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mercredi 15 novembre 2017

Sauce pommes-frites comme chez l'Américain // Vegan pommes-frites sauce

Faut que je vous dise : j'aime bien le McDo. Enfin, j'aimais bien, puisque aujourd'hui je peux difficilement y trouver de quoi manger (même s'ils ont désormais un burger végé, malheureusement pas végane-friendly...). Sans y être accro non plus, je dois avouer que la combinaison gras-mou-sucré, ça fonctionnait sur moi.


Aujourd'hui, il m'arrive encore d'y aller occasionnellement, quand je suis pressée, que je n'ai pas d'autres options à proximité,que j'ai la gueule de bois,ou que je mange en dehors des heures de repas conventionnelles (en sortant du bardu cinéma par exemple). Dans ces cas là, je me contente d'une portion de frites et d'une petite salade, les deux seules options véganes à la carte. Et vous savez ce qui me manque le plus dans ces moments-là? Pas les burgers ou les nuggets, loin de là, mais la sauce pommes-frites. Vous savez, celle que les serveurs s'entêtent à appeler "mayo" alors qu'elle n'a STRICTEMENT RIEN A VOIR AVEC DE LA MAYO PÉTARD! Hum, pardon... C'est une sauce crémeuse, avec un petit goût d'ail ou d'oignon, mais qui n'est pas végane car elle contient du lait en poudre et des protéines de lait (au passage, si quelqu'un peut m'expliquer à quoi ça sert de fourrer des protéines de lait partout, et surtout dans les trucs qui n'en ont a priori pas besoin comme dans les totilla chips -oui oui, c'est du vécu- ça serait sympa!). Voilà, allez savoir pourquoi je fais une fixation sur ce truc industriel, gras et sucré, mais c'est comme ça.


C'est en testant une recette de mayonnaise végane à l'aquafaba hyper bluffante (dans le livre Aquafaba de Sébastien Kardinal et Laura Veganpower, mais vous pouvez trouver une recette similaire ici) que j'ai eu l'idée de recréer cette fameuse sauce, car la texture obtenue était très similaire à la mayo-qui-n'est-pas-de-la-mayo de chez McDo. J'ai donc essayé de reproduire son profil aromatique à partir de la liste des ingrédients, ce qui n'était pas facile car elle mentionne seulement "épices dont moutarde"... #secretindustriel... Je suis partie sur une combinaison de vinaigre, moutarde, poivre, ail et oignon en poudre, ciboulette ciselée (j'ai supposé que c'était ça, les petits bouts verts dans la sauce MacDo, hein :D), mais aussi miso blanc et sirop d'érable pour apporter une touche sucrée et un brin d'umami. Résultat : ce n'est pas exactement pareil, mais on s'en rapproche plutôt bien, en tout cas suffisamment pour contenter mes papilles (et celles de chéri, qui a adoré cette sauce!) Je déclare donc officiellement la réussite de la mission "sauce pommes-frites végane", et je m'attelle à la suivante : la sauce curry des nuggets ;) 



Sauce pommes-frites végane {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour un petit pot :
- 25ml d'aquafaba
- 10ml de vinaigre de cidre
- 100ml d'huile de tournesol ou de colza
- 1 cc de moutarde de Dijon
- 1 cc de miso blanc
- 1/2 cc ail en poudre
- 1/2 cc oignon en poudre
- 1/4 cc poivre
- 1/4 cc sel
- 1 cc sirop d'érable ou d'agave
- 1cs de ciboulette ciselée

Dans un doseur assez large pour y faire passer un mixeur plongeant, mettre tous les ingrédients sauf l'huile et la ciboulette.

Mixer brièvement au mixeur plongeant pour homogénéiser.

Ajoutez l'huile en filet en mixant en même temps, puis continuez à mixer pendant quelques minutes, jusqu'à ce que la sauce s'émulsionne et devienne crémeuse.

Ajoutez la ciboulette ciselée et servez avec frites (ou des nuggets, ou dans un burger, ou même avec des haricots verts vapeur #yolo).

La sauce se conserve plusieurs semaines dans un pot en verre au frigo.


Vegan pommes-frites sauce {vegan, gluten-free, nut-free}
Yields 1 small jar :
- 25 ml aquafaba (1 tbsp + 2 tsp)
- 10 ml apple cider vinegar (2 tbsp)
- 100 ml sunflower or canola oil (a little less than 1/2 cup)
- 1 tsp Dijon mustard 
- 1 tsp white miso paste
- 1/2 tsp garlic powder
- 1/2 tsp onion powder
- 1/4 tsp salt - 1/4 tsp pepper
- 1 tsp maple syrup
- 1 tbsp chopped chives

In a measuring glass that is wide enough for a immersion blender to fit in, place all the ingredients but the oil and chives. 


Blend briefly with an immersion blender to homogenise.


Slowly and constantly pour the oil in, blending at the same time. Keep blending until the sauce gets thick and creamy like mayo.


Add the chopped chives and serve. 


The sauce keeps for a few weeks in a glass jar in the fridge.

samedi 11 novembre 2017

{Plates #4} Onigiri bowl

Une fois n'est pas coutume, je poste un samedi soir, en synchro avec mon post Instagram, pour vous présenter une nouvelle assiette composée, d'inspiration nippone, et dont je me suis régalée en début de semaine. On y trouve :


- des onigiris (boulettes de riz) au sésame noir, décorées avec des petites fleurs de carottes. Pour cela, j'ai taillé des lamelles de 2 mm, puis j'y ai découpé des fleurs avec un emporte-pièce, et je les ai faites cuire à la vapeur en même temps que le riz dans le panier dédié de mon cuiseur à riz. J'ai mélangé le riz avec l'assainissement restant des brocolis, puis j'ai placé une fleur de carotte dans mon moule à onigiris, recouvert avec du riz, une autre fleur, puis pressé le tout avec le couvercle du moule.

- du brocoli cuit à la vapeur, sauce goma-ae : graines de sésame noir (je n'avais plus de blanc) grillées et pilées, sauce soja, vinaigre de cidre. Je me suis inspirée de ce post Instagram de @shisodelicious (un des mes comptes favoris du moment qui me donne envie de me nourrir uniquement de bentos!)

- de la courge (ici, une bleue de Hongrie) braisée au miso et saké. La recette est ici.

- des champignons shiitake revenus à la poêle avec une gousse d'ail.

Une fois que je l'ai eu englouti, j'ai réalisé que j'avais oublié d'y mettre aussi un peu de chou lactofermenté au curcuma et fenouil :( tant pis, ça me donne une occasion pour refaire une assiette de ce genre, mais sans oubli cette fois-ci!

