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mardi 6 décembre 2016

Novembre 2016 : mes favoris

Et voilà, déjà le derniers mois de l'année... Quelqu'un peut m'expliquer où sont passés l'été et l'automne? J'ai l'impression de m'être téléportée temporellement de juin à décembre! Et comme de coutume à chaque début de mois, voici ma liste de favoris culinaires et divers. Cette fois-ci, j'ai quatre super recettes à vous présenter, un jeu délirant et deux séries qui m'ont maintenue en haleine durant tout le mois. Allez, c'est parti, on commence par la bouffe ;)


01. Double chocolate cookies (vegan) | Aime & Mange : une recette qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, et que j'ai réalisée un peu dans l'urgence car j'avais de la margarine qui penchait dangereusement vers sa date de péremption dans le frigo... J'avoue que j'ai aussi espéré que le chocolat masquerait le goût peut-être pas au top de cette dernière... Pas très glamour dit comme ça, mais je vous jure que j'étais ravie de m'être trouvé une occasion de préparer ces cookies car j'en rêvais depuis un bout de temps! Et d'ailleurs, je vous conseille de ne pas attendre comme moi, car ils sont vraiment délicieux, ultra faciles à faire, bien moelleux, presque à mi-chemin entre le cookie et le brownie (d'autant plus que j'y avais ajouté des noix), et avec une saveur d chocolat bien intense. J'ai dû me retenir pour pas tous les boulotter à la sortie du four tant ils sont bons!

02. Savory sweet potato and rosemary tarts (tartes à la patate douce et au romarin) | Faring Well : quand cette recette est apparue dans mon fil Bloglovin, elle m'a tout de suite attirée l'oeil. Pourtant, de simples tartes fines à base de patate douce et de romarin, ça n'a pas l'air si fantastique vu comme ça. Mais je ne sais pas, je les trouvais si mignonnes, bien alignées, et avec ces rondelles de patate douces joliment superposées. Je les ai tentées à peine quelques jours après leur publication et elles sont vraiment délicieuses de simplicité. La pâte croustille, la patate douce fond sous la dent, le romarin relève agréablement le tout, l'harmonie est parfaite, et je pense les refaire pour Noël tant je les ai aimées. Cette recette, c'est la preuve qu'il n'y a pas forcément besoin d'en faire des caisses, qu'on peut faire des merveilles même avec peu d'ingrédients.

03. 30-minutes cheesy kale chips (Chips de kale fromagées en 30 minutes) | Minimalist Baker : Le kale, c'est le chou chouchou de la tendance healthy-vegan très en vogue en ce moment. Moi, il ne m'a jamais fait franchement rêver, mais allez savoir pourquoi, j'ai un jour eu une subite envie d'en cuisiner sous forme de chips, et avec une saveur un peu fromagée qui plus est. Je me suis tournée vers un blog qui est une vraie référence pour moi en matière de cuisine vegan pas trop prise de tête, Minimalist baker/ Leurs recettes sont la plupart du temps réalisables avec moins de 10 ingrédients, et en moins d'une demi-heure. Celle-ci tient ses promesses, et je me suis retrouvée avec une énorme portion de chips de kale en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire! Elles ont parfaitement assouvi mon envie, en apportant une touche de verdure et de croquant à mon repas ce jour-là. Peut-être est-ce un premier par vers une transformation en kale-addict?...

04. Vegan autumn quinoa bowl ( Bol d'automne vegan au quinoa) | Heather Christo : comment résister à une si belle assiette colorée? D'autant plus que celle-ci comporte tout ce que j'aime : du quinoa, de la courge butternut rôtie, une salade de pois chiches et oignons rouges, et de l'avocat. Chaque composant de la recette est vite préparé, on est loin des veggie bowls qui prennent trois heures à réaliser, et les saveurs et textures se complètent à merveille. C'est pile le genre de composition qui me met de bonne humeur!

Passons à mes favoris "divers" du mois de novembre, et on commence, comme la dernière fois, par un jeu de société. J'ai découvert, lors d'une soirée jeu organisée par une boutique à côté de chez moi, le très délirant Check, présenté par son créateur lui-même.
Dans ce jeu, vous êtes membre d'une "team" qui va devoir réussir son signe de reconnaissance, son "check", avec son partenaire, pour remporter un maximum de points et gagner la partie. C'est un jeu pour trois à six joueurs, dans lequel vous formerez deux équipes différentes avec chacun de vos voisins, et avec qui vous déciderez de votre geste "freestyle". Vous allez avoir des cartes représentant divers mouvements de mains : le high five, le punch (on frappe les mains poing contre poing), le classic (on se serre la main), le showdown (un bras de fer) et le fameux freestyle que vous avez défini avec votre coéquipier. C'est en enchaînant ces mouvements que vous ferez votre check. Vous aurez aussi des cartes "défi", qui vous permettront de pimenter vos checks ou ceux de vos adversaires (vous devrez par exemple faire votre check les yeux fermés, ou en tenant une discussion, en marchant, etc). A son tour, chaque joueur pourra poser jusqu'à deux cartes devant les équipes en jeu, l'une des siennes ou celle de ses adversaires, pour constituer petit à petit un enchaînement qui sera le check que devront réaliser les membres de la team concernée.

Lorsque l'un des joueurs voudra réaliser l'un des checks d'une de ses deux équipes, il l'indiquera à son partenaire, et les deux joueurs de la team auront alors une minute pour mémoriser l'enchaînement de cartes constituant leur check. Une fois le temps écoulé, ils devront le reproduire avec les mains, chaque geste réussi comptant pour un point. Mais attention, à la moindre erreur, toutes les cartes suivantes ne rapporteront rien! Des points bonus seront également attribués en cas de défis réussis, ainsi qu'à l'équipe qui sera désignée comme étant la plus stylée. L'équipe totalisant le plus de points est alors déclarée vainqueure. Si vous soulez voir une partie de Check pour mieux comprendre le jeu, c'est par là!

J'ai adoré ce jeu hyper fun, très rapide (chaque partie dure environ 15 minutes), qui fait travailler la mémoire tout en provoquant de beaux fous rires. Les règles sont à la portée de tout le monde, ce qui en fait un jeu idéal en famille ou pour une soirée entre amis. Si vous cherchez de quoi occuper vos petit neveux durant la soirée du réveillon, je vous conseille Check les yeux fermés!

On boucle cet article de favoris avec deux séries qui m'ont complètement captivée ce mois-ci. Je n'avais jamais été très séries jusqu'à récemment, il faut dire que l'humour lourdingue (à mon goût) des séries US aux rires pré-enregistrés, c'est vraiment pas mon truc. Quand aux séries policières du jeudi soir sur M6, c'est sympa cinq minutes, mais au bout du troisième épisode (et de la douzième rediffusion des saisons précédentes...), je sature un peu... C'est en regardant Game of Thrones (1000 ans après tout le monde, évidemment, en bonne sceptique des séries que j'étais, mais bon à force d'en entendre parler partout, j'ai fini par m'y plonger aussi histoire de pas mourir idiote non plus) que j'ai compris que des séries, il y en a pour tous les goûts, même pour moi! Depuis, j'en ai trouvé qui me rendent vraiment accro, et sans grande surprise, j'affectionne, à de rares exceptions près, les mêmes genres que pour mes lectures : science-fiction (Black Orphan), heroïc fantasy (Games of Thrones, donc), ou thrillers/suspense (Breaking Bad, Homeland, Sons of Anarchy).

En novembre, c'est encore avec un train de retard sur le reste du monde que j'ai regardé une série qui a fait sensation au cours de l'été : Stranger Things. Pour ceux qui seraient passés à côté, il s'agit de l'histoire de trois jeunes garçons, amateurs de jeux de rôles dans les années 80, qui partent à la recherche du quatrième membre de leur bande qui a mystérieusement disparu. Ce faisant, ils rencontre l'étrange Eleven, une fille quasi-muette, mais dotée d'étranges pouvoirs de télékinésie. Les disparitions et autres événements paranormaux se multiplient alors dans la petite ville d'Hawkins...

