navigationmenu

jeudi 22 novembre 2018

Quelques astuces pour réduire le gaspillage alimentaire

Si vous vous intéressez un peu à l'écologie et au mouvement Zéro Déchets, vous savez probablement qu'en ce moment, c'est la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets. Peut-être que votre ville à organisé des manifestations autour de ce thème, en tout ici cas à Mulhouse il y a beaucoup de choses qui sont mises en place, et notamment le lancement de la deuxième édition du défi Familles Zéro Déchet, auquel j'avais déjà participé l'an dernier et sur lequel j'espère faire un retour sur ce blog (l'article est dans mes brouillons depuis le mois d'avril au moins... Procrastination, quand tu nous tiens...).

Ceux qui se sont lancés dans l'aventure Zéro Déchet le savent : finalement, ce n'est pas si compliqué de réduire le volume de sa poubelle, d'autant plus que les alternatives sont de plus en plus nombreuses aujourd'hui : achats de produits alimentaires et ménagers en vrac, remplacement des objets à usage unique par leur version durable (mouchoirs en papier, sopalin, cotons démaquillants, ...), utilisation de cosmétiques solides, fabrication de produits ménagers (avec du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, on fait presque tout!), et, sujet qui vas nous intéresser aujourd'hui, cuisiner à partir de produits de base.

Je ne vous apprends rien en vous disant qu'une grosse partie de nos déchets vient de notre cuisine, et pas sous forme d'épluchures de fruits et légumes. Boîtes en carton (céréales, biscuits sucrés ou salés, emballages de plats préparés, ...), films et barquettes plastique, bouteilles et briques, etc, s'entassent à vitesse grand V dans nos poubelles. Il est pourtant si simple de faire une pâte à tarte maison (farine + sel + huile + eau... Et c'est tout!), des cookies pour le goûter, des steaks végétaux, etc. C'est certes une habitude à prendre, mais une fois qu'on tient son rythme, je vous assure que ça devient de plus en plus facile chaque jour!

Mais au delà de cette problématique, je voudrais m'intéresser au gaspillage alimentaire. En effet, savez-vous qu'environ 1/3 des ressources alimentaires produites dans le monde chaque année finissent à la poubelle ? Et ce sont les pays occidentaux qui sont majoritairement responsables de ce gâchis. Pourtant, une grande partie de ce gaspillage peut être évitée. Faire des menus hebdomadaires et acheter ses ingrédients en conséquence permet, entre autres, de jeter moins de nourriture. Cela fait maintenant deux ou trois ans que je fonctionne ainsi et je peux compter sur les doigt d'une main le nombre de fois où j'ai du mettre des denrées alimentaires à la poubelle.

Prévoir mes repas à l'avance me permet aussi de gagner du temps au quotidien, en m'évitant d'avoir à réfléchir tous les jours à ce que je vais manger. Et si en plus je m'adonne au "meal prep", c'est-à-dire passer 2h dans sa cuisine un dimanche pour préparer en avance les repas de la semaine suivante (ou même ne serait-ce que pour découper des légumes et en faire cuire, préparer des pâtes à tarte/gâteaux/crêpes/...), je suis assurée d'être tranquille en semaine !

Oui mais si on en a marre de manger la même chose plusieurs jours de suite, on fait comment ? J'avoue qu'il m'arrive parfois d'avoir vu trop gros et de me retrouver avec de la soupe ou du curry de légumes pour un régiment, ou bien d'avoir envie de bousculer un peu mon menu, ou même de manger en ville avec des amis sur un coup de tête, me retrouvant ainsi avec des restes sur les bras. Dans ces cas là, j'ai plusieurs astuces qui me permettent de ne pas gâcher de nourriture, ou bien de transformer ce que j'ai sous la main en un nouveau repas. La première, c'est bien évidemment de congeler mes restes par portion, pour pouvoir les ressortir un jour de flemme ou quand je n'ai pas le temps de me mettre derrière les fourneaux. La seconde, c'est d'être créative ! Voici quelques exemples de comment j'ai réutilisé mes restes récemment :

- il y a quelques semaines, j'avais préparé du dhal makani (en version végane avec de la crème végétale) et une poêlée de légumes à l'indienne en quantités astronomiques. J'en ai mangé pendant 3 repas, congelé une partie, et j'en avais encore sur les bras. J'ai donc fini par transformer le dhal en soupe, en l'allongeant avec du bouillon de légumes (fait maison à partir de pelures de légumes, que je fais cuire dans de l'eau avant de filtrer) et en le mixant en partie pour avoir une texture un peu plus lisse. Quant aux légumes, ils sont devenus une garniture de quiche, mélangés dans un appareil à base de tofu, crème végétale et de coco (recette de la quiche Indienne dans Vegan de Marie Laforêt)

- un reste de curry de chou romanesco et quelques restes de légumes qui tiraient la tronche au frigo (tiges internes de chou fleur et une racine de persil tubéreux) sont devenus un velouté : j'ai coupé les légumes en petits bouts et je les ai faits cuire à l'étouffée dans du bouillon de légumes avant d'y ajouter le reste de mon curry et de mixer le tout

- deux crêpes qui étaient dans mon frigo depuis 2 jours et qui avaient séché sont devenues des pseudos-injera, ces galettes utilisées à la fois comme assiettes et couverts dans la cuisine Éthiopienne. Je les ai réchauffées à la poêle avant de les servir avec du tikil gomen (poêlée de chou, pommes de terre et carottes au curcuma), du messir wot (ragoût de lentilles corail) et du pseudo-gomen (chou vert poêlé à l'ail et au gingembre, j'ai utilisé à la place du chou de la salade pain de sucre préalablement blanchie)

- un demi-bol de purée de potimarron et pommes de terre est devenu une sauce fromagère pour des pâtes, en m'inspirant de cette recette : j'ai mixé mon restant purée avec de la levure maltée, purée de cajou, poudre d'ail, paprika fumé, de la sauce soja et de l'eau de cuisson des pâtes.

