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mardi 23 mars 2021

Lasagnes véganes aux épinards, champignons et ricotta de soja

Eeeeeet bonjour ! Est-ce que vous êtes prêts pour une nouvelle recette de pâtes ? Je me rends compte que c'est la troisième que je poste à la suite haha (et avant ça j'avais posté des ramen qui ne sont rien d'autre qu'une soupe de nouilles !) Promis, je mange autre chose au quotidien, mais quand même, il faut admettre que c'est bon les pâtes, non ? En tout cas, moi je ne m'en lasse jamais, et j'ai d'ailleurs développé la capacité de transformer à peu près n'importe quel légume en accompagnement pour pâtes !


En parlant de légumes, nous voici pile dans la période la plus difficile de l'année, celle où les légumes d'hiver nous sortent par les yeux et ceux de printemps se font encore attendre. Je me répète chaque année, je sais, mais le début du printemps c'est vraiment une grosse arnaque... Vivement les premières asperges ! En attendant, le seul légume à peu près cool à la Ruche qui dit oui, c'est l'épinard (ça en dit long sur le niveau de coolitude des autres...) et comme j'adore ça, j'en achète souvent, au grand désespoir de mon mec qui n'est pas aussi fan que moi. La dernière fois, j'ai soulevé l'idée d'une quiche épinards/champignons, inspirée par un post Instagram, mais elle n'a pas été accueillie avec enthousiasme, donc je me suis rabattue sur des lasagnes. Bon, elles ont pas eu le succès escompté auprès de monsieur, mais moi je les ai trouvées très bonnes et j'ai pensé qu'elles méritaient leur place ici.


Alors certes, le mélange ricotta/épinards, c'est un classique, je réinvente pas l'eau tiède avec cette recette. Mais la ricotta de soja que j'utilise ici change de ce qu'on voit habituellement dans la blogosphère cuisine végane : souvent, on trouve des préparations à base de tofu émietté, jus de citron, levure maltée etc, et même si j'adore le tofu, je trouve que c'est un ingrédient qui a trop de mâche pour vraiment reproduire la texture de la ricotta. Il existe aussi des recettes à base d'amandes ou de noix de cajou, mais qui a vraiment envie de mettre 27€ de noix dans un plat de lasagnes ? Alors qu'on peut tout simplement procéder comme pour la ricotta à base de lait animal : on fait cailler du lait de soja avec du jus de citron, on laisse reposer puis on égoutte le tout à travers une étamine (ou même juste un torchon propre), et on a de la ricotta végétale crémeuse à souhait, parfaite pour farcir des pâtes, mais aussi des légumes, une tarte, etc. Yapluka mélanger avec les épinards et les champignons poêlés, coincer ça entre deux feuilles de lasagne, recouvrir de béchamel (qui utilise le reste de la brique de lait de soja, pas de gâchis !) et de levure maltée pour gratiner, et hop, au four ! On peut très bien préparer la farce à l'avance et faire le montage plus tard, elle se conservera bien au frais pendant quelques jours. Par contre, comme elle n'est pas très liquide (comparée à une sauce à base de sauce tomate par exemple), je fais précuire mes feuilles de lasagnes afin d'être sûre qu'elles soient bien tendres après passage au four. J'espère que cette recette vous plaira autant qu'à moi et vous aidera à patienter un peu en attendant l'arrivée du VRAI printemps !

PS : si jamais vous êtes pas très potes avec les épinards comme mon mec, j'ai aussi dans les archives une recette de lasagnes façon bolognaise au tofu rosso (qui bluffera assurément tout votre entourage), ou au chou rouge et champignon (parfaite pour planquer les derniers choux de la saison !). Promis, la prochaine fois on parlera pas de pâtes ;)


Lasagnes aux épinards, champignons et ricotta de soja {végétalien, sans noix}
- 500 g d'épinards frais
- 250 g de champignons bruns
- 1 oignon jaune 
- 2 gousses d'ail 
- 1 litre de lait de soja non sucré 
- 260 ml de bouillon de légumes 
- 2 cs de margarine 
- 4 cs bombées de farine
- 2 cs de jus de citron
- pâtes à lasagnes sans œufs
- huile végétale
- sel, poivre, muscade
- levure maltée

Porter 750 ml de lait de soja à ébullition. Quand il bout, couper le feu et verser les 2 cuillères de jus de citron. Mélanger et laissez reposer 45 min.

