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mercredi 11 juillet 2018

Tarte straciatella aux fruits rouges (avec Vivien Paille) // Vegan straciatella berry pie with secret ingredient

Il y a quelques temps, la marque Vivien Paille m'a mise au défi de réaliser une recette autour d'un thème précis avec leur Vivien Box, qui contient des produits de la marque (céréales ou légumineuses) et des ingrédients frais. J'ai accepté car je n'avais jamais fait cet exercice et j'étais curieuse de voir ce que je pouvais faire avec un thème et des ingrédients imposés. J'ai donc reçu un colis intitulé "Farandole de fruits rouges" qui contenait des fraises, framboises et cerises, ainsi que... Des haricots blancs ! J'avoue avoir été décontenancée à l'ouverture du paquet, je m'attendais plutôt à du riz rond à dessert, mais ça aurait été trop simple pour un défi, non? ;)


 Pendant un instant, j'ai songé à faire un cassoulet aux cerises, mais comme je n'ai pas le talent de Pierre-Sang Boyer, je me suis dit que c'était peut-être pas une bonne idée... Et puis je me suis souvenue qu'on voyait passer depuis quelques temps dans la blogosphère culinaire des desserts à base de légumineuses : brownies aux haricots rouges, houmous façon pâte à cookies, ... Et ce n'est pas seulement une lubie bizarre de blogueur•ses food! En effet, les Japonais préparent depuis longtemps des pâtisseries fourrés à l'anko, une pâte de haricots azukis sucrée, dont le goût se rapproche de la crème de marron. En faisant quelques recherches, j'ai découvert qu'il en existait une version à base de haricots blancs, appellée shiroan (shiro signifie blanc en japonais #laminuteculture), et que les Coréens utilisent eux aussi les pâtes de haricots blancs et rouges dans leurs pâtisseries. Et si vous avez déjà mangé des perles de coco en restaurant asiatique, sachez que la farce est faite avec du soja jaune, qui est lui aussi une légumineuse ! Donc finalement, mettre des haricots dans un dessert, ce n'est pas si loufoque!


J'ai donc imaginé une tarte aux fruits rouges, l'un de mes desserts préférés en été, avec une pseudo crème pâtissière à base de purée de haricots. Comme mon colis contenait également du chocolat, j'ai opté pour une crème façon straciatella, mais vous pouvez l'aromatiser de plein d'autres façons : avec de l'extrait d'amandes amères, du zeste de citron, du cacao, du thé matcha, ... Tout est possible, car la crème de haricots a un goût neutre et doux qui peut se marier avec de nombreuses saveurs différentes. Le résultat est vraiment bluffant, si vous voulez épater vos invités après leur avoir fait manger une mousse au chocolat au jus de pois chiches, servez-leur cette tarte et mettez-les au défi de trouver l'ingrédient secret, je vous promets qu'ils ne devineront pas!



Tarte straciatella aux fruits rouges {végétalien, option sans gluten, option sans soja, option sans noix}
Pour une tarte :
- 175 g de haricots lingots Vivien Paille (poids sec)
- 75 g de sucre blond
- environ 6 cs de lait végétal de votre choix (j'ai utilisé du lait d'amandes)
- 50 g de chocolat noir
- 1 gousse de vanille
- 1 pâte brisée ou sablée, maison ou du commerce (sans gluten si besoin)
- assortiment de fruits rouges

La veille, mettre les haricots à tremper.

Les égoutter et les rincer, et les mettre dans une casserole ou cocotte minute avec 60 cl d'eau, 75 g de sucre et la gousse de vanille fendue en deux et grattée.

Porter à ébullition et faire cuire 1h30 à 2h, les haricots doivent être très tendres et il ne doit rester qu'un tiers du liquide de cuisson. À la cocotte minute, faites cuire 40 min à partir du moment où la vapeur s'échappe. Retirer la gousse de vanille et laisser refroidir totalement.

Mixer les haricots avec le liquide de cuisson restant pour obtenir une crème onctueuse. Ajouter du lait végétal pour détendre la crème, elle doit avoir la consistance d'une crème pâtissière. J'ai rajouté 6 cs de lait mais la quantité peut dépendre de vos haricots et de la quantité d'eau de cuisson restante.

Hacher le chocolat noir et l'incorporer à la crème.

Faire cuire la pâte à tarte à blanc et laisser refroidir.

Y verser la crème de haricots, et recouvrir avec les fruits rouges.

Déguster et observer le regard intrigué de vos invités quand vous révélez l'ingrédient secret ;)

This pie has a secret ingredients that I dare you to guess... It's white beans! It might seem weird, but Japanese and Korean people have been making sweet red and white bean paste for ages to be used in desserts such as stuffed pancakes or mochi. You'll also meet plenty of red beans brownie or cookie dough houmous on the Internet. So putting legumes/pulses in sweets isn't so strange, after all! Here, I made a sweet white bean paste that I flavoured with chopped chocolate to make a straciatella cream, and used it as a base for a berry pie. But as the flavour of the cream is pretty sweet and neutral, you could also flavour it with bitter almond extract, lemon zest, caco powder, matcha...


Vegan straciatella berry pie {vegan, gluten-free option, soy-free option, nut-free option}
Yields 1 pie :
- 175 g dried white beans
- 75 g sugar
- 1 vanilla bean
- about 6 tbsp plant-based milk of your choice (I used almond)
-50 g dark chocolate
- 1 pie crust, homemade or storebought (use GF a needed)
- berries of your choice

The day before, soak the white beans in unsalted water. 

Drain and rinse, the place in a pot with 60 ml water and the sugar. Slice the vanilla bean in half, scrape the seeds and add to the pot, then add the scapped vanilla bean as well. Bring to a boil and cook for 1h30 to 2 hours, until very soft. Alternatively, you could use a pressure cooker and cook for 40 minutes from the moment the steam comes out. Let cool completely.

Remove the vanilla bean and blend the beans and cooking liquid into a smooth paste. Stir in the milk. Add as much as needed to get the consistency of custard. I used 6 tbsp but you might need more or less depending on your beans and the amount of remaining cooking water.

Finely chop the chocolate and add to the cream.

Roll the crust into a pie pan and bake blind, until golden and crispy. Let cool.

Spread the cream into the pie crust and top with berries.

Serve and be amazed ;)

mardi 10 juillet 2018

Nouveau nom pour une même vie!

