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jeudi 14 février 2019

Haricots blanc au chorizo végétal et fenouil caramélisé

Je sais, je sais, vous vous dites que j'ai complètement pété les plombs pour vous proposer une recette de haricots le jour de la Saint Valentin. Bah ouais quoi, les haricots, c'est pas hyper glamour, ça fait péter, on a vu plus romantique quand même... Mais vous savez quoi? À moins que vous ne vous appeliez Valentin, auquel cas je vous souhaite une bonne fête, je m'en tamponne le coquillard avec une feuille de monstera deliciosa, de cette énième fête commerciale qui vise à nous faire acheter des trucs dont on a pas besoin. J'ai jamais vraiment accordé d'importance à cette fête, mais cette année elle me sort par les yeux puissance 1000.


Alors OK, si la St Valentin c'est votre délire et que vous aimez consacrer cette journée à la personne que vous aimez, mettre de la lingerie sexy, y aller à fond sur les bougies, offrir du chocolat ou que sais-je, eh bien faites-vous plaisir, tant que c'est VOUS qui l'avez décidé. Mais si vous pouviez privilégier les cadeaux éthiques ou les expériences plutôt qu'une nouvelle machine à café, c'est quand même cool.


Mais moi, j'en peux plus, de l'aspect hyper oppressif, sexiste, et hétéronormé de cette célébration. J'en peux plus de voir des pubs avec des nanas en lingerie, comme si on devait toutes s'offrir docilement et joliment emballées à nos mecs ce soir. Et pendant ce temps, elles sont où, les pubs avec des gars à moitié à poil, hein?


D'ailleurs, à eux aussi on leur met la pression, pour qu'ils nous organisent une journée parfaite et nous couvrent de cadeaux (censés répondre à nos désirs les plus profonds alors qu'ils sont souvent plus sexistes les uns que les autres...), alors qu'on sait toutes qu'on préférerait qu'ils fassent leur part de tâches ménagères plutôt que de nous offrir une énième paire de boucles d'oreilles. Et puis, on en parle, du coût écologique désastreux des roses en plein hiver, ou de l'or et autres métaux précieux ?


J'en peux plus qu'on érige le couple en modèle absolu de bonheur (et par là j'entends le couple blanc et hétérosexuel, dites-moi un peu combien de couples homosexuels ou de couleur vous avez compté sur les pubs?...) et de la pression qu'on met sur les célibataires, qu'ils le soient par défaut ou par choix, ou sur tous les gens malheureux dans leur relation, que ce soit de leur fait ou de celui de leur couple.


Parce que non, le couple ne fait pas tout. J'aimerais vous servir des belles phrases comme "all you need is love", j'aimerais même y croire moi même, mais mon expérience personnelle me fait dire que ce n'est pas toujours vrai. Si la Saint-Valentin à un goût particulièrement amer dans ma bouche aujourd'hui, c'est parce que cela fait 6 mois que mon ex-compagnon a choisi de s'oter la vie, et ce malgré tout l'amour qu'on avait l'un pour l'autre, malgré tout ce qu'on avait vécu ensemble et qu'on aurait pu vivre. Alors en cette journée soit-disant réservée aux amoureux, j'aimerais vous dire de vous aimer vous-mêmes avant toute chose, car vous êtes la personne la plus importante de votre vie.


Haricots blancs au chorizo végétal et fenouil caramélisé {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de haricots blancs secs trempés toute une nuit ou 400 g de haricots blancs frais
- 1 oignon
- 1 morceaux de branche de céleri d'environ 7 cm
- 1 carotte moyenne
- 2 gousses d'ail
- 1 feuille de laurier
- 2 branches de thym
- 2 clous de girofle
- 50 g de chorizo végétal (maison ou du commerce), ou à défaut 1/2 cc de piment fumé
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs de sucre roux
- huile d'olive
- sel et poivre
Pelez l'ail, l'oignon et la carotte. Coupez l'oignon en quarts et plantez un clou de girofle dans chaque. Coupez la carotte en quatre dans la longueur puis en longs bâtonnets (environ de la même taille que la branche de céleri)
Découpez le chorizo en rondelles.
Placez les haricots, le chorizo, l'ail, l'oignon piqué de clous de girofle, la carotte, le céleri, le thym et le laurier dans une cocotte minute ou une grande casserole. Ajoutez 1 litre d'eau. Faites cuire les haricots 45 min minutes à la cocotte, ou 1h30 dans de l'eau bouillante.
Retirez le thym, le laurier et les clous de girofle après cuisson. Réservez les rondelles de chorizo à part. Égouttez les haricots et réservez l'eau de cuisson.
Découpez le fenouil en quarts en conservant la base pour que les différentes couches restent attachées.
Dans une sauteuse, faites chauffer 2 cs d'huile d'olive. Ajoutez le sucre et déposez les morceaux de fenouil en une seule couche. Laissez caraméliser à feu vif puis retournez pour faire dorer de tous les côtés.
Ajoutez environ 2 cm d'eau de cuisson des haricots dans la poêle, portez à ébullition puis couvrez et baissez le feu. Laissez mijoter le fenouil à feu doux pendant une quinzaine de minutes, en le retournant à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'il soit tendre. Réservez.
Faites sauter les rondelles de chorizo dans la même poêle jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes. Ajoutez les haricots cuits (avec l'oignon, l'ail, le céleri et la carotte), salez et poivrez, puis déposez le fenouil caramélisé sur le dessus.  Mouillez avec un peu de liquide de cuisson et portez le tout à température. (Le reste du liquide de cuisson peut être utilisé comme bouillon dans une soupe)
Servez chaud arrosé d'un filet d'huile d'olive.