Passez un excellent dimanche, et surtout restez bien au chaud ;)

mercredi 8 novembre 2017

Petites tourtes aux blettes, tomate et olives // Swiss chard, tomato and olive handpies

Après une petite semaine d'interruption pour cause de déménagement (eh oui, j'ai quitté la Drôme pour l'Alsace, et je ne pensais pas que défaire les cartons pourrait être encore plus ch*ant que de les faire!), me voici de retour avec des petites tourtes aux blettes. Ouaaais, youpiiiii, cris de joie dans l'assemblée et foule en délire... Je sais, je sais, les blettes, c'est pas le légume le plus sexy (mais c'est toujours mieux que les endives et les choux de Bruxelles hein!). Moi-même, je les ai détestées pendant longtemps, ne connaissant que l'espèce de bouillie marronnasse de cotes trop cuites qu'on nous servait à la cantine (sans crème ni rien hein, jute des cotes de blettes bouillies à l'excès #miam). Et puis, quand j'étais étudiante et adhérente dans une AMAP, j'en trouvais régulièrement dans mes paniers, et il a bien fallu que je me réconcilie avec elles. Et vous savez quoi? En fait, c'est très bon les blettes, et il existe plein de façon de les cuisiner : en gratin, en tarte, en sauce, sautées, dans des lasagnes, ... Si on a souvent tendance à les associer avec de la crème ou du fromage, elles se marient également très bien avec des saveurs plus méditerranéennes comme la sauce tomate et les herbes de Provence.



C'est d'ailleurs ce que je vous propose aujourd'hui : des petites tourtes garnies de blettes cuites avec des dés de tomate, des olives et des pignons, parfaites pour ensoleiller un peu les jours pluvieux d'automne. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j'ai développé un certain goût pour ce genre de petites bouchées (en cette saison, vous pouvez aussi tester mes samoussas à la pomme de terre et citron confit, ou mes tourtes épinards-patate douce), qui peuvent se manger chaudes ou froides, en entrée ou en plat accompagnées d'une soupe ou d'une salade, ou qui trouvent facilement leur place dans un pique nique ou un buffet. Elles demandent certes un peu de travail, mais on peut les faire en quantité et les congeler pour plus tard (oui, j'aime bien congeler mes plats, c'est toujours utile les soirs de flemme ou quand je rentre de déplacement pro!). Bon, et vous les blettes, vous aimez ou pas? Vous avez une recette miracle pour les préparer?

Tourtes aux blettes, tomate et olives {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour environ 8 petites tourtes :
Garniture :
- une petite botte de blettes (cotes et feuilles), environ 300 g
- 1 petit oignon ou une échalote
- 1 gousse d'ail
- 400 g de pulpe de tomate en dés (en boîte ou fraîche)
- une dizaine d'olives noires
- 1 cs de pignons de pin (optionnel)
- quelques feuilles de basilic frais (en saison)
- 1/4 cc d'origan séché
- huile d'olive
- sel, poivre au goût
Pâte :
- 150 g de farine de blé T80
- 50g g de farine d'épeautre bise (ou de farine de blé T80)
- 5 cs d'huile d'olive (ou une autre huile qui tient la cuisson)
- 1/2 cc de sel fin
- lait végétal pour dorer (optionnel)

Emincez finement l'oignon et hachez ou écrasez la gousse d'ail. Découpez les cotes de blettes en tronçons de 5 mm et hachez grossièrement les feuilles. Ciselez le basilic. Dénoyautez et hachez les olives.

Faites chauffer de l'huile d'olive dans une poêle et faites-y revenir l'oignon et les les cotes de blette quelques minutes, jusqu'à ce que les oignons deviennent translucides. Ajoutez les feuilles de blette et l'ail et faites cuire quelques minutes supplémentaires, jusqu'à ce que le parfum de l'ail se dégage.

Ajoutez la tomate, le basilic et l'origan, ainsi qu'un demi-verre d'eau, couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant une demi-heure, jusqu'à ce que les cotes de blettes soient bien tendres. Si besoin, rajoutez un peu d'eau au fur et à mesure de la cuisson.

Quand les blettes sont tendres, ajoutez les olives et les pignons de pin et mélangez bien. Augmentez le feu pour que le liquide excédentaire s'évapore, la garniture doit être bien sèche. Salez et poivrez au goût.

Pour la pâte : mélangez les farines et le sel dans un saladier. Ajoutez l'huile et sablez du bout des doigts. Versez de l'eau petit à petit en pétrissant jusqu'à former une boule. Etaler sur un plan de travail et découper des grands cercles à l'aide d'un bol et les enfoncer dans des moules à muffins.

Garnir chaque tourte avec la farce aux blettes en laissant un espace de 5 mm en haut pour la refermer. 

Découper des disques de pâte de diamètre légèrement plus grands que le haut des tourtes. En poser un sur chaque tourte et la refermer en scellant les bords. Faire une ou plusieurs petites incisions sur le dessus de chaque tourte et dorer à l'aide d'un peu de lait végétal.

Enfournez pour 20 à 30 minutes à 180°C, jusqu'à ce que les tourtes soient bien dorées sur le dessus. Démouler et servir chaud, tiède ou froid. Les tourtes peuvent être congelées après cuisson et réchauffées au four.



Swiss chard, tomato and olives handpies {plant based, soy-free, nut-free}
Yields 8 handpies :
Filling :
- a bunch of Swiss chard (approx. 300 g, stems and leaves)
- 1 small onion or shallot 
- 1 clove garlic
- 400 g diced tomato (fresh or canned)
- a dozen black olives
- 1 tbsp pine nuts (optional)
- a few fresh basil leaves (in season)
- 1/4 tsp dried oregano 
- olive oil 
- salt, pepper to taste 
Dough :
- 150 g semi-whole wheat flour or all purpose flour 
- 50 g spelt flour (or more wheat flour)
- 5 tbsp olive oil (or another heatproof oil)
- 1/2 tsp fine sea salt
- plant milk for glazing (optional)

Wash and dry the Swiss chard, slice the stems in 5 mm (0.2 inch) pieces and coarsely choppe the leaves. Finely mince the onion and the garlic. Finely chop the basil. Pit and chop the olives.

Heat some olive oil in a pan, add the onion and the chard stems and cook until the onions are transluscent. Add the chard leaves and the garlic, and cook until fragrant.

Add the diced tomatoes, basil, oregano, and 1/2 cup (125ml) water. Cover and cook on low heat for 1/2 hour, or until the chard stems are very soft. Add water as needed during this time.

When the chards are soft, add the chopped olives and pine nuts and toss well. Increase the heat and cook to remove any excess water, the filling must be quite dry. Season to taste.

To make the dough, mix the flours and salt in a wide bowl. Add the oil and rub into the flour with your fingertips. Add water gradually, kneading with your hands, until a soft ball of dough forms.

Roll the dough onto a floured surface and cut large discs using a pastry cutter or a bowl or glass turned upside down. Push each disc into a muffin tin.

Stuff each pie with the chard filling, leaving a small space on top to close them.

Cut smaller discs of dough (they must be slightly larger than the top of your pies), place one disc on top of each pie and seal by pinching the edges. Make a few small openings on top of each pie and glaze with plant milk.

Bake at 180°C (350F) for 20 to 30 minutes, or until golden on top. Serve hot, lukewarm or at room temp. The pies can be frozen after baking and reheated in the oven.

mercredi 25 octobre 2017

#Hallowctober : sélection de lectures et de films fantastiques pour Halloween

J’ai un peu du mal à trouver comment entamer cet article. Avec le regain d’été de ces dernières semaines, je ne me sens pas très touchée par l’atmosphère «Halloween-esque » qui règne  habituellement à cette période de l’année. Le fait que je sois en pleine préparation d’un déménagement ne m’aide pas, difficile d’avoir envie de décorer mon appart aux couleurs automnales et de creuser une citrouille alors que je dois emballer tout mon bordel dans des cartons… Malgré ça, j’ai quand même été inspirée par l’article de Victoria publié le mois dernier, et j’ai eu envie de faire une petite sélection de livres et films à l’ambiance fantastique et (légèrement) horrifique, que j’affectionne tout particulièrement en octobre (ok, et tout le reste de l’année en fait, soyons honnêtes ^^). J'ai volontairement choisi de ne pas y mettre de séries, d'une part parce que, étrangement, j'en regarde assez peu dans le genre fantastique/horreur, et d'autre part parce que je me suis dit que d'ici à Halloween, vous n'aurez peut-être pas le temps de regarder une ou plusieurs saisons d'une nouvelle série! (Bien que si vous ne connaissez pas Stanger Things, je vous la conseille fortement, d'autant plus que la seconde saison sort dans deux jours!)