Vous avez dû le remarquer, mon blog à changé de nom il y a quelques jours. J'en avais assez de me traîner un nom à rallonge, que j'avais choisi un peu sur un coup de tête au début.

J'ai donc opté pour un pseudonyme que vous devez déjà connaître si vous me suivez sur Instagram (et si c'est pas le cas... Vous attendez quoi? :P) : Crazy Green Fruits, parce qu'ici, on parle cuisine végétale (--> d'où les fruits, avouez que ça sonne mieux que Crazy Green Vegetables), de saison (le côté "green", dans le sens écolo du terme), et avec une touche de folie (vous me croyez pas? Attendez donc mon prochain article!) (Si ça c'est pas du teasing...).

Je n'en ai pas modifié l'adresse pour l'instant, donc pas besoin de la mettre à jour dans vos favoris (car je suis sûre qu'elle y est :p). Quant au contenu, il ne changera pas non plus, je continuerai à vous proposer de la cuisine végétale mettant en avant le chou... Eeeuh je voulais dire les légumes de saison, avec des saveurs inspirées des cuisines du monde, de mes voyages, de mon enfance, et de tout ce qui me passe par la tête! Alors, vous restez à bord? ;)

jeudi 5 juillet 2018

Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé, sauce a la carotte // Spinach and smoked tofu stuffed conchiglionis with carrot sauce

J'ai un ami hyper malchanceux. Je ne sais pas ce qu'il a fait dans une vie antérieure pour mériter ça, mais il lui arrive toujours des trucs incroyables. Le bon côté de la chose, c'est qu'il a toujours plein d'aventures complètement dingues à nous raconter, et qu'on rigole bien tous ensemble face à ses récits abracadabrants! Heureusement, son karma essaie de se rattraper un peu par moments, et il lui arrive d'avoir des coups de chance bien mérités.


Une fois, il a gagné un séjour à Barcelone, avec billets de train et hôtel payés pour 2 personnes. Comme il ne savait pas vraiment avec qui y aller, et que, de plus, il est d'une gentillesse hors du commun (vraiment, c'est à se demander pourquoi la malchance s'acharne sur lui, il ne le mérite absolument pas!), il a proposé de nous offrir son lot, pour que chéri et moi passions un weekend à deux dans la capitale de la Catalogne. On a refusé ce deal, ou disons plutôt qu'on lui en a proposé un différent : prendre un troisième billet de train et magouiller avec l'hôtel pour pouvoir profiter tous les trois du séjour !


Au cours du weekend, on est tombés sur un resto végéta*ien, le Vegetalia, qui proposait ce jour-là des raviolis au tofu fumé et kale avec une sauce aux carottes. On avait tous les trois choisi ce plat et on l'avait beaucoup apprécié, donc je m'étais dit que j'allais le reproduire chez moi. Comme je suis parfois lente a la détente, j'ai gardé l'idée dans un coin de ma tête pendant pas loin de 3 ans (notre séjour a en effet eu lieu lors du weekend de la Toussaint en 2015!) avant de passer enfin à l'action ! Vous n'imaginez pas combien je suis contente de vous proposer cette recette aujourd'hui, après tout ce temps à y songer!


Pour simplifier un peu la préparation, j'ai opté pour des conchiglioni à farcir, mais si vous êtes motivés vous pouvez bien entendu vous lancer dans la confection de raviolis ! Pour la farce, vous pouvez utiliser différents légumes : épinards, kale, mais aussi feuilles de blettes, fanes de radis ou de betteraves (ou même de navets mais moi je les trouve très amères donc melangez-les à autre chose).


Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé {végétalien, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 250 g de conchiglioni
- 300 g d'épinards (ou kale, feuilles de blettes, fanes de betteraves ou de radis)
- 75 à 100 g de tofu fumé
- 1 grosse échalote
- 1 gousse d'ail
- 200 g de carottes
- 20 cl de lait végétal
- 10 cl de bouillon de légumes
- sel, poivre, muscade au goût
- huile végétale

Faire blanchir les épinards grossièrement hachés dans un grand volume d'eau pendant 3 minutes. Égoutter et essorer pour retirer l'excédent d'eau. Hacher finement.
Émincer l'ail et l'échalote. Faire dorer quelques minutes dans un peu d'huile, puis ajouter les épinards et bien mélanger.

Émietter le tofu et ajouter aux épinards. Assaisonner au goût avec sel, poivre et muscade et cuire quelques minutes supplémentaires. Réserver. La farce peut être préparée quelques jours à l'avance et conservée au frigo.

Faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet. Égoutter et réserver.

Découper les carottes en rondelles de 2 mm d'épaisseur et mettre dans une petite casserole avec 10 cl de lait végétal et 10 cl de bouillon de légumes. Faire cuire à l'étouffée jusqu'à ce que les carottes soient tendres. Ajouter le reste de lait végétal et mixer le contenu de la casserole pour obtenir une sauce lisse. Assaisonner de sel et poivre au goût. Ajouter de l'eau ou du lait végétal au besoin selon la texture désirée.

Quand les pâtes sont suffisamment tièdes pour être manipulées, les farcir d'une cuillerée de farce.
Verser la sauce dans une poêle suffisamment grande pour contenir les conchiglioni. Déposer les pâtes farcies par dessus et réchauffer à feu moyen, à couvert. Servir les conchiglioni nappés de sauce.


This dish is inspired by a plate of raviolis I ate in Barcelona (at Vegetalia) about 3 years ago. I've been clinging to the idea of recreating them even since and I'm so glad I finally did ! I used conchiglioni to simplify the recipe but if you want to make raviolis instead, just go ahead ;)

Spinach and smoked tofu stuffed conchiglioni with carrot sauce {vegan, nut-free}
Serves 4 :
- 250 g dried conchiglioni pasta
- 300 g spinach (or kale, Swiss chard leaves, radish or beet greens, or even turnips green but I think that they have a bitter taste so I'd rather mix them with other greens)
- 75 to 100 g smoked tofu
- 1 big shallot
- 1 garlic clove
- 200 g carrots
- 20 cl unsweetened plant-based milk
- 10 cl vegetable broth
- salt, pepper, grated nutmeg to taste
- olive oil

Clean the greens, chop coarsely and blanch in boiling water for 3 minutes. Drain and squeeze to remove excess water. Chop finely.