jeudi 7 février 2019

Quiche au potimarron et pesto // Red kuri squash and pesto quiche

Si vous me suivez sur les Instagram, vous n'avez probablement pas raté le scoop, tant j'ai soulé tout le monde avec ça : j'ai la grippe. Enfin, du moins, je l'ai au moment où je rédige ce post et j'espère qu'elle sera passée au moment de sa publication. Désolée à tous ceux à qui j'ai rebattu les oreilles avec cette info d'une importance absolument (pas) capitale, mais j'aime vraiment pas être malade (qui aime ça, en même temps ?!) et je me transforme en Caliméro dans ce genre de moments... (EDIT : au moment de la publication de ce post, ma grippe est bel et bien terminée, en revanche elle a entre temps muté en sinusite carabinée qui m'a endolori toute la pommette droite pendant 3 jours, et maintenant elle migre vers le côté gauche. Si jamais vous croisez mon système immunitaire, faites-lui de rentrer à la maison SVP)


Bon, du coup vous m'en voudrez pas pour le manque total d'inspiration pour le texte de ce post, hein. Je vous dirai juste que le mélange potimarron + pesto, ça déboite (je l'avais déjà mis en scène ici). C'est d'ailleurs dans une tarte salée que j'ai découvert cette association pour la première fois, grâce à une recette issue du livre Variations Potimarron de Cléa. Je l'ai couplée à ma recette de quiche végane favorite, la tarte crémeuse carotte/curry dans Vegan de Marie Laforêt, que j'ai légèrement adaptée pour l'occasion. Et paf! Ça ne fait des Chocapic mais plutôt ma nouvelle quiche préférée de l'hiver (pardon pour l'humour pas drôle, mais j'ai la grippe, vous aviez compris hein?)



Quiche au potimarron et pesto {végétalien, option sans gluten, option sans noix}
Pour une tarte (4 personnes)
- 150 à 200 g de potimarron (poids sans graines)
- 150 à 200 g de tofu ferme (vous pouvez utiliser le tofu-carton Bjorg ou Céréal pour cette recette)
- 200 ml de crème végétale (ou de lait végétal + 1 cs de fécule)
- 150 ml de lait végétal
- 2 cs de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 3 cs de pesto végane (vérifiez qu'il ne contient pas de noix de cajou si vous êtes allergique aux noix, c'est souvent le cas de ceux du commerce)
- 1 pâte brisée végane,sans gluten si besoin (je fais la mienne en mélangeant 150 g de farine, 5 cs d'huile d'olive, 1 pincée de sel, et un peu d'eau ajoutée graduellement pour obtenir une pâte homogène)
- sel et poivre

Réserver quelques tranches de potimarron pour le dessus de la tarte et râper grossièrement le reste (inutile de le peler, la peau est parfaitement comestible une fois cuite).

Émietter le tofu dans un bol et ajouter le reste des ingrédients de la garniture (crème, lait, pesto, fécule), ainsi que le potimarron râpé. Mixer brièvement au mixeur plongeant (ou dans un robot culinaire). Rectifier l'assaisonnement au goût.

Étaler la pâte et foncer un moule à tarte. Verser l'appareil dans la pâte et répartir les lamelles de potimarron réservées sur le dessus.

Cuire 30 à 45 min dans un four à 180°C. Le dessus de la tarte doit être bien doré et les tranches de potimarron fondantes. Servir à la température désirée, la tarte est aussi bonne chaude que tiède ou froide.

Red kuri squash and pesto quiche {vegan, gluten-free option, nut-free option}
Makes 1 quiche (serves 4)
- 150 to 200 g red kuri squash (weighted without the seeds)
- 150 to 200 g firm tofu
- 200 ml vegan creamer (or use 200 ml plant milk + 1 tbsp starch)
- 150 ml plant milk
- 2 tbsp potato or corn starch
- 3 tbsp homemade or storebought vegan pesto (make sure it doesn't contain cashew if you're allergic to nuts)
- 1 pie crust, gluten-free if needed (I make mine by combining 150 g all purpose flour, a pinch salt, 4 tbsp olive oil and a bit of water, added gradually while kneading until I get a soft and not sticky dough)
- salt and pepper to taste

Keep a few slices of the squash for decorating the quiche and coarsely grate the remaining part (no need to peel it, the skin is edible once cooked).

In a wide bowl, crumble the tofu. Add in the other ingredients of the filling (creamer, milk, pesto, starch) and the grated squash. Blend briefly with a hand blender or in a food processor. Season to taste.

Roll the dough and line a pie dish with it. Pour the filling into the crust and top with the reserved squash slices.

