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lundi 24 janvier 2022

Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge

S'il y a bien un mois plein de contradictions en cuisine, du moins sur internet, c'est le mois de janvier. D'un côté on a la team galette, qui rivalise d'inventivité pour proposer sans cesse de nouvelles déclinaisons, et de l'autre la team détox qui a pour objectif "d'éliminer les excès des fêtes". Même France Inter s'y est mis l'autre jour avec une émission sur les jeûnes, les mono-diètes et autre joyeusetés (lol). Au vu du sujet de mon article, on pourrait se dire que je joue dans la deuxième catégorie, mais PAS. DU. TOUT !

Alors, on va mettre les choses au clair tout de suite : les détox, c'est de la fumisterie marketing qui ne repose sur aucune preuve scientifique. Le corps humain est déjà équipé d'un foie et d'une paire de reins qui lui permettent de filtrer les toxines au quotidien (sauf cas particulier de maladies hépatiques ou rénales), donc il n'a absolument pas besoin d'une cure de jus gingembre/spiruline/champignons adaptogènes/poudre de fées.



Quant aux "excès des fêtes", eh bien... Oui, il est probable que vous ayez un peu abusé sur la bouffe à Noël (du moins si vous n'aviez pas le Covid comme moi), et alors ?... C'est fait pour ça les repas de fête non ? L'équilibre alimentaire, c'est quelque chose qui se construit sur la durée, pas sur deux semaines dans l'année, le corps est capable de se réguler tout seul, alors on arrête de paniquer. Manger un peu moins après les fêtes parce qu'on a pas faim après les gros repas et qu'on sent que notre système digestif a besoin d'un peu de repos, oui, mais se mettre au régime dès le 1er janvier et écrire "perdre 2 kilos" dans sa liste de bonnes résolution qu'on ne tiendra pas, c'est non. Et puis, franchement, si vous avez réellement pris du poids à Noël, c'est pas grave. Non, vraiment, je vous assure. Ca ne fait pas de vous quelqu'un de moins bien. Ca ne change pas la personne que vous êtres. Ca ne vous rend pas moins digne d'affection. Et à moins que vous n'ayez un diabète et un taux de cholestérol qui crèvent le plafond, ça ne met pas votre santé en danger. Donc vraiment, ça ne change rien à votre vie, même si on nous a fait croire le contraire depuis le début de notre existence ou presque. On reparlera de tout ça dans un autre post, si j'arrive à finir de l'écrire.


Bref, vous l'aurez donc compris, si je poste une recette de soupe en janvier ce n'est donc pas dans une optique de détox mais simplement parce que : 

1) attention scoop : c'est l'hiver et on se caille (surtout ici en Alsace. Les gens qui vivent dans le Sud et qui se plaignent d'avoir 12°C en janvier, vous savez pas de quoi vous parlez. Et c'est une béarnaise qui vous dit ça !)

2) j'adore la soupe

3) c'est mon blog ici donc jfais ske jveux et si je veux poster une recette de soupe eh ben je poste une recette de soupe okay ?!

4) celle-ci en particulier, elle est vraiment très très très bonne, avec ses morceaux de potimarron bien tendres dont la douceur se marie à merveille avec le lait de coco et la pâte de curry. Les lentilles, source de protéines et de fer, font de cette soupe un vrai repas complet, on joue pas dans la même catégorie que le bouillon aux vermicelles de mamie ! Le pak choy, c'est pour la petite touche de vert, parce qu'un plat végane sans herbe dedans c'est contraire à la loi. Non, en vrai c'est tout simplement parce que c'est un de mes légumes préférés en ce moment donc j'en mets un peu partout mais vous pouvez sans problème le remplacer par des épinards ou des blettes si vous n'en avez pas, ça apporte un contraste de textures sympa. On ne fait surtout pas l'impasse sur le jus de citron vert au moment du service, il vient vraiment réveiller toutes les saveurs de la soupe, et en plus il aide à améliorer l'absorption du fer contenu dans les lentilles. Et bien sûr, on finit avec de la coriandre fraîche, du moins pour ceux qui aiment, les autres vous avez le droit d'aller engueuler vos parents de vous avoir refourgué du matériel génétique défectueux qui vous fait confondre son goût fabuleux avec celui du savon. Si avec tout ça je vous ai pas donné l'envie de lâcher votre bol de bouillon détox au radis noir, je sais pas ce qu'il faut de plus !


Quelques précisions sur les ingrédients pour finir. Concernant la pâte de curry thaï : elle s'achète bien évidemment en épicerie asiatique, mais elle peut aussi se trouver en grandes surfaces, au rayon cuisines du monde. Vérifiez bien les ingrédients car certaines peuvent contenir de la sauce de poisson ou de la pâte de crevettes. Il existe plusieurs variétés de pâtes de curry, je suis loin de toutes les connaître et de pouvoir dire la différence entre chaque, donc je ne peux pas affirmer que toutes conviennent pour cette recette, mais ici vous pouvez sans crainte utiliser de la pâte de curry verte ou jaune (la variété est généralement bien identifiée sur l'étiquette). Attention, c'est un condiment souvent assez piquant (et la verte encore plus que la rouge), donc allez-y mollo si vous ne connaissez pas cet ingrédient, surtout si le bocal est neuf. De toute façon, le gingembre, l'ail et la citronnelle créent déjà une bonne base aromatique, et la pâte de curry est très parfumée, donc même si vous en mettez peu votre soupe ne sera pas fade. Au besoin, vous pouvez toujours en rajouter au fil de la cuisson, en la diluant dans un peu d'eau au préalable. Le sucre et le jus de citron vert vont aider à tempérer un peu le piquant (et puis bon, le piment en hiver ça réchauffe !). Pour la citronnelle, là aussi elle se trouve en épicerie asiatique, fraîche et entière ou surgelée et hachée, et Picard en vend également. Vous pouvez remplacer le potimarron par de la courge butternut, de la patate douce ou même des carottes, et le pak choy par des épinards ou des blettes, peut-être même par du chou chinois, du chou vert ou du chou kale ou cavolo nero. Pour les trois derniers, il faudra adapter le temps de cuisson car leurs feuilles sont plus dures.


Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge {végane, sans gluten, sans soja}
Pour 2 à 3 personnes en plat principal :
- 250 g de potimarron (ou butternut ou patate douce, ou carottes)
- 75 g de pak choy (ou blettes ou épinards, ou chou chinois, ou kale, cavolo nero ou chou vert)
- 75 g de lentilles brunes sèches 
- 1 cs de pâte de curry rouge (à doser selon votre résistance au piment)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle (ou 1 cs de citronnelle hachée surgelée)
- 200 ml de lait de coco
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc sucre
- huile végétale neutre
- pour servir : coriandre fraîche, citron vert

Faire cuire les lentilles dans une casserole d'eau bouillante jusqu'à ce quelles soient tout juste tendres (10 à 15 minutes). Égoutter et réserver.

Couper le potimarron en tranches fines (3 mm). Il n'est pas nécessaire de le peler. Nettoyer le pak choy et découpez les plus grandes feuilles en lamelles si nécessaire.

Râper ou hacher finement l'ail et le gingembre. Retirer les feuilles externes dures de la tige de citronnelle et couper le haut de la tige pour ne garder que le bulbe tendre. L'écraser avec le plat du couteau et le hacher finement.

Dans une casserole, faire revenir l'ail, le gingembre, la citronnelle, et la pâte curry dans un peu d'huile à feu moyen en remuant constamment jusqu'à ce qu'ils embaument. Ajouter le lait coco et le bouillon en grattant le fond de la casserole pour récupérer tous les aromates. Porter à ébullition.

Ajouter les tranches de potimarron, puis baisser le feu et cuire à couvert pendant 10 min. Si besoin vous pouvez ajouter un peu plus de pâte de curry diluée dans un peu d'eau à ce stade.