Heat about 1 tbsp olive oil in a pan and add the peeled and minced shallot and garlic clove. Cook on medium heat until the shallot becomes translucent, then add the chopped greens. Stir well.

Add in the crumbled tofu, season to taste with salt, pepper and nutmeg. Toss well and remove from fire. The stuffing can be made several days ahead and kept in the fridge.

Cook the pasta according to the package instructions. Drain and leave to cool.

Scrub the carrots, slice in coins (2 mm thick) and place in a small saucepan with 10 cl milk and 10 cl broth. Cover and cook on medium-low heat until the carrots are soft. Blend into a sauce with the remaining milk. Season to taste with salt and pepper. You can add more liquid to the sauce if it's too thick to your taste.

When the conchiglioni are cool enough to handle, stuff them with a spoonful of stuffing.

Pour the carrot sauce into a pan big enough to fit all the conchiglioni. Place the stuffed conchiglioni on top of the sauce, cover and heat on medium heat until everything is warm. Serve the conchiglioni with sauce spreaded on top.

Kalam polo shirazi : riz iranien au chou rave et aux herbes // Kalam polo shirazi : iranian rice casserole with kohlrabi and herbs

Hééé, mais oui, voilà que pour ma première recette de l'été, le chou est de retour! Vous vous y attendez pas à celle-là hein? À vrai dire, moi non plus... Après plusieurs mois à en bouffer à toutes les sauces, grâce à nos paniers AMAP qui nous fournissaient copieusement, j'ai accueilli les légumes de printemps avec soulagement. Enfin, on allait pouvoir passer à autre chose ! J'ai compris à ce moment-là pourquoi les Allemands et les Alsaciens appréciaient autant les asperges, au point de placarder des panneaux annonçant leur arrivée sur les devantures de restaurants, de supermarchés, sur le bord de la route, et d'en vendre à peu près partout. Un véritable culte! Il faut dire que quand vous mangez du chou de novembre à avril, et qu'un autre légume débarque enfin sur le marché, vous l'accueillez comme le messie et vous en mangez des kilos comme si votre vie en dépendait, au cas où ce soit un rêve et que vous vous réveilliez soudain devant un plat de choucroute !


On a donc passé quelques semaines sans le moindre crucifère dans notre panier, et plus l'été approchait, plus le souvenir des kilos de chou ingurgités au cours de l'hiver s'éloignait (même s'il me reste encore l'équivalent d'un spécimen et demi au congélateur...). Sauf que... J'ignorais qu'il existait du chou de printemps ! Et notre AMAP s'est fait une joie de nous en refiler, c'est à croire qu'après deux mois de sevrage, les Alsaciens ont à nouveau besoin de leur dose de choucroute... On s'est donc retrouvés avec du chou pointu sur les bras, mais aussi au chou rave, LE légume alien par excellence. Et autant le chou pointu, j'ai désormais plein d'idées pour le préparer après l'entrainement intensif de cet hiver, pour le chou rave, je sèche... À part la soupe (plat qui ne me fait absolument pas envie en ce moment) ou la salade (mais on est d'accord que c'est clairement pas la bonne solution pour se farcir 3 kg de chou rave), je n'ai absolument aucune idée de ce qu'on peut faire avec ce légume. J'ai testé cette recette de pizza, ainsi que des frites et des rostis en mélange avec des pommes de terre, et j'ai réalisé un truc : le chou rave cuit, c'est pas ce que je préfère... Pourtant j'avais mangé une délicieuse soupe en Allemagne, au goût très doux, mais là je ne retrouve pas du tout cette saveur. On est entre le chou et le navet, et comme je déteste ce dernier, vous imaginez bien que je suis bien embêtée avec mes choux raves...


Ma solution dans ce genre de cas, c'est de miser sur les cuisines du monde, et en particulier celles qui utilisent plein d'épices, histoire de planquer un peu les machins que j'aime pas trop au milieu d'autres saveurs. Sauf que je ne savais absolument pas quels pays cuisinent le chou rave. Et puis je suis tombée sur la recette que je vous propose aujourd'hui, complètement par hasard. En fait, c'est en cherchant une recette de kimchi de radis (là aussi, on en a eu la dose!) que je suis tombée sur ce post donnant des idées pour cuisiner le chou. Or, comme je disais plus haut, il m'en reste encore un et demi au congélateur donc je me suis dit que toute nouvelle recette était bonne à prendre. C'est ainsi que j'ai découvert l'existence du kalam polo, un plat Iranien à base de riz, de chou et de boulettes ou de morceaux de viande. J'étais déjà très contente d'avoir un nouveau moyen d'écouler un peu de notre nouveau légume préféré (ahem...), mais alors quand j'ai découvert qu'il existait des variantes à base de chou rave, j'ai fait une petite danse de la joie! Enfin, j'allais pouvoir me débarrasser de la bête! Comme je n'ai trouvé aucune version française (et végane!) de cette recette, j'ai décidé de faire un post ici! D'après mes recherches, il existe deux façons de préparer le kalam polo : une avec une garniture parfumée à la tomate et aux épices, l'autre aux herbes (basilic, aneth et estragon ou sariette, parfois persil, j'ai choisi d'utiliser ce dernier car je ne trouvais pas les autres), cette dernière étant systématiquement employée dans les recettes à base de chou rave. Je testerai donc la version à la tomate avec du chou blanc une autre fois (et vous n'échapperez probablement pas à la recette ;) )


Pour véganiser ce plat, j'ai simplement utilisé du seitan à la place de la viande. J'avais d'abord imaginé faire des boulettes de protéines de soja texturées, mais je n'en avais plus, alors je me suis rabattue sur le seitan. J'en fais très rarement, et mon taux de réussite est variable, donc j'avoue que j'avais un peu peur de choisir cette option. Mais j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai appliqué plusieurs conseils lus à droite à gauche, à savoir : bien pétrir la pâte, ne pas faire bouillir l'eau de cuisson mais la laisser tout juste frémir, cuire longuement et laisser le seitan cuit reposer 24h dans son bouillon avant utilisation. Et ce fut une vraie réussite, mon seitan était moelleux sans être spongieux, et bien parfumé, je pense avoir surmonté mes peurs ;) Comme c'est quand même assez long à faire, ce serait dommage d'en préparer une petite quantité juste pour cette recette, donc je vous donne le double des proportions. (bon OK j'avoue, en vrai j'ai vu trop gros quand j'ai testé la recette, mais j'étais bien contente d'avoir du rab!) Vous pouvez conserver le reste de seitan pendant une semaine au frigo dans son bouillon, ou bien le congeler égoutté. Pour vous donner des exemples d'utilisation avec le reste, j'en ai fait une partie façon kebab (coupé en petites lamelles, marinées dans un mélange d'huile d'olive, cumin, coriandre en poudre, paprika et poivre puis sautées à la poêle et mangées en sandwich avec des crudités et une sauce blanche), et une autre à la crème et à la moutarde. Ou, bien sûr, vous pouvez faire une seconde portion de ce plat, si vous être fan de chou rave ;)


