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mercredi 18 octobre 2017

Poêlée de riz et de quinoa à l'équatorienne (+ quelques photos de l'Equateur) // Ecuadorian rice and quinoa stir-fry (+ a few travel pictures from Ecuador)

L’autre jour, mon téléphone m’a affiché une notification me proposant de « revivre une journée » que j’avais immortalisée en photo il y a deux ans, et mise dans un album photo en ligne afin de pouvoir partager les clichés avec les autres personnes présentes ce jour-là. J’ai beau trouver cette intrusion de plus en plus visible de Google, Facebook and co dans nos vies privées, j’étais quand même contente de ce rappel, car les photos en questions étaient celles de mon voyage en Equateur. Cela fait donc deux ans que j’ai vécu cette incroyable aventure, deux semaines au sein de trois communautés kichwas, dans les Andes et en Amazonie, mon premier grand voyage hors d’Europe. J’ai encore de nombreux souvenirs très vifs de mon séjour, qui fut parsemé d’expériences plus extraordinaires les unes que les autres : voir la force de Coriolis s’inverser d’un côté et de l’autre de la ligne d’équateur, marcher dans les pâturages andins à plus de 3000m d’altitude, planter des tubercules locaux, tondre un mouton et récolter du quinoa, grimper à plus de 5000m d’altitude sur l’un des volcans les plus hauts du monde, faire de la pirogue et pénétrer dans la forêt amazonienne, … Et surtout, le sourire, l’hospitalité et la gentillesse de ceux qui nous ont accueillis, leur fierté de partager une part de leur culture et de leur savoir, tout cela me marquera à jamais.



Lorsque j’étais rentrée, j’avais prévu de partager tous ces beaux moments ici, mais force est de constater que de trier et retoucher plus de 1000 photos demande un temps et surtout une motivation que je n’ai pas encore trouvés (mais vous pouvez tout de même avoir un petit aperçu ici, avec une sélection de mes clichés préférés). J’avais également prévu de partager des recettes inspirées de plats que j’avais goûtés là bas, car j’adore découvrir les spécialités culinaires locales quand je voyage, et je m’efforce toujours de ramener ces nouvelles saveurs dans ma cuisine à mon retour (comme par exemple cette soupe aux pois cassés et légumes, rapportée de Cuba en mars dernier). J’ignore si je trouverai un jour l’énergie pour rédiger quelques posts sur mon voyage en Equateur (et également à Cuba…), mais en tout cas, en ce qui concerne la recette, j’ai aujourd’hui décidé de remédier à mon oubli en vous présentant une poêlée de riz et de quinoa adaptée d’un plat que j’avais dégusté là bas. 



Je me souviens parfaitement du cadre dans lequel il nous a été servi. C’était notre dernière journée au sein de la communauté de San Martin Alto, et le programme de la journée était chargé: tout d’abord, une visite du marché de Colta, en commençant par le marché aux animaux. J’avoue ne pas avoir été très enthousiaste à cette idée, craignant de voir des bêtes attachées, traînées de force vers des camions, peut-être même abattues dans un coin du marché, mais nous n’avons heureusement rien vu de tout ça. Les propriétaires des animaux (des moutons et des cochons) se tenaient à côté de ces derniers qui, bien que retenus par des cordes, étaient généralement très calmes. Il n’y avait donc aucune violence pratiquée sur les bêtes. C’était tout de même difficile pour moi de voir ce genre de scène, en sachant pertinemment quel était le sort final qui leur était réservé (bien que certains moutons fussent vendus uniquement pour leur laine), même si je garde en tête des images très fortes et très belles, comme cette femme vêtue de ses habits traditionnels et qui se tenait à côté du plus grand mouton que j’aie jamais vu, et qui a, malheureusement pour moi, refusé que je la prenne en photo (sentiment que je comprends parfaitement, je n’ai d’ailleurs pas insisté!).



Puis nous sommes passés au marché aux fruits et légumes, beaucoup plus supportable pour moi. Bananes, agrumes, poivrons, céréales et légumineuses, herbes aromatiques, et autres denrées qui m’étaient inconnues mêlaient leurs couleurs à celles des ponchos de leurs vendeurs, tous coiffés de ce petit chapeau typique de la région. Nous avons également traversé un marché d’artisanat, où des hommes fabriquaient des vêtements, penchés sur de vielles machines à coudre Singer à pédale.





Nous avons ensuite repris la route en direction du fameux volcan Chimborazo, dont la silhouette imposante ornait l’horizon. Nous avons alors entamé une mini randonnée, suivant un sentier qui serpentait et grimpait doucement à travers un paysage lunaire, rendu plus mystérieux encore par des voiles de brumes qui flottaient çà et là, masquant le sommet du volcan et charriant de temps à autre de minuscules flocons de neige. Bien que nous n’ayons que 300m de dénivelé à parcourir, ce fut une épreuve difficile car nous avions démarré notre ascension à 4700m, et les effets de l’altitude se faisaient fortement sentir, sauf, évidemment, pour notre guide qui nous a confié être déjà monté plusieurs fois jusqu’au sommet, situé à plus de 6000m. Les plus courageux (dont j’ai fait partie, après avoir longtemps hésité cependant, car j’étais déjà fatiguée par le trajet parcouru jusqu’à présent) pouvaient monter de 100m supplémentaires pour arriver à la limite d’ascension autorisée sans entraînement spécifique. Nous sommes ensuite redescendus jusqu’à notre minibus, et je peux vous dire qu’à ce stade de la journée, j’étais véritablement affamée. J’ai donc accueilli avec joie l’assiette qu’on me tendait, remplie de cette fameuse poêlée de quinoa et de riz agrémentée d’oignon, de carotte, de petits pois, et de petits morceaux de poulet (bien que végétarienne à l’époque, j’avais fait le choix d’accepter sans réserve la nourriture qui me serait proposée sur place, sachant que je me trouverais dans un pays moins aisé que le mien où la viande constitue encore une part importante de l’alimentation. J’ignore cependant si je prendrais la même décision aujourd’hui.)


C’était sans compter sur le casse-*** du voyage (il y en a toujours un dans les groupes de voyages organisés, et je vous jure que cette fois-ci, c’était pas moi!) qui a décrété qu’on n’allait quand même pas manger dans le minibus, que ça allait sentir et que ce serait mieux de rester dehors. Au vu du froid qui régnait à 4700m, l’opération semblait un peu compromise, alors nous avons remballé le pique-nique sans avoir pu en avaler la moindre bouchée, et nous avons repris la route, redescendant le volcan vers notre prochaine étape, où la température serait plus clémente. Je ne sais pas combien de temps nous avons roulé, probablement pas plus d’une heure, mais j’étais à l’agonie tellement j’avais faim, et les derniers mètres parcourus en cahotant sur un sentier au milieu des champs m’ont paru interminables. Quand nous nous sommes enfin arrêtés, nous étions entourés de pâturages et d’alpagas, mais surtout d’une brume humide qui nous glaçait jusqu’aux os et qui nous a contraints à… nous replier dans le minibus pour manger. Voilà. Autant vous dire qu’après tout ça, cette poêlée de quinoa, qui était encore chaude par je ne sais quel miracle, m’a semblé être le meilleur repas de ma vie!




