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lundi 24 janvier 2022

Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge

S'il y a bien un mois plein de contradictions en cuisine, du moins sur internet, c'est le mois de janvier. D'un côté on a la team galette, qui rivalise d'inventivité pour proposer sans cesse de nouvelles déclinaisons, et de l'autre la team détox qui a pour objectif "d'éliminer les excès des fêtes". Même France Inter s'y est mis l'autre jour avec une émission sur les jeûnes, les mono-diètes et autre joyeusetés (lol). Au vu du sujet de mon article, on pourrait se dire que je joue dans la deuxième catégorie, mais PAS. DU. TOUT !

Alors, on va mettre les choses au clair tout de suite : les détox, c'est de la fumisterie marketing qui ne repose sur aucune preuve scientifique. Le corps humain est déjà équipé d'un foie et d'une paire de reins qui lui permettent de filtrer les toxines au quotidien (sauf cas particulier de maladies hépatiques ou rénales), donc il n'a absolument pas besoin d'une cure de jus gingembre/spiruline/champignons adaptogènes/poudre de fées.



Quant aux "excès des fêtes", eh bien... Oui, il est probable que vous ayez un peu abusé sur la bouffe à Noël (du moins si vous n'aviez pas le Covid comme moi), et alors ?... C'est fait pour ça les repas de fête non ? L'équilibre alimentaire, c'est quelque chose qui se construit sur la durée, pas sur deux semaines dans l'année, le corps est capable de se réguler tout seul, alors on arrête de paniquer. Manger un peu moins après les fêtes parce qu'on a pas faim après les gros repas et qu'on sent que notre système digestif a besoin d'un peu de repos, oui, mais se mettre au régime dès le 1er janvier et écrire "perdre 2 kilos" dans sa liste de bonnes résolution qu'on ne tiendra pas, c'est non. Et puis, franchement, si vous avez réellement pris du poids à Noël, c'est pas grave. Non, vraiment, je vous assure. Ca ne fait pas de vous quelqu'un de moins bien. Ca ne change pas la personne que vous êtres. Ca ne vous rend pas moins digne d'affection. Et à moins que vous n'ayez un diabète et un taux de cholestérol qui crèvent le plafond, ça ne met pas votre santé en danger. Donc vraiment, ça ne change rien à votre vie, même si on nous a fait croire le contraire depuis le début de notre existence ou presque. On reparlera de tout ça dans un autre post, si j'arrive à finir de l'écrire.


Bref, vous l'aurez donc compris, si je poste une recette de soupe en janvier ce n'est donc pas dans une optique de détox mais simplement parce que : 

1) attention scoop : c'est l'hiver et on se caille (surtout ici en Alsace. Les gens qui vivent dans le Sud et qui se plaignent d'avoir 12°C en janvier, vous savez pas de quoi vous parlez. Et c'est une béarnaise qui vous dit ça !)

2) j'adore la soupe

3) c'est mon blog ici donc jfais ske jveux et si je veux poster une recette de soupe eh ben je poste une recette de soupe okay ?!

4) celle-ci en particulier, elle est vraiment très très très bonne, avec ses morceaux de potimarron bien tendres dont la douceur se marie à merveille avec le lait de coco et la pâte de curry. Les lentilles, source de protéines et de fer, font de cette soupe un vrai repas complet, on joue pas dans la même catégorie que le bouillon aux vermicelles de mamie ! Le pak choy, c'est pour la petite touche de vert, parce qu'un plat végane sans herbe dedans c'est contraire à la loi. Non, en vrai c'est tout simplement parce que c'est un de mes légumes préférés en ce moment donc j'en mets un peu partout mais vous pouvez sans problème le remplacer par des épinards ou des blettes si vous n'en avez pas, ça apporte un contraste de textures sympa. On ne fait surtout pas l'impasse sur le jus de citron vert au moment du service, il vient vraiment réveiller toutes les saveurs de la soupe, et en plus il aide à améliorer l'absorption du fer contenu dans les lentilles. Et bien sûr, on finit avec de la coriandre fraîche, du moins pour ceux qui aiment, les autres vous avez le droit d'aller engueuler vos parents de vous avoir refourgué du matériel génétique défectueux qui vous fait confondre son goût fabuleux avec celui du savon. Si avec tout ça je vous ai pas donné l'envie de lâcher votre bol de bouillon détox au radis noir, je sais pas ce qu'il faut de plus !


Quelques précisions sur les ingrédients pour finir. Concernant la pâte de curry thaï : elle s'achète bien évidemment en épicerie asiatique, mais elle peut aussi se trouver en grandes surfaces, au rayon cuisines du monde. Vérifiez bien les ingrédients car certaines peuvent contenir de la sauce de poisson ou de la pâte de crevettes. Il existe plusieurs variétés de pâtes de curry, je suis loin de toutes les connaître et de pouvoir dire la différence entre chaque, donc je ne peux pas affirmer que toutes conviennent pour cette recette, mais ici vous pouvez sans crainte utiliser de la pâte de curry verte ou jaune (la variété est généralement bien identifiée sur l'étiquette). Attention, c'est un condiment souvent assez piquant (et la verte encore plus que la rouge), donc allez-y mollo si vous ne connaissez pas cet ingrédient, surtout si le bocal est neuf. De toute façon, le gingembre, l'ail et la citronnelle créent déjà une bonne base aromatique, et la pâte de curry est très parfumée, donc même si vous en mettez peu votre soupe ne sera pas fade. Au besoin, vous pouvez toujours en rajouter au fil de la cuisson, en la diluant dans un peu d'eau au préalable. Le sucre et le jus de citron vert vont aider à tempérer un peu le piquant (et puis bon, le piment en hiver ça réchauffe !). Pour la citronnelle, là aussi elle se trouve en épicerie asiatique, fraîche et entière ou surgelée et hachée, et Picard en vend également. Vous pouvez remplacer le potimarron par de la courge butternut, de la patate douce ou même des carottes, et le pak choy par des épinards ou des blettes, peut-être même par du chou chinois, du chou vert ou du chou kale ou cavolo nero. Pour les trois derniers, il faudra adapter le temps de cuisson car leurs feuilles sont plus dures.


Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge {végane, sans gluten, sans soja}
Pour 2 à 3 personnes en plat principal :
- 250 g de potimarron (ou butternut ou patate douce, ou carottes)
- 75 g de pak choy (ou blettes ou épinards, ou chou chinois, ou kale, cavolo nero ou chou vert)
- 75 g de lentilles brunes sèches 
- 1 cs de pâte de curry rouge (à doser selon votre résistance au piment)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle (ou 1 cs de citronnelle hachée surgelée)
- 200 ml de lait de coco
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc sucre
- huile végétale neutre
- pour servir : coriandre fraîche, citron vert

Faire cuire les lentilles dans une casserole d'eau bouillante jusqu'à ce quelles soient tout juste tendres (10 à 15 minutes). Égoutter et réserver.

Couper le potimarron en tranches fines (3 mm). Il n'est pas nécessaire de le peler. Nettoyer le pak choy et découpez les plus grandes feuilles en lamelles si nécessaire.

Râper ou hacher finement l'ail et le gingembre. Retirer les feuilles externes dures de la tige de citronnelle et couper le haut de la tige pour ne garder que le bulbe tendre. L'écraser avec le plat du couteau et le hacher finement.

