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jeudi 1 juin 2017

Deux astuces pour utiliser l'okara : parmesan végétale et substitut d'oeuf

Je sais que je dis ça à chaque fois que je reviens après une absence prolongée sur ce blog, mais là, j’avais VRAIMENT pas prévu de vous abandonner comme ça aux deux tiers du défi végane 21 jours. A vrai dire, j’avais une recette pour la troisième semaine, en laquelle je plaçais beaucoup d’espoir. Visuellement, j’étais contente du résultat. Malheureusement, à la dégustation, ce fut la catastrophe. Le résultat était trèèèèès loin de ce que j’espérais, voire même, n’ayons pas peur des mots, franchement mauvais… Le problème c’est que j’ai maintenant toute une quantité de ce truc dans mon congélo (bah ouais, j’aime pas jeter de la nourriture) et qu’il va bien falloir que je trouve un moyen de le finir… Heureusement, j’ai réussi à en planquer un petit peu dans un plat récemment, donc j’espère bien arriver à en venir à bout, même si ça doit me prendre trois mois! J'ai déjà réfléchi à une nouvelle version, qui pourrait s’avérer beaucoup plus concluante que mon premier essai, ce que j'espère fortement car je n'ai pas vraiment envie de me retrouver avec une double ration de truc pas bon dans mon congel... Mais pas question que je lâche l’affaire car c’est une recette qui me tient réellement à cœur, donc je compte bien arriver à mes fins ! Ah, vous vous demandez peut-être de quoi il s’agit ? (comment ça, « non » ??!!) Eh bien pour l’instant, je vais garder le secret ;) Bon, vous attendez pas non plus à un truc ouffissime qu’on pourrait croire sorti de chez Pierre Hermé, c’est pas vraiment le genre de la maison hein. Je vous dirai juste que c’est une recette salée qui s’inscrit dans ma rubrique Version Tradi, Version Veggie, et qui devrait me rouvrir certaines possibilités en cuisine, que j’avais dû fermer en renonçant aux produits laitiers.

Après l’échec de cette mystérieuse recette (et à laquelle je n’avais évidemment pas prévu de plan B), j’ai voulu me rattraper la semaine dernière en vous proposant du sucré cette fois-ci, à savoir des financiers véganes. Mais encore une fois, j’ai raté mon coup… J’avais devant moi quelque chose de très bon, mais d’absolument pas présentable puisque j’avais fait ma feignasse et omis de huiler mes moules… Impossible donc d’en sortir mes petites douceurs sans les détruire totalement, et je ne pouvais décemment pas vous photographier un tas de miettes et vous dire « c’est moche mais c’est bon ! ». Là aussi je compte bien retenter le coup, mais sans sauter d’étapes ! J’attends juste que les températures redescendent un peu pour rallumer le four ;)

Bref, vous l’avez compris, ces deux dernières semaines n’ont pas vraiment été placées sous le signe du succès, c’est le risque du développement culinaire. J’avais bien quelques autres idées à tester, mais j’avoue qu’après deux échecs coup sur coup, je n’avais pas vraiment envie de me risquer à aller vers un troisième, comme le dit si bien le proverbe… Donc pour conjurer le sort, je vous propose aujourd’hui deux « recettes » hyper faciles, ou plutôt devrais-je dire deux astuces (le qualificatif de recette est vraiment exagéré au vu de la simplicité du truc) pour utiliser de l’okara d’amande et d’avoine. Pour ceux du fond qui n'auraient pas suivi, j’ai décidé de fabriquer mes laits végétaux pour réduire encore un peu le volume de mes déchets. Je ferai un article plus détaillé à ce sujet car j’ai pas mal de choses à dire là-dessus, mais en attendant sachez que celui que je fais le plus souvent est le lait d’avoine, suivi par le lait d’amande, mais bien moins fréquemment. Je me retrouve donc régulièrement avec de l'okara sur les bras, cette pulpe solide qui reste après que l’on ait égoutté le lait. Et comme je l’ai dit plus haut, j’aime pas jeter, surtout quand on sait que l’okara présente de nombreux bénéfices sur le plan de la santé mais aussi en cuisine. Je vous avais déjà aiguillé vers des articles recensant quelques idées pour l’utiliser (ici, ici, , et encore ), et j’ajoute aujourd’hui ma pierre à l’édifice.