La recette que je vous présente aujourd’hui est une très légère adaptation de ce plat, reconstituée à partir des notes que m’a donné notre guide. J’ai bien entendu supprimé le poulet, que j’ai remplacé par des champignons, mais vous pouvez aussi y mettre du tofu ou du seitan émietté à la place. J’ai également ajouté une petite pincée de curcuma pour colorer le plat en jaune afin de le rapprocher visuellement de l’original, mais j’ignore ce qui lui donnait alors cette teinte (peut-être l’oignon ?). Je ne suis pas sûre de faire les choses tout à fait correctement car certains passages ne sont pas très clairs, mais en tout cas le résultat reste délicieux et me ramène deux ans en arrière dès la première bouchée. J'espère que cet article mi-culinaire, mi-voyage vous aura plu, en tout cas moi je suis heureuse de m'être replongée dans ces beaux souvenirs!





Poêlée de riz et de quinoa comme en Equateur {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 verre (20cl) de riz (environ 120 g)
- 1 verre (20cl) de quinoa (environ 120g)
- 5 ou 6 champignons de Paris de taille moyenne
- 1 oignon rouge ou jaune
- 1 carotte
- 100 g de petits pois, frais ou surgelés
- 1 pincée de curcuma
- huile végétale
- sel

Nettoyez l'oignon pour en retirer la terre et coupez la base pour retirer les racines. Coupez-le en deux sans le peler (retirez au besoin la première feuille externe si elle est très sale ou abîmée). Pelez la carotte et coupez-la en petits dés d'environ 5mm de côté. Détaillez les champignons en tranches. Rincez le quinoa et égouttez bien.

Portez une casserole d'eau à ébullition et blanchissez les carottes et les petits pois pendant 10 minutes. Retirez à l'aide d'une écumoire et réservez. Conservez l'eau chaude pour la cuisson du riz et du quinoa.

Placez le riz dans une casserole avec deux fois son volume d'eau (réutilisez l'eau de cuisson des petites pois et carottes) et un demi-oignon. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 10 minutes à couvert, à petite bouillons. Le riz doit avoir absorbé tout le liquide. Réservez l'oignon et le riz cuit.

Répétez l'opération pour le quinoa, mais avec 2 à 3 fois son volume d'eau. (Je suppose qu'il est aussi possible de faire cuire tous les aliments en même temps dans une seule casserole, pour un gain de temps et de vaisselle).

Récupérez les deux moitiés d'oignon qui ont cuit avec le riz et le quinoa, pelez-les et détaillez-les en lanières.

Faites chauffer de l'huile dans une grande poêle. Faites-y revenir à feu moyen l'oignon, la carotte (si cuite à part) et les champignons avec une pincée de sel et de curcuma, pendant une dizaine de minutes. Les légumes doivent être tendres et les champignons doivent avoir réduit.

Ajoutez le riz, le quinoa et les petits pois et mélangez bien pour tout incorporer. Faites revenir pendant quelques minutes, en remuant régulièrement, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient chauds et servez.



This dish is inspired by a rice and quinoa stir fry I had during my trip in Ecuador 2 years ago. On that day, we visited a market, then hiked on one of the highest volcano on Earth. When lunch time arrived, I was starving and this quinoa stir fried was happily welcomed in my belly. I loved it so much that I asked our guide for the recipe. It was originally made with chicken, but since I don't eat meat anymore, I used mushrooms instead. I also added a pinch of turmeric because the original dish somewhat had a yellowish colour. I am not sure my recipe is done properly as the notes that my guide gave me aren't very clear, but it is still very good and reminds me of that amazing day!


Ecuadorian quinoa and rice stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 cup uncooked rice (120g)
- 1 cup uncooked quinoa (120g)
- 1 cup fresh or frozen green peas (100g)
- 1 red or yellow onion
- 1 carrot, peeled and diced
- 5-6 medium button mushrooms, cleaned and sliced
- 1 pinch turmeric
- vegetable oil
- salt

Brush the onion to remove the dirt. Cut off its root and slice in half, keeping the skin on (you can remove the external layer of skin if it's dirty or damaged). Clean and slice the mushrooms. Peel the carrot and chop it in 1/2-inch (5mm) pieces. Rince and drain the quinoa.

Bring a pot of water to boil and blanch the carrots and peas for 10 min. Remove with a slotted spoon and reserve the cooking water for cooking the rice and quinoa.

Place the rice and one half of the onion (skin on) in a pot and add 2cups of water. Bring to a boil, the lower the heat and cover. Cook for 10 minutes. The rice should have absorbed all the water. Reserve the cooked rice and onion and repeat with the quinoa, this time using 2 to 3 cups water. Alternatively, you could cook all the ingredients (carrots, peas, rice and quinoa) together to save time.

Pick the cooked onion from the rice and quinoa, peel and slice it.

Heat 1 tbsp oil in a large pan, add the onion, mushrooms and carrots (if cooked separately) and fry for 10 minutes on medium heat with a pinch of salt and turmeric. Add the cooked rice, quinoa and peas and stir well. Cook a few more minutes, stirring often so that it doesn't stick to the bottom of the pan and serve hot.

mercredi 11 octobre 2017

Steaks de quinoa façon chorizo // Chorizo-flavoured quinoa burgers

Vous savez quoi? Je n'ai jamais autant mangé de burgers que depuis que je suis végéta*ienne! Qui a dit que la cuisine végane était synonyme de privations? Il faut dire que je n'ai jamais vraiment aimé les steaks hachés (surtout s'ils étaient saignants!), et que je ne suis pas non plus une grande amatrice de fromage, alors forcément, les possibilités étaient assez limitées et les burgers n'exerçaient pas un attrait formidable sur moi... Mais depuis que je fais des burgers végé, je ne peux plus m'en passer! Il y a tellement de combinaisons de saveurs possibles pour le steak, entre les légumineuses, les céréales, le tofu/tempeh, et les légumes, et tellement de variantes d'assaisonnements, qu'il est impossible de se lasser, il y a toujours un nouveau burger à tester ou à inventer!


Pour celui-ci, je me suis inspirée d'une recette de chorizo végétal absolument bluffante de Sébastien Kardinal (dans le livre Ma petite boucherie végane aux Editions La Plage). L'assaisonnement est d'une justesse incroyable, on retrouve vraiment les saveurs du chorizo, et j'ai donc voulu réaliser des burgers avec ce profil aromatique si particulier. J'ai donc fait cuire mon quinoa dans un liquide de cuisson parfumé avec du poivron rouge et des épices, et j'y ai ajouté des oignons et des champignons parce que c'est trop bon ^^ Pour avoir vraiment le goût si typique de cette charcuterie espagnole, il faut une variété de piment fumé bien particulière, le piment de la Véra. J'en ai trouvé dans une boutique Dille et Kamille à Amsterdam (j'ignorais alors ce que c'était, je cherchais simplement du paprika fumé!), mais depuis j'ai vu les mêmes boîtes dans un magasin Grand Frais. Vous pouvez sans doute en trouver aussi en ligne ou dans des épiceries spécialisées, ou sinon le remplacer par un autre type de piment ou de paprika fumé. Pour la garniture, outre les incontournables salade-tomate-oignon qui accompagnent souvent mes burgers (enfin, quand la tomate est en saison du moins), j'ai opté pour des lanières de courgette grillées, là aussi inspirée par Sébastien Kardinal qui avait fait la démonstration d'une recette de risotto courgette-chorizo au Veggie World, association qui m'avait alors tapé dans l'oeil et que je m'étais promis d'essayer.  Mais vous pouvez bien évidemment y mettre toutes les autres garnitures qui vous font envie! Pour la sauce, j'ai utilisé de la sauce barbecue car j'en avais sous la main, mais là aussi vous êtes libres de choisir celle qui vous plaît!