J'aime aussi utiliser mes restes de tartinades et de poêlées de légumes pour garnir des croque-monsieurs un fond de tarte, des feuilletés aux légumes ou des galettes de sarrasin ; transformer mes purées en blinis en y ajoutant de la farine, un peu de levure et des épices ; faire des gratins ou des crumbles avec un reste de légumes (auxquels on peut également ajouter des céréales cuites pour les gratins), ou même des parmentiers si j'ai de la purée sous la main ; faire des steaks végétaux avec des céréales ou des légumineuses cuites, des légumes râpés, et des épices (je mixe une partie des céréales/légumineuses pour obtenir une pâte, et j'y ajoute le reste, plus des légumes râpés ou en petits dés, des herbes fraîches et des épices, et si besoin de la fécule, de la farine de pois chiches ou de la polenta pour lier) ; transformer des tiges d'épinards ou des épluchures de pommes de terre en beignets indiens ; garnir des raviolis ou des brioches asiatiques avec une farce à base de chutes de chou ; ... Bref, les possibilités sont nombreuses ! N'hésitez pas à me partager vos astuces anti-gaspi en commentaires !

mercredi 26 septembre 2018

Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette // Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil

Quand, dans mon dernier post, je disais que je reviendrais poster plus régulièrement par ici, j'en avais vraiment l'intention. Et puis, juste après ça, j'ai du faire face à l'événement le.plus terrible de ma vie. Mon compagnon, avec qui j'étais en couple depuis près de 8 ans, et avec qui j'habitais depuis plus de 3 ans, est décédé. Je suis partagée entre l'envie de déballer tout ce que je ressens ici, car les émotions que j'ai en moi sont trop fortes pour être contenues, et la pudeur que j'éprouve à étaler tous ces sentiments aux yeux de lecteurs inconnus. Pour l'instant, c'est cette dernière qui l'emporte.

Aujourd'hui, j'essaie de me reconstruire un équilibre. Et ce blog, la cuisine, la photo culinaire y contribueront probablement. Cuisiner a toujours été pour moi bien plus qu'une simple tâche quotidienne et vitale. C'est quelque chose qui me détend, me vide l'esprit. C'est donc une activité qui va profondément m'aider dans les mois à venir, j'en suis convaincue. Après tout, on parle bien de "reprendre goût à la vie", et tant que j'aurai de l'appétit, que j'aurai envie de cuisiner, de découvrir de nouvelles saveurs ou de continuer à apprécier celles que j'aime, et de les partager ici, je continuerai à avancer. Bien sûr, ça ne se fera pas sans mal. Car cuisiner et manger, c'est aussi une activité que j'aime partager, et qui aujourd'hui me ramène au fait que je n'ai plus mon compagnon à mes côtés pour m'accompagner en cuisine, et dans la vie. Et au delà de l'aspect sentimental, c'est toute mon organisation culinaire qui se voit bouleversée. Je me retrouve à cuisiner pour moi seule, quelque chose que je n'ai pas l'habitude de faire. Je suis encore en train de chercher mon équilibre de ce côté là. Peut-être que le style de recettes que je proposerai ici changera, peut-être pas. En tout cas, j'essaie chaque jour de garder confiance en l'avenir, et de je me répète que le temps viendra à bout de mon chagin.

Et puis, ce que je vais dire va peut-être sembler très cynique, mais j'apprends aujourd'hui à chercher du réconfort partout où je peux en trouver : étant donné que je vis seule maintenant, je suis libre de tester toutes les idées qui me passent par la tête, et libre de passer des heures à faire des photos (bien que mon compagnon ne m'ait jamais privée de ces choses là, mais je ne pouvais m'empêcher de me mettre moi-même des contraintes à ce niveau-là en l'incluant dans l'équation). J'espère trouver dans cette liberté un nouvel équilibre créatif et culinaire (ben oui, parce que déjà que de faire de la blanquette de seitan pour 2 c'était pas gagné, alors pour une seule personne...), pour continuer à partager cette passion avec autrui. Car si je vis désormais seule, j'ai appris au cours de cette épreuve que je ne le suis pourtant pas. J'ai énormément de monde autour de moi, de la famille, des amis de plus ou moins longue date, mais aussi vous, inconnus du web qui me lisez et me suivez sur Instagram. Chaque fois que l'un d'entre vous fait une de mes recettes, c'est un peu comme si j'étais invitée à votre table, et ça, ça m'apporte beaucoup de réconfort.



Pour mon retour, je vous propose une recette inspirée d'un plat délicieux que j'ai goûté au restaurant Le Cours en Vert à Marseille. On y servait une cuisine végétale et de saison, qui change en fonction du marché, très créative et absolument délicieuse, copieuse et à des prix très raisonnables. J'ai vu sur Facebook que le restaurant avait changé de propriétaire et s'appelait désormais le Mikala, j'espère que la cuisine restera dans la même veine.