Kalam polo shirazi - cocotte de riz Iranienne au chou rave et herbes fraîches {végétalien, sans noix, option sans soja}
Seitan :
- 150 g de gluten
- 30 g de poudre d'amandes
- 1 cs de levure maltée
- 1/2 oignon
- 1/2 cc de curcuma
- 1/4 cc de poivre
- 1/2 cc d'ail moulu
- 160 ml d'eau chaude
- 2 cs de sauce soja (ou 1 cs de poudre de bouillon de légumes)
Bouillon de cuisson :
- 1,5 l d'eau
- 1 cs de bouillon de légumes en poudre ou 1 cube (ou directement 1.5 l de bouillon de légumes maison)
- 1 cs de miso brun (ou 1/2 cc de sel)
Cocotte de riz :
- 250 g de riz long
- 1 chou rave d'environ 500 g
- 1/4 cc de curcuma
- le jus d'un demi citron
- 2 à 3 cs de basilic frais haché
- 2 à 3 cs de persil frais haché (ou d'estragon ou de sariette)
- 1 cc d'aneth séché ou 1 cs d'aneth frais haché
- 1 pincée de filaments de safran
- huile d'olive
- sel et poivre
Pour servir : yaourt nature, pickles ou légumes lactofermentés

La veille, préparer le seitan : mélanger tous les ingrédients secs dans un saladier. Mélanger les ingrédients humides dans un verre à bec verseur. Râper l'oignon et l'ajouter aux ingrédients humides. Verser progressivement les ingrédients humides dans le saladier, en mélangeant à la fourchette pour bien incorporer. Quand la pâte devient trop élastique pour être mélangée à la fourchette, pétrir à la main jusqu'à obtenir une boule homogène.

Déposer le seitan sur un plan de travail et pétrir pendant une dizaine de minutes.
Mélanger les ingrédients du bouillon de cuisson et porter à ébullition. Réduire le feu pour que le bouillon de cuisson frémisse.

Découper le seitan en petits morceaux de la taille d'une cerise et les plonger dans le bouillon de cuisson. (Vous pouvez essayer de former des boulettes pour être plus fidèle à la recette originale mais le seitan garde rarement sa forme s'il n'est pas contraint dans un film étirable ou tissu. Mes boulettes ont pris des formes totalement biscornues à la cuisson mais ça ne change évidemment rien au goût !)
Laisser cuire 1h à 1h30 à frémissement, puis laisser refroidir le seitan dans son bouillon pendant 24h.

Le lendemain, mettre le riz à tremper dans de l'eau salée pendant 1h.

Mettre les filaments de safran dans un verre et verser 10 cl d'eau chaude par dessus. Laisser infuser.
Peler le chou rave et le découper en frites.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle et y faire revenir le chou rave avec le curcuma et un peu de sel. Quand il commence à s'attendrir et à dorer, ajouter le jus de citron. Poursuivre la cuisson jusqu'à ce que le chou soit tendre.

Prélever environ la moitié du seitan (le reste de garde 1 semaine au frigo dans son bouillon, ou plusieurs mois au congélateur, égoutté) et la faire revenir dans un peu d'huile, jusqu'à ce que les morceaux soient dorés.

Porter une casserole d'eau non salée à ébullition. Égoutter le riz et le verser dans la casserole. Cuire 7 minutes et égoutter. Le riz doit être al dente.

Replacer la casserole vide sur le feu. Y verser 1 cs d'huile, puis repartir la moitié du riz dans le fond de la casserole, ajouter le tiers des bâtonnets de chou rave, le seitan et les herbes fraîches, puis recouvrir du reste de chou rave, et à nouveau de riz. Ajouter à nouveau une cuillère à soupe d'huile sur le dessus et verser l'infusion de safran dans la casserole.

Recouvrir la casserole d'un torchon propre, poser le couvercle par dessus, et laisser cuire 20 minutes à feu très doux. Mélanger et servir, accompagné de yaourt et de légumes lactofermentés si vous le souhaitez.


Vegan kalam polo shirazi - Iranian rice casserole with kohlrabi {vegan, nut-free, soy-free option}
Seitan : (makes extra, see notes)
- 150 g gluten powder
- 30 g almond flour
- 1 tbsp nutritional yeast
- 1/2 onion
- 1/2 tsp turmeric powder
- 1/4 tsp freshly cracked black pepper
- 1/2 tsp garlic powder
- 160 ml warm water
- 2 tbsp soy sauce (or 1 tbsp vegetable broth powder)
Broth :
- 1.5 l water
- 1 tsp vegetable broth powder ou 1 cube (or directly 1.5l vegetable broth)
- 1 tbsp barley miso paste (or 1/2 tsp salt)
Rice casserole :
- 250 g long grain rice
- 1 kohlrabi (approx. 500g)
- 1/4 tsp turmeric powder
- the juice of 1/2 lemon
- 2 to 3 tbsp fresh basil, chopped
- 2 to 3 tsp fresh parsley, chopped (or taragon or savory, I couldn't find any of them)
- 1 tsp dried dill or 1 tbsp fresh
- 1 pinch saffron threads
- olive oil
- salt and pepper
To serve : unflavoured soy yoghurt, pickles or lactofermented vegetables

The day before, make the seitan : combine all the dried ingerdients in a wide bowl. Combine wet ingredients in a jar. Grate the onion and add to the wet ingredients.

Gradually add the wet ingredients into the dried, stirring with a fork to incorporate, then keand for about 10 minutes.

Combine the ingredients for the broth in a saucepan. Bring to a boil, then reduce to a simmer. 

