sais pas comment ça se passe chez vous, mais en Alsace on a eu un printemps plutôt pourri jusqu'à présent. Alors certes, j'ai toujours plus ou moins pensé que le printemps, c'est un peu l'arnaque, on croit passer du stade "glaçon" à celui de "ifébo-ifécho-le ciel est bleu-les oiseaux chantent-on mange des fraises" en un clin d'œil, mais en vrai c'est pas comme ça que ça se passe, on doit encore se taper plusieurs semaines de pluie en bouffant du chou parce qu'aucun autre légume n'a daigné pointer le bout de son nez. Mais cette année c'est le pompon !


Quand je pense que fin mars, j'ai pique-niqué au soleil dans un parc, et a peine quelques jours plus tard il neigeait et je devais rallumer mon chauffage... J'ai beau savoir pertinemment qu'on tombe rarement les collants dès le premier avril (en tant que native de ce mois je peux vous dire que j'ai rarement fêté mon anniversaire à la piscine), j'ai quand même l'impression qu'on a battu des records ces dernières semaines... À croire qu'avril a voulu définitivement se venger de son proverbe pourri. Ou alors il a voulu s'accorder météorologiquement avec la dernière saison de Game of Thrones ? (#winteriscoming #winterispaspartidutoutenfait).

Je me suis dit que l'arrivée du mois de mai allait tout arranger, comme c'est généralement le cas, mais pas du tout. Il a à nouveau neigé le weekend dernier (WTF?!) et les températures ne doivent pas dépasser les 15°C cette semaine... Je vous laisse imaginer ma tête quand j'ai vu ça. Et encore, on a gagné 4°C par rapport à la dernière fois où j'avais regardé la météo !



Le seul et unique réconfort que je trouve dans cette situation, c'est que je peux vous partager cette recette de soupe sans avoir besoin d'attendre l'hiver prochain ! Comme beaucoup d'autres sur ce blog, elle est née d'une improvisation à base de fonds de frigo. J'avais la fin d'une conserve de pulpe de tomate et une demi betterave cuite qui trainaient, je me caillais, j'avais pas envie de passer des heures en cuisine, alors j'ai mixé les deux ensemble ajouté une pointe de curry et de la coriandre fraîche sur un coup de tête, et hop, c'était parti pour un samedi soir de folie à base de soupe bien chaude et de quelques épisodes de Buffy contre les vampires (les meilleurs samedis soirs #lesvraissavent).



Alors vous vous en doutez, si je vous reparle de cette soupe aujourd'hui c'est qu'elle s'est avérée délicieuse, bien au delà de mes espérances. J'avoue que c'était un pari de ma part, car s'il y a bien un légume que je ne m'imagine pas du tout manger en soupe, c'est bien la betterave (j'ai déjà eu du mal à la manger en salade après avoir été traumatisée avec ça à la cantine alors...), mais cette fois-ci, j'avais l'intuition que ça allait fonctionner. La saveur douce de la betterave contrebalance l'acidité de la tomate, la pointe de curry relève agréablement le tout, et la texture de la soupe est parfaitement veloutée. J'en viens presque à vous souhaiter qu'il fasse froid chez vous afin que vous puissiez tester cette recette, mais sachez que s'il fait beau, je vous déteste vous pouvez essayer de la manger froide, je suis sûre qu'elle est tout aussi délicieuse ! Sinon, gardez-la en mémoire pour le retour de l'hiver (qui n'a pas intérêt à arriver avant janvier 2022, vu ce qu'on s'est mangé dans la tronche ces dernières semaines!).

Velouté de tomate et betterave au curry {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- 1 boite de pulpe de tomate (400 g)
- 200 g de betterave cuite coupée en petits dés
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc de curry
- sel
- huile d'olive
Pour servir : coriandre fraîche, lait de coco, graines de sésame

A feu moyen, faire revenir l'ail et l'oignon émincés dans un peu d'huile avec une pincée de sel.

Quand ils sont dorés, verser la tomate, les dés de betterave, le bouillon et le curry. Bien mélanger, porter à ébullition et laisser mijoter à feu moyen et à couvert pendant 15 min.

Mixer et servir chaud ou froid parsemé d'un filet de lait de coco, de coriandre fraîche et de graines de sésame.