Pendant ce temps, émincer l'ail et l'oignon, détailler les champignons en tranches et hacher grossièrement les épinards.

Faire revenir l'ail et l'oignon dans un peu d'huile et avec une pincée de sel jusqu'à ce que l'oignon soit translucide. Ajouter les champignons et laisser cuire jusqu'à ce qu'ils aient rendu leur eau. Ajouter les épinards et laisser réduire. Réserver.

Après 45 min de repos, égoutter le caillé de soja à travers une étamine. Le mélanger aux légumes tiédis et assaisonner au goût avec sel et poivre. À ce stade, la farce peut être conservée au frais quelques jours avant utilisation.

Faire fondre la margarine à feu moyen dans une casserole et y verser la farine. Mélanger pour former une pâte et laisser cuire 2 min en remuant. Verser 250 ml de lait de soja et 250 ml de bouillon progressivement, en remuant bien pour délayer le roux. Laisser épaissir à feu moyen et assaisonner au goût avec sel, poivre et noix de muscade.

Faire précuire les feuilles de lasagnes dans une casserole d'eau bouillante, par 3 ou 4 en remuant pour éviter qu'elles ne collent entre elles. Les retirer quand elles sont al dente.

Étaler une fine couche de béchamel au fond d'un plat allant au four, recouvrir de feuilles de lasagnes, garnir avec la farce, puis répéter les couches de pâtes et de farce jusqu'à épuisement, en terminant par une couche de pâtes. Repartir la béchamel par dessus et saupoudrer de levure maltée.

Enfourner pour 20 min à 180°C.

mardi 22 décembre 2020

Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi

Je ne suis définitivement pas une bonne blogueuse culinaire : non seulement mon rythme de publication est complètement anarchique, mais en plus je ne suis pas du tout les tendances du moment. Actuellement, tout l'Internet n'a qu'un mot à la bouche : Noël. Et moi je débarque avec un gratin de pâtes pas festif pour un sou !


Mais bon, si vous fouillez dans mes archives, vous verrez que je n'ai de toute façon jamais été très inspirée en cette période. Et cette année, c'est pire que jamais : j'ai beau habiter en Alsace, terre Noël-esque par excellence, avec le Covid qui nous a sucré les habituels marchés et leur odeur entêtante de gaufres et de vin chaud, je ne suis absolument pas dans l'ambiance. Et pour la première fois en trente années d'existence, je ne passerai pas le réveillon en famille, chez ma grand-mère, car les risques sanitaires sont trop élevés.


J'en suis donc venue à me demander ce que représentait Noël pour moi, en dehors d'une occasion pour se retrouver avec mes proches autour d'une table. Et la réponse est : rien d'autre. Je ne suis pas croyante, alors célébrer la naissance de Jésus, en soi, ça me passe au-dessus de la tête. Quant à l'aspect outrageusement consumériste de cette tradition, cela fait quelques années que j'en suis lassée.

Bref, tout ça pour dire qu'il faut pas compter sur moi pour publier des recettes de Noël ! De toute façon la blogosphère en regorge par centaines donc je sais que je n'ai pas à m'inquiéter pour vos menus de réveillon ;) Par contre, pour un plat facile et réconfortant après un marathon de biscuits de Noël ou de courses de dernière minute, vous êtes au bon endroit !


Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 2 personnes :
- 250 g de pâtes
- 200 g de fleurettes de brocoli (frais ou surgelé)
- 2 cs de kimchi grossièrement haché, fait maison ou du commerce (attention, beaucoup de kimchis du commerce contiennent de la sauce de poisson !)
- 150 ml de lait végétal non sucré
- 2 cc de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 2 cs de sauce sriracha (à doser selon le goût)
- 50 g de cheddar végétal râpé
- sel et poivre
- chapelure, levure maltée, graines de sésame

Faire cuire les pâtes al dente comme indiqué sur l'emballage. 5 min avant la fin de la cuisson, ajouter les fleurettes de brocoli.

Dans une petite casserole, mélanger le lait froid, la fécule et la sauce sriracha. Porter à ébullition en fouettant constamment. Quand le lait bouillonne et commence à épaissir, ajouter le fromage végétal et mélanger jusqu'à dissolution complète.

Mélanger les pâtes et le brocoli égouttés avec la sauce et le kimchi grossièrement haché. Rectifier l'assaisonnement avec sel et poivre au goût.

