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mercredi 10 février 2021

Ravioles aux topinambours et huile de truffe

Bon, j'ai raté le coche pour les vœux de nouvelle année, j'ai pas vu passer le mois de janvier. Franchement, quelle arnaque, on fait plus rien de notre vie a cause du Covid et le temps me fil quand même entre les doigts... Bref, même s'il est un peu tard pour ça, je vais parler de mes bonnes résolutions pour 2021 (quoi que, ne doit-on vraiment limiter la prise de bonnes résolutions qu'au mois de janvier ? Vous avez 4h, l'usage de la calculatrice n'est pas autorisé), car c'est l'une d'entre elles qui est à l'origine de cet article. C'est facile à deviner : cette année, j'aimerais faire des pâtes fraîches plus souvent, car j'adore ça. J'ai un laminoir à pates depuis presque 6 ans maintenant et il n'a que trop peu servi, alors que c'est un outil qui m'a longtemps fait rêver (chacun ses rêves, que voulez-vous... je fantasme aussi sur une presse à tortillas et des bols en pierre coréens si vous voulez tout savoir !). Je crois que tout ce temps, je m'étais persuadée que c'était un chantier de faire ses propres pâtes, même avec un laminoir. Alors qu'en fait, ça n'est pas si compliqué ! Certes, les raviolis c'est un peu plus long, mais le jeu en vaut la chandelle, d'autant plus que c'est très difficile de trouver des raviolis frais véganes dans le commerce.



J'ai fait cette recette pour la première fois pour le réveillon de Noël, le premier que je passais sans ma famille en 30 ans d'existence. J'avoue que ça m'a fait un peu bizarre, on a même failli ne rien faire du tout, et puis on a quand même saisi l'occasion de se faire un repas de fête. Après une longue réflexion, on a opté pour des ravioles en entrée. Bon, au départ elles devaient être à la ricotta végétale mais on s'est plantés en achetant le lait de soja, on en a pris du sucré... Heureusement, j'avais des topinambours, je sais plus trop pourquoi j'en avais pris à la Ruche qui dit oui, mais ils ont sauvé notre entrée ! On les a servies avec une poêlée de champignons sauvages, mais elles sont aussi très bonnes avec un filet de crème végétale et de parmesan végane (mon préféré est le NoMuh Rezent de chez Vegusto). Je les ai tellement aimées que je me suis dit qu'elles méritaient leur place ici. En plus, c'est bientôt la Saint-Valentruc et on est d'accord que des raviolis maison c'est hyper romantique, non ? (Bon par contre les topinambours ça donne des gaz, ça c'est de suite beaucoup moins glamour...)


Bon, et puisque j'avais dit en début d'article que j'allais parler de mes bonnes résolutions, en voici la liste complète en plus des pâtes fraîches : faire du tempeh et du seitan plus souvent, essayer de faire des nouilles pour ramen et des nouilles udon maison, réussir le grand écart latéral et facial (pour le second j'ai encore beaucoup de boulot mais je n'ai rien à perdre en me fixant un tel objectif !), réussir mes montées en V inversé et le Superman à la pole dance, lire 25 livres (au moins) et reprendre l'écriture. Voilà, maintenant qu'elles sont publiques, je n'ai plus qu'à m'y tenir !


Ravioles au topinambours et huile de truffe {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4-5 personnes en entrée) :
- 75 g de farine de blé T45
- 75 g de semoule de blé dur (ou de farine de blé T45)
- 150 g d'eau
- 1/4 cc de sel (de préférence kala namak)
- 1 pointe de couteau de curcuma (optionnel, pour la couleur)
-500 g de topinambours
- 1 cc d'huile de truffe
- 1 cs de persil haché
- sel, poivre, noix de muscade au goût

Mélanger la farine, la semoule de blé dur, le sel et le curcuma dans un saladier. Ajouter progressivement l'eau en remuant avec une cuillère en bois. Lorsque toute l'eau a été incorporée, pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Vous pouvez aussi réaliser cette étape au robot.

Couvrir la pâte et laisser reposer 30 min à température ambiante.

Eplucher les topinambours et les faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Les réduire en purée à l'aide d'une fourchette et laisser refroidir.

Ajouter l'huile de truffe et le persil à la purée de topinambours et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Diviser la pâte en 4 morceaux. Etaler finement à l'aide d'un laminoir (je vais jusqu'au cran n°6) ou d'un rouleau à pâtisserie (farinez bien votre plan de travail au préalable).