Tomato, beetroot and curry soup {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 oignon
- 1 clove garlic
- 1 can diced tomatoes (400 g)
- 200 g cooked and diced beetroot
- 300 ml vegetable stock
- 1 tsp curry powder
- pinch salt
- olive oil
To serve : fresh cilantro, coconut milk, sesame seeds

On medium heat, cook the minced onion and garlic in a bit of oil with a pinch of salt.

When golden, add the dice tomatoes, diced beetroots, stock and curry powder. Bring to a boil, then cover and simer on medium heat for 15 minutes.

Blend and serve hot or cold sprinkled with fresh cilantro and sesame seeds and a drizzle of coconut milk.

jeudi 14 février 2019

Haricots blanc au chorizo végétal et fenouil caramélisé

Je sais, je sais, vous vous dites que j'ai complètement pété les plombs pour vous proposer une recette de haricots le jour de la Saint Valentin. Bah ouais quoi, les haricots, c'est pas hyper glamour, ça fait péter, on a vu plus romantique quand même... Mais vous savez quoi? À moins que vous ne vous appeliez Valentin, auquel cas je vous souhaite une bonne fête, je m'en tamponne le coquillard avec une feuille de monstera deliciosa, de cette énième fête commerciale qui vise à nous faire acheter des trucs dont on a pas besoin. J'ai jamais vraiment accordé d'importance à cette fête, mais cette année elle me sort par les yeux puissance 1000.


Alors OK, si la St Valentin c'est votre délire et que vous aimez consacrer cette journée à la personne que vous aimez, mettre de la lingerie sexy, y aller à fond sur les bougies, offrir du chocolat ou que sais-je, eh bien faites-vous plaisir, tant que c'est VOUS qui l'avez décidé. Mais si vous pouviez privilégier les cadeaux éthiques ou les expériences plutôt qu'une nouvelle machine à café, c'est quand même cool.


Mais moi, j'en peux plus, de l'aspect hyper oppressif, sexiste, et hétéronormé de cette célébration. J'en peux plus de voir des pubs avec des nanas en lingerie, comme si on devait toutes s'offrir docilement et joliment emballées à nos mecs ce soir. Et pendant ce temps, elles sont où, les pubs avec des gars à moitié à poil, hein?


D'ailleurs, à eux aussi on leur met la pression, pour qu'ils nous organisent une journée parfaite et nous couvrent de cadeaux (censés répondre à nos désirs les plus profonds alors qu'ils sont souvent plus sexistes les uns que les autres...), alors qu'on sait toutes qu'on préférerait qu'ils fassent leur part de tâches ménagères plutôt que de nous offrir une énième paire de boucles d'oreilles. Et puis, on en parle, du coût écologique désastreux des roses en plein hiver, ou de l'or et autres métaux précieux ?


J'en peux plus qu'on érige le couple en modèle absolu de bonheur (et par là j'entends le couple blanc et hétérosexuel, dites-moi un peu combien de couples homosexuels ou de couleur vous avez compté sur les pubs?...) et de la pression qu'on met sur les célibataires, qu'ils le soient par défaut ou par choix, ou sur tous les gens malheureux dans leur relation, que ce soit de leur fait ou de celui de leur couple.


Parce que non, le couple ne fait pas tout. J'aimerais vous servir des belles phrases comme "all you need is love", j'aimerais même y croire moi même, mais mon expérience personnelle me fait dire que ce n'est pas toujours vrai. Si la Saint-Valentin à un goût particulièrement amer dans ma bouche aujourd'hui, c'est parce que cela fait 6 mois que mon ex-compagnon a choisi de s'oter la vie, et ce malgré tout l'amour qu'on avait l'un pour l'autre, malgré tout ce qu'on avait vécu ensemble et qu'on aurait pu vivre. Alors en cette journée soit-disant réservée aux amoureux, j'aimerais vous dire de vous aimer vous-mêmes avant toute chose, car vous êtes la personne la plus importante de votre vie.