Bake for 30 to 45 minutes at 180°C (360F). The top of the quiche must be golden and the squash slices tender. Serve at the desired temperature, the quiche is equally good hot, warm or cold.

jeudi 24 janvier 2019

Crème de fenouil à l'amande et citron confit // Cream of fennel with preserved lemon and almond butter

Eh bien, heureusement qu'on a jusqu'à fin janvier pour présenter nos voeux, parce que je suis sacrément à la bourre cette année! Il faut dire que je n'accorde habituellement pas une importance phénoménale au nouvel an et à toutes les traditions qui vont avec. Bien sûr, c'est une occasion de faire la fête, mais comme en général tous les restos/bars/cinés/boîtes sont pleins à craquer, ça a plutôt tendance à me gaver qu'autre chose (#vismaviedintrovertie #jaimepaslesgens). Cependant, cette année, je peux vous dire que j'étais plus qu'heureuse de laisser 2018 derrière moi. Ce fut sans conteste la pire année de ma vie, et pourtant j'avais déjà connu un réveillon plus que morose en 2016 et je ne pensais pas pouvoir faire pire... On oublie donc l'idée du bilan 2018 hein, vous m'en voudrez pas, et on passe directement à 2019 qui aura au moins l'avantage d'être forcément meilleure. J'espère que vous (et moi!) traverserez cette nouvelle année avec des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, que vous profiterez de tous les bons moments qu'elle vous apportera, que vous vivrez en paix avec vous mêmes et vos convictions, et parce que la vie ne prévient jamais avant d'envoyer des parpaings dans la face, de trouver en vous et en ceux qui vous entourent la force de traverser toutes les épreuves qui se présenteront à vous (même si je vous souhaite évidemment de n'en rencontrer aucune !)


Venons-en maintenant à la recette du jour. Une soupe toute douce, parfaite après une orgie de chocolat/bûche/galette des rois (d'ailleurs, vous trouvez pas que la galette des rois tombe à pic pour nous faire oublier nos bonnes résolutions toutes fraîchement actées ? Coïncidence ? Je ne peux se pas...) Je sais bien que le fenouil est un légume assez mal aimé, moi même je n'étais pas très pote avec lui pendant longtemps, mais bien cuisiné, je vous jure que c'est un régal ! Ma première rencontre avec son goût anisé a eu lieu quand j'avais une dizaine d'années, tout au plus, lorsque j'ai goûté aux feuilles de celui qui poussait dans le jardin de ma tante. Je n'étais déjà pas convaincue par l'odeur, et au goût ce fut encore pire! J'ai immédiatement détesté ce légume, et comme ma mère n'en était pas fan non plus, elle n'en cuisinait donc jamais et il est resté loin de mon assiette pendant des années. Jusqu'à ce que j'y regoûte pendant mes années de lycée : la mère de mon copain de l'époque l'avait préparé en le faisant sauter à la poêle avec, je crois, du poivron et du chorizo pour accompagner du poisson. C'est à ce moment là que j'ai réalisé que le fenouil, c'est bon, en fait! D'ailleurs, grâce à ce gars, j'ai aussi remangé des betteraves et des blettes, qui m'avaient pourtant traumatisés à la cantine. Il m'aura au moins apporté ça! (Vous sentez la nana qui s'est brouillée durablement avec son ex? ^^')




Enfin bref, revenons-en à notre fenouil : j'ai quand même mis un peu de temps à l'apprivoiser en cuisine. Au début, quand j'étais encore étudiante, je le faisais en pseudo-couscous, dans lequel je planquais un peu tous les légumes du panier AMAP dont ma coloc et moi n'étions pas fan. En gros, je coupais en morceaux du fenouil, navet, chou, céleri rave et autres trucs bizarres, rajoutais de la carotte, de l'oignon, une boîte de tomates pelées, une boîte de pois chiches, des épices à couscous, et hop, on laisse mijoter le tout et on sert avec de la semoule! Mais depuis, j'ai développé tout un panel de recettes à faire avec ce légume souvent mal aimé, à tel point que j'ai parfois trop d'idées pour le cuisiner et que j'ai du mal à me décider, entre le risotto, la tarte, les pâtes au fenouil et safran, etc. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec les derniers que j'ai eus dans mes paniers AMAP, au point qu'ils ont fini par tirer un peu la tronche dans mon frigo... J'ai donc décidé de les transformer en soupe, ma botte secrète pour les légumes un peu vieillissants. Je me suis inspirée d'une recette du livre Des soupes qui nous font du bien aux Éditions La Plage, que j'aime beaucoup car il propose de nombreux veloutés, classées par légumes, ainsi que des soupes plus complètes qui peuvent faire office de repas. En un mot : LE livre qui me permet de survivre à l'hiver alsacien ! Dans ce velouté, la saveur anisée du fenouil est adoucie avec de la purée d'amandes, qui apporte également du crémeux à la soupe. J'ai également rajouté du citron confit, car les notes fruitées et acidulées des agrumes se marient à merveille avec le fenouil. De cette manière, son goût est légèrement atténué, j'espère donc que cette recette vous décidera à donner une seconde chance à ce légume un peu particulier !