Disposer une bande de pâte devant soi, déposer des petits tas de farce à intervalles réguliers (environ 1 cc bombée pour des ravioles de 5 cm de diamètre comme sur les photos), mouiller légèrement la pâte au doigt autour de la farce et déposer une autre bande de pâte par dessus. Bien sceller les deux pâtes en chassant les bulles d'air. Découper les ravioles à l'aide d'un emporte-pièce. On peut aussi découper d'abord des disques de pâte, déposer la farce au centre de la moitié d'entre eux et les recouvrir d'un second disque en scellant les bords avec un peu d'eau.

Porter une casserole d'eau salée à ébullition. Y faire cuire les ravioles 3 minutes. Egoutter et servir immédiatement.

mardi 22 décembre 2020

Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi

Je ne suis définitivement pas une bonne blogueuse culinaire : non seulement mon rythme de publication est complètement anarchique, mais en plus je ne suis pas du tout les tendances du moment. Actuellement, tout l'Internet n'a qu'un mot à la bouche : Noël. Et moi je débarque avec un gratin de pâtes pas festif pour un sou !


Mais bon, si vous fouillez dans mes archives, vous verrez que je n'ai de toute façon jamais été très inspirée en cette période. Et cette année, c'est pire que jamais : j'ai beau habiter en Alsace, terre Noël-esque par excellence, avec le Covid qui nous a sucré les habituels marchés et leur odeur entêtante de gaufres et de vin chaud, je ne suis absolument pas dans l'ambiance. Et pour la première fois en trente années d'existence, je ne passerai pas le réveillon en famille, chez ma grand-mère, car les risques sanitaires sont trop élevés.


J'en suis donc venue à me demander ce que représentait Noël pour moi, en dehors d'une occasion pour se retrouver avec mes proches autour d'une table. Et la réponse est : rien d'autre. Je ne suis pas croyante, alors célébrer la naissance de Jésus, en soi, ça me passe au-dessus de la tête. Quant à l'aspect outrageusement consumériste de cette tradition, cela fait quelques années que j'en suis lassée.

Bref, tout ça pour dire qu'il faut pas compter sur moi pour publier des recettes de Noël ! De toute façon la blogosphère en regorge par centaines donc je sais que je n'ai pas à m'inquiéter pour vos menus de réveillon ;) Par contre, pour un plat facile et réconfortant après un marathon de biscuits de Noël ou de courses de dernière minute, vous êtes au bon endroit !


Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 2 personnes :
- 250 g de pâtes
- 200 g de fleurettes de brocoli (frais ou surgelé)
- 2 cs de kimchi grossièrement haché, fait maison ou du commerce (attention, beaucoup de kimchis du commerce contiennent de la sauce de poisson !)
- 150 ml de lait végétal non sucré
- 2 cc de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 2 cs de sauce sriracha (à doser selon le goût)
- 50 g de cheddar végétal râpé
- sel et poivre
- chapelure, levure maltée, graines de sésame

Faire cuire les pâtes al dente comme indiqué sur l'emballage. 5 min avant la fin de la cuisson, ajouter les fleurettes de brocoli.

Dans une petite casserole, mélanger le lait froid, la fécule et la sauce sriracha. Porter à ébullition en fouettant constamment. Quand le lait bouillonne et commence à épaissir, ajouter le fromage végétal et mélanger jusqu'à dissolution complète.

Mélanger les pâtes et le brocoli égouttés avec la sauce et le kimchi grossièrement haché. Rectifier l'assaisonnement avec sel et poivre au goût.

Répartir dans plat à gratin et parsemer de chapelure, levure maltée et graines de sésame.

Faire gratiner sous le grill du four à 180°C pendant 10 à 15 min, jusqu'à ce que le dessus soit doré. Servir chaud.

lundi 9 novembre 2020

Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil

Après ma recette de ramen qui, je dois l'admettre, n'était pas des plus simples, voici une recette beaucoup moins complexe, et surtout beaucoup plus locale pour l'Alsacienne d'adoption que je suis !

Acheter des légumes locaux à toujours été quelque chose d'important pour moi. Depuis que je suis étudiante et donc que j'ai commencé à faire mes propres courses, j'ai toujours cherché à favoriser les maraîchers autour de moi et je crois avoir testé à peu près tous les systèmes qui existent. Je me souviens encore de ces dimanches où je prenais le bus, depuis ma résidence universitaire paumée dans la banlieue grenobloise, pour aller sur une petite place du centre ville où se tenait un marché de producteurs. J'adorais y aller, acheter des légumes non calibrés qui me rappelaient ceux que ma grand-mère nous donnait (d'ailleurs j'aimais particulièrement me fournir auprès de papis et mamies avec un stand minuscule, tant ils me rappelaient mes propres grands-parents, avec leurs mains ridées aux ongles noircis de terre), à tel point que parfois je m'emballais, et une fois rentrée, je me demandais comment j'allais pouvoir manger tout ce que j'avais ramené. Mais finalement, comme j'emportais parfois ma gamelle pour le midi, je n'ai jamais eu à jeter quoi que ce soit (enfin sauf la fois où j'ai fait un raté culinaire monumental que je vous raconte ici...).