Cut the seitan in pieces the size of a cherry. You can try to form balls with them but they probably won't hold their shape while cooking, at least mine didn't. Put the seitan pieces into the broth and simmer for 1 to 1.5 hour. Let the seitan rest in its broth overnight before using.

The next day, soak your rice for 1 hour into cold salted water. Grind the saffron threads, place in a glass and cover with 10 cl hot water.

Meanwhile, peel the kohlrabi and cut into fries. Heat 1 tbsp oil in a pan and cook the kohlrabi fries on medium heat, flipping regularly. Season with turmeric powder. When the fries start to soften and to brown on the sides, add the lemon juice. Continue to cook until soft. Reserve into a plate.

In the same pan, heat 1 tbsp oil and sauté half oh the drained seitan until golden.

Bring a pot of unsalted water to a boil. Add the draine rice and cook for 7 minutes, then drain. The rice should be slightly undercooked.

Wipe the pot and place back on low heat. Add 1 tbsp oil, then spread half the rice in the bottom. Cover with most of the kohlrabi fries, the seitan, the herbs, then the remaining kohlrabi fries, and spread the remaining rice on top. Drizzle with another tbsp oil, then with the saffron water.

Place a towel on top of the pot, then place the lid on and cook on low heat for 20 minutes.

Stir and serve with yoghurt and pickles or lactofermented veggies.

Notes : Because seitan is quite time consuming to make, I doubled the quantities so that you can have leftovers. You can store them up until 1 week in its broth in the fridge or several months in the freezer, drained. Here is how I used my leftovers : half was made into kebab "meat" by marinating it in oil, cumin, coriander, paprika, onion powder and pepper, then sauteed and served into a sandwich with crudités and yoghurt sauce. The other half was sauteed and served with a vegetable cream and mustard sauce, with a side of rice.

mardi 5 juin 2018

Tiramisu végane au citron (+ version mojito) // Vegan lemon tiramisu (+ mojito variation)

Aaaah, le voilà ENFIN, cet article que j'aurais dû publier il y a deux semaines! Entre la disparition de la quasi-totalité de mon texte, et la semaine chargée que je viens de passer (aussi bien niveau perso que boulot!) et qui ne m'a pas laissée une seconde pour bloguer, j'ai bien cru que cette recette ne verrait jamais le jour! Mais non, cette fois-ci, c'est la bonne! Après avoir perdu les 3/4 de mon article, j'avoue que j'ai longtemps hésité à vous dire : "j'ai la flemme de tout réécrire, alors je vous laisse avec les photos et la recette, ciao!". Puis je me suis dit que j'allais quand même faire un tout petit plus d'efforts. Mais pas beaucoup hein ;) à vrai dire, le premier jet de mon texte était trop long et trop emberlificoté (comme bon nombre de mes articles, en fait ^^) donc ce n'est pas si mal qu'il ait disparu, et je vais essayer de ne pas retomber dans ce travers avec ma seconde version !





L'idée de ce tiramisu m'est venue il y a quelques semaines, quand la météo s'est montrée particulièrement estivale pour un mois d'avril. (Elle s'est bien rattrappée depuis en nous offrant un mois de mai plus proche d'un mois de mars qu'autre chose...) Des collègues de chéri nous avaient invités à une journée barbecue/jeux de société/jaccuzzi (#journeeparfaite) et j'avais proposé d'amener des brochettes de tofu, ainsi qu'un dessert, car je sais que c'est souvent ce qu'il y a de plus difficile pour les gens qui ne cuisinent pas végane : comment faire un gâteau sans oeufs ni beurre? J'avais envie de quelque chose de frais et léger, et parmi toutes les options qui me sont venues en tête, il y avait le tiramisu. Je sais, vous allez peut-être me dire que pour la légèreté, on repassera hein! Il s'agirait d'un tiramisu classique, je serais d'accord avec vous. Mais la version végane s'avère être beaucoup plus digeste et beaucoup moins grasse, comme souvent avec la pâtisserie végétale (enfin, sauf pour la pâtisserie crue qui utilise une demi-tonne de noix de cajou par gâteau...)


L'idée du tiramisu me plaisait bien, mais j'avais envie de quelque chose d'encore plus estival. J'ai donc songé à lui donner une petite saveur acidulée en le parfumant au citron (même si je sais pertinemment qu'en réalité, les agrumes sont des fruits d'hiver chez nous, mais bon...). J'ai donc combiné et adapté plusieurs recettes pour arriver au résultat que je souhaitais : la genoise de Délia (d'ailleurs j'aurais bien envie de tester sa recette de fraisier maintenant que la saison des fraises est là en Alsace !), le tiramisu à l'aquafaba tiré du livre de Sébastien Kardinal et Laura Veganpower, et enfin cette recette de tiramisu au citron classique pour savoir comment parfumer mon dessert.





Le résultat s'est avéré tout à fait conforme à mes espérances et a beaucoup plu à nos hôtes. Ou alors ils ont très bien fait semblant hein ^^ Depuis, j'en ai refait pour un autre repas chez d'autres collègues de chéri, et là encore le succès fut au rendez-vous, et sans aucun doute cette fois! Je pense donc faire de cette recette THE dessert que j'amènerai lorsque je serai invitée quelque part, à moins que mes hôtes n'aiment pas le citron, évidemment!


Tiramisu végane au citron {végétalien}
Pour 6 personnes :
Génoise :
- 80 g de farine de blé
- 20 g de poudre d'amandes
- 1/2 cc de levure chimique
- 40 g de sucre
- 100 ml de lait végétal non sucré
- 40 ml d'huile d'olive
- 1/4 cc de vanille liquide (ou une bonne pincée de vanille en poudre)
Sirop :
- 100 ml de jus de citron (2 à 4 citrons selon la taille)
- 4 à 6 cc de sucre blond de canne
- 1 cs de limoncello (optionnel)
Crème :
- 400 g de tofu soyeux
- 75 g de purée d'amande blanche ou de cajou
- 100 g de sucre blond
- le zeste d'un citron
- 80 g d'aquafaba
- 2.5 ml de vinaigre de cidre
- 80 g de sucre glace
- 2 g de crème de tartre (optionnel)
Pour décorer : noix de coco râpée, poudre de pistache, zeste de citron

Préparer la génoise : mélanger les ingrédients secs dans un saladier. Ajouter progressivement les ingrédients humides. Verser dans un plat huilé (la pâte doit s'étaler sur environ 1 cm d'épaisseur) et enfourner 15 à 20 minutes à 180°C, jusqu'à ce que les bords commencent à dorer. Laisser refroidir totalement avant de démouler.