Crème de fenouil à l'amande et citron confit {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour 4 personnes en entrée :
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel
- 1 gousse d'ail
- 2 cs de purée d'amande blanche
- 100 ml de lait végétal à la saveur neutre
- bouillon de légumes 
- huile d'olive
- sel et poivre au goût

Émincer le fenouil en réservant les pluches, et le faire dorer dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il soit caramélisé.

Ajouter le citron confit, la gousse d'ail pelée et degermée, et couvrir de bouillon à hauteur.

Laisser mijoter à feu moyen pendant environ 25 minutes, jusqu'à ce que le fenouil soit tendre.

Mixer le tout avec la purée d'amande et le lait végétal pour obtenir une texture crémeuse. Au besoin, filtrer la soupe pour éliminer les fibres dures du fenouil.

Rectifier l'assaisonnement au goût et servir garni d'un filet d'huile d'olive (pimentée, si vous aimez quand ça pique!) et de pluches de fenouil.


Cream of fennel with almond butter and preserved lemon {vegan, gluten free, soy free}
- 2 large fennel bulbs
- 1 tbsp preserved lemon peel in salt
- 1 clove garlic 
- 2 tbsp white almond butter 
- 100 ml (1/2 cup) neutral plant milk
- vegetable broth
- olive oil 
- salt and pepper to taste 

Chop the fennel, reserving the fronds. Cook it on medium heat in a bit of olive oil, until caramelized.

Add the preserved lemon and peeled garlic clove then cover with vegetable broth. Simmer on medium heat for 25 minutes or until the fennel is soft.

Blend with the almond butter and plant milk until creamy. If needed, filter the soup to get rid of the tough fiber's of the fennel.

Season to taste and serve garnished with a drizzle of olive oil (you can use spicy oil if you like) and the reserved fennel fronds.

jeudi 20 décembre 2018

Les calitruffes : truffes façon calisson // Calisson-style truffles (almond, melon, and apricot)

Je savais que mon rythme de publication deviendrait cahotique en cette fin d'année 2018, mais je n'imaginais pas que ce serait à ce point. Il faut dire que je cours partout depuis septembre, entre mes nouvelles activités (pole dance et bachata), les sorties (matchs d'impro, concerts), et les weekends en vadrouille ou bien avec des amis ou couchsurfers qui me rendent visite. Et quand je prends le temps de me poser un peu, je regarde des séries (je me suis replongée dans Buffy contre les vampires !) ou je fais un peu de couture. Je ne m'en plains pas, bien au contraire, mais ça ne me laisse que peu de temps pour écrire ici (ou disons plutôt que je ne le prends pas!). Sans compter qu'il fait nuit à 17h et que ça facilite pas la prise de photos... Mais je me suis enfin posée quelques minutes l'autre jour pour shooter quelques recettes, et je me suis sentie totalement rouillée de l'objectif, donc il va falloir que je me force à me remettre un peu au boulot pour remédier à ça!


Et en parlant de chaos, je n'ai jamais été autant à l'arrache pour Noël que cette année... A 4 jours du réveillon, je n'ai toujours pas sorti la moindre décoration, je ne sais pas encore ce que je vais manger (mais comme ma grand-mère a prévu de faire de la poule au pot, je ferai probablement ma version végétale pour moi), je n'ai cousu aucune tenue de fête ou de cadeau fait main, à vrai dire je ne réalise même pas que c'est Noël dans pas longtemps tellement je suis à côté de la plaque! Mais bon, je commence à avoir l'habitude hein, déjà l'an dernier j'avais rédigé un article de déco mais je n'avais pas eu le temps de faire de montage photo pour l'illustrer, et je viens de le retrouver dans mes brouillons... Je pourrais me motiver et vous le sortir demain, mais bon, je doute que le 21 décembre, il ait son utilité... J'avais aussi pris le temps de faire des photos d'une petite gourmandise que j'avais réalisée et que je voulais partager ici, et là encore je n'avais pas pris le temps de rédiger l'article avant Noël, donc je me rattrape cette année! Si ça c'est pas de la procrastination l'anticipation!



Depuis quelques années, j'ai pris l'habitude de réaliser des petites douceurs pour partager avec mes collègues et ma famille (j'ai d'ailleurs deux sélections de recettes de biscuits et chocolats ici et , dont mon post de l'an dernier qui montre bien que j'étais tout aussi larguée au niveau des préparations de Noël...). L'année dernière, j'ai voulu tenter de réaliser des calissons maison, car j'adore ça, mais ceux du commerce contiennent malheureusement du blanc d'oeuf dans le glaçage. Je n'avais pas réussi à trouver du melon confit, même dans les marchés de Noël, alors je m'étais rabattue sur du melon séché déniché quasi-miraculeusement dans une boutique de fruits secs. Je l'avais fait tremper dans de l'eau chaude pour compenser un peu le manque d'humidité par rapport à un fruit confit, et j'avais suivi la recette de Mercotte, sauf que le mélange s'est avéré beaucoup trop collant pour pouvoir être étalé et coupé en morceaux... Il était évidemment impensable que je jette tout, d'autant plus que c'était absolument délicieux! Alors j'ai eu l'idée de former des boulettes avec, et c'est comme ça que sont nées mes calitruffes! Elles ont eu un franc succès dans ma famille, au point que ma grand-mère en a réclamé pour son panier de desserts provençaux. Je doute malheureusement de pouvoir retrouver du melon sec à temps pour pouvoir en refaire cette année, mais si vous avez cette chance, lancez-vous dans les calitruffes!