Dans une casserole, faire revenir l'ail, le gingembre, la citronnelle, et la pâte curry dans un peu d'huile à feu moyen en remuant constamment jusqu'à ce qu'ils embaument. Ajouter le lait coco et le bouillon en grattant le fond de la casserole pour récupérer tous les aromates. Porter à ébullition.

Ajouter les tranches de potimarron, puis baisser le feu et cuire à couvert pendant 10 min. Si besoin vous pouvez ajouter un peu plus de pâte de curry diluée dans un peu d'eau à ce stade.

Ajouter les lentilles, le sucre et laisser cuire encore 10 min.
 
Ajouter le pak choy et cuire 2 minutes supplémentaires. Si vous utilisez du chou kale, cavolo nero ou chou vert, adaptez le temps de cuisson car les feuilles sont plus dures.

Gouter et rectifier l'assaisonnement. Servir parsemé de coriandre fraîche et d'un trait de jus de citron vert.

mercredi 10 février 2021

Ravioles aux topinambours et huile de truffe

Bon, j'ai raté le coche pour les vœux de nouvelle année, j'ai pas vu passer le mois de janvier. Franchement, quelle arnaque, on fait plus rien de notre vie a cause du Covid et le temps me fil quand même entre les doigts... Bref, même s'il est un peu tard pour ça, je vais parler de mes bonnes résolutions pour 2021 (quoi que, ne doit-on vraiment limiter la prise de bonnes résolutions qu'au mois de janvier ? Vous avez 4h, l'usage de la calculatrice n'est pas autorisé), car c'est l'une d'entre elles qui est à l'origine de cet article. C'est facile à deviner : cette année, j'aimerais faire des pâtes fraîches plus souvent, car j'adore ça. J'ai un laminoir à pates depuis presque 6 ans maintenant et il n'a que trop peu servi, alors que c'est un outil qui m'a longtemps fait rêver (chacun ses rêves, que voulez-vous... je fantasme aussi sur une presse à tortillas et des bols en pierre coréens si vous voulez tout savoir !). Je crois que tout ce temps, je m'étais persuadée que c'était un chantier de faire ses propres pâtes, même avec un laminoir. Alors qu'en fait, ça n'est pas si compliqué ! Certes, les raviolis c'est un peu plus long, mais le jeu en vaut la chandelle, d'autant plus que c'est très difficile de trouver des raviolis frais véganes dans le commerce.



J'ai fait cette recette pour la première fois pour le réveillon de Noël, le premier que je passais sans ma famille en 30 ans d'existence. J'avoue que ça m'a fait un peu bizarre, on a même failli ne rien faire du tout, et puis on a quand même saisi l'occasion de se faire un repas de fête. Après une longue réflexion, on a opté pour des ravioles en entrée. Bon, au départ elles devaient être à la ricotta végétale mais on s'est plantés en achetant le lait de soja, on en a pris du sucré... Heureusement, j'avais des topinambours, je sais plus trop pourquoi j'en avais pris à la Ruche qui dit oui, mais ils ont sauvé notre entrée ! On les a servies avec une poêlée de champignons sauvages, mais elles sont aussi très bonnes avec un filet de crème végétale et de parmesan végane (mon préféré est le NoMuh Rezent de chez Vegusto). Je les ai tellement aimées que je me suis dit qu'elles méritaient leur place ici. En plus, c'est bientôt la Saint-Valentruc et on est d'accord que des raviolis maison c'est hyper romantique, non ? (Bon par contre les topinambours ça donne des gaz, ça c'est de suite beaucoup moins glamour...)


Bon, et puisque j'avais dit en début d'article que j'allais parler de mes bonnes résolutions, en voici la liste complète en plus des pâtes fraîches : faire du tempeh et du seitan plus souvent, essayer de faire des nouilles pour ramen et des nouilles udon maison, réussir le grand écart latéral et facial (pour le second j'ai encore beaucoup de boulot mais je n'ai rien à perdre en me fixant un tel objectif !), réussir mes montées en V inversé et le Superman à la pole dance, lire 25 livres (au moins) et reprendre l'écriture. Voilà, maintenant qu'elles sont publiques, je n'ai plus qu'à m'y tenir !


Ravioles au topinambours et huile de truffe {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4-5 personnes en entrée) :
- 75 g de farine de blé T45
- 75 g de semoule de blé dur (ou de farine de blé T45)
- 150 g d'eau
- 1/4 cc de sel (de préférence kala namak)
- 1 pointe de couteau de curcuma (optionnel, pour la couleur)
-500 g de topinambours
- 1 cc d'huile de truffe
- 1 cs de persil haché
- sel, poivre, noix de muscade au goût

Mélanger la farine, la semoule de blé dur, le sel et le curcuma dans un saladier. Ajouter progressivement l'eau en remuant avec une cuillère en bois. Lorsque toute l'eau a été incorporée, pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Vous pouvez aussi réaliser cette étape au robot.

Couvrir la pâte et laisser reposer 30 min à température ambiante.

Eplucher les topinambours et les faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Les réduire en purée à l'aide d'une fourchette et laisser refroidir.

Ajouter l'huile de truffe et le persil à la purée de topinambours et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Diviser la pâte en 4 morceaux. Etaler finement à l'aide d'un laminoir (je vais jusqu'au cran n°6) ou d'un rouleau à pâtisserie (farinez bien votre plan de travail au préalable).

Disposer une bande de pâte devant soi, déposer des petits tas de farce à intervalles réguliers (environ 1 cc bombée pour des ravioles de 5 cm de diamètre comme sur les photos), mouiller légèrement la pâte au doigt autour de la farce et déposer une autre bande de pâte par dessus. Bien sceller les deux pâtes en chassant les bulles d'air. Découper les ravioles à l'aide d'un emporte-pièce. On peut aussi découper d'abord des disques de pâte, déposer la farce au centre de la moitié d'entre eux et les recouvrir d'un second disque en scellant les bords avec un peu d'eau.

Porter une casserole d'eau salée à ébullition. Y faire cuire les ravioles 3 minutes. Egoutter et servir immédiatement.

mardi 8 septembre 2020

Tarte aux courgettes et pomme de terre, curry et lait de coco

J'avoue ne pas être du tout inspirée pour ce post aujourd'hui... je pourrais vous faire une tirade sur la rentrée et les plats simples à préparer, mais ça fait des années que cette date ne signifie plus grand chose pour moi,  donc je ne change pas spécialement ma façon de cuisiner à cette période. 




Je vous dirai donc simplement que cette recette, piquée à ma maman comme beaucoup de recettes de tartes sur ce blog, est absolument délicieuse, en plus d'être hyper facile à faire. Et c'est déjà pas mal, non ? Bonne rentrée à toutes et à tous !








Tarte aux courgettes et pommes de terre,  curry et lait de coco {végétalien, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 1 tarte :
- 1 pâte brisée (maison ou du commerce, sans gluten si besoin)
- 1 grosse courgette
- 1 grosse pomme de terre (ou 1 pomme de terre de taille moyenne et 1/2 aubergine)
- 1 oignon jaune
- 20 cl de lait de coco
- 1,5 cc de curry
- sel, huile végétale

Peler l'oignon et la pomme de terre. Découper l'oignon en lamelles et la pomme de terre et la courgette en rondelles de 2 à 3 mm d'épaisseur. 