Haricots blancs au chorizo végétal et fenouil caramélisé {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de haricots blancs secs trempés toute une nuit ou 400 g de haricots blancs frais
- 1 oignon
- 1 morceaux de branche de céleri d'environ 7 cm
- 1 carotte moyenne
- 2 gousses d'ail
- 1 feuille de laurier
- 2 branches de thym
- 2 clous de girofle
- 50 g de chorizo végétal (maison ou du commerce), ou à défaut 1/2 cc de piment fumé
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs de sucre roux
- huile d'olive
- sel et poivre
Pelez l'ail, l'oignon et la carotte. Coupez l'oignon en quarts et plantez un clou de girofle dans chaque. Coupez la carotte en quatre dans la longueur puis en longs bâtonnets (environ de la même taille que la branche de céleri)
Découpez le chorizo en rondelles.
Placez les haricots, le chorizo, l'ail, l'oignon piqué de clous de girofle, la carotte, le céleri, le thym et le laurier dans une cocotte minute ou une grande casserole. Ajoutez 1 litre d'eau. Faites cuire les haricots 45 min minutes à la cocotte, ou 1h30 dans de l'eau bouillante.
Retirez le thym, le laurier et les clous de girofle après cuisson. Réservez les rondelles de chorizo à part. Égouttez les haricots et réservez l'eau de cuisson.
Découpez le fenouil en quarts en conservant la base pour que les différentes couches restent attachées.
Dans une sauteuse, faites chauffer 2 cs d'huile d'olive. Ajoutez le sucre et déposez les morceaux de fenouil en une seule couche. Laissez caraméliser à feu vif puis retournez pour faire dorer de tous les côtés.
Ajoutez environ 2 cm d'eau de cuisson des haricots dans la poêle, portez à ébullition puis couvrez et baissez le feu. Laissez mijoter le fenouil à feu doux pendant une quinzaine de minutes, en le retournant à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'il soit tendre. Réservez.
Faites sauter les rondelles de chorizo dans la même poêle jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes. Ajoutez les haricots cuits (avec l'oignon, l'ail, le céleri et la carotte), salez et poivrez, puis déposez le fenouil caramélisé sur le dessus.  Mouillez avec un peu de liquide de cuisson et portez le tout à température. (Le reste du liquide de cuisson peut être utilisé comme bouillon dans une soupe)
Servez chaud arrosé d'un filet d'huile d'olive.

jeudi 7 février 2019

Quiche au potimarron et pesto // Red kuri squash and pesto quiche

Si vous me suivez sur les Instagram, vous n'avez probablement pas raté le scoop, tant j'ai soulé tout le monde avec ça : j'ai la grippe. Enfin, du moins, je l'ai au moment où je rédige ce post et j'espère qu'elle sera passée au moment de sa publication. Désolée à tous ceux à qui j'ai rebattu les oreilles avec cette info d'une importance absolument (pas) capitale, mais j'aime vraiment pas être malade (qui aime ça, en même temps ?!) et je me transforme en Caliméro dans ce genre de moments... (EDIT : au moment de la publication de ce post, ma grippe est bel et bien terminée, en revanche elle a entre temps muté en sinusite carabinée qui m'a endolori toute la pommette droite pendant 3 jours, et maintenant elle migre vers le côté gauche. Si jamais vous croisez mon système immunitaire, dites-lui de rentrer à la maison SVP)


Bon, du coup vous m'en voudrez pas pour le manque total d'inspiration pour le texte de ce post, hein. Je vous dirai juste que le mélange potimarron + pesto, ça déboite (je l'avais déjà mis en scène ici). C'est d'ailleurs dans une tarte salée que j'ai découvert cette association pour la première fois, grâce à une recette issue du livre Variations Potimarron de Cléa. Je l'ai couplée à ma recette de quiche végane favorite, la tarte crémeuse carotte/curry dans Vegan de Marie Laforêt, que j'ai légèrement adaptée pour l'occasion. Et paf! Ça ne fait des Chocapic mais plutôt ma nouvelle quiche préférée de l'hiver (pardon pour l'humour pas drôle, mais j'ai la grippe, vous aviez compris hein?)



Quiche au potimarron et pesto {végétalien, option sans gluten, option sans noix}
Pour une tarte (4 personnes)
- 150 à 200 g de potimarron (poids sans graines)
- 150 à 200 g de tofu ferme (vous pouvez utiliser le tofu-carton Bjorg ou Céréal pour cette recette)
- 200 ml de crème végétale (ou de lait végétal + 1 cs de fécule)
- 150 ml de lait végétal
- 2 cs de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 3 cs de pesto végane (vérifiez qu'il ne contient pas de noix de cajou si vous êtes allergique aux noix, c'est souvent le cas de ceux du commerce)
- 1 pâte brisée végane,sans gluten si besoin (je fais la mienne en mélangeant 150 g de farine, 5 cs d'huile d'olive, 1 pincée de sel, et un peu d'eau ajoutée graduellement pour obtenir une pâte homogène)
- sel et poivre

Réserver quelques tranches de potimarron pour le dessus de la tarte et râper grossièrement le reste (inutile de le peler, la peau est parfaitement comestible une fois cuite).

