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jeudi 22 septembre 2016

Wok de haricots plats au tempeh // Flat beans and tempeh stir-fry


Je trouve qu'il y a des légumes qui sont sous-estimés, cantonnés à un rôle qui ne leur convient pourtant pas. Les carottes, par exemple. Souvent, on les sert crues, râpées. En soi, c'est pas mauvais, et puis ça conserve les vitamines, mais ce n'est pas ce qu'on fait de mieux. En soupe ou en purée, il y a déjà du progrès. Mais en poêlée avec du cumin, ou mieux, confites au four, ça, ça vous sublime une carotte! C'est pareil avec les haricots verts. 9 fois sur 10, on les sort d'une boîte de conserve et on les sert mollement en accompagnement. Et ça, c'est clairement le pire usage qu'on puisse en faire à mes yeux.



Car le haricot vert mérite mieux que ça. Déjà, c'est pas très sympa de l'avoir fourré dans une boîte, où il a perdu toute sa saveur. Si vous voulez vraiment faire honneur au haricot vert, oubliez les conserves. Non, vraiment, c'est pas bon. Choisissez le frais (profitez-en vite avant que la saison ne se termine!) ou congelé, et faites-le cuire légèrement à la vapeur en lui gardant un peu de croquant, ça changera tout. Ensuite, servez-le tiède, en salade avec des tomates coeur de boeuf tranchées, de l'échalote et une bonne vinaigrette, ou bien faites le revenir avec un peu d'ail et de persil, et je vous promets qu'après ça, vous ne retournerez jamais aux conserves.


Bon, j'ai beau savoir tout ça, il y a une variété de haricot que je refusais de manger jusqu'à présent : le haricot plat. Je n'en gardais qu'un (mauvais) souvenir des poêlées trop cuites qu'on nous servait à la cantine. Mais cette année, à la cueillette où nous nous fournissons en légumes, il y en avait à foison, et j'ai voulu lui redonner une chance. Après tout, si son cousin le haricot vert est meilleur frais, il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement pour le haricot plat! Et histoire de conjurer le mauvais sort jusqu'au bout, j'ai choisi d'en faire une poêlée (je dois avouer que sur ce point, ils n'avaient pas tort à la cantine, le profil de ce haricot s'y prête particulièrement bien!), mais avec une touche asiatique, comme souvent dans ma cuisine. Et vous savez quoi? J'ai appris de ma propre leçon : le haricot plat, c'est très bon, pour peu qu'on le sorte un peu de ses sentiers battus!


Wok de haricots plats et tempeh {vegan, sans gluten, sans noix}
Pour 2 à 4 personnes :
- 300 g de haricots plats frais ou surgelés et décongelés
- 100 g de tempeh
- une dizaine de champignons de Paris
- un oignon
- 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin) ou de sauce de poisson (évidemment non vegan!)
- 1/2 cc de poivre noir fraîchement moulu

Equeutez les haricots et decoupez-les en tronçons d'environ 3 cm de long. Blanchissez-les 5 minutes dans de l'eau bouillante, et rincez à l'eau froide pour stopper la cuisson.

Détaillez l'oignon, le tempeh et les champignons en lamelles.

Faites chauffer a feu vif 1 cs d'huile végétale au goût neutre dans une grande poêle ou un wok. Ajoutez l'oignon et faites-le sauter quelques minutes, jusqu'à ce qu'il commence à devenir translucide.

Ajoutez le tempeh et les champignons et faites sauter 5 minutes en remuant bien. Le tempeh doit être légèrement doré et les champignons doivent perdre de leur eau.

Ajoutez les haricots, la sauce soja et le poivre et mélangez bien pour répartir l'assainissement. Faites cuire encore une minute et servez seul ou accompagné de riz.


Flat beans and tempeh stir-fry {vegan, gluten-free, nut-free}
Serves 2 to 4 :
- 300 g fresh or frozen and thawed flat beans
- 100 g tempeh
- a dozen button mushrooms
- 1 onion
- 2 tbsp soy sauce (use GF if needed) or fish sauce (obviously not vegan!)
- 1/2 tsp fresh cracked pepper

Snap the ends of the beans and chop them in 1 inch pieces. Blanch them for 5 minutes in boiling water then run under cold water to stop cooking.

Slice the onion, mushrooms and tempeh.

Heat 1 tbsp neutral vegetable oil over high heat in a wok or large pan. Sauté the onion for a few minutes, until translucent.

Add the tempeh and mushrooms and stir-fry for 5 minutes. The tempeh must brown slightly and the mushrooms shoukd start to shrink.

Add the drained beans, soy sauce and pepper and toss well. Cook for 1 minute and serve on it's own or with rice on the side.

jeudi 15 septembre 2016

Gratin de riz et de courgette à la tapenade verte // Rice, zucchini and green tapenade casserole

Votre maman vous a déjà parlé du concept de beauté intérieure? Bien, parce que c'est un peu le thème de la recette d'aujourd'hui... Ce gratin, quand je l'ai imaginé, il était beau comme tout, avec un dessus marbré de vert et un intérieur tout en camaïeu. Et puis voilà, à la sortie du four, il est tout marronasse, et une fois servi, il a une tête de gloubi-boulga de compétition... Life vs expectations, comme on dit. Mais, rappelez-vous, on a dit beauté intérieure. Alors même si de dehors, c'est pas le Brad Pitt des gratins, de dedans, il est très bon et il s'avère un allié de choix pour se débarrasser d'un reste de riz cuit et des courgettes qui envahissent votre bac à bières à légumes en cette saison. Parce que oui, vous savez, on arrive à la période de la courgette-géante-que-mamie/le voisin/le collègue-vous-a-donné-parce-que-vous-avez-fait-l'erreur-de-dire-que-vous-aimez-ça, celle qui pèse 5 kg à elle seule et que vous ne savez pas comment liquider. Bon, je ne peux pas vous promettre que vous y arriverez avec cette recette (à moins d'en faire pour 12 et d'en refiler à tous ceux qui vous ont largué une courgette géante dans les bras, vengeance!), mais c'est déjà ça de pris, non?