Lorsque j'y ai mangé, les deux plats à la carte avaient l'air tellement bons que j'ai eu énormément de mal à choisir, d'ailleurs avec une amie nous avons fait moitié-moitié pour pouvoir goûter aux deux! Le premier était donc cette assiette de pâtes nappées d'une crème à la courgette, pistache et basilic, et garnies de légumes grillés et de tomates multicolores assaisonnés d'huile de noisette, d'un mélange de noix et d'herbes fraîches. Quant au second, il s'agissait de polenta accompagnée d'aubergines et d'oignons confits avec des câpres et des tomates séchées, et de tapenade. J'espère reproduire également ce dernier par ici, mais je n'ai malheureusement pas eu d'aubergines dans mon panier AMAP jusqu'à présent. (Par contre, j'ai eu de la pastèque pour mon premier panier d'automne... Cherchez l'erreur...) Il faudra donc vous contenter des pâtes pour le moment, mais croyez moi, on est bien loin de l'assiette de coquillettes au beurre du dimanche soir ;)


Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette {végétalien, sans soja, option sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 200 g de pâtes longues, spaghettis ou linguine, sans gluten si besoin
- 150 g de courgette
- 2 cs de purée de pistache (attention, pas de la pâte de pistache sucrée pour la pâtisserie, mais bien de la purée de pistache nature qu'on trouve en magasin bio avec les autres purées d'oléagineux)
- 6 à 10 feuilles de basilic
- sel, poivre
Pour garnir :
- légumes au choix : ici j'ai utilisé de la courgette coupée en tronçons de 5 mm d'épaisseur, des lamelles de poivron, du maïs frais.
- huile de noisette + huile pour cuisson
- fleur de sel
- une dizaine de tomates cerise multicolores, coupées en 2 ou en 4 selon la taille ou des tranches de tomates anciennes
- mélange de graines et noix concassées (ici tournesol + amandes + pistaches)
- basilic frais ciselé

Découper la courgette pour la sauce en dés d'1 cm de côté. Les placer dans un panier de cuisson à la vapeur posé sur une casserole d'eau.

Porter l'eau à ébullition. Une fois qu'elle bout, y faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet, et les courgettes en utilisant la vapeur des pâtes.

Pendant ce temps, arroser les légumes pour la garniture d'un filet d'huile de cuisson et les faire griller à feu vif dans une poêle grill. Mettre les légumes cuits dans un bol avec les tomates. Arroser d'un filet d'huile de noisette et saupoudrer d'un peu de fleur de sel. Mélanger et réserver.

Faire toaster le mélange de noix et de graines dans une poêle sans matière grasse, à feu vif, jusqu'à ce qu'elles dorent légèrement et dégagent un parfum agréable. Réserver.

Vérifier la cuisson des courgettes, elles doivent être tendres une fois la cuisson des pâtes terminée. Si ce n'est pas le cas, retirer les pâtes de leur eau à l'aide d'une pince ou de deux fourchette et les réserver, puis prolonger la cuisson des courgettes. Réserver un peu d'eau de cuisson des pâtes lorsque vous les égouttez.

Mixer les courgettes cuites avec la purée de pistache et le basilic pour obtenir une sauce onctueuse. Ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes si nécessaire. Saler et poivrer au goût.

Dresser les assiettes : repartir les pâtes dans deux assiettes. Verser la moitié de la sauce au centre de chaque assiette et mélanger très légèrement pour la répartir un peu. Répartir par dessus les légumes grillés, saupoudrer du mélange de noix et de basilic frais ciselé.


Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil {vegan, soy-free, gluten-free option}
Serves 2 :
- 200 g linguine or spaghetti (use GF as needed)
- 150 g zucchini
- 2 tbsp pistachio butter
- 6-10 fresh basil leaves
- salt and pepper to taste
To serve :
- vegetables of your choice, suitable for grilling (I used some stick-shaped zucchini pieces, sliced green and yellow pepper and fresh corn)
- hazelnut oil + vegetable oil for cooking
- fleur de sel
- a dozen heirloom cherry tomatoes, or sliced herloom tomatoes
- a mix of nuts and seeds (I used almonds, pistachioes and sunflower seeds), coarsely chopped
- fresh basil leaves, shredded

Cut the zucchini in 1/2 inch (1cm) pieces. Put them into a steam rack.

Pour 2 litres of water in a pot and place the steam rack on top. Bring to a boil. When the water boils, add the pasta and cook according to the package instructions.

Meanwhile, lightly coat the vegetables with cooking oil and grill until charred and soft. Place in a bowl with the tomatoes, drizzle with hazelnut oil and sprinkle with fleur de sel and toss to coat.

Toast the nuts + seed mix in a dry pan on high heat.

Check if the zucchini is soft. If not, remove the pasta from the water with thongs, reserving 1/2 cup of pasta water and keep cooking the zucchini. If it is soft, just drain the pasta, reserving some water.

Blend the cooked zucchini, pistachio butter and basil leaves util you get a creamy consistency. Add some pasta water as needed. Season with salt and pepper to taste.

To serve, divide the pasta into 2 plates. Pour the sauce on top and toss lightly, then add the grilled vegetables and sprinkle with the toasted nuts and shredded fresh basil.

vendredi 3 août 2018

{Plates #6} Assiette froide pour journée caniculaire

Euh... Salut? Il y a quelqu'un? Ou tout le monde est parti en vacances ? Pas moi en tout cas, malgré ce que l'on pourrait croire au vu du silence prolongé ici. Mais que voulez-vous, malgré l'abondance de légumes et les longues journées propices à la photo culinaire, en été, j'ai du mal à bloguer. Je trouve toujours quelque chose d'autre à faire plutôt que de rédiger un article, entre les concerts, les pique-nique au parc ou au bord d'un lac, les séances de ciné en plein air, etc. Et puis, il y a la chaleur, qui anéantit pratiquement toute ma volonté de cuisiner. Alors quand je peux me composer une jolie assiette froide et colorée comme celle-ci, avec un minimum d'efforts c'est le bonheur !