Romans

Marina, de Carlos Ruiz Zafon : Découvert via le Club Lecture MS en octobre dernier, ce roman a été un vrai coup de cœur pour moi ! Son ambiance et son intrigue très mystérieuses, et son style poétique, teinté d’une douce mélancolie, en font une lecture idéale pour le mois d’octobre. Retrouvez ici un avis plus complet sur ce titre.

Shining, de Stephen King : Autant vous prévenir de suite: c’est l’ouvrage le plus effrayant de ma sélection. Je ne suis pourtant pas très impressionnable en matière de littérature et de cinéma fantastique et d’horreur (enfin, tant que ça ne devient pas trop gore), mais je dois avouer que la lecture de Shining a su déclencher en moi de véritables frissons d’épouvante (du moins la première partie du roman en tout cas, qui décrit les visions terrifiantes du jeune Danny). Alors si vous souhaitez vous faire un peu peur pour Halloween, c’est assurément l’ouvre qu’il vous faut! Vous pouvez également prolonger le plaisir avec l’adaptation cinématographique réalisée par Stanley Kubrick, qui, bien qu’occultant une partie de l’intrigue, est excellente.

Nouvelles et textes courts

Carmilla, de Sheridan Le Fanu : Autre coup de cœur que je dois au Club Lecture MS, cette nouvelle gothique était présente dans la sélection de ce mois-ci. C’est donc tout récemment que j’ai découvert cette œuvre, pilier du mythe du vampire dans la littérature, et j’ai été véritablement conquise par sa lecture. C’est pour l’instant l’ouvrage que j’ai préféré parmi tous ceux de la sélection (que j’ai décidé de lire intégralement cette année, il ne me reste plus que Les Mystères de La Forêt sur lequel je n’arrive pas à mettre la main…). J’ai été charmée par l’ambiance étrange et légèrement angoissante du récit, que j’ai trouvé beaucoup moins « daté » que celui des autres œuvres. On y suit la lente dégradation de la santé de la narratrice après l’arrivée d’une mystérieuse et sensuelle invitée du nom de Carmilla, qui s’avèrera porter un secret bien étrange…

Ainsi naissent les fantômes, de Lisa Tuttle : J’ai découvert cette auteure, malheureusement peu traduite en français, complètement par hasard, en achetant ce recueil de nouvelles sur un coup de tête, et j’ai adoré les textes qu’il contient ! Les thèmes abordés sont variés, mais on y trouve toujours une petite pointe d’épouvante qui les rend tout à fait appropriés pour la saison!

Trajets et itinéraires de la mémoire, de Serge Brussolo: Pour moi, Serge Brussolo est un peu le Stephen King français, avec son imagination absolument débordante et ses récits fantastiques teintés d’épouvante. J’ai eu du mal à sélectionner une seule de ses œuvres pour cet article, d’une part parce que j’en ai lu tellement que j’ai fini par en oublier leur titre, et d’autre part parce que beaucoup d’entre elles auraient leur place dans cette liste. J’ai fini par choisir ce recueil de nouvelles (dont certaines sont carrément glaçantes!) car c’est à mon avis le format idéal pour découvrir la plume et l’univers de cet auteur si prolifique.

Le Mythe de Cthulu, de H. P. Lovercraft : Je termine cette liste avec un grand nom de la littérature fantastique, H. P. Lovecraft, créateur du célèbre et mystérieux Cthulu, une divinité extraterrestre monstrueuse qui hante l'esprit des hommes. Même si je reconnais que le style est particulier, et qu'il faut parfois faire abstraction du côté misanthrope de l'auteur, ses nouvelles sont pour moi une référence, mêlant habilement science-fiction et fantastique (au sens premier du terme, à savoir l'irruption de phénomènes irrationnels dans la normalité du quotidien). En résultent des textes tout à fait glaçants, parfaits pour la saison! Le recueil que j'ai choisi ici tourne autour de Cthulu et de ses acolytes, et de leurs manifestations dans l'esprit des hommes, mais il existe de nombreux autres recueils traitant d'autres thèmes si les divinités extraterrestres ne sont pas votre tasse de thé!

Manga

xxxHolic, de CLAMP : Avis aux amateurs d’occulte, d’histoires de fantômes et de mediums, et de folklore japonais, ce manga est fait pour vous! On y suit les aventures de Kimihiro Watanuki, un jeune homme hanté depuis son enfance par des visions et poursuivi par des créatures que lui seul perçoit. Un jour, il pénètre dans une étrange boutique qui exauce les vœux, et qui n’apparaît qu’à ceux qui ont des souhaits à formuler. Mais attention, toute requête accordée demande un juste paiement en échange, et Watanuki se retrouvera donc à jouer le rôle d’homme à tout faire pour Yûko, la mystérieuse propriétaire du lieu. Tour à tour inquiétant et plein d’humour, et servi par les sublimes dessins d’inspiration Art Nouveau du quatuor CLAMP, ce manga est incontestablement un de mes préférés!

Films

Sleepy Hollow, de Tim Burton : Impossible pour moi de dissocier Halloween et Tim Burton, tant l’univers de ce réalisateur correspond à l’ambiance mystérieuse et fantastique de cette célébration, du moins à mes yeux. En fait, je pense même que c’est à partir des films de Tim Burton que j’ai construit mon imaginaire d’Halloween. Je pourrais citer bon nombre de ses films dans cette liste, aussi bien parmi ceux qu’il a réalisés ou bien parmi les films d’animation qu’il a produits, mais mon préféré est incontestablement Sleepy Hollow. C’est à mes yeux l’un de ses films les plus réussis (avec Edward aux mains d’Argent et Big Fish), celui où son univers est le plus abouti (avant de tomber dans sa propre caricature par la suite...) et celui dont l’atmosphère et l’intrigue sont les plus Halloween-esque de toute son œuvre!

Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro : Autre grand nom du cinéma fantastique, Guillermo del Toro signe ici à l’atmosphère toute indiquée pour Halloween. Il narre l’histoire d’une fillette espagnole, désignée par un faune comme étant la nouvelle reine des fées, et qui devra accomplir trois épreuves afin de regagner son trône, alors qu’en parallèle la révolution anti-franquiste fait rage. Une œuvre à la fois magnifique, émouvante et effrayante (mais pas trop, je vous rassure!)

Les Frères Grimm, de Terry Gilliam : Encore un réalisateur que j’affectionne beaucoup (bien que j’ai récemment appris qu’il s’est montré totalement odieux avec Lena Headey durant le tournage des Frères Grimm, ce qui le fait considérablement baisser dans mon estime…), Terry Gilliam revisite dans ce film les contes de notre enfance. Il oppose deux frères, l’un croyant à la magie et l’autre non, qui se font passer pour des chasseurs de fantômes et autres créatures fantastiques qu’ils créent de toutes pièces afin d’acquérir richesse et notoriété. Mais un jour, nos deux héros sont appelés dans un village où sévit une vraie sorcière… Ont-ils affaire à une faussaire plus expérimentés qu’eux, ou à une vraie manifestation surnaturelle?