Gratin de riz et de courgette à la tapenade verte {vegan, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 300 g de riz cuit
- 300 à 500 g de courgette
- 200 ml de crème végétale de votre choix
- 100 g de tapenade verte (attention, les tapenades du commerce contiennent souvent des anchois, vérifiez bien la composition si vous êtes végéta*ien!)
- optionnel : une douzaine d'olives vertes dénoyautées ou quelques champignons de Paris

Râpez la courgette avec une râpe à gros trous et mélangez-la avec le riz et 50 ml de crème végétale. Assaisonnez au goût (attention à ne pas trop saler, les tapenades le sont généralement déjà). Ajoutez également les olives vertes ou les champignons grossièrement hachés si vous en utilisez.

Dans un plat à gratin, déposez une première couche du mélange de riz et courgettes en tassant bien. Répartissez quelques petits tas de tapenade (environ 1/2 cc par tas) par dessus, puis recouvrez à nouveau du mélange riz et courgette. Répétez l'opération jusqu'à épuisement du riz, en prenant garde de conserver environ le tiers de la tapenade pour la suite.

Versez le restant de crème végétale à la surface du gratin et parsemez de petits tas de tapenade. Marbrez légèrement la surface à l'aide de la pointe d'un couteau, et enfournez 25 minutes à 180°C, ou jusqu'à ce que le dessus soit doré.



Rice, zucchini and green tapenade casserole {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 300g cooked rice
- 300g to 500 g zucchini or summer squash
- 100 g green tapenade, homemade or storebought (if you're vegan, check the ingredients if using storebought as tapenade traditionally includes anchovies)
- 200 ml vegetable creamer of your choice
- optionnal : a dozen pitted green olives or button mushrooms, roughly chopped

Coarsely grate the zucchini and add to the cooked rice. Add 50 ml creamer and chopped olives/mushrooms (if using) and toss. Season to taste (be aware that tapenade is usually very salty so don't use too much salt).

In an oven proof dish, spread a few tablespoon of the rice mix and press down. Drop a few spoonfuls of tapenade on top (approx. 1/2 tsp at a time) then cover with another layer of rice, and so on until you don't have any of the rice mix. Be sure to keep about 1/3 of the tapenade for the rest of the recipe.

Pour the remaining vegetable creamer on top of the dish and drop the remaining tapenade. Run a knife through the top layer to create a marbled effect at the surface of the dish.

Bake at 180°C for 25 minutes, or until golden on top.

mardi 13 septembre 2016

Burger d'aubergine et sauce au poivron grillé // Eggplant burger and roasted red pepper sauce


Si vous êtes un amateur de burger végéta*ien, vous avez très probablement déjà entendu parler de Portobello burger, dans lequel un champignon géant du même nom remplace le steak. C'est une recette que j'ai toujours voulu tester mais je n'ai malheureusement jamais trouvé ces précieux Portobellos en France (j'en ai bien aperçu une fois à Bruxelles et je m'en mords les doigts de ne pas en avoir ramené!). En revanche, on trouve facilement en ce moment d'énormes aubergines, qui, une fois coupées en tranches épaisses et grillées, peuvent elles aussi faire office de steak dans un burger végétal. L'avantage, c'est que je trouve cette version plus légère qu'un burger végé "classique" à base de légumineuses ou de soja, d'autant plus que je trouve qu'on peut facilement se passer de fromage, même vegan, car la texture fondante de l'aubergine et son goût délicat se suffisent à eux mêmes. Et qui dit burger plus léger, dit double ration de frites! ;)





Ce burger estival (oui, oui, je sais qu'on est en Septembre, mais chez moi il fait toujours une chaleur digne du mois d'Août alors...) est également garni d'une sauce à base de poivron rouge rôti, un peu façon pesto rosso. Je vous conseille d'ailleurs de ne pas passer à côté de celle-ci, car elle est absolument démente! Aussi bonne chaude que froide, elle saura également accompagner vos pâtes ou toute autre céréale, pour relever des oeufs au plat, pourra être utilisée en tartinade ou en dip en apéro, venir garnir un sandwich, un fond de tarte ou de pizza, ou encore des roulés ou palmiers salés, ... Bref, une sauce multi-usages comme on les aime! En tout cas, moi je compte bien m'en gaver d'ici la fin de la saison des poivrons! Et encore une fois, excusez moi pour la qualité pas top-top des photos, encore une fois prises presque de nuit (mais avec les lumières allumées cette fois, pas question que je fiche tous mes clichés en l'air comme pour mes feuilletés!) J'ai pu arranger à peu près les choses lors de la phase de retouche, mais le résultat est tout de même loin d'être parfait...



Burgers d'aubergine {vegan, option sans gluten, option sans noix, option sans soja}
Par portion :
- 1 bun à burger (vegan/sans gluten/sans soja si besoin, j'utilise le plus souvent la recette de Marie Laforêt dans Vegan, mais il y en a aussi plusieurs dans Veggie Burger de Cléa et Estérelle Payany dont une sans gluten, ou bien sur la blogo!)
- 1 grosse tranche d'aubergine, d'environ 12 cm de diamètre et de 3 cm d'épaisseur (ici de l'aubergine blanche, mais une variété violette convient tout à fait)
- 1 généreuse cs de sauce au poivron grillé (voir recette ci-dessous) ou à défaut, de pesto rosso ou de ketchup
- garnitures : salade (j'ai une préférence pour la roquette dans cette recette, mais je n'en avais pas cette fois), tranches de tomate, d'oignon rouge, de concombre (frais ou en pickles), ou autres garnitures suivant votre goût
- huile d'olive, sel, poivre

A l'aide d'un pinceau, badigeonnez bien la tranche d'aubergine d'huile d'olive de chaque côté et assaisonnez-la de sel et de poivre.

Faites-la griller dans une poêle grill (ou classique) à feu vif ou sur un barbecue, 4 à 5 minutes de chaque côté, en la retournant délicatement. Elle doit être complètement tendre. Vous pouvez également la faire griller au four, à 200°C pendant une quinzaine de minutes (mais je préfère cependant la cuisson à la poêle qui la desséchera moins à la surface).

Tranchez votre bun en deux et faites-le légèrement griller. Tartinez-en la base de sauce au poivron, ajoutez la salade, posez la tranche d'aubergine cuite par dessus et ajoutez le reste de votre garniture. Refermez et dégustez!