Émietter le tofu dans un bol et ajouter le reste des ingrédients de la garniture (crème, lait, pesto, fécule), ainsi que le potimarron râpé. Mixer brièvement au mixeur plongeant (ou dans un robot culinaire). Rectifier l'assaisonnement au goût.

Étaler la pâte et foncer un moule à tarte. Verser l'appareil dans la pâte et répartir les lamelles de potimarron réservées sur le dessus.

Cuire 30 à 45 min dans un four à 180°C. Le dessus de la tarte doit être bien doré et les tranches de potimarron fondantes. Servir à la température désirée, la tarte est aussi bonne chaude que tiède ou froide.


Red kuri squash and pesto quiche {vegan, gluten-free option, nut-free option}
Makes 1 quiche (serves 4)
- 150 to 200 g red kuri squash (weighted without the seeds)
- 150 to 200 g firm tofu
- 200 ml vegan creamer (or use 200 ml plant milk + 1 tbsp starch)
- 150 ml plant milk
- 2 tbsp potato or corn starch
- 3 tbsp homemade or storebought vegan pesto (make sure it doesn't contain cashew if you're allergic to nuts)
- 1 pie crust, gluten-free if needed (I make mine by combining 150 g all purpose flour, a pinch salt, 4 tbsp olive oil and a bit of water, added gradually while kneading until I get a soft and not sticky dough)
- salt and pepper to taste

Keep a few slices of the squash for decorating the quiche and coarsely grate the remaining part (no need to peel it, the skin is edible once cooked).

In a wide bowl, crumble the tofu. Add in the other ingredients of the filling (creamer, milk, pesto, starch) and the grated squash. Blend briefly with a hand blender or in a food processor. Season to taste.

Roll the dough and line a pie dish with it. Pour the filling into the crust and top with the reserved squash slices.

Bake for 30 to 45 minutes at 180°C (360F). The top of the quiche must be golden and the squash slices tender. Serve at the desired temperature, the quiche is equally good hot, warm or cold.

jeudi 24 janvier 2019

Crème de fenouil à l'amande et citron confit // Cream of fennel with preserved lemon and almond butter

Eh bien, heureusement qu'on a jusqu'à fin janvier pour présenter nos voeux, parce que je suis sacrément à la bourre cette année! Il faut dire que je n'accorde habituellement pas une importance phénoménale au nouvel an et à toutes les traditions qui vont avec. Bien sûr, c'est une occasion de faire la fête, mais comme en général tous les restos/bars/cinés/boîtes sont pleins à craquer, ça a plutôt tendance à me gaver qu'autre chose (#vismaviedintrovertie #jaimepaslesgens). Cependant, cette année, je peux vous dire que j'étais plus qu'heureuse de laisser 2018 derrière moi. Ce fut sans conteste la pire année de ma vie, et pourtant j'avais déjà connu un réveillon plus que morose en 2016 et je ne pensais pas pouvoir faire pire... On oublie donc l'idée du bilan 2018 hein, vous m'en voudrez pas, et on passe directement à 2019 qui aura au moins l'avantage d'être forcément meilleure. J'espère que vous (et moi!) traverserez cette nouvelle année avec des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, que vous profiterez de tous les bons moments qu'elle vous apportera, que vous vivrez en paix avec vous mêmes et vos convictions, et parce que la vie ne prévient jamais avant d'envoyer des parpaings dans la face, de trouver en vous et en ceux qui vous entourent la force de traverser toutes les épreuves qui se présenteront à vous (même si je vous souhaite évidemment de n'en rencontrer aucune !)


Venons-en maintenant à la recette du jour. Une soupe toute douce, parfaite après une orgie de chocolat/bûche/galette des rois (d'ailleurs, vous trouvez pas que la galette des rois tombe à pic pour nous faire oublier nos bonnes résolutions toutes fraîchement actées ? Coïncidence ? Je ne peux se pas...) Je sais bien que le fenouil est un légume assez mal aimé, moi même je n'étais pas très pote avec lui pendant longtemps, mais bien cuisiné, je vous jure que c'est un régal ! Ma première rencontre avec son goût anisé a eu lieu quand j'avais une dizaine d'années, tout au plus, lorsque j'ai goûté aux feuilles de celui qui poussait dans le jardin de ma tante. Je n'étais déjà pas convaincue par l'odeur, et au goût ce fut encore pire! J'ai immédiatement détesté ce légume, et comme ma mère n'en était pas fan non plus, elle n'en cuisinait donc jamais et il est resté loin de mon assiette pendant des années. Jusqu'à ce que j'y regoûte pendant mes années de lycée : la mère de mon copain de l'époque l'avait préparé en le faisant sauter à la poêle avec, je crois, du poivron et du chorizo pour accompagner du poisson. C'est à ce moment là que j'ai réalisé que le fenouil, c'est bon, en fait! D'ailleurs, grâce à ce gars, j'ai aussi remangé des betteraves et des blettes, qui m'avaient pourtant traumatisés à la cantine. Il m'aura au moins apporté ça! (Vous sentez la nana qui s'est brouillée durablement avec son ex? ^^')