En deuxième année d'études, je me suis mise en coloc avec une amie et nous nous sommes inscrites à une AMAP qui livrait sur le campus. On était 3 à partager un panier, que je récupérais tous les lundis soirs avant mon cours de japonais, où j'arrivais systématiquement en retard et avec un cabas d'où dépassaient poireaux et salades. Ma prof me demandait toujours quels légumes j'avais eus et j'ai appris bon nombre de noms japonais à cette occasion ! C'est à cette époque que j'ai vraiment appris à cuisiner les légumes, étant donné que les paniers des AMAP, c'est toujours un peu la loterie. Je crois bien que mon amour avec le kimchi, et par extension avec la cuisine coréenne, a débuté à cette époque-là, puisqu'il a bien fallu que je fasse quelque chose des choux chinois que je découvrais alors.


Lors de mon semestre Erasmus en Allemagne, j'allais aussi faire le marché (du coup je suis assez calée en noms de fruits et légumes dans la langue de Gœthe également !), et idem de retour en France lors de mes premières années de boulot. Plus tard, j'ai testé le système de cueillette, où les légumes étaient à un prix ridiculement bas (le kilo de haricots verts ou plats était à 3€ si je me souviens bien, il n'était donc pas rare qu'on en engloutisse 2 kilos à deux par semaine !). 

En arrivant à Mulhouse, je me suis à nouveau inscrite dans une AMAP et j'ai mangé des kilos de chou, comme en témoignent mes articles de 2018 ! J'ai malheureusement dû interrompre mon inscription pour plusieurs raisons et j'avoue que ça me manque parfois un peu. J'ai fait quelques fois le marché mais comme il est à l'autre bout de la ville par rapport à chez moi, ce n'est pas très pratique... Heureusement, un petit producteur local a installé un stand devant la gare, qui est à même pas 10 minutes à pieds de mon appart, avec un système de paniers qu'on peut commander en connaissant le contenu et avec possibilité d'échanger certains produits, et aussi de la vente libre de légumes, fruits, champignons et conserves maison. Bref, le rêve !

Sauf qu'avec le confinement, il a arrêté de venir, et aujourd'hui il ne peut malheureusement plus assurer ce service car la demande dépassait sa capacité de production... Je me suis donc tournée vers un système que je n'avais presque jamais expérimenté jusqu'à présent : La Ruche qui Dit Oui ! Je dois avouer que ce n'est pas ma solution préférée car les producteurs ne touchent pas l'intégralité du prix de vente des produits (ce qui les rend assez chers en fin de compte, puisqu'il faut y ajouter 20% de frais de fonctionnement), et ils doivent déclarer un minimum de vente et si celui-ci n'est pas atteint, toutes les commandes sont annulées. Cela ne leur garantit donc pas un revenu stable, contrairement aux AMAP qui voient leurs clients s'engager pour 1 an (mais qui sont malheureusement en déclin car on leur reproche parfois leur manque de flexibilité). Cependant la Ruche de Mulhouse est très dynamique et les producteurs sont assurés d'avoir des commandes régulières, au point que certains ont même été débordés pendant le premier confinement !


Bref, tout ça pour vous montrer qu'il existe de nombreuses solutions pour soutenir vos producteurs locaux (il y a aussi les ventes en direct dans les fermes !), ce qui me semble particulièrement important en ce moment, plutôt que d'enrichir encore plus les géants de la grande distribution ! Place à la recette maintenant : je l'ai réalisée dans le cadre d'un petit concours organisé par la Ruche, justement, sur le thème des courges. Je me suis inspirée d'une de mes précédentes recettes, ma focaccia au potimarron et pesto, mais en version tarte flambée et en remplaçant le basilic par du persil pour une version 100% de saison. Faire une flammekueche végane n'est pas bien compliqué, il suffit d'utiliser du yaourt de soja pour la base et on peut y mettre à peu près tout ce qu'on veut par dessus : lardons de tofu fumé, champignons,  oignons, fromage végétal, noix, etc. Le seul bémol, c'est que le yaourt de soja est moins gras et contient plus d'eau que la crème animale, et a donc tendance à s'évaporer à la cuisson, ce qui donne une tarte assez sèche. La parade que jai trouvée pour remédier a ce problème est de faire précuire la pâte, et de rajouter du gras dans le yaourt, mais je pense que vous pouvez également faire dégorger un peu ce dernier dans une étamine afin d'obtenir quelque chose de plus dense. Quant au pesto de persil, il vous restera du rab que vous pourrez utiliser comme du pesto classique dans des pâtes, salades de céréales, etc.


Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil {végétalien}
Pour le pesto :
- les feuilles d'un bouquet de persil plat
- 30 g de noisettes ou de noix décortiquées
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 10 cl d'huile d'olive
- 1 bonne pincée de gros sel
Pour la tarte flambée :
- 1 fond de tarte (j'utilise la recette de La Cuisine de Bernard)
- 4 cs de yaourt de soja
- 1 cs d'huile qui supporte la chaleur (j'utilise de l'huile de tournesol spéciale cuisson)
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- 50 g de potimarron 
- 75 g de champignons au choix (ici des girolles)
- 1 petit oignon
- 1 cs de vin blanc (optionnel)
- huile végétale pour cuisson
- sel

Préchauffer le four à 210°C avec une plaque de cuisson à l'intérieur.

Découper le potimarron en tranches de 2 à 3 mm, badigeonner légèrement chaque tranche d'huile et mettre dans le four en train de préchauffer le temps de préparer les autres ingrédients.

Preparer le pesto : mixer tous les ingrédients ensemble. Réserver. Le reste de pesto se conserve plusieurs jours dans un bocal au frais.

Nettoyer les champignons et couper en morceaux s'ils sont gros. Faire revenir à feu vif dans un peu d'huile végétale avec une pincée de sel jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Réserver.

Émincer l'oignon en lamelles. Faire dorer dans un peu d'huile à feu vif. Quand l'oignon commence à colorer, déglacer avec le vin blanc et réserver.

Retirer le potimarron du four.

Étaler le fond de tarte sur un tapis de cuisson. Enfourner à blanc pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, mélanger le yaourt avec 1 cs d'huile, assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Retirer le fond de tarte du four. Répartir le yaourt sur le fond de tarte, puis disposer les oignons, les champignons et le potimarron par dessus. Enfourner pour 10 minutes supplémentaires.

Garnir la tarte de pesto de persil et servir.

mercredi 23 septembre 2020

Ramen au sésame végane (tantan ramen)

Il y a presque un an, j'ai passé 2 semaines au Japon. Je rêvais de faire ce voyage depuis des années, en bonne ado des années 2000 bercée par la culture manga. Bien qu'ayant déjà les orteils dans la culture nippone, et donc une idée assez claire de ce qui m'attendait là bas, j'étais impatiente de voir en vrai tout ce que je n'avais jusqu'à présent que fantasmé via les mangas, films, anime et photos. Et, vous vous en doutez, en bonne passionnée de bouffe j'étais très curieuse de goûter à la cuisine japonaise sur place !



Même avant mon voyage, je pouvais me vanter de bien connaitre la gastronomie japonaise, au-delà des sushis qui sont loin d'en être le plat emblématique en réalité : onigiri, gyoza, ramen, donburi, tempura, korroke, okonomiyaki, zarusoba, inarizushi, kare raisu, omurice, mochi, et tant d'autres noms me sont familiers et font régulièrement incursion dans ma cuisine. J'avais donc hâte de vérifier à quel point ce que j'ai pu manger jusqu'à présent, au resto ou, surtout, préparé par mes soins, était proche (ou non) de ce qui se fait réellement là bas. Et puis j'espérais aussi découvrir de nouveaux plats ! J'avais cependant une crainte : le Japon n'étant pas connu pour être un pays vegan-friendly, je me demandais à quoi je pourrais effectivement goûter une fois sur place.


Heureusement, grâce à Happy Cow et au groupe Facebook Vegan Japan, j'ai pu me régaler sans trop de difficultés (même si, pour être franche, j'ai parfois mangé des plats contenant de l'oeuf, et peut-être même du dashi -un bouillon à base de poisson utilisé quasiment partout dans la cuisine japonaise- par manque d'autres options). J'ai notamment découvert l'existence des restos T's tantan, qui servent de sublimes ramen véganes, dont de délicieux tantan ramen auquel ils doivent leur nom. Ce type de ramen a été une vraie découverte pour moi et je suis allée 2 fois dans leur resto à la gare de Tokyo, où j'ai testé le "White-sesame tantan" la première, puis le "Gold-sesame tantan" la seconde. J'ai eu un énorme coup de cœur pour ce dernier, et une fois rentrée, je n'avais qu'une idée en tête : le reproduire !