Sauce au poivron rôti {options vegan, sans gluten, sans soja, et sans noix}
Pour un bol de sauce :
- 3 poivrons rouges
- 1 grosse gousse d'ail
- 2 cs de pignons de pin, de noix de cajou grossièrement concassées, ou de graines de tournesol pour une version sans noix, ou bien de noisettes pour un goût plus prononcé
- une dizaine de feuilles de basilic
- 1 à 2 cs d'huile d'olive
- sel, poivre ou piment au goût
- optionnel : 50 à 100 ml de crème végétale (pour une sauce plus crémeuse)

Enveloppez les poivrons dans un morceau de film aluminium et faites les rôtir pendant 40 minutes dans un four à 200°C, ou jusqu'à ce qu'ils soient complètement mous et que la peau soit légèrement noircie. Vous pouvez aussi les faire griller au barbecue ou au-dessus d'une flamme.

Faites également rôtir la gousse d'ail en pendant une quinzaine de minutes, ou jusqu'à ce qu'elle soit tendre et qu'on puisse la transpercer complètement avec une lame de couteau. Vous pouvez également garder la gousse d'ail cru mais la sauce aura un goût plus fort.

Placez les poivrons chauds dans un sac de congélation et fermez-le hermétiquement. Laissez les poivrons suer une dizaine de minutes, puis pelez-les (la peau devrait se retirer toute seule) et retirez les graines. La technique fonctionne aussi avec un tupperware hermétique ou un bol recouvert de film plastique non perforé.

Faites toaster les pignons/noix/noisettes/graines de tournesol à sec dans une poêle placée sur feu vif, sans ajout de matière grasse, en remuant constamment, jusqu'à ce qu'ils soient légèrement dorés.

Dans le bol d'un mixer, placez les poivrons cuits, l'ail, le basilic, les pignons, 1 cs d'huile d'olive (et la crème végétale si vous en utilisez) et mixez jusqu'à l'obtention d'une sauce homogène. Au besoin, rajoutez une seconde cuillère d'huile, et un peu d'eau, pour obtenir la consistance désirée. Rectifiez l'assaisonnement avec du sel et du poivre ou du piment.

Se conserve quelques jours au frais.


Eggplant burger {vegan, gluten-, soy- and nut-free options}
Per burger : 
- 1 homemade or storebought bun (choose vegan/GF/soy-free as needed}
- 1 eggplant slice, approx. 12 cm (5 inches) in diameter and 3 cm (1 1/4 inch) thick (I used a white eggplant here but a regular purple one works too)
- 1 tbsp roasted red pepper sauce (recipe follows), or pesto rosso or ketchup
- toppings : salad or greens of your choice (I like arugula in this recipe, but I didn't find some this time), tomato, red onion and cucumber slices (either raw or pickled), or other toppings of your choice
- olive oil, salt, pepper

Brush well each side of the eggplant slice with olive oil and season with salt and pepper. Cook in a grill pan (or regular pan) on high heat, 4 to 5 minutes on each side, flipping delicately. The eggplant must be completely soft and pierce-able with a fork. You can also use a barbecue or an oven heated at 200°C (cook for about 15 minutes in the latter case. I however prefer the barbecue or pan method as the oven tends to dry out the eggplant slices on top).

Slice the bun in half and toast it a little. Spread the red pepper sauce on the base, top with salad, then the cooked eggplant slice and your other toppings. Close the bun and serve!

Roasted red pepper sauce {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free option}
Yields one bowl of sauce :
- 3 red peppers
- 1 big clove garlic
- 2 tbsp pine nuts, or chopped cashews, or sunflower seeds for a nut-free version. You can also use hazelnuts for a stronger taste.
- a dozen fresh basil leaves
- 1 to 2 tbsp olive oil
- salt, pepper or chili to taste
- optionnal : 5 to 0 cl vegetable creamer (yields a creamier sauce)

Roll the peppers into aluminium foil and cook in an oven at 200°C for 40 minutes, or until completely soft and with patches of burnt skin. You could also use a grill/barbecue or cook them over a flame with tongs.

Cook the garlic clove in its skin for 15 minutes in the oven, or until completely soft and pierce-able with a knife blade. You can also leave the garlic raw, but your sauce will have a stronger taste.

Place the cooked and still hot peppers in a ziplock bag and close it. Let the pepper sweat for 10 minutes, then peel them (the skin should come out easily) and remove the inner seeds and stem. This technique also works with a sealed Tupperware or a bowl covered with unpierced plastic foil.

In a dry pan on high heat, toast the pine nuts (or any other nuts/seeds you are using), stirring constantly until golden.

In a blender, place the cooked pepper, toasted nuts/seeds, peeled garlic clove, basil leaves and 1 tbsp olive oil (plus the vegetable creamer if using). Blend until smooth. Add more olive oil or water as needed. Season to taste with salt and pepper or chili and use as you would with pesto : in burgers, sandwiches, as pizza base, in pasta or other grains, with eggs, ... Keeps for a few days in the fridge.

jeudi 8 septembre 2016

Mes lectures de l'été : bilan (2/2 : bilan du Summer Challenge et pile à lire pour Septembre)

Voici donc la suite de mon précédent articles sur mes lectures estivales. Dans ce post, je voudrais dresser un constat de ma participation au Summer challenge, et également vous présenter ma liste de lecture pour le mois (ou plutôt, les mois!) à venir.

