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lundi 9 novembre 2020

Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil

Après ma recette de ramen qui, je dois l'admettre, n'était pas des plus simples, voici une recette beaucoup moins complexe, et surtout beaucoup plus locale pour l'Alsacienne d'adoption que je suis !

Acheter des légumes locaux à toujours été quelque chose d'important pour moi. Depuis que je suis étudiante et donc que j'ai commencé à faire mes propres courses, j'ai toujours cherché à favoriser les maraîchers autour de moi et je crois avoir testé à peu près tous les systèmes qui existent. Je me souviens encore de ces dimanches où je prenais le bus, depuis ma résidence universitaire paumée dans la banlieue grenobloise, pour aller sur une petite place du centre ville où se tenait un marché de producteurs. J'adorais y aller, acheter des légumes non calibrés qui me rappelaient ceux que ma grand-mère nous donnait (d'ailleurs j'aimais particulièrement me fournir auprès de papis et mamies avec un stand minuscule, tant ils me rappelaient mes propres grands-parents, avec leurs mains ridées aux ongles noircis de terre), à tel point que parfois je m'emballais, et une fois rentrée, je me demandais comment j'allais pouvoir manger tout ce que j'avais ramené. Mais finalement, comme j'emportais parfois ma gamelle pour le midi, je n'ai jamais eu à jeter quoi que ce soit (enfin sauf la fois où j'ai fait un raté culinaire monumental que je vous raconte ici...).

En deuxième année d'études, je me suis mise en coloc avec une amie et nous nous sommes inscrites à une AMAP qui livrait sur le campus. On était 3 à partager un panier, que je récupérais tous les lundis soirs avant mon cours de japonais, où j'arrivais systématiquement en retard et avec un cabas d'où dépassaient poireaux et salades. Ma prof me demandait toujours quels légumes j'avais eus et j'ai appris bon nombre de noms japonais à cette occasion ! C'est à cette époque que j'ai vraiment appris à cuisiner les légumes, étant donné que les paniers des AMAP, c'est toujours un peu la loterie. Je crois bien que mon amour avec le kimchi, et par extension avec la cuisine coréenne, a débuté à cette époque-là, puisqu'il a bien fallu que je fasse quelque chose des choux chinois que je découvrais alors.


Lors de mon semestre Erasmus en Allemagne, j'allais aussi faire le marché (du coup je suis assez calée en noms de fruits et légumes dans la langue de Gœthe également !), et idem de retour en France lors de mes premières années de boulot. Plus tard, j'ai testé le système de cueillette, où les légumes étaient à un prix ridiculement bas (le kilo de haricots verts ou plats était à 3€ si je me souviens bien, il n'était donc pas rare qu'on en engloutisse 2 kilos à deux par semaine !). 

En arrivant à Mulhouse, je me suis à nouveau inscrite dans une AMAP et j'ai mangé des kilos de chou, comme en témoignent mes articles de 2018 ! J'ai malheureusement dû interrompre mon inscription pour plusieurs raisons et j'avoue que ça me manque parfois un peu. J'ai fait quelques fois le marché mais comme il est à l'autre bout de la ville par rapport à chez moi, ce n'est pas très pratique... Heureusement, un petit producteur local a installé un stand devant la gare, qui est à même pas 10 minutes à pieds de mon appart, avec un système de paniers qu'on peut commander en connaissant le contenu et avec possibilité d'échanger certains produits, et aussi de la vente libre de légumes, fruits, champignons et conserves maison. Bref, le rêve !

Sauf qu'avec le confinement, il a arrêté de venir, et aujourd'hui il ne peut malheureusement plus assurer ce service car la demande dépassait sa capacité de production... Je me suis donc tournée vers un système que je n'avais presque jamais expérimenté jusqu'à présent : La Ruche qui Dit Oui ! Je dois avouer que ce n'est pas ma solution préférée car les producteurs ne touchent pas l'intégralité du prix de vente des produits (ce qui les rend assez chers en fin de compte, puisqu'il faut y ajouter 20% de frais de fonctionnement), et ils doivent déclarer un minimum de vente et si celui-ci n'est pas atteint, toutes les commandes sont annulées. Cela ne leur garantit donc pas un revenu stable, contrairement aux AMAP qui voient leurs clients s'engager pour 1 an (mais qui sont malheureusement en déclin car on leur reproche parfois leur manque de flexibilité). Cependant la Ruche de Mulhouse est très dynamique et les producteurs sont assurés d'avoir des commandes régulières, au point que certains ont même été débordés pendant le premier confinement !