Ajouter les lentilles, le sucre et laisser cuire encore 10 min.
 
Ajouter le pak choy et cuire 2 minutes supplémentaires. Si vous utilisez du chou kale, cavolo nero ou chou vert, adaptez le temps de cuisson car les feuilles sont plus dures.

Gouter et rectifier l'assaisonnement. Servir parsemé de coriandre fraîche et d'un trait de jus de citron vert.

mercredi 22 avril 2020

Beignets de carotte à l'indienne

On pourrait croire qu'en cette période de confinement, j'ai plus de temps pour cuisiner et bloguer. Eh bien... Pas tant que ça ! Certes, je n'ai plus de cours de pole dance ou de chant, mais j'ai toujours mon boulot qui me prend mes journées (même si, à vrai dire, ça fait déjà plus de 6 ans que je faisais du télétravail donc les choses n'ont pas énormément changé pour moi). Et puis j'avoue que je n'ai pas trop d'inspiration en ce moment. Ce n'est pas uniquement à cause du confinement, j'ai toujours eu du mal à cuisiner au début du printemps car les légumes disponibles sont finalement peu nombreux. Mais c'est vrai que la situation actuelle n'aide pas, on fait les courses aussi peu souvent que possible, on va à l'essentiel (du riz, du tofu, des pâtes, encore du riz, des patates, encore du tofu...) et on ne trouve pas toujours ce qu'on a mis sur notre liste de courses. Donc si je devais lister les légumes frais qui ont transité dans ma cuisine ces dernières semaines, ça serait vite fait : salade, chou blanc et rouge, patates, quelques rares poireaux, et carottes.


Beaucoup de carottes, à vrai dire. Déjà avant le confinement, j'en recevais un kilo par semaine dans les paniers de légumes que j'achetais à un producteur local (et qui me manquent beaucoup ces temps ci d'ailleurs, ça m'éviterait d'avoir à me me fournir en légumes à prix d'or dans des magasins qui ont bien profité de la situation pour gonfler leurs marges...), donc à force il faut bien innover un peu sur la façon de les cuisiner. Ça tombe bien, les carottes sont justement la star des légumiades du mois d'avril sur le groupe Facebook Cuisiner vegan et de saison créé par ma chère amie Deliacious. Ça m'a donc motivé à photographier et rédiger cette recette que j'ai réalisée pour la première fois il y a quelques semaines, en impro totale comme beaucoup d'autres recettes de ce blog.


Pour ceux qui voudraient en connaître l'histoire (en même temps vous avez rien de mieux à faire que de lire les textes des blogs en ce moment non?), la voici. Il n'y a quelques temps, j'avais prévu au menu une de mes soupes préférées, la soupe indienne du livre Des soupes qui nous font du bien, à base de lentilles corail, légumes, épices et lait de coco. Sauf que je voyais bien que mon mec se disait qu'on peut pas faire un repas uniquement avec de la soupe... Je lui ai donc proposé de faire quelques beignets de légumes indiens en accompagnement, dans le style de ceux qu'on commande dans notre resto favori. Les options de garniture étaient assez réduites : oignon, et carotte ou pomme de terre. Je lui ai demandé ce qui le tentait dans cette liste, et je ne pensais pas qu'il pencherait pour la carotte. J'avoue que j'étais un peu dubitative (moi j'aurais choisi la pomme de terre #passionpatate) mais j'ai quand même respecté son choix. Je sais pas s'il savait parfaitement ce qu'il faisait ou s'il a choisi au pif, toujours est-il que ces beignets de sont avérés être parmi les meilleurs que j'ai mangés ! Mon mec a même dit que s'il devait choisir un dernier repas avant l'Apocalypse, ce serait celui-ci ! J'espère donc qu'ils vous plairont autant qu'à lui. Et comme je vois venir la question, je prends les devants : non, on ne peut pas les cuire au four. La farine de pois chiches ne se comportera pas du tout de la même façon et le résultat sera beaucoup trop sec. Vous n'êtes pas obligés de les plonger totalement dans un bain de friture, vous pouvez toujours les faire dorer comme des petites galettes à la poêle dans 1/2 cm d'huile, mais cette dernière est nécessaire dans cette recette ! Alors si vous aimez pas la friture à cause de l'odeur, je comprends que vous posiez la question. Mais si vous êtes inquiets•ètes pour votre ligne, dites-vous bien que vous en mangez pas tous les jours non plus a priori, et puis de toute façon c'est pas dit qu'on puisse aller à la plage cet été alors lâchez du lest sur le summer body et faites des beignets. (Et même si vous allez à la plage, en fait. Laissez un peu les injonctions au placard, ça fait pas de mal !)



Beignets de carotte à l'indienne {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une dizaine de beignets :
- 2 carottes
- 1/2 oignon
- 4 cs de farine de pois chiches
- 4 à 5 cs d'eau
- 1/4 cc de curcuma
- 1 cc de graines de cumin (ou 1/2 cc de graines de cumin + 1/2 cc de graines d'ajowan)
- 1 pincée de sel fin
- 4 branches de coriandre fraîche
- huile pour friture
- pour servir : chutneys indiens, yaourt végétal, sauces au choix

Râper grossièrement les légumes. Les mélanger avec la farine de pois chiches, les épices et la coriandre ciselée dans un saladier.

Ajouter graduellement 4 cs l'eau en mélangeant au fur et à mesure. Les légumes doivent être enrobés de pâte sans non plus baigner dedans. Si besoin, rajouter 1 cs d'eau.

Faire chauffer l'huile. Prélever 1 cs de préparation et la déposer dans l'huile chaude en l'étalant un peu (je m'aide de baguettes en bois pour cela). Frire de chaque côté jusqu'à ce que les beignets soient bien dorés.

Servir chaud avec un assortiment de chutneys (j'utilise du chutney de tamarin, du chutney de menthe et coriandre mélangé à du yaourt de soja et des achards).

jeudi 30 janvier 2020

Protéines de soja à la sauce cacahuète et curry thaï

Je devrais appeler ce blog Crazy Green Phoenix, vu le nombre de fois où je le fais renaître de ses cendres après l'avoir abandonné pendant des mois... Sauf que cette fois-ci, je ne vais pas faire la promesse d'être à nouveau régulière dans mes publications. J'ai fini par accepter que mon rythme de vie n'est plus le même ces derniers mois, et que l'époque où j'avais le temps de faire de la photo et de poster toutes les semaines est révolu. Pour autant, je ne compte pas abandonner cet espace, mais j'y viendrai de manière plus sporadique, en fonction de mes disponibilités et de mon inspiration. Il y a quand même un avantage pour vous au au fait que je sois moins présente ici, c'est que les recettes que je partage sont plus proches de ce que je mange réellement, alors qu'au début de ce blog il m'arrivait de créer des recettes que je n'ai jamais refaites, juste pour pouvoir faire un article (exemple typique : ces spaghettis de courgette crus à la sauce forestière...).

Le plat que je vous présente aujourd'hui est un exemple typique de ce que l'on peut trouver régulièrement dans mon assiette es derniers temps. A vrai dire, c'est une de mes recettes de flemme/fin de placards par excellence. Pourtant, j'ai longtemps eu un usage très restreint des protéines de soja, me limitant à utiliser le type "petits morceaux" à la place de la viande hachée dans une bolognaise ou un chili, des lasagnes (elles ont depuis été remplacées par du tofu Rosso) ou autre gratin, et parfois dans des farces ou steaks végétaux/boulettes (9,9 fois sur 10 en suivant des recettes de Marie Laforêt dans Vegan, ou alors cette recette chez Du Bio dans mon Bento que j'aime beaucoup). La seule fois où vous avez vu des PST sur ce blog, c'est pour ma version végane de l'axoa, et là encore il s'agit d'un usage de type "viande hachée". En revanche, je ne les utilisais jamais comme substituts de viande en gros morceaux, en sauce ou dans des poêlées, préférant plutôt le tofu ou le seitan. 