Calitruffes (truffes façon calisson) {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour une soixantaine de truffes :
- 60 g de melon séché
- 15 g d'abricots secs
- 150 g de poudre d'amandes
- 75 g de sucre glace
- extrait d'amande amère
- amandes entières pour garnir (facultatif)
- pour enrober : sucre glace, cacao en poudre, poudre d'amande ou de noisette, chocolat fondu, ...

Faire tremper les fruits secs dans de l'eau bouillante pendant 30 min. Égoutter et peser 80 g de melon et 20 g d'abricots. Les détailler en morceaux.

Placer les fruits trempés, la poudre d'amandes, le sucre glace et une goutte d'extrait d'amande amère (selon votre goût) dans le bol d'un robot culinaire. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène.

Former des petites boules d'environ 2 cm de diamètre (attention, ça colle un max au doigts! Vous avez le droit de les lécher une fois que vous avez terminé ;) et les rouler dans l'enrobage de votre choix. Vous pouvez insérer une amande entière au centre de vos truffes si vous le souhaitez. Laisser les truffes sécher à l'air libre pendant 30 min à 1h (sinon elles colleront les unes aux autres) puis conserver dans une boîte hermétique.


Calisson is a delicious and delicate almond-based candy originating from south-eastern France. They are traditionally made with candied melon but I couldn't find some so I used soaked dried melon instead. The dough turned out too sticky to be rolled so I made truffles out of it and they were a big hit in my family!

Calisson-style truffles (almond, melon, and apricot)
Makes approx. 50 truffles :
- 60 g dried cantaloupe
- 15 g dried apricots
- 150 g ground almonds
- 75 g icing sugar
- 1 drop bitter almond extract
- whole almonds, to stuff (optional)
- to coat : cocoa powder, icing sugar, ground almonds or hazelnuts, melted chocolate, ...

Soak the dried fruits in boiling water for 30 min. Weigh 80 g melon and 20 g apricot, and chop coarsely.

Place the chopped fruits, ground almonds, icing sugar and almond extract in a food processor. Blend until a paste forms.

Roll into 1 inch balls (the dough will stick a lot to your fingers so you're entitled to lick them when you are finished !) and roll them into your choice of coating. You can stuff each truffle with a whol almond if you want. Let the truffle dry on a plate for 30 min to 1 hour (or they will stick to each other when stored) and store in an airtight box.

jeudi 22 novembre 2018

Quelques idées pour réduire le gaspillage alimentaire

Si vous vous intéressez un peu à l'écologie et au mouvement Zéro Déchets, vous savez probablement qu'en ce moment, c'est la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets. Peut-être que votre ville à organisé des manifestations autour de ce thème, en tout ici cas à Mulhouse il y a beaucoup de choses qui sont mises en place, et notamment le lancement de la deuxième édition du défi Familles Zéro Déchet, auquel j'avais déjà participé l'an dernier et sur lequel j'espère faire un retour sur ce blog (l'article est dans mes brouillons depuis le mois d'avril au moins... Procrastination, quand tu nous tiens...).

Ceux qui se sont lancés dans l'aventure Zéro Déchet le savent : finalement, ce n'est pas si compliqué de réduire le volume de sa poubelle, d'autant plus que les alternatives sont de plus en plus nombreuses aujourd'hui : achats de produits alimentaires et ménagers en vrac, remplacement des objets à usage unique par leur version durable (mouchoirs en papier, sopalin, cotons démaquillants, ...), utilisation de cosmétiques solides, fabrication de produits ménagers (avec du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, on fait presque tout!), et, sujet qui va nous intéresser aujourd'hui, cuisiner à partir de produits de base.

Je ne vous apprends rien en vous disant qu'une grosse partie de nos déchets vient de notre cuisine, et pas sous forme d'épluchures de fruits et légumes. Boîtes en carton (céréales, biscuits sucrés ou salés, emballages de plats préparés, ...), films et barquettes plastique, bouteilles et briques, etc, s'entassent à vitesse grand V dans nos poubelles. Il est pourtant si simple de faire une pâte à tarte maison (farine + sel + huile + eau... Et c'est tout!), des cookies pour le goûter, des steaks végétaux, etc. C'est certes une habitude à prendre, mais une fois qu'on tient son rythme, je vous assure que ça devient de plus en plus facile chaque jour!

Mais au delà de cette problématique, je voudrais m'intéresser au gaspillage alimentaire. En effet, savez-vous qu'environ 1/3 des ressources alimentaires produites dans le monde chaque année finissent à la poubelle ? Et ce sont les pays occidentaux qui sont majoritairement responsables de ce gâchis. Pourtant, une grande partie de ce gaspillage peut être évitée. Faire des menus hebdomadaires et acheter ses ingrédients en conséquence permet, entre autres, de jeter moins de nourriture. Cela fait maintenant deux ou trois ans que je fonctionne ainsi et je peux compter sur les doigt d'une main le nombre de fois où j'ai du mettre des denrées alimentaires à la poubelle.