Bref, tout ça pour vous montrer qu'il existe de nombreuses solutions pour soutenir vos producteurs locaux (il y a aussi les ventes en direct dans les fermes !), ce qui me semble particulièrement important en ce moment, plutôt que d'enrichir encore plus les géants de la grande distribution ! Place à la recette maintenant : je l'ai réalisée dans le cadre d'un petit concours organisé par la Ruche, justement, sur le thème des courges. Je me suis inspirée d'une de mes précédentes recettes, ma focaccia au potimarron et pesto, mais en version tarte flambée et en remplaçant le basilic par du persil pour une version 100% de saison. Faire une flammekueche végane n'est pas bien compliqué, il suffit d'utiliser du yaourt de soja pour la base et on peut y mettre à peu près tout ce qu'on veut par dessus : lardons de tofu fumé, champignons,  oignons, fromage végétal, noix, etc. Le seul bémol, c'est que le yaourt de soja est moins gras et contient plus d'eau que la crème animale, et a donc tendance à s'évaporer à la cuisson, ce qui donne une tarte assez sèche. La parade que jai trouvée pour remédier a ce problème est de faire précuire la pâte, et de rajouter du gras dans le yaourt, mais je pense que vous pouvez également faire dégorger un peu ce dernier dans une étamine afin d'obtenir quelque chose de plus dense. Quant au pesto de persil, il vous restera du rab que vous pourrez utiliser comme du pesto classique dans des pâtes, salades de céréales, etc.


Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil {végétalien}
Pour le pesto :
- les feuilles d'un bouquet de persil plat
- 30 g de noisettes ou de noix décortiquées
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 10 cl d'huile d'olive
- 1 bonne pincée de gros sel
Pour la tarte flambée :
- 1 fond de tarte (j'utilise la recette de La Cuisine de Bernard)
- 4 cs de yaourt de soja
- 1 cs d'huile qui supporte la chaleur (j'utilise de l'huile de tournesol spéciale cuisson)
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- 50 g de potimarron 
- 75 g de champignons au choix (ici des girolles)
- 1 petit oignon
- 1 cs de vin blanc (optionnel)
- huile végétale pour cuisson
- sel

Préchauffer le four à 210°C avec une plaque de cuisson à l'intérieur.

Découper le potimarron en tranches de 2 à 3 mm, badigeonner légèrement chaque tranche d'huile et mettre dans le four en train de préchauffer le temps de préparer les autres ingrédients.

Preparer le pesto : mixer tous les ingrédients ensemble. Réserver. Le reste de pesto se conserve plusieurs jours dans un bocal au frais.

Nettoyer les champignons et couper en morceaux s'ils sont gros. Faire revenir à feu vif dans un peu d'huile végétale avec une pincée de sel jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Réserver.

Émincer l'oignon en lamelles. Faire dorer dans un peu d'huile à feu vif. Quand l'oignon commence à colorer, déglacer avec le vin blanc et réserver.

Retirer le potimarron du four.

Étaler le fond de tarte sur un tapis de cuisson. Enfourner à blanc pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, mélanger le yaourt avec 1 cs d'huile, assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Retirer le fond de tarte du four. Répartir le yaourt sur le fond de tarte, puis disposer les oignons, les champignons et le potimarron par dessus. Enfourner pour 10 minutes supplémentaires.