A Cure for Life, de Gore Verbinsky : Un film que j'ai vu il y a peu (et pourtant ça faisait un moment que je souhaitais le regarder, mais je l'avais raté au cinéma) et qui m'a beaucoup plu, malgré son accueil critique mitigé. Je l'ai pour ma part trouvé très beau et glaçant, voire même cauchemardesque, et j'ai apprécié la façon dont le personnage principal flirte avec la folie, ainsi que le dénouement digne d'un roman gothique.

La famille Adams, de Barry Sonnenfeld : Et pour finir cette liste, un film tout à fait incontournable : en effet, que serait Halloween sans la célèbre Famille Adams ? Bien qu’étant plutôt une comédie, ce film reste pour moi un indispensable en cette période!

Et vous, avez-vous des lectures et films favoris que vous lisez/regardez à l'approche d'Halloween? Si vous avez des recommandations à me faire, je suis toute ouïe ;)

mercredi 18 octobre 2017

Poêlée de riz et de quinoa à l'équatorienne (+ quelques photos de l'Equateur) // Ecuadorian rice and quinoa stir-fry (+ a few travel pictures from Ecuador)

L’autre jour, mon téléphone m’a affiché une notification me proposant de « revivre une journée » que j’avais immortalisée en photo il y a deux ans, et mise dans un album photo en ligne afin de pouvoir partager les clichés avec les autres personnes présentes ce jour-là. J’ai beau trouver cette intrusion de plus en plus visible de Google, Facebook and co dans nos vies privées, j’étais quand même contente de ce rappel, car les photos en questions étaient celles de mon voyage en Equateur. Cela fait donc deux ans que j’ai vécu cette incroyable aventure, deux semaines au sein de trois communautés kichwas, dans les Andes et en Amazonie, mon premier grand voyage hors d’Europe. J’ai encore de nombreux souvenirs très vifs de mon séjour, qui fut parsemé d’expériences plus extraordinaires les unes que les autres : voir la force de Coriolis s’inverser d’un côté et de l’autre de la ligne d’équateur, marcher dans les pâturages andins à plus de 3000m d’altitude, planter des tubercules locaux, tondre un mouton et récolter du quinoa, grimper à plus de 5000m d’altitude sur l’un des volcans les plus hauts du monde, faire de la pirogue et pénétrer dans la forêt amazonienne, … Et surtout, le sourire, l’hospitalité et la gentillesse de ceux qui nous ont accueillis, leur fierté de partager une part de leur culture et de leur savoir, tout cela me marquera à jamais.



Lorsque j’étais rentrée, j’avais prévu de partager tous ces beaux moments ici, mais force est de constater que de trier et retoucher plus de 1000 photos demande un temps et surtout une motivation que je n’ai pas encore trouvés (mais vous pouvez tout de même avoir un petit aperçu ici, avec une sélection de mes clichés préférés). J’avais également prévu de partager des recettes inspirées de plats que j’avais goûtés là bas, car j’adore découvrir les spécialités culinaires locales quand je voyage, et je m’efforce toujours de ramener ces nouvelles saveurs dans ma cuisine à mon retour (comme par exemple cette soupe aux pois cassés et légumes, rapportée de Cuba en mars dernier). J’ignore si je trouverai un jour l’énergie pour rédiger quelques posts sur mon voyage en Equateur (et également à Cuba…), mais en tout cas, en ce qui concerne la recette, j’ai aujourd’hui décidé de remédier à mon oubli en vous présentant une poêlée de riz et de quinoa adaptée d’un plat que j’avais dégusté là bas. 



Je me souviens parfaitement du cadre dans lequel il nous a été servi. C’était notre dernière journée au sein de la communauté de San Martin Alto, et le programme de la journée était chargé: tout d’abord, une visite du marché de Colta, en commençant par le marché aux animaux. J’avoue ne pas avoir été très enthousiaste à cette idée, craignant de voir des bêtes attachées, traînées de force vers des camions, peut-être même abattues dans un coin du marché, mais nous n’avons heureusement rien vu de tout ça. Les propriétaires des animaux (des moutons et des cochons) se tenaient à côté de ces derniers qui, bien que retenus par des cordes, étaient généralement très calmes. Il n’y avait donc aucune violence pratiquée sur les bêtes. C’était tout de même difficile pour moi de voir ce genre de scène, en sachant pertinemment quel était le sort final qui leur était réservé (bien que certains moutons fussent vendus uniquement pour leur laine), même si je garde en tête des images très fortes et très belles, comme cette femme vêtue de ses habits traditionnels et qui se tenait à côté du plus grand mouton que j’aie jamais vu, et qui a, malheureusement pour moi, refusé que je la prenne en photo (sentiment que je comprends parfaitement, je n’ai d’ailleurs pas insisté!).



Puis nous sommes passés au marché aux fruits et légumes, beaucoup plus supportable pour moi. Bananes, agrumes, poivrons, céréales et légumineuses, herbes aromatiques, et autres denrées qui m’étaient inconnues mêlaient leurs couleurs à celles des ponchos de leurs vendeurs, tous coiffés de ce petit chapeau typique de la région. Nous avons également traversé un marché d’artisanat, où des hommes fabriquaient des vêtements, penchés sur de vielles machines à coudre Singer à pédale.





Nous avons ensuite repris la route en direction du fameux volcan Chimborazo, dont la silhouette imposante ornait l’horizon. Nous avons alors entamé une mini randonnée, suivant un sentier qui serpentait et grimpait doucement à travers un paysage lunaire, rendu plus mystérieux encore par des voiles de brumes qui flottaient çà et là, masquant le sommet du volcan et charriant de temps à autre de minuscules flocons de neige. Bien que nous n’ayons que 300m de dénivelé à parcourir, ce fut une épreuve difficile car nous avions démarré notre ascension à 4700m, et les effets de l’altitude se faisaient fortement sentir, sauf, évidemment, pour notre guide qui nous a confié être déjà monté plusieurs fois jusqu’au sommet, situé à plus de 6000m. Les plus courageux (dont j’ai fait partie, après avoir longtemps hésité cependant, car j’étais déjà fatiguée par le trajet parcouru jusqu’à présent) pouvaient monter de 100m supplémentaires pour arriver à la limite d’ascension autorisée sans entraînement spécifique. Nous sommes ensuite redescendus jusqu’à notre minibus, et je peux vous dire qu’à ce stade de la journée, j’étais véritablement affamée. J’ai donc accueilli avec joie l’assiette qu’on me tendait, remplie de cette fameuse poêlée de quinoa et de riz agrémentée d’oignon, de carotte, de petits pois, et de petits morceaux de poulet (bien que végétarienne à l’époque, j’avais fait le choix d’accepter sans réserve la nourriture qui me serait proposée sur place, sachant que je me trouverais dans un pays moins aisé que le mien où la viande constitue encore une part importante de l’alimentation. J’ignore cependant si je prendrais la même décision aujourd’hui.)