Prévoir mes repas à l'avance me permet aussi de gagner du temps au quotidien, en m'évitant d'avoir à réfléchir tous les jours à ce que je vais manger. Et si en plus je m'adonne au "meal prep", c'est-à-dire passer 2h dans sa cuisine un dimanche pour préparer en avance les repas de la semaine suivante (ou même ne serait-ce que pour découper des légumes et en faire cuire, préparer des pâtes à tarte/gâteaux/crêpes/...), je suis assurée d'être tranquille en semaine !

Oui mais si on en a marre de manger la même chose plusieurs jours de suite, on fait comment ? J'avoue qu'il m'arrive parfois d'avoir vu trop gros et de me retrouver avec de la soupe ou du curry de légumes pour un régiment, ou bien d'avoir envie de bousculer un peu mon menu, ou même de manger en ville avec des amis sur un coup de tête, me retrouvant ainsi avec des restes sur les bras. Dans ces cas là, j'ai plusieurs astuces qui me permettent de ne pas gâcher de nourriture, ou bien de transformer ce que j'ai sous la main en un nouveau repas. La première, c'est bien évidemment de congeler mes restes par portion, pour pouvoir les ressortir un jour de flemme ou quand je n'ai pas le temps de me mettre derrière les fourneaux. La seconde, c'est d'être créative ! Voici quelques exemples de comment j'ai réutilisé mes restes récemment :

- il y a quelques semaines, j'avais préparé du dhal makani (en version végane avec de la crème végétale) et une poêlée de légumes à l'indienne en quantités astronomiques. J'en ai mangé pendant 3 repas, congelé une partie, et j'en avais encore sur les bras. J'ai donc fini par transformer le dhal en soupe, en l'allongeant avec du bouillon de légumes (fait maison à partir de pelures de légumes, que je fais cuire dans de l'eau avant de filtrer) et en le mixant en partie pour avoir une texture un peu plus lisse. Quant aux légumes, ils sont devenus une garniture de quiche, mélangés dans un appareil à base de tofu, crème végétale et de coco (recette de la quiche Indienne dans Vegan de Marie Laforêt)


- un reste de curry de chou romanesco et quelques restes de légumes qui tiraient la tronche au frigo (tiges internes de chou fleur et une racine de persil tubéreux) sont devenus un velouté : j'ai coupé les légumes en petits bouts et je les ai faits cuire à l'étouffée dans du bouillon de légumes avant d'y ajouter le reste de mon curry et de mixer le tout.

- deux crêpes qui étaient dans mon frigo depuis 2 jours et qui avaient séché sont devenues des pseudos-injera, ces galettes utilisées à la fois comme assiettes et couverts dans la cuisine Éthiopienne. Je les ai réchauffées à la poêle avant de les servir avec du tikil gomen (poêlée de chou, pommes de terre et carottes au curcuma), du messir wot (ragoût de lentilles corail) et du pseudo-gomen (chou vert poêlé à l'ail et au gingembre, j'ai utilisé à la place du chou de la salade pain de sucre préalablement blanchie)


- un demi-bol de purée de potimarron et pommes de terre est devenu une sauce fromagère pour des pâtes, en m'inspirant de cette recette : j'ai mixé mon restant purée avec de la levure maltée, purée de cajou, poudre d'ail, paprika fumé, de la sauce soja et de l'eau de cuisson des pâtes.

J'aime aussi utiliser mes restes de tartinades et de poêlées de légumes pour garnir des croque-monsieur ou un fond de tarte, des feuilletés aux légumes ou des galettes de sarrasin ; transformer mes purées en blinis en y ajoutant de la farine, un peu de levure et des épices ; faire des gratins ou des crumbles avec un reste de légumes (auxquels on peut également ajouter des céréales cuites pour les gratins), ou faire des parmentiers avec un reste de légumineuses et de purée ; faire des steaks végétaux ou des boulettes avec des céréales ou des légumineuses cuites, des légumes râpés, et des épices (je mixe une partie des céréales/légumineuses pour obtenir une pâte, et j'y ajoute le reste, plus des légumes râpés ou en petits dés, des herbes fraîches et des épices, et si besoin de la fécule, de la farine de pois chiches ou de la polenta pour lier) ; transformer des tiges d'épinards ou des épluchures de pommes de terre en beignets indiens ; garnir des raviolis ou des brioches asiatiques avec une farce à base de chutes de chou ; composer des assiettes colorées façon "buddha bowl" avec un assortiment de restes ; changer des légumes esseulés et un reste de riz en bibimpap ou en riz sauté... Bref, les possibilités sont nombreuses ! N'hésitez pas à me partager vos astuces anti-gaspi en commentaires !

mercredi 26 septembre 2018

Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette // Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil

Quand, dans mon dernier post, je disais que je reviendrais poster plus régulièrement par ici, j'en avais vraiment l'intention. Et puis, juste après ça, j'ai du faire face à l'événement le.plus terrible de ma vie. Mon compagnon, avec qui j'étais en couple depuis près de 8 ans, et avec qui j'habitais depuis plus de 3 ans, est décédé. Je suis partagée entre l'envie de déballer tout ce que je ressens ici, car les émotions que j'ai en moi sont trop fortes pour être contenues, et la pudeur que j'éprouve à étaler tous ces sentiments aux yeux de lecteurs inconnus. Pour l'instant, c'est cette dernière qui l'emporte.