Garnir la tarte de pesto de persil et servir.

mercredi 11 mai 2016

Cactus obsession

Bon, décidément, niveau régularité, c'est pas le top en ce moment hein... Après le boulot, ce sont les vacances qui m'ont éloignées d'ici, puisque j'ai profité du pont de l'Ascension pour prendre quelques jours de congés et rentrer dans mon Sud-Ouest natal. Je n'ai strictement RIEN fait pendant presque une semaine, si ce n'est dormir, me faire baver dessus faire un max de câlins avec les chats de mes parents et dévaliser Emmaüs avec ma maman. Je me suis laissée envahir par la flemme et je n'ai donc pas préparé de posts pour la fin de la semaine dernière ou le début de celle-ci comme je pensais le faire. J'avais quand même prévu de faire un peu de couture, mais la pédale de la machine a coudre qui est chez moi (et qui n'avait pas servi depuis avant ma naissance, soit au moins 26 ans!) a craché de la fumée après trois minutes d'utilisation, donc de ce côté, je n'ai pas beaucoup avancé. Tant pis pour les posts couture que j'espérais publier prochainement!

Ajoutez à ça un manque certain d'inspiration en cuisine, mais aussi une envie de simplicité (voire même de détox si j'ose dire, puisque mon estomac, déjà un peu sens dessus-dessous dernièrement, a du supporter dix jours de resto lors de mon déplacement pro, puis un repas chez ma grand-mère -et on sait tous comment ça se passe les repas chez les mamies, hein- ainsi qu'un goûter d'anniversaire pour ma petite cousine. Avec tout ça, je suis au bord de l'implosion!), voilà qui présage d'un mois assez creux culinairement parlant également! Il me reste donc la catégorie "voyage", mais comme je suis en vadrouille les deux prochains weekend également, puis à nouveau en déplacement pro à la fin du mois, je ne suis pas sûre d'avoir le temps de traiter toutes mes photos... Enfin bref, plutôt que désespérer, je vais prendre comme une petite victoire chaque post qui paraîtra ce mois-ci! On commence avec un article à mi-chemin entre la catégorie "photo" et "voyage" (ou plutôt "balade", car je ne considère pas vraiment une excursion à dix minutes de chez moi comme un vrai voyage hein...)

Fin avril, nous avons profité de l'opération De Ferme en Ferme qui se déroulait ce weekend-là pour aller visiter une serre de cactus et plantes grasses pas loin de chez nous, Les Cactées de Saint-Jean. Comme vous pourrez le voir au grand nombre de photos qui illustrent cet article, j'ai adoré cet endroit! Je suis une grande amatrice de succulentes, pour la variété de forme et de couleurs qu'ils offrent mais aussi (et surtout!) pour leur facilité d'entretien. Les propriétaires du lieu sont très sympathiques et ne manqueront pas de vous donner des conseils pour bien s'occuper de vos plantes (car contrairement à ce que l'on peut croire, il faut quand même s'occuper un minimum de ses succulentes si vous voulez qu'elles grandissent!). Et puis surtout, cet endroit a été un vrai terrain de jeu photographique pour moi ce jour là, et je me suis amusée à composer des images presque abstraites en zoomant sur les plantes ou en profitant des effets de répétition. J'ai aussi joué avec les effets lors du post-traitement, le résultat est donc un peu hétéroclite mais ça ne me déplaît pas, et je compte bien imprimer certains clichés pour les encadrer! Prêts pour une virée au paradis des succulents?






























Et bien évidemment, nous ne sommes pas repartis les mains vides! Ce n'est pas une, ni deux, mais bien six petites plantes que nous avons adoptées (et je précise que chéri était tout aussi excité que moi -si ce n'est plus!- à l'idée de ramener des succulentes à la maison!). Et vous, êtes-vous des amateurs de plantes grasses?



Les Cactées de Saint-Jean
45 chemin de Saint-Jean
26260 Clérieux
04.75.71.63.89
Il est conseillé d'appeler avant de s'y rendre afin de savoir si les serres sont ouvertes ce jour là.