Après avoir détaillé mes lectures de l'été et mon avis sur celles-ci, je voulais faire un bilan sur ce que m'a apporté ce défi en lui-même. Eh bien c'est assez simple, il a redonné à la lecture une place plus importante dans mes loisirs, en me "forçant" un peu la main puisque j'avais une date butoir pour tout terminer. Car comme beaucoup de monde je pense, j'ai délaissé petit à petit les livres au profit de films, séries, blogs, etc. En somme, mon ordinateur et mon smartphone ont pris une place de plus en plus importante dans mes loisirs, et mes livres servaient surtout lors de mes déplacements en train pour le boulot. Mais quand on passe déjà sa journée sur un écran pour le travail, pourquoi en remettre une couche tous les soirs? Outre les effets néfastes sur le sommeil (et peut-être la vision, du fait de la lumière bleue émises par les écrans), je trouve que ces médias ont tendance à appauvrir notre capacité de concentration, là où un livre nous demande au contraire une immersion totale. J'ai donc l'impression que la lecture est bénéfique pour le fonctionnement de mon cerveau, qu'elle fixe mes pensée et les empêche de papillonner en permanence de notification en notification (enfin, pour autant qu'on se soit placé dans un environnement propice à la lecture et qu'on choisisse d'ignorer son téléphone pendant quelques heures), et me procure beaucoup plus de détente que de zoner sur les réseaux sociaux (sans compter qu'un livre ne m'apporte aucun déversement de haine et de bêtise comme on peut en voir aujourd'hui sur internet!). Autre victoire de ce challenge : mon copain s'est mis à lire avec moi, voire même à dévorer des bouquins en un temps record, lui qui n'est pourtant pas un grand amateur de lecture). Ceci dit, on continue quand même à regarder des films ou séries ensemble, car ça nous permet de discuter immédiatement de nos impressions mais je pense qu'à l'avenir on essaiera d'équilibrer un peu plus les deux activités.

Ma pile à lire pour Septembre. Ca va, je suis large!

De plus, ce challenge m'a aussi mis le coup de pied aux fesses qu'il me fallait pour enfin m'inscrire à la médiathèque de ma ville, et j'ai été très agréablement surprise de voir que les médiathèques des villes alentours se sont regroupées dans un réseau de 14 établissements dans lesquels je peux emprunter livres, CD, DVD, jeux vidéos, etc avec un seul et même abonnement! J'ai donc à ma disposition une liste de livres faramineuse, et fouiner dans les rayonnages m'a rappelé de bons souvenirs d'enfance! Sans compter que je n'encombre pas ma bibliothèque personnelle de romans que je ne relirai pas. C'est d'ailleurs ce dernier point qui m'a, en partie, motivée à suivre plus régulièrement les propositions du club lecture de Mango&Salt, mon autre motivation étant de sortir un peu de ma zone de confort en matière de lecture. Après tout, je peux toujours tenter l'aventure, et si le livre du mois ne me plaît pas, rien ne me force à le finir!

J'attaque donc le mois de Septembre avec Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy, un roman qui est à des lieues de mes goûts, mais qui recoupe un peu deux de mes lectures de l'été, puisqu'il s'agit d'une histoire se déroulant dans l'Angleterre victorienne (soit à la même époque que L'étrangleur de Cater Street) et qui met en scène une femme autour de laquelle gravitent plusieurs amants passionnés (un peu à la façon de Thérèse Raquin). J'avoue avoir peur d'un récit un peu trop cul-cul à mon goût, car je ne suis pas une amatrice d'histoires d'amour, mais on verra bien!



Outre ce grand classique de la littérature anglaise, il me reste mon dernier livre sélectionné pour le Summer Challenge, à savoir La guerre des rois, le second tome du Trône de Fer (saga plus connue sous le nom de la série qui en découle : Game of Thrones). Un bon gros pavé que je ne suis pas mécontente d'avoir gardé pour les mois pluvieux à venir (comme le disent si bien les Stark, "Winter is coming"! Même si avec les températures du moment, on a du mal à y croire...) et que je prendrai plaisir à lire cet automne avec une bonne tasse de thé à la main! J'ai aussi emprunté un autre méga pavé à la bibliothèque : Un monde sans fin, de Ken Follet. J'ai lu le tome précédent, Les Piliers de la terre, il y a quelques années et j'avais adoré ce livre. Donc quand je suis retombée sur cet auteur en parcourant les rayonnages pour constituer ma liste pour le Summer Challenge, je me suis promise de lire le second tome une fois ma pile à lire de l'été écoulée. J'avoue ne pas trop (voir même... pas du tout!) me souvenir de l'hisroire du premier, et j'espère que ça ne gènera pas ma lecture.



Et parce que deux pavés, ce n'est jamais assez (lol), j'ai depuis plusieurs mois le premier tome de l'Histoire du monde (consacrée aux âges anciens) de J.M. Roberts et revue par O.A. Westad. Ces derniers temps, j'ai ressenti le besoin de m'intéresser à l'histoire de l'humanité, mais dans une approche plus globale que ce qu'on nous a présenté durant notre scolarité. J'ai envie de savoir quelles civilisations on cohabité au fil des époques, car je ne fais aucun lien entre elles à l'échelle mondiale, et c'est pourquoi, lorsque je suis tombée sur ce livre un peu par hasard dans une librairie, je me suis décidée à combler cette lacune. L'Histoire du monde étant divisée en trois tomes, je ne suis pas prête d'en voir le bout, d'autant plus que je lis le premier volume petit à petit, entre deux lectures plus divertissantes.

Enfin (mais oui, il y en a encore un! #elleestfolle), mon amie Delphine m'a récemment prêté Antispéciste d'Aymeric Caron, un livre qui  traite de la cause animale, du veganisme, etc. Ce sont des sujets auxquels je m'intéresse beaucoup ces derniers temps, au point que les questions qui naissent en moi n'arrivent pas à trouver de réponses toute seules. Je me suis donc constitué une petite liste d'ouvrages sur le veganisme et la cause animale (et aussi le féminisme, autre sujet qui me travaille beaucoup dernièrement), dont Antispéciste ne faisait pas partie pour une raison que j'ignore, et que je suis donc contente d'avoir entre les mains. J'espère que cet ouvrage saura m'apporter des réponses, ou au moins des éclaircissements ou de nouvelles pistes de réflexion! Delphine, si tu me lis, encore merci de m'avoir prêté ce bouquin, comme tu peux le voir je ne suis pas prête de le finir avec tout ce que j'ai à lire, mais je te promets de faire de mon mieux afin qu'on puisse en discuter ensemble!