Outre l'intrigue très bien ficelée et le suspense extrêmement bien dosé, ce qui m'a séduite dans cette série, c'est la représentation très fidèle des années 80 et le sentiment de nostalgie qui s'en dégage. Bien que je n'aie pas connu cette décennie, la série m'a rappelé mon enfance dans les années 90, à une époque où les téléphones portables, ordinateurs et jeux vidéos en étaient à leur débuts, et où l'imagination tenait une place centrale dans nos jeux (même si je ne veux pas par là dire que les enfant d'aujourd'hui n'ont plus d'imagination, hein! Je suppose que c'est une caractéristique propre à l'enfance, quelle que soit l'époque). Par moments, je me suis revue gamine ou ado, allant en vélo chez mes copines, ou passant des heures au téléphone avec ma meilleure amie que j'avais pourtant vue toute la journée. On a tellement aimé cette série avec chéri, qu'on s'est enfilés tous les épisodes en moins d'une semaine, et on attend maintenant avec impatience la saison 2!


La deuxième série qui m'a tenue en haleine, c'est Westworld, la nouvelle production d'HBO. C'est tout d'abord son casting qui m'a attirée, le glaçant (mais génial) Anthony Hopkins étant de la partie, mais l'intrigue ne me laissait pas non plus indifférente. Westwolrd, c'est le nom d'un immense parc d'attraction recréant l'univers du Far West, peuplé d'androïdes hyper réalistes, et où les humains peuvent faire ce que bon leur semble, y compris violer ou tuer les robots du parc. Chaque nuit, ces derniers sont remis à zéro et perdent tout souvenirs de leurs vies antérieures. Mais suite à l'installation d'une nouvelle mise à jour, certains androïdes développent un comportement anormal, entendant alors des ordres provenant de l'un des créateurs du parc qui est décédé de façon suspecte quelques années auparavant, ou bien développant des souvenirs de leurs vies passées. Les employés du parc cherchent à résoudre ces problèmes et à en identifier l'origine, mais il semblerait qu'un complot visant à destituer le créateur du parc de son poste de directeur se trame parmi eux...

Là encore, on est en présence d'une série au suspense très bien dosé, je me suis prise au jeu très rapidement, malgré un premier épisode lent qui, s'il a éveillé ma curiosité, ne m'a pas non plus captivée. C'est à partir du second que je me suis véritablement laissée entraîner, pour devenie complètement accro dès l'épisode suivant. Les diverses révélations et retournements de situations sont nombreux, inattendus,réellement surprenants sans être délirants. L'autre point fort de la série, c'est toutes les questions qu'elle soulève sur la conscience et la mémoire, sur le libre arbitre, l'éthique (aussi bien celle des scientifiques que celle des visiteurs), la relation à l'autre et à la réalité, etc. J'espère que les prochaines saisons seront de la même qualité et que la série ne se perdra pas en route (ou pire, ne s'arrêtera pas en plein milieu!).

Voilà donc pour mes favoris de Novembre! Et vous, qu'est ce qui vous a fait vibrer le mois dernier?

vendredi 2 décembre 2016

Le cake à la banane le plus facile du monde // Easiest banana bread ever

Hé dites donc, ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé bouffe sur ce blog, non? Rassurez-vous, je n'ai pas arrêté de manger pendant le mois de novembre, c'est juste que je suis pas très inspirée culinairement parlant ces derniers temps. 


Bon, je pourrais aussi ajouter qu'il fait tout gris tout le temps, que la nuit tombe super tôt, que le weekend je ne blogue pas parce que je fais les courses et le ménage (enfin, juste le minium vital, parce que j'aime pas bien ça, le ménage)/je dors/je regarde des séries en tricotant/je bois des bières avec les copains/je couds (surtout en ce moment avec mon projet-boulet à rendre dans 2 jours...)/un peu tout à la fois, mais après vous allez croire que je râle tout le temps, et tous mes proches vous diront bien que ce n'est ABSOLUMENT pas le cas... Hem... (mais bon, l'hiver c'est un peu fait pour se plaindre qu'il fait pas beau et qu'il fait froid, non?... Pfff, si on peut même plus râler tranquille...)



Dans ces moments de non-inspiration (mais oui, la non-inspiration, c'est comme le non-anniversaire, mais avec les idées!)(non, non, ne me remerciez pas pour la chanson, c'est tout naturel!...),bref, dans ces moments donc, j'en profite pour explorer a fond ma collection de livres de cuisine et tester toutes les recettes qui me font envie. L'un de mes préférés, c'est Vegan, de Marie Laforêt, le premier livre de cuisine végétalienne que j'ai acheté, presque immédiatement après sa sortie, et qui est devenue une vraie bible culinaire chez moi. On y trouve notamment une très bonne recette de cake à la banane, l'un de nos gâteaux préférés à la maison. Eh oui, en matière de pâtisseries, on a des goûts très simples avec chéri (et tant mieux pour moi car je suis une vraie quiche en gâteaux)(haha). En fait, on aime tellement le banana bread que je nous soupçonne d'acheter des bananes uniquement pour les "oublier" dans la corbeille à fruits et être obligés d'en faire un cake. Quel dommage. On a donc fait la recette de Marie plusieurs fois, mais j'ai fini par l'adapter légèrement pour qu'elle soit encore plus à notre goût, à savoir quelque chose d'un peu plus aéré, moins sucré (donc plus adaptée aux petits déjeuners, parfait avec une fine couche de pâte à tartiner) et avec des noix dedans, parce que noix et banane (et chocolat pour les plus gourmands, suivez mon regard...), c'est une association qui déchire sa mémé.



C'est donc cette recette ultra facile que j'ai choisie pour faire mon grrrraaaaand retour (haha) sur la scène culinaire! Avouez que c'est la classe, de pas parler bouffe pendant un mois et de revenir avec un cake à la banane, non? Surtout quand on voit le niveau de difficulté de la dernière recette que j'ai postée... Hem... Allez, vous inquiétez pas, avec Noël qui arrive on aura tout le mois de décembre pour faire des plats plus travaillés ;)



Banana bread ultra-facile {végane, sans soja, option sans noix}
Pour un cake :
- 2 bananes très mûres (mais vraiment, j'insiste. La peau doit être bien noire et elle doivent être super molles)
- 100 g de sucre de canne blond
- 80 ml (50g) d'huile de tournesol (ou autre huile végétale au goût neutre)
- 1 cc d'extrait de vanille (ou 1/2 cc de cannelle)
- 1 cs de vinaigre de cidre (ou de riz)
- 250 g de farine de blé T80
- 2 cc de levure chimique
- 1/2 cc de bicarbonate
- 1 généreuse pincée de sel
- 1 poignée de cerneaux de noix (à omettre évidemment si vous voulez une version sans noix)
- optionnel : pépites de chocolat

Mixez ensemble les bananes, l'huile, le sucre, la vanille et le vinaigre pour obtenir un mélange homogène.

Dans un saladier, mélangez la farine, la levure, le sel et le bicarbonate. Ajoutez les cerneaux de noix et les pépites de chocolat.

Versez le mélange à la banane dans le saladier et mélangez bien. Vous devez obtenir une pâte à gâteau très épaisse. Si besoin, ajoutez quelques cs d'eau ou de lait végétal, jusqu'à obtenir un mélange bien homogène.

Huilez un moule à cake et versez la préparation dedans en essayant de la répartir uniformément. Enfournez 40 à 45 minutes à 180°C. Une lame de couteau insérée dans le gâteau doit ressortir propre et légèrement humide.

Laissez tiédir puis démoulez et posez sur une grille pour finir de refroidir. Conservez le cake enveloppé dans un torchon.