jeudi 29 octobre 2015

Les couleurs de la Camargue

Ah, j'ai cru que je n'arriverais jamais à terminer cet article! Entre deux déplacements professionnels très rapprochés, un weekend consacré quasi-entièrement à la mise en conserve de je-ne-sais combien de kilos de ratatouille en prévision de l'hiver (non mais vraiment, j'ai fait 11 bocaux, l'équivalent de deux cocottes pleines!), et, tout simplement, les soirées flemme, je n'ai fait que décaler la parution de ce post. Pourtant, j'aime bien mes articles "voyage", même s'ils ont moins de succès que mes recettes, car ils me permettent de me replonger dans mes photos, de les trier, les éditer, et de me constituer une première sélection, une sorte de petit album virtuel en attendant d'imprimer mes préférées pour les mettre dans un véritable album cette fois-ci. Sans ça, elles seraient probablement oubliées au fond de mon ordinateur, on connait tous le problème des photos numériques : on en prend plein, éventuellement on efface les ratés et les doublons, on les met dans un dossier et puis on ne les regarde quasiment jamais. Bon, ceci dit, les photos papier, on peut aussi les oublier au fond d'un tiroir, ça revient un peu au même! Bref, tout ça pour dire que ces articles, ce n'est pas pour étaler mes voyages à la face du monde, mais c'est plutôt un concentré de bonne humeur pour moi, je les re-regarde dans ces moments où j'ai le moral qui flanche un peu, quand il fait tout gris et que j'en ai marre de passer mes journées devant un écran d'ordinateur, quand mon fil Instagram me déprime plus qu'il ne m'inspire. Je replonge dans mes archives, je me dis que moi aussi je vis des trucs chouettes et ça aide à tenir jusqu'aux prochaines vacances! Non mais, c'est mon blog, j'ai bien le droit de me faire un peu de bien avec, non? ;)






Au mois d'août, j'ai rendu visite à un ami qui habite à Nîmes à l'occasion de la Féerie des eaux, qui est un spectacle mêlant fontaines, musique, et lumière dans le Jardin de la Fontaine. Spectacle que nous n'avons finalement pas vu car il a plu le soir où nous voulions y aller, et même si le temps s'est calmé par la suite, nous avons préférer rester au chaud à jouer au Time's Up! Le lendemain, le beau temps était heureusement de retour, car nous avions prévu d'aller à la mer, en faisant halte à Aigues-Mortes sur le chemin pour visiter les marais salants à côté de la ville. Gamine, je rêvais de voir la Camargue, sans doute pour ses fameux chevaux. Aujourd'hui, ce sont plutôt les flamants roses qui m'intéressent. Nous n'avons vu ni l'un, ni l'autre, mais je n'ai cependant pas été déçue par la visite et les superbes paysages sauvages qui s'offraient à nous : de grandes étendues d'eau et de broussailles fouettées par le vent, des bassins de décantation remplis d'eau rosée à carrément fuchsia (non, vous n'hallucinez pas, l'eau est bel et bien rose, du fait d'algues rouges présentes en plus ou moins grande concentration selon les bassins, ce sont elles qui donnent leur fameuse couleur aux flamants!), et du sel partout, depuis les grandes plaques qui se forment à la surface de l'eau, jusqu'à ces immenses montagnes immaculées. J'avais déjà vu des marais salants en Charentes-Maritimes, mais ceux de Camargue sont totalement différents!






On en a aussi profité pour faire un petit tour de la ville d'Aigues-Mortes, retranchée derrière ses remparts, une ville très touristique, pleine de boutiques de souvenirs qui vendent calissons, savon de Marseille, petits sachets de lavande et autres spécialités de la région, (enfin, je doute que les tire-bouchons Tarzan soient vraiment représentatifs de la Provence quand même...) mais néanmoins très mignonne, avec sa place centrale digne d'un roman de Pagnol avec ses rangées de platanes et ses cafés et ses rues aux maisons colorées.












Après un petit pique-nique façon "on embarque tous les restes qu'il y a dans le frigo et hop!", direction le Grau-du-Roi pour profiter un peu de la mer. Bon, je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas la plus belle plage de la Méditerranée, mais on peut s'y rendre en train pour la modique somme de 1€ depuis Nîmes alors on ne va pas chipoter! Et puis c'était parfait pour une petite sieste au soleil (bon, d'accord, j'avoue, j'ai dormi comme un loir tout le temps qu'on a passé sur la plage, la faute à notre partie endiablée de Time's Up de la veille, suivi d'une conversation complètement débile sur l'orthographe française qui a duré jusque tard dans la nuit... Nous n'avions rien bu, promis!)






Et pour finir en beauté, puisque le ridicule ne tue pas, une petite photo LOL comme on les aime... Bonne fin de semaine à tous!