Et puis Mélanie du blog Le Cul de Poule (que j'adore et que je vous conseille x 1000 si vous ne connaissez pas déjà) a changé ma vie (oui oui, rien que ça !) avec sa recette de PST en sauce gravy qu'elle a postée sur Instagram. Le principe est simple : on réhydrate les protéines dans une casserole avec du bouillon, et quand elles sont tendres et que presque tout le liquide à été absorbé, on ajoute les ingrédients de la sauce (miso + ail en poudre + sucre pour la sauce gravy) et un peu de fécule pour épaissir le tout. Yapluka servir avec l'accompagnement qui va bien ! J'ai voulu improviser une variante à ma façon, c'est à dire avec des saveurs asiatiques, et c'est comme ça qu'est née cette recette (enfin, pour être honnête j'étais d'abord partie sur une version mafé avec concentré de tomate, gingembre et beurre de cacahuète et finalement je n'ai pas pu résister à l'appel du curry thaï ^^'). Le résultat ayant immédiatement fait l'unanimité (bon c'était pas bien compliqué, on est que 2 et on adore les cuisines asiatiques, mais quand même!), ce plat est devenu un vrai basique à la maison car j'ai toujours les ingrédients pour la faire dans mes placards, même quand on a pas fait de courses depuis 3 semaines. En plus il ne demande aucune préparation en amont, ne salit qu'une casserole, et est prêt en 15 minutes, tout pile le temps de faire cuire du riz pour servir avec. La perfection, en somme !

La recette que je vous donne ci-dessous est vraiment une base avec des ingrédients du placards, mais vous pouvez la parfumer encore plus en rajoutant des tranches de gingembre frais ou un bâton de citronnelle dans le bouillon. Et si les saveurs thaïes ne sont pas votre dada, il est possible de faire plein d'autres variations, je vous donne des exemples en fin de recette. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à les partager en commentaire !


Protéines de soja à la sauce cacahuète et curry thaï {végétalien, sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 50 g de protéines de soja déshydratées (moyens morceaux)
- 20 cl de bouillon de légumes froid (ou 20 cl d'eau + 1/2 cube de bouillon de légumes)
- 1 cs de sauce soja (sans gluten si besoin)
- 1,5 cs de beurre de cacahuète
- 1 cc de pâte de curry rouge thaï (à doser selon le goût et la résistance au piment)
- 1 cc de sucre
- jus de citron vert au goût (optionnel)
- 1/4 cc de gingembre en poudre (optionnel)
- 1 cc de fécule de maïs ou de pomme de terre diluée dans 2 cs d'eau froide
- pour servir : herbes fraîches (coriandre, ciboule, basilic thaï), cacahuètes concassées, riz parfumé ou nouilles de riz

Dans une petite casserole, mettre les protéines de soja et recouvrir avec le bouillon. Ajouter la sauce soja.

Porter à ébullition, puis laisser mijoter à petits bouillons pendant environ 15 min, jusqu'à ce que les protéines soient tendres et qu'il ne reste qu'environ 1/3 du liquide. Selon les protéines de soja, cela peut prendre plus ou moins de temps et peut nécessiter d'ajuster la quantité de liquide.

Sur feu doux, diluer le beurre de cacahuète et la pâte de curry dans la casserole. Ajouter le sucre et le gingembre en poudre. Rectifier l'assaisonnement à l'aide de sauce soja, sucre et jus de citron vert pour obtenir l'équilibre souhaité entre sucré, salé et acide.

Lorsque la sauce est à votre goût, ajouter la fécule préalablement diluée dans un peu d'eau, et laisser épaissir quelques minutes à petits bouillons.

Servir immédiatement, parsemé d'herbes fraîches et de cacahuètes concassées et accompagné de riz ou de nouilles de riz.

Variantes : pour toutes les variantes, conserver la quantité de PST et de bouillon, ainsi que la fécule en fin de cuisson et remplacer la sauce soja, le beurre de cacahuète, le curry et le gingembre par les ingrédients ci-dessous :
- sauce gravy : voir la recette de Mélanie en lien dans le texte
- façon provençale : en fin de cuisson, diluer 2 cs de concentré de tomates dans le bouillon et ajouter des herbes de Provence et de l'ail en poudre
- façon couscous : en fin de cuisson, ajouter 2 cs de concentré de tomates et du raz el hanout
- façon mafé : suivre la recette façon thaïe en remplaçant la sauce soja par 1 cc de miso blond et la pâte de curry par 1 cs de concentré de tomate
- sauce à la moutarde : en fin de cuisson, rajouter de la moutarde de Dijon ou à l'ancienne (1 cc ou plus au goût) et 10 cl de crème végétale. En option : ajouter 1 cc de miso blond en début de cuisson
- curry/coco : en fin de cuisson, ajouter 10 cl de lait de coco et du curry en poudre.

mercredi 2 octobre 2019

Pad thaï hypoallergénique (végétalien, sans gluten, ni soja, arachides, fruits à coque, sésame)

Depuis quelques mois maintenant, je suis membre de la Fédération Végane, une association dont le but est de développer le véganisme notamment par la diffusion de recommandations nutritionnelles concernant la vitamine B12. Car, sachez-le, si vous êtres végane, il est indispensable que vous vous complémentiez car cette vitamine ne se trouve pas dans une alimentation végétale et elle est essentielle au bon fonctionnement de notre corps. A vrai dire, toute personne ayant réduit sa consommation de produits d'origine animale peut être concernée par la carence. Je ne vais pas rentrer plus loin dans le détail, mais si vous voulez plus d'infos à ce sujet, allez lire notre site Vive La B12!


Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que nous avions un stand au salon Go Healthy de Lyon il y a quelques semaines, et que j'y ai fait une démonstration culinaire. A cette occasion, j'ai donc développé une recette qui se devait d'être facile et rapide à réaliser, et surtout sans aucun des 14 allergènes dont l'étiquetage est obligatoire, car le salon faisait la part belle aux alternatives alimentaires pour les personnes allergiques. J'ai immédiatement pensé à un pad thaï, car c'est un plat à base de nouilles de riz, donc sans gluten, mais il a ensuite fallu que je l'épure de toute trace de soja, sésame, fruits à coques et arachides. J'ai donc remplacé la sauce soja que j'utilise habituellement pour l'assaisonnement par du bouillon de légumes bien corsé, et les cacahuètes concassées que l'on saupoudre au moment du service par des graines de tournesol ou de courge toastées. Comme je ne pouvais pas mettre de tofu dans le plat, j'ai opté pour de la brouillade de pois chiches pour apporter des protéines, ce qui a également l'avantage de rappeler le plat originel puisqu'il contient traditionnellement des oeufs brouillés. 

A cette occasion, j'ai découvert deux substituts intéressants aux produits à base de soja : le tofu de chanvre (des graines de chanvre cuites, mixées et pressées en bloc), et la sauce coco aminos (du nectar de fleur de cocotier mélangé à de l'eau et du sel, qui sent exactement comme la sauce soaj et a un goût qui se rapproche de la sauce soja sucrée). Mes substitutions ont parfaitement fonctionné, et ceux qui ont goûté le résultats de la démonstration en ont été très satisfaits, ce qui m'a fait énormément plaisir ! Je me suis donc dit que cette recette avait toute sa place ici, pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de nous rencontrer sur un salon végane et de récupérer une fiche recette (car oui, nous avons édité des flyers avec ma recette et c'est la toute première fois que je voyais une de mes photos imprimée!!!). Évidemment, si vous n'avez aucun problème d'allergie, vous pouvez réaliser la recette avec du soja ou des cacahuètes, je vous indique les substitutions à réaliser entre parenthèses dans la liste des ingrédients.

