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jeudi 30 janvier 2020

Protéines de soja à la sauce cacahuète et curry thaï

Je devrais appeler ce blog Crazy Green Phoenix, vu le nombre de fois où je le fais renaître de ses cendres après l'avoir abandonné pendant des mois... Sauf que cette fois-ci, je ne vais pas faire la promesse d'être à nouveau régulière dans mes publications. J'ai fini par accepter que mon rythme de vie n'est plus le même ces derniers mois, et que l'époque où j'avais le temps de faire de la photo et de poster toutes les semaines est révolu. Pour autant, je ne compte pas abandonner cet espace, mais j'y viendrai de manière plus sporadique, en fonction de mes disponibilités et de mon inspiration. Il y a quand même un avantage pour vous au au fait que je sois moins présente ici, c'est que les recettes que je partage sont plus proches de ce que je mange réellement, alors qu'au début de ce blog il m'arrivait de créer des recettes que je n'ai jamais refaites, juste pour pouvoir faire un article (exemple typique : ces spaghettis de courgette crus à la sauce forestière...).

Le plat que je vous présente aujourd'hui est un exemple typique de ce que l'on peut trouver régulièrement dans mon assiette es derniers temps. A vrai dire, c'est une de mes recettes de flemme/fin de placards par excellence. Pourtant, j'ai longtemps eu un usage très restreint des protéines de soja, me limitant à utiliser le type "petits morceaux" à la place de la viande hachée dans une bolognaise ou un chili, des lasagnes (elles ont depuis été remplacées par du tofu Rosso) ou autre gratin, et parfois dans des farces ou steaks végétaux/boulettes (9,9 fois sur 10 en suivant des recettes de Marie Laforêt dans Vegan, ou alors cette recette chez Du Bio dans mon Bento que j'aime beaucoup). La seule fois où vous avez vu des PST sur ce blog, c'est pour ma version végane de l'axoa, et là encore il s'agit d'un usage de type "viande hachée". En revanche, je ne les utilisais jamais comme substituts de viande en gros morceaux, en sauce ou dans des poêlées, préférant plutôt le tofu ou le seitan. 


Et puis Mélanie du blog Le Cul de Poule (que j'adore et que je vous conseille x 1000 si vous ne connaissez pas déjà) a changé ma vie (oui oui, rien que ça !) avec sa recette de PST en sauce gravy qu'elle a postée sur Instagram. Le principe est simple : on réhydrate les protéines dans une casserole avec du bouillon, et quand elles sont tendres et que presque tout le liquide à été absorbé, on ajoute les ingrédients de la sauce (miso + ail en poudre + sucre pour la sauce gravy) et un peu de fécule pour épaissir le tout. Yapluka servir avec l'accompagnement qui va bien ! J'ai voulu improviser une variante à ma façon, c'est à dire avec des saveurs asiatiques, et c'est comme ça qu'est née cette recette (enfin, pour être honnête j'étais d'abord partie sur une version mafé avec concentré de tomate, gingembre et beurre de cacahuète et finalement je n'ai pas pu résister à l'appel du curry thaï ^^'). Le résultat ayant immédiatement fait l'unanimité (bon c'était pas bien compliqué, on est que 2 et on adore les cuisines asiatiques, mais quand même!), ce plat est devenu un vrai basique à la maison car j'ai toujours les ingrédients pour la faire dans mes placards, même quand on a pas fait de courses depuis 3 semaines. En plus il ne demande aucune préparation en amont, ne salit qu'une casserole, et est prêt en 15 minutes, tout pile le temps de faire cuire du riz pour servir avec. La perfection, en somme !

La recette que je vous donne ci-dessous est vraiment une base avec des ingrédients du placards, mais vous pouvez la parfumer encore plus en rajoutant des tranches de gingembre frais ou un bâton de citronnelle dans le bouillon. Et si les saveurs thaïes ne sont pas votre dada, il est possible de faire plein d'autres variations, je vous donne des exemples en fin de recette. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à les partager en commentaire !


Protéines de soja à la sauce cacahuète et curry thaï {végétalien, sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 50 g de protéines de soja déshydratées (moyens morceaux)
- 20 cl de bouillon de légumes froid (ou 20 cl d'eau + 1/2 cube de bouillon de légumes)
- 1 cs de sauce soja (sans gluten si besoin)
- 1,5 cs de beurre de cacahuète
- 1 cc de pâte de curry rouge thaï (à doser selon le goût et la résistance au piment)
- 1 cc de sucre
- jus de citron vert au goût (optionnel)
- 1/4 cc de gingembre en poudre (optionnel)
- 1 cc de fécule de maïs ou de pomme de terre diluée dans 2 cs d'eau froide
- pour servir : herbes fraîches (coriandre, ciboule, basilic thaï), cacahuètes concassées, riz parfumé ou nouilles de riz

Dans une petite casserole, mettre les protéines de soja et recouvrir avec le bouillon. Ajouter la sauce soja.

Porter à ébullition, puis laisser mijoter à petits bouillons pendant environ 15 min, jusqu'à ce que les protéines soient tendres et qu'il ne reste qu'environ 1/3 du liquide. Selon les protéines de soja, cela peut prendre plus ou moins de temps et peut nécessiter d'ajuster la quantité de liquide.

Sur feu doux, diluer le beurre de cacahuète et la pâte de curry dans la casserole. Ajouter le sucre et le gingembre en poudre. Rectifier l'assaisonnement à l'aide de sauce soja, sucre et jus de citron vert pour obtenir l'équilibre souhaité entre sucré, salé et acide.

Lorsque la sauce est à votre goût, ajouter la fécule préalablement diluée dans un peu d'eau, et laisser épaissir quelques minutes à petits bouillons.

Servir immédiatement, parsemé d'herbes fraîches et de cacahuètes concassées et accompagné de riz ou de nouilles de riz.

Variantes : pour toutes les variantes, conserver la quantité de PST et de bouillon, ainsi que la fécule en fin de cuisson et remplacer la sauce soja, le beurre de cacahuète, le curry et le gingembre par les ingrédients ci-dessous :
- sauce gravy : voir la recette de Mélanie en lien dans le texte
- façon provençale : en fin de cuisson, diluer 2 cs de concentré de tomates dans le bouillon et ajouter des herbes de Provence et de l'ail en poudre
- façon couscous : en fin de cuisson, ajouter 2 cs de concentré de tomates et du raz el hanout
- façon mafé : suivre la recette façon thaïe en remplaçant la sauce soja par 1 cc de miso blond et la pâte de curry par 1 cs de concentré de tomate
- sauce à la moutarde : en fin de cuisson, rajouter de la moutarde de Dijon ou à l'ancienne (1 cc ou plus au goût) et 10 cl de crème végétale. En option : ajouter 1 cc de miso blond en début de cuisson
- curry/coco : en fin de cuisson, ajouter 10 cl de lait de coco et du curry en poudre.

mardi 30 janvier 2018

Sauce curry pour nuggets (ou tout ce que vous voulez!) comme chez l'Américain // Apple curry sauce for nuggets (or whatever you want!)