Dans le sens des aiguilles d'une montre, on y trouve :
* De la courgette grillée
* Du fromage de soja lactofermenté au poivre (Sojami)
* De la fougasse aux olives
* Une salade de tomates anciennes, simplement assaisonnées d'huile d'olive, origan et gros sel
* Des lamelles de poivron rouge et jaune grillées
* Des tranches de charcuterie de seitan au poivron (Wheaty)
* Des tiges d'oignons nouveaux grillées (tous les légumes grillés ont été préparés la veille, ils sont simplement enrobés d'un peu d'huile et cuits à feu vif à la poêle grill)

Allez, je vais essayer de me motiver pour recommencer à poster en août car j'ai à nouveau un peu d'inspiration culinaire ! À la semaine prochaine, j'espère ;)

mercredi 11 juillet 2018

Tarte straciatella aux fruits rouges (avec Vivien Paille) // Vegan straciatella berry pie with secret ingredient

Il y a quelques temps, la marque Vivien Paille m'a mise au défi de réaliser une recette autour d'un thème précis avec leur Vivien Box, qui contient des produits de la marque (céréales ou légumineuses) et des ingrédients frais. J'ai accepté car je n'avais jamais fait cet exercice et j'étais curieuse de voir ce que je pouvais faire avec un thème et des ingrédients imposés. J'ai donc reçu un colis intitulé "Farandole de fruits rouges" qui contenait des fraises, framboises et cerises, ainsi que... Des haricots blancs ! J'avoue avoir été décontenancée à l'ouverture du paquet, je m'attendais plutôt à du riz rond à dessert, mais ça aurait été trop simple pour un défi, non? ;)


 Pendant un instant, j'ai songé à faire un cassoulet aux cerises, mais comme je n'ai pas le talent de Pierre-Sang Boyer, je me suis dit que c'était peut-être pas une bonne idée... Et puis je me suis souvenue qu'on voyait passer depuis quelques temps dans la blogosphère culinaire des desserts à base de légumineuses : brownies aux haricots rouges, houmous façon pâte à cookies, ... Et ce n'est pas seulement une lubie bizarre de blogueur•ses food! En effet, les Japonais préparent depuis longtemps des pâtisseries fourrés à l'anko, une pâte de haricots azukis sucrée, dont le goût se rapproche de la crème de marron. En faisant quelques recherches, j'ai découvert qu'il en existait une version à base de haricots blancs, appellée shiroan (shiro signifie blanc en japonais #laminuteculture), et que les Coréens utilisent eux aussi les pâtes de haricots blancs et rouges dans leurs pâtisseries. Et si vous avez déjà mangé des perles de coco en restaurant asiatique, sachez que la farce est faite avec du soja jaune, qui est lui aussi une légumineuse ! Donc finalement, mettre des haricots dans un dessert, ce n'est pas si loufoque!


J'ai donc imaginé une tarte aux fruits rouges, l'un de mes desserts préférés en été, avec une pseudo crème pâtissière à base de purée de haricots. Comme mon colis contenait également du chocolat, j'ai opté pour une crème façon straciatella, mais vous pouvez l'aromatiser de plein d'autres façons : avec de l'extrait d'amandes amères, du zeste de citron, du cacao, du thé matcha, ... Tout est possible, car la crème de haricots a un goût neutre et doux qui peut se marier avec de nombreuses saveurs différentes. Le résultat est vraiment bluffant, si vous voulez épater vos invités après leur avoir fait manger une mousse au chocolat au jus de pois chiches, servez-leur cette tarte et mettez-les au défi de trouver l'ingrédient secret, je vous promets qu'ils ne devineront pas!



Tarte straciatella aux fruits rouges {végétalien, option sans gluten, option sans soja, option sans noix}
Pour une tarte :
- 175 g de haricots lingots Vivien Paille (poids sec)
- 75 g de sucre blond
- environ 6 cs de lait végétal de votre choix (j'ai utilisé du lait d'amandes)
- 50 g de chocolat noir
- 1 gousse de vanille
- 1 pâte brisée ou sablée, maison ou du commerce (sans gluten si besoin)
- assortiment de fruits rouges

La veille, mettre les haricots à tremper.

Les égoutter et les rincer, et les mettre dans une casserole ou cocotte minute avec 60 cl d'eau, 75 g de sucre et la gousse de vanille fendue en deux et grattée.

Porter à ébullition et faire cuire 1h30 à 2h, les haricots doivent être très tendres et il ne doit rester qu'un tiers du liquide de cuisson. À la cocotte minute, faites cuire 40 min à partir du moment où la vapeur s'échappe. Retirer la gousse de vanille et laisser refroidir totalement.

Mixer les haricots avec le liquide de cuisson restant pour obtenir une crème onctueuse. Ajouter du lait végétal pour détendre la crème, elle doit avoir la consistance d'une crème pâtissière. J'ai rajouté 6 cs de lait mais la quantité peut dépendre de vos haricots et de la quantité d'eau de cuisson restante.

Hacher le chocolat noir et l'incorporer à la crème.

Faire cuire la pâte à tarte à blanc et laisser refroidir.

Y verser la crème de haricots, et recouvrir avec les fruits rouges.