Voilà, comme vous le voyez, je ne risque pas d'avoir le temps de m'ennuyer en Septembre, et même pendant les mois suivants car je ne finirai bien évidemment pas tous ces ouvrages en un mois! Ma priorité va à Loin de la foule déchaînée, puisqu'il s'agit du livre du mois pour le Club Lecture de Mango&Salt, et à Un monde sans fin, car je dois le rendre dans un peu moins de 4 semaines maintenant (tout comme le roman de Thomas Hardy d'ailleurs!). Je vais aussi, comme dit juste au-dessus, m'atteler rapidement à Antispéciste. Pour les deux autres, j'ai un peu plus de temps devant moi, mais comme je suis du genre à me faire happer par une lecture qui me plaît, il n'est pas exclu que je commence La Guerre des rois et que je ne lâche plus jusqu'à ce que je l'aie fini, délaissant tous les autres au passage! Et vous, quels sont vos projets lecture pour Septembre? Avez-vous déjà lu un des livres présents dans ma liste? Des ouvrages à me conseiller pour Octobre?

mercredi 7 septembre 2016

Mes lectures de l'été : bilan (1/2 : mon avis sur mes lectures)

L'arrivée du mois de Septembre a sonné la fin du Summer Challenge organisé par Victoria de Mango&Salt, dans le cadre de son club lecture. J'avais décidé d'y participer puisque je souhaitas profiter de l'été pour me remettre à lire plus souvent, et j'avais donc choisi 5 livres selon les thèmes donnés par Victoria, plus un livre bonus. Soit donc 6 bouquins, dont deux gros pavés, à lire entre le 22 juillet et le 31 août. Je n'espérais pas tous les finir dans le temps imparti, mais je suis quand même très contente d'être arrivée à bout de cinq d'entre eux, et je pense que j'aurais pu boucler le sixième si j'avais commencé le challenge au début du mois de juillet (et non pas en plein milieu, en bonne procrastineuse que je suis...). Voici donc mon avis sur mes lectures de l'été, et sur ce challenge en général, ainsi qu'un petit aperçu de ma pile à livre pour les mois à venir!


Romans policiers : J'avais dans ma liste deux policiers, un genre que je lis beaucoup. Je dois avouer que j'ai parfois peur de me lasser un peu, et pour éviter ça j'essaie de varier les auteurs. Dans le cadre du challenge, je me suis tournée vers deux écrivains que je n'avais encore jamais lu, et par une coïncidence assez extraordinaire, il se trouve que j'ai choisi deux policiers plutôt éloignés du schéma conventionnel du genre (ou en tout cas du schéma tel qu'on se l'imagine).

Avec The Cater Street hangman (L'étrangleur de Cater Street, en français) d'Anne Perry, on plonge en plein Angleterre victorienne. A Londres, les habitants de Cater Street sont terrorisés par un meurtrier qui étrangle violemment des jeunes femmes à l'aide d'un fil métallique. La famille Ellison, membre de la petite bourgeoisie, va se retrouver au coeur de ce drame lorsque l'une de leur domestiques sera victime du tueur. La jeune Charlotte, avec son esprit anti-conformiste, va s'intéresser de près à l'enquête et fera ainsi la connaissance du curieux inspecteur Pitt... 

Avec ce résumé très Sherlock Holme-esque, je m'attendais donc à un déroulement des plus classiques : interrogatoires, récoltes d'indices, arrestations, fausses pistes, ... En réalité, la spécificité de ce roman est qu'on assiste très peu à l'enquête, si ce n'est à travers les visites de l'inspecteur à la famille Ellison, qui est, elle, au centre du roman. Le récit se passe presque d'ailleurs presque à huit clos dans leur demeure, seules quelques rares scènes ne s'y déroulent pas. Le rythme du récit est donc assez lent, et le coupable n'est dévoilé que dans les dernières pages du roman (j'ai d'ailleurs bien cru qu'il ne serait jamais connu, bien que je commençais à avoir quelques soupçons sur son identité dans les derniers chapitres). On est cependant conduit à douter, avec Charlotte, de l'honnêteté de certains membres de son entourage, au fil des rares découvertes de l'inspecteur Pitt, et on assiste à la façon dont les soupçons des uns font éclater les secrets des autres. Au final, L'étrangleur de Cater Street est centré sur le sujet de la préservation des apparences et de la bienséance dans la société victorienne, ainsi que sur le rôle de la femme à cette époque, et pose aussi la question de savoir à quel point nous connaissons réellement nos proches. Malgré son rythme lent par rapport aux thrillers que j'ai l'habitude de lire, j'ai beaucoup apprécié ce roman et le personnage de Charlotte, en décalage par rapport à ce que son époque attendait d'elle. J'ai un peu mois apprécié le côté romantique présent dans le récit, ou en tout cas les dénouements rapides et un peu cul-culs à mon goût des différentes intrigues amoureuses du livre. Je serais curieuse de savoir si les autres romans d'Anne Perry sont construits sur ce même rythme, ou si l'on assiste de plus près aux enquêtes, donc il est très probable que je lise prochainement un autre ouvrage de cette auteure!

Cap maintenant sur le Japon, avec Le dévouement du suspect X, de Keigo Higashino. Yasuko Hanaoda est une femme divorcée qui élève sa fille seule. Lorsque son ex-mari revient les harceler, les deux femmes le tuent et se retrouvent donc avec un cadavre sur les bras. Le voisin de Yasuko, un génial mais solitaire professeur de mathématiques épris de sa voisine, se propose alors de faire disparaître le corps et de faire en sorte que la police ne trouve pas les coupables. Lorsqu'un corps est découvert quelques jours plus tard, l'inspecteur Kunasagi est chargé de l'enquête. Le policier et le professeur de mathématiques découvrent alors qu'ils ont un ami en commun en la personne de Yukawa, un physicien brillant, qui cherchera lui aussi à résoudre ce meurtre présenté comme une énigme mathématiques.

Vous l'aurez donc compris, la spécificité de ce roman est que l'on connait l'identité des coupables dès le début de l'histoire. On assiste donc à l'enquête en sachant pertinemment quel devrait être son dénouement, et le suspense est plutôt de savoir si la police parviendra à réfuter ou non l'alibi presque parfait de Yasuko Hanaoka. J'ai beaucoup apprécié ce parti-pris très original pour un policier, ainsi que l'ambiance du récit, en bonne fan du Japon que je suis. A vrai dire, pour avoir appris un tout petit peu de japonais, je visualisais parfois l'usage de certaines onomatopées dans les conversations, c'était assez marrant! Et si j'attendais le dénouement avec impatience, je dois avouer que la fin du roman m'a agréablement prise au dépourvu. Là encore, j'ai refermé ce livre en ayant envie de relire cet auteur!