Il y a quelques temps, j'avais recrée en version végétale la sauce "Pommes-frites" de chez McDo, et j'avais dit que je m'attaquerais ensuite à la sauce curry des nuggets. Eh bien c'est maintenant chose faite !


Je ne suis pas très familière de cette sauf vu que je mangeais rarement des nuggets, mais quand on a déménagé, on a logé chez une collègue de chéri pour quelques jours, et pour ne pas trop salir sa cuisine les midis, on avait acheté des plats tout prêts, faciles à cuisiner, et notamment des steaks de tofu au curry. Ils se sont avérés très fades, alors on a fouillé un peu dans le frigo pour trouver de quoi les relever, et on est tombés sur une barquette de cette fameuse sauce. Je l'ai trouvée très bonne, et comme la liste des ingrédients était simple, je me suis dit que je pourrais la recréer chez moi!



Chéri a déclaré que ma version était tout à fait conforme à l'originale, c'est donc une victoire ! On l'a servie avec des nuggets de millet et légumes et c'était parfait. La recette des nuggets est ici, c'est une de nos préférées, on la réalise sans graines de chanvre ni psyllium et ça marche très bien quand même! Ici on a remplacé la carotte par du navet boule d'or, qu'on a reçu en quantité astronomique à l'AMAP et dont on est pas vraiment fait, donc on cherche à le planquer un peu partout... Et là aussi c'était une réussite ! J'ai donc bon espoir qu'on arrive à écouler notre stock, ouf!



Sauce curry pour nuggets (ou tout ce que vous voulez ;) {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour un petit pot :
- 1/2 oignon rouge 
- 1 pomme (de préférence une variété à compote)
- 1/2 à 1 cs de sucre
- 3 cs de ketchup (ou 2 cs de concentré de tomate + 1 cs de vinaigre de cidre ou de riz)
- 1 cs de sauce soja
- 1 cc de poudre de curry
- 1 cs de fécule de maïs ou de pomme de terre
- huile végétale

Emincer finement l'oignon et faire revenir dans un peu d'huile végétale dans une petite casserole jusqu'a ce qu'il soit bien doré, presque noirci (ça permet de faire ressortir sa saveur sucrée).

Ajouter la pomme pelée et coupée en peur dés, environ 5 cs d'eau, et le sucre (à doser selon le gout de votre pomme). Bien mélanger en grattant le fond de la casserole pour en décoller les sucs de cuisson.

Couvrir et laisser comporter quelques minutes (la durée de cuisson dépendra de la dureté de votre pomme). Quand les morceaux de pomme sont bien mous, mixer avec tous les autres ingrédients à l'aide d'un mixeur plongeant ou dans un blender.

Remettre la sauce sur feu doux et faire épaissir pendant une dizaine de minutes en remuant constamment avec un fouet (si vous arrêtez de remuer, la sauce va faire des bulles et va projeter des petites gouttes brûlantes un peu partout, donc vous allez repeindre votre cuisine et vous bruler les mains en même temps... Désolée d'avance pour vos bras qui vont vous faire mal à force de mélanger...)

Laisser refroidir et servir avec des nuggets (ou tout ce que vous voulez !) Conserver au frigo dans un pot ou tuperware fermé pendant une semaine. Vous pouvez aussi mettre la sauce en bocal et la stériliser pour la conserver plus longtemps.

After my (successful) attempt at veganizing McDonalds French fries sauce, here's another one (which is already vegan btw) : the sweet curry sauce served with nuggets. It only took me one attempt to get it right as the ingredients list is pretty straightforward, and it tastes just like the original thing. We had it with millet, turnip and broccoli nuggets (recipe here, we did not use hemp seeds not psyllium, and used turnip in place of the carrot) and it was perfect, but you can of course dip whatever you like in it!



Apple curry sauce for nuggets (or whatever you want) {vegan, gluten-free, nut-free}
Makes 1 small jar :
- 1/2 red onion 
- 1 apple (preferably a soft one, suitable for cooking)
- 1 /2 to 1 tbsp sugar (depending on how sweet is your apple)
- 3 tbsp ketchup (or 1 tbsp tomato paste + 1 tbsp apple cider or rice vinegar)
- 1 tbsp soy sauce 
- 1 tsp curry powder 
- 1 tbsp cornstarch 
- vegetable oil 

Finely diced the onion and cook in a small pot with a bit of oil, until well golden (it must actually be on the edge of burning, this way it will release its sweet aroma).

Peel the apple and cut it in small dices. Add them to the pot with 5 tbsp water and the sugar. Cover and simmer on low heat until the apple is very soft (the cooking time will depend on how soft your apple was at first).

Blend with all the remaining ingredients and put back on fire to thicken, stirring constantly, for about 10 min. If you stop stirring, the sauce will start to bubble and splatter and not only your kitchen will be painted in curry sauce, but you'll get burnt with the splatters. So I know it is painful to stir the sauce constantly but keep going!

Leave to cool and serve. Can be kept 1 week in the fridge in a sealed jar or Tupperware.

jeudi 11 janvier 2018

La tarte aux pommes de ma maman // My mom's apple pie

Début janvier, la blogo food devient un peu lunatique. Les 2 ou 3 premiers jours de l'année, on ne parle que cures détox au jus, soupes, salades, et autres plats légers. Et puis même pas une semaine semaine après, on perd tout sens commun face a l'arrivée de l'Épiphanie, et on noie toutes nos bonnes résolutions dans une avalanche de recettes de galettes. Moi-même, je ne ferai pas exception : après la soupe de la semaine dernière, je vous propose aujourd’hui une petite douceur.