Aujourd'hui, j'essaie de me reconstruire un équilibre. Et ce blog, la cuisine, la photo culinaire y contribueront probablement. Cuisiner a toujours été pour moi bien plus qu'une simple tâche quotidienne et vitale. C'est quelque chose qui me détend, me vide l'esprit. C'est donc une activité qui va profondément m'aider dans les mois à venir, j'en suis convaincue. Après tout, on parle bien de "reprendre goût à la vie", et tant que j'aurai de l'appétit, que j'aurai envie de cuisiner, de découvrir de nouvelles saveurs ou de continuer à apprécier celles que j'aime, et de les partager ici, je continuerai à avancer. Bien sûr, ça ne se fera pas sans mal. Car cuisiner et manger, c'est aussi une activité que j'aime partager, et qui aujourd'hui me ramène au fait que je n'ai plus mon compagnon à mes côtés pour m'accompagner en cuisine, et dans la vie. Et au delà de l'aspect sentimental, c'est toute mon organisation culinaire qui se voit bouleversée. Je me retrouve à cuisiner pour moi seule, quelque chose que je n'ai pas l'habitude de faire. Je suis encore en train de chercher mon équilibre de ce côté là. Peut-être que le style de recettes que je proposerai ici changera, peut-être pas. En tout cas, j'essaie chaque jour de garder confiance en l'avenir, et de je me répète que le temps viendra à bout de mon chagin.

Et puis, ce que je vais dire va peut-être sembler très cynique, mais j'apprends aujourd'hui à chercher du réconfort partout où je peux en trouver : étant donné que je vis seule maintenant, je suis libre de tester toutes les idées qui me passent par la tête, et libre de passer des heures à faire des photos (bien que mon compagnon ne m'ait jamais privée de ces choses là, mais je ne pouvais m'empêcher de me mettre moi-même des contraintes à ce niveau-là en l'incluant dans l'équation). J'espère trouver dans cette liberté un nouvel équilibre créatif et culinaire (ben oui, parce que déjà que de faire de la blanquette de seitan pour 2 c'était pas gagné, alors pour une seule personne...), pour continuer à partager cette passion avec autrui. Car si je vis désormais seule, j'ai appris au cours de cette épreuve que je ne le suis pourtant pas. J'ai énormément de monde autour de moi, de la famille, des amis de plus ou moins longue date, mais aussi vous, inconnus du web qui me lisez et me suivez sur Instagram. Chaque fois que l'un d'entre vous fait une de mes recettes, c'est un peu comme si j'étais invitée à votre table, et ça, ça m'apporte beaucoup de réconfort.



Pour mon retour, je vous propose une recette inspirée d'un plat délicieux que j'ai goûté au restaurant Le Cours en Vert à Marseille. On y servait une cuisine végétale et de saison, qui change en fonction du marché, très créative et absolument délicieuse, copieuse et à des prix très raisonnables. J'ai vu sur Facebook que le restaurant avait changé de propriétaire et s'appelait désormais le Mikala, j'espère que la cuisine restera dans la même veine.


Lorsque j'y ai mangé, les deux plats à la carte avaient l'air tellement bons que j'ai eu énormément de mal à choisir, d'ailleurs avec une amie nous avons fait moitié-moitié pour pouvoir goûter aux deux! Le premier était donc cette assiette de pâtes nappées d'une crème à la courgette, pistache et basilic, et garnies de légumes grillés et de tomates multicolores assaisonnés d'huile de noisette, d'un mélange de noix et d'herbes fraîches. Quant au second, il s'agissait de polenta accompagnée d'aubergines et d'oignons confits avec des câpres et des tomates séchées, et de tapenade. J'espère reproduire également ce dernier par ici, mais je n'ai malheureusement pas eu d'aubergines dans mon panier AMAP jusqu'à présent. (Par contre, j'ai eu de la pastèque pour mon premier panier d'automne... Cherchez l'erreur...) Il faudra donc vous contenter des pâtes pour le moment, mais croyez moi, on est bien loin de l'assiette de coquillettes au beurre du dimanche soir ;)


Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette {végétalien, sans soja, option sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 200 g de pâtes longues, spaghettis ou linguine, sans gluten si besoin
- 150 g de courgette
- 2 cs de purée de pistache (attention, pas de la pâte de pistache sucrée pour la pâtisserie, mais bien de la purée de pistache nature qu'on trouve en magasin bio avec les autres purées d'oléagineux)
- 6 à 10 feuilles de basilic
- sel, poivre
Pour garnir :
- légumes au choix : ici j'ai utilisé de la courgette coupée en tronçons de 5 mm d'épaisseur, des lamelles de poivron, du maïs frais.
- huile de noisette + huile pour cuisson
- fleur de sel
- une dizaine de tomates cerise multicolores, coupées en 2 ou en 4 selon la taille ou des tranches de tomates anciennes
- mélange de graines et noix concassées (ici tournesol + amandes + pistaches)
- basilic frais ciselé

Découper la courgette pour la sauce en dés d'1 cm de côté. Les placer dans un panier de cuisson à la vapeur posé sur une casserole d'eau.