Répartir dans plat à gratin et parsemer de chapelure, levure maltée et graines de sésame.

Faire gratiner sous le grill du four à 180°C pendant 10 à 15 min, jusqu'à ce que le dessus soit doré. Servir chaud.

lundi 9 novembre 2020

Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil

Après ma recette de ramen qui, je dois l'admettre, n'était pas des plus simples, voici une recette beaucoup moins complexe, et surtout beaucoup plus locale pour l'Alsacienne d'adoption que je suis !

Acheter des légumes locaux à toujours été quelque chose d'important pour moi. Depuis que je suis étudiante et donc que j'ai commencé à faire mes propres courses, j'ai toujours cherché à favoriser les maraîchers autour de moi et je crois avoir testé à peu près tous les systèmes qui existent. Je me souviens encore de ces dimanches où je prenais le bus, depuis ma résidence universitaire paumée dans la banlieue grenobloise, pour aller sur une petite place du centre ville où se tenait un marché de producteurs. J'adorais y aller, acheter des légumes non calibrés qui me rappelaient ceux que ma grand-mère nous donnait (d'ailleurs j'aimais particulièrement me fournir auprès de papis et mamies avec un stand minuscule, tant ils me rappelaient mes propres grands-parents, avec leurs mains ridées aux ongles noircis de terre), à tel point que parfois je m'emballais, et une fois rentrée, je me demandais comment j'allais pouvoir manger tout ce que j'avais ramené. Mais finalement, comme j'emportais parfois ma gamelle pour le midi, je n'ai jamais eu à jeter quoi que ce soit (enfin sauf la fois où j'ai fait un raté culinaire monumental que je vous raconte ici...).

En deuxième année d'études, je me suis mise en coloc avec une amie et nous nous sommes inscrites à une AMAP qui livrait sur le campus. On était 3 à partager un panier, que je récupérais tous les lundis soirs avant mon cours de japonais, où j'arrivais systématiquement en retard et avec un cabas d'où dépassaient poireaux et salades. Ma prof me demandait toujours quels légumes j'avais eus et j'ai appris bon nombre de noms japonais à cette occasion ! C'est à cette époque que j'ai vraiment appris à cuisiner les légumes, étant donné que les paniers des AMAP, c'est toujours un peu la loterie. Je crois bien que mon amour avec le kimchi, et par extension avec la cuisine coréenne, a débuté à cette époque-là, puisqu'il a bien fallu que je fasse quelque chose des choux chinois que je découvrais alors.


Lors de mon semestre Erasmus en Allemagne, j'allais aussi faire le marché (du coup je suis assez calée en noms de fruits et légumes dans la langue de Gœthe également !), et idem de retour en France lors de mes premières années de boulot. Plus tard, j'ai testé le système de cueillette, où les légumes étaient à un prix ridiculement bas (le kilo de haricots verts ou plats était à 3€ si je me souviens bien, il n'était donc pas rare qu'on en engloutisse 2 kilos à deux par semaine !). 

En arrivant à Mulhouse, je me suis à nouveau inscrite dans une AMAP et j'ai mangé des kilos de chou, comme en témoignent mes articles de 2018 ! J'ai malheureusement dû interrompre mon inscription pour plusieurs raisons et j'avoue que ça me manque parfois un peu. J'ai fait quelques fois le marché mais comme il est à l'autre bout de la ville par rapport à chez moi, ce n'est pas très pratique... Heureusement, un petit producteur local a installé un stand devant la gare, qui est à même pas 10 minutes à pieds de mon appart, avec un système de paniers qu'on peut commander en connaissant le contenu et avec possibilité d'échanger certains produits, et aussi de la vente libre de légumes, fruits, champignons et conserves maison. Bref, le rêve !

Sauf qu'avec le confinement, il a arrêté de venir, et aujourd'hui il ne peut malheureusement plus assurer ce service car la demande dépassait sa capacité de production... Je me suis donc tournée vers un système que je n'avais presque jamais expérimenté jusqu'à présent : La Ruche qui Dit Oui ! Je dois avouer que ce n'est pas ma solution préférée car les producteurs ne touchent pas l'intégralité du prix de vente des produits (ce qui les rend assez chers en fin de compte, puisqu'il faut y ajouter 20% de frais de fonctionnement), et ils doivent déclarer un minimum de vente et si celui-ci n'est pas atteint, toutes les commandes sont annulées. Cela ne leur garantit donc pas un revenu stable, contrairement aux AMAP qui voient leurs clients s'engager pour 1 an (mais qui sont malheureusement en déclin car on leur reproche parfois leur manque de flexibilité). Cependant la Ruche de Mulhouse est très dynamique et les producteurs sont assurés d'avoir des commandes régulières, au point que certains ont même été débordés pendant le premier confinement !