Pad thaï hypoallergénique {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes :
- 200 g de nouilles de riz plates
- 200 g de légumes variés (selon saison : carotte, brocoli, poivron, pois gourmand, courgette, etc)
- 50 g de germes de haricots mungo (également appelés germes de soja bien qu'ils n'aient rien à voir avec le soja jaune)
- optionnel : dés de tofu de chanvre ou de soja ou de tempeh
- 1 petit oignon (nouveau de préférence, sinon n'importe quel type d'oignon ou même une échalote conviennent)
- 1 gousse d'ail
- optionnel : 1 petit piment frais
- huile végétale
Sauce :
- 50 ml de bouillon de légumes bien corsé (ou 1,5 cs de sauce soja)
- 1 cs de jus de citron vert ou de concentré de tamarin
- 1 cs de sucre
Brouillade de pois chiches
- 40 g de farine de pois chiches
- 60 g de crème de riz (ou autre crème végétale)
- 50 ml d'eau froide
- 1 pincée de curcuma
- 1 pincée de sel kala namak
Pour servir, au choix : coriandre fraîche, graines de courge ou de tournesol toastées et concassées (ou cacahuètes), jus de citron vert, sauce soja ou coco aminos, germes de haricot mungo

Mettre les nouilles à tremper dans un grand volume d'eau froide pendant 30 min.

Mélanger toutes les ingrédients de la sauce et réserver.

Emincer finement l'ail et le piment. Détailler l'oignon en lamelles (si vous utilisez un oignon nouveau, détaillez également la partie verte en rondelles) et découpez les légumes en morceaux de taille équivalente pour qu'ils cuisent uniformément.

Mélanger les ingrédients de la brouillade de pois chiches.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle et y verser le mélange à base de farine de pois chiches en l'étalant comme une crêpe. Laisser prendre, puis brouiller le contenu de la poêle à la spatule. Laisser cuire quelques minutes en remuant en cassant bien la brouillade en petits morceaux. Réserver.

Faire chauffer un peu d'huile dans un wok ou une grande poêle et y faire revenir l'ail et le piment pendant une dizaine de secondes. Ajouter les légumes (sauf la partie verte des oignons et les pousses de soja) et faire sauter 5 à 10 minutes. Les légumes doivent à peine s'attendrir et prendre une couleur vive.

Ajouter les nouilles à peine égouttées et verser la sauce. Bien mélanger et cuire pendant environ 5 minutes en remuant constamment et en cassant les nouilles à la spatule. Les nouilles doivent être tendres mais pas collante, attention donc à ne pas les faire cuire trop longtemps.

Ajouter la brouillade de pois chiches, la partie verte de l'oignon et les pousses de soja, mélanger et cuire encore 30 secondes.

Servir immédiatement parsemé de garnitures au choix.

jeudi 6 juin 2019

Curry de blettes et pois chiches // Swiss chard and chickpea curry

Vous connaissez l'histoire de la nana qui attend qu'il fasse à nouveau grand soleil et 30°C pour poster une recette de curry croisé avec une soupe de nouilles ? Ben c'est moi. Pour ma défense, je pourrais m'avaler un bol de ramen par n'importe quelle température ! (Et pour ma défense bis, alors que j'avais rédigé cet article quelques jours auparavant sous une chaleur écrasante, on a eu un gros orage la nuit dernière qui a bien fait chuter les températures, donc on peut à nouveau envisager de manger autre chose que de la salade. Si ça c'est pas une coïncidence parfaite...). Cependant, si l'idée d'une soupe en cette saison ne vous emballe pas, vous pouvez réduire la quantité de bouillon dans la recette pour obtenir un curry plus épais à à servir avec une céréale ou des pains plats ou pains vapeur. Mais en tout cas ne passez pas a coté de cette recette qui pourrait bien changer votre vision des blettes!


Faut dire que c'est pas un légume super glamour à la base, j'ai personnellement eu beaucoup de mal à l'apprivoiser, mais maintenant que c'est fait, j'adore ça! Je dois l'idée de cette recette à ma mère, qui m'a un jour parlé d'un curry blettes/pois chiches qu'elle avait cuisiné quelques temps auparavant. Là où c'est marrant, c'est qu'en fait l'idée lui était venue après un curry que j'avais fait lors d'une de mes visites chez mes parents, et dans lequel j'avais mis des blettes cueillies dans le jardin de ma grand-mère, où elles poussent en abondance (ma copine Délia vous confirmera que ça pousse tout seul!). Ma mère avait adoré ce plat alors qu'elle n'est pourtant pas une grande amatrice de blettes, et depuis elle les cuisine régulièrement en curry! Donc si ce n'est pas un légume qui vous fait rêver, je vous suggère de retenter quand même le coup avec du lait de coco et des épices, vous m'en direz des nouvelles !



Ici, j'avais en tête un plat assez liquide pour pouvoir être mangé avec des nouilles de blé ou de riz (ou pourquoi pas des raviolis asiatiques), sur une base d'échalote, gingembre, citronnelle et poudre de curry jaune, et je voulais que la saveur du lait de coco soit présente sans non plus être prédominante. On saupoudre d'une bonne dose d'herbes fraîches, de graines et/ou de cacahuètes concassées, d'un trait de jus de citron vert, et pour les plus téméraires de piment frais, et c'est parti pour la transpiration dégustation ;)



Curry de blettes et pois chiches {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 4 ou 5 tiges de blettes (cotes et feuilles)
- 250 g de pois chiches cuits
- 1 échalote
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais dee la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle
- 1 piment thaï frais (optionnel)
- 1 cs de curry en poudre
- 200 ml de lait de coco
- 500 ml de bouillon de légumes
- 1 à 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin, pour une version sans soja utiliser de la sauce coco aminos ou simplement du sel)
- 1 à 2 cs de sucre
- huile végétale neutre
Pour servir, au choix :
- nouilles ou céréale cuite au choix
- jus de citron
- herbes fraîches (coriandre, oignon nouveau, basilic thaï)
- cacahuètes ou graines toastées et concassées
- copeaux de noix de coco toastés
- huile de sésame
- citron vert
- sauce piquante ou piment frais

Peler l'échalote, l'ail et le gingembre. Retirer les premières feuilles externes de la branche de citronnelle ainsi que le haut de la tige pour ne garder que la partie tendre du bulbe. Si vous le souhaitez, épépinez le piment.

Émincer finement le tout ou réduire en pâte dans un mixeur.

Séparer les côtes et les feuilles des blettes. Découper les côtes en tronçons d'environ 1 cm et hacher grossièrement les feuilles.

Faire chauffer 1 cs d'huile dans une casserole et y faire revenir le mélange à l'échalote à feu moyen, jusqu'à obtenir une légère coloration.

Ajouter le curry, bien mélanger et faire revenir 1 minute.

Verser le bouillon de légumes et bien gratter le fond de la poêle pour décoller les sucs de cuisson. Ajouter le lait de coco et mélanger. Goûter et assaisonner avec de la sauce soja et du sucre selon votre goût. Porter à ébullition.

Quand le bouillon bout, ajouter les cotes de blettes. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Une fois les côtes de blettes cuites, ajouter les feuilles et les pois chiches. Laisser mijoter encore quelques minutes pour attendrir les feuilles.

Rectifier l'assaisonnement et servir avec les garnitures désirées.