Au final, ça donne un burger délicieux et bien parfumé, même si pas très facile à manger, entre les tomates qui cherchent à se faire la malle à chaque bouchée (vous aussi vous avez le sketch Gad Elmaleh sur le blond et les sandwiches en tête? ^^), les lanières de courgettes qui viennent d'un coup en bouche, et le steak qui s'écrase dans le bun, mais bon, avouez qu'un burger qui ne coule pas partout sur les doigts, c'est moins bon, non? ;)


Steaks de quinoa façon chorizo {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 6 steaks :
- 120 g de quinoa cru
- 1 gros poivron rouge
- 1 cc de piment de la Vera (ou de paprika fumé)
- 1/2 cc de cumin
- 1/2 cc de feuilles de thym séché
- 1 cs de sauce soja (à remplacer par 1/2 cc de sel pour une version sans soja)
- 1 cs d'huile d'olive
- 700 ml d'eau ou de bouillon de légumes
- 1 oignon rouge ou blanc
- 5 ou 6 beaux champignons de Paris frais (ou 10 à 12 petits)
- si besoin : farine de pois chiches, ou fécule, polenta, flocons d'avoine
- huile d'olive
- sel, poivre au goût

Préchauffez le four à 200°C. Faites-y rôtir le poivron jusqu'à ce qu'il soit tendre et que la peau soit noircie par endroits. Vous pouvez également le cuire au barbecue ou au-dessus d'une flamme. Placez -le dans un tuperware ou un sac de congélation et fermez hermétiquement. Laissez refroidir.

Une fois le poivron tiédi, pelez-le (la peau doit se détacher toute seule) et retirez les graines et le pédoncule. Mixez-le avec l'eau (ou le bouillon), la cs d'huile d'olive, le piment, le cumin, le thym et la sauce soja (ou le sel) jusqu'à obtenir une consistance bien fluide. Hors saison, vous pouvez aussi utiliser du poivron rouge grillé en conserve.

Mettez le quinoa dans un saladier ou une grande casserole et versez de l'eau par dessus. Frottez bien le quinoa pour le nettoyer, puis égouttez. Répétez l'opération deux fois.

Dans une casserole, mélangez le quinoa rincé et le coulis de poivron. Portez à ébullition, puis cuisez à couvert à petits bouillons pendant 10 minutes, ou jusqu'à ce que le quinoa ait absorbé tout le liquide. Egrainez à l'aide d'une fourchette et laissez reposer 5 minutes hors du feu à couvert.

Pendant que le quinoa cuit, émincez grossièrement l'oignon et les champignons. Faites revenir à feu vif dans un peu d'huile d'olive et avec une pincée de sel, jusqu'à ce que les champignons aient réduit de moitié. Ajoutez le contenu de la poêle au quinoa cuit et rectifiez l'assaisonnement. Le mélange doit être assez collant et doit pouvoir se tenir lorsqu'on le presse dans la main. Si ce n'est pas le cas, ajoutez de la farine de pois chiches (ou autre agent absorbant ; fécule, flocons d'avoine, polenta, ...) jusqu'à obtenir la consistance désirée.

Huilez légèrement vos mains et formez des galettes de la taille d'un steak. Déposez sur une plaque de four recouverte de papier cuisson. Enfournez pour 15 minutes à 180°C, en retournant délicatement à mi-cuisson.

Les steaks peuvent se congeler avant ou après cuisson et se réchauffent au four, avec ou sans décongélation préalable.

Servir dans des pains à burger accompagné de garnitures et de sauces de votre choix (ici : sauce barbecue, mâche, tomate, oignon rouge, lamelles de courgette grillée).


Chorizo-flavoured quinoa burgers {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Makes 6 :
- 120 g (1 cup) uncooked quinoa, thoroughly rinsed
- 1 large red pepperbell
- 1 tsp de la Vera chili (or smoked paprika)
- 1/2 tsp ground cumin
- 1/2 tsp dried thyme
- 1 tbs olive oil
- 1 tbsp soy sauce (or use 1/2 tsp salt for a soy-free version)
- 700 ml (3 cups) water or vegetable broth
- 1 red or yellow onion
- 5 or 6 medium button mushrooms (or 10 to 12 small ones)
- if needed : chickpea flour, or starch, oat flakes, polenta, breadcrumbs, ...
- salt and pepper to taste
- olive oil

Preheat the oven to 200°C (390F) and roast the pepper until soft and blakened. Alternatively, you can cook it on a grill or above a flame. Place in a airtight box or ziplock bag and let cool.

When cool enough to handle, peel (the skin should come off easily) and remove the stem and seeds.

Place in a blender with the chili powder (or paprika), cumin, thyme, 1 tsp olive oil, soy sauce (or salt) and the water (or broth). Blend until smooth.

Place the rinced quinoa in a pot with the pepper and spices blend. Brig to a boil, then cover and simmer for 10 minutes, or until all the liquid has been absorbed. Fluff with a fork and let rest for 5 minutes, covered.

In the meantime, chop coarsely the onion and mushroom. Cook on medium heat in a bit of olive oil and with a pinch of salt, until the mushrooms have shrunken by half. Add to the cooked quinoa and adjust seasoning. The quinoa mixture should be sticky enough to be formed into patties. If not, add chickpea flour (or any thickening ingredient such as oat flakes, polenta, starch, ...) until you get the desired consistency.

Lightly oil your hand and form 6 patties. Place on a lined baking sheet and cook for 15 minutes at  180°C (350F), flipping delicately halfway.

The burgers can be frozen before or after baking, and defrosted in a hot oven, with or without thawing.

Serve between buns with your choice of toppings and sauce (here I used barbecue sauce, lamb's lettuce, tomatoes and red onion slices, and grilled zucchini ribbons).


mardi 3 octobre 2017

{#jecoudsmagarderobecapsule2017} Septembre : la presque-chemise

J'avoue : j'ai triché. Non seulement parce que je devais réaliser une chemise en septembre, et non pas une deuxième robe (mais c'est une robe-chemise, alors ça compte aussi, non? Franchement, j'ai suffisamment galéré sur le col pour pouvoir la faire rentrer dans la catégorie chemise!), mais aussi parce que j'ai en réalité cousu cette pièce au début de mois d'août, sur un coup de tête, et dans l'urgence la plus totale (on y reviendra). Mais j'aime tellement cette cousette que je ne pouvais absolument pas attendre l'année prochaine pour la montrer par ici, même si je suis déjà à la limite du météorologiquement correct avec une tenue pareille en octobre! De toute façon, je vous le disais début septembre, n'ai pas eu le temps de coudre une chemise comme je l'avais prévu ce mois-ci, étant sans cesse en vadrouille le weekend. En plus de ça je n'avais pas trouvé de tissu comme je voulais, et puis quoi qu'il en soit, les chemises et moi, on est pas super copines. C'est vraiment une pièce que j'ai du mal à porter, car je n'arrive jamais à trouver de coupe qui me convient : sur les modèles ajustés, soit ça tombe au niveau des épaules, soit ça tire sur la poitrine. J'ai peur d'essayer des couples droites et un peu plus amples, par crainte de ressembler à un sac à patates tout droit sorti des années 80. Je ne sais jamais combien de boutons fermer, j'aime l'effet "preppy" d'une chemise boutonnée jusqu'en haut mais je me sens alors complètement coincée dans mon vêtement, comme à chaque fois que je porte une encolure à raz du cou. Je n'arrive pas à gérer la superposition avec un pull ou un gilet (est-ce que je dois mettre le col par dessus? Rentrer la chemise dans mon pantalon ou la laisser dépasser?), ni le port d'une montre et de bracelets (est-ce que je dois les glisser dessus ou dessous les poignets de la chemise? Ou bien les entasser en bout de bras, entre ma main et la fin de la manche? Ou encore ouvrir un bouton pour les laisser circuler? Retrousser le bout des manches?) (Notez que j'ai le même problème avec toutes les manches qui se resserrent au niveau du poignet, alors que c'est pourtant un style que je trouve très joli...). Bref, vous l'avez compris, les chemises, c'est pas mon truc.