Romans de science-fiction : Autre doublé dans ma pile à lire, avec deux oeuvres de science-fiction, l'un étant un classique, voire même un des pionniers du genre, et l'autre beaucoup plus récent, mais qui ont tout deux été choisis à cause d'une série télé.

Le classique, c'est L'île du docteur Moreau, en référence à la série Orphan Black, qui est l'une de mes préférées du moment et que je conseille donc fortement aux amateurs de science-fiction, et qui fait référence à cet ouvrage à plusieurs reprises. L'histoire est celle d'un naufragé, recueilli par le taciturne Moriarty et conduit sur une île où le docteur Moreau, figure emblématique du savant fou, essaie de transformer des animaux en humains. Les résultats de ses expériences, des créatures hybrides et pas totalement humanisées, sont tenues de respecter La Loi, un ensemble de principes dictés par le scientifique, sous peine de retourner à leur état bestial d'origine...

Si le thème de la manipulation du vivant peut paraître assez classique de nos jours, à l'époque où ce roman est paru (soit en 1896, tout de même!), le sujet était très novateur, et c'est quelques chose que j'ai du garder à l'esprit au cours de ma lecture. En effet, par rapport à ce qui s'écrit aujourd'hui dans le genre de la science-fiction, L'île du Docteur Moreau m'a paru un peu mou, et j'ai trouvé le style de narration assez daté. Le récit contenait beaucoup moins de péripéties que ce à quoi je m'attendais, et j'avoue ne pas avoir été très impressionnée par les créatures du docteur, bien que qualifiées de "terrifiantes", "grotesques", "épouvantables", et j'en passe... Je pense que sa force se situe plutôt dans les réflexions apportées par le récit sur l'éthique scientifique, la souffrance (aussi bien animale qu'humaine) et son dépassement pour l'élévation vers une condition supérieure, ainsi que sur la frontière entre comportements animaux et humains. Au final, j'ai été assez surprise de constater que ce roman a été celui que j'ai le moins apprécié dans ma liste, mais je suis tout de même contente d'avoir lu un ouvrage fondateur de la science-fiction.

J'ai en revanche été beaucoup plus emballée par le second, à savoir L'éveil du Leviathan, premier tome de la saga The Expanse, aujourd'hui adaptée en série télé (mais que je n'ai en revanche jamais regardée). Lorsque le Canterbury, un transporteur de glace à destination des astéroïdes de la Ceinture, est détruit par des appareils de la flotte martienne après avoir répondu au signal de détresse du vaisseau Scopuli, la guerre est déclarée entre Mars et la Ceinture. Jim Holden, l'un des rares rescapés du Canterbury, va se retrouver au milieu de ce combat. Sa route va croiser celle de l'inspecteur Miller, à la recherche d'un certaine Julie Mao et ancienne membre de l'équipage du Scopuli. Ensemble, ils découvriront un secret que la jeune femme avait tenté de garder pour elle seule...

Après un avant-propos qui m'a clairement mis l'eau à la bouche, j'ai été déçue par le début du roman, assez lent et très centré sur cette histoire de guerre galactique qui ne m'intéressait que moyennement. J'avais hâte que les protagonistes retrouvent la fameuse Julie, et à partir de ce moment-là, j'ai été complètement happée par l'intrigue. Le rythme s'accélère nettement, le suspense grandit et les questions se multiplient de pages en pages, et le récit converge vers un final qui m'a pleinement satisfaite (au point que ce roman pourrait tout à fait exister uniquement par lui-même, sans être le premier tome d'une saga!).  La narration alterne entre le point de vue d'Holden et celui de Miller, et j'ai personnellement adhéré plus facilement au point de vue de ce dernier et j'avoue avoir été un peu agacée par le personnage de Jim Holden, un peu trop naïf et chevaleresque à mon goût. Rien de rédhibitoire cependant, d'autant plus que le personnage se déniaise un peu au fur et à mesure du récit. Sans aucun doute, ce livre est celui que j'ai préféré , et même si ce premier tome ne m'a absolument pas laissée sur ma faim, je suis très curieuse de lire les suivants (en particulier parce que le récit était tellement complet à mon goût que je me demande quelle peut être la suite!)


Littérature française : Le dernier ouvrage que j'ai lu cet été est Thérèse Raquin, de Zola. Un grand classique du naturalisme qui narre l'histoire de d'un femme mariée à un homme souffreteux, et qui vit elle même dans un état abruti, ses passions muselées par la mollesse de son époux. Quand ce dernier ramène Laurent, un de ses amis d'enfance, Thérèse s'éprend de cet homme et devient sa maîtresse. Sa passion dévorante pour Thérèse pousse Laurent à tuer Camille, le mari, pour pouvoir ensuite épouser la femme qu'il désire. Mais la culpabilité du crime s'immisce entre les deux amants et les empêche de profiter de leurs noces...

Je pensais que ce serait le livre qui me plairait le moins dans ma liste et que je mettrais du temps à en venir à bout, mais en réalité il n'a pas résisté aux vingt heures de bus pour Budapest (et au retour je n'avais plus rien à lire, autant vous dire que je m'en suis mordue les doigts!). J'aime bien lire Zola de temps en temps, mais je dois dire que je trouve parfois l'exercice un peu laborieux car ses romans ne sont pas ce qu'il y a de plus distrayant à mon goût. Pourtant, en choisissant Thérèse Raquin contre un tome de la saga des Rougon-Macquart, j'avais le sentiment d'une lecture plus facile, ou en tout cas plus prenante. Je pense que le format, plus court, de Thérèse Raquin a joué sur cette impression, mais le thème du récit me paraissait également plus propice à retenir mon attention que celui du Ventre de Paris (à savoir une description de la vie aux Halles de Paris). Ce fut effectivement le cas, même si, oeuvre naturaliste oblige, l'action est peu présente et l'accent est mis sur l'étude des passions, des sentiments et des relations entre les personnages. Beaucoup de descriptions donc, et un rythme assez lent, et pourtant il y a un sentiment de suspense qui se crée au fil du récit (ou tout au moins, une certaine tension) du fait de l'ambiance assez sordide et de plus en plus angoissante au fur et à mesure que le drame se noue. Je dois aussi noter avoir été surprise par certaines scènes assez crues pour l'époque (et qui ont d'ailleurs choqué les contemporains de Zola), notamment celle de la morgue, avec ses cadavres de noyés pourrissants décrits avec force détails. En conclusion, un livre plutôt agréable à lire (pour de la littérature classique, j'entends) et que je conseille à ceux qui voudraient s'attaquer aux oeuvres de Zola sans commencer par les mastodontes que sont l'Assomoir ou Germinal!