Faire revenir les légumes à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'ils soient presque cuits (environ 15 min).

Ajouter le lait de coco et le curry, saler au goût, bien mélanger et laisser épaissir 5 min.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée et répartir les légumes par dessus.

Enfourner à 180°C pour 35 min. Servir tiède.

mercredi 22 avril 2020

Beignets de carotte à l'indienne

On pourrait croire qu'en cette période de confinement, j'ai plus de temps pour cuisiner et bloguer. Eh bien... Pas tant que ça ! Certes, je n'ai plus de cours de pole dance ou de chant, mais j'ai toujours mon boulot qui me prend mes journées (même si, à vrai dire, ça fait déjà plus de 6 ans que je faisais du télétravail donc les choses n'ont pas énormément changé pour moi). Et puis j'avoue que je n'ai pas trop d'inspiration en ce moment. Ce n'est pas uniquement à cause du confinement, j'ai toujours eu du mal à cuisiner au début du printemps car les légumes disponibles sont finalement peu nombreux. Mais c'est vrai que la situation actuelle n'aide pas, on fait les courses aussi peu souvent que possible, on va à l'essentiel (du riz, du tofu, des pâtes, encore du riz, des patates, encore du tofu...) et on ne trouve pas toujours ce qu'on a mis sur notre liste de courses. Donc si je devais lister les légumes frais qui ont transité dans ma cuisine ces dernières semaines, ça serait vite fait : salade, chou blanc et rouge, patates, quelques rares poireaux, et carottes.


Beaucoup de carottes, à vrai dire. Déjà avant le confinement, j'en recevais un kilo par semaine dans les paniers de légumes que j'achetais à un producteur local (et qui me manquent beaucoup ces temps ci d'ailleurs, ça m'éviterait d'avoir à me me fournir en légumes à prix d'or dans des magasins qui ont bien profité de la situation pour gonfler leurs marges...), donc à force il faut bien innover un peu sur la façon de les cuisiner. Ça tombe bien, les carottes sont justement la star des légumiades du mois d'avril sur le groupe Facebook Cuisiner vegan et de saison créé par ma chère amie Deliacious. Ça m'a donc motivé à photographier et rédiger cette recette que j'ai réalisée pour la première fois il y a quelques semaines, en impro totale comme beaucoup d'autres recettes de ce blog.


Pour ceux qui voudraient en connaître l'histoire (en même temps vous avez rien de mieux à faire que de lire les textes des blogs en ce moment non?), la voici. Il n'y a quelques temps, j'avais prévu au menu une de mes soupes préférées, la soupe indienne du livre Des soupes qui nous font du bien, à base de lentilles corail, légumes, épices et lait de coco. Sauf que je voyais bien que mon mec se disait qu'on peut pas faire un repas uniquement avec de la soupe... Je lui ai donc proposé de faire quelques beignets de légumes indiens en accompagnement, dans le style de ceux qu'on commande dans notre resto favori. Les options de garniture étaient assez réduites : oignon, et carotte ou pomme de terre. Je lui ai demandé ce qui le tentait dans cette liste, et je ne pensais pas qu'il pencherait pour la carotte. J'avoue que j'étais un peu dubitative (moi j'aurais choisi la pomme de terre #passionpatate) mais j'ai quand même respecté son choix. Je sais pas s'il savait parfaitement ce qu'il faisait ou s'il a choisi au pif, toujours est-il que ces beignets de sont avérés être parmi les meilleurs que j'ai mangés ! Mon mec a même dit que s'il devait choisir un dernier repas avant l'Apocalypse, ce serait celui-ci ! J'espère donc qu'ils vous plairont autant qu'à lui. Et comme je vois venir la question, je prends les devants : non, on ne peut pas les cuire au four. La farine de pois chiches ne se comportera pas du tout de la même façon et le résultat sera beaucoup trop sec. Vous n'êtes pas obligés de les plonger totalement dans un bain de friture, vous pouvez toujours les faire dorer comme des petites galettes à la poêle dans 1/2 cm d'huile, mais cette dernière est nécessaire dans cette recette ! Alors si vous aimez pas la friture à cause de l'odeur, je comprends que vous posiez la question. Mais si vous êtes inquiets•ètes pour votre ligne, dites-vous bien que vous en mangez pas tous les jours non plus a priori, et puis de toute façon c'est pas dit qu'on puisse aller à la plage cet été alors lâchez du lest sur le summer body et faites des beignets. (Et même si vous allez à la plage, en fait. Laissez un peu les injonctions au placard, ça fait pas de mal !)



Beignets de carotte à l'indienne {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une dizaine de beignets :
- 2 carottes
- 1/2 oignon
- 4 cs de farine de pois chiches
- 4 à 5 cs d'eau
- 1/4 cc de curcuma
- 1 cc de graines de cumin (ou 1/2 cc de graines de cumin + 1/2 cc de graines d'ajowan)
- 1 pincée de sel fin
- 4 branches de coriandre fraîche
- huile pour friture
- pour servir : chutneys indiens, yaourt végétal, sauces au choix

Râper grossièrement les légumes. Les mélanger avec la farine de pois chiches, les épices et la coriandre ciselée dans un saladier.

Ajouter graduellement 4 cs l'eau en mélangeant au fur et à mesure. Les légumes doivent être enrobés de pâte sans non plus baigner dedans. Si besoin, rajouter 1 cs d'eau.

Faire chauffer l'huile. Prélever 1 cs de préparation et la déposer dans l'huile chaude en l'étalant un peu (je m'aide de baguettes en bois pour cela). Frire de chaque côté jusqu'à ce que les beignets soient bien dorés.

Servir chaud avec un assortiment de chutneys (j'utilise du chutney de tamarin, du chutney de menthe et coriandre mélangé à du yaourt de soja et des achards).

mercredi 2 octobre 2019

Pad thaï hypoallergénique (végétalien, sans gluten, ni soja, arachides, fruits à coque, sésame)

Depuis quelques mois maintenant, je suis membre de la Fédération Végane, une association dont le but est de développer le véganisme notamment par la diffusion de recommandations nutritionnelles concernant la vitamine B12. Car, sachez-le, si vous êtres végane, il est indispensable que vous vous complémentiez car cette vitamine ne se trouve pas dans une alimentation végétale et elle est essentielle au bon fonctionnement de notre corps. A vrai dire, toute personne ayant réduit sa consommation de produits d'origine animale peut être concernée par la carence. Je ne vais pas rentrer plus loin dans le détail, mais si vous voulez plus d'infos à ce sujet, allez lire notre site Vive La B12!


Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que nous avions un stand au salon Go Healthy de Lyon il y a quelques semaines, et que j'y ai fait une démonstration culinaire. A cette occasion, j'ai donc développé une recette qui se devait d'être facile et rapide à réaliser, et surtout sans aucun des 14 allergènes dont l'étiquetage est obligatoire, car le salon faisait la part belle aux alternatives alimentaires pour les personnes allergiques. J'ai immédiatement pensé à un pad thaï, car c'est un plat à base de nouilles de riz, donc sans gluten, mais il a ensuite fallu que je l'épure de toute trace de soja, sésame, fruits à coques et arachides. J'ai donc remplacé la sauce soja que j'utilise habituellement pour l'assaisonnement par du bouillon de légumes bien corsé, et les cacahuètes concassées que l'on saupoudre au moment du service par des graines de tournesol ou de courge toastées. Comme je ne pouvais pas mettre de tofu dans le plat, j'ai opté pour de la brouillade de pois chiches pour apporter des protéines, ce qui a également l'avantage de rappeler le plat originel puisqu'il contient traditionnellement des oeufs brouillés. 