Enfin bref, revenons-en à notre fenouil : j'ai quand même mis un peu de temps à l'apprivoiser en cuisine. Au début, quand j'étais encore étudiante, je le faisais en pseudo-couscous, dans lequel je planquais un peu tous les légumes du panier AMAP dont ma coloc et moi n'étions pas fan. En gros, je coupais en morceaux du fenouil, navet, chou, céleri rave et autres trucs bizarres, rajoutais de la carotte, de l'oignon, une boîte de tomates pelées, une boîte de pois chiches, des épices à couscous, et hop, on laisse mijoter le tout et on sert avec de la semoule! Mais depuis, j'ai développé tout un panel de recettes à faire avec ce légume souvent mal aimé, à tel point que j'ai parfois trop d'idées pour le cuisiner et que j'ai du mal à me décider, entre le risotto, la tarte, les pâtes au fenouil et safran, etc. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec les derniers que j'ai eus dans mes paniers AMAP, au point qu'ils ont fini par tirer un peu la tronche dans mon frigo... J'ai donc décidé de les transformer en soupe, ma botte secrète pour les légumes un peu vieillissants. Je me suis inspirée d'une recette du livre Des soupes qui nous font du bien aux Éditions La Plage, que j'aime beaucoup car il propose de nombreux veloutés, classées par légumes, ainsi que des soupes plus complètes qui peuvent faire office de repas. En un mot : LE livre qui me permet de survivre à l'hiver alsacien ! Dans ce velouté, la saveur anisée du fenouil est adoucie avec de la purée d'amandes, qui apporte également du crémeux à la soupe. J'ai également rajouté du citron confit, car les notes fruitées et acidulées des agrumes se marient à merveille avec le fenouil. De cette manière, son goût est légèrement atténué, j'espère donc que cette recette vous décidera à donner une seconde chance à ce légume un peu particulier !


Crème de fenouil à l'amande et citron confit {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour 4 personnes en entrée :
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel
- 1 gousse d'ail
- 2 cs de purée d'amande blanche
- 100 ml de lait végétal à la saveur neutre
- bouillon de légumes 
- huile d'olive
- sel et poivre au goût

Émincer le fenouil en réservant les pluches, et le faire dorer dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il soit caramélisé.

Ajouter le citron confit, la gousse d'ail pelée et degermée, et couvrir de bouillon à hauteur.

Laisser mijoter à feu moyen pendant environ 25 minutes, jusqu'à ce que le fenouil soit tendre.

Mixer le tout avec la purée d'amande et le lait végétal pour obtenir une texture crémeuse. Au besoin, filtrer la soupe pour éliminer les fibres dures du fenouil.

Rectifier l'assaisonnement au goût et servir garni d'un filet d'huile d'olive (pimentée, si vous aimez quand ça pique!) et de pluches de fenouil.


Cream of fennel with almond butter and preserved lemon {vegan, gluten free, soy free}
- 2 large fennel bulbs
- 1 tbsp preserved lemon peel in salt
- 1 clove garlic 
- 2 tbsp white almond butter 
- 100 ml (1/2 cup) neutral plant milk
- vegetable broth
- olive oil 
- salt and pepper to taste 

Chop the fennel, reserving the fronds. Cook it on medium heat in a bit of olive oil, until caramelized.

Add the preserved lemon and peeled garlic clove then cover with vegetable broth. Simmer on medium heat for 25 minutes or until the fennel is soft.

Blend with the almond butter and plant milk until creamy. If needed, filter the soup to get rid of the tough fiber's of the fennel.

Season to taste and serve garnished with a drizzle of olive oil (you can use spicy oil if you like) and the reserved fennel fronds.