The easiest banana bread ever {vegan, soy-free, nut-free option}
Yields one loaf :
- 2 overripe bananas
- 100 g light brown sugar
- 80 ml (50 g) sunflower or other neutral oil
- 1 tsp vanilla extract (or 1/2 tbsp cinnamon)
- 1 tbsp apple cider or rice vinegar

- 250 g wheat flour (use semi-whole wheat flour or a mix of whole and all purpose)
- 2 tsp baking powder
- 1/2 tsp baking soda
- 1 generous pinch salt
- a handful of shelled walnuts, halved (to be obviously omitted for a nut-free version)
- chocolate chips (optional)

Blend togather the banans, sugar, oil, vanilla extract and vinegar until smooth.

In a large bowl, whisk together the flour, baking powder and soda, salt, nuts and chocolate chips.

Pour the banana mix into the dry ingredient and whisk until well combined, adding a few tbsp water or plant mils as needed. The batter will be quite thick.

Oil a loaf pan and spread the batter evenly into it. Bake for 40-45 minuntes at 180°C. A knife inserted in the cake must come out clean and slightly moist.

Keeps for a few days wrapped into a clean towel.

vendredi 25 novembre 2016

L'obstination

Étant née sous le signe du bélier, je peux parfois avoir tendance à me montrer ridiculement légèrement obstinée. Surtout sur des choses assez futiles. Par exemple, lors de mon marathon parisien pour le Salon Créations et Savoir-Faire, j'ai voulu À TOUT PRIX manger à La Guinguette d'Angèle, alors après avoir déjà arpenté la moitié du 3e arrondissement, d'une agence de voyages à la vente privée Adeline Affre, en passant par La Grande Mercerie, j'ai marché encore 20 minutes chargée comme une mule (mes achats à la grande Mercerie le matin même + mon sac à main + mon sac à dos avec mon PC et affaires pour la nuit vu que j'étais en déplacement pro la veille), juste pour une lunchbox. Mais une lunchbox végane, hein! Avec une crème de petits pois à la menthe absolument démente, donc ça en valait la peine ;)


Ma pratique de la couture n'arrange pas vraiment cette tendance. Là, typiquement, je me suis lancée dans un vrai projet-boulet pour la nouvelle saison d'#hacklamode chez Louis Antoinette, tout en sachant pertinemment que j'allais en baver. Mais voilà, j'ai foncé quand même, je galère, pourtant je refuse de lâcher. Parfois ce trait de caractère prend la forme d'une qualité, et je suis alors contente d'avoir persévéré dans mon idée, comme dans le cas de mon short. J'espère que ça sera aussi le cas pour mon projet en cours.


Mais parfois, à rester fixée sur une idée, je refuse de m'ouvrir à d'autres options et je me mets moi-même les bâtons dans les roues. Prenez cette robe, par exemple. Ou plutôt, les photos de cette robe. Au départ, j'avais en tête de les faire en forêt, avec un beau tapis de feuilles jaunes comme décor. Oui oui, vous avez bien lu, je voulais aller me balader en forêt en mini-robe et cuissardes à talons. Complètement tarée la meuf (mais heureusement pas toute seule dans son délire!). Le problème (enfin, mis à part le manque de praticité évidente de la tenue pour une balade en forêt), c'est que quand il faisait encore assez beau pour aller gambader dans les bois, les feuilles n'étaient pas assez jaunes à mon goût, et quand elles étaient enfin tombées (ou en tout cas, probablement, je ne suis pas allée vérifier finalement), il pleuvait à verse et il faisait -12°C, à peu près. Enfin, les dimanches seulement. Parce que les samedis, il faisait beau. Oui mais le samedi, on fait les courses et tout ce qu'on peut pas faire le dimanche parce que tout est fermé, et quand on a tout fini, ben il fait nuit. #VDM. Puis bon, pas sûre que chéri soit très emballé à l'idée de conduire 20 minutes, faire 10 minutes de séance photo dans les bois, puis rentrer, parce que c'est même pas comme si on pouvait en profiter pour se balader ou ramasser des châtaignes derrière, vu que je suis en cuissardes et robe à raz le fessier...


J'ai quand même fini par réaliser qu'à rester bornée sur cette histoire de forêt, je ne pourrais pas faire mes photos avant l'automne prochain. J'ai donc pensé à un plan B : profiter du fait que je passais le pont de la Toussaint à Nîmes (donc dans une ville où je pouvais potentiellement me mettre en mini-robe sans mourir de pneumonie) pour prendre quelques clichés. Oui, mais si c'était aussi simple dans ma tête, ça se saurait. Entre temps, j'avais décidé que je voulais aussi porter mon turban, réalisé suivant le super tuto d'Huguette Paillettes, histoire de faire d'une pierre deux coups, et ce même s'il me donne un look de madame Irma. Sauf que j'étais loin de l'avoir terminé ce weekend là. Donc je me suis encore braqué et j'ai encore repoussé les photos, me doutant bien que plus j'attendais, plus la météo de plus en plus exécrable m'empêcherait de les faire.


Mais par miracle, dimanche dernier, il ne pleuvait pas, il faisait même l'équivalent d'une mini-canicule novembresque (13°C les gars!!! J'ai même pas risqué ma santé!), c'était l'occasion où jamais. Alors je me suis motivée, je me suis décollée de mon canapé, j'ai aussi décollé chéri au passage, vu que c'est lui qui prend les photos, et on est allés devant la maison rose au bout de la rue, tout simplement. Mais bon, j'ai quand même dû lutter contre ma nature de Bélier, parce que je m'imaginais bien ajouter aussi un gilet sans manche en fausse fourrure...



Maintenant que vous connaissez l'histoire abracadabrante de ces photos, laissez moi vous parlez rapidement de la robe en elle-même. Il s'agit d'un hack du patron Stockholm d'Atelier Scämmit, que j'ai commencé au printemps à l'occasion d'un concours pour la sortie du patron. Sauf qu'entre la recherche d'une idée, celle du tissu parfait, la réalisation d'une toile, puis celle du modèle final avec les manches que j'ai recommencées plusieurs fois, le tout sur fond de déplacement professionnel et de weekends entre amis (donc pas devant ma machine à coudre), je n'ai pas fini ma robe à temps. Elle est donc restée tout l'été dans l'attente d'un ourlet, jusqu'à ce que je me motive à le faire il y a quelques semaines. De toute façon, je l'imaginais dès le début portée avec des collants et des cuissardes (ou mes sabots 70's) plutôt que sur jambes nues, car elle est quand même très courte.



Au niveau des modifications, j'ai simplement allongé et évasé le patron original (je pense que j'ai gradé entre un 36 et un 40 et j'ai ensuite prolongé cette ligne), baissé les pinces poitrines d'un ou deux centimètres, et remplacé les volants des manches par de simples rectangles de tissu froncé. J'ai réalisé après coup que j'aurais plutôt dû utiliser des volants en demi-cercles pour avoir encore plus d'ampleur. Je me suis inspirée de cette robe, et je comptais d'ailleurs faire un modèle en crêpe rose, mais je me suis demandé si je porterais vraiment une telle couleur (la réponse est non. Et d'ailleurs j'ai bien fait de ne pas persister dans cette idée, quand on sait que ledit crêpe est transparent...). C'est en voyant un modèle similaire mais dans un tissu blanc à grosses fleurs rouges que je me suis orientée vers des motifs "botaniques". J'ai retourné tout internet pour trouver un tissu qui me convenait et j'ai eu un coup de coeur pour celui-ci chez Bennytex, bien que l'orange vif soit une couleur que je ne porte quasiment jamais (voire même, complètement jamais ^^ en revanche, les motifs fleuris, c'est tout à fait ma came!). C'est un tissu ultra doux, fin et très souple, facile à travailler et très agréable à porter, je ne regrette absolument pas mon choix, c'est juste un peu dommage qu'il froisse assez facilement (mais bon, je dis ça parce que je n'aime pas repasser). Le seul petit couac, c'est mon biais d'encolure pas très bien monté sur un côté (et taillé dans le droit-fil, d'ailleurs, car je déteste fabriquer du biais! J'espère que ça ne gondolera pas au lavage...), mais ça ne se voit pas sur les photos car il y a mes cheveux devant ;) Au niveau de la coupe, je ne suis pas tout à fait convaincue que ce type de robe droite soit fait pour ma silhouette, donc je me tâte à la reprendre un peu à la taille pour lui donner une forme plus cintrée. J'ai aussi essayé de la porter ceinturée, mais chéri a dit qu'il préférait sans, alors je me suis rangée à son avis pour les photos.