Déguster et observer le regard intrigué de vos invités quand vous révélez l'ingrédient secret ;)

This pie has a secret ingredients that I dare you to guess... It's white beans! It might seem weird, but Japanese and Korean people have been making sweet red and white bean paste for ages to be used in desserts such as stuffed pancakes or mochi. You'll also meet plenty of red beans brownie or cookie dough houmous on the Internet. So putting legumes/pulses in sweets isn't so strange, after all! Here, I made a sweet white bean paste that I flavoured with chopped chocolate to make a straciatella cream, and used it as a base for a berry pie. But as the flavour of the cream is pretty sweet and neutral, you could also flavour it with bitter almond extract, lemon zest, caco powder, matcha...


Vegan straciatella berry pie {vegan, gluten-free option, soy-free option, nut-free option}
Yields 1 pie :
- 175 g dried white beans
- 75 g sugar
- 1 vanilla bean
- about 6 tbsp plant-based milk of your choice (I used almond)
-50 g dark chocolate
- 1 pie crust, homemade or storebought (use GF a needed)
- berries of your choice

The day before, soak the white beans in unsalted water. 

Drain and rinse, the place in a pot with 60 ml water and the sugar. Slice the vanilla bean in half, scrape the seeds and add to the pot, then add the scapped vanilla bean as well. Bring to a boil and cook for 1h30 to 2 hours, until very soft. Alternatively, you could use a pressure cooker and cook for 40 minutes from the moment the steam comes out. Let cool completely.

Remove the vanilla bean and blend the beans and cooking liquid into a smooth paste. Stir in the milk. Add as much as needed to get the consistency of custard. I used 6 tbsp but you might need more or less depending on your beans and the amount of remaining cooking water.

Finely chop the chocolate and add to the cream.

Roll the crust into a pie pan and bake blind, until golden and crispy. Let cool.

Spread the cream into the pie crust and top with berries.

Serve and be amazed ;)

mardi 10 juillet 2018

Nouveau nom pour une même vie!

Vous avez dû le remarquer, mon blog à changé de nom il y a quelques jours. J'en avais assez de me traîner un nom à rallonge, que j'avais choisi un peu sur un coup de tête au début.

J'ai donc opté pour un pseudonyme que vous devez déjà connaître si vous me suivez sur Instagram (et si c'est pas le cas... Vous attendez quoi? :P) : Crazy Green Fruits, parce qu'ici, on parle cuisine végétale (--> d'où les fruits, avouez que ça sonne mieux que Crazy Green Vegetables), de saison (le côté "green", dans le sens écolo du terme), et avec une touche de folie (vous me croyez pas? Attendez donc mon prochain article!) (Si ça c'est pas du teasing...).

Je n'en ai pas modifié l'adresse pour l'instant, donc pas besoin de la mettre à jour dans vos favoris (car je suis sûre qu'elle y est :p). Quant au contenu, il ne changera pas non plus, je continuerai à vous proposer de la cuisine végétale mettant en avant le chou... Eeeuh je voulais dire les légumes de saison, avec des saveurs inspirées des cuisines du monde, de mes voyages, de mon enfance, et de tout ce qui me passe par la tête! Alors, vous restez à bord? ;)

jeudi 5 juillet 2018

Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé, sauce a la carotte // Spinach and smoked tofu stuffed conchiglionis with carrot sauce

J'ai un ami hyper malchanceux. Je ne sais pas ce qu'il a fait dans une vie antérieure pour mériter ça, mais il lui arrive toujours des trucs incroyables. Le bon côté de la chose, c'est qu'il a toujours plein d'aventures complètement dingues à nous raconter, et qu'on rigole bien tous ensemble face à ses récits abracadabrants! Heureusement, son karma essaie de se rattraper un peu par moments, et il lui arrive d'avoir des coups de chance bien mérités.


Une fois, il a gagné un séjour à Barcelone, avec billets de train et hôtel payés pour 2 personnes. Comme il ne savait pas vraiment avec qui y aller, et que, de plus, il est d'une gentillesse hors du commun (vraiment, c'est à se demander pourquoi la malchance s'acharne sur lui, il ne le mérite absolument pas!), il a proposé de nous offrir son lot, pour que chéri et moi passions un weekend à deux dans la capitale de la Catalogne. On a refusé ce deal, ou disons plutôt qu'on lui en a proposé un différent : prendre un troisième billet de train et magouiller avec l'hôtel pour pouvoir profiter tous les trois du séjour !


Au cours du weekend, on est tombés sur un resto végéta*ien, le Vegetalia, qui proposait ce jour-là des raviolis au tofu fumé et kale avec une sauce aux carottes. On avait tous les trois choisi ce plat et on l'avait beaucoup apprécié, donc je m'étais dit que j'allais le reproduire chez moi. Comme je suis parfois lente a la détente, j'ai gardé l'idée dans un coin de ma tête pendant pas loin de 3 ans (notre séjour a en effet eu lieu lors du weekend de la Toussaint en 2015!) avant de passer enfin à l'action ! Vous n'imaginez pas combien je suis contente de vous proposer cette recette aujourd'hui, après tout ce temps à y songer!


Pour simplifier un peu la préparation, j'ai opté pour des conchiglioni à farcir, mais si vous êtes motivés vous pouvez bien entendu vous lancer dans la confection de raviolis ! Pour la farce, vous pouvez utiliser différents légumes : épinards, kale, mais aussi feuilles de blettes, fanes de radis ou de betteraves (ou même de navets mais moi je les trouve très amères donc melangez-les à autre chose).


Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé {végétalien, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 250 g de conchiglioni
- 300 g d'épinards (ou kale, feuilles de blettes, fanes de betteraves ou de radis)
- 75 à 100 g de tofu fumé
- 1 grosse échalote
- 1 gousse d'ail
- 200 g de carottes
- 20 cl de lait végétal
- 10 cl de bouillon de légumes
- sel, poivre, muscade au goût
- huile végétale

Faire blanchir les épinards grossièrement hachés dans un grand volume d'eau pendant 3 minutes. Égoutter et essorer pour retirer l'excédent d'eau. Hacher finement.
Émincer l'ail et l'échalote. Faire dorer quelques minutes dans un peu d'huile, puis ajouter les épinards et bien mélanger.