A cette occasion, j'ai découvert deux substituts intéressants aux produits à base de soja : le tofu de chanvre (des graines de chanvre cuites, mixées et pressées en bloc), et la sauce coco aminos (du nectar de fleur de cocotier mélangé à de l'eau et du sel, qui sent exactement comme la sauce soaj et a un goût qui se rapproche de la sauce soja sucrée). Mes substitutions ont parfaitement fonctionné, et ceux qui ont goûté le résultats de la démonstration en ont été très satisfaits, ce qui m'a fait énormément plaisir ! Je me suis donc dit que cette recette avait toute sa place ici, pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de nous rencontrer sur un salon végane et de récupérer une fiche recette (car oui, nous avons édité des flyers avec ma recette et c'est la toute première fois que je voyais une de mes photos imprimée!!!). Évidemment, si vous n'avez aucun problème d'allergie, vous pouvez réaliser la recette avec du soja ou des cacahuètes, je vous indique les substitutions à réaliser entre parenthèses dans la liste des ingrédients.

Pad thaï hypoallergénique {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes :
- 200 g de nouilles de riz plates
- 200 g de légumes variés (selon saison : carotte, brocoli, poivron, pois gourmand, courgette, etc)
- 50 g de germes de haricots mungo (également appelés germes de soja bien qu'ils n'aient rien à voir avec le soja jaune)
- optionnel : dés de tofu de chanvre ou de soja ou de tempeh
- 1 petit oignon (nouveau de préférence, sinon n'importe quel type d'oignon ou même une échalote conviennent)
- 1 gousse d'ail
- optionnel : 1 petit piment frais
- huile végétale
Sauce :
- 50 ml de bouillon de légumes bien corsé (ou 1,5 cs de sauce soja)
- 1 cs de jus de citron vert ou de concentré de tamarin
- 1 cs de sucre
Brouillade de pois chiches
- 40 g de farine de pois chiches
- 60 g de crème de riz (ou autre crème végétale)
- 50 ml d'eau froide
- 1 pincée de curcuma
- 1 pincée de sel kala namak
Pour servir, au choix : coriandre fraîche, graines de courge ou de tournesol toastées et concassées (ou cacahuètes), jus de citron vert, sauce soja ou coco aminos, germes de haricot mungo

Mettre les nouilles à tremper dans un grand volume d'eau froide pendant 30 min.

Mélanger toutes les ingrédients de la sauce et réserver.

Emincer finement l'ail et le piment. Détailler l'oignon en lamelles (si vous utilisez un oignon nouveau, détaillez également la partie verte en rondelles) et découpez les légumes en morceaux de taille équivalente pour qu'ils cuisent uniformément.

Mélanger les ingrédients de la brouillade de pois chiches.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle et y verser le mélange à base de farine de pois chiches en l'étalant comme une crêpe. Laisser prendre, puis brouiller le contenu de la poêle à la spatule. Laisser cuire quelques minutes en remuant en cassant bien la brouillade en petits morceaux. Réserver.

Faire chauffer un peu d'huile dans un wok ou une grande poêle et y faire revenir l'ail et le piment pendant une dizaine de secondes. Ajouter les légumes (sauf la partie verte des oignons et les pousses de soja) et faire sauter 5 à 10 minutes. Les légumes doivent à peine s'attendrir et prendre une couleur vive.

Ajouter les nouilles à peine égouttées et verser la sauce. Bien mélanger et cuire pendant environ 5 minutes en remuant constamment et en cassant les nouilles à la spatule. Les nouilles doivent être tendres mais pas collante, attention donc à ne pas les faire cuire trop longtemps.

Ajouter la brouillade de pois chiches, la partie verte de l'oignon et les pousses de soja, mélanger et cuire encore 30 secondes.

Servir immédiatement parsemé de garnitures au choix.

lundi 6 mai 2019

Velouté de tomate et betterave au curry // Tomato, beetroot and curry soup

[Astuce de blogueuse n°17 : quand tu ne sais pas quoi dire (surtout après avoir déserté ton blog depuis des mois), parle de la météo.]
...
Dites, on se caille, non? Je sais pas comment ça se passe chez vous, mais en Alsace on a eu un printemps plutôt pourri jusqu'à présent. Alors certes, j'ai toujours plus ou moins pensé que le printemps, c'est un peu l'arnaque, on croit passer du stade "glaçon" à celui de "ifébo-ifécho-le ciel est bleu-les oiseaux chantent-on mange des fraises" en un clin d'œil, mais en vrai c'est pas comme ça que ça se passe, on doit encore se taper plusieurs semaines de pluie en bouffant du chou parce qu'aucun autre légume n'a daigné pointer le bout de son nez. Mais cette année c'est le pompon !


Quand je pense que fin mars, j'ai pique-niqué au soleil dans un parc, et a peine quelques jours plus tard il neigeait et je devais rallumer mon chauffage... J'ai beau savoir pertinemment qu'on tombe rarement les collants dès le premier avril (en tant que native de ce mois je peux vous dire que j'ai rarement fêté mon anniversaire à la piscine), j'ai quand même l'impression qu'on a battu des records ces dernières semaines... À croire qu'avril a voulu définitivement se venger de son proverbe pourri. Ou alors il a voulu s'accorder météorologiquement avec la dernière saison de Game of Thrones ? (#winteriscoming #winterispaspartidutoutenfait).

Je me suis dit que l'arrivée du mois de mai allait tout arranger, comme c'est généralement le cas, mais pas du tout. Il a à nouveau neigé le weekend dernier (WTF?!) et les températures ne doivent pas dépasser les 15°C cette semaine... Je vous laisse imaginer ma tête quand j'ai vu ça. Et encore, on a gagné 4°C par rapport à la dernière fois où j'avais regardé la météo !



Le seul et unique réconfort que je trouve dans cette situation, c'est que je peux vous partager cette recette de soupe sans avoir besoin d'attendre l'hiver prochain ! Comme beaucoup d'autres sur ce blog, elle est née d'une improvisation à base de fonds de frigo. J'avais la fin d'une conserve de pulpe de tomate et une demi betterave cuite qui trainaient, je me caillais, j'avais pas envie de passer des heures en cuisine, alors j'ai mixé les deux ensemble ajouté une pointe de curry et de la coriandre fraîche sur un coup de tête, et hop, c'était parti pour un samedi soir de folie à base de soupe bien chaude et de quelques épisodes de Buffy contre les vampires (les meilleurs samedis soirs #lesvraissavent).