À ce stade de mon article, vous vous dites peut-être : "bon elle est bien gentille avec ses histoires, mais qu'est-ce donc qu'un tantan ramen ?" Eh bien c'est la version japonisée et "soupisée" des dandan mian, ou nouilles dandan, une spécialité sichuanaise de nouilles dans une sauce à base de pâte de sésame, sauce soja, vinaigre de riz, huile pimentée et poivre de Sichuan, garnies de viande hachée et pickles de feuilles de moutarde.


Ce ramen garde les caractéristiques de la recette originelle : le bouillon est mélangé à une sauce comparable à celle des nouilles dandan, et on retrouve de la viande hachée (enfin, ici des PST) et des pickles de moutarde en garniture, auxquelles s'ajoutent du chou pak choy blanchi, des légumes crus râpés (ici des carottes mais au Japon il y avait également du chou rouge), des pousses de haricots mungo (un incontournable des ramen japonais ! Même si je n'en avais pas le jour où j'ai fait les photos), de la ciboule coupée en fines bandelettes, des graines germées, des graines de sésame, et surtout une cuillerée de purée de cacahuète et de l'huile piquante ! Ne zappez vraiment pas ces deux derniers toppings car ils apportent énormément de saveur au plat ! Comme tout ramen, c'est un plat qui demande un peu de boulot, entre le bouillon et les garnitures (que vous pouvez d'ailleurs varier selon vos envies, je vous conseille tout de même de garder le pak choy et le haché épicé évidemment), mais je vous assure que ça en vaut le coup ! Ittadakimasu !


Ramen au sésame végane {végétalien}

Pour 2 personnes :
- 150 à 200 g de nouilles pour ramen (selon l'appétit)
Bouillon :
- 500 ml de bouillon de légumes (maison de préférence) + un peu pour les protéines de soja
- 200 ml de lait de soja ou d'avoine
- 2 cs de purée de sésame complète
- 1 à 2 cs de sauce soja (à ajuster selon le niveau de salinité du bouillon)
- 1 cc de vinaigre de riz ou de cidre
- 1 cc d'huile de sésame
Haché végétal épicé :
- 30 g de petites protéines de soja déshydratées (ou 100 g de tofu/seitan/tempeh émietté ou de champignons hachés)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 cs de saké ou de vin de riz chinois
- 2 cc de sauce hoisin (ou 1 cc de ketchup + 1 cc de miso blanc)
- 1 cc de sauce soja
- 1 pincée de poivre
- 1 petite pincée de poivre de Sichuan (optionnel)
- huile végétale
Garnitures (suggestions) :
- chou pak choy (1 à 2 feuilles par bol selon la taille)
- carotte râpée
- chou rouge râpé
- pousses de soja
- ciboule
- beurre de cacahuète (1 cc par bol)
- pickles de feuilles de moutarde
- graines de sésame grillées et pilées (environ 1 cs par bol)
- graines germées
- huile piquante

Préparation du bouillon :
Dans un petit bol, mélanger la purée de sésame, 1 cs de sauce soja, le vinaigre et l'huile de sésame.

Dans une casserole, mélanger le bouillon, le lait de soja ou avoine, et y délayer le mélange à base de purée de sésame. Porter à ébullition en remuant jusqu'à dissolution complète de la purée de sésame. Rectifier l'assaisonnement avec la seconde cuillère de sauce soja si besoin et conserver le bouillon au chaud.

Préparation du haché épicé :
Placer les protéines de soja dans un bol et recouvrir d'eau ou de bouillon de légumes chaud. Laisser reposer jusqu'à ce que les protéines soient tendres. Egouttez-les. Si vous utilisez du tofu/tempeh/seitan ou des champignons, hachez-les finement.

Émincer l'ail et le gingembre finement. Faire chauffer un peu d'huile végétale dans une poêle et faire revenir l'ail et le gingembre à feu moyen-vif pendant une dizaine de secondes.

Ajouter les protéines de soja ou le tofu/tempeh/seitan ou champignons et faire sauter jusqu'à coloration.

Déglacer avec le saké, puis ajouter la sauce hoisin et la sauce soja et bien mélanger. Retirer du feu et assaisonner avec du poivre et du poivre de Sichuan. Réserver.

Préparer les autres garnitures : découper le pak choy en tronçons et faire blanchir 30s dans de l'eau bouillante. Égoutter et placer dans un bol d'eau froide pour stopper la cuisson. Râper le chou et la carotte. Découper la ciboule en tronçons de 5 cm puis émincer en fines bandes dans la longueur. Émincer les pickles de moutarde. Faire toaster les graines de sésame dans une poêle chaude sans ajout d'huile, si vous avez un mortier concassez-les grossièrement.