Émietter le tofu et ajouter aux épinards. Assaisonner au goût avec sel, poivre et muscade et cuire quelques minutes supplémentaires. Réserver. La farce peut être préparée quelques jours à l'avance et conservée au frigo.

Faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet. Égoutter et réserver.

Découper les carottes en rondelles de 2 mm d'épaisseur et mettre dans une petite casserole avec 10 cl de lait végétal et 10 cl de bouillon de légumes. Faire cuire à l'étouffée jusqu'à ce que les carottes soient tendres. Ajouter le reste de lait végétal et mixer le contenu de la casserole pour obtenir une sauce lisse. Assaisonner de sel et poivre au goût. Ajouter de l'eau ou du lait végétal au besoin selon la texture désirée.

Quand les pâtes sont suffisamment tièdes pour être manipulées, les farcir d'une cuillerée de farce.
Verser la sauce dans une poêle suffisamment grande pour contenir les conchiglioni. Déposer les pâtes farcies par dessus et réchauffer à feu moyen, à couvert. Servir les conchiglioni nappés de sauce.


This dish is inspired by a plate of raviolis I ate in Barcelona (at Vegetalia) about 3 years ago. I've been clinging to the idea of recreating them even since and I'm so glad I finally did ! I used conchiglioni to simplify the recipe but if you want to make raviolis instead, just go ahead ;)

Spinach and smoked tofu stuffed conchiglioni with carrot sauce {vegan, nut-free}
Serves 4 :
- 250 g dried conchiglioni pasta
- 300 g spinach (or kale, Swiss chard leaves, radish or beet greens, or even turnips green but I think that they have a bitter taste so I'd rather mix them with other greens)
- 75 to 100 g smoked tofu
- 1 big shallot
- 1 garlic clove
- 200 g carrots
- 20 cl unsweetened plant-based milk
- 10 cl vegetable broth
- salt, pepper, grated nutmeg to taste
- olive oil

Clean the greens, chop coarsely and blanch in boiling water for 3 minutes. Drain and squeeze to remove excess water. Chop finely.

Heat about 1 tbsp olive oil in a pan and add the peeled and minced shallot and garlic clove. Cook on medium heat until the shallot becomes translucent, then add the chopped greens. Stir well.

Add in the crumbled tofu, season to taste with salt, pepper and nutmeg. Toss well and remove from fire. The stuffing can be made several days ahead and kept in the fridge.

Cook the pasta according to the package instructions. Drain and leave to cool.

Scrub the carrots, slice in coins (2 mm thick) and place in a small saucepan with 10 cl milk and 10 cl broth. Cover and cook on medium-low heat until the carrots are soft. Blend into a sauce with the remaining milk. Season to taste with salt and pepper. You can add more liquid to the sauce if it's too thick to your taste.

When the conchiglioni are cool enough to handle, stuff them with a spoonful of stuffing.

Pour the carrot sauce into a pan big enough to fit all the conchiglioni. Place the stuffed conchiglioni on top of the sauce, cover and heat on medium heat until everything is warm. Serve the conchiglioni with sauce spreaded on top.

Kalam polo shirazi : riz iranien au chou rave et aux herbes // Kalam polo shirazi : iranian rice casserole with kohlrabi and herbs

Hééé, mais oui, voilà que pour ma première recette de l'été, le chou est de retour! Vous vous y attendez pas à celle-là hein? À vrai dire, moi non plus... Après plusieurs mois à en bouffer à toutes les sauces, grâce à nos paniers AMAP qui nous fournissaient copieusement, j'ai accueilli les légumes de printemps avec soulagement. Enfin, on allait pouvoir passer à autre chose ! J'ai compris à ce moment-là pourquoi les Allemands et les Alsaciens appréciaient autant les asperges, au point de placarder des panneaux annonçant leur arrivée sur les devantures de restaurants, de supermarchés, sur le bord de la route, et d'en vendre à peu près partout. Un véritable culte! Il faut dire que quand vous mangez du chou de novembre à avril, et qu'un autre légume débarque enfin sur le marché, vous l'accueillez comme le messie et vous en mangez des kilos comme si votre vie en dépendait, au cas où ce soit un rêve et que vous vous réveilliez soudain devant un plat de choucroute !


On a donc passé quelques semaines sans le moindre crucifère dans notre panier, et plus l'été approchait, plus le souvenir des kilos de chou ingurgités au cours de l'hiver s'éloignait (même s'il me reste encore l'équivalent d'un spécimen et demi au congélateur...). Sauf que... J'ignorais qu'il existait du chou de printemps ! Et notre AMAP s'est fait une joie de nous en refiler, c'est à croire qu'après deux mois de sevrage, les Alsaciens ont à nouveau besoin de leur dose de choucroute... On s'est donc retrouvés avec du chou pointu sur les bras, mais aussi au chou rave, LE légume alien par excellence. Et autant le chou pointu, j'ai désormais plein d'idées pour le préparer après l'entrainement intensif de cet hiver, pour le chou rave, je sèche... À part la soupe (plat qui ne me fait absolument pas envie en ce moment) ou la salade (mais on est d'accord que c'est clairement pas la bonne solution pour se farcir 3 kg de chou rave), je n'ai absolument aucune idée de ce qu'on peut faire avec ce légume. J'ai testé cette recette de pizza, ainsi que des frites et des rostis en mélange avec des pommes de terre, et j'ai réalisé un truc : le chou rave cuit, c'est pas ce que je préfère... Pourtant j'avais mangé une délicieuse soupe en Allemagne, au goût très doux, mais là je ne retrouve pas du tout cette saveur. On est entre le chou et le navet, et comme je déteste ce dernier, vous imaginez bien que je suis bien embêtée avec mes choux raves...