Swiss chard and chickpea curry {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 4 or 5 Swiss chard stems (with leaves)
- 250 g cooked chickpea
- 1 shallot
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 lemongrass stalk
- 1 fresh bird eye chili (optional)
- 1 tbs curry powder
- 200 ml (approx. 1 cup) coconut milk
- 500 ml (approx 2 cups) vegetable stock
- 1 to 2 tbsp soy sauce (GF if need be, for a soy-free version use coconut aminos or salt)
- 1 to 2 tbsp sugar
- neutral vegetable oil
To serve (suggestions) :
- cooked noodles or grain of your choice
- fresh herbs (cilantro, scallions, Thai basil)
- roasted and chopped peanuts or seed of choice
- toasted coconut flakes
- sesame oil
- hot sauce or sliced bird eye chili
- lime juice

Peel the shallot, garlic and ginger. Remove the outer leaves of the lemongrass stalk and cut out the top, leaving only the tender bulb. If desired, remove the seeds from the chili.

Finely chop all the ingredients above or blend to a paste.

Separate the chard stems from the leaves. Slice the stems in 1cm (1/2 inch) pieces and roughly chop the leaves.

Heat 1 tbsp oil in a pot and cook the shallot mix on medium heat, until slightly golden. Add the curry powder, stir and cook for 1 minute.

Pour the vegetable stock in, scraping the bottom bits into the pan. Add the coconut milk and stir, taste and adjust the seasoning with soy sauce and sugar, then bring to a boil.

Add the chopped stems, cover and simmer on medium heat until the chard is tender.

Add the leaves and chickpea and cook a few more minutes, until the leaves are wilted.

Adjust the seasoning and serve with your choice of toppings.

lundi 6 mai 2019

Velouté de tomate et betterave au curry // Tomato, beetroot and curry soup

[Astuce de blogueuse n°17 : quand tu ne sais pas quoi dire (surtout après avoir déserté ton blog depuis des mois), parle de la météo.]
...
Dites, on se caille, non? Je sais pas comment ça se passe chez vous, mais en Alsace on a eu un printemps plutôt pourri jusqu'à présent. Alors certes, j'ai toujours plus ou moins pensé que le printemps, c'est un peu l'arnaque, on croit passer du stade "glaçon" à celui de "ifébo-ifécho-le ciel est bleu-les oiseaux chantent-on mange des fraises" en un clin d'œil, mais en vrai c'est pas comme ça que ça se passe, on doit encore se taper plusieurs semaines de pluie en bouffant du chou parce qu'aucun autre légume n'a daigné pointer le bout de son nez. Mais cette année c'est le pompon !


Quand je pense que fin mars, j'ai pique-niqué au soleil dans un parc, et a peine quelques jours plus tard il neigeait et je devais rallumer mon chauffage... J'ai beau savoir pertinemment qu'on tombe rarement les collants dès le premier avril (en tant que native de ce mois je peux vous dire que j'ai rarement fêté mon anniversaire à la piscine), j'ai quand même l'impression qu'on a battu des records ces dernières semaines... À croire qu'avril a voulu définitivement se venger de son proverbe pourri. Ou alors il a voulu s'accorder météorologiquement avec la dernière saison de Game of Thrones ? (#winteriscoming #winterispaspartidutoutenfait).

Je me suis dit que l'arrivée du mois de mai allait tout arranger, comme c'est généralement le cas, mais pas du tout. Il a à nouveau neigé le weekend dernier (WTF?!) et les températures ne doivent pas dépasser les 15°C cette semaine... Je vous laisse imaginer ma tête quand j'ai vu ça. Et encore, on a gagné 4°C par rapport à la dernière fois où j'avais regardé la météo !



Le seul et unique réconfort que je trouve dans cette situation, c'est que je peux vous partager cette recette de soupe sans avoir besoin d'attendre l'hiver prochain ! Comme beaucoup d'autres sur ce blog, elle est née d'une improvisation à base de fonds de frigo. J'avais la fin d'une conserve de pulpe de tomate et une demi betterave cuite qui trainaient, je me caillais, j'avais pas envie de passer des heures en cuisine, alors j'ai mixé les deux ensemble ajouté une pointe de curry et de la coriandre fraîche sur un coup de tête, et hop, c'était parti pour un samedi soir de folie à base de soupe bien chaude et de quelques épisodes de Buffy contre les vampires (les meilleurs samedis soirs #lesvraissavent).



Alors vous vous en doutez, si je vous reparle de cette soupe aujourd'hui c'est qu'elle s'est avérée délicieuse, bien au delà de mes espérances. J'avoue que c'était un pari de ma part, car s'il y a bien un légume que je ne m'imagine pas du tout manger en soupe, c'est bien la betterave (j'ai déjà eu du mal à la manger en salade après avoir été traumatisée avec ça à la cantine alors...), mais cette fois-ci, j'avais l'intuition que ça allait fonctionner. La saveur douce de la betterave contrebalance l'acidité de la tomate, la pointe de curry relève agréablement le tout, et la texture de la soupe est parfaitement veloutée. J'en viens presque à vous souhaiter qu'il fasse froid chez vous afin que vous puissiez tester cette recette, mais sachez que s'il fait beau, je vous déteste vous pouvez essayer de la manger froide, je suis sûre qu'elle est tout aussi délicieuse ! Sinon, gardez-la en mémoire pour le retour de l'hiver (qui n'a pas intérêt à arriver avant janvier 2022, vu ce qu'on s'est mangé dans la tronche ces dernières semaines!).

Velouté de tomate et betterave au curry {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- 1 boite de pulpe de tomate (400 g)
- 200 g de betterave cuite coupée en petits dés
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc de curry
- sel
- huile d'olive
Pour servir : coriandre fraîche, lait de coco, graines de sésame

A feu moyen, faire revenir l'ail et l'oignon émincés dans un peu d'huile avec une pincée de sel.

Quand ils sont dorés, verser la tomate, les dés de betterave, le bouillon et le curry. Bien mélanger, porter à ébullition et laisser mijoter à feu moyen et à couvert pendant 15 min.

Mixer et servir chaud ou froid parsemé d'un filet de lait de coco, de coriandre fraîche et de graines de sésame.



Tomato, beetroot and curry soup {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 oignon
- 1 clove garlic
- 1 can diced tomatoes (400 g)
- 200 g cooked and diced beetroot
- 300 ml vegetable stock
- 1 tsp curry powder
- pinch salt
- olive oil
To serve : fresh cilantro, coconut milk, sesame seeds

On medium heat, cook the minced onion and garlic in a bit of oil with a pinch of salt.

When golden, add the dice tomatoes, diced beetroots, stock and curry powder. Bring to a boil, then cover and simer on medium heat for 15 minutes.

Blend and serve hot or cold sprinkled with fresh cilantro and sesame seeds and a drizzle of coconut milk.

jeudi 24 janvier 2019

Crème de fenouil à l'amande et citron confit // Cream of fennel with preserved lemon and almond butter

Eh bien, heureusement qu'on a jusqu'à fin janvier pour présenter nos voeux, parce que je suis sacrément à la bourre cette année! Il faut dire que je n'accorde habituellement pas une importance phénoménale au nouvel an et à toutes les traditions qui vont avec. Bien sûr, c'est une occasion de faire la fête, mais comme en général tous les restos/bars/cinés/boîtes sont pleins à craquer, ça a plutôt tendance à me gaver qu'autre chose (#vismaviedintrovertie #jaimepaslesgens). Cependant, cette année, je peux vous dire que j'étais plus qu'heureuse de laisser 2018 derrière moi. Ce fut sans conteste la pire année de ma vie, et pourtant j'avais déjà connu un réveillon plus que morose en 2016 et je ne pensais pas pouvoir faire pire... On oublie donc l'idée du bilan 2018 hein, vous m'en voudrez pas, et on passe directement à 2019 qui aura au moins l'avantage d'être forcément meilleure. J'espère que vous (et moi!) traverserez cette nouvelle année avec des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, que vous profiterez de tous les bons moments qu'elle vous apportera, que vous vivrez en paix avec vous mêmes et vos convictions, et parce que la vie ne prévient jamais avant d'envoyer des parpaings dans la face, de trouver en vous et en ceux qui vous entourent la force de traverser toutes les épreuves qui se présenteront à vous (même si je vous souhaite évidemment de n'en rencontrer aucune !)