Quant au turban, c'est un modèle d'une facilité enfantine, puisqu'il s'agit en fait d'une longue bande droite tricotée en côtes simples, cousue de façon à se croiser sur le devant. Vu mon niveau en tricot, vous pouvez me croire sur parole quand je vous dit que c'est à la portée de tout le monde. J'ai utilisé une pelote en synthétique qui traînait dans mon stock, et je n'ai pas encore tenté de la bloquer pour arrondir un peu la forme du bonnet, notamment au niveau des coutures à l'arrière. Je ne sais de toute façon pas si ce type de matière peut se modeler une fois mouillée, mais j'aimerais bien que ce soit le cas, comme ça je pourrais tirer un peu dessus pour faire descendre les côtés sur mes oreilles, car je suis frileuse à ce niveau-là! Malgré ça, c'est une pièce que j'aime beaucoup et je pense m'en faire d'autres, ça me changera de mon bonnet pingouin certes très mignon, mais pas très pro les jours où je dois rencontrer des clients...). J'ai même déjà une commande de la part d'une collègue! D'ailleurs, à M-1 de Noël, vous commencez à flipper du cadeau? Vous avez prévu d'offrir du fait-main? Moi j'aimerais bien, mais je dois d'abord finir mon projet-boulet...

Patron : Blouse Stockholm par Atelier Scämmit
Niveau : débutant
Techniques requises : aucune
Remarques sur le patron : j'ai utilisé la version PDF qui est très simple à monter : pas besoin de redécouper les feuilles, on les pose juste côte à côte et on scotche. Facile et rapide! Marges de couture incluses, du 34 au 50.
Taille : 36-40
Fournitures : tissu fibrane Bennytex (en rupture de stock), environ 2m
Modifications apportées : top allongé et évasé, pinces poitrines baissées de quelques cm, remplaceemnt des volants aux manches par un rectangle de tissu froncé
Difficultés rencontrées : aucune

Cohérence avec ma garde robe : 7/10, loin des couleurs que je porte habituellement, mais j'aime l'imprimé fleuri et l'allure 70's
Confort : 10/10, le tissu est très doux et léger, la robe est parfaitement à ma taille
Seyant : 7/10, je ne suis pas certaine que ce genre de coupe soit vraiment fait pour moi... Peut-être que je devrais la cintrer un peu plus ou la porter ceinturée
Qualité : 9/10, le montage du biais d'encolure est un peu raté, et le tissu froisse facilement.

A refaire ? : en version top, c'est sûr, j'en ai un en cours. En version robe, pourquoi pas dans un tissu uni.

mardi 8 novembre 2016

Karri chérie


For English version : see on my Kollabora page.

Je n'ai jamais été très curieuse, en tout cas pas dans le sens de vouloir connaître tous les derniers potins et petits secrets de chacun, et de tout savoir avant tout le monde. Enfin, ça, c'était avant que je ne commence à coudre. Depuis que je fais de la couture, j'avoue que je guette avec avidité les nouveautés chez mes créateurs de patrons préférés et que je me délecte de tous les petits aperçus qu'ils nous montrent, tout en étant frustrée de ne pas en voir plus. C'est pour cela que j'envie (légèrement ;) les testeuses de patrons, qui ont accès en avant-première aux nouveaux modèles.



Ainsi, quand Megan Nielsen a annoncé qu'elle cherchait des volontaires pour tester ses patrons, je me suis proposée sans presque aucune hésitation. Je dis bien presque, parce que ce rôle de testeuse me fait finalement un peu peur. Je me suis en effet demandé si j'étais vraiment légitime, car je considère que j'ai encore peu d'expérience en couture, et je craignais de ne pas avoir assez de recul pour juger un patron en cours de développement. Est-ce que mes retours seraient pertinents, utiles même? Est-ce qu'au moins j'arriverais au bout de ma réalisation? Et si le modèle ne me plaisait pas, pourrais-je quand même être objective dans mon retour? Je ne sais pas comment ça se passe avec les autres marques, mais chez Megan Nielsen, ce dernier point n'est pas un problème car les volontaires sont inscrites sur une newsletter spéciale, et on reçoit donc un mail de présentation du patron a l'issue duquel on se déclare ou non comme testeuse. Pratique aussi si on est dans une période chargée où l'on sait ne pas avoir assez de temps pour la couture! (#cestduvécu)



Quand j'ai vu le dessin technique de la robe Karri, j'avoue que j'ai été un peu dubitative au premier abord. Avec ses nombreux empiècements sur le devant, elle est certes idéale pour réutiliser des chutes de tissu, mais j'avais un peu peur de l'effet patchwork... Puis je me suis souvenue qu'il me restait un bout de tulle brodé de mon hack de la Parisienne, et ça a fait tilt dans mon cerveau! Alors j'ai pris mon courage a deux mains, je suis sortie de ma zone de confort comme on dit, et j'ai dit oui à Karri. Et ce, pour mon plus grand bonheur, car cette robe est désormais LA pièce faite main dont je suis la plus fière! C'était en juillet dernier (d'où les photos totalement anachroniques, aujourd'hui il est HORS DE QUESTION que je sorte les bras nus et sans collant!!!) et depuis, j'ai rongé mon frein en attendant la sortie officielle du patron, tant j'avais envie de vous présenter cette robe! Ce jour est enfin arrivé, et je suis maintenant libre de vous dire tout le bien que je pense de ma Karri chérie ;)


Karri est une robe au buste ajusté, avec des découpes princesses et de nombreux empiècements (pas moins de six morceaux pour le devant de la robe!). J'aime beaucoup la façon dont ils s'articulent, surtout au niveau de la pointe près des manches. Ils offrent de nombreuses possibilités, car vous pouvez jouer avec des tissus contrastants, ou bien souligner les coutures avec du passepoil. La jupe à panneaux s'évase joliment, et comporte des poches (méga point bonus pour moi, car j'adore les robes à poches! En fait, s'il n'y en a pas, je ne sais pas quoi faire de mes mains... #çavabien #jemesoigne) La robe a un décolleté en V dans le dos,  se ferme par un zip invisible, et est entièrement doublée. Cependant vous remarquerez que la mienne ne l'est pas car je voulais conserver la transparence de la dentelle. Alors certes, on voit un peu mon soutif à travers, mais ça ne me dérange pas car je trouve qu'il se mêle bien à la dentelle.


Je ne vais pas vous mentir, c'est un patron un peu délicat, mais pas insurmontable non plus (la preuve, j'en suis venue à bout sans problème!). Il vous faudra bien repérer vos différentes pièces, car elles sont très nombreuses (pas moins de 16 morceaux sur le patron, qui devront tous être découpées en double, et même en quadruple pour deux d'entre eux!), et être bien méticuleux au moment de l'assemblage pour que les coutures du buste et de la jupe s'alignent correctement (il y a un très léger décalage sur les miennes, mais on ne le voit que si on met le nez dessus... Enfin je crois!). Vous pouvez voir que mon tissu plisse par endroits, et je vous rassure, ce n'est absolument pas dû au patron, mais au fait que ma machine ne gère pas toujours très bien la tension du fil, en particulier sur ce crêpe (j'ai eu ce problème sur mon short aussi, même si ça ne se voit pas). Avec la transparence du tulle sur le devant, j'ai dû rabattre les surplus de couture vers l'extérieur de l'empiècement et les maintenir par des surpiqûres (que j'ai prolongées même hors de la partie en dentelle, pour des questions d'uniformisation), qui ne sont donc pas dans le patron, mais qui, je trouve, apportent une belle structure au buste. Comme je n'ai pas doublé la robe, j'ai fini l'encolure avec un biais, et j'avoue que je n'ai pas très bien géré le truc dans le dos... Mais bon je ne le vois pas alors ça va ;) Si vous optez pour la doublure, le décolleté du dos sera beaucoup plus net que le mien. 