En revanche, là où je fais un peu bande à part, c'est que je ne vous proposerai pas de galette. Non pas que ce soit déjà trop tard pour ce genre de recettes, vu que désormais, on trouve des galettes en boulangerie du 27 décembre (juste histoire de dire qu’on a attendu un peu après Noël) au 28 janvier (juste histoire de dire qu’on en a pas bouffé pendant TOUT le mois de janvier), mais parce que l’internet mondial regorge déjà de recettes et que je me suis dit que j’avais pas grand-chose à apporter de plus sur le sujet. Enfin si, un instant j’ai pensé faire une brioche à la frangipane, histoire de régler le conflit qui divise les français à chaque début d’année (et mon couple avec, chéri étant #teamcouronne et moi #teamfrangipane. Enfin bon cette année on a refusé de trancher le débat et on a fait les deux ^^ ou du moins on a essayé, mais comme j’ai pas mis assez de levure dans ma brioche on s’est retrouvés avec du pain sucré… Heureusement chéri a aimé quand même, et il a aussi kiffé ma frangipane, victoire !) (ah et non, venez pas me dire que vous êtes #teampommes hein, on parle de trucs sérieux ici ! C’est quoi cette idée d’appeler « galette » un chausson aux pommes géant ?! :p)



Mais bon j’me suis dit que pour le coup, la brioche à la frangipane ça serait vraiment too much, alors comme j’ai encore un peu pitié de vos estomacs (et surtout du mien !) je me suis abstenue. Par contre, le 6 janvier, on fête autre chose chez moi : l’anniversaire de mon papa ! Et son gâteau préféré, c’est la tarte aux pommes. Donc j’ai décidé de vous proposer la recette de la tarte aux pommes telle qu’on la fait chez moi, mais en version végane !



Bon, je sais, vous vous dites que j’ai définitivement craqué mon slip cette année, après la soupe-poireaux-patates-que-tout-le-monde-sait-faire, la tarte-au-pommes-que-tout-le-monde-sait-faire. Certes, mais cette recette, c’est pas juste une recette de tarte aux pommes. C’est THE recette de tarte aux fruits super facile et adaptable, qui marche aussi avec les poires, les prunes, les abricots, les pêches, la rhubarbe, ... Ma mère et ma tante ont toujours fait leurs tartes aux fruits de cette manière, avec un appareil crémeux, un peu comme une quiche en version sucrée. Pour véganiser la recette, rien de plus simple, il m’a suffi de remplacer les œufs par de la fécule et d’ajouter un peu plus de liquide pour compenser.



J’ai toujours cru que c’était la recette classique pour les tartes aux fruits, celle que tout le monde faisait, sauf les boulangeries qui utilisaient de la compote et du glaçage dégueu. Et puis, en faisant des recherches sur internet et en discutant avec chéri pour préparer cet article, j’ai réalisé que ce n’était pas une recette si classique que ça, et qu’il s’agissait en fait de tarte aux pommes à l’alsacienne, soit une spécialité d’une région située à l’opposé exact de celle où j’ai grandi (le Béarn), et dans laquelle j’habite depuis à peine quelques mois ! J’ignore d’où ma mère et ma tante tiennent cette recette, à ma connaissance elles n’ont jamais visité l’Alsace et je ne pense pas avoir d’ancêtres alsaciens de ce côté de la famille. En attendant de résoudre ce mystère, je vous invite à passer aux fourneaux ;)


Tarte aux fruits de ma maman {végétalienne, option sans soja}
Pour une tarte :
Pâte :
- 150 g de farine de blé
- 2 cs de sucre de cane blond
- 4 cs d'huile végétale (olive, tournesol, coco)
- 1 pincée de sel
- eau
Garniture
- 2 ou 3 pommes selon leur taille, la recette fonctionne avec n'importe quelle variété (ou autres fruits au choix : poires, prunes, pêches, brugnons, nectarines, abricot, rhubarbe, ...)
- 20 cl de crème végétale
- 10 cl de lait végétal nature
- 2 cs de fécule de maïs
- 2 cs de poudre d'amandes
- 1 à 2 cs de sucre blond (selon vos fruits)
- 1/4 cc de cannelle moulue (ou autre épice selon vos goûts et les fruits choisis : vanille, cardamome, citron, fleur d'oranger, ...)
- 1 pointe de couteau de curcuma (optionnel, pour la couleur)

Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel. Ajoutez l'huile et mélangez du bouts des doigts pour incorporer l'huile à la farine. Ajoutez de l'eau petit à petit en pétrissant, jusqu'à obtenir une boule de pâte homogène.

Etalez la pâte sur un plan de travail fariné et disposez-la dans un moule à tarte.

Epluchez vos fruits et coupez-les en tranches. Pour Les prunes et abricots, coupez-les en deux et dénoyautez-les. Pour la rhubarbe, épluchez-la et découpez-la en tronçons d'environ 1 cm, mettez-les dans une passoire avec 1 ou 2 cs de sucre et mélangez bien, puis laissez dégorger 30 min à 1h avant d'utiliser.

Répartissez-les sur votre pâte (ici j'ai laissé les quarts de pommes groupés avec les tranches en éventail, mais vous pouvez aussi répartir les fruits en cercles concentriques, ou même les couper en dés et les parsemer sur la pâte).

Dans le saladier, mélangez la fécule, le sucre, la poudre d'amande et les épices de votre choix (sauf extrait liquide, à rajouter en fin de mélange). La cannelle et la vanille se marient avec tous les fruits, la cardamome s'associe bien à la pomme ou à la prune, la fleur d'oranger aux pêches et abricots, ...

Versez la crème végétale et le lait sur le mélange sec, en remuant bien pour éviter les grumeaux.

Versez l'appareil à tarte ainsi obtenu sur les fruits et enfournez à 180°C pendant 30 à 40 minutes, jusqu'à ce que la tarte soit dorée. Servez tiède ou à température ambiante.



This is how my mom and my aunt used to make apple (and other fruits such as pear, peach, plums, rhubard, etc) pie. I thought it was a classical recipe for fruit pie but I recently discovered that it is actually a speciality from a region on the opposite side of the country to the one I grew up, and where I've been living now for a few months! It's an easy and adaptable recipe that you can customise to your taste : use whatever stone fruit and spices you like, for example cinnamon and vanilla works great with everything, cardamom is nice with pears and plums, lemon with peaches, ... The original recipe is not vegan, so I just swapped the cream for vegan creamer and the eggs for cornstarch and plant milk. Easy as a pie!


My mom's apple pie {vegan, soy-free option}
Makes 1 pie (serves 8)
Crust
- 150 g flour
- 2 tbsp light cane sugar
- 1 pinch salt
- 4 tbsp vegetable oil (sunflower, olive, melted coconut)
- water
Filling
- 2 or 3 apples, any kind will work (or pears, peaches, plums, apricots, rhubarb, ...)
- 200 ml vegan creamer (a bit less than 1 cup)
- 100 ml plant unsweetened milk (a bit less than 1/2 cup)
- 2 tbsp cornstarch 
- 2 tbsp ground almonds
- 1 to 2 tbsp light cane sugar (depending on the sweetness of your fruits)
- 1/4 tbsp cinnamon (or any spice you like with the fruits you've chosen : ground cardamom, vanilla, ginger, lemon zest, orange blossom water, ...)
- 1 pinch ground turmeric (optional, for the colour)

For the crust : in a wide bowl, mix the flour, sugar and salt. Add the oil and mix with your fingertips to incorporate. Add water gradually and knead until a soft ball forms.