Alors certes, ce projet capsule de septembre, c'était peut-être l'occasion de me réconcilier avec ce vêtement, mais bon, j'ai raté le coche. Par contre, puisqu'on parle de réconciliation, c'est grâce à cette robe que j'ai retrouvé le chemin de la machine à coudre. Après mes galères avec mon pantalon Safran cet hiver, et le retard qui s'accumulait petit à petit sur mes projets, j'avoue avoir un peu perdu la motivation. Je cousais peu, sans grand entrain, tout juste motivée par le fait que j'avais une to-do list (qui m'enthousiasmait pourtant beaucoup sur le papier!). Et puis en mars dernier, Named a sorti sa collection de patrons printemps-été. Plusieurs silhouettes m'ont alors tapé dans l'oeil, et en particulier la robe Reeta. Je trouve généralement cette marque trop pointue et minimaliste à mon goût, mais là, ce fut le coup de coeur. En même temps, entre sa longueur midi et sa silhouette à mi chemin entre la saharienne et le kimono, et ce superbe tissu fleuri sur la version de présentation, ce modèle avait tout pour me faire craquer. Mais voilà, je m'étais promis de m'en tenir à ma liste et de ne pas y ajouter de projet qui me ferait acheter du tissu et/ou un nouveau patron, alors j'ai tenu Reeta à distance de mes pensées.






Et puis un jour, mon regard se pose sur un des tissus de mon stock, un coupon bleu à motifs fleuris, dont l'harmonie de couleur me fait vibrer à chaque fois que je le vois. C'est un des premiers coupons que j'ai achetés quand j'ai eu ma machine, et je ne sais par quel miracle, j'ai réussi à lui épargner de finir dans une robe beaucoup trop apprêtée que je n'aurais jamais portée. D'un coup, ça a fait tilt dans mon cerveau : "Ce tissu ferait une magnifique Reeta!". La coupe épurée du modèle contrebalançait parfaitement le côté chargé de l'imprimé, et la légèreté et le drapé de l'étoffe étaient parfaits pour ce genre de projet. Oui, mais non, Nina. Pense à ta to-do list! Tu n'as PAS besoin d'une énième robe fleurie! Les mois passent, et ma Reeta fantasmée resurgit de temps en temps dans un coin de ma tête, elle paraît si lumineuse à côté de tous ces autres projets couture que je n'arrive pas à terminer, mais je résiste encore et toujours. Jusqu'à cet été, où je commence à réfléchir à la tenue que je pourrais porter au mariage auquel je suis invitée. Je n'arrête pas de me dire que cette fameuse Reeta est la candidate parfaite pour moi, qui ai tant de mal avec les tenues formelles. M'habiller pour un évènement de ce genre est très compliqué pour moi : je me sens affreusement coincée dans une tenue chic et sobre, et j'ai alors bizarrement l'impression d'en faire des caisses. Je suis beaucoup plus à l'aise dans des tenues un peu bohèmes, mais je me sens alors en total décalage avec le reste de l'assemblée, et je finis par me sentir négligée. #bienvenuedansmatête.



Mais cette Reeta imaginaire, elle avait tout pour elle : je la trouvais à la fois assez "hippie-fleurie" pour être à l'aise, tout en étant suffisamment classe pour ne pas non plus avoir l'impression de débarquer à un mariage habillée comme si je revenais de Woodstock. Et pourtant, je n'arrêtais pas de me répéter que je ne manquais pas de robes, et que j'en trouverais forcément une qui conviendrait dans celles que j'avais déjà sans avoir besoin de m'en faire une nouvelle, tandis que dans le même temps, mon fantasme de Reeta éclipsait tout le reste de ma penderie. Je suis longtemps restée plongée au coeur de ce dilemme, et puis, à 5 jours du mariage, alors que je contemplais pour la n-ième fois l'idée de ma Reeta fleurie, Named annonce des soldes spéciales anniversaire sur tous leur patrons. Si ça, c'est pas un signe de l'univers, je ne sais pas ce que c'est! J'ai donc immédiatement acheté le patron tant convoité (et uniquement celui-ci, totalement obsédée par mon idée, et après coup je me suis dit que j'avais été stupide de ne pas en profiter pour prendre les autres modèles qui me plaisaient...), et je le faisais imprimer sur une traceuse le soir même. Je peux vous assurer que quand on voit la taille finale du truc (pas loin de 2m de long!!!), je suis bien heureuse que cette option soit proposée, car si j'avais du découper et scotcher toutes les parties du patron, je n'aurais probablement pas fini ma robe dans les temps, et je me serais même probablement découragée avant d'avoir commencé à coudre! Le lendemain, j'avais décalqué mon patron, découpé et entoilé mon tissu, et je démarrais le montage le surlendemain. Un vrai marathon couture comme j'en ai rarement vécu, je ne pouvais pas lâcher ma machine, et j'étais concentrée au maximum pour ne pas faire d'erreur. A quelques minutes du départ, je finissais de poser la coulisse de la ceinture (mon chéri, qui n'avait alors pas compris que je voulais porter cette robe au mariage, a dû me haïr, à me voir coudre alors qu'il était en train de préparer nos affaires pour le weekend!), et j'emportais avec moi mes boutons et du fil à coudre, ainsi qu'une des robes de ma penderie en guise de plan B, au cas où ma Reeta ne m'irait pas du premier coup, sur les conseils très avisés de chéri. Moi j'étais tellement à fond dans mon truc, tellement heureuse d'avoir fini à temps et tellement satisfaite du résultat que je n'imaginais même pas porter autre chose! J'ai posé les boutons le matin même du mariage, j'ai fébrilement enfilé ma création, noué la ceinture à la taille, et je me suis regardée dans le miroir. C'était parfait. La robe de mes rêves, telle que je l'imaginais depuis si longtemps. Je me sentais totalement moi-même dedans, confiante comme je l'ai rarement été dans une tenue pour un événement formel, et là, je me suis dit : "voilà pourquoi je couds!". J'avais enfin retrouvé mon modjo couture!




Il serait tout de même faux de prétendre que je n'ai eu aucun doute pendant la réalisation de cette robe. Avant de poser la coulisse pour la ceinture, j'avais l'impression de coudre une chemise de nuit pour grand-mère, car la robe est très large et très droite quand on la porte non ceinturée. J'ai eu des doutes sur le thermocollant à utiliser, j'avais peur d'avoir un effet trop "cartonné" avec celui que j'avais choisi, mais heureusement ça n'a pas été le cas. Je craignais aussi de me retrouver avec une robe trop grand pour moi, étant donné que le patron est prévu pour une stature d'1m72 et que je mesure 10 cm de moins. Et en effet, je me retrouve avec une robe longue qui m'arrive aux chevilles plutôt qu'à mi-mollets, mais ça ne me dérange absolument pas, bien au contraire! Pour la même raison, je me suis aussi demandé si la coulisse de ceinture tomberait un bon endroit, déjà que j'ai souvent des soucis à ce niveau-là à cause de ma taille haute (c'est d'ailleurs pour cela que chéri avait judicieusement suggéré que je prévoie une robe plan B, au cas où), mais non, c'était parfait. J'ai d'ailleurs trouvé ça plutôt surprenant, j'ignore si je me suis plantée en positionnant la ceinture, ou si elle est placée assez haut exprès, donc si vous tentez ce patron, vérifiez éventuellement ce point.