Bref, tout ça pour vous montrer qu'il existe de nombreuses solutions pour soutenir vos producteurs locaux (il y a aussi les ventes en direct dans les fermes !), ce qui me semble particulièrement important en ce moment, plutôt que d'enrichir encore plus les géants de la grande distribution ! Place à la recette maintenant : je l'ai réalisée dans le cadre d'un petit concours organisé par la Ruche, justement, sur le thème des courges. Je me suis inspirée d'une de mes précédentes recettes, ma focaccia au potimarron et pesto, mais en version tarte flambée et en remplaçant le basilic par du persil pour une version 100% de saison. Faire une flammekueche végane n'est pas bien compliqué, il suffit d'utiliser du yaourt de soja pour la base et on peut y mettre à peu près tout ce qu'on veut par dessus : lardons de tofu fumé, champignons,  oignons, fromage végétal, noix, etc. Le seul bémol, c'est que le yaourt de soja est moins gras et contient plus d'eau que la crème animale, et a donc tendance à s'évaporer à la cuisson, ce qui donne une tarte assez sèche. La parade que jai trouvée pour remédier a ce problème est de faire précuire la pâte, et de rajouter du gras dans le yaourt, mais je pense que vous pouvez également faire dégorger un peu ce dernier dans une étamine afin d'obtenir quelque chose de plus dense. Quant au pesto de persil, il vous restera du rab que vous pourrez utiliser comme du pesto classique dans des pâtes, salades de céréales, etc.


Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil {végétalien}
Pour le pesto :
- les feuilles d'un bouquet de persil plat
- 30 g de noisettes ou de noix décortiquées
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 10 cl d'huile d'olive
- 1 bonne pincée de gros sel
Pour la tarte flambée :
- 1 fond de tarte (j'utilise la recette de La Cuisine de Bernard)
- 4 cs de yaourt de soja
- 1 cs d'huile qui supporte la chaleur (j'utilise de l'huile de tournesol spéciale cuisson)
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- 50 g de potimarron 
- 75 g de champignons au choix (ici des girolles)
- 1 petit oignon
- 1 cs de vin blanc (optionnel)
- huile végétale pour cuisson
- sel

Préchauffer le four à 210°C avec une plaque de cuisson à l'intérieur.

Découper le potimarron en tranches de 2 à 3 mm, badigeonner légèrement chaque tranche d'huile et mettre dans le four en train de préchauffer le temps de préparer les autres ingrédients.

Preparer le pesto : mixer tous les ingrédients ensemble. Réserver. Le reste de pesto se conserve plusieurs jours dans un bocal au frais.

Nettoyer les champignons et couper en morceaux s'ils sont gros. Faire revenir à feu vif dans un peu d'huile végétale avec une pincée de sel jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Réserver.

Émincer l'oignon en lamelles. Faire dorer dans un peu d'huile à feu vif. Quand l'oignon commence à colorer, déglacer avec le vin blanc et réserver.

Retirer le potimarron du four.

Étaler le fond de tarte sur un tapis de cuisson. Enfourner à blanc pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, mélanger le yaourt avec 1 cs d'huile, assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Retirer le fond de tarte du four. Répartir le yaourt sur le fond de tarte, puis disposer les oignons, les champignons et le potimarron par dessus. Enfourner pour 10 minutes supplémentaires.

Garnir la tarte de pesto de persil et servir.

mardi 8 septembre 2020

Tarte aux courgettes et pomme de terre, curry et lait de coco

J'avoue ne pas être du tout inspirée pour ce post aujourd'hui... je pourrais vous faire une tirade sur la rentrée et les plats simples à préparer, mais ça fait des années que cette date ne signifie plus grand chose pour moi,  donc je ne change pas spécialement ma façon de cuisiner à cette période. 




Je vous dirai donc simplement que cette recette, piquée à ma maman comme beaucoup de recettes de tartes sur ce blog, est absolument délicieuse, en plus d'être hyper facile à faire. Et c'est déjà pas mal, non ? Bonne rentrée à toutes et à tous !