Roll on a floured surface and put into a pie dish.

Peel and slice or dice (depending to your liking) the fruits. For the plums and apricots, cut in halves and remove the pit. For the rhubarb, peel the stalks and dice them, then place into a colander and sprinkle with 1 or 2 tbsp sugar. Toss and leave to rest for 30 minutes to 1 hour before using.

In the bowl used to make the crust, mix the cornstarch, ground almonds, sugar and spice. Pour the creamer and milk on top, whisking constantly to avoid any lumps.

Spread the fruits on the crust and pour the cream on top.

Bake 30 to 40 minutes at 180°C, or until golden on top. Serve warm or at room temp.

mercredi 3 janvier 2018

Soupe aux fanes de poireaux et pommes de terre // Potato and leek top soup

Bonjour bonjour! Bienvenue en 2018! Je suis contente de voir cette nouvelle année débuter, à un moment j'ai presque cru qu'on ne l'atteindrait pas, avec les deux dingues aux Etat-Unis et en Corée du Nord qui menaçaient de se balancer des ogives nucléaires à la tronche... Haha quelle entrée en matière n'est ce pas?! Sur une note plus gaie, je vous souhaite une merveilleuse et épanouissante année 2018, pleine de bons moments partagés avec ceux que vous aimez !





J'espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d'année, entourés de gens que vous aimez, à enchaîner les repas sans fin et à vider des boîtes de chocolat. Pas facile la reprise après tout ça, hein? Si vous êtes dans le même état que moi actuellement, vous avez sûrement l'estomac qui crie grâce, ainsi qu'une flemme intersidérale pour faire à manger après avoir cuisiné deux repas de réveillon! Ne vous inquiétez pas, j'ai la solution à ces problèmes : la soupe! (Vous avez quand même pas cru que j'allais dire "le smoothie au kale", hein?) Quoi de mieux pour commencer l'année et éponger une gueule de bois persistante qu'un bon velouté de poireaux et pommes de terre?



Alors là, vous vous dites que j'ai un peu abusé sur le champagne au Nouvel An et que je vous prends pour des lapereaux de 3 jours, parce que la soupe poireaux-patates, tout le monde sait la faire, si c'était pour pondre un post comme ça j'avais qu'à rester cuver sous ma couette. Oui mais non. Moi, pendant longtemps, je ne savais pas faire un bon velouté de poireaux et pommes de terre. Alors oui, mettre des patates et des poireaux dans la cocotte minute, faire cuire et tout mixer, je sais faire, mais ça ne donnait jamais le résultat que je voulais. Ce que je recherchais, c'était une soupe onctueuse mais sans ajouter 3 tonnes de crème, pas trop liquide, avec un goût équilibré et doux (et pas un truc qui crie COUCOU C'EST MOI LE POIREAU!), bref, un équilibre subtil. Equilibre que j'ai finalement réussi à atteindre, presque par hasard. Ce jour-là, quand j'ai porté ma première cuillère de soupe à la bouche, je me suis dit "ça y est, c'est LA soupe de poireaux ultime" (#ilenfautpeupourêtreheureux) et je me suis empressée de noter ses proportions. Alors si vous aussi, vous ratez immanquablement ce grand classique du monde des soupes et que vous chercher désespérément le secret de la soupe poireaux-patates parfaite (rassurez-moi, je suis pas toute seule dans ce cas là?), peut-être que celle-ci vous conviendra. Cerise sur le gâteau (j'ai failli dire "croûton sur le bol de soupe", mais avouez que c'est vachement plus moche...), cette recette ne vous demande que les fanes de vos poireaux, donc en plus d'être anti-gaspi, elle vous laisse de quoi préparer un second repas sans avoir besoin de sortir faire les courses et donc de quitter le confort de votre pyjama (comment ça, ça sent le vécu?!). Bref, une soupe doudou, telle un gros câlin dans un bol, parfait pour démarrer l'année en douceur !





Velouté de fanes de poireau et pommes de terre {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- les fanes de 2 poireaux
- 2 pommes de terre de taille moyenne 
- 1 oignon (optionnel)
- 1 cs de farine de blé (ou farine de riz complet pour une version sans gluten)
- 1/2 cube de bouillon de légumes (ou 1 petite cc de bouillon en poudre)
- 1/2 verre (10 cl environ) de lait végétal non sucré (soja, amande, épeautre, avoine)
- huile d'olive 
- sel, poivre, muscade au goût 

Coupez les fanes de poireaux en tronçons et rincez-les bien pour éliminer toute trace de terre ou de sable.

Pelez l'oignon et les pommes de terre et coupez-les en cubes.

Faites chauffer 1 cs d'huile d'olive dans une casserole et ajoutez les légumes. Laissez cuire à feu moyen pendant une dizaine de minutes, en remuant régulièrement.

Ajoutez la farine et mélangez bien pour enrober les morceaux de légumes. Laissez cuire une minute ou deux.

Recouvrez d'eau à hauteur, remuez et grattez bien le fond de la casserole pour en détacher la farine qui aurait collé. Ajoutez le bouillon de légumes et le lait végétal et laissez mijoter à petits bouillons, à couvert, pendant 30 à 40 minutes, jusqu'à ce que les poireaux soient bien tendres. Vous pouvez utiliser du bouillon de légumes maison ou en brique à la place de l'eau, dans ce cas ne mettez pas de bouillon cube ou en poudre.

Mixez jusqu'à obtenir une soupe bien lisse, rectifiez l'assaisonnement à votre goût avec sel, poivre et/ou noix de muscade.


I've been looking for the perfect potato and leek soup for a long time. I wanted it to be creamy but not too heavy, with a mild and balanced flavour. I finally found it, a bit by chance, so I'm writing it down here so that I don't forget it! A big bowl of comforting soup is the perfect way to start the year for me, as my stomach cannot handle anything else after the holidays... I wish you a wonderful and fulfilling new year, and I hope it will be full of happy moments with your loved ones !


Potato and leek top soup {vegan, nut-free, gluten-free option, scot-free option}
Serves 4 :
- the green parts of 2 leeks
- 2 medium potatoes
- 1 oignon (optional)
- 1 tbsp flour (use brown rice flour for GF)
- 1/2 vegetable broth cube (or 1 tsp vegetable broth powder)
- 1/2 cup unsweetened plant milk (soy, cashew, almond, spelt, oat milk are fine)
- olive oil 
- salt, pepper, nutmeg to taste

Coarsely slice the leek tops and rincez-les thoroughly to remove any dirt.

Peel the onion and potatoes and dice them coarsely.

Heat 1 tbsp olive oil in a pot and cook the vegetables on medium heat for 10 minutes, stirring regularly.