J'ai taillé un XS que j'ai gradé vers du S à la taille (pour info je fais du 36 au niveau de la poitrine et du 38 à la taille selon la plupart des tableaux de mensurations) et je me sens très à l'aise dans cette robe, le buste est parfaitement ajusté à mes mesures (encore une de mes craintes lors de la réalisation d'ailleurs, car c'est la première fois que je cousais un vêtement aussi ajusté! Mais j'ai vaincu, et du premier coup!!!) Le patron est fourni avec un tableau de mesures du vêtement fini, ce que je trouve très utile pour bien choisir sa taille. Je dois tout de même dire que je suis un peu surprise d'avoir coupé la plus petite taille au niveau du buste, alors que sur tous les patrons que j'ai réalisés jusqu'à présent, il y avait au moins encore une taille en dessous de la mienne. Donc si vous êtes plus menue que moi, peut-être que même le XS sera un peu grand pour vous... C'est un modèle assez gourmand en tissu du fait de la jupe à panneaux (et en fil également, si vous surfilez toutes les pièces!), mais comme dit plus haut, vous pouvez jouer avec des tissus contrastants, les instructions définitives contiennent d'ailleurs plusieurs suggestions pour personnaliser votre robe.



En résumé, c'est un patron que j'ai adoré coudre, malgré sa légère complexité. En fait, je me suis sentie super fière d'être arrivée au bout sans le moindre problème (je dois même dire que c'était assez jouissif de voir toutes ces pièces disparates s'assembler parfaitement, c'est vraiment un patron magnifiquement construit!). Comme j'ai un peu fait fonctionner mes méninges pour gérer les surplus de couture sur la partie en tulle, c'était vraiment une couture active et stimulante qui a boosté ma confiance en moi! J'ai d'ailleurs senti lors de la réalisation que j'étais en train de coudre une belle pièce qui deviendrait une de mes préférées, impression confirmée lors de l'essayage final, et que chéri a lui aussi appuyée lorsque je lui ai montré ma robe! Donc si vous cherchez un patron pour monter en compétence sans non plus vous casser les dents, je vous conseille chaudement Karri! J'aime beaucoup la porter car je suis vraiment contente de la coupe, je trouve qu'elle me va très bien (un peu d'auto-congratulation ne fait pas de mal, n'est-ce pas? ;), même si je la réserve à des occasions un peu spéciales car elle a un look plutôt chic. J'aimerais bien m'en faire une seconde, plus casual, et doublée cette fois-ci (encore une chose que je n'ai jamais faite : doubler un vêtement!), mais j'avoue ne pas être très inspirée pour le moment. J'ai un temps songé à une version en néoprène à empiècements fleuris, à vois si je concrétise ça... J'attends donc avec impatience de voir ce que les autres testeuses ont fait afin de puiser un peu d'inspiration dans leurs réalisations! A moins que vous n'ayez des idées à me suggérer? Je suis toute ouïe ;) 

Je tiens à préciser que j'ai volontairement choisi de vous présenter ce patron et que je n'étais en aucun cas tenue de faire un retour "public" sur ce modèle. Suite au test, j'ai reçu gratuitement le patron définitif en PDF (chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout à vrai dire!) mais toutes les opinions présentées dans cette article reflètent réellement mon appréciation de ce patron et étaient d'ailleurs déjà arrêtées bien avant la sortie officielle de celui-ci ;)

Patron : robe Karri par Megan Nielsen
Niveau : intermédiaire
Techniques requises : zip invisible, montage de découpes princesse, montage d'une doublure
Remarques sur le patron : j'ai utilisé une version test du patron et des instructions, mais je n'ai rencontré aucun problème majeur. Les instructions sont en anglais, mais elles sont illustrées de façon très claire. Les instructions et le patron finaux ont été améliorés pour être encore plus compréhensibles.
Taille : XS au buste, gradé vers du S à la taille
Fournitures : environ 2m de crêpe noir Mondial Tissus (prévoir plus de tissu pour une version doublée) + chutes de tulle brodé + zip invisible + 1 agrafe (non demandée dans les fournitures, utilisée ici pour fermer le dos)
Modifications apportées : patron gradé entre deux tailles
Difficultés rencontrées : aucune

Coût de revient : environ 35€ (tissu + mercerie, le patron n'a pas été payé)
Historique : portée deux fois
Cost per wear : ~17,50€

Cohérence avec ma garde robe : 7/10, une robe très élégante et très seyante, que je réserve à des occasions spéciales
Confort : 9/10, le défaut de tension de ma machine rend les manches un peu serrées et j'ai du mal à lever complètement les bras...
Seyant : 10/10, une coupe parfaite et du premier coup!
Qualité : 8/10, le crêpe plisse par endroits et le montage du biais d'encolure n'est pas des plus réussi...


A refaire ? : pourquoi pas... Il faut juste que je trouve l'inspiration!

vendredi 4 novembre 2016

Mes favoris du mois - octobre 2016


Et voilà, comme annoncé le mois dernier, ma rubrique de favoris cuisine évolue vers une rubrique plus générale, où je discuterai de mes coup de coeur du mois. Mais je conserverai bien évidemment une première partie culinaire, puisqu'on est tout de même sur un blog bouffe, hein! ;)

Le mois d'octobre est un mois que je n'aime pas voir se terminer. Pour moi, il représente la quintessence de l'automne, avec des journées encore ensoleillées, baignées d'une lumière dorée qui illumine les arbres parés de mille couleurs. C'est un mois que j'imagine plein de balades en forêt, pour ramasser des châtaignes ou des champignons (alors qu'en vrai, c'est un truc que je fais à peine deux fois dans l'année, hein...). En cuisine, je me délecte des premiers potimarrons, mais je profite aussi des derniers légumes d'été (dont les aubergines qui sont en général ultra-géantes à cette période et que je transforme en burgers). Bref, j'adore Octobre.

Et puis d'un coup, paf, Novembre, son changement d'heure, la nuit qui tombe à 17h30 (ce qui complique considérablement mon activité de blogueuse...), la pluie, le froid, les arbres qui perdent leurs feuilles... J'aime pô. Le point positif, c'est qu'il n'y a pas besoin de se chercher d'excuse pour se caler devant une série le soir, avec un bol de soupe/chili/curry à la main (mais bon, du coup c'est d'autant plus dur de se décoller du canapé pour aller faire des abdos-fessiers...) Heureusement qu'en Novembre, il y a des jours fériés et des anniversaires (celui de mon ex-coloc, de mon chéri, et de notre rencontre), autant de bonnes occasions de boire une petite bière ;)

Allez, trêve de blablas, passons à mes favoris cuisine du mois!