Porter l'eau à ébullition. Une fois qu'elle bout, y faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet, et les courgettes en utilisant la vapeur des pâtes.

Pendant ce temps, arroser les légumes pour la garniture d'un filet d'huile de cuisson et les faire griller à feu vif dans une poêle grill. Mettre les légumes cuits dans un bol avec les tomates. Arroser d'un filet d'huile de noisette et saupoudrer d'un peu de fleur de sel. Mélanger et réserver.

Faire toaster le mélange de noix et de graines dans une poêle sans matière grasse, à feu vif, jusqu'à ce qu'elles dorent légèrement et dégagent un parfum agréable. Réserver.

Vérifier la cuisson des courgettes, elles doivent être tendres une fois la cuisson des pâtes terminée. Si ce n'est pas le cas, retirer les pâtes de leur eau à l'aide d'une pince ou de deux fourchette et les réserver, puis prolonger la cuisson des courgettes. Réserver un peu d'eau de cuisson des pâtes lorsque vous les égouttez.

Mixer les courgettes cuites avec la purée de pistache et le basilic pour obtenir une sauce onctueuse. Ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes si nécessaire. Saler et poivrer au goût.

Dresser les assiettes : repartir les pâtes dans deux assiettes. Verser la moitié de la sauce au centre de chaque assiette et mélanger très légèrement pour la répartir un peu. Répartir par dessus les légumes grillés, saupoudrer du mélange de noix et de basilic frais ciselé.


Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil {vegan, soy-free, gluten-free option}
Serves 2 :
- 200 g linguine or spaghetti (use GF as needed)
- 150 g zucchini
- 2 tbsp pistachio butter
- 6-10 fresh basil leaves
- salt and pepper to taste
To serve :
- vegetables of your choice, suitable for grilling (I used some stick-shaped zucchini pieces, sliced green and yellow pepper and fresh corn)
- hazelnut oil + vegetable oil for cooking
- fleur de sel
- a dozen heirloom cherry tomatoes, or sliced herloom tomatoes
- a mix of nuts and seeds (I used almonds, pistachioes and sunflower seeds), coarsely chopped
- fresh basil leaves, shredded

Cut the zucchini in 1/2 inch (1cm) pieces. Put them into a steam rack.

Pour 2 litres of water in a pot and place the steam rack on top. Bring to a boil. When the water boils, add the pasta and cook according to the package instructions.

Meanwhile, lightly coat the vegetables with cooking oil and grill until charred and soft. Place in a bowl with the tomatoes, drizzle with hazelnut oil and sprinkle with fleur de sel and toss to coat.

Toast the nuts + seed mix in a dry pan on high heat.

Check if the zucchini is soft. If not, remove the pasta from the water with thongs, reserving 1/2 cup of pasta water and keep cooking the zucchini. If it is soft, just drain the pasta, reserving some water.

Blend the cooked zucchini, pistachio butter and basil leaves util you get a creamy consistency. Add some pasta water as needed. Season with salt and pepper to taste.

To serve, divide the pasta into 2 plates. Pour the sauce on top and toss lightly, then add the grilled vegetables and sprinkle with the toasted nuts and shredded fresh basil.

vendredi 3 août 2018

{Plates #6} Assiette froide pour journée caniculaire

Euh... Salut? Il y a quelqu'un? Ou tout le monde est parti en vacances ? Pas moi en tout cas, malgré ce que l'on pourrait croire au vu du silence prolongé ici. Mais que voulez-vous, malgré l'abondance de légumes et les longues journées propices à la photo culinaire, en été, j'ai du mal à bloguer. Je trouve toujours quelque chose d'autre à faire plutôt que de rédiger un article, entre les concerts, les pique-nique au parc ou au bord d'un lac, les séances de ciné en plein air, etc. Et puis, il y a la chaleur, qui anéantit pratiquement toute ma volonté de cuisiner. Alors quand je peux me composer une jolie assiette froide et colorée comme celle-ci, avec un minimum d'efforts c'est le bonheur !

Dans le sens des aiguilles d'une montre, on y trouve :
* De la courgette grillée
* Du fromage de soja lactofermenté au poivre (Sojami)
* De la fougasse aux olives
* Une salade de tomates anciennes, simplement assaisonnées d'huile d'olive, origan et gros sel
* Des lamelles de poivron rouge et jaune grillées
* Des tranches de charcuterie de seitan au poivron (Wheaty)
* Des tiges d'oignons nouveaux grillées (tous les légumes grillés ont été préparés la veille, ils sont simplement enrobés d'un peu d'huile et cuits à feu vif à la poêle grill)

Allez, je vais essayer de me motiver pour recommencer à poster en août car j'ai à nouveau un peu d'inspiration culinaire ! À la semaine prochaine, j'espère ;)