Alors vous vous en doutez, si je vous reparle de cette soupe aujourd'hui c'est qu'elle s'est avérée délicieuse, bien au delà de mes espérances. J'avoue que c'était un pari de ma part, car s'il y a bien un légume que je ne m'imagine pas du tout manger en soupe, c'est bien la betterave (j'ai déjà eu du mal à la manger en salade après avoir été traumatisée avec ça à la cantine alors...), mais cette fois-ci, j'avais l'intuition que ça allait fonctionner. La saveur douce de la betterave contrebalance l'acidité de la tomate, la pointe de curry relève agréablement le tout, et la texture de la soupe est parfaitement veloutée. J'en viens presque à vous souhaiter qu'il fasse froid chez vous afin que vous puissiez tester cette recette, mais sachez que s'il fait beau, je vous déteste vous pouvez essayer de la manger froide, je suis sûre qu'elle est tout aussi délicieuse ! Sinon, gardez-la en mémoire pour le retour de l'hiver (qui n'a pas intérêt à arriver avant janvier 2022, vu ce qu'on s'est mangé dans la tronche ces dernières semaines!).

Velouté de tomate et betterave au curry {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- 1 boite de pulpe de tomate (400 g)
- 200 g de betterave cuite coupée en petits dés
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc de curry
- sel
- huile d'olive
Pour servir : coriandre fraîche, lait de coco, graines de sésame

A feu moyen, faire revenir l'ail et l'oignon émincés dans un peu d'huile avec une pincée de sel.

Quand ils sont dorés, verser la tomate, les dés de betterave, le bouillon et le curry. Bien mélanger, porter à ébullition et laisser mijoter à feu moyen et à couvert pendant 15 min.

Mixer et servir chaud ou froid parsemé d'un filet de lait de coco, de coriandre fraîche et de graines de sésame.



Tomato, beetroot and curry soup {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 oignon
- 1 clove garlic
- 1 can diced tomatoes (400 g)
- 200 g cooked and diced beetroot
- 300 ml vegetable stock
- 1 tsp curry powder
- pinch salt
- olive oil
To serve : fresh cilantro, coconut milk, sesame seeds

On medium heat, cook the minced onion and garlic in a bit of oil with a pinch of salt.

When golden, add the dice tomatoes, diced beetroots, stock and curry powder. Bring to a boil, then cover and simer on medium heat for 15 minutes.

Blend and serve hot or cold sprinkled with fresh cilantro and sesame seeds and a drizzle of coconut milk.

jeudi 14 février 2019

Haricots blanc au chorizo végétal et fenouil caramélisé

Je sais, je sais, vous vous dites que j'ai complètement pété les plombs pour vous proposer une recette de haricots le jour de la Saint Valentin. Bah ouais quoi, les haricots, c'est pas hyper glamour, ça fait péter, on a vu plus romantique quand même... Mais vous savez quoi? À moins que vous ne vous appeliez Valentin, auquel cas je vous souhaite une bonne fête, je m'en tamponne le coquillard avec une feuille de monstera deliciosa, de cette énième fête commerciale qui vise à nous faire acheter des trucs dont on a pas besoin. J'ai jamais vraiment accordé d'importance à cette fête, mais cette année elle me sort par les yeux puissance 1000.


Alors OK, si la St Valentin c'est votre délire et que vous aimez consacrer cette journée à la personne que vous aimez, mettre de la lingerie sexy, y aller à fond sur les bougies, offrir du chocolat ou que sais-je, eh bien faites-vous plaisir, tant que c'est VOUS qui l'avez décidé. Mais si vous pouviez privilégier les cadeaux éthiques ou les expériences plutôt qu'une nouvelle machine à café, c'est quand même cool.


Mais moi, j'en peux plus, de l'aspect hyper oppressif, sexiste, et hétéronormé de cette célébration. J'en peux plus de voir des pubs avec des nanas en lingerie, comme si on devait toutes s'offrir docilement et joliment emballées à nos mecs ce soir. Et pendant ce temps, elles sont où, les pubs avec des gars à moitié à poil, hein?


D'ailleurs, à eux aussi on leur met la pression, pour qu'ils nous organisent une journée parfaite et nous couvrent de cadeaux (censés répondre à nos désirs les plus profonds alors qu'ils sont souvent plus sexistes les uns que les autres...), alors qu'on sait toutes qu'on préférerait qu'ils fassent leur part de tâches ménagères plutôt que de nous offrir une énième paire de boucles d'oreilles. Et puis, on en parle, du coût écologique désastreux des roses en plein hiver, ou de l'or et autres métaux précieux ?


J'en peux plus qu'on érige le couple en modèle absolu de bonheur (et par là j'entends le couple blanc et hétérosexuel, dites-moi un peu combien de couples homosexuels ou de couleur vous avez compté sur les pubs?...) et de la pression qu'on met sur les célibataires, qu'ils le soient par défaut ou par choix, ou sur tous les gens malheureux dans leur relation, que ce soit de leur fait ou de celui de leur couple.


Parce que non, le couple ne fait pas tout. J'aimerais vous servir des belles phrases comme "all you need is love", j'aimerais même y croire moi même, mais mon expérience personnelle me fait dire que ce n'est pas toujours vrai. Si la Saint-Valentin à un goût particulièrement amer dans ma bouche aujourd'hui, c'est parce que cela fait 6 mois que mon ex-compagnon a choisi de s'oter la vie, et ce malgré tout l'amour qu'on avait l'un pour l'autre, malgré tout ce qu'on avait vécu ensemble et qu'on aurait pu vivre. Alors en cette journée soit-disant réservée aux amoureux, j'aimerais vous dire de vous aimer vous-mêmes avant toute chose, car vous êtes la personne la plus importante de votre vie.


Haricots blancs au chorizo végétal et fenouil caramélisé {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de haricots blancs secs trempés toute une nuit ou 400 g de haricots blancs frais
- 1 oignon
- 1 morceaux de branche de céleri d'environ 7 cm
- 1 carotte moyenne
- 2 gousses d'ail
- 1 feuille de laurier
- 2 branches de thym
- 2 clous de girofle
- 50 g de chorizo végétal (maison ou du commerce), ou à défaut 1/2 cc de piment fumé
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs de sucre roux
- huile d'olive
- sel et poivre
Pelez l'ail, l'oignon et la carotte. Coupez l'oignon en quarts et plantez un clou de girofle dans chaque. Coupez la carotte en quatre dans la longueur puis en longs bâtonnets (environ de la même taille que la branche de céleri)
Découpez le chorizo en rondelles.
Placez les haricots, le chorizo, l'ail, l'oignon piqué de clous de girofle, la carotte, le céleri, le thym et le laurier dans une cocotte minute ou une grande casserole. Ajoutez 1 litre d'eau. Faites cuire les haricots 45 min minutes à la cocotte, ou 1h30 dans de l'eau bouillante.
Retirez le thym, le laurier et les clous de girofle après cuisson. Réservez les rondelles de chorizo à part. Égouttez les haricots et réservez l'eau de cuisson.
Découpez le fenouil en quarts en conservant la base pour que les différentes couches restent attachées.
Dans une sauteuse, faites chauffer 2 cs d'huile d'olive. Ajoutez le sucre et déposez les morceaux de fenouil en une seule couche. Laissez caraméliser à feu vif puis retournez pour faire dorer de tous les côtés.
Ajoutez environ 2 cm d'eau de cuisson des haricots dans la poêle, portez à ébullition puis couvrez et baissez le feu. Laissez mijoter le fenouil à feu doux pendant une quinzaine de minutes, en le retournant à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'il soit tendre. Réservez.
Faites sauter les rondelles de chorizo dans la même poêle jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes. Ajoutez les haricots cuits (avec l'oignon, l'ail, le céleri et la carotte), salez et poivrez, puis déposez le fenouil caramélisé sur le dessus.  Mouillez avec un peu de liquide de cuisson et portez le tout à température. (Le reste du liquide de cuisson peut être utilisé comme bouillon dans une soupe)
Servez chaud arrosé d'un filet d'huile d'olive.