Tarte aux courgettes et pommes de terre,  curry et lait de coco {végétalien, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 1 tarte :
- 1 pâte brisée (maison ou du commerce, sans gluten si besoin)
- 1 grosse courgette
- 1 grosse pomme de terre (ou 1 pomme de terre de taille moyenne et 1/2 aubergine)
- 1 oignon jaune
- 20 cl de lait de coco
- 1,5 cc de curry
- sel, huile végétale

Peler l'oignon et la pomme de terre. Découper l'oignon en lamelles et la pomme de terre et la courgette en rondelles de 2 à 3 mm d'épaisseur. 

Faire revenir les légumes à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'ils soient presque cuits (environ 15 min).

Ajouter le lait de coco et le curry, saler au goût, bien mélanger et laisser épaissir 5 min.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée et répartir les légumes par dessus.

Enfourner à 180°C pour 35 min. Servir tiède.

dimanche 1 décembre 2019

Bouchées au chutney de pomme et saucisse végétale

Je sais pas si vous avez remarqué, entre les décorations et les marchés qui fleurissent un peu partout, les catalogues dans les boîtes aux lettres, et les montagnes de jouets et de chocolats dans les grandes surfaces, mais c'est bientôt Noël. Si si, je vous assure ! Et qui dit Noël dit... Calendrier de l'Avent ! (Autrement appelé "panico-mètre avant les fêtes" dans ma ma tête...) Depuis quelques années, Natasha du blog Échos Verts invite des blogueuses à proposer des recettes végétales pour attendre le réveillon, et cette fois-ci, j'ai été conviée à la fête ;) c'est donc avec une grande joie que j'ouvre le bal de ce calendrier de l'Avent 2019 sur un thème qui me parle à fond... L'apéroooooooo !



Je vous propose des bouchées au chutney de pomme et saucisse végétale. Alors ouais, le nom ne vend pas du rêve, mais j'ai pas trouvé mieux... Faites-moi part de vos idées si vous en avez ! Le point de départ de cette recette, vous le devinez peut-être, c'est le boudin aux pommes. J'ignore pourquoi j'ai pensé à ce plat parce qu'il ne m'attire pas du tout (mais alors pas DU TOUT!), mais ma grand-mère adore ça et il me semble qu'elle en mange en période de fêtes. Enfin bon, peu importe ! J'ai aussi voulu apporter une note plus épicée, inspirée par les chutneys que l'on sert avec du foie gras faux gras en cette saison. D'ailleurs, si vous ne trouvez pas de saucisse végétale qui vous convient (j'utilise les Saucisses à griller de la marque Taifun mais je pense que les Végé'Bavaroises de chez Wheaty peuvent aussi être utilisées), vois pouvez les remplacer par de petits cubes de terrine végétale, ou tout simplement par du tofu fumé assaisonné d'un peu de noix de muscade. J'espère que cette recette vous plaira et s'invitera à votre table pour les fêtes ! Et rendez-vous demain chez Patate et Cornichon pour le deuxième round ;)



PS : vous pouvez retrouver les recettes des calendriers de l'Avent des années précédentes ici (buches de Noël) et (gourmandises à offrir), et si comme moi vous êtes une boule de nefs à l'approche des fêtes, alors le calendrier de l'Avent pour prendre soin de soi est fait pour vous ! Comme pour les années précédentes, vous pourrez télécharger un e-book contenant toutes les recettes du cru 2019 une fois que Noël sera passé.



Bouchées au chutney de pomme et saucisses végétales {Végétalien, option sans soja, option sans noix}
Pour une douzaine de bouchées :
Chutney :
- 1 gros oignon
- 1 cs de sucre blond
- 350 g de pommes
- ½ cc + ¼ cc de gingembre en poudre
- ½ cc de coriandre en poudre
- ¼ cc de cannelle
- ¼ cc de garam massala (ou de cannelle + 1 généreuse pincée de cardamome)
- 2 cs de vinaigre balsamique blanc ou de vinaigre de cidre
- 25 g de cerneaux de noix (omettre pour une version sans noix)
- huile végétale ou margarine
- sel


Bouchées :
- un paquet de feuilles de brick (environ 10 feuilles)
- 3 saucisses végétales (pour cette recette, je conseille particulièrement les Saucisses à Griller de la marque Taifun) ou à défaut 175 g de tofu fumé + 1 pincée de noix de muscade, ou de terrine végétale façon faux gras
- huile végétale
- poivre fraîchement moulu
- coriandre fraîche (optionnel)

Préparation du chutney : peler et découper l'oignon en fines lamelles. Peler et épépiner les pommes et les couper en petits dés. Concasser grossièrement les noix.