Venons-en maintenant à la recette du jour. Une soupe toute douce, parfaite après une orgie de chocolat/bûche/galette des rois (d'ailleurs, vous trouvez pas que la galette des rois tombe à pic pour nous faire oublier nos bonnes résolutions toutes fraîchement actées ? Coïncidence ? Je ne peux se pas...) Je sais bien que le fenouil est un légume assez mal aimé, moi même je n'étais pas très pote avec lui pendant longtemps, mais bien cuisiné, je vous jure que c'est un régal ! Ma première rencontre avec son goût anisé a eu lieu quand j'avais une dizaine d'années, tout au plus, lorsque j'ai goûté aux feuilles de celui qui poussait dans le jardin de ma tante. Je n'étais déjà pas convaincue par l'odeur, et au goût ce fut encore pire! J'ai immédiatement détesté ce légume, et comme ma mère n'en était pas fan non plus, elle n'en cuisinait donc jamais et il est resté loin de mon assiette pendant des années. Jusqu'à ce que j'y regoûte pendant mes années de lycée : la mère de mon copain de l'époque l'avait préparé en le faisant sauter à la poêle avec, je crois, du poivron et du chorizo pour accompagner du poisson. C'est à ce moment là que j'ai réalisé que le fenouil, c'est bon, en fait! D'ailleurs, grâce à ce gars, j'ai aussi remangé des betteraves et des blettes, qui m'avaient pourtant traumatisés à la cantine. Il m'aura au moins apporté ça! (Vous sentez la nana qui s'est brouillée durablement avec son ex? ^^')




Enfin bref, revenons-en à notre fenouil : j'ai quand même mis un peu de temps à l'apprivoiser en cuisine. Au début, quand j'étais encore étudiante, je le faisais en pseudo-couscous, dans lequel je planquais un peu tous les légumes du panier AMAP dont ma coloc et moi n'étions pas fan. En gros, je coupais en morceaux du fenouil, navet, chou, céleri rave et autres trucs bizarres, rajoutais de la carotte, de l'oignon, une boîte de tomates pelées, une boîte de pois chiches, des épices à couscous, et hop, on laisse mijoter le tout et on sert avec de la semoule! Mais depuis, j'ai développé tout un panel de recettes à faire avec ce légume souvent mal aimé, à tel point que j'ai parfois trop d'idées pour le cuisiner et que j'ai du mal à me décider, entre le risotto, la tarte, les pâtes au fenouil et safran, etc. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec les derniers que j'ai eus dans mes paniers AMAP, au point qu'ils ont fini par tirer un peu la tronche dans mon frigo... J'ai donc décidé de les transformer en soupe, ma botte secrète pour les légumes un peu vieillissants. Je me suis inspirée d'une recette du livre Des soupes qui nous font du bien aux Éditions La Plage, que j'aime beaucoup car il propose de nombreux veloutés, classées par légumes, ainsi que des soupes plus complètes qui peuvent faire office de repas. En un mot : LE livre qui me permet de survivre à l'hiver alsacien ! Dans ce velouté, la saveur anisée du fenouil est adoucie avec de la purée d'amandes, qui apporte également du crémeux à la soupe. J'ai également rajouté du citron confit, car les notes fruitées et acidulées des agrumes se marient à merveille avec le fenouil. De cette manière, son goût est légèrement atténué, j'espère donc que cette recette vous décidera à donner une seconde chance à ce légume un peu particulier !


Crème de fenouil à l'amande et citron confit {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour 4 personnes en entrée :
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel
- 1 gousse d'ail
- 2 cs de purée d'amande blanche
- 100 ml de lait végétal à la saveur neutre
- bouillon de légumes 
- huile d'olive
- sel et poivre au goût

Émincer le fenouil en réservant les pluches, et le faire dorer dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il soit caramélisé.

Ajouter le citron confit, la gousse d'ail pelée et degermée, et couvrir de bouillon à hauteur.

Laisser mijoter à feu moyen pendant environ 25 minutes, jusqu'à ce que le fenouil soit tendre.

Mixer le tout avec la purée d'amande et le lait végétal pour obtenir une texture crémeuse. Au besoin, filtrer la soupe pour éliminer les fibres dures du fenouil.

Rectifier l'assaisonnement au goût et servir garni d'un filet d'huile d'olive (pimentée, si vous aimez quand ça pique!) et de pluches de fenouil.


Cream of fennel with almond butter and preserved lemon {vegan, gluten free, soy free}
- 2 large fennel bulbs
- 1 tbsp preserved lemon peel in salt
- 1 clove garlic 
- 2 tbsp white almond butter 
- 100 ml (1/2 cup) neutral plant milk
- vegetable broth
- olive oil 
- salt and pepper to taste 

Chop the fennel, reserving the fronds. Cook it on medium heat in a bit of olive oil, until caramelized.

Add the preserved lemon and peeled garlic clove then cover with vegetable broth. Simmer on medium heat for 25 minutes or until the fennel is soft.

Blend with the almond butter and plant milk until creamy. If needed, filter the soup to get rid of the tough fiber's of the fennel.

Season to taste and serve garnished with a drizzle of olive oil (you can use spicy oil if you like) and the reserved fennel fronds.

jeudi 20 décembre 2018

Les calitruffes : truffes façon calisson // Calisson-style truffles (almond, melon, and apricot)

Je savais que mon rythme de publication deviendrait cahotique en cette fin d'année 2018, mais je n'imaginais pas que ce serait à ce point. Il faut dire que je cours partout depuis septembre, entre mes nouvelles activités (pole dance et bachata), les sorties (matchs d'impro, concerts), et les weekends en vadrouille ou bien avec des amis ou couchsurfers qui me rendent visite. Et quand je prends le temps de me poser un peu, je regarde des séries (je me suis replongée dans Buffy contre les vampires !) ou je fais un peu de couture. Je ne m'en plains pas, bien au contraire, mais ça ne me laisse que peu de temps pour écrire ici (ou disons plutôt que je ne le prends pas!). Sans compter qu'il fait nuit à 17h et que ça facilite pas la prise de photos... Mais je me suis enfin posée quelques minutes l'autre jour pour shooter quelques recettes, et je me suis sentie totalement rouillée de l'objectif, donc il va falloir que je me force à me remettre un peu au boulot pour remédier à ça!


Et en parlant de chaos, je n'ai jamais été autant à l'arrache pour Noël que cette année... A 4 jours du réveillon, je n'ai toujours pas sorti la moindre décoration, je ne sais pas encore ce que je vais manger (mais comme ma grand-mère a prévu de faire de la poule au pot, je ferai probablement ma version végétale pour moi), je n'ai cousu aucune tenue de fête ou de cadeau fait main, à vrai dire je ne réalise même pas que c'est Noël dans pas longtemps tellement je suis à côté de la plaque! Mais bon, je commence à avoir l'habitude hein, déjà l'an dernier j'avais rédigé un article de déco mais je n'avais pas eu le temps de faire de montage photo pour l'illustrer, et je viens de le retrouver dans mes brouillons... Je pourrais me motiver et vous le sortir demain, mais bon, je doute que le 21 décembre, il ait son utilité... J'avais aussi pris le temps de faire des photos d'une petite gourmandise que j'avais réalisée et que je voulais partager ici, et là encore je n'avais pas pris le temps de rédiger l'article avant Noël, donc je me rattrape cette année! Si ça c'est pas de la procrastination l'anticipation!