C’était sans compter sur le casse-*** du voyage (il y en a toujours un dans les groupes de voyages organisés, et je vous jure que cette fois-ci, c’était pas moi!) qui a décrété qu’on n’allait quand même pas manger dans le minibus, que ça allait sentir et que ce serait mieux de rester dehors. Au vu du froid qui régnait à 4700m, l’opération semblait un peu compromise, alors nous avons remballé le pique-nique sans avoir pu en avaler la moindre bouchée, et nous avons repris la route, redescendant le volcan vers notre prochaine étape, où la température serait plus clémente. Je ne sais pas combien de temps nous avons roulé, probablement pas plus d’une heure, mais j’étais à l’agonie tellement j’avais faim, et les derniers mètres parcourus en cahotant sur un sentier au milieu des champs m’ont paru interminables. Quand nous nous sommes enfin arrêtés, nous étions entourés de pâturages et d’alpagas, mais surtout d’une brume humide qui nous glaçait jusqu’aux os et qui nous a contraints à… nous replier dans le minibus pour manger. Voilà. Autant vous dire qu’après tout ça, cette poêlée de quinoa, qui était encore chaude par je ne sais quel miracle, m’a semblé être le meilleur repas de ma vie!




La recette que je vous présente aujourd’hui est une très légère adaptation de ce plat, reconstituée à partir des notes que m’a donné notre guide. J’ai bien entendu supprimé le poulet, que j’ai remplacé par des champignons, mais vous pouvez aussi y mettre du tofu ou du seitan émietté à la place. J’ai également ajouté une petite pincée de curcuma pour colorer le plat en jaune afin de le rapprocher visuellement de l’original, mais j’ignore ce qui lui donnait alors cette teinte (peut-être l’oignon ?). Je ne suis pas sûre de faire les choses tout à fait correctement car certains passages ne sont pas très clairs, mais en tout cas le résultat reste délicieux et me ramène deux ans en arrière dès la première bouchée. J'espère que cet article mi-culinaire, mi-voyage vous aura plu, en tout cas moi je suis heureuse de m'être replongée dans ces beaux souvenirs!





Poêlée de riz et de quinoa comme en Equateur {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 verre (20cl) de riz (environ 120 g)
- 1 verre (20cl) de quinoa (environ 120g)
- 5 ou 6 champignons de Paris de taille moyenne
- 1 oignon rouge ou jaune
- 1 carotte
- 100 g de petits pois, frais ou surgelés
- 1 pincée de curcuma
- huile végétale
- sel

Nettoyez l'oignon pour en retirer la terre et coupez la base pour retirer les racines. Coupez-le en deux sans le peler (retirez au besoin la première feuille externe si elle est très sale ou abîmée). Pelez la carotte et coupez-la en petits dés d'environ 5mm de côté. Détaillez les champignons en tranches. Rincez le quinoa et égouttez bien.

Portez une casserole d'eau à ébullition et blanchissez les carottes et les petits pois pendant 10 minutes. Retirez à l'aide d'une écumoire et réservez. Conservez l'eau chaude pour la cuisson du riz et du quinoa.

Placez le riz dans une casserole avec deux fois son volume d'eau (réutilisez l'eau de cuisson des petites pois et carottes) et un demi-oignon. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 10 minutes à couvert, à petite bouillons. Le riz doit avoir absorbé tout le liquide. Réservez l'oignon et le riz cuit.

Répétez l'opération pour le quinoa, mais avec 2 à 3 fois son volume d'eau. (Je suppose qu'il est aussi possible de faire cuire tous les aliments en même temps dans une seule casserole, pour un gain de temps et de vaisselle).

Récupérez les deux moitiés d'oignon qui ont cuit avec le riz et le quinoa, pelez-les et détaillez-les en lanières.

Faites chauffer de l'huile dans une grande poêle. Faites-y revenir à feu moyen l'oignon, la carotte (si cuite à part) et les champignons avec une pincée de sel et de curcuma, pendant une dizaine de minutes. Les légumes doivent être tendres et les champignons doivent avoir réduit.

Ajoutez le riz, le quinoa et les petits pois et mélangez bien pour tout incorporer. Faites revenir pendant quelques minutes, en remuant régulièrement, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient chauds et servez.



This dish is inspired by a rice and quinoa stir fry I had during my trip in Ecuador 2 years ago. On that day, we visited a market, then hiked on one of the highest volcano on Earth. When lunch time arrived, I was starving and this quinoa stir fried was happily welcomed in my belly. I loved it so much that I asked our guide for the recipe. It was originally made with chicken, but since I don't eat meat anymore, I used mushrooms instead. I also added a pinch of turmeric because the original dish somewhat had a yellowish colour. I am not sure my recipe is done properly as the notes that my guide gave me aren't very clear, but it is still very good and reminds me of that amazing day!


Ecuadorian quinoa and rice stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 cup uncooked rice (120g)
- 1 cup uncooked quinoa (120g)
- 1 cup fresh or frozen green peas (100g)
- 1 red or yellow onion
- 1 carrot, peeled and diced
- 5-6 medium button mushrooms, cleaned and sliced
- 1 pinch turmeric
- vegetable oil
- salt

Brush the onion to remove the dirt. Cut off its root and slice in half, keeping the skin on (you can remove the external layer of skin if it's dirty or damaged). Clean and slice the mushrooms. Peel the carrot and chop it in 1/2-inch (5mm) pieces. Rince and drain the quinoa.

Bring a pot of water to boil and blanch the carrots and peas for 10 min. Remove with a slotted spoon and reserve the cooking water for cooking the rice and quinoa.

Place the rice and one half of the onion (skin on) in a pot and add 2cups of water. Bring to a boil, the lower the heat and cover. Cook for 10 minutes. The rice should have absorbed all the water. Reserve the cooked rice and onion and repeat with the quinoa, this time using 2 to 3 cups water. Alternatively, you could cook all the ingredients (carrots, peas, rice and quinoa) together to save time.

Pick the cooked onion from the rice and quinoa, peel and slice it.

Heat 1 tbsp oil in a large pan, add the onion, mushrooms and carrots (if cooked separately) and fry for 10 minutes on medium heat with a pinch of salt and turmeric. Add the cooked rice, quinoa and peas and stir well. Cook a few more minutes, stirring often so that it doesn't stick to the bottom of the pan and serve hot.

mercredi 11 octobre 2017

Steaks de quinoa façon chorizo // Chorizo-flavoured quinoa burgers

Vous savez quoi? Je n'ai jamais autant mangé de burgers que depuis que je suis végéta*ienne! Qui a dit que la cuisine végane était synonyme de privations? Il faut dire que je n'ai jamais vraiment aimé les steaks hachés (surtout s'ils étaient saignants!), et que je ne suis pas non plus une grande amatrice de fromage, alors forcément, les possibilités étaient assez limitées et les burgers n'exerçaient pas un attrait formidable sur moi... Mais depuis que je fais des burgers végé, je ne peux plus m'en passer! Il y a tellement de combinaisons de saveurs possibles pour le steak, entre les légumineuses, les céréales, le tofu/tempeh, et les légumes, et tellement de variantes d'assaisonnements, qu'il est impossible de se lasser, il y a toujours un nouveau burger à tester ou à inventer!