Voilà donc pour mes lectures de l'été! Et vous, quelles ont été les vôtres? Comme cet artcile est déjà bien assez long, j'ai décidé de le scinder en deux et de publier demain mon bilan général sur ce que m'a apporté le Summer Challenge, ainsi que ma liste de lecture pour Septembre. A demain, donc!

jeudi 1 septembre 2016

Smoothie pastèque-concombre à la menthe (+ variations cocktail) // Watermelon, cucumber and mint slushie (+ cocktail versions)

A part si vous vivez dans une grotte sans aucune notion des jours qui passent (auquel cas vous ne seriez probablement pas en train de lire cet article, à moins que vous ayez le Wifi dans ladite grotte. Mais dans ce cas, autant aller dans un endroit plus confortable hein. Quoi qu'au moins, il fait frais. Enfin bref.), vous n'avez pas pu échapper au sujet du moment : la rentrée (vous avez quand même pas cru que je parlerais du burkini ici?). Ca fait bien 7 semaines que tous les supermarchés nous saoulent avec leurs promos sur les cahier et les Pom'potes, toute la blogo en parle, et si vous allumez la télé ce soir, il y a fort à parier que ce soit LE sujet chaud du JT qui a remplacé toutes les enquêtes chocs sur les trafics de crème solaire et les comparatifs de merguez. Je vous le dis, on va en voir des p'tits enfants qui vont à l'école pour la première fois et qui pleurent en quittant leur maman!




Moi, ça ne me fait ni chaud, ni froid (la rentrée hein, pas les petits enfants. Quoi que, je m'en fiche aussi des enfants qui pleurent, tant qu'ils le font pas trop près de mes oreilles. #jaimepaslesenfants), étant donné que j'ai fini mes études il y a maintenant trois ans. Alors le hashtag #backtoschool, il me passe complètement au-dessus de la tête! Par contre, les températures caniculaires de ces derniers jours, ça, ça me donne chaud, très chaud même. Ces jours-là, quoi de mieux qu'un smoothie qui combine des ingrédients au fort potentiel rafraîchissant pour se désaltérer? Et si vous voulez prolonger encore un peu les apéros de l'été, je vous propose également quelques versions cocktails. Allez, trinquons à la rentrée!


Smoothie pastèque-concombre à la menthe {vegan, sans alcool}
Pour quatre verres :
- le quart d'une pastèque de taille moyenne
- 1 concombre
- le jus d'un citron vert
- une dizaine de feuilles de menthe

Pelez le concombre et retirez les graines si celle-ci sont trop grosses. Retire également les pépins de la pastèque s'ils sont trop gros. Découpez le concombre et la pastèque en gros dés.

Placez tous les ingrédients dans un blender et mixer jusqu'à l'obtention d'un mélange bien lisse. Servez bien frais. Pour plus de fraîcheur, vous pouvez également ajouter quelques glaçons dans le blender (si celui-ci est assez résistant) ou bien congeler la pastèque préalablement découpée en cube avant de l'utiliser.

Version cocktail : versez 3 à 5 cl de rhum, de gin ou de vodka (vous pouvez omettre la menthe ou la remplacer par du basilic pour la version au gin ou à la vodka) dans un shaker, ajoutez 1 verre de smoothie et quelques glaçons et secouez. Versez dans un grand verre et complétez à niveau avec de l'eau pétillante ou du tonic. Pour la version à la vodka, vous pouvez également ajouter un trait de tabasco.


Watermelon, cucumber and mint slushie {vegan, alcohol-free}
Makes 4 glasses :
- the quarter of a small watermelon
- 1 cucumber
- the juice of 1 lime
- a dozen mint leaves

Peel the cucumber and remove the inner seeds if they are too big. Remove the watermelon seeds if they are also too big. Cut the cucumber and watermelon in coarse dices.

Place all ingredients in a blender and blend until smooth. Serve very fresh. For an even more refreshing drink, add ice cubes into the blender before blending (if your blender is sturdy enough to handle them) or freeze the watermelon cubes before using.

For a cocktail version, add 3 to 5 cl rhum, gin or vodka to 1/2 cup slushie in a shaker. Add a fe icecubes and shake, then pour into a large glass. Top with sparkling water or tonic. For the gin or vodka version, you can omit the mint leaves or replace them with basil. You could aslo add a few drops tabasco to the vodka version.

mardi 30 août 2016

Version tradi, version veggie : tempeh basquaise // Basquaise tempeh (tempeh in a tomato and pepper sauce)

Vous vous souvenez de cette rubrique lancée l'automne dernier avec une recette d'axoa vegan? Depuis, je n'ai pas publié d'autres articles sous ce titre (bien que si vous cliquez sur le tag, vous tomberez aussi sur mes légumes farcis au tofu rosso et mon pâté de potimarron en croûte, qui rentrent dans cette catégorie à mes yeux), et pourtant ce n'est pas faute d'avoir plein d'idées de recettes! Mais comme toujours, ce qui manque chez moi, c'est le temps ou l'occasion pour les réaliser. Mais là, je me suis dit qu'il était hors de question de laisser l'été filer sans vous proposer ce tempeh basquaise! A vrai dire, je voulais déjà rédiger cette recette après mon axoa, mais vu qu'on était déjà en novembre, je me suis dit qu'encore un plat à base de poivrons ne serait pas des plus adaptés (et puis deux recette basques à la suite sur le blog d'une béarnaise, ça fait tache :p).