Depuis quelques années, j'ai pris l'habitude de réaliser des petites douceurs pour partager avec mes collègues et ma famille (j'ai d'ailleurs deux sélections de recettes de biscuits et chocolats ici et , dont mon post de l'an dernier qui montre bien que j'étais tout aussi larguée au niveau des préparations de Noël...). L'année dernière, j'ai voulu tenter de réaliser des calissons maison, car j'adore ça, mais ceux du commerce contiennent malheureusement du blanc d'oeuf dans le glaçage. Je n'avais pas réussi à trouver du melon confit, même dans les marchés de Noël, alors je m'étais rabattue sur du melon séché déniché quasi-miraculeusement dans une boutique de fruits secs. Je l'avais fait tremper dans de l'eau chaude pour compenser un peu le manque d'humidité par rapport à un fruit confit, et j'avais suivi la recette de Mercotte, sauf que le mélange s'est avéré beaucoup trop collant pour pouvoir être étalé et coupé en morceaux... Il était évidemment impensable que je jette tout, d'autant plus que c'était absolument délicieux! Alors j'ai eu l'idée de former des boulettes avec, et c'est comme ça que sont nées mes calitruffes! Elles ont eu un franc succès dans ma famille, au point que ma grand-mère en a réclamé pour son panier de desserts provençaux. Je doute malheureusement de pouvoir retrouver du melon sec à temps pour pouvoir en refaire cette année, mais si vous avez cette chance, lancez-vous dans les calitruffes!


Calitruffes (truffes façon calisson) {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour une soixantaine de truffes :
- 60 g de melon séché
- 15 g d'abricots secs
- 150 g de poudre d'amandes
- 75 g de sucre glace
- extrait d'amande amère
- amandes entières pour garnir (facultatif)
- pour enrober : sucre glace, cacao en poudre, poudre d'amande ou de noisette, chocolat fondu, ...

Faire tremper les fruits secs dans de l'eau bouillante pendant 30 min. Égoutter et peser 80 g de melon et 20 g d'abricots. Les détailler en morceaux.

Placer les fruits trempés, la poudre d'amandes, le sucre glace et une goutte d'extrait d'amande amère (selon votre goût) dans le bol d'un robot culinaire. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène.

Former des petites boules d'environ 2 cm de diamètre (attention, ça colle un max au doigts! Vous avez le droit de les lécher une fois que vous avez terminé ;) et les rouler dans l'enrobage de votre choix. Vous pouvez insérer une amande entière au centre de vos truffes si vous le souhaitez. Laisser les truffes sécher à l'air libre pendant 30 min à 1h (sinon elles colleront les unes aux autres) puis conserver dans une boîte hermétique.


Calisson is a delicious and delicate almond-based candy originating from south-eastern France. They are traditionally made with candied melon but I couldn't find some so I used soaked dried melon instead. The dough turned out too sticky to be rolled so I made truffles out of it and they were a big hit in my family!

Calisson-style truffles (almond, melon, and apricot)
Makes approx. 50 truffles :
- 60 g dried cantaloupe
- 15 g dried apricots
- 150 g ground almonds
- 75 g icing sugar
- 1 drop bitter almond extract
- whole almonds, to stuff (optional)
- to coat : cocoa powder, icing sugar, ground almonds or hazelnuts, melted chocolate, ...

Soak the dried fruits in boiling water for 30 min. Weigh 80 g melon and 20 g apricot, and chop coarsely.

Place the chopped fruits, ground almonds, icing sugar and almond extract in a food processor. Blend until a paste forms.

Roll into 1 inch balls (the dough will stick a lot to your fingers so you're entitled to lick them when you are finished !) and roll them into your choice of coating. You can stuff each truffle with a whol almond if you want. Let the truffle dry on a plate for 30 min to 1 hour (or they will stick to each other when stored) and store in an airtight box.

mercredi 25 avril 2018

{Plates #5} Un (petit) festin éthiopien

Avant, j'avais un bac à légumes, et un bac à bières dans mon frigo. Mais ça, c'était avant l'AMAP. Maintenant, j'ai un bac à légumes, et un bac à chou... Je n'exagère rien, j'ai actuellement un spécimen et demi dans mon frigo, et environ autant coupé en morceaux au congélateur... J'avais pourtant cru que la saison était enfin finie, puisqu'il y a deux semaines, nous n'en avons pas eu dans notre panier AMAP (une première depuis le début de l'année !) mais jeudi dernier, la bête a refait son apparition...

C'est en cherchant des idées sur Pinterest pour écouler tout ce chou que je suis tombée sur une recette de poêlée éthiopienne de chou, carottes et pommes de terre. Je me suis alors souvenue d'un repas éthiopien que j'avais dégusté lors du festival Rock en Seine, et que j'avais adoré. Pourtant, je n'avais jusqu'à présent jamais testé de cuisiner des recettes de ce pays, alors que les spécialités végéta*iennes sont pourtant très nombreuses. J'ai donc sauté sur l'occasion pour nous concocter un petit festin éthiopien il y a quelques semaines, et je pense que je vais devoir recommencer bientôt pour écouler le chou qui nous reste!

C'était certes un peu long de préparer les différents composants du repas, mais ça en valait la peine car tout était délicieux ! Comme quoi, l'avalanche de chou n'a pas que des mauvais côtés !


Dans mon assiette, il y avait (dans le sens des aiguilles d'une montre) :

* Gomen : du chou sauté à l'ail et gingembre. J'ai utilisé cette recette, qui se fait normalement avec des "collard greens", une variété de chou à grandes feuilles plates très utilisé dans la cuisine afro-caraïbéenne, brésilienne et portugaise. Je n'en ai jamais trouvé en France mais le kale en est un proche cousin, j'ai donc utilisé du kale violet de notre panier AMAP à la place.

* Tikil gomen / atakilt wat (je n'ai pas réussi à savoir lequel de ces deux noms est exact) : la fameuse poêlée de chou, pommes de terre et carottes (et piment, normalement, mais nous n'en avons pas mis). J'ai utilisé un mélange de plusieurs recettes : celle-ci pour les quantités de légumes, celle-là pour les épices en début de cuisson (mais la précédente propose a peu près le même mélange), et enfin cette dernière pour la technique de cuisson et le dosage du curcuma.

* Riz thaï blanc (pas du tout traditionnel mais je n'avais plus assez d'injera)

* Pseudo-injera à la farine de sarrasin. L'injera est une crêpe fermentée à base de farine de teff, qui sert à la fois de base pour disposer les différents composants du repas, et de couverts (on en déchire de petits bouts de la main droite et on s'en sert pour manger les plats). J'ai utilisé cette recette pour une pâte à injera express sans fermentation (il y a également une méthode pour réaliser la crêpe de façon plus traditionnelle si vous prévoyez le coup la veille) et j'ai remplacé la farine de teff, que je n'avais pas, par de la farine de sarrasin. J'ai beaucoup aimé le résultat, mais c'était très salé (et pourtant je suis quelqu'un qui aime manger salé !) donc je ferai plus attention à l'assaisonnement la prochaine fois.

* Messir wat : lentilles corail aux épices berbéré, un mélange très parfumé (et normalement très piquant !) que j'avais préparé en suivant une recette dans Afro Vegan de Bryant Terry. J'ai utilisé cette recette, mais celle-ci s'en rapproche beaucoup et a l'avantage de proposer un mélange d'épices assez proche de celui que j'avais. J'ai vraiment adoré ce plat si simple et pourtant plein de saveur, si vous ne devez en essayer qu'un seul c'est celui-ci!