Ma solution dans ce genre de cas, c'est de miser sur les cuisines du monde, et en particulier celles qui utilisent plein d'épices, histoire de planquer un peu les machins que j'aime pas trop au milieu d'autres saveurs. Sauf que je ne savais absolument pas quels pays cuisinent le chou rave. Et puis je suis tombée sur la recette que je vous propose aujourd'hui, complètement par hasard. En fait, c'est en cherchant une recette de kimchi de radis (là aussi, on en a eu la dose!) que je suis tombée sur ce post donnant des idées pour cuisiner le chou. Or, comme je disais plus haut, il m'en reste encore un et demi au congélateur donc je me suis dit que toute nouvelle recette était bonne à prendre. C'est ainsi que j'ai découvert l'existence du kalam polo, un plat Iranien à base de riz, de chou et de boulettes ou de morceaux de viande. J'étais déjà très contente d'avoir un nouveau moyen d'écouler un peu de notre nouveau légume préféré (ahem...), mais alors quand j'ai découvert qu'il existait des variantes à base de chou rave, j'ai fait une petite danse de la joie! Enfin, j'allais pouvoir me débarrasser de la bête! Comme je n'ai trouvé aucune version française (et végane!) de cette recette, j'ai décidé de faire un post ici! D'après mes recherches, il existe deux façons de préparer le kalam polo : une avec une garniture parfumée à la tomate et aux épices, l'autre aux herbes (basilic, aneth et estragon ou sariette, parfois persil, j'ai choisi d'utiliser ce dernier car je ne trouvais pas les autres), cette dernière étant systématiquement employée dans les recettes à base de chou rave. Je testerai donc la version à la tomate avec du chou blanc une autre fois (et vous n'échapperez probablement pas à la recette ;) )


Pour véganiser ce plat, j'ai simplement utilisé du seitan à la place de la viande. J'avais d'abord imaginé faire des boulettes de protéines de soja texturées, mais je n'en avais plus, alors je me suis rabattue sur le seitan. J'en fais très rarement, et mon taux de réussite est variable, donc j'avoue que j'avais un peu peur de choisir cette option. Mais j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai appliqué plusieurs conseils lus à droite à gauche, à savoir : bien pétrir la pâte, ne pas faire bouillir l'eau de cuisson mais la laisser tout juste frémir, cuire longuement et laisser le seitan cuit reposer 24h dans son bouillon avant utilisation. Et ce fut une vraie réussite, mon seitan était moelleux sans être spongieux, et bien parfumé, je pense avoir surmonté mes peurs ;) Comme c'est quand même assez long à faire, ce serait dommage d'en préparer une petite quantité juste pour cette recette, donc je vous donne le double des proportions. (bon OK j'avoue, en vrai j'ai vu trop gros quand j'ai testé la recette, mais j'étais bien contente d'avoir du rab!) Vous pouvez conserver le reste de seitan pendant une semaine au frigo dans son bouillon, ou bien le congeler égoutté. Pour vous donner des exemples d'utilisation avec le reste, j'en ai fait une partie façon kebab (coupé en petites lamelles, marinées dans un mélange d'huile d'olive, cumin, coriandre en poudre, paprika et poivre puis sautées à la poêle et mangées en sandwich avec des crudités et une sauce blanche), et une autre à la crème et à la moutarde. Ou, bien sûr, vous pouvez faire une seconde portion de ce plat, si vous être fan de chou rave ;)


Kalam polo shirazi - cocotte de riz Iranienne au chou rave et herbes fraîches {végétalien, sans noix, option sans soja}
Seitan :
- 150 g de gluten
- 30 g de poudre d'amandes
- 1 cs de levure maltée
- 1/2 oignon
- 1/2 cc de curcuma
- 1/4 cc de poivre
- 1/2 cc d'ail moulu
- 160 ml d'eau chaude
- 2 cs de sauce soja (ou 1 cs de poudre de bouillon de légumes)
Bouillon de cuisson :
- 1,5 l d'eau
- 1 cs de bouillon de légumes en poudre ou 1 cube (ou directement 1.5 l de bouillon de légumes maison)
- 1 cs de miso brun (ou 1/2 cc de sel)
Cocotte de riz :
- 250 g de riz long
- 1 chou rave d'environ 500 g
- 1/4 cc de curcuma
- le jus d'un demi citron
- 2 à 3 cs de basilic frais haché
- 2 à 3 cs de persil frais haché (ou d'estragon ou de sariette)
- 1 cc d'aneth séché ou 1 cs d'aneth frais haché
- 1 pincée de filaments de safran
- huile d'olive
- sel et poivre
Pour servir : yaourt nature, pickles ou légumes lactofermentés

La veille, préparer le seitan : mélanger tous les ingrédients secs dans un saladier. Mélanger les ingrédients humides dans un verre à bec verseur. Râper l'oignon et l'ajouter aux ingrédients humides. Verser progressivement les ingrédients humides dans le saladier, en mélangeant à la fourchette pour bien incorporer. Quand la pâte devient trop élastique pour être mélangée à la fourchette, pétrir à la main jusqu'à obtenir une boule homogène.