A part ça, il n'y a que deux vraies difficultés sur ce modèle : la première est de gérer une grande longueur de tissu (et de papier de soie pour le décalquage, je peux vous dire que cette fois j'ai bien compris pourquoi certaines préfèrent découper directement leur patron! J'ai pas mal hésité à le faire, d'autant que j'ai le format PDF et donc la possibilité de le réimprimer si besoin, mais j'avoue que même malgré ça, j'avais des scrupules à couper dans mes 2m de papier fraîchement imprimés. Et puis vous connaissez ma propension à couper les cheveux en 4, pourquoi faire simple alors que je peux me prendre la tête à batailler avec mon papier de soie, hein?... Bref...). Je peux vous dire que j'étais bien contente d'avoir mon mannequin pour former les ourlets! La seconde difficulté, c'est le montage du col et de la doublure du dos. D'une part parce qu'il faut d'abord bien comprendre la technique, qui n'est pas intuitive bien que très bien pensée, et d'autre part parce que c'est une étape délicate pendant laquelle il faut bien maintenir toutes les pièces en place et faire attention à ne pas faire de faux plis. Le fait que le col soit thermocollé ne m'a pas facilité la tâche, car j'ai eu du mal à l'étirer un peu pour bien faire correspondre les crans. J'ai dû m'y prendre en plusieurs fois, décousant les parties que j'avais un peu ratées, pour finalement arriver à un résultat acceptable. Il reste encore un petit pli ici ou là, mais ils sont cachés sous le col. Heureusement, une fois cette étape passé, tout le reste se fait sans difficulté particulière, les instructions sont très claires tout au long de la réalisation. La seule modification que j'ai apporté, c'est de ne pas m'encombrer à faire des boutonnières, car j'avais lu sur cet article de What Katie Sews que la robe pouvait s'enfiler facilement par la tête sans avoir besoin d'ouvrir les boutons. J'ai donc cousu ces derniers à travers les deux pans de la robe, et ça fonctionne très bien ainsi.



En conclusion, c'est une robe que j'ai adoré réaliser et que j'adore porter, aussi bien au quotidien que pour une occasion spéciale. J'aime beaucoup sa légèreté, ses fentes sur le côté et son ouverture sur le devant. Le col tombe bien, les manches ont une aisance très confortable, le décolleté est pile à la bonne profondeur et la ceinture se pose parfaitement sur ma ligne de taille, sa longueur est nickel, bref, la coupe est absolument parfaite. Je me sens vraiment moi-même dans cette tenue, j'ai l'impression de porter un kimono en plus moderne. A ce jour, je pense que c'est ma réalisation préférée, et j'espère que le tissu supportera bien le passage du temps car je compte bien porter cette robe pendant plusieurs années!


Patron : Reeta - Named
Niveau : intermédiaire
Techniques requises : pose de col
Remarques sur le patron : patron très bien expliqué (en anglais), avec des schémas de montage clairs, et un tableau de mesures du vêtement fini (très utile pour choisir sa taille). Le patron existe en version papier ou PDF, avec la possibilité d'imprimer ce dernier chez soi sur plusieurs feuilles A4, ou en un seul morceau sur une traceuse. Les différentes pièces de patron ne se superposent pas, donc il est possible de les découper directement si on le souhaite.
Taille : 36, basé sur ma mesure de tour de poitrine. Le modèle étant assez ample, je n'ai pas eu besoin de le grader au niveau de la taille (qui est ajustable avec la ceinture) ou des hanches
Fournitures : 2m50 à 3m de coton fleuri de chez Toto Tissus (je ne me souviens plus des dimensions exactes de mon coupon, mais le patron demande 2m70 en 150cm de laize) +  8 boutons + thermocollant + lien pour la ceinture 
Modifications apportées : pas de vraies boutonnières : les boutons sont cousus à travers les deux pans de la robe, et je l'enfile en la glissant par la tête.
Difficultés rencontrées : le montage du col, pris entre le haut du dos et sa doublure, est l'étape la plus délicate à comprendre et à réaliser, j'ai du le faire en plusieurs fois car je formais des faux plis par endroits. Grande longueur de tissu à manipuler.

Cohérence avec ma garde robe : 10/10, une robe pile dans mon style!
Confort : 10/10, rien à dire, elle est légère et confortable
Seyant : 10/10, elle tombe parfaitement sur moi. Comme je mesure 10cm de moins que la stature prévue par la créatrice, je me retrouve avec une robe longue plutôt que midi, mais j'aime beaucoup cette longueur aux chevilles.
Qualité : 9.5/10, quelques petits faux plis au niveau du col, qui sont heureusement cachés par ce dernier

A refaire ? : OUI! J'ai dû me retenir pour ne pas transformer la moitié de mon stock en Reeta haha! J'ai un tissu jaune à gros motifs fleuris qui rendrait très bien avec ce patron, mais j'attendrai l'été prochain pour me lancer car je songe maintenant à des projets un peu plus en raccord avec la saison ;)

mercredi 27 septembre 2017

Focaccia aux tomates cerises et fleurs de courgettes // Focaccia with zucchini flowers and cherry tomatoes

Après trois semaines dignes d'un mois de novembre, le soleil est enfin de retour, comme je l'espérais. J'avoue que je commençais à ne plus y croire et à craindre de devoir repousser cette recette à l'année prochaine, pour cause d'incompatibilité météorologique.



Les fleurs de courgette sont un ingrédient qui m'a toujours intriguée et que j'ai longtemps voulu cuisiner, et leur rareté sur les étals des marchés a probablement exacerbé cette envie. Mais depuis deux ans, j'ai la chance de pouvoir aller ramasser mes légumes moi-même dans une cueillette, et j'ai donc enfin pu goûter à ces fameuses fleurs comestibles. On en parle souvent au début de l'été, quand elles commencent à apparaître, mais finalement il est presque plus logique de les récolter maintenant alors que les plants de courgette vont en déclinant et que les fleurs se font de moins en moins nécessaires, non? (oui oui, j'essaie bel et bien de me trouver des excuses pour justifier cette recette haha!). Elles sont souvent préparées en beignets, parfois en étant préalablement farcies, mais je dois avouer que je n'aime pas trop faire de la friture chez moi. N'ayant pas le matériel adéquat, je finis toujours par salir mes plaques plus qu'autre chose, et l'odeur de l'huile se répand dans tout mon appartement... Bref, pas de beignets de fleurs de courgette pour moi! En revanche, lors de mon premier séjour en Italie, j'avais découvert qu'elles étaient employées comme garniture de pizza, sur une base de tomate et mozzarella. Je n'y avais alors pas goûté, trop occupée à me goinfrer d'une autre variété qui était devenue ma préférée : une pizza à pâte épaisse, plus proche de la focaccia, garnie de tomates cerises coupées en deux, d'huile d'olive et d'origan, et parfois de quelques filets d'anchois (que je m'empressais de mettre de côté, je n'ai jamais aimé ça!). Aaah, rien que d'y penser, et j'ai envie de sauter dans un avion pour Rome...


Des années plus tard, le souvenir de ces pizzas à la coupe m'est revenu et j'ai voulu combiner ces deux garnitures, car je pressentais qu'elles feraient bien la paire. Et en effet, c'est une association très agréable, la légère amertume des fleurs de courgette venant contrebalancer le côté acidulé des tomates cerises. Si vous ne trouvez plus de fleurs de courgette, la version "tomates seules" est tout aussi succulente!



Focaccia aux tomates cerises et fleurs de courgette {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour deux personnes en plat principal :
- une pâte à pizza (maison ou du commerce)
- une dizaine de fleurs de courgette
- une trentaine de tomates cerise
- huile d'olive, fleur de sel, origan séché
- flocons de piment (optionnel)

Etalez la pâte à pizza en un rectangle d'un bon centimètre d'épaisseur. Avec le manche d'une cuillère en bois, faites des trous dans la pâte, sans la traverser complètement. Badigeonnez généreusement d'huile d'olive et laissez lever 1h dans un endroit tiède (par exemple, un four préchauffé à 30°C puis éteint).