Add the flour, toss well and cook for 1 to 2 additional minutes. Cover with water, scraping the bottom of the pan to loosen the sticky bits. Add the cubed or powdered broth and the milk and simmer for 30 to 40 minutes, covered, until the leeks are very soft. You can also use homemade or storebought vegetables broth instead of water, in this case omit the cubed or powdered broth.

Blend until smooth and season to taste with salt, pepper and/or nutmeg.

mercredi 6 décembre 2017

Croque-monsieur au kale et oignons confits // Kale and caramelised onion grilled cheese

Encore du chou kale ? Beeen… Oui ;) C'est que, 2 ans après tout le monde, j'ai fini par succomber à la kale-mania (même si je dois avouer lui préférer son cousin le cavolo nero, mais chut !), qui doit d’ailleurs commencer à s’essouffler désormais, non ? Rassurez-moi, le kale n’est pas encore devenu ringard ?! Toujours est-il que j’en ai acheté à La Ruche qui Dit Oui dernièrement, et que je me suis retrouvée avec une botte de 500g sur les bras. Vous visualisez ce que ça fait, 500g de kale ? Je vais vous dire, moi : ça fait beaucoup. Voilà. Du coup, faut bien que je trouve quoi en faire.



J’en ai transformé une partie en chips, ce qui est CLAIREMENT le meilleur usage qu’on puisse faire du chou kale. Oui, je sais, ça sonne vraiment healthy-hippie comme truc, mais c’est vraiment super bon. On a du mal à croire que du chou (oui, du CHOU, vous savez le truc qui pue quand on le fait cuire ?) puisse se transformer en quelque chose d’aussi croustillant et délicieux que vous aurez envie de vous boulotter par poignées à l’apéro, mais c’est vrai. Même chéri, qui était pourtant plus que sceptique face à ce concept, a dû reconnaître que c’était top (bon, il l’a pas dit comme ça, mais vu la vitesse à laquelle il a englouti les machins, j’en déduis qu’il a quand même dû bien aimer). Bon, ceci dit, allez pas non plus en acheter un paquet à 5 euros les 50 grammes (non, non, j’invente rien, ça se vend vraiment à ce prix-là!!!), ça vaut pas le coup. Pour la même somme, vous pouvez acheter 1 kilo de chou, un paquet de levure maltée et des noix de cajou, et faire assez de chips chez vous pour les 20 prochains jours (avec cette recette notamment).



Les chips de kale donc, c’est très chouette, mais malheureusement ma vie n’est pas un apéro géant et il faut bien que je me nourrisse d’autre chose que de bière, de cacahuètes et de chips, aussi "saines" soient-elles. Sur le podium des utilisations du chou kale, on trouve aussi la salade de kale massé (c’est pas juste pour lui faire un dernier petit plaisir avant de le manger hein, mais c’est simplement pour l’attendrir et le rendre mangeable cru, sinon il est beaucoup trop coriace pour ça, le bougre !), et surtout, le fameux green smoothie. Et alors autant la salade, j’aime bien, mais j'en ferais pas non plus des folies, autant le smoothie au kale, c’est HORS DE QUESTION. Non, non, venez pas me dire qu’on le sent pas ou je sais pas quoi, déjà que je suis pas une grande fana de smoothies aux fruits, alors si en plus vous me foutez du chou dedans, comment vous dire… Et attendez, il y a pire : après le smoothie au chou kale, j’ai vu des smoothies au chou-fleur ou au brocoli. Oui, je vous assure, fruits rouges et brocoli. J’adore le brocoli pourtant, mais avouez que mixé avec des fraises, ça donne pas trop envie…


Breeeeef, vous l’avez compris, je chercher à planquer du kale un peu partout en ce moment, sauf dans mon petit dej. D’où le gratin de pâtes de la semaine dernière, et les croque-monsieur d’aujourd’hui. On peut difficilement faire plus simple comme recette, mais je sais que je suis toujours à la recherche d’idées de garniture pour des croques, qu’on mange aussi bien en été avec une salade qu’en hiver avec un bol de soupe. Alors quand je tombe sur une recette qui marche bien, eh bien je la garde sous la main !





Croque-monsieur au kale et oignons confits {végétalien, option sans gluten, option sans noix, option sans soja}
Pour 2 croques :
- 1 oignon jaune (pas trop gros)
- 3 ou 4 feuilles de chou kale (ou de cavolo nero)
- 4 tranches de pain de mie (sans gluten si nécessaire)
- 2 tranches de fromage végétal fondant (j’ai utilisé le Wheaty fumé, et je trouve que le goût fumé se marie très bien avec les autres ingrédients, donc je vous encourage à utiliser un fauxmage fumé, du commerce ou fait maison, sans gluten/noix/soja selon vos besoins)
- moutarde de Dijon
- sel, poivre au goût
- huile d’olive

Pelez l’oignon et détaillez-le en fines lamelles. Faites chauffer une cs d’huile dans une poêle et faites-y dorer l’oignon à feu moyen, avec une pincée de sel, en remuant bien pour ne pas le brûler. Quand l’oignon est translucide et qu’il commence à colorer, baissez le feu et mouillez avec un peu d’eau. Laissez cuire en remuant régulièrement et en ajoutant un peu d’eau au fur et à mesure, jusqu’à ce que l’oignon soit bien tendre et sucré. Vous pouvez préparer l'oignon confit en avance et le stocker au frais pour quelques jours.

Retirez la tige dure des feuilles de kale (conservez-la pour un usage ultérieur, soupe ou pesto par exemple) et découpez les feuilles en lanières. Ajoutez-les aux oignons confits, et faites sauter quelques minutes à feu vif pour faire réduire un peu le chou. Assaisonnez au goût.

Tartinez chaque tranche de pain d’une fine couche de moutarde. Répartissez le mélange d’oignons et de kale sur deux tranches, disposez le fromage par-dessus, puis recouvrez de la seconde tranche de pain.

Faites dorer les croques à la poêle quelques minutes de chaque côté. Pour que le fromage fonde bien, vous pouvez baisser à feu doux et cuire quelques minutes à couvert. Servez chaud.

Kale and caramelised onion grilled cheese {vegan, gluten-free option, soy-free option, nut-free option}
Makes 2 sandwiches :
- 1 medium yellow onion
- 3 or 4 kale leaves (not too big)
- 4 slices of bread (use GF if needed)
- 2 slices of vegan cheese of your choice, store bought or homemade (I used a smoked kind and it paired really well with the other ingredients, so I encourage you to look for smoked vegan cheese. Use GF/soy-free/nut-free as needed)
- Dijon mustard
- salt and pepper to taste
- olive oil

Peel the onion and slice thinly. Heat 1 tbsp olive oil in a pan and cook the onion on medium heat with a pinch of saltn until it gets trasluscent and starts to brown. Lower the heat and add a few tbsp water. Cook until the onion gets soft and sweet, stirring regularly and adding water as needed. This can be made a day in advance and stored in the fridge.