Déposer le seitan sur un plan de travail et pétrir pendant une dizaine de minutes.
Mélanger les ingrédients du bouillon de cuisson et porter à ébullition. Réduire le feu pour que le bouillon de cuisson frémisse.

Découper le seitan en petits morceaux de la taille d'une cerise et les plonger dans le bouillon de cuisson. (Vous pouvez essayer de former des boulettes pour être plus fidèle à la recette originale mais le seitan garde rarement sa forme s'il n'est pas contraint dans un film étirable ou tissu. Mes boulettes ont pris des formes totalement biscornues à la cuisson mais ça ne change évidemment rien au goût !)
Laisser cuire 1h à 1h30 à frémissement, puis laisser refroidir le seitan dans son bouillon pendant 24h.

Le lendemain, mettre le riz à tremper dans de l'eau salée pendant 1h.

Mettre les filaments de safran dans un verre et verser 10 cl d'eau chaude par dessus. Laisser infuser.
Peler le chou rave et le découper en frites.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle et y faire revenir le chou rave avec le curcuma et un peu de sel. Quand il commence à s'attendrir et à dorer, ajouter le jus de citron. Poursuivre la cuisson jusqu'à ce que le chou soit tendre.

Prélever environ la moitié du seitan (le reste de garde 1 semaine au frigo dans son bouillon, ou plusieurs mois au congélateur, égoutté) et la faire revenir dans un peu d'huile, jusqu'à ce que les morceaux soient dorés.

Porter une casserole d'eau non salée à ébullition. Égoutter le riz et le verser dans la casserole. Cuire 7 minutes et égoutter. Le riz doit être al dente.

Replacer la casserole vide sur le feu. Y verser 1 cs d'huile, puis repartir la moitié du riz dans le fond de la casserole, ajouter le tiers des bâtonnets de chou rave, le seitan et les herbes fraîches, puis recouvrir du reste de chou rave, et à nouveau de riz. Ajouter à nouveau une cuillère à soupe d'huile sur le dessus et verser l'infusion de safran dans la casserole.

Recouvrir la casserole d'un torchon propre, poser le couvercle par dessus, et laisser cuire 20 minutes à feu très doux. Mélanger et servir, accompagné de yaourt et de légumes lactofermentés si vous le souhaitez.


Vegan kalam polo shirazi - Iranian rice casserole with kohlrabi {vegan, nut-free, soy-free option}
Seitan : (makes extra, see notes)
- 150 g gluten powder
- 30 g almond flour
- 1 tbsp nutritional yeast
- 1/2 onion
- 1/2 tsp turmeric powder
- 1/4 tsp freshly cracked black pepper
- 1/2 tsp garlic powder
- 160 ml warm water
- 2 tbsp soy sauce (or 1 tbsp vegetable broth powder)
Broth :
- 1.5 l water
- 1 tsp vegetable broth powder ou 1 cube (or directly 1.5l vegetable broth)
- 1 tbsp barley miso paste (or 1/2 tsp salt)
Rice casserole :
- 250 g long grain rice
- 1 kohlrabi (approx. 500g)
- 1/4 tsp turmeric powder
- the juice of 1/2 lemon
- 2 to 3 tbsp fresh basil, chopped
- 2 to 3 tsp fresh parsley, chopped (or taragon or savory, I couldn't find any of them)
- 1 tsp dried dill or 1 tbsp fresh
- 1 pinch saffron threads
- olive oil
- salt and pepper
To serve : unflavoured soy yoghurt, pickles or lactofermented vegetables

The day before, make the seitan : combine all the dried ingerdients in a wide bowl. Combine wet ingredients in a jar. Grate the onion and add to the wet ingredients.

Gradually add the wet ingredients into the dried, stirring with a fork to incorporate, then keand for about 10 minutes.

Combine the ingredients for the broth in a saucepan. Bring to a boil, then reduce to a simmer. 

Cut the seitan in pieces the size of a cherry. You can try to form balls with them but they probably won't hold their shape while cooking, at least mine didn't. Put the seitan pieces into the broth and simmer for 1 to 1.5 hour. Let the seitan rest in its broth overnight before using.

The next day, soak your rice for 1 hour into cold salted water. Grind the saffron threads, place in a glass and cover with 10 cl hot water.

Meanwhile, peel the kohlrabi and cut into fries. Heat 1 tbsp oil in a pan and cook the kohlrabi fries on medium heat, flipping regularly. Season with turmeric powder. When the fries start to soften and to brown on the sides, add the lemon juice. Continue to cook until soft. Reserve into a plate.

In the same pan, heat 1 tbsp oil and sauté half oh the drained seitan until golden.

Bring a pot of unsalted water to a boil. Add the draine rice and cook for 7 minutes, then drain. The rice should be slightly undercooked.

Wipe the pot and place back on low heat. Add 1 tbsp oil, then spread half the rice in the bottom. Cover with most of the kohlrabi fries, the seitan, the herbs, then the remaining kohlrabi fries, and spread the remaining rice on top. Drizzle with another tbsp oil, then with the saffron water.

Place a towel on top of the pot, then place the lid on and cook on low heat for 20 minutes.

Stir and serve with yoghurt and pickles or lactofermented veggies.

Notes : Because seitan is quite time consuming to make, I doubled the quantities so that you can have leftovers. You can store them up until 1 week in its broth in the fridge or several months in the freezer, drained. Here is how I used my leftovers : half was made into kebab "meat" by marinating it in oil, cumin, coriander, paprika, onion powder and pepper, then sauteed and served into a sandwich with crudités and yoghurt sauce. The other half was sauteed and served with a vegetable cream and mustard sauce, with a side of rice.