Mélanger le jus de citron avec 4 cc de sucre et le limoncello. Ajouter plus de sucre si besoin, selon votre goût et l'acidité des citrons.

Mixer le tofu soyeux avec la purée d'amande ou de cajou, le sucre blond et le zeste de citron.

Mettre l'aquafaba, le vinaigre et la crème de tartre dans un saladier et battre à pleine puissance à l'aide d'un robot. Quand le mélange commence à bien monter en neige, ajouter le sucre glace petit à petit tout en continuant de mélanger. Continuer à battre jusqu'à obtenir des blancs bien serrés qui collent au fouet.

Incorporer délicatement les blancs dans le tofu soyeux, en mélangeant de haut en bas à l'aide d'une maryse, toujours dans le même sens.

Découper la génoise aux dimensions de votre ou vos contenant(s). Plonger les morceaux de génoise dans le sirop de citron, les disposer au fond de votre ou vos contenant(s), recouvrir de crème au citron, puis déposer une seconde couche de génoise imbibée de sirop de citron et terminer avec une couche de crème au citron.

Décorer avec de la noix de coco râpée, de la poudre de pistache ou des zestes de citron, et placer au frais pour 8h minimum. Je trouve que le tiramisu est meilleur le surlendemain de sa préparation car la crème s'est aérée et le biscuit est bien ramolli. Servir bien frais.

Variante mojito : remplacer le citron par du citron vert (utiliser le zeste d'un citron et demi ou deux pour la crème), le limoncello par du rhum, et ajouter quelques feuilles de menthe fraîche hachée dans la crème (ou bien en décoration sur le dessus, juste avant de servir).






Vegan lemon tiramisu {vegan}
Serves 6 :
For the biscuit :
- 80 g all purpose flour
- 20 g almond flour
- 40 g light cane sugar
- 1/2 tsp baking powder
- 100 ml unsweetened plant milk
- 40 ml olive oil
- 1/4 tsp vanilla extract or a good pinch vanilla powder
For dipping :
- 100 ml (1/2 cup) freshly squeezed lemon juice (from 2 to 4 lemons depending on the size)
- 4 to 6 tsp light cane sugar
- 1 tbsp limoncello (optional)
For the cream :
- 400 g silken tofu
- 75 g white almond or cashew butter
- 100 g light cane sugar
- zest of 1 organic lemon
- 80 g aquafaba
- 1.5 ml apple cider vinegar
- 2 g cream of tartar (optional)
- 80 g icing sugar
For decorating : shredded coconut, cruched pistachios, lemon zest, fresh herbes, ...

Make the bicuit : whisk all the dry ingredients in a wide bowl. Gradually mix the dry ingredients in. Pour into a greased baking tin (the batter should spread out over a thickness of 1 cm). Bake for 15 to 20 min at 180°C, or until the edges start to bron. Let cool completely before cutting.

Make the syrup : whisk the lemon juice with the limoncello and 4 tbsp sugar. Add more sugar if needed, the quantity will depend on your taste and the tartness of your lemons.

Make the cream : blend together the tofu, cane sugar, almond or cashew butter and lemon zest.

Put the aquafaba, vinegar and cream of tartar in a wide bowl or in the bowl of a food processor. Whisk until it starts to foam like egg whites. Gradually add th icing sugar, still whisking, until you get a frosty and sticky meringue.

Carefully mix the meringue into the tofu cream, using a rubber spatula and making circular motions, fron top to bottom, always in the same direction.

Cut the biscuit to fit the size of your serving dish(es). Dip it into the syrup, arrange half of it in the bottom of your dish(es) in a sigle layer. Top with half of the cream, them add the other half of the dipped biscuit, and pour in the remaining cream. Refrigerate for at least 8 hours. Decorate with shredded coconut, crushed pistachios or lemon zest before serving. I personally prefer to serve this tiramisu after a full day of rest, because the biscuit is softer and the cream airier. Keeps in the fridge for 3 days.

Mojito variation : replace the lemons with lime : use the zest of 1.5 to 2 limes in the cream. You might also need more for the syrup. Use rhum in place of the limoncello. Add fresh chopped mint to the cream, or sprinkle on top of the tiramisu before serving.

jeudi 24 mai 2018

Salade de pâtes, radis et roquette // Pasta, radish and arugula salad

Voici une recette que je n'avais pas du tout prévu de publier ici. Non, cette semaine, j'aurais dû vous poster mon tiramisu au citron. Mais deux choses se sont mises en travers de mon chemin : mon PC qui a passé 2 soirées à se mettre à jour, retardant ainsi la date de publication prévue, et mon application Blogger, qui a mal synchronisé avec mon PC, me faisant perdre les 3/4 de mon article que j'avais mis des heures à rédiger (la faute à une inspiration fluctuante). Face à la disparition de la plupart de mon texte, je vous avoue que j'ai eu sérieusement les chocoboules et que je n'ai pas trouvé la motivation de tout recommencer. Mais rassurez-vous, je m'y mets à nouveau ce weekend et le post sera prêt pour la semaine prochaine !



Je n'avais pas spécialement prévu de plan B car je suis en flux tendu sur mes articles en ce moment, et puis, quelques jours plus tôt, j'ai improvisé une petite salade de pâtes pour le bento de chéri. Après avoir été inondés de chou à l'AMAP, nous croulons à présent sous les asperges, les radis, la salade et la roquette. Si je n'ai aucun problème pour écouler les premières en variant les recettes, pour les trois autres, c'est un peu plus compliqué. Je me contente bien souvent de les manger en accompagnement, avec un peu de vinaigrette, tout en sachant dans un coin de ma tête que je pourrais faire un peu mieux que ça. C'est donc de cette volonté de faire quelque chose de différent qu'un  simple mélange de crudités que cette salade est née. En la goûtant, je l'ai trouvée très sympathique, mais je ne pensais pas pouvoir la prendre en photo puisque la nuit était déjà tombée au moment où je l'ai préparée, et je pensais qu'elle serait mangée le lendemain midi. Sauf que chéri a finalement décidé d'emporter autre chose pour son déjeuner, me laissant donc la liberté d'immortaliser cette salade.