Remove the tough stem from the kale leaves (keep it for a further use, like pesto or soup) ans slice the leaves. Add to the pan with the onions and cook for a few minutes, until wilted.Remove from fire and season to taste.

Spead a thin layer of Dijon mustard on each bread slice. Divide the onion and kale mix onto two of the slices, top with cheese and finally with another slice of bread.

Cook the sadwiches on the grill (or in a grill pan, or in the oven), a few minutes in each side. Serve hot.

mercredi 15 novembre 2017

Sauce pommes-frites comme chez l'Américain // Vegan pommes-frites sauce

Faut que je vous dise : j'aime bien le McDo. Enfin, j'aimais bien, puisque aujourd'hui je peux difficilement y trouver de quoi manger (même s'ils ont désormais un burger végé, malheureusement pas végane-friendly...). Sans y être accro non plus, je dois avouer que la combinaison gras-mou-sucré, ça fonctionnait sur moi.


Aujourd'hui, il m'arrive encore d'y aller occasionnellement, quand je suis pressée, que je n'ai pas d'autres options à proximité,que j'ai la gueule de bois,ou que je mange en dehors des heures de repas conventionnelles (en sortant du bardu cinéma par exemple). Dans ces cas là, je me contente d'une portion de frites et d'une petite salade, les deux seules options véganes à la carte. Et vous savez ce qui me manque le plus dans ces moments-là? Pas les burgers ou les nuggets, loin de là, mais la sauce pommes-frites. Vous savez, celle que les serveurs s'entêtent à appeler "mayo" alors qu'elle n'a STRICTEMENT RIEN A VOIR AVEC DE LA MAYO PÉTARD! Hum, pardon... C'est une sauce crémeuse, avec un petit goût d'ail ou d'oignon, mais qui n'est pas végane car elle contient du lait en poudre et des protéines de lait (au passage, si quelqu'un peut m'expliquer à quoi ça sert de fourrer des protéines de lait partout, et surtout dans les trucs qui n'en ont a priori pas besoin comme dans les totilla chips -oui oui, c'est du vécu- ça serait sympa!). Voilà, allez savoir pourquoi je fais une fixation sur ce truc industriel, gras et sucré, mais c'est comme ça.


C'est en testant une recette de mayonnaise végane à l'aquafaba hyper bluffante (dans le livre Aquafaba de Sébastien Kardinal et Laura Veganpower, mais vous pouvez trouver une recette similaire ici) que j'ai eu l'idée de recréer cette fameuse sauce, car la texture obtenue était très similaire à la mayo-qui-n'est-pas-de-la-mayo de chez McDo. J'ai donc essayé de reproduire son profil aromatique à partir de la liste des ingrédients, ce qui n'était pas facile car elle mentionne seulement "épices dont moutarde"... #secretindustriel... Je suis partie sur une combinaison de vinaigre, moutarde, poivre, ail et oignon en poudre, ciboulette ciselée (j'ai supposé que c'était ça, les petits bouts verts dans la sauce MacDo, hein :D), mais aussi miso blanc et sirop d'érable pour apporter une touche sucrée et un brin d'umami. Résultat : ce n'est pas exactement pareil, mais on s'en rapproche plutôt bien, en tout cas suffisamment pour contenter mes papilles (et celles de chéri, qui a adoré cette sauce!) Je déclare donc officiellement la réussite de la mission "sauce pommes-frites végane", et je m'attelle à la suivante : la sauce curry des nuggets ;) 



Sauce pommes-frites végane {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour un petit pot :
- 25ml d'aquafaba
- 10ml de vinaigre de cidre
- 100ml d'huile de tournesol ou de colza
- 1 cc de moutarde de Dijon
- 1 cc de miso blanc
- 1/2 cc ail en poudre
- 1/2 cc oignon en poudre
- 1/4 cc poivre
- 1/4 cc sel
- 1 cc sirop d'érable ou d'agave
- 1cs de ciboulette ciselée

Dans un doseur assez large pour y faire passer un mixeur plongeant, mettre tous les ingrédients sauf l'huile et la ciboulette.

Mixer brièvement au mixeur plongeant pour homogénéiser.

Ajoutez l'huile en filet en mixant en même temps, puis continuez à mixer pendant quelques minutes, jusqu'à ce que la sauce s'émulsionne et devienne crémeuse.

Ajoutez la ciboulette ciselée et servez avec frites (ou des nuggets, ou dans un burger, ou même avec des haricots verts vapeur #yolo).

La sauce se conserve plusieurs semaines dans un pot en verre au frigo.


Vegan pommes-frites sauce {vegan, gluten-free, nut-free}
Yields 1 small jar :
- 25 ml aquafaba (1 tbsp + 2 tsp)
- 10 ml apple cider vinegar (2 tbsp)
- 100 ml sunflower or canola oil (a little less than 1/2 cup)
- 1 tsp Dijon mustard 
- 1 tsp white miso paste
- 1/2 tsp garlic powder
- 1/2 tsp onion powder
- 1/4 tsp salt - 1/4 tsp pepper
- 1 tsp maple syrup
- 1 tbsp chopped chives

In a measuring glass that is wide enough for a immersion blender to fit in, place all the ingredients but the oil and chives. 


Blend briefly with an immersion blender to homogenise.


Slowly and constantly pour the oil in, blending at the same time. Keep blending until the sauce gets thick and creamy like mayo.


Add the chopped chives and serve. 


The sauce keeps for a few weeks in a glass jar in the fridge.