On commence par l’okara d’amande. Il m’était déjà arrivé d’en déshydrater pour le mélanger à de la poudre d’amandes (même si la texture et le goût restent assez différents, d’ailleurs si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la poudre d’amandes n’a pas du tout la même saveur et le même aspect que des amandes moulues par mes soins, je prends !), mais cette fois-ci j’ai eu l’idée de l’utiliser de façon salée. Etant à court de parmesan végétal (ma recette habituelle est ici), j’ai tout simplement pensé que de mon okara d’amandes, une fois déshydraté, ferait une base parfaite pour une nouvelle fournée. Et en effet, ça marche à merveille, et l’avantage de cette recette est qu’elle rancit beaucoup moins vite qu’une à base de noix et de graines. Et la seconde bonne nouvelle c’est que vous pouvez faire pareil avec de l’okara de cajou, et peut-être même de noix également !


Parmesan végétal à l’okara {végétalien, sans soja}
Pour un petit pot :
- l’okara d’un demi-litre de lait d’amandes (préparé avec 50 g d’amandes sèches), ou de cajou, ou de noix
- 2 cs de levure maltée
- 1 cc d’ail semoule
- ½ cc de sel

(Optionnel : placez votre okara encore humide dans un bocal, fermez hermétiquement et laissez fermenter un ou deux jours à température ambiante ou 5 jours à une semaine dans le frigo)

Etalez l’okara sur une plaque de four en une couche fine et déshydratez à 50°C pendant 2h, ou jusqu’à ce que vous obteniez une poudre bien sèche, en remuant de temps en temps. Vous pouvez aussi utiliser un déshydrateur ou laisser sécher à l’air libre dans un endroit chaud et bien aéré.

Placez l’okara déshydraté avec les autres ingrédients dans le bol d’un mixer et mixez brièvement. Conservez dans un bocal hermétique à température ambiante. Utilisez comme du parmesan classique, sur des pâtes, des gratins, dans du risotto, sur des pizzas, des légumes grillés, …

Passons maintenant à l’okara d’avoine. Alors là ça va être encore plus rapide ! L’okara d’avoine est très collant et fait un très bon substitut d’œuf en pâtisserie. Si vous recherchez seulement un effet liant (par exemple pour des pancakes ou galettes de céréales), mélangez simplement 1 cs d’okara d’avoine avec 2 cs d’eau et utilisez à la place d’un oeuf. Pour un effet liant et gonflant (par exemple dans des cookies, ou dans les buns à burger en photo ci-dessous, bien que je me demande si l'oeuf est réellement nécessaire... Je vais faire quelques tests supplémentaires et je vous posterai peut-être le résultat de mes recherches!), mélangez 1 cs d’okara d’avoine avec 1 cs d’eau, 1 cs de vinaigre de cidre et ½ cc de bicarbonate de soude et utilisez à la place d’un oeuf. Si, comme moi, vous fabriquez régulièrement du lait d’avoine mais n’avez pas systématiquement besoin d’utiliser l’okara de suite, vous pouvez aisément le congeler dans des moules à glaçon, en le séparant en portions d’1 cs. Préférez des moules en silicones pour faciliter le démoulage. Une fois votre okara congelé, vous pouvez le sortir des moules et le mettre dans des sachets de congélation ou dans des boîtes sans risquer que les portions ne se collent entre elles. Pour l’utiliser, sortez-le un peu en avance et laissez décongeler à température ambiante (une demi-heure à une heure environ) avant de mixer avec l’eau ou les autres ingrédients.


Allez, comme d'habitude je vais clore cet article en promettant une plus grande régularité, d'autant plus que j'ai plusieurs articles sous le coude (dont mes articles sur Cuba qui attendent depuis deux mois maintenant...) donc il va bien falloir que je finalise tout ça! Ca tombe bien, je pars en weekend prolongé dans ma famille et on nous prévoit de la pluie, je n'ai donc aucune excuse!

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