Ce n'est certes pas une recette révolutionnaire qui va changer la face de la blogosphère culinaire, je vous l'accorde, mais après tout, il n'y a pas de raison que l'on réserve les blogs à des recettes hyper complexes et élaborées. En tout cas, ce n'est pas ce que je souhaite pour le mien, au contraire j'ai de plus en plus envie qu'il reflète ce que je mange réellement, et, comme beaucoup de monde, je n'ai pas toujours le temps, l'envie et les ingrédients pour me lancer dans de la grande cuisine. Et puis, pour moi qui suis habituellement une monomaniaque de la salade de pâtes, cette recette constitue quand même une petite révolution ;)


Dernier argument en faveur de cette recette : la saison des pique-niques et des barbecues approche à grand pas, et elle fera un très bon accompagnement pour vos grillades (en ce qui me concerne, je MEURS d'envie de tester ces saucisses de haricots !) en attendant de pouvoir faire du taboulé !


Salade de pâtes, radis et roquette {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal :
- 100 g de pâtes de type langue d'oiseau
- une demi-douzaine de radis
- une petite poignée de roquette
- les tiges vertes d'un petit oignon nouveau ou quelques brins de ciboulette
- 1 cs de graines de pavot
- 1 cs de mayonnaise végane (j'ai utilisé de la mayonnaise à l'aquafaba faite maison)
- zeste et jus de citron, au goût
- huile d'olive

Faire cuire les pâtes en suivant les instructions du paquet. Égoutter, verser dans un saladier et arroser d'un filet d'huile d'olive (ou autre huile de votre choix) pour ne pas qu'elles collent. Laisser refroidir.

Trancher finement les radis, hacher grossièrement la roquette, émincer l'oignon nouveau ou la ciboulette. Ajouter aux pâtes froides avec les graines de pavot et la mayonnaise et mélanger.

Assaisonner de zeste de citron au goût.

Au moment de servir, ajouter du jus de citron au goût (si vous le mettez en avance, cela aura tendance à ramollir la roquette). Cette salade se conserve 2 à 3 jours au frais.



Pasta, radish and arugula salad {vegan, soy-free, nut-free}
Serves 2 as a main :
- 100 g orzo pasta
- about 6 to 10 radishes, depending on size
- a small handful arugula
- a few chives stalks
- 1 tbsp poppy seeds
- 1 tbsp vegan mayonnaise (I used homemade aquafaba mayonnaise)
- lemon zest and juice to taste
- olive oil

Cook the pasta according to the instructions on the package. Drain, put in a wide bowl, drizzle with a bit of olive oil (or another oil of your choice) and stir, so that they don't stick together. Let cool.

Finely slice the radishes, coarsely chop the arugula, mince the chives. Put in the bowl with the cooled pasta along with poppy seeds and mayonnaise. Toss well and season with lemon zest to taste.

Before serving, season with lemon juice to taste (if you put it in the salad long before serving, it will "cook" the arugula and you don't want to eat some soggy salad).

This salad keeps in the fridge for 2 or 3 days.

mercredi 16 mai 2018

Gratin de gnocchis à l'ail des ours et aux asperges // Wild garlic-flavoured gnocchis and asparagus casserole

Ces derniers jours, on se coltine une météo pourrie, digne d'un mois de mars. Après plusieurs weekends aux températures estivales, ça pique de ressortir le manteau et le parapluie... Je vous laisse imaginer à quel point je suis contente d'avoir fait un pichet entier d'infusion glacée samedi dernier en me disant qu'elle nous aiderait à supporter la chaleur, pour me réveiller face à la pluie dimanche matin (et tous les autres jours qui ont suivi depuis...).





Du coup, on s'est consolés en préparant un plat bien réconfortant : un gratin de gnocchis. Eh oui, vous ne connaissez pas le proverbe "Météo pourrie... Météo à gnocchis!"? (Comment ça, je viens de l'inventer pour justifier mon envie de gnocchis? Mais pas du tout!). Sauf qu'on a quand même mis une bonne touche de printemps dedans, histoire de pas se laisser abattre non plus! On a donc parfumé nos gnocchis à l'ail des ours (on a profité des jours fériés pour aller en ramasser une dernière fois, en faire du pesto et le congeler pour en avoir à disposition toute l'année!), et ajouté des tiges d'asperges blanches (les pointes ayant été cuisinées en risotto quelques jours plus tôt). Si on les épluche bien et qu'on les coupe en petits tronçons, je vous garantis que vous n'aurez pas de problème de filaments! Bien entendu, si vous avez des asperges entières, vous pouvez aussi y mettre les têtes. De même, si vous avez des asperges vertes au lieu des blanches, ça marchera très bien aussi!







Pour les gnocchis, je suis partie de cette recette de La fée Stéphanie, très simple et efficace, sauf que j'ai utilisé de la farine de blé classique (T80, pour être précise), et j'y ai rajouté un peu de fécule de tapioca pour un peu plus de moelleux, mais ça fonctionne aussi sans. Et bien entendu, j'y ai aussi mis du pesto d'ail des ours, et là encore, si vous n'en avez pas, vous pouvez soit vous en passer, soit le remplacer par un pesto aux herbes de votre choix! Les instructions paraissent longues, mais je vous assure que faire des gnocchis, ce n'est vraiment pas compliqué. Vous n'êtes même pas obligés de leur donner une jolie forme pour cette recette, vu qu'ils seront de toute façon planqués dans la sauce béchamel! Gardez juste en tête qu'ils gonflent à la cuisson, je me suis faite avoir la première fois que j'en ai fait et je me suis retrouvée avec des trucs énormes, c'était un peu lourd... Cette fois j'ai voulu les faire plus petits, et au final je pense être tombée dans l'excès inverse car j'ai trouvé qu'ils "fondaient" un peu trop dans la sauce à mon goût. La prochaine fois sera la bonne! (Comment ça je me cherche encore des excuses pour manger des gnocchis?!)