jeudi 1 juin 2017

Deux astuces pour utiliser l'okara : parmesan végétale et substitut d'oeuf

Je sais que je dis ça à chaque fois que je reviens après une absence prolongée sur ce blog, mais là, j’avais VRAIMENT pas prévu de vous abandonner comme ça aux deux tiers du défi végane 21 jours. A vrai dire, j’avais une recette pour la troisième semaine, en laquelle je plaçais beaucoup d’espoir. Visuellement, j’étais contente du résultat. Malheureusement, à la dégustation, ce fut la catastrophe. Le résultat était trèèèèès loin de ce que j’espérais, voire même, n’ayons pas peur des mots, franchement mauvais… Le problème c’est que j’ai maintenant toute une quantité de ce truc dans mon congélo (bah ouais, j’aime pas jeter de la nourriture) et qu’il va bien falloir que je trouve un moyen de le finir… Heureusement, j’ai réussi à en planquer un petit peu dans un plat récemment, donc j’espère bien arriver à en venir à bout, même si ça doit me prendre trois mois! J'ai déjà réfléchi à une nouvelle version, qui pourrait s’avérer beaucoup plus concluante que mon premier essai, ce que j'espère fortement car je n'ai pas vraiment envie de me retrouver avec une double ration de truc pas bon dans mon congel... Mais pas question que je lâche l’affaire car c’est une recette qui me tient réellement à cœur, donc je compte bien arriver à mes fins ! Ah, vous vous demandez peut-être de quoi il s’agit ? (comment ça, « non » ??!!) Eh bien pour l’instant, je vais garder le secret ;) Bon, vous attendez pas non plus à un truc ouffissime qu’on pourrait croire sorti de chez Pierre Hermé, c’est pas vraiment le genre de la maison hein. Je vous dirai juste que c’est une recette salée qui s’inscrit dans ma rubrique Version Tradi, Version Veggie, et qui devrait me rouvrir certaines possibilités en cuisine, que j’avais dû fermer en renonçant aux produits laitiers.

Après l’échec de cette mystérieuse recette (et à laquelle je n’avais évidemment pas prévu de plan B), j’ai voulu me rattraper la semaine dernière en vous proposant du sucré cette fois-ci, à savoir des financiers véganes. Mais encore une fois, j’ai raté mon coup… J’avais devant moi quelque chose de très bon, mais d’absolument pas présentable puisque j’avais fait ma feignasse et omis de huiler mes moules… Impossible donc d’en sortir mes petites douceurs sans les détruire totalement, et je ne pouvais décemment pas vous photographier un tas de miettes et vous dire « c’est moche mais c’est bon ! ». Là aussi je compte bien retenter le coup, mais sans sauter d’étapes ! J’attends juste que les températures redescendent un peu pour rallumer le four ;)

Bref, vous l’avez compris, ces deux dernières semaines n’ont pas vraiment été placées sous le signe du succès, c’est le risque du développement culinaire. J’avais bien quelques autres idées à tester, mais j’avoue qu’après deux échecs coup sur coup, je n’avais pas vraiment envie de me risquer à aller vers un troisième, comme le dit si bien le proverbe… Donc pour conjurer le sort, je vous propose aujourd’hui deux « recettes » hyper faciles, ou plutôt devrais-je dire deux astuces (le qualificatif de recette est vraiment exagéré au vu de la simplicité du truc) pour utiliser de l’okara d’amande et d’avoine. Pour ceux du fond qui n'auraient pas suivi, j’ai décidé de fabriquer mes laits végétaux pour réduire encore un peu le volume de mes déchets. Je ferai un article plus détaillé à ce sujet car j’ai pas mal de choses à dire là-dessus, mais en attendant sachez que celui que je fais le plus souvent est le lait d’avoine, suivi par le lait d’amande, mais bien moins fréquemment. Je me retrouve donc régulièrement avec de l'okara sur les bras, cette pulpe solide qui reste après que l’on ait égoutté le lait. Et comme je l’ai dit plus haut, j’aime pas jeter, surtout quand on sait que l’okara présente de nombreux bénéfices sur le plan de la santé mais aussi en cuisine. Je vous avais déjà aiguillé vers des articles recensant quelques idées pour l’utiliser (ici, ici, , et encore ), et j’ajoute aujourd’hui ma pierre à l’édifice.

On commence par l’okara d’amande. Il m’était déjà arrivé d’en déshydrater pour le mélanger à de la poudre d’amandes (même si la texture et le goût restent assez différents, d’ailleurs si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la poudre d’amandes n’a pas du tout la même saveur et le même aspect que des amandes moulues par mes soins, je prends !), mais cette fois-ci j’ai eu l’idée de l’utiliser de façon salée. Etant à court de parmesan végétal (ma recette habituelle est ici), j’ai tout simplement pensé que de mon okara d’amandes, une fois déshydraté, ferait une base parfaite pour une nouvelle fournée. Et en effet, ça marche à merveille, et l’avantage de cette recette est qu’elle rancit beaucoup moins vite qu’une à base de noix et de graines.


Parmesan végétal à l’okara {végétalien, sans soja}
Pour un petit pot :
- l’okara d’un demi-litre de lait d’amandes (préparé avec 50 g d’amandes sèches), ou de cajou, ou de noix
- 2 cs de levure maltée
- 1 cc d’ail semoule
- ½ cc de sel

(Optionnel : placez votre okara encore humide dans un bocal, fermez hermétiquement et laissez fermenter un ou deux jours à température ambiante ou 5 jours à une semaine dans le frigo)

Etalez l’okara sur une plaque de four en une couche fine et déshydratez à 50°C pendant 2h, ou jusqu’à ce que vous obteniez une poudre bien sèche, en remuant de temps en temps. Vous pouvez aussi utiliser un déshydrateur ou laisser sécher à l’air libre dans un endroit chaud et bien aéré.

Placez l’okara déshydraté avec les autres ingrédients dans le bol d’un mixer et mixez brièvement. Conservez dans un bocal hermétique à température ambiante. Utilisez comme du parmesan classique, sur des pâtes, des gratins, dans du risotto, sur des pizzas, des légumes grillés, …

Passons maintenant à l’okara d’avoine. Alors là ça va être encore plus rapide ! L’okara d’avoine est très collant et fait un très bon substitut d’œuf en pâtisserie. Si vous recherchez seulement un effet liant (par exemple pour des pancakes ou galettes de céréales), mélangez simplement 1 cs d’okara d’avoine avec 2 cs d’eau et utilisez à la place d’un oeuf. Pour un effet liant et gonflant (par exemple dans des cookies, ou dans les buns à burger en photo ci-dessous, bien que je me demande si l'oeuf est réellement nécessaire... Je vais faire quelques tests supplémentaires et je vous posterai peut-être le résultat de mes recherches!), mélangez 1 cs d’okara d’avoine avec 1 cs d’eau, 1 cs de vinaigre de cidre et ½ cc de bicarbonate de soude et utilisez à la place d’un oeuf. Si, comme moi, vous fabriquez régulièrement du lait d’avoine mais n’avez pas systématiquement besoin d’utiliser l’okara de suite, vous pouvez aisément le congeler dans des moules à glaçon, en le séparant en portions d’1 cs. Préférez des moules en silicones pour faciliter le démoulage. Une fois votre okara congelé, vous pouvez le sortir des moules et le mettre dans des sachets de congélation ou dans des boîtes sans risquer que les portions ne se collent entre elles. Pour l’utiliser, sortez-le un peu en avance et laissez décongeler à température ambiante (une demi-heure à une heure environ) avant de mixer avec l’eau ou les autres ingrédients.