Pour celui-ci, je me suis inspirée d'une recette de chorizo végétal absolument bluffante de Sébastien Kardinal (dans le livre Ma petite boucherie végane aux Editions La Plage). L'assaisonnement est d'une justesse incroyable, on retrouve vraiment les saveurs du chorizo, et j'ai donc voulu réaliser des burgers avec ce profil aromatique si particulier. J'ai donc fait cuire mon quinoa dans un liquide de cuisson parfumé avec du poivron rouge et des épices, et j'y ai ajouté des oignons et des champignons parce que c'est trop bon ^^ Pour avoir vraiment le goût si typique de cette charcuterie espagnole, il faut une variété de piment fumé bien particulière, le piment de la Véra. J'en ai trouvé dans une boutique Dille et Kamille à Amsterdam (j'ignorais alors ce que c'était, je cherchais simplement du paprika fumé!), mais depuis j'ai vu les mêmes boîtes dans un magasin Grand Frais. Vous pouvez sans doute en trouver aussi en ligne ou dans des épiceries spécialisées, ou sinon le remplacer par un autre type de piment ou de paprika fumé. Pour la garniture, outre les incontournables salade-tomate-oignon qui accompagnent souvent mes burgers (enfin, quand la tomate est en saison du moins), j'ai opté pour des lanières de courgette grillées, là aussi inspirée par Sébastien Kardinal qui avait fait la démonstration d'une recette de risotto courgette-chorizo au Veggie World, association qui m'avait alors tapé dans l'oeil et que je m'étais promis d'essayer.  Mais vous pouvez bien évidemment y mettre toutes les autres garnitures qui vous font envie! Pour la sauce, j'ai utilisé de la sauce barbecue car j'en avais sous la main, mais là aussi vous êtes libres de choisir celle qui vous plaît!


Au final, ça donne un burger délicieux et bien parfumé, même si pas très facile à manger, entre les tomates qui cherchent à se faire la malle à chaque bouchée (vous aussi vous avez le sketch Gad Elmaleh sur le blond et les sandwiches en tête? ^^), les lanières de courgettes qui viennent d'un coup en bouche, et le steak qui s'écrase dans le bun, mais bon, avouez qu'un burger qui ne coule pas partout sur les doigts, c'est moins bon, non? ;)


Steaks de quinoa façon chorizo {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 6 steaks :
- 120 g de quinoa cru
- 1 gros poivron rouge
- 1 cc de piment de la Vera (ou de paprika fumé)
- 1/2 cc de cumin
- 1/2 cc de feuilles de thym séché
- 1 cs de sauce soja (à remplacer par 1/2 cc de sel pour une version sans soja)
- 1 cs d'huile d'olive
- 700 ml d'eau ou de bouillon de légumes
- 1 oignon rouge ou blanc
- 5 ou 6 beaux champignons de Paris frais (ou 10 à 12 petits)
- si besoin : farine de pois chiches, ou fécule, polenta, flocons d'avoine
- huile d'olive
- sel, poivre au goût

Préchauffez le four à 200°C. Faites-y rôtir le poivron jusqu'à ce qu'il soit tendre et que la peau soit noircie par endroits. Vous pouvez également le cuire au barbecue ou au-dessus d'une flamme. Placez -le dans un tuperware ou un sac de congélation et fermez hermétiquement. Laissez refroidir.

Une fois le poivron tiédi, pelez-le (la peau doit se détacher toute seule) et retirez les graines et le pédoncule. Mixez-le avec l'eau (ou le bouillon), la cs d'huile d'olive, le piment, le cumin, le thym et la sauce soja (ou le sel) jusqu'à obtenir une consistance bien fluide. Hors saison, vous pouvez aussi utiliser du poivron rouge grillé en conserve.

Mettez le quinoa dans un saladier ou une grande casserole et versez de l'eau par dessus. Frottez bien le quinoa pour le nettoyer, puis égouttez. Répétez l'opération deux fois.

Dans une casserole, mélangez le quinoa rincé et le coulis de poivron. Portez à ébullition, puis cuisez à couvert à petits bouillons pendant 10 minutes, ou jusqu'à ce que le quinoa ait absorbé tout le liquide. Egrainez à l'aide d'une fourchette et laissez reposer 5 minutes hors du feu à couvert.

Pendant que le quinoa cuit, émincez grossièrement l'oignon et les champignons. Faites revenir à feu vif dans un peu d'huile d'olive et avec une pincée de sel, jusqu'à ce que les champignons aient réduit de moitié. Ajoutez le contenu de la poêle au quinoa cuit et rectifiez l'assaisonnement. Le mélange doit être assez collant et doit pouvoir se tenir lorsqu'on le presse dans la main. Si ce n'est pas le cas, ajoutez de la farine de pois chiches (ou autre agent absorbant ; fécule, flocons d'avoine, polenta, ...) jusqu'à obtenir la consistance désirée.

Huilez légèrement vos mains et formez des galettes de la taille d'un steak. Déposez sur une plaque de four recouverte de papier cuisson. Enfournez pour 15 minutes à 180°C, en retournant délicatement à mi-cuisson.

Les steaks peuvent se congeler avant ou après cuisson et se réchauffent au four, avec ou sans décongélation préalable.

Servir dans des pains à burger accompagné de garnitures et de sauces de votre choix (ici : sauce barbecue, mâche, tomate, oignon rouge, lamelles de courgette grillée).


Chorizo-flavoured quinoa burgers {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Makes 6 :
- 120 g (1 cup) uncooked quinoa, thoroughly rinsed
- 1 large red pepperbell
- 1 tsp de la Vera chili (or smoked paprika)
- 1/2 tsp ground cumin
- 1/2 tsp dried thyme
- 1 tbs olive oil
- 1 tbsp soy sauce (or use 1/2 tsp salt for a soy-free version)
- 700 ml (3 cups) water or vegetable broth
- 1 red or yellow onion
- 5 or 6 medium button mushrooms (or 10 to 12 small ones)
- if needed : chickpea flour, or starch, oat flakes, polenta, breadcrumbs, ...
- salt and pepper to taste
- olive oil

Preheat the oven to 200°C (390F) and roast the pepper until soft and blakened. Alternatively, you can cook it on a grill or above a flame. Place in a airtight box or ziplock bag and let cool.

When cool enough to handle, peel (the skin should come off easily) and remove the stem and seeds.

Place in a blender with the chili powder (or paprika), cumin, thyme, 1 tsp olive oil, soy sauce (or salt) and the water (or broth). Blend until smooth.

Place the rinced quinoa in a pot with the pepper and spices blend. Brig to a boil, then cover and simmer for 10 minutes, or until all the liquid has been absorbed. Fluff with a fork and let rest for 5 minutes, covered.

In the meantime, chop coarsely the onion and mushroom. Cook on medium heat in a bit of olive oil and with a pinch of salt, until the mushrooms have shrunken by half. Add to the cooked quinoa and adjust seasoning. The quinoa mixture should be sticky enough to be formed into patties. If not, add chickpea flour (or any thickening ingredient such as oat flakes, polenta, starch, ...) until you get the desired consistency.

Lightly oil your hand and form 6 patties. Place on a lined baking sheet and cook for 15 minutes at  180°C (350F), flipping delicately halfway.

The burgers can be frozen before or after baking, and defrosted in a hot oven, with or without thawing.