Préchauffez le four à 200°C avec une plaque à l'intérieur (ou une pierre à pizza).

Lavez et séchez délicatement les fleurs de courgette, rincez les tomates si elles ne sont pas bio. Coupez les tomates en deux. Répartissez les fleurs de courgette sur la pâte levée, puis remplissez le reste de l'espace libre avec les moitiés de tomates, côté coupé vers le haut.

Arrosez d'un filet d'huile d'olive, et saupoudrez de sel, origan, et flocons de piment si vous le souhaitez.

Transférez sur la plaque chaude et enfournez pour 15 minutes, jusqu'à ce que les fleurs de courgette soient dorées. Servez chaud.





Focaccia with zucchini flowers and cherry tomatoes {plant based, soyfree, nutfree}
Serves two as a main :
- 1 pizza dough (store bought or homemade)
- approx. 10 zucchini flowers
- approx. 30 cherry tomatoes
- olive oil, fleur de sel, dried oregano
- chili flakes (optional)

Roll the pizza dough into a rough rectangle, with a thickness of 3/8 inch (1 cm). With the back of a wooden spoon, poke holes into the dough without going through. Brush with olive oil and leave to raise in a warm place for 1 hour.

Preheat the oven at 200°C (392F) with a baking sheet or pizza stone in it.

Wash and rice delicately the zucchini flowers. Rince the cherry tomatoes if they're not organic and cut them in half. Place the zucchini flowers onto the dough and fill the remaning free space with halved cherry tomatoes, cut side turned up.

Drizzle with olive oil and sprinkle with fleur de sel, dried oregano, and chili flakes if desired.

Slide onto the hot baking sheet and bake for 15 minutes, or until the flowers are nicely golden. Serve hot.



mercredi 20 septembre 2017

{#jecoudsmagarderobecapsule2017} Février et juin : un jean Safran et une blouse brodée

Haha, vous avez cru que j'en avais fini avec la couture? Eh bien non, il me reste encore trois pièces à vous montrer (dont deux dans cet article, ouf!), et après ça vous serez tranquilles jusqu'à fin octobre !  Si vous avez bien suivi, il me reste encore les cousettes de février, juin et juillet à vous présenter. Pour juillet, j'avais prévu un maillot de bain mais j'ai laissé tomber pour cette fois, de toute façon je ne vais plus très souvent à la plage ou à la piscine... Mais comme j'ai acheté du lycra, je compte quand même en faire un d'ici l'été prochain, d'autant plus que My Dress Made propose un tuto pour faire un haut croisé qui me plaît beaucoup !


Restent donc juin et février. Pas vraiment des mois compatibles en terme de tenues, et pourtant, ça fonctionne! On va commencer par le plus simple : ma blouse Macumba brodée (aka mon projet de juin, vous vous en doutez). Pas grand chose à dire sur le patron en lui-même, je vous l'ai déjà présenté ici et mon avis n'a pas changé, si ce n'est que j'ai résolu ce problème de soutien-gorge apparent sur les côtés en pliant deux fois le haut du triangle sur 1 cm et non sur 1 cm puis 2 cm comme prévu dans les instructions. Pour la broderie, je voulais un motif floral un peu bohème, voire même proche des broderies traditionnelles slaves. J'avais au départ envisagé de coudre une blouse blanche et d'y broder des motifs colorés (comme ici par exemple), et j'avais d'ailleurs commandé de la mousseline de coton chez Amandine Cha, sauf que celle-ci s'est avérée beaucoup trop transparente, comme je le craignais. J'avais donc prévu un plan B : utiliser un coupon de voile de coton jaune acheté chez Mondial Tissus (j'avais été inspirée par cette robe, malheureusement il n'y avait plus assez de tissu sur le rouleau pour une pièce de ce genre et le rouleau suivant avait une couleur légèrement différente qui me plaisait moins, et de toute façon il aurait fallu tout doubler et ça aurait sans doute été plus galère qu'autre chose), dont la légèreté se prêtait parfaitement à une Macumba. Même si ça ne se voit pas sur les photos, le problème de transparence persiste un peu avec ce tissu, surtout que je n'ai que des soutiens-gorge de couleur foncée, mais rien de vraiment indécent non plus ;)


Restait ensuite à trouver les motifs à broder, et après des recherches sur Etsy et sur le site de DMC (qui propose de nombreux motifs en téléchargement gratuit), j'ai finalement craqué pour ceux du cours "Je brode le printemps et l'été" d'Artesane. Je les ai réagencés et j'ai changé quelques points pour obtenir un résultat plus conforme à ce que je voulais, et, bien sûr, qui rentre dans le plastron de la blouse. Pour les couleurs, j'ai laissé tombé l'idée d'un motif multicolore car je n'arrivais pas à la projeter sur un tissu jaune, et après avoir hésité avec plusieurs nuances de fil dans mon stock (jaune ton sur ton, rose pâle, caramel), je suis revenue à celles qui me trottait dans la tête dès le début, à savoir du bleu marine et du blanc. Je ne saurais pas quantifier le temps que j'ai passé sur cette broderie, je m'y attelais le soir devant une série ou un film (et croyez-moi, c'est pas facile de suivre un film en VOST d'un oeil et de surveiller sa broderie de l'autre, surtout dans la pénombre de la soirée!) ou bien tôt le matin en écoutant des podcasts (et c'est beaucoup mieux comme ça!). Au total, je dirais que j'ai bien atteint la dizaine d'heures, si ce n'est plus! Mais je ne regrette absolument pas le temps que j'ai investi sur cette pièce, car c'est désormais une de mes favorites! J'ai choisi de broder sur ma blouse déjà découpée et partiellement montée, car au départ j'avais envisagé de faire des motifs qui suivaient l'encolure comme dans la première partie du cours, mais le plastron s'est avéré trop petit pour cela. Je n'ai pas vraiment eu de difficulté à broder sur un tissu déjà découpé, mais je pense qu'il est tout de même préférable de le faire sur un plastron tracé mais non découpé pour bien tendre le tissu (on peut voir que le mien gondole un peu par endroits mais ça ne me gêne pas vraiment, en fait je suis même très satisfaite du résultat, d'autant plus que c'est la première fois que je brode quelque chose de cette ampleur!). Quelques mots à propos du cours d'Artesane : c'est un investissement, mais j'en suis vraiment contente, même si je ne l'ai pas encore regardé en entier (à vrai dire j'ai sauté de points en points pour voir ceux qui m'intéressaient), et j'ai appris beaucoup de nouveaux points sans difficulté. Le seul petit reproche que je puisse faire est qu'il est souvent fait mention de techniques vues dans les cours précédents, et si on ne les a pas suivis, on se retrouve parfois à se demander de quoi il s'agit. Mais bien entendu, je comprends qu'on ne puisse pas revoir les bases à chaque fois, et il est bien précisé qu'il s'agit là d'un cours de niveau avancé, donc si vous êtes totalement débutant(e) en broderie, je vous conseillerais de commencer avec quelque chose de plus simple.