Gratin de gnocchis à l'ail des ours et aux asperges {végétalien, option sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
Les gnocchis :
- 400 g de pommes de terre (les pommes de terres flétries retrouvées au fond d'un placard en cette saison conviennent très bien!)
- 100 g de farine T80
- 10 g de fécule de tapioca (optionnel)
- 1 cc de sel fin
- 2 généreuses cc de pesto d'ail des ours (je mixe simplement des feuilles d'ail des ours avec de l'huile d'olive) ou de pesto aux herbes de votre choix, ou pas de pesto du tout
Le gratin :
- les tiges d'une botte d'asperges blanches ou vertes (et les têtes aussi, si vous savez pas quoi faire d'autre avec)
- 250 à 300 ml de lait végétal non sucré (j'ai utilisé du lait d'avoine)
- 2 cs d'huile d'olive
- 3 cs de farine de blé ou de riz
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- fromage végétal pour gratiner (optionnel)
- levure maltée

Faites cuire les pommes de terre ENTIÈRES et NON PELÉES dans de l'eau bouillante, jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Pour des pommes de terre de taille moyenne, il faut compter 15 à 20 minutes.

Laisser tiédir jusqu'à ce qu'elles soient manipulables, puis les peler et les écraser en purée avec le sel et le pesto dans un saladier. Ajouter la farine et la fécule progressivement, en les incorporant à la fourchette. Quand la pâte devient trop épaisse, continuer à la travailler à la main jusqu'à obtenir une boule de pâte souple et homogène.

Prélever un quart de pâte, le rouler en un long boudin sur un plan de travail fariné, et découper en tronçons de taille identique. Attention, les gnocchis gonflent à la cuisson, tenez-en donc compte pour les former selon la taille qui vous convient. On peut rouler les gnocchis sous les dents d'une fourchette pour leur donner leur rayures caractéristiques, mais c'est totalement optionnel et dans cette recette, la forme des gnocchis n'a aucune importance. Placer les gnocchis déjà formés sur une planche ou un plan de travail bien fariné pour ne pas qu'ils collent.

Une fois les gnocchis formés, faire bouillir une casserole d'eau. Saler lorsque l'ébullition est atteinte. Plonger les gnocchis dans l'eau, en plusieurs fois et en remuant délicatement le contenu de la casserole avec une cuillère en bois pour éviter qu'ils ne collent entre eux (j'ai fait 3 cuissons). Les gnocchis sont cuits lorsqu'ils remontent en flottant à la surface. Les retirer avec une écumoire et les déposer dans un plat à gratin. Arroser d'un filet d'huile et mélanger délicatement pour ne pas qu'ils collent.

Réserver environ 300 ml d'eau de cuisson des gnocchis.

Peler les tiges des asperges pour éliminer les fibres dures, et les couper en petits tronçons de 5 mm.

Porter l'eau de cuisson réservée à ébullition. Y faire cuire les asperges pendant environ 7 minutes, jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Récupérer les asperges avec une écumoire et les ajouter aux gnocchis. Conserver l'eau de cuisson.

Verser l'eau de cuisson des asperges dans un verre doseur, et ajouter du lait végétal pour obtenir un total de 500 ml de liquide.

Faire chauffer l'huile d'olive dans une casserole, y ajouter la farine d'un coup et bien mélanger à l'aide d'une cuillère en bois pour former une pâte. Laisser dorer quelques minutes en mélangeant.

Versez progressivement le mélange lait végétal + eau de cuisson, en fouettant bien pour éviter les grumeaux. Laisser épaissir la béchamel sur feu doux. Attention, la sauce ne doit pas être trop compacte car elle épaissira encore lors de la cuisson au four. Assaisonner au goût de sel, poivre et noix de muscade. Verser sur les gnocchis et les asperges et bien mélanger.

Répartir du fromage végétal à la surface du gratin, et parsemer de levure maltée. Faire gratiner au four à 180° pendant 20 minutes.





Wild garlic-flavoured gnocchis and asparagus casserole {vegan, soy-free option, nut-free option}
Serves 4 :
For the gnocchis :
- 400 g waxy potatoes (you can use old, wrinkled potatos that you forgot in the back of your pantry, they work perfectly well for this!)
- 100 g all purpose flour
- 1 tsp tapioca starch (optional)
- 1 tsp fine sea salt
- 2 heaped tsp wild garlic pesto (I just blend wild garlic with olive oil) or another herb pesto of your choice, or no pesto at all
For the casserole :
- the stems of 1 bunch of white or green asparagus (you can use the tops too if you don't know what to cook with them!)
- 250 to 300 ml unsweetened plant milk (I used oat milk)
- 2 tsp olive oil
- 3 tsp all purpose flour
- salt, pepper and nutmeg to taste
- vegan cheese of your choice (optional)
- nutritional yeast

Boil the potatoes, whole and unpeeled, until soft. Medium potatoes take about 20 minute. Drain and leave to cool.

When cool enough to handle, peel and mash in a wide bowl with the salt and pesto. Add the flour and starch gradually, mixing with a fork. When the dough becomes too thick to be manipulated with a fork, knead until you get a ball of soft dough.

Take 1/4 of the dough and shape into a long roll onto a floured countertop. Cut the roll into pieces and put them on a floured tray so that they don't stick. Keep in mind taht the gnocchis will puff when cooking, so shape them a bit smaller that you want them to be. You can give them their typical shape and stripes using a fork (either use the fork to roll them on the countertop, or make small balls and push them on top of the fork), but it is totally optional in this recipe as they will be drowned in bechamel sauce anyway!

Boil the gnocchis in a large pot of salted water. Dont cook too many at a time or the will stick together. Also, to prevent them from sticking, stir gently the water with a wooden spoon when you drop the gnocchis in the water. They are ready when they float on top of the water. Remove them with a slotted spoon and place in a casserole dish. Drizzle with a bit of olive oil and toss gently to prevent sticking. Repeat until all he gnocchis are cooked. Reserve about a cup of cooking water.

Peel the asparagus stems to remove the tough fibers. Slice into 1/2 inch pieces. Boil in the reserved cooking water, for about 7 minutes, until tender. Remove with a slotted spoon and add to the gnocchis. Reserve cooking water.

Pour the cooking water in a measuring glass, and add milk until you get 2 cups of liquid.

Heat the olive oil in a pot on medium-high heat. Add the flour and stir to make a paste. Let cook a few minutes, until golden. Add the milk mixture gradually, whisking vigorously to avoid the formation of lumps. When all the milk has been added, cook on low heat, stirring, until it thickens and coats a spoon. Season to taste with salt, pepper and nutmeg.

Pour the bechamel sauce over the gnocchis and asparagus and toss to coat. Sprinkle with cheese and nutritional yeast. Bake for 20 minutes at 180°C (350F), until golden on top.