Serve between buns with your choice of toppings and sauce (here I used barbecue sauce, lamb's lettuce, tomatoes and red onion slices, and grilled zucchini ribbons).


mardi 3 octobre 2017

{#jecoudsmagarderobecapsule2017} Septembre : la presque-chemise

J'avoue : j'ai triché. Non seulement parce que je devais réaliser une chemise en septembre, et non pas une deuxième robe (mais c'est une robe-chemise, alors ça compte aussi, non? Franchement, j'ai suffisamment galéré sur le col pour pouvoir la faire rentrer dans la catégorie chemise!), mais aussi parce que j'ai en réalité cousu cette pièce au début de mois d'août, sur un coup de tête, et dans l'urgence la plus totale (on y reviendra). Mais j'aime tellement cette cousette que je ne pouvais absolument pas attendre l'année prochaine pour la montrer par ici, même si je suis déjà à la limite du météorologiquement correct avec une tenue pareille en octobre! De toute façon, je vous le disais début septembre, n'ai pas eu le temps de coudre une chemise comme je l'avais prévu ce mois-ci, étant sans cesse en vadrouille le weekend. En plus de ça je n'avais pas trouvé de tissu comme je voulais, et puis quoi qu'il en soit, les chemises et moi, on est pas super copines. C'est vraiment une pièce que j'ai du mal à porter, car je n'arrive jamais à trouver de coupe qui me convient : sur les modèles ajustés, soit ça tombe au niveau des épaules, soit ça tire sur la poitrine. J'ai peur d'essayer des couples droites et un peu plus amples, par crainte de ressembler à un sac à patates tout droit sorti des années 80. Je ne sais jamais combien de boutons fermer, j'aime l'effet "preppy" d'une chemise boutonnée jusqu'en haut mais je me sens alors complètement coincée dans mon vêtement, comme à chaque fois que je porte une encolure à raz du cou. Je n'arrive pas à gérer la superposition avec un pull ou un gilet (est-ce que je dois mettre le col par dessus? Rentrer la chemise dans mon pantalon ou la laisser dépasser?), ni le port d'une montre et de bracelets (est-ce que je dois les glisser dessus ou dessous les poignets de la chemise? Ou bien les entasser en bout de bras, entre ma main et la fin de la manche? Ou encore ouvrir un bouton pour les laisser circuler? Retrousser le bout des manches?) (Notez que j'ai le même problème avec toutes les manches qui se resserrent au niveau du poignet, alors que c'est pourtant un style que je trouve très joli...). Bref, vous l'avez compris, les chemises, c'est pas mon truc.





Alors certes, ce projet capsule de septembre, c'était peut-être l'occasion de me réconcilier avec ce vêtement, mais bon, j'ai raté le coche. Par contre, puisqu'on parle de réconciliation, c'est grâce à cette robe que j'ai retrouvé le chemin de la machine à coudre. Après mes galères avec mon pantalon Safran cet hiver, et le retard qui s'accumulait petit à petit sur mes projets, j'avoue avoir un peu perdu la motivation. Je cousais peu, sans grand entrain, tout juste motivée par le fait que j'avais une to-do list (qui m'enthousiasmait pourtant beaucoup sur le papier!). Et puis en mars dernier, Named a sorti sa collection de patrons printemps-été. Plusieurs silhouettes m'ont alors tapé dans l'oeil, et en particulier la robe Reeta. Je trouve généralement cette marque trop pointue et minimaliste à mon goût, mais là, ce fut le coup de coeur. En même temps, entre sa longueur midi et sa silhouette à mi chemin entre la saharienne et le kimono, et ce superbe tissu fleuri sur la version de présentation, ce modèle avait tout pour me faire craquer. Mais voilà, je m'étais promis de m'en tenir à ma liste et de ne pas y ajouter de projet qui me ferait acheter du tissu et/ou un nouveau patron, alors j'ai tenu Reeta à distance de mes pensées.






Et puis un jour, mon regard se pose sur un des tissus de mon stock, un coupon bleu à motifs fleuris, dont l'harmonie de couleur me fait vibrer à chaque fois que je le vois. C'est un des premiers coupons que j'ai achetés quand j'ai eu ma machine, et je ne sais par quel miracle, j'ai réussi à lui épargner de finir dans une robe beaucoup trop apprêtée que je n'aurais jamais portée. D'un coup, ça a fait tilt dans mon cerveau : "Ce tissu ferait une magnifique Reeta!". La coupe épurée du modèle contrebalançait parfaitement le côté chargé de l'imprimé, et la légèreté et le drapé de l'étoffe étaient parfaits pour ce genre de projet. Oui, mais non, Nina. Pense à ta to-do list! Tu n'as PAS besoin d'une énième robe fleurie! Les mois passent, et ma Reeta fantasmée resurgit de temps en temps dans un coin de ma tête, elle paraît si lumineuse à côté de tous ces autres projets couture que je n'arrive pas à terminer, mais je résiste encore et toujours. Jusqu'à cet été, où je commence à réfléchir à la tenue que je pourrais porter au mariage auquel je suis invitée. Je n'arrête pas de me dire que cette fameuse Reeta est la candidate parfaite pour moi, qui ai tant de mal avec les tenues formelles. M'habiller pour un évènement de ce genre est très compliqué pour moi : je me sens affreusement coincée dans une tenue chic et sobre, et j'ai alors bizarrement l'impression d'en faire des caisses. Je suis beaucoup plus à l'aise dans des tenues un peu bohèmes, mais je me sens alors en total décalage avec le reste de l'assemblée, et je finis par me sentir négligée. #bienvenuedansmatête.



Mais cette Reeta imaginaire, elle avait tout pour elle : je la trouvais à la fois assez "hippie-fleurie" pour être à l'aise, tout en étant suffisamment classe pour ne pas non plus avoir l'impression de débarquer à un mariage habillée comme si je revenais de Woodstock. Et pourtant, je n'arrêtais pas de me répéter que je ne manquais pas de robes, et que j'en trouverais forcément une qui conviendrait dans celles que j'avais déjà sans avoir besoin de m'en faire une nouvelle, tandis que dans le même temps, mon fantasme de Reeta éclipsait tout le reste de ma penderie. Je suis longtemps restée plongée au coeur de ce dilemme, et puis, à 5 jours du mariage, alors que je contemplais pour la n-ième fois l'idée de ma Reeta fleurie, Named annonce des soldes spéciales anniversaire sur tous leur patrons. Si ça, c'est pas un signe de l'univers, je ne sais pas ce que c'est! J'ai donc immédiatement acheté le patron tant convoité (et uniquement celui-ci, totalement obsédée par mon idée, et après coup je me suis dit que j'avais été stupide de ne pas en profiter pour prendre les autres modèles qui me plaisaient...), et je le faisais imprimer sur une traceuse le soir même. Je peux vous assurer que quand on voit la taille finale du truc (pas loin de 2m de long!!!), je suis bien heureuse que cette option soit proposée, car si j'avais du découper et scotcher toutes les parties du patron, je n'aurais probablement pas fini ma robe dans les temps, et je me serais même probablement découragée avant d'avoir commencé à coudre! Le lendemain, j'avais décalqué mon patron, découpé et entoilé mon tissu, et je démarrais le montage le surlendemain. Un vrai marathon couture comme j'en ai rarement vécu, je ne pouvais pas lâcher ma machine, et j'étais concentrée au maximum pour ne pas faire d'erreur. A quelques minutes du départ, je finissais de poser la coulisse de la ceinture (mon chéri, qui n'avait alors pas compris que je voulais porter cette robe au mariage, a dû me haïr, à me voir coudre alors qu'il était en train de préparer nos affaires pour le weekend!), et j'emportais avec moi mes boutons et du fil à coudre, ainsi qu'une des robes de ma penderie en guise de plan B, au cas où ma Reeta ne m'irait pas du premier coup, sur les conseils très avisés de chéri. Moi j'étais tellement à fond dans mon truc, tellement heureuse d'avoir fini à temps et tellement satisfaite du résultat que je n'imaginais même pas porter autre chose! J'ai posé les boutons le matin même du mariage, j'ai fébrilement enfilé ma création, noué la ceinture à la taille, et je me suis regardée dans le miroir. C'était parfait. La robe de mes rêves, telle que je l'imaginais depuis si longtemps. Je me sentais totalement moi-même dedans, confiante comme je l'ai rarement été dans une tenue pour un événement formel, et là, je me suis dit : "voilà pourquoi je couds!". J'avais enfin retrouvé mon modjo couture!