jeudi 24 janvier 2019

Crème de fenouil à l'amande et citron confit // Cream of fennel with preserved lemon and almond butter

Eh bien, heureusement qu'on a jusqu'à fin janvier pour présenter nos voeux, parce que je suis sacrément à la bourre cette année! Il faut dire que je n'accorde habituellement pas une importance phénoménale au nouvel an et à toutes les traditions qui vont avec. Bien sûr, c'est une occasion de faire la fête, mais comme en général tous les restos/bars/cinés/boîtes sont pleins à craquer, ça a plutôt tendance à me gaver qu'autre chose (#vismaviedintrovertie #jaimepaslesgens). Cependant, cette année, je peux vous dire que j'étais plus qu'heureuse de laisser 2018 derrière moi. Ce fut sans conteste la pire année de ma vie, et pourtant j'avais déjà connu un réveillon plus que morose en 2016 et je ne pensais pas pouvoir faire pire... On oublie donc l'idée du bilan 2018 hein, vous m'en voudrez pas, et on passe directement à 2019 qui aura au moins l'avantage d'être forcément meilleure. J'espère que vous (et moi!) traverserez cette nouvelle année avec des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, que vous profiterez de tous les bons moments qu'elle vous apportera, que vous vivrez en paix avec vous mêmes et vos convictions, et parce que la vie ne prévient jamais avant d'envoyer des parpaings dans la face, de trouver en vous et en ceux qui vous entourent la force de traverser toutes les épreuves qui se présenteront à vous (même si je vous souhaite évidemment de n'en rencontrer aucune !)


Venons-en maintenant à la recette du jour. Une soupe toute douce, parfaite après une orgie de chocolat/bûche/galette des rois (d'ailleurs, vous trouvez pas que la galette des rois tombe à pic pour nous faire oublier nos bonnes résolutions toutes fraîchement actées ? Coïncidence ? Je ne peux se pas...) Je sais bien que le fenouil est un légume assez mal aimé, moi même je n'étais pas très pote avec lui pendant longtemps, mais bien cuisiné, je vous jure que c'est un régal ! Ma première rencontre avec son goût anisé a eu lieu quand j'avais une dizaine d'années, tout au plus, lorsque j'ai goûté aux feuilles de celui qui poussait dans le jardin de ma tante. Je n'étais déjà pas convaincue par l'odeur, et au goût ce fut encore pire! J'ai immédiatement détesté ce légume, et comme ma mère n'en était pas fan non plus, elle n'en cuisinait donc jamais et il est resté loin de mon assiette pendant des années. Jusqu'à ce que j'y regoûte pendant mes années de lycée : la mère de mon copain de l'époque l'avait préparé en le faisant sauter à la poêle avec, je crois, du poivron et du chorizo pour accompagner du poisson. C'est à ce moment là que j'ai réalisé que le fenouil, c'est bon, en fait! D'ailleurs, grâce à ce gars, j'ai aussi remangé des betteraves et des blettes, qui m'avaient pourtant traumatisés à la cantine. Il m'aura au moins apporté ça! (Vous sentez la nana qui s'est brouillée durablement avec son ex? ^^')




Enfin bref, revenons-en à notre fenouil : j'ai quand même mis un peu de temps à l'apprivoiser en cuisine. Au début, quand j'étais encore étudiante, je le faisais en pseudo-couscous, dans lequel je planquais un peu tous les légumes du panier AMAP dont ma coloc et moi n'étions pas fan. En gros, je coupais en morceaux du fenouil, navet, chou, céleri rave et autres trucs bizarres, rajoutais de la carotte, de l'oignon, une boîte de tomates pelées, une boîte de pois chiches, des épices à couscous, et hop, on laisse mijoter le tout et on sert avec de la semoule! Mais depuis, j'ai développé tout un panel de recettes à faire avec ce légume souvent mal aimé, à tel point que j'ai parfois trop d'idées pour le cuisiner et que j'ai du mal à me décider, entre le risotto, la tarte, les pâtes au fenouil et safran, etc. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec les derniers que j'ai eus dans mes paniers AMAP, au point qu'ils ont fini par tirer un peu la tronche dans mon frigo... J'ai donc décidé de les transformer en soupe, ma botte secrète pour les légumes un peu vieillissants. Je me suis inspirée d'une recette du livre Des soupes qui nous font du bien aux Éditions La Plage, que j'aime beaucoup car il propose de nombreux veloutés, classées par légumes, ainsi que des soupes plus complètes qui peuvent faire office de repas. En un mot : LE livre qui me permet de survivre à l'hiver alsacien ! Dans ce velouté, la saveur anisée du fenouil est adoucie avec de la purée d'amandes, qui apporte également du crémeux à la soupe. J'ai également rajouté du citron confit, car les notes fruitées et acidulées des agrumes se marient à merveille avec le fenouil. De cette manière, son goût est légèrement atténué, j'espère donc que cette recette vous décidera à donner une seconde chance à ce légume un peu particulier !


Crème de fenouil à l'amande et citron confit {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour 4 personnes en entrée :
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel
- 1 gousse d'ail
- 2 cs de purée d'amande blanche
- 100 ml de lait végétal à la saveur neutre
- bouillon de légumes 
- huile d'olive
- sel et poivre au goût

Émincer le fenouil en réservant les pluches, et le faire dorer dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il soit caramélisé.

Ajouter le citron confit, la gousse d'ail pelée et degermée, et couvrir de bouillon à hauteur.

Laisser mijoter à feu moyen pendant environ 25 minutes, jusqu'à ce que le fenouil soit tendre.

Mixer le tout avec la purée d'amande et le lait végétal pour obtenir une texture crémeuse. Au besoin, filtrer la soupe pour éliminer les fibres dures du fenouil.

Rectifier l'assaisonnement au goût et servir garni d'un filet d'huile d'olive (pimentée, si vous aimez quand ça pique!) et de pluches de fenouil.


Cream of fennel with almond butter and preserved lemon {vegan, gluten free, soy free}
- 2 large fennel bulbs
- 1 tbsp preserved lemon peel in salt
- 1 clove garlic 
- 2 tbsp white almond butter 
- 100 ml (1/2 cup) neutral plant milk
- vegetable broth
- olive oil 
- salt and pepper to taste 

Chop the fennel, reserving the fronds. Cook it on medium heat in a bit of olive oil, until caramelized.

Add the preserved lemon and peeled garlic clove then cover with vegetable broth. Simmer on medium heat for 25 minutes or until the fennel is soft.

Blend with the almond butter and plant milk until creamy. If needed, filter the soup to get rid of the tough fiber's of the fennel.