Faire cuire les nouilles selon les instructions du paquet et répartir dans deux bols. Répartir le bouillon dans les bols et garnir avec le haché épicé et les autres garnitures. Servir immédiatement


mardi 8 septembre 2020

Tarte aux courgettes et pomme de terre, curry et lait de coco

J'avoue ne pas être du tout inspirée pour ce post aujourd'hui... je pourrais vous faire une tirade sur la rentrée et les plats simples à préparer, mais ça fait des années que cette date ne signifie plus grand chose pour moi,  donc je ne change pas spécialement ma façon de cuisiner à cette période. 




Je vous dirai donc simplement que cette recette, piquée à ma maman comme beaucoup de recettes de tartes sur ce blog, est absolument délicieuse, en plus d'être hyper facile à faire. Et c'est déjà pas mal, non ? Bonne rentrée à toutes et à tous !








Tarte aux courgettes et pommes de terre,  curry et lait de coco {végétalien, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 1 tarte :
- 1 pâte brisée (maison ou du commerce, sans gluten si besoin)
- 1 grosse courgette
- 1 grosse pomme de terre (ou 1 pomme de terre de taille moyenne et 1/2 aubergine)
- 1 oignon jaune
- 20 cl de lait de coco
- 1,5 cc de curry
- sel, huile végétale

Peler l'oignon et la pomme de terre. Découper l'oignon en lamelles et la pomme de terre et la courgette en rondelles de 2 à 3 mm d'épaisseur. 

Faire revenir les légumes à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'ils soient presque cuits (environ 15 min).

Ajouter le lait de coco et le curry, saler au goût, bien mélanger et laisser épaissir 5 min.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée et répartir les légumes par dessus.

Enfourner à 180°C pour 35 min. Servir tiède.

mercredi 22 avril 2020

Beignets de carotte à l'indienne

On pourrait croire qu'en cette période de confinement, j'ai plus de temps pour cuisiner et bloguer. Eh bien... Pas tant que ça ! Certes, je n'ai plus de cours de pole dance ou de chant, mais j'ai toujours mon boulot qui me prend mes journées (même si, à vrai dire, ça fait déjà plus de 6 ans que je faisais du télétravail donc les choses n'ont pas énormément changé pour moi). Et puis j'avoue que je n'ai pas trop d'inspiration en ce moment. Ce n'est pas uniquement à cause du confinement, j'ai toujours eu du mal à cuisiner au début du printemps car les légumes disponibles sont finalement peu nombreux. Mais c'est vrai que la situation actuelle n'aide pas, on fait les courses aussi peu souvent que possible, on va à l'essentiel (du riz, du tofu, des pâtes, encore du riz, des patates, encore du tofu...) et on ne trouve pas toujours ce qu'on a mis sur notre liste de courses. Donc si je devais lister les légumes frais qui ont transité dans ma cuisine ces dernières semaines, ça serait vite fait : salade, chou blanc et rouge, patates, quelques rares poireaux, et carottes.


Beaucoup de carottes, à vrai dire. Déjà avant le confinement, j'en recevais un kilo par semaine dans les paniers de légumes que j'achetais à un producteur local (et qui me manquent beaucoup ces temps ci d'ailleurs, ça m'éviterait d'avoir à me me fournir en légumes à prix d'or dans des magasins qui ont bien profité de la situation pour gonfler leurs marges...), donc à force il faut bien innover un peu sur la façon de les cuisiner. Ça tombe bien, les carottes sont justement la star des légumiades du mois d'avril sur le groupe Facebook Cuisiner vegan et de saison créé par ma chère amie Deliacious. Ça m'a donc motivé à photographier et rédiger cette recette que j'ai réalisée pour la première fois il y a quelques semaines, en impro totale comme beaucoup d'autres recettes de ce blog.