Il serait tout de même faux de prétendre que je n'ai eu aucun doute pendant la réalisation de cette robe. Avant de poser la coulisse pour la ceinture, j'avais l'impression de coudre une chemise de nuit pour grand-mère, car la robe est très large et très droite quand on la porte non ceinturée. J'ai eu des doutes sur le thermocollant à utiliser, j'avais peur d'avoir un effet trop "cartonné" avec celui que j'avais choisi, mais heureusement ça n'a pas été le cas. Je craignais aussi de me retrouver avec une robe trop grand pour moi, étant donné que le patron est prévu pour une stature d'1m72 et que je mesure 10 cm de moins. Et en effet, je me retrouve avec une robe longue qui m'arrive aux chevilles plutôt qu'à mi-mollets, mais ça ne me dérange absolument pas, bien au contraire! Pour la même raison, je me suis aussi demandé si la coulisse de ceinture tomberait un bon endroit, déjà que j'ai souvent des soucis à ce niveau-là à cause de ma taille haute (c'est d'ailleurs pour cela que chéri avait judicieusement suggéré que je prévoie une robe plan B, au cas où), mais non, c'était parfait. J'ai d'ailleurs trouvé ça plutôt surprenant, j'ignore si je me suis plantée en positionnant la ceinture, ou si elle est placée assez haut exprès, donc si vous tentez ce patron, vérifiez éventuellement ce point.





A part ça, il n'y a que deux vraies difficultés sur ce modèle : la première est de gérer une grande longueur de tissu (et de papier de soie pour le décalquage, je peux vous dire que cette fois j'ai bien compris pourquoi certaines préfèrent découper directement leur patron! J'ai pas mal hésité à le faire, d'autant que j'ai le format PDF et donc la possibilité de le réimprimer si besoin, mais j'avoue que même malgré ça, j'avais des scrupules à couper dans mes 2m de papier fraîchement imprimés. Et puis vous connaissez ma propension à couper les cheveux en 4, pourquoi faire simple alors que je peux me prendre la tête à batailler avec mon papier de soie, hein?... Bref...). Je peux vous dire que j'étais bien contente d'avoir mon mannequin pour former les ourlets! La seconde difficulté, c'est le montage du col et de la doublure du dos. D'une part parce qu'il faut d'abord bien comprendre la technique, qui n'est pas intuitive bien que très bien pensée, et d'autre part parce que c'est une étape délicate pendant laquelle il faut bien maintenir toutes les pièces en place et faire attention à ne pas faire de faux plis. Le fait que le col soit thermocollé ne m'a pas facilité la tâche, car j'ai eu du mal à l'étirer un peu pour bien faire correspondre les crans. J'ai dû m'y prendre en plusieurs fois, décousant les parties que j'avais un peu ratées, pour finalement arriver à un résultat acceptable. Il reste encore un petit pli ici ou là, mais ils sont cachés sous le col. Heureusement, une fois cette étape passé, tout le reste se fait sans difficulté particulière, les instructions sont très claires tout au long de la réalisation. La seule modification que j'ai apporté, c'est de ne pas m'encombrer à faire des boutonnières, car j'avais lu sur cet article de What Katie Sews que la robe pouvait s'enfiler facilement par la tête sans avoir besoin d'ouvrir les boutons. J'ai donc cousu ces derniers à travers les deux pans de la robe, et ça fonctionne très bien ainsi.



En conclusion, c'est une robe que j'ai adoré réaliser et que j'adore porter, aussi bien au quotidien que pour une occasion spéciale. J'aime beaucoup sa légèreté, ses fentes sur le côté et son ouverture sur le devant. Le col tombe bien, les manches ont une aisance très confortable, le décolleté est pile à la bonne profondeur et la ceinture se pose parfaitement sur ma ligne de taille, sa longueur est nickel, bref, la coupe est absolument parfaite. Je me sens vraiment moi-même dans cette tenue, j'ai l'impression de porter un kimono en plus moderne. A ce jour, je pense que c'est ma réalisation préférée, et j'espère que le tissu supportera bien le passage du temps car je compte bien porter cette robe pendant plusieurs années!


Patron : Reeta - Named
Niveau : intermédiaire
Techniques requises : pose de col
Remarques sur le patron : patron très bien expliqué (en anglais), avec des schémas de montage clairs, et un tableau de mesures du vêtement fini (très utile pour choisir sa taille). Le patron existe en version papier ou PDF, avec la possibilité d'imprimer ce dernier chez soi sur plusieurs feuilles A4, ou en un seul morceau sur une traceuse. Les différentes pièces de patron ne se superposent pas, donc il est possible de les découper directement si on le souhaite.
Taille : 36, basé sur ma mesure de tour de poitrine. Le modèle étant assez ample, je n'ai pas eu besoin de le grader au niveau de la taille (qui est ajustable avec la ceinture) ou des hanches
Fournitures : 2m50 à 3m de coton fleuri de chez Toto Tissus (je ne me souviens plus des dimensions exactes de mon coupon, mais le patron demande 2m70 en 150cm de laize) +  8 boutons + thermocollant + lien pour la ceinture 
Modifications apportées : pas de vraies boutonnières : les boutons sont cousus à travers les deux pans de la robe, et je l'enfile en la glissant par la tête.
Difficultés rencontrées : le montage du col, pris entre le haut du dos et sa doublure, est l'étape la plus délicate à comprendre et à réaliser, j'ai du le faire en plusieurs fois car je formais des faux plis par endroits. Grande longueur de tissu à manipuler.

Cohérence avec ma garde robe : 10/10, une robe pile dans mon style!
Confort : 10/10, rien à dire, elle est légère et confortable
Seyant : 10/10, elle tombe parfaitement sur moi. Comme je mesure 10cm de moins que la stature prévue par la créatrice, je me retrouve avec une robe longue plutôt que midi, mais j'aime beaucoup cette longueur aux chevilles.
Qualité : 9.5/10, quelques petits faux plis au niveau du col, qui sont heureusement cachés par ce dernier

A refaire ? : OUI! J'ai dû me retenir pour ne pas transformer la moitié de mon stock en Reeta haha! J'ai un tissu jaune à gros motifs fleuris qui rendrait très bien avec ce patron, mais j'attendrai l'été prochain pour me lancer car je songe maintenant à des projets un peu plus en raccord avec la saison ;)