Season to taste and serve garnished with a drizzle of olive oil (you can use spicy oil if you like) and the reserved fennel fronds.

jeudi 20 décembre 2018

Les calitruffes : truffes façon calisson // Calisson-style truffles (almond, melon, and apricot)

Je savais que mon rythme de publication deviendrait cahotique en cette fin d'année 2018, mais je n'imaginais pas que ce serait à ce point. Il faut dire que je cours partout depuis septembre, entre mes nouvelles activités (pole dance et bachata), les sorties (matchs d'impro, concerts), et les weekends en vadrouille ou bien avec des amis ou couchsurfers qui me rendent visite. Et quand je prends le temps de me poser un peu, je regarde des séries (je me suis replongée dans Buffy contre les vampires !) ou je fais un peu de couture. Je ne m'en plains pas, bien au contraire, mais ça ne me laisse que peu de temps pour écrire ici (ou disons plutôt que je ne le prends pas!). Sans compter qu'il fait nuit à 17h et que ça facilite pas la prise de photos... Mais je me suis enfin posée quelques minutes l'autre jour pour shooter quelques recettes, et je me suis sentie totalement rouillée de l'objectif, donc il va falloir que je me force à me remettre un peu au boulot pour remédier à ça!


Et en parlant de chaos, je n'ai jamais été autant à l'arrache pour Noël que cette année... A 4 jours du réveillon, je n'ai toujours pas sorti la moindre décoration, je ne sais pas encore ce que je vais manger (mais comme ma grand-mère a prévu de faire de la poule au pot, je ferai probablement ma version végétale pour moi), je n'ai cousu aucune tenue de fête ou de cadeau fait main, à vrai dire je ne réalise même pas que c'est Noël dans pas longtemps tellement je suis à côté de la plaque! Mais bon, je commence à avoir l'habitude hein, déjà l'an dernier j'avais rédigé un article de déco mais je n'avais pas eu le temps de faire de montage photo pour l'illustrer, et je viens de le retrouver dans mes brouillons... Je pourrais me motiver et vous le sortir demain, mais bon, je doute que le 21 décembre, il ait son utilité... J'avais aussi pris le temps de faire des photos d'une petite gourmandise que j'avais réalisée et que je voulais partager ici, et là encore je n'avais pas pris le temps de rédiger l'article avant Noël, donc je me rattrape cette année! Si ça c'est pas de la procrastination l'anticipation!



Depuis quelques années, j'ai pris l'habitude de réaliser des petites douceurs pour partager avec mes collègues et ma famille (j'ai d'ailleurs deux sélections de recettes de biscuits et chocolats ici et , dont mon post de l'an dernier qui montre bien que j'étais tout aussi larguée au niveau des préparations de Noël...). L'année dernière, j'ai voulu tenter de réaliser des calissons maison, car j'adore ça, mais ceux du commerce contiennent malheureusement du blanc d'oeuf dans le glaçage. Je n'avais pas réussi à trouver du melon confit, même dans les marchés de Noël, alors je m'étais rabattue sur du melon séché déniché quasi-miraculeusement dans une boutique de fruits secs. Je l'avais fait tremper dans de l'eau chaude pour compenser un peu le manque d'humidité par rapport à un fruit confit, et j'avais suivi la recette de Mercotte, sauf que le mélange s'est avéré beaucoup trop collant pour pouvoir être étalé et coupé en morceaux... Il était évidemment impensable que je jette tout, d'autant plus que c'était absolument délicieux! Alors j'ai eu l'idée de former des boulettes avec, et c'est comme ça que sont nées mes calitruffes! Elles ont eu un franc succès dans ma famille, au point que ma grand-mère en a réclamé pour son panier de desserts provençaux. Je doute malheureusement de pouvoir retrouver du melon sec à temps pour pouvoir en refaire cette année, mais si vous avez cette chance, lancez-vous dans les calitruffes!


Calitruffes (truffes façon calisson) {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour une soixantaine de truffes :
- 60 g de melon séché
- 15 g d'abricots secs
- 150 g de poudre d'amandes
- 75 g de sucre glace
- extrait d'amande amère
- amandes entières pour garnir (facultatif)
- pour enrober : sucre glace, cacao en poudre, poudre d'amande ou de noisette, chocolat fondu, ...

Faire tremper les fruits secs dans de l'eau bouillante pendant 30 min. Égoutter et peser 80 g de melon et 20 g d'abricots. Les détailler en morceaux.

Placer les fruits trempés, la poudre d'amandes, le sucre glace et une goutte d'extrait d'amande amère (selon votre goût) dans le bol d'un robot culinaire. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène.

Former des petites boules d'environ 2 cm de diamètre (attention, ça colle un max au doigts! Vous avez le droit de les lécher une fois que vous avez terminé ;) et les rouler dans l'enrobage de votre choix. Vous pouvez insérer une amande entière au centre de vos truffes si vous le souhaitez. Laisser les truffes sécher à l'air libre pendant 30 min à 1h (sinon elles colleront les unes aux autres) puis conserver dans une boîte hermétique.


Calisson is a delicious and delicate almond-based candy originating from south-eastern France. They are traditionally made with candied melon but I couldn't find some so I used soaked dried melon instead. The dough turned out too sticky to be rolled so I made truffles out of it and they were a big hit in my family!

Calisson-style truffles (almond, melon, and apricot)
Makes approx. 50 truffles :
- 60 g dried cantaloupe
- 15 g dried apricots
- 150 g ground almonds
- 75 g icing sugar
- 1 drop bitter almond extract
- whole almonds, to stuff (optional)
- to coat : cocoa powder, icing sugar, ground almonds or hazelnuts, melted chocolate, ...

Soak the dried fruits in boiling water for 30 min. Weigh 80 g melon and 20 g apricot, and chop coarsely.

Place the chopped fruits, ground almonds, icing sugar and almond extract in a food processor. Blend until a paste forms.

Roll into 1 inch balls (the dough will stick a lot to your fingers so you're entitled to lick them when you are finished !) and roll them into your choice of coating. You can stuff each truffle with a whol almond if you want. Let the truffle dry on a plate for 30 min to 1 hour (or they will stick to each other when stored) and store in an airtight box.

mercredi 26 septembre 2018

Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette // Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil

Quand, dans mon dernier post, je disais que je reviendrais poster plus régulièrement par ici, j'en avais vraiment l'intention. Et puis, juste après ça, j'ai du faire face à l'événement le.plus terrible de ma vie. Mon compagnon, avec qui j'étais en couple depuis près de 8 ans, et avec qui j'habitais depuis plus de 3 ans, est décédé. Je suis partagée entre l'envie de déballer tout ce que je ressens ici, car les émotions que j'ai en moi sont trop fortes pour être contenues, et la pudeur que j'éprouve à étaler tous ces sentiments aux yeux de lecteurs inconnus. Pour l'instant, c'est cette dernière qui l'emporte.

Aujourd'hui, j'essaie de me reconstruire un équilibre. Et ce blog, la cuisine, la photo culinaire y contribueront probablement. Cuisiner a toujours été pour moi bien plus qu'une simple tâche quotidienne et vitale. C'est quelque chose qui me détend, me vide l'esprit. C'est donc une activité qui va profondément m'aider dans les mois à venir, j'en suis convaincue. Après tout, on parle bien de "reprendre goût à la vie", et tant que j'aurai de l'appétit, que j'aurai envie de cuisiner, de découvrir de nouvelles saveurs ou de continuer à apprécier celles que j'aime, et de les partager ici, je continuerai à avancer. Bien sûr, ça ne se fera pas sans mal. Car cuisiner et manger, c'est aussi une activité que j'aime partager, et qui aujourd'hui me ramène au fait que je n'ai plus mon compagnon à mes côtés pour m'accompagner en cuisine, et dans la vie. Et au delà de l'aspect sentimental, c'est toute mon organisation culinaire qui se voit bouleversée. Je me retrouve à cuisiner pour moi seule, quelque chose que je n'ai pas l'habitude de faire. Je suis encore en train de chercher mon équilibre de ce côté là. Peut-être que le style de recettes que je proposerai ici changera, peut-être pas. En tout cas, j'essaie chaque jour de garder confiance en l'avenir, et de je me répète que le temps viendra à bout de mon chagin.