01. Tomates confites à l'huile d'olive | Du bio dans mon bento : je vous l'ai dit plus haut, en octobre je profite encore à fond des derniers légumes d'été, et notamment des tomates. D'autant plus que cette année, la grand-mère de chéri nous a donné un immense Tuperware rempli de tomates cerises. C'est grâce à Délia, qui a mentionné cette recette sur Intagram, que j'ai su quoi en faire. Rôties, elles deviennent de petites bombes sucrées qui sont parfaites sur des pâtes, des tartines, en salade, etc. Elles sont vraiment 1000 fois meilleures que celles du commerce! Mon seul regret est de ne pas en avoir fait 20 pots pour tenir tout l'hiver :(

02. Tomates farcies au quinoa, citron confit et aubergine | Déliacious : Délia a définitivement eu le don de me donner des idées pour liquider les tomates refilées par les mamies au cours du mois passé! Cette recette tombait particulièrement à pic car je venais de faire un bocal d'écorces de citron confites, suite au décès de mon congélateur au fond duquel étaient planquées des peaux de citron bio prévues à cet effet, mais que je n'avais jusque là pas eu la motivation de mettre en saumure. Si vous cherchez une recette de tomates farcies végé qui change, celle-ci saura vous séduire avec ses notes orientales. Et si vous n'avez plus de tomates sous la main, vous pouvez toujours tenter de farcir de petits potimarrons, je suis sûre que ça marchera bien aussi!

03. Homemade spicy ramen with tofu (Ramen épicées maison au tofu) | Pinch of Yum : Les photos de Pinch of Yum me font toujours saliver, mais là j'ai carrément bloqué en voyant cette recette au détour d'un tableau Pinterest. Des ramen. A la maison. Prêts en moins d'une demi-heure. LE REVE. J'ai vraiment besoin d'en dire plus? Le bouillon, parfumé avec une pâte à base de misos et d'épices, est absolument délicieux, et crémeux grâce à l'ajout de lait végétal. Attention aux propositions gargantuesques : j'ai fait la moitié des quantités pour la pâte au misos et j'ai rempli plus de la moitié d'un pot de confiture avec (mais maintenant je peux me faire des ramen maison à chaque fois que l'envie me prend!)

Voilà pour les favoris cuisine! Passons maintenant aux favoris "autres", peu nombreux ce mois-ci, mais de qualité (enfin, à mes yeux!)

On commence par de la musique, avec un groupe que j'ai rapidement mentionné dans un précédent post : Ghost. Il s'agit d'un groupe de métal suédois, que j'ai découvert cet été sur scène au Hellfest, et pour lequel j'ai développé une véritabe obsession le mois dernier. Je n'ai écouté qu'eux, en boucle, sans jamais me lasser, j'ai soulé tous mes potes avec, et heureusement que chéri est fan aussi, sinon il m'aurait probablement mis à la porte haha!

À vrai dire, j'aurais pu les voir un an plus tôt à Rock-en-Seine, mais le jour où ils passaient, j'avais préféré aller déjeuner avec mon frère dans Paris plutôt que d'assister à leur concert. Je n'avais pas eu la curiosité d'écouter ce qu'ils faisaient avant le festival, ni même après, et heureusement que le Hellfest m'a offert une séance de rattrapage car il aurait été dommage que je passe à côté de ce groupe! Il faut dire qu'en voyant le look des types, qui cachent leurs identités derrière les masques d'un pape sataniste et de ses goules musiciennes, je m'attendais à du métal super hardcore qui t'arrache bien les oreilles, pas du tout mon délire quoi.


En réalité, Ghost produit un heavy/death/doom métal (les pros eux-mêmes ne savent pas bien où les ranger!) aux mélodies hypnotiques et ultra addictives, illuminées par des arrangements à base de chants liturgiques et de clavier (et de guitare bien sûr, ça reste du rock!). On sent l'influence du rock psychédélique des 70's mais aussi de la pop suédoises dans leur morceaux, ce qui en fait un groupe accessible à tous et pas seulement aux métalleux. Leur dernier album, Meliora, est une vraie pépite magnifiquement construite, l'enchaînement des chansons est un vrai sans faute, et même si j'ai mis un peu de temps à m'approprier la seconde partie de l'album, je suis aujourd'hui complètement dingue de ce CD. J'adore également tout l'univers qu'ils ont construit autour de cet opus, à la fois rétro et futuriste, avec des illustrations et des clips inspirés des années 20, dans un univers qui me fait penser au film Metropolis de Fritz Lang. Et pour couronner le tout, ces mecs ont beaucoup d'humour (leur dernier EP s'appelle Popestar, soit un mélange entre les mots "pope", le pape, et "pop-star", et rien que ça, ça me mourir de rire!) et un sens de la scène excellent. Leur concert au Hellefest était vraiment une réussite,vous pouvez d'ailleurs le voir (ou revoir ;) en replay sur le site d'Arte Concerts.

Vous l'aurez compris, je ne taris pas d'éloge sur ce groupe et j'aurais bien du mal à choisir ma chanson préférée, alors je vous encourage à aller écouter l'intégralité de leur dernier album, complété de l'EP Popestar, composé majoritairement de reprises (toutes excellentes, encore une démonstration de leur talent de musiciens), et qui s'ouvre sur l'excellente Square Hammer (la seule composition "originale" de l'EP), une chanson qui saura vous filer la pêche à coup sûr!


Mon deuxième coup de coeur du mois, et là promis, je vais faire plus court, c'est un jeu de société. Je suis une grande amatrice de jeux et je passe souvent des après-midis ou des soirées entières à jouer avec mes potes. Le weekend dernier, on a découvert Room-25, et on a tous ADORÉ ce jeu de plateau, dans lequel vous incarnez un candidat d'un émission de téléréalité plutôt... dangereuse. Vous êtes en effet enfermé dans un complexe constitué de 25 pièces, certaines totalement inoffensives, et d'autres mortelles, que vous allez devoir explorer à la recherche de la porte de sortie. Vous aurez 10 tours, et pas un de plus, pour vous échapper de ce piège sans cesse en mouvement (car vous aurez la possibilité de déplaces les cases au cours de la partie). Mais attention, certains joueurs peuvent incarner des gardiens, introduits secrètement dans le jeu pour vous faire perdre, et dont le but sera de vous éliminer dès que l'occasion se présentera... Je ne vais pas vous décrire les règles en détail, car elles sont assez complexes, mais néanmoins très compréhensibles, si vous voulez en savoir plus à ce sujet, je vous invite à aller voir cette vidéo qui vous les expliquera en moins de 5 minutes (elle contient cependant une petite erreur sur l'ordre des tours de jeux, cette vidéo l'explique correctement à partir de 4:40, mais elle est beaucoup plus longue puisque vous assistez à une partie entière de Room-25).

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce jeu, c'est la diversité des parties d'une fois à l'autre, selon le nombre de joueurs, la répartition méchants/gentils, les stratégies de chacun, ... C'est un jeu qui vous procurera de bonnes doses d'adrénalines lorsque vous serez face à vos ennemis, qui vous fera réfléchir, et bien sûr rire (surtout si vous avez des potes qui ne pensent jamais comme tout le monde et qui prennent des décisions à contre-courant!) C'est une forme de jeu coopératif puisque vous devrez unir vos forces pour sortir du complexe et déjouer ses pièges, mais l'ajout de "méchants" pimente la partie et vous fera douter de vos amis... Vous pourrez également jouer avec d'autres modes de jeu (par exemple avec des parties "chacun pour soi" à deux, ou en solo contre le jeu lui-même). En bref, une excellente découverte qui nous a occupé pendant de longues heures, et qui rejoindra probablement ma ludothèque pour agrémenter les froides soirées d'hiver à venir!

jeudi 27 octobre 2016

Salade arc-en-ciel d'automne // Rainbow autumn salad

L'automne étend progressivement son emprise sur moi. J'ai ressorti mon plaid en alpaga ramené de notre voyage en Équateur l'an dernier et je m'enroule consciencieusement dedans lors de nos soirées séries ou lecture, un bol de châtaignes grillées à portée de main. Les défis broderie frenchie d'Artesane ont réveillé mon goût pour ce loisir, que je n'avais pas pratiqué depuis mon adolescence (oui oui, j'ai passé des heures à faire du point de croix quand j'étais plus jeune!) et mon canapé s'émaille de petits bouts de fil multicolores, témoins de la lente avancée de mes ouvrages (pas facile de broder ET de lire des sous-titres en même temps...). Et comme tous les ans à la même période, mes envies de tricot se réveillent et je commence à chercher le projet qui m'occupera jusqu'au printemps 2018. Oui, parce que je me connais hein, je suis loin d'avoir hérité de la dextérité de ma mamie. J'ai bien tenté d'apprendre sa technique pour ne pas lâcher les aiguilles mais je n'y arrive définitivement pas et je tricote aussi vite qu'un koala neurasthénique. En général, je commence un projet en automne, en espérant l'avoir fini pour l'hiver, et puis quand le printemps est là, j'en suis à peine à la moitié. Souvent, c'est aussi parce qu'en bonne insatisfaite chronique du tricot, j'ai tout défait en milieu d'ouvrage parce que je n'étais pas contente du résultat (je sais, j'accumule...)
 