Points employés : point d'arrête, point de Rhodes, passé plat, passé empiétant, grille sur couchure, point de chaînette, point d'épine bilatéral, point de tige, point de roue festonnée, point de chaînette surjetée, point lancé

Bon, passons maintenant au pantalon. Là, c'est une autre paire de manches... Ou de jambes, devrais-je dire ;) Aaah, ce fameux pantalon, c'est à lui que vous devez cette avalanche de posts couture, puisque c'est lui qui a fichu le bazar dans mon joli programme tout bien établi! Il était prévu pour février, mais à la fin du mois, je n'avais même pas commencé à découper mon tissu... Il faut dire que j'ai eu du mal à mettre la main sur un tissu qui convenait, d'un part parce que je suis très difficile en terme de couleur de jeans, et d'autre part parce qu'il fallait quelque chose avec 20 à 30% d'élasticité, ce qui ne se trouve pas facilement. Il y avait bien un tissu qui remplissait tous les critères chez Pretty Mercerie, mais il s'est retrouvé sold out en moins de deux, et j'ai du attendre plusieurs semaines avant d'en retrouver un qui m'allait, toujours chez Pretty Mercerie (attention, il est marqué comme "noir", mais c'st en réalité une sorte de bleu/gris très foncé). après ça, j'ai enchaîné les galères : tissu qui se déforme au lavage, thermocollants de mon stock qui ne conviennent pas (j'ai donc dû en commander une autre type, que je ne trouvais que chez Rascol, mais j'avoue que j'avais moyennement envie de payer deux fois plus cher en frais de port qu'en thermocollant, et les autres produits qui auraient pu m'intéresser étaient en rupture de stock, donc j'ai attendu leur retour pour commander et ça a encore ajouté du retard à mon projet...), oubli des fonds de poche (#ledécoudviteesttonami), entrejambe qui plisse (j'avais pourtant creusé la fourche pour atténuer le truc, mais ça ne suffisait pas), dos qui baille, point triple élastique non disponible sur ma machine (j'ai donc cousu la fourche avec plusieurs rangées de point zigzag assez plat, ce qui se voit un peu quand le tissu est tendu)... Bref, j'en avais raz la casquette de ce jean, alors en mai, je l'ai posé dans un coin de mon atelier, et je n'y ai plus touché.


Mais avec le retour de mon modjo couture, je me suis décidée à ressortir ce projet, d'autant qu'il ne lui manquait pas grand chose! J'ai donc ajusté encore un peu l'entrejambe en supprimant 1 cm au niveau de la couture interne des jambes, et même si c'est encore loin d'être parfait, ça reste très satisfaisant pour une première fois (vous pouvez voir sur les photos que l'entrejambe est un peu tombante, je pense que j'aurais dû la raccourcir un peu). La ceinture s'est avérée légèrement plus courte que le haut des jambes (j'ai l'impression d'avoir ce problème à chaque fois que je couds un bas, je vais finir par penser que c'est normal!), ce qui a permis de bien plaquer le dos du pantalon qui ne baille donc plus, mais qui a formé des plis sur le devant. J'ai donc dû en découdre puis recoudre une partie pour arranger ça. D'ailleurs, la ceinture m'a donné pas mal de fil à retorde de manière générale, car j'avais entoilé toutes les pièces, ce qui l'a rendue particulièrement épaisse, et elle ne marquait plus du tout les plis au fer. J'ai également coincé un des passants de ceinture en travers en cousant la ceinture aux jambes, mais j'ai décidé de le laisser tel quel et de dire que c'est fait exprès ;) Et pour finir, alors que j'étais tout près du but, j'ai cousu ma boutonnière sur le mauvais côté de la ceinture (à la place du bouton, sur la partie qui va en dessous), et plutôt que de vérifier mon travail avant de l'ouvrir, j'ai taillé direct dans ma ceinture... Voilà voilà, je crois qu'on a touché le fond du fond là! Je vous raconte pas le désespoir quand j'ai vu mon erreur... J'ai donc recousu le tout avec un point zigzag bien serré, et j'espère que ça tiendra le coup.


Zoom sur le passant raté :s

Mais finalement, je l'ai vaincu, ce Safran, et j'en suis plutôt contente! Malgré ses quelques défauts, je suis globalement satisfaite du seyant. J'ai eu peur de trouver la ceinture un peu étroite, mais finalement ça va. Avec mon passant raté, je ne pourrai probablement pas mettre de ceinture, mais je n'en porte de toute façon jamais avec mes pantalons (celui-ci n'en a de toute façon pas besoin puisqu'il tient très bien sans!), et quoi qu'il en soit, je ne le porterai pas avec des hauts rentrés dedans. Dans ce cas, quel est l'intérêt de faire une taille haute, me direz-vous? Eh bien c'est tout simplement parce que je déteste les tailles basses, que je ne trouve ni flatteuses, non confortables sur mes hanches en bouteille d'Orangina (sans compter que ça dévoie la moitié de mon fessier quand je m'assieds, supeeeer, merciii...). Là au moins, pas de risque, la taille emboîte bien, peut-être même un peu trop puisque le bouton a tendance à me rentrer dans le ventre quand je suis assise et que j'ai le ventre un peu gonflé (typiquement, après manger...).  A l'avenir, je me laisserai donc plutôt tenter par un jean "medium rise" (comme le Ginger de Closet Case Patterns, qui propose désormais cette hauteur de taille, ainsi qu'une variation "flare" au niveau des jambes, de quoi se faire le jean qui nous convient parfaitement en somme!), ou alors il faudrait que je rallonge légèrement la ceinture à l'avant mais j'ai peur que cela ne fasse alors bailler le dos... Au niveau de la longueur, j'ai retiré 2 cm de tissu en bas de jambes et j'ai fait un ourlet de 3 cm au lieu des 2 prévus dans les instructions (je précise que je mesure 1m62). Le bas des jambes plisse donc légèrement sur mes chaussures quand je le porte non roulotté, mais je n'ai pas trop de tissu à replier quand je fais un revers. J'aurais peut-être pu resserrer les jambes pour un effet vraiment slim, et un peu moins de plis au genoux, mais je le trouve bien comme ça et j'espère que le tissu ne se détendra pas trop à l'usage. Allez, un dernier défaut pour la route, mais dont je ne suis pas responsable cette fois : même après un premier lavage, le tissu déteint, et après une soirée entière à porter mon jean, je me suis retrouvée avec les mains bleues et de jolies traces sur un pull blanc... Pourvu que ça s'arrange après quelques lessives!

Petit condensé des défauts de mon jean : une entrejambe un peu tombante et les traces de ma première boutonnière du mauvais côté...


PANTALON
Patron : Pantalon Safran - Deer and Doe
Niveau : confirmé
Techniques requises : pose de braguette, boutonnière
Remarques sur le patron : J'aurais apprécié des crans supplémentaires sur les passepoils des poches pour bien les positionner. Les marges de couture sont d'1,5 cm, ce qui est très confortable pour coudre, mais fait des surépaisseurs assez gênantes au niveau de la fourche ou dans la ceinture, je les ai donc recoupées une fois les coutures faites.
Taille : 40 à la taille, gradé vers un 42 aux hanches
Fournitures : tissu jeans Pretty Mercerie (1m60, laize 145 cm) + tissu Lili Atelier Brunette pour les fonds de poche, thermocollant Vlieseline G770 (trouvée chez Rascol), zip métallique 15 cm, bouton 15 mm
Modifications apportées : fourche remontée d'un centimètre sur la couture avant-arrière et sur la couture interne des jambes, bas raccourci de 2 cm et ourlet de 3 cm au lieu des 2 cm préconisés
Difficultés rencontrées : La pose du passepoil des poches est assez délicat, il faut bien s'appliquer pour avoir des pointes bien nettes. La pose du zip est également un moment un peu complexe, mais dans mon souvenir les instructions sont claires à ce niveau, le plus dur est de gérer la trajectoire de l'aiguille avec le zip. La ceinture s'est avérée légèrement plus courte que le haut des jambes et j'ai dû tirer dessus pour faire coïncider les pièces entre elles. De plus, avec le thermocollant, elle était très épaisse et ne se formait pas du tout au fer, mais heureusement les surpiqûres l'ont aplatie. J'ai raté un passant de ceinture (il s'est pris dans la couture entre la ceinture et les jambes et je n'ai pas voulu le défaire) et j'ai fait ma boutonnière du mauvais côté (#championnedumonde), que j'ai donc "rebouchée" au point zigzag.