Pour ceux qui voudraient en connaître l'histoire (en même temps vous avez rien de mieux à faire que de lire les textes des blogs en ce moment non?), la voici. Il n'y a quelques temps, j'avais prévu au menu une de mes soupes préférées, la soupe indienne du livre Des soupes qui nous font du bien, à base de lentilles corail, légumes, épices et lait de coco. Sauf que je voyais bien que mon mec se disait qu'on peut pas faire un repas uniquement avec de la soupe... Je lui ai donc proposé de faire quelques beignets de légumes indiens en accompagnement, dans le style de ceux qu'on commande dans notre resto favori. Les options de garniture étaient assez réduites : oignon, et carotte ou pomme de terre. Je lui ai demandé ce qui le tentait dans cette liste, et je ne pensais pas qu'il pencherait pour la carotte. J'avoue que j'étais un peu dubitative (moi j'aurais choisi la pomme de terre #passionpatate) mais j'ai quand même respecté son choix. Je sais pas s'il savait parfaitement ce qu'il faisait ou s'il a choisi au pif, toujours est-il que ces beignets de sont avérés être parmi les meilleurs que j'ai mangés ! Mon mec a même dit que s'il devait choisir un dernier repas avant l'Apocalypse, ce serait celui-ci ! J'espère donc qu'ils vous plairont autant qu'à lui. Et comme je vois venir la question, je prends les devants : non, on ne peut pas les cuire au four. La farine de pois chiches ne se comportera pas du tout de la même façon et le résultat sera beaucoup trop sec. Vous n'êtes pas obligés de les plonger totalement dans un bain de friture, vous pouvez toujours les faire dorer comme des petites galettes à la poêle dans 1/2 cm d'huile, mais cette dernière est nécessaire dans cette recette ! Alors si vous aimez pas la friture à cause de l'odeur, je comprends que vous posiez la question. Mais si vous êtes inquiets•ètes pour votre ligne, dites-vous bien que vous en mangez pas tous les jours non plus a priori, et puis de toute façon c'est pas dit qu'on puisse aller à la plage cet été alors lâchez du lest sur le summer body et faites des beignets. (Et même si vous allez à la plage, en fait. Laissez un peu les injonctions au placard, ça fait pas de mal !)



Beignets de carotte à l'indienne {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une dizaine de beignets :
- 2 carottes
- 1/2 oignon
- 4 cs de farine de pois chiches
- 4 à 5 cs d'eau
- 1/4 cc de curcuma
- 1 cc de graines de cumin (ou 1/2 cc de graines de cumin + 1/2 cc de graines d'ajowan)
- 1 pincée de sel fin
- 4 branches de coriandre fraîche
- huile pour friture
- pour servir : chutneys indiens, yaourt végétal, sauces au choix

Râper grossièrement les légumes. Les mélanger avec la farine de pois chiches, les épices et la coriandre ciselée dans un saladier.

Ajouter graduellement 4 cs l'eau en mélangeant au fur et à mesure. Les légumes doivent être enrobés de pâte sans non plus baigner dedans. Si besoin, rajouter 1 cs d'eau.

Faire chauffer l'huile. Prélever 1 cs de préparation et la déposer dans l'huile chaude en l'étalant un peu (je m'aide de baguettes en bois pour cela). Frire de chaque côté jusqu'à ce que les beignets soient bien dorés.

Servir chaud avec un assortiment de chutneys (j'utilise du chutney de tamarin, du chutney de menthe et coriandre mélangé à du yaourt de soja et des achards).

jeudi 30 janvier 2020

Protéines de soja à la sauce cacahuète et curry thaï

Je devrais appeler ce blog Crazy Green Phoenix, vu le nombre de fois où je le fais renaître de ses cendres après l'avoir abandonné pendant des mois... Sauf que cette fois-ci, je ne vais pas faire la promesse d'être à nouveau régulière dans mes publications. J'ai fini par accepter que mon rythme de vie n'est plus le même ces derniers mois, et que l'époque où j'avais le temps de faire de la photo et de poster toutes les semaines est révolu. Pour autant, je ne compte pas abandonner cet espace, mais j'y viendrai de manière plus sporadique, en fonction de mes disponibilités et de mon inspiration. Il y a quand même un avantage pour vous au au fait que je sois moins présente ici, c'est que les recettes que je partage sont plus proches de ce que je mange réellement, alors qu'au début de ce blog il m'arrivait de créer des recettes que je n'ai jamais refaites, juste pour pouvoir faire un article (exemple typique : ces spaghettis de courgette crus à la sauce forestière...).

Le plat que je vous présente aujourd'hui est un exemple typique de ce que l'on peut trouver régulièrement dans mon assiette es derniers temps. A vrai dire, c'est une de mes recettes de flemme/fin de placards par excellence. Pourtant, j'ai longtemps eu un usage très restreint des protéines de soja, me limitant à utiliser le type "petits morceaux" à la place de la viande hachée dans une bolognaise ou un chili, des lasagnes (elles ont depuis été remplacées par du tofu Rosso) ou autre gratin, et parfois dans des farces ou steaks végétaux/boulettes (9,9 fois sur 10 en suivant des recettes de Marie Laforêt dans Vegan, ou alors cette recette chez Du Bio dans mon Bento que j'aime beaucoup). La seule fois où vous avez vu des PST sur ce blog, c'est pour ma version végane de l'axoa, et là encore il s'agit d'un usage de type "viande hachée". En revanche, je ne les utilisais jamais comme substituts de viande en gros morceaux, en sauce ou dans des poêlées, préférant plutôt le tofu ou le seitan. 