Pour une prochaine fois, j'aimerais aussi tester une recette à base de pois cassés (kik alicha) et une autre à base de haricots verts (fossolia), et encore plein d'autres !

mercredi 11 avril 2018

Falafels à l'ail des ours // Wild garlic falafels

Happy birthday to me ! Aujourd'hui, je souffle ma 28e bougie, et j'ai décidé de fêter ça avec une recette de... Falafels! Si vous vous attendiez à un gâteau, c'est loupé. Il faut dire que je ne suis pas très douée en pâtisserie, ou en tout cas pas pour inventer des recettes! Je sais rajouter du zeste de citron ou des pépites de chocolat dans un gâteau au yaourt, mais ça s'arrête là... Je suis beaucoup plus à l'aise avec le salé !





Et puis pourquoi je ne pourrais pas me faire des falafels d'anniversaire ? C'est, après tout, un de mes plats préférés et pourtant je n'en fais que trop rarement à la maison (bon, par contre, pour planter les bougies dedans, c'est pas gagné...). Il y a quelques temps, après être allée cueillir un beau bouquet d'ail des ours, j'ai réfléchi à ce que je pourrais en faire. J'ai spontanément pensé à ma focaccia, puis à des gnocchis (#lespatescestlavie), et d'un coup, paf, l'illumination! DES FALAFELS A L'AIL DES OURS!!! J'en salivais rien que d'y penser, déjà que les falafels, c'est délicieux puissance 1000, alors avec le parfum délicat de l'ail des ours, ça ne pouvait qu'être de la bombe!





On imagine souvent que ces petits boulettes sont difficiles à réaliser, mais en fait, c'est une recette très simple. Le secret, c'est d'utiliser des pois chiches crus qu'on laisse tremper une nuit, et qu'on mixe avec des aromates. On obtient alors une pâte facile à modeler, et qui se tient parfaitement à la cuisson. J'ai opté pour une cuisson classique dans un bain de friture (enfin, un demi-bain, en retournant régulièrement mes boulettes), mais si vous essayez la cuisson au four, faites-moi savoir si ça fonctionne! Pour les accompagner, nous avions fait des wraps en suivant cette recette, et j'avais préparé un assortiment de crudités (épinard frais, lamelles de chou rouge, d'oignon rouge et de carotte jaune) ainsi qu'une sauce au tahin (3 cc de tahin + 1 petite gousse d'ail pressée + 1 pincée de sel + de l'eau pour diluer, c'était très bon mais attention à l'haleine après ça!) mais vous pouvez bien évidemment faire avec ce que vous avez sous la main! Si vous êtes vraiment un fana d'ail des ours, vous pouvez même faire une petite sauce au yaourt, citron et ail des ours haché pour accompagner vos falafels, ou encore un beau houmous vert, voire même un pesto! Vous pouvez aussi servir ces falafels au sein d'un mezzé, accompagné d'autres petites bouchées comme des champignons à la melasse de grenade, un taboulé printanier (que vous pouvez pimper avec de l'ail des ours, lui aussi)(la nana qui ne lâche pas l'affaire ^^) ou des chaussons parfumés au citron confit (je vous laisse deviner ce que vous pouvez mettre dedans en plus :p). Alors, vous choisissez quoi comme option, les wraps 100% ail des ours ou le mezze à l'ail des ours?




Falafels à l'ail des ours {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une vingtaine de falafels :
- 200 g de pois chiches secs
- 1 cc + 1/2 cc de bicarbonate de sodium
- 1 petit oignon
- 1 petite gousse d'ail
- une quinzaine de feuilles d'ail des ours
- 2 cc de cumin
- 1 cc de coriandre en poudre
- 1/2 cc de menthe séchée
- 1/2 cc de sel
- 1/4 cc de poivre
- farine de pois chiches (selon l'humidité de la pâte)
- huile végétale pour friture
- pour servir : wraps ou pains pitas, crudités, sauce au tahin ou au yaourt, houmous, ...

La veille, faire tremper les pois chiches dans un grand volume d'eau additionné d'une cc de bicarbonate de sodium.

Le jour même, quelques heures avant de débuter la cuisson, égoutter les pois chiches et les rincer. Il est conseillé de les peler (je le fais en les frottant très fort dans mes mains dans l'eau de trempage, les peaux remontent à la surface) mais c'est une étape qui prend du temps et il me semble avoir déjà fait des falafels en gardant la peau des pois chiches sans que cela ne change beaucoup la recette.

Peler l'ail et l'oignon et les hacher grossièrement. Nettoyer l'ail des ours et le hacher finement.
Dans le bol d'un mixeur, placer les pois chiches égouttés, 1/2 cc de bicarbonate de sodium, l'ail, l'oignon, les trois quarts de l'ail des ours, les autres épices et la menthe séchée. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte.

Verser dans un saladier, ajouter l'ail des ours restant et mélanger à la fourchette. Si le mélange paraît trop humide, ajouter quelques cs de farine de pois chiches. On doit pouvoir former facilement des boulettes sans que la pâte ne colle trop aux mains. Lisser la pâte avec le dos d'une cuillère, couvrir le saladier et placer au frais pour quelques heures.

Une fois que la pâte a reposé, former des boulettes de la taille d'une balle de ping-pong (j'ai pu en faire 18).

Faire chauffer de l'huile végétale dans une poêle ou une casserole. Dans l'idéal, il faudrait pouvoir y plonger entièrement les falafels, mais il est aussi possible de les cuire dans 2 à 3 cm d'huile en les retournant avec précaution.

Quand l'huile est chaude (un morceau de pain plongé dedans doit provoquer des grésillements et des petites bulles), plonger les falafels dans le bain de friture. Procéder en plusieurs fois pour ne pas qu'ils se touchent dans la casserole. Faire frire jusqu'à​ ce qu'ils soient dorés de tous les côtés.

Servir chaud dans un mezze ou dans des wraps ou pains pitas avec des crudités et la sauce de votre choix (pour moi : épinards frais, chou rouge, carotte jaune, oignon rouge, sauce au tahin). Vous pouvez préparer les falafels à l'avance et les réchauffer au four au moment de servir.





Wild garlic falafels {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Yields about 20 falafels :
- 200 g dried chickpeas
- 1 + 1/2 tsp baking soda, divided
- 1 small onion
- 1 small garlic clove
- about 15 wild garlic leaves
- 2 tsp cumin powder
- 1 tsp coriander powder
- 1/2 tsp dried mint
- 1/2 tsp salt
- 1/4 tsp black pepper
- vegetable oil for frying
- to serve : pita bread or tortillas, your choice of crudités and sauce (tahini or yogurt sauce, hummus, ...)

The night before, soak the chickpeas in water with 1 tsp baking soda.

A few hours before cooking, drain and rinse the chickpeas. It is advised to peel them (I do this by rubbing them hard into my hands in the soaking water so that the skins float on top) but it is a hard, time consuming step and I think I've already made falafels without peeling the chickpeas and they turned out fine.

Peel the onion and garlic and choap coarsely. Rince the wild garlic and chop finely.
In a food processor, add the drained chickpeas, remaining 1/2 tsp baking soda, onion, garlic, 3/4 of the wild garlic, mint and the remaining spices. Blend until you get a paste.
Put the paste in a wide bowl and add the remaining wild garlic and toss with a fork. The batter shouldn't be too wet and should hold its shape when pressed in the hand, without being too sticky. If not, add a couple tsp chickpea flour and mix well.

Flatten the mix with a spoon, cover the bowl and place in the fridge for a few hours.
Once the batter has rested, use your and to form balls of the size of a ping-pong ball (I made 18 pieces).

Heat the oil in a pan or pot. Ideally, it should entirely coat the falafels, but it also works if you cook them in a few inches of oil, flipping them carefully.

When the oil is hot (a cube of bread should sizzle), add the falafels to the pot. Do not overcrowd. Cook until golden and crispy all over.

Serve hot as a part of a mezze, or with pita bread or tortillas and your choice of crudités and sauce (I used fresh spinach leaves, red cabbage, julienned yellow carrots, red onion, and tahini sauce). The falafels can also be made ahead of time and reheated in a hot oven before serving.