Et puis, ce que je vais dire va peut-être sembler très cynique, mais j'apprends aujourd'hui à chercher du réconfort partout où je peux en trouver : étant donné que je vis seule maintenant, je suis libre de tester toutes les idées qui me passent par la tête, et libre de passer des heures à faire des photos (bien que mon compagnon ne m'ait jamais privée de ces choses là, mais je ne pouvais m'empêcher de me mettre moi-même des contraintes à ce niveau-là en l'incluant dans l'équation). J'espère trouver dans cette liberté un nouvel équilibre créatif et culinaire (ben oui, parce que déjà que de faire de la blanquette de seitan pour 2 c'était pas gagné, alors pour une seule personne...), pour continuer à partager cette passion avec autrui. Car si je vis désormais seule, j'ai appris au cours de cette épreuve que je ne le suis pourtant pas. J'ai énormément de monde autour de moi, de la famille, des amis de plus ou moins longue date, mais aussi vous, inconnus du web qui me lisez et me suivez sur Instagram. Chaque fois que l'un d'entre vous fait une de mes recettes, c'est un peu comme si j'étais invitée à votre table, et ça, ça m'apporte beaucoup de réconfort.



Pour mon retour, je vous propose une recette inspirée d'un plat délicieux que j'ai goûté au restaurant Le Cours en Vert à Marseille. On y servait une cuisine végétale et de saison, qui change en fonction du marché, très créative et absolument délicieuse, copieuse et à des prix très raisonnables. J'ai vu sur Facebook que le restaurant avait changé de propriétaire et s'appelait désormais le Mikala, j'espère que la cuisine restera dans la même veine.


Lorsque j'y ai mangé, les deux plats à la carte avaient l'air tellement bons que j'ai eu énormément de mal à choisir, d'ailleurs avec une amie nous avons fait moitié-moitié pour pouvoir goûter aux deux! Le premier était donc cette assiette de pâtes nappées d'une crème à la courgette, pistache et basilic, et garnies de légumes grillés et de tomates multicolores assaisonnés d'huile de noisette, d'un mélange de noix et d'herbes fraîches. Quant au second, il s'agissait de polenta accompagnée d'aubergines et d'oignons confits avec des câpres et des tomates séchées, et de tapenade. J'espère reproduire également ce dernier par ici, mais je n'ai malheureusement pas eu d'aubergines dans mon panier AMAP jusqu'à présent. (Par contre, j'ai eu de la pastèque pour mon premier panier d'automne... Cherchez l'erreur...) Il faudra donc vous contenter des pâtes pour le moment, mais croyez moi, on est bien loin de l'assiette de coquillettes au beurre du dimanche soir ;)


Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette {végétalien, sans soja, option sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 200 g de pâtes longues, spaghettis ou linguine, sans gluten si besoin
- 150 g de courgette
- 2 cs de purée de pistache (attention, pas de la pâte de pistache sucrée pour la pâtisserie, mais bien de la purée de pistache nature qu'on trouve en magasin bio avec les autres purées d'oléagineux)
- 6 à 10 feuilles de basilic
- sel, poivre
Pour garnir :
- légumes au choix : ici j'ai utilisé de la courgette coupée en tronçons de 5 mm d'épaisseur, des lamelles de poivron, du maïs frais.
- huile de noisette + huile pour cuisson
- fleur de sel
- une dizaine de tomates cerise multicolores, coupées en 2 ou en 4 selon la taille ou des tranches de tomates anciennes
- mélange de graines et noix concassées (ici tournesol + amandes + pistaches)
- basilic frais ciselé

Découper la courgette pour la sauce en dés d'1 cm de côté. Les placer dans un panier de cuisson à la vapeur posé sur une casserole d'eau.

Porter l'eau à ébullition. Une fois qu'elle bout, y faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet, et les courgettes en utilisant la vapeur des pâtes.

Pendant ce temps, arroser les légumes pour la garniture d'un filet d'huile de cuisson et les faire griller à feu vif dans une poêle grill. Mettre les légumes cuits dans un bol avec les tomates. Arroser d'un filet d'huile de noisette et saupoudrer d'un peu de fleur de sel. Mélanger et réserver.

Faire toaster le mélange de noix et de graines dans une poêle sans matière grasse, à feu vif, jusqu'à ce qu'elles dorent légèrement et dégagent un parfum agréable. Réserver.

Vérifier la cuisson des courgettes, elles doivent être tendres une fois la cuisson des pâtes terminée. Si ce n'est pas le cas, retirer les pâtes de leur eau à l'aide d'une pince ou de deux fourchette et les réserver, puis prolonger la cuisson des courgettes. Réserver un peu d'eau de cuisson des pâtes lorsque vous les égouttez.

Mixer les courgettes cuites avec la purée de pistache et le basilic pour obtenir une sauce onctueuse. Ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes si nécessaire. Saler et poivrer au goût.

Dresser les assiettes : repartir les pâtes dans deux assiettes. Verser la moitié de la sauce au centre de chaque assiette et mélanger très légèrement pour la répartir un peu. Répartir par dessus les légumes grillés, saupoudrer du mélange de noix et de basilic frais ciselé.


Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil {vegan, soy-free, gluten-free option}
Serves 2 :
- 200 g linguine or spaghetti (use GF as needed)
- 150 g zucchini
- 2 tbsp pistachio butter
- 6-10 fresh basil leaves
- salt and pepper to taste
To serve :
- vegetables of your choice, suitable for grilling (I used some stick-shaped zucchini pieces, sliced green and yellow pepper and fresh corn)
- hazelnut oil + vegetable oil for cooking
- fleur de sel
- a dozen heirloom cherry tomatoes, or sliced herloom tomatoes
- a mix of nuts and seeds (I used almonds, pistachioes and sunflower seeds), coarsely chopped
- fresh basil leaves, shredded

Cut the zucchini in 1/2 inch (1cm) pieces. Put them into a steam rack.

Pour 2 litres of water in a pot and place the steam rack on top. Bring to a boil. When the water boils, add the pasta and cook according to the package instructions.

Meanwhile, lightly coat the vegetables with cooking oil and grill until charred and soft. Place in a bowl with the tomatoes, drizzle with hazelnut oil and sprinkle with fleur de sel and toss to coat.

Toast the nuts + seed mix in a dry pan on high heat.

Check if the zucchini is soft. If not, remove the pasta from the water with thongs, reserving 1/2 cup of pasta water and keep cooking the zucchini. If it is soft, just drain the pasta, reserving some water.

Blend the cooked zucchini, pistachio butter and basil leaves util you get a creamy consistency. Add some pasta water as needed. Season with salt and pepper to taste.

To serve, divide the pasta into 2 plates. Pour the sauce on top and toss lightly, then add the grilled vegetables and sprinkle with the toasted nuts and shredded fresh basil.