Bref, le tempeh basquaise, adapté du poulet du même nom, c'est du tempeh mijoté dans de la pieperade, à savoir une sauce à base de poivrons ou de piments doux et de tomates, aux couleurs du drapeau basque. Comme pour l'axoa, le débat fait rage : quel légume utilise-t-on, le poivron ou le piment? Les opinions s'affrontent, comme pour toute recette traditionnelle tout le monde a sa variante et personne n'est d'accord. Dans ma famille, on a toujours fait la piperade aux poivrons, en partie parce que nous préférons les piments doux en salade ou en omelette. Et il me semble que chez les amis basques de mes parents, c'était également le poivron qui était utilisé (mais vu le peu de souvenirs que j'ai de ces repas, il est possible que je me trompe). Ici, puisque j'ai remplacé le poulet par du tempeh, je suis de toute façon grillée en matière de tradition, alors la question piment/poivrons n'a pas vraiment de raison d'être!




Tempeh basquaise {vegan, sans gluten, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de tempeh
- 1 gros oignon
- 2 poivrons rouges
- 2 poivrons verts (vous pouvez remplacer les poivrons, verts en particulier, par des piments doux des landes si vous en trouvez)
- 2 grosses tomates bien mûres (j'ai une préférence pour les variétés coeur de boeuf ou la tomate piment, particulièrement adaptées aux sauces)
- 1 grosse gousse d'ail
- 1 feuille de laurier (facultatif)
- 1/2 verre de vin blanc (facultatif)
- huile d'olive
- sel, poivre, piment d'Espelette en poudre

Retirer le pédoncule et les graines des poivrons. Pelez l'oignon et l'ail. Découpez l'oignon et les poivrons en lamelles et émincez finement l'ail. Coupez le tempeh et les tomates en gros dés (vous pouvez peler les tomates préalablement si vous le souhaitez, en entaillant leur peau et en les plongeant quelques instant dans une casserole d'eau bouillante)

Faites chauffer 2 cs d'huile dans une grand poêle ou une sauteuse, à feu moyen-vif. Ajoutez les lamelles d'oignon et de poivron et faites revenir pendant 20 minutes en remuant régulièrement. Baissez le feu si les légumes accrochent au fond de la poêle ou s'ils brunissent trop vite.

Ajoutez le tempeh et la gousse d'ail et faites revenir 5 minutes supplémentaires.

Ajoutez les dés de tomate, la feuille de laurier et le vin blanc (ou 1/2 verre d'eau), salez, poivrez et assaisonnez de piment d'Espelette (pas trop, ça pique! Je mets environ 1/2 cuillère à café mais faites en fonction de vos goûts et de votre tolérance au piment, sachant que le plat ne doit pas être trop épicé). Couvrez et laissez mijoter à petits bouillons pendant 15 à 20 minutes, en écrasant les tomates une fois qu'elles commencent à ramollir. Lorsque la sauce a épaissi et que les poivrons sont bien tendre, c'est prêt!

Servez accompagné de riz.

Si vous souhaitez simplement faire une piperade (c'est à dire juste la sauce aux poivrons), procédez exactement de la même façon mais n'utilisez ni laurier, ni vin blanc. Vous pouvez la servir telle quelle ou bien casser des oeufs dans la sauce (traditionnellement, ils sont brouillés dans la poêle, mais c'est très bon aussi avec des oeufs au plat).



Many months ago, I posted my vegan take on a traditional recipe from the Basque country called axoa (aka a veal -or TVP in this case- and mild or bell peppers). I had wanted for that veganization of traditional recipes to become more regular, and I have loads of ideas for this series, but unfortunately I lack the time or occasion to try them. There was however no way that I'd let summer slip without posting this tempeh basquaise recipe.



This is another take on a traditional Basque recipe (if you can't tell, I was born in Basque country and lived my first four years there, and although I live now quite far away from there, its cuisine still has in place in my kitchen!), originally made with chicken. The sauce, made with tomatoes, onion, garlic and peppers (whose colours are the same as the Basqe flag), is called "piperade". There is an endless debate on whether mild green peppers or belle peppers should be used in this recipe, and no one seems to agree, as it is often the case with traditional recipes. In my family, we have always used bell pepper (partly because we prefer our sweet green peppers in salads or omelettes), and if I remember well, the Basque friends of my parents used these too. Anyways, since I swaped the chicken for tempeh here, I'm off the traditionnal ground, so I can very well use whatever pepper I want!



Basquaise tempeh (tempeh in a tomato and pepper sauce) {vegan, gluten-free, nut-free}
Serves 4 :
- 200 g tempeh
- 1 large yellow or white onion
- 2 red bell peppers
- 2 green bell peppers (instead of the bell peppers, you coul use sweet green peppers from the varaity "doux des Landes" if you find them, but they seem quite rare outside of Southwestern France)
- 2 large, very ripe tomatoes (use a variety that is suited for sauce)
- 1 large clove garlic
- 1 bay leaf (optional)
- 1/2 cup dry white wine (optional)
- olive oil
- salt, pepper, Espelette chili powder (omit the latter if you can't find it)

Remove the stem and seeds from the peppers. Peel the onion and garlic. Slice the peppers and onion in strips. Mince the garlic. Cut the tempeh and tomatoes in big dices (you can peel the tomatoes beforehand if you wish, by slicing their skin and plunging them into boiling water for 30 seconds).

Heat 1-2 tbsp olive oil in a large pan on medium-high heat. Cook the onion and peppers for 2 minutes, stirring regularly. Lower the heat they stick to the bottom of the pan or brown too fast.

Add the garlic and tempeh and cook for 5 additional minutes.

Add the diced tomatoes, bay leaf and white wine (or 1/2 cup water if not using wine), season with salt, pepper and 1/2 tsp Espelette chili (more or less depending your taste and your resistance to heat. Note that the dish musn't be very spicy in the end). Cover and simmer for 15 to 20 mintes, breaking the tomatoes with a wooden spoon so that they form a nice sauce.

The dish is ready when the sauce has thickened and the peppers are soft. Serve with rice.

If you only want to make piperade (aka the tomato and pepper sauce), proceed as described above but don't use wine nor bay leaf. You can serve it on its own with rice or pasta, or you can also breaks eggs into it (traditionally, you would scramble the eggs in the sauce, but it is also delicious shakshuka-style with sunny side eggs).