En fait, j'ai un problème avec les pulls : je n'aime pas en porter. Très peu d'entre eux ont trouvé grâce à mes yeux. (Là, c'est le moment où ma maman soupire et se dit qu'il faut pas s'étonner si je suis toujours enrhumée après ça! Oui maman, je sais ;) Je n'ai aucun souci avec les gilets, mais les pulls, c'est vraiment pas mon truc, soit j'ai l'impression d'étouffer dedans quand l'encolure est haute, soit je ne sais pas comment gérer la superposition avec mes T-shirts quand elle est basse, ou bien je me sens comme un sac à patates dans les modèles oversize. C'est d'ailleurs pour cette dernière raison que mon projet tricot de l'hiver 2015 est encore en cours. Il s'agissait d'un pull We Are Knitters qui, une fois assemblé et porté, me faisait ressembler au bonhome Michelin, mais en jaune. J'ai tout démonté, défait l'avant que j'ai voulu retricoter en deux morceaux pour faire un gilet. Je suis évidemment tombée en panne de laine à 7 rangées de la fin et au prix d'une pelote, j'ai longtemps hésité à en racheter une juste pour ça. Chose que je me suis enfin décidée à faire il y a quelques semaines, reste à savoir maintenant si la version gilet résoudra le problème de l'effet bibendum... Je crois que je devrais me limiter à tricoter des écharpes et des bonnets, je m'éviterais beaucoup de problèmes! (Mais bien entendu, en bonne tête de mule que je suis, je lorgne dangereusement vers ce modèle de pull... On en reparlera en avril 2022, quand je serai venue à bout de la dentelle sur l'avant...)



Enfin bref, vous l'avez compris, je rentre dans ma période cocooning. En cuisine en revanche, je résiste encore un peu aux appels du pied de la saison, mais pas pour longtemps. Hier soir, nous sommes allés ramasser les tout derniers poivrons, courgettes et aubergines de la saison avant que la cueillette où on se ravitaille en légumes ne ferme jusqu'au printemps prochain (et clairement, on a craqué notre slip!). Après ça, le quatuor courges-poireaux-brocolis-patates douces envahira mes assiettes pour les 5 prochains mois, et mes repas seront une succession de soupes, risotto, et autres plats réconfortants de saison. En attendant, je vous propose une recette de salade, plat qui n'est pas incompatible avec la fin de l'été, puisque tout mélange de céréales et de légumes porte ce nom chez moi. Ainsi, l'automne apporte son lot de salades tièdes, auxquelles les légumes racine rôtis apportent saveur et fondant. Et qui sait si l'hiver ne sera pas aussi doux qu'il ne l'a été l'an dernier?

Je m'égare encore une fois, ce post est décidément plein de digressions... Car la salade que je vous présente aujourd'hui n'est ni tiède, ni garnie de légumes rôtis, mais bien froide, à base de quinoa et de betteraves multicolores. Un mélange réjouissant, aussi bien pour les yeux que pour le palais, et qui trouvera sa place aussi bien dans le pique-nique de la dernière rando de la saison que sur une table de fêtes (ça y est, le mot est lâché! Je pensais à Halloween évidemment ;)



Salade arc-en-ciel d'automne {vegan, sans gluten, sans soja}
Pour 2 à 4 personnes :
- 1 verre (20 cl) de quinoa cru
- 1 petite betterave jaune
- 1 petite betterave Chioggia
- 1 carotte
- roquette ou jeunes pousses/graines germées au choix (ici j'ai utilisé des graines de tournesol germées mais je trouve qu'elles ont un goût d'herbe pas des plus agréables... Donc ce n'est pas vraiment ce que je conseillerais mais bon, tous les goûts sont dans la nature!)
- une petite poignée de noisettes (ou noix de Grenoble ou de pécan)
- 1 petite pomme à chair ferme, en option (j'ai une préférence pour le goût acidulé de la Granny Smith, mais là aussi faites votre choix comme des grands ;)
- 1 cc de moutarde de Dijon
- 1 cc de sirop d'érable
- 1,5 cs de vinaigre de cidre
- 3 cs d'huile de noisette
- 1 pincée d'ail semoule
- ciboulette ou aneth haché, au goût
- sel et poivre, au goût

Placez le quinoa dans un saladier avec un peu d'eau et frottez le bien pour le nettoyer et enlever l'amertume. Égouttez et répétez l'opération deux ou trois fois.

Placez le quinoa rincé dans une casserole avec deux fois son volume d'eau, portez à ébullition puis baissez le feu, couvrez et laissez cuire 10 min. Le quinoa doit avoir absorbé toute son eau, être translucide, mais toujours croquant sous la dent. Laissez refroidir.

Pelez les betteraves, la carotte et la pomme si elles ne sont pas bio. Si elles le sont, vous pouvez les râper avec la peau, en ayant bien frotté les betteraves et la carotte pour éliminer toute trace de terre.
Rapez les légumes et la pomme avec une râpe à gros trous.

Faites torréfier les noisettes quelques minutes, dans une poêle chaude et sans matière grasse. Concassez-les grossièrement.

Mélangez tous les ingrédients de la vinaigrette (huile, vinaigre, sirop d'érable et moutarde, ail semoule, ciboulette ou aneth et sel et poivre au goût). Remuez bien pour obtenir une sauce homogène.

Mélangez le quinoa refroidi, les légumes râpés, la salade ou les graines germées et les noisettes concassées. Assaisonnez avec la vinaigrette juste avant de servir.


Rainbow autumn salad {vegan, gluten-free, soy-free}
Serves 2 to 4 :
- 1 cup uncooked quinoa
- 1 small yellow beetroot
- 1 small chioggia beetroot
- 1 carrot
- arugula or baby spinach or microgreens of your choice (here I used sunflower sprouts but I don't relly like their grass-y taste, so I won't use them again)
- a small handful hazelnuts (or walnuts, or pecans)
- 1 small firm apple, optional (I like the tart taste of the Ganny Smith kind but choose whatever sort you like!)
- 1 tsp Dijon mustard
- 1 tsp maple syrup
- 1,5 tbsp apple cider vinegar
- 3 tbsp hazenut oil
- chopped chives or dill, to taste
- salt and pepper, to taste

Place the quinoa in a large bowl with a bit of water and rub between your palms to clean and remove bitterness. Drain and repeat 2 or 3 times as needed.

Place the drained quinoa in a pot and cover with 2 cups water. Bring to a boil, then lower the heat and cook covered for 10 min. The quinoa must have absorbed all its water, be slightly transluscent but still with a bite. Fluff with a fork and let cool.

If your vegetables and apple are not organic, peel them. If they are, you ca leave the skin on but make sure that the carrots and beets have been properly scrubbed to remove all the dirt. Grate the vegetables and apple with a coarse grater.

Toast the hazelnuts for a few minutes in a hot pan, without adding oil, until browned and fragrant. Chop coarsely.

Mix all the dressing ingredients (oil, vinegar, mustard, maple syrup, chooped chives/dill, salt and pepper) and whisk until you get an homogenous sauce.