Allez, comme d'habitude je vais clore cet article en promettant une plus grande régularité, d'autant plus que j'ai plusieurs articles sous le coude (dont mes articles sur Cuba qui attendent depuis deux mois maintenant...) donc il va bien falloir que je finalise tout ça! Ca tombe bien, je pars en weekend prolongé dans ma famille et on nous prévoit de la pluie, je n'ai donc aucune excuse!

jeudi 6 octobre 2016

Gâteau aux fruits, amande et polenta // Fruits, almonds and polenta cake

En tant qu'obsédée de la bouffe amatrice de cuisine, j'ai chez moi une belle collection de livres de recettes et je dois sans cesse résister à la tentation d'ajouter de nouveaux ouvrages à ma bibliothèque. Je suis une proie facile, vite alléchée par les photos, et je peux passer de longues minutes à feuilleter des livres de cuisine, comme on le ferait pour un "beau livre", à imaginer les saveurs de tel ou tel plat, m'inspirer ou m'étonner d'une combinaison de saveurs, admirer le stylisme, les couleurs, les textures, ... Mais entre tous mes bouquins, les recettes fabuleuses qu'on trouve sur internet, et le développement de mon propre blog, j'ai bien évidemment du mal à tout tester. Cependant, il y en a parfois qui me sautent au visage en criant "essaye-moi! Essaye-moi!" (quoi, ils ne vous parlent pas vos livres de cuisine, vous?), et c'est le cas de ce gâteau, issu d'un Jamie Oliver magazine.



A la base, il s'agit d'un gâteau à la rhubarbe, mais j'ai pensé qu'il ferait une bonne base qui pourrait s'accommoder de presque n'importe quel fruit. Je voulais au départ tester une version à la pêche cet été mais j'avais beaucoup top chaud pour avoir envie de gâteau. Quand les températures sont redescendues, j'en ai profité pour le réaliser avec figues (que j'ai cueillies moi-même dans le jardin de ma mamie, au prix de piqûres d'aoûtas sur tout le haut du corps et les cuisses...), ce qui a confirmé mon intuition sur le caractère "basique" de cette recette. C'est un gâteau dense (mais pas bourratif!), un peu rustique comme je les aime, avec un petit goût d'amandes, et je l'imagine également avec des myrtilles, des pommes, des prunes, ... Il vous suffira simplement d'adapter les épices au fruit utilisé. Je n'ai presque pas modifié la recette originale, j'ai juste rajouté un peu d'huile d'olive car j'aime son goût dans les gâteaux aux fruits, et je trouve qu'elle apporte un peu plus d'humidité à la pâte, mais vous pouvez vous en passer si ce n'est pas votre truc. J'ai aussi utilisé du yaourt de soja pour une version sans lait, et si j'ai conservé les oeufs, je vous propose une alternative vegan pour ceux qui n'en mangent pas. Enfin, vous pouvez également faire une version sans gluten en remplaçant la farine de blé par de la farine de riz. En bref, c'est une recette qui se plie à toutes vos envies!





Gâteau aux fruits, amande et polenta {végétalien, o sans gluten}
Pour un moule de 20 cm :
- 250g de fruits de votre choix (ou 400g de rhubarbe), pelés et coupés en quartiers si besoin
- 150g de sucre de canne blond ou de cassonade (+ 1 cs si vous utilisez de la rhubarbe)
- 150g d'amandes en poudre
- 100 g de polenta à cuisson rapide
- 50 g de farine de blé (ou de farine de riz complet pour une version sans gluten)
- 1 cc de poudre à lever
- 150g de yaourt de soja
- 50 ml d'huile d'olive (optionnel)
- 200g de compote de pomme non sucrée + 1 cc de bicarbonate de sodium + 1 cs de vinaigre de cidre
- le zeste et le jus d'un citron ou d'une orange bio, ou 50 ml de lait végétal + épices au choix
- autres épices au choix, selon le fruit, en quantité souhaitée

Si vous préparez ce gâteau avec de la rhubarbe, pelez-la et découpez-la en tronçons d'environ 4 cm. Deposez-les sur une plaque de cuisson et saupoudrez d'une cs de sucre et mélangez pour bien enrober. Faites rôtir les tronçons pendant 15 minutes à 180°C.

Mélangez tous les ingrédients secs dans un saladier (farine, sucre, amande, polenta, épices). Ajoutez le mélange mélange compote/bicarbonate/vinaigre, le yaourt, l'huile et le jus et le zeste de citron ou d'orange ou le lait végétal. Mélangez pour obtenir une pâte homogène.

Huilez un moule à gâteau de 20 cm de diamètre (j'utilise un moule à charnière). Pour faciliter le démoulage, vous pouvez placer au fond du moule un disque de papier cuisson.

Déposez entre la moitié et les deux tiers des fruits dans le fond du moule, puis versez la pâte et répartissez les fruits restants à la surface du gâteau. Saupoudrez d'un peu de sucre blond ou de cassonade.

Enfournez pour 45 minutes à 180°C ou jusqu'à ce que la lame d'un couteau insérée dans le gâteau ressorte propre.




Fruits, almonds and polenta cake {vegan, gluten-free option}
For a 20cm (approx. 8 inches) cake tin :
- 250g fruits of your choice, peeeled and quartered as needed (or 400g rhubarb)
- 150g lightbrown cane sugar (+ 1 tbsp if using rhubarb)
- 150g almond meal
- 100g instant cooking polenta
- 50g all-purpose flour (or whole rice flour for a GF version)
- 1 tsp baking powder
- 150g unsweetened soy yoghurt (or other yoghurt of your choice)
- 50 ml olive oil (optionnal, but add moisture to the cake)
- 200g unsweetened applesauce + 1 tsp baking soda + 1 tbsp apple cider vinegar
- zest and juice of 1 organic lemon or orange, or 50 ml vegan milk of your choice + spices to taste
- more spices to taste, and according to the fruit you choose

If using rhubarb, peel it and slice into 2-inches pieces. Spread on a baking sheet lined with cooking paper and sprinkle with 1 tbsp sugar. Toss to coat and roast at 180°C for 15 minutes.

In a large bowl, mix the dry ingredients (flour, polenta, almond meal, sugar, baking powder/soda, spices). Add the yoghurt, applesauce mixed with baking soda and vinegar, olive oil, and the citrus zest and juice (or milk) and mix into an homogeneous batter.

Grease a cake tin (I use a springform pan). You can add a piece of parchement paper to the bottom of the tin to ease the serving.

Spoon between 1/2 and 2/3 of your fruits at the bottom of your tin, then spoon over the cake batter and drop the remaining fruits on top. Sprinkle with sugar and bake for 45 minutes at 180°C, or until a skewer inserted to the center of the cake comes out clean.