Cohérence avec ma garde robe : 10/10, j'avais terriblement besoin d'un jean!
Confort : 8/10 la taille a tendance à me rentrer dans le ventre quand je suis assise...
Seyant : 7/10, l'entrejambe n'est pas correctement ajustée, malgré mes modifications
Qualité : 7(?)/10, en plus défauts de construction du jean, le tissu s'est déformé au premier lavage et déteint encore sur mes mains et mes vêtements. J'ignore également s'il ne se détendra pas trop à l'usage... A voir dans le temps, donc!

A refaire ? : Pas de suite, il va falloir attendre que je remplisse un peu ma jauge d'énergie et de courage avant de m'attaquer de nouveau à un jean! Pourtant,  c'est le genre de pièce dont j'ai besoin, donc j'y reviendrai probablement. Je serais curieuse de retenter ce patron en ajustant encore plus la fourche, et pourquoi pas la ceinture. Je pourrais aussi opter pour un autre modèle (le Ginger ou le Morgan de Closet Case Patterns me plaisent bien aussi!)


BLOUSE
Patron : Aime comme Macumba - Aime comme Marie + motifs du cours "Je brode le printemps et l'été" - Artesane
Niveau : débutant (couture) - intermédiaire (broderie)
Techniques requises : fronces, utilisation d'un pied ourleur
Remarques sur le patron : marges de couture non incluses. Réalisation facile, explications claires.
Taille : S (mais le XS aurait suffit)
Fournitures : voile de coton Mondial Tissus, biais d'encolure, fils à broder
Modifications apportées : diminution de la taille des replis sur le haut du triangle sous les bras (deux fois 1 cm au lieu d'1 cm puis 2 cm). Plastron avant brodé.
Difficultés rencontrées : aucune

Cohérence avec ma garde robe : 10/10, la forme, la couleur et les broderies sont tout à fait dans mon style
Confort : 10/10
Seyant : 10/10 (après correction des triangles)
Qualité : 9.5/10, j'avoue, j'ai fait une mini boulette : j'ai oublié de replier l'extrémité de mon biais sur elle-même... La broderie n'est évidemment pas parfaite, mais comme c'est ma première pièce de cette ampleur, j'en suis plus que satisfaite!

A refaire ? : oui, j'envisage toujours une version blanche avec des broderies plus colorées, mais ça attendra l'été prochain ;)

mercredi 13 septembre 2017

Piments farcis au pain

Comme tous les ans en septembre, l'Internet n'a que deux mots à la bouche : "rentrée" et "automne". Si le premier ne me fait plus ni chaud ni froid depuis que j'ai quitté les bancs de l'école, pour le second, c'est une autre histoire... Comme beaucoup de monde, j'adore l'automne. Ou du moins, le début de l'automne, quand les feuilles rougissent et qu'on va ramasser des châtaignes et des champignons, parce qu'après, quand il pleut et que la nuit se couche à 16h30, je fais de suite moins la maline. Mais si vous me lisez depuis un moment, vous savez que je n'aime pas faire rentrer septembre dans la case "automne", même si c'est météorologiquement correct (et que cette année, on est carrément déjà dedans!). Pour moi, c'est un mois de l'entre-deux, qui peut se montrer encore caniculaire comme ce fut le cas l'an dernier, et qui est surtout l'un des plus riches en termes de légumes. Quel bonheur de voir les courges côtoyer les tomates et les aubergines sur les étals! En septembre, je profite donc à fond des derniers produits d'été, avant qu'ils ne disparaissent pour les 8 prochains mois, alors attendez-vous à les voir encore un peu par ici, malgré la météo maussade de ces derniers jours (on va quand même pas se laisser abattre, hein?)





Il y a quelques temps, j'ai demandé à ma mère si elle se rappelait de ce qu'elle mangeait enfant, voire même si elle savait ce que mangeait mes grands-parents quand ils étaient plus jeunes. Elle s'est souvenue que sa grand-mère préparait parfois des légumes farcis avec du pain, et a essayé de les recréer. Je suppose que c'est une recette qui permettait de sauver une miche de pain qui commençait à rassir, et qui était moins chère qu'une farce à la viande. J'ai en tout cas beaucoup aimé ce plat simple mais parfumé, il fallait donc que je le fasse moi aussi! Je trouve que cette farce au pain fonctionne particulièrement bien avec des piments ou des poivrons, mais aussi avec des champignons, donc je pourrai la refaire cet hiver! La clef de la réussite de cette recette est de bien assaisonner la farce afin qu'elle ne soit pas trop fade, et la sauce tomate est essentielle pour bien relever les saveurs du plat, même si je doute que celle-ci faisait partie de la recette originale! Je demanderai ça à ma grand-mère lors de ma prochaine visite, et j'essaierai d'en savoir un peu plus sur les plats de son enfance. J'espère y trouve de l'inspiration pour des recettes végétariennes, car la consommation de viande était alors bien plus faible qu'aujourd'hui. En attendant les résultats de mon enquête, vous pouvez toujours aller revoir les autres recettes que ma mamie m'a transmises (et que j'ai plus ou moins adaptées à ma sauce ;) : son coulis de tomate à tomber à la renverse (c'est d'ailleurs la saison idéale pour en faire, car les tomates sont désormais très mûres et sucrées!), sa garbure, sa poule au pot (en version végane!) et son ragoût de petits pois et fèves. Passez une excellente fin de semaine et un tout aussi excellent weekend, pour ma part je vais passer quelques jours à la plage avec ma famille (oui oui, en plein milieu du mois de Septembre, on est des fous nous!).


Piments farcis au pain {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 150-175 g de pain de campagne légèrement rassis
- 1 oignon
- 2 gousses d'ail
- un petit bouquet de persil (5 à 10 g) ou de basilic
- 1 cs d'huile d'olive + un peu pour la cuisson
- 50 ml de bouillon de légumes
- 1 cs de fécule ou de farine de pois chiches
- 4 piments corne de boeuf (ou des poivrons de la couleur de votre choix, ou encore des champignons à farcir)
- sel, poivre
- sauce tomate pour servir

Retirer la croûte du pain à l'aide d'un couteau et déchirer la mie en gros dés. (Ne jetez pas la croûte : laissez-la sécher complètement a l'air libre puis passez-la au mixeur pour en faire de la chapelure !)
Placez la mie de pain dans un saladier et recouvrez de bouillon de légumes chaud. Laissez reposer en remuant de temps en temps pour que le pain absorbe tout le liquide et se décompose en une pâte collante (ajoutez un peu d'eau si besoin).

Hachez finement l'ail, l'oignon et le persil. Ajoutez-les au pain ramolli, avec l'huile d'olive et la fécule ou farine de pois chiches. Salez et poivrez généreusement et mélangez bien.

Coupez les piments en deux dans la longueur en conservant le pédoncule. Retirez les graines et farcissez-les avec le mélange au pain. Disposez-les dans un plat allant au four et arrosez d'un filet d'huile d'olive.

Versez un filet d'eau au fond du plat et enfournez à 180°C pendant 45 minutes à 1 heure, jusqu'à ce que les piments soient tendres et légèrement noircis et la face bien dorée. Servez chaud accompagné de sauce tomate.