Combine the cooled quinoa, grated veggetables, toasted nuts and greens/sprouts. Season with the vinegrette just before serving.

vendredi 14 octobre 2016

Crumble biscuité // Biscuit crumble

Deux recettes sucrées à la suite, c'est plutôt inhabituel sur ce blog, où les pâtisseries et autres desserts sont assez peu représentés. À vrai dire, ce n'était pas le post que j'avais prévu de publier cette semaine, puisque je voulais au départ parler de mes lectures en septembre. J'aurais dû rédiger mon article dimanche, profitant du fait que chéri était parti voir des copains à lui jouer au rugby, mais j'ai passé ma journée à cuisiner. D'abord deux recettes de Marie Laforêt : un tajine vegan aux figues et citron pour le repas du soir, puis de la farce butternut-épinards-ricotta végétale pour des cannellonis ; ensuite, de la piperade en quantité industrielle pour mettre en conserves (on a cueilli 4,5 kg de poivrons dans ce but le weekend dernier...) ; des pâtes maison, toujours pour les cannellonis ; et enfin un gâteau aux noisettes pour finir un fond de beurre et des blanc d'oeufs qui traînaient au frigo. Après tout ça, j'étais bien évidemment lessivée et je n'avais pas écrit un mot de mon article... Et avec la semaine chargée que je viens de vivre au boulot, je n'ai pas non plus eu le temps de le rédiger, ou même de faire des photos des mes dernières cousettes (en plus avec la nuit qui tombe de plus en plus tôt, on va rentrer dans une période pas facile bloguesquement parlant...)



Enfin bref, c'est comme ça que je me retrouve à publier avec ce que j'ai sous la main, à savoir ces photos de crumble. (Non mais je rêve ou je suis en train de me justifier parce que je poste deux desserts à la suite?...) Le crumble, chez moi, c'est vraiment THE "gâteau" de l'automne et de l'hiver. C'est probablement celui que je prépare le plus souvent en ces saison, d'une part parce que les pommes et les poires que l'on trouve alors en abondance s'y prêtent parfaitement (sinon j'aime bien aussi avec des mirabelles, mais la saison est vraiment courte :'( ou avec des pêches, mais chéri il dit qu'il les préfère crues alors je ne fais ni crumble, ni tarte aux pêches. Sniff.) D'autre part, le crumble c'est probablement le truc le plus simple du monde à préparer, encore plus que les crêpes ou la tarte aux pommes. Tu coupes tes fruits, tu les mets dans un plat, tu fais ta pâte en 1min27 top chrono (et tu peux même en faire 12 kg d'un coup et la congeler, comme ça les prochains crumbles prendront encore moins de temps à faire!), tu en saupoudres tes fruits, et hop, au four. On peut s'y prendre au dernier moment, sur un coup de tête juste avant le repas, l'enfourner le temps de manger, et l'avoir prêt tout pile pour le dessert, c'est pas génial ça? Le dessert de feignasse quoi, donc parfait pour moi qui aime pas salir 12 saladiers  et passer 7h en cuisine pour faire de la pâtisserie. Et pour couronner le tout, je suis sûre que c'est l'un des desserts les plus sains qu'on puisse faire apres la salade de fruits (sauf si vous le servez avec une boule de glace et une demi-tonne de Chantilly, hein).


Enfin bon, je vous vends le truc comme si vous aviez jamais fait de crumble de votre vie et que c'était le nouveau dessert à la mode, alors que je suis sûre que vous en avez déjà préparé des milliers... Parce que oui, tout le monde sait faire du crumble, hein. C'est si facile que c'est a peine si on a besoin d'une recette : on mélange farine, sucre, matière grasse dans des proportions toujours un peu approximatives et c'est réglé. D'ailleurs je fais toujours les miens au pifometre, en les pimpant en fonction de ce que j'ai sous la main (noix, graines, épices, flocons de céréales, ...) et celui-ci n'a pas dérogé à la règle. Par conséquent, je n'avais pas vraiment prévu d'en parler ici, mais quand je l'ai sorti du four et que j'ai grignoté une pépite de pâte, j'ai été ultra surprise de constater qu'elle avait un délicieux goût biscuité que je n'avais jamais obtenu auparavant. Donc je me suis dit qu'il fallait que j'en parle ici, ne serait-ce que pour que je puisse moi-même garder les proportions sous la main. 

ET VOILÀ C'ETAIT L'HISTOIRE DE MON CRUMBLE! Tout cet article sans queue ni tête pour ça, j'aurais pu vous dire dès le début "hey j'ai fait un crumble au pif et il était méga trop bon alors j'vous mets la recette" MAIS NON fallait passer par les méandres tortueux de mes pensées. (Oui, on est vendredi, c'est pas facile, hein.) Si t'es arrivé au bout, tu mérites une médaille. Ou une part de crumble, alors file dans ta cuisine en préparer un!



Crumble biscuité {vegan, sans soja}
Pour 6 personnes :
- fruits au choix (ici j'ai mis 3 ou 4 pommes et une douzaine de figues)
- 100g de farine
- 50g de petits flocons d'avoine
- 50g de sucre de canne blond + 1 cs
- 25g de poudre d'amandes
- 40 à 50g d'huile de coco (solide)
- 1 cc de cannelle

Pelez et détaillez les fruits en gros dés. Disposez-les dans un plat allant au four, et saupoudrez avec 1 cs de sucre et 1 cc de cannelle. Mélangez.

Dans un grand bol, combinez la farine, les flocons, le sucre et la poudre d'amandes. Ajoutez l'huile de coco et mélangez du bout des doigts pour obtenir une pâte sablée (commencez avec 40g et rajoutez-en si la pâte est trop sèche. Si elle est trop humide, ajoude la farine ou de la poudre d'amandes)

Répartissez la pâte sur les fruits et enfournez à 180°C pour 20 à 30 min. Les fruits doivent être cuits et le crumble doré sur le dessus.

Servez tiède ou froid, seul ou avec du yaourt, de la crème fraîche/fouettée ou une boule de glace à la vanille.



I love crumbles. I think they're my favourite dessert in fall and winter, mainly because they're SO quick to make. Cut up the fruits, prepare the crumble mix, place in a dish and bake. Easy as a pie (or as crumble). So simple that you could pretty much decide for one just before dinner, prepare it in a breeze, bake it while eating and have it ready for dessert. The only quicker treat is mugcake (well, and opening a chocolate bar, but you don't really make it yourself so it doesn't count), but I never liked their spongy texture, so... Anyways, about this specific crumble recipe. I didn't intended to share it as I always prepare my crumbles a bit at random, mixing flour, sugar, oil and various add-ins like oat, nuts or seeds in proportions that are always a bit different at each time. I just aim for the right texture so even though I do have an idea of the ratio of dry and humid ingredients, I never make the same mix twice. This one was no exception, but when nibling on a freshly baked crumb, I was pleasantly surprised by its bicuit-like taste. So I thought I had to share about the recipe, so that I can at least remember it and make it again! Happy autumn!



Biscuit crumble {vegan, soy-free}
Serves 6 :
- fruits of your choice (here I used 3-4 apples and a dozen fresh fighs)
- 100g all-purpose flour
- 50g small oat flakes
- 50g light brown cane sugar + 1 tbsp
- 25g almond meal
- 40 to 50g solid coconut oil
- 1 tsp cinnamon

Peel, core and dice the fruits. Place in an oven-proof dish and sprinkle with 1 tbsp sugar and 1 tsp cinnamon. Toss to coat.

In a bowl, whisk together the flour, oat flakes, sugar and almond meal. Add the coconut oil and rub with your fingertips until a coarse meal forms. (Use 40g coconut oil at first and add more as needed. If the dough becomes too wet, add more flour or almond meal)

Sprinkle the crumbs on top of the fruits and bake for 20 to 30 min at 180°C, or until the fruits are cooked and the top nicely browned.

Serve warm or cold, on its own or with clotted/whipped cream, greek yoghurt or vanilla ice cream.