Et puis Mélanie du blog Le Cul de Poule (que j'adore et que je vous conseille x 1000 si vous ne connaissez pas déjà) a changé ma vie (oui oui, rien que ça !) avec sa recette de PST en sauce gravy qu'elle a postée sur Instagram. Le principe est simple : on réhydrate les protéines dans une casserole avec du bouillon, et quand elles sont tendres et que presque tout le liquide à été absorbé, on ajoute les ingrédients de la sauce (miso + ail en poudre + sucre pour la sauce gravy) et un peu de fécule pour épaissir le tout. Yapluka servir avec l'accompagnement qui va bien ! J'ai voulu improviser une variante à ma façon, c'est à dire avec des saveurs asiatiques, et c'est comme ça qu'est née cette recette (enfin, pour être honnête j'étais d'abord partie sur une version mafé avec concentré de tomate, gingembre et beurre de cacahuète et finalement je n'ai pas pu résister à l'appel du curry thaï ^^'). Le résultat ayant immédiatement fait l'unanimité (bon c'était pas bien compliqué, on est que 2 et on adore les cuisines asiatiques, mais quand même!), ce plat est devenu un vrai basique à la maison car j'ai toujours les ingrédients pour la faire dans mes placards, même quand on a pas fait de courses depuis 3 semaines. En plus il ne demande aucune préparation en amont, ne salit qu'une casserole, et est prêt en 15 minutes, tout pile le temps de faire cuire du riz pour servir avec. La perfection, en somme !

La recette que je vous donne ci-dessous est vraiment une base avec des ingrédients du placards, mais vous pouvez la parfumer encore plus en rajoutant des tranches de gingembre frais ou un bâton de citronnelle dans le bouillon. Et si les saveurs thaïes ne sont pas votre dada, il est possible de faire plein d'autres variations, je vous donne des exemples en fin de recette. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à les partager en commentaire !


Protéines de soja à la sauce cacahuète et curry thaï {végétalien, sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 50 g de protéines de soja déshydratées (moyens morceaux)
- 20 cl de bouillon de légumes froid (ou 20 cl d'eau + 1/2 cube de bouillon de légumes)
- 1 cs de sauce soja (sans gluten si besoin)
- 1,5 cs de beurre de cacahuète
- 1 cc de pâte de curry rouge thaï (à doser selon le goût et la résistance au piment)
- 1 cc de sucre
- jus de citron vert au goût (optionnel)
- 1/4 cc de gingembre en poudre (optionnel)
- 1 cc de fécule de maïs ou de pomme de terre diluée dans 2 cs d'eau froide
- pour servir : herbes fraîches (coriandre, ciboule, basilic thaï), cacahuètes concassées, riz parfumé ou nouilles de riz

Dans une petite casserole, mettre les protéines de soja et recouvrir avec le bouillon. Ajouter la sauce soja.

Porter à ébullition, puis laisser mijoter à petits bouillons pendant environ 15 min, jusqu'à ce que les protéines soient tendres et qu'il ne reste qu'environ 1/3 du liquide. Selon les protéines de soja, cela peut prendre plus ou moins de temps et peut nécessiter d'ajuster la quantité de liquide.

Sur feu doux, diluer le beurre de cacahuète et la pâte de curry dans la casserole. Ajouter le sucre et le gingembre en poudre. Rectifier l'assaisonnement à l'aide de sauce soja, sucre et jus de citron vert pour obtenir l'équilibre souhaité entre sucré, salé et acide.

Lorsque la sauce est à votre goût, ajouter la fécule préalablement diluée dans un peu d'eau, et laisser épaissir quelques minutes à petits bouillons.

Servir immédiatement, parsemé d'herbes fraîches et de cacahuètes concassées et accompagné de riz ou de nouilles de riz.

Variantes : pour toutes les variantes, conserver la quantité de PST et de bouillon, ainsi que la fécule en fin de cuisson et remplacer la sauce soja, le beurre de cacahuète, le curry et le gingembre par les ingrédients ci-dessous :
- sauce gravy : voir la recette de Mélanie en lien dans le texte
- façon provençale : en fin de cuisson, diluer 2 cs de concentré de tomates dans le bouillon et ajouter des herbes de Provence et de l'ail en poudre
- façon couscous : en fin de cuisson, ajouter 2 cs de concentré de tomates et du raz el hanout
- façon mafé : suivre la recette façon thaïe en remplaçant la sauce soja par 1 cc de miso blond et la pâte de curry par 1 cs de concentré de tomate
- sauce à la moutarde : en fin de cuisson, rajouter de la moutarde de Dijon ou à l'ancienne (1 cc ou plus au goût) et 10 cl de crème végétale. En option : ajouter 1 cc de miso blond en début de cuisson
- curry/coco : en fin de cuisson, ajouter 10 cl de lait de coco et du curry en poudre.