Faire chauffer un peu d'huile ou de margarine à feu vif dans une poêle. Y ajouter l'oignon avec 1 cs de sucre et une pincée de sel. Faire dorer l'oignon quelques minutes, en remuant régulièrement.

Quand l'oignon est doré, déglacer avec 50 ml d'eau et baisser le feu. Laisser compoter à feu doux environ 15 min en remuant de temps en temps, et en rajoutant un peu d'eau au fur et à mesure si nécessaire. L'oignon doit être tendre et translucide. Réserver.

Dans la même poêle, faire chauffer un peu d'huile et de margarine à feu vif et faire dorer les cubes de pomme quelques minutes.

Ajouter ½ cc de gingembre en poudre, ½ cc de coriandre en poudre et ¼ cc de cannelle. Bien mélanger pour enrober les dés de pomme.

Ajouter 50 ml d'eau et baisser le feu. Laisser compoter une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que les pommes soient tendres et l'eau évaporée, en écrasant grossièrement les dés avec la spatule. Le mélange doit garder un peu de texture et non pas être une compote totalement lisse.

Porter à nouveau à feu vif, ajouter l'oignon, les noix, ainsi que ¼ cc de gingembre et ¼ cc de garam massala dans les pommes et bien mélanger. Déglacer avec le vinaigre, puis retirer du feu et laisser tiédir.

Préparation des bouchées : découper chaque feuille de brick en 4. Badigeonner un quart d'un peu d'huile et l'enfoncer dans un moule à muffin. Faire de même avec deux autre quarts dans le même moule, puis répétez l'opération pour les moules suivants.

Enfourner les coques en feuille de brick pour 10 min à 180°C. Bien surveiller la cuisson : retirer du four lorsque les bords sont dorés et croustillants. Réserver.

Détailler les saucisses végétales en lamelles (ou le tofu en dés) et les faire poêler dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'elles soient dorées. Vous pouvez assaisonner le tofu d'un peu de noix de muscade si vous le souhaitez. Si vous utilisez de la terrine végétale, sautez cette étape.

Déposer une cuillerée de chutney tiède au fond de chaque coque en feuille de brick, garnir de saucisses végétales, saupoudrer de poivre fraîchement moulu et ajouter un peu de coriandre fraîche si désiré et servir immédiatement.

Le chutney peut être préparé 3 jours à l'avance et conservé au frais dans un récipient fermé (il n'en sera d'ailleurs que meilleur!). Le jour J, on peut préparer les coques de brick jusqu'à quelques heures à l'avance, et les conserver à l'air libre. Les bouchées restantes peuvent se conserver 2 à 3 jours au frais, et être réchauffées rapidement au four.

mercredi 18 septembre 2019

Salade de haricots verts et pommes de terre rôtis au beurre de miso

Mais non, ce blog n'est pas mort ! Si j'ai été absente tout l'été, ce n'est pas parce que j'étais en vacances au bout du monde (j'aurais bien aimé hein...) mais au contraire parce que j'avais beaucoup de boulot, et peu d'inspiration en cuisine (merci la canicule...). Bon au moins, l'avantage c'est que j'en ai profité pour tester de nouvelles recettes issue de ma collection démesurée de livres de cuisine !

Mais je dois bien le dire, ça m'a manqué de bloguer ici et je suis contente de revenir ! Je ne suis pourtant pas certaine de tenir un rythme de publication très régulier, j'ai encore beaucoup de travail dans les mois à venir, et j'ai décidé de me consacrer plus intensément à la pole dance et au tissu aérien, ce qui me prendra plusieurs soirées dans la semaine et pas mal d'énergie. Ajoutez à ça les jours qui raccourcissent, des vacances à la fin du mois et un déménagement en fin d'année ou début 2020, vous comprendrez que je ne peux faire aucune promesse...



Enfin bon, profitons de l'instant présent et de cet article tout frais ! Je suis très contente de la recette que je vous propose aujourd'hui, quand je l'ai réalisée elle à vraiment dépassé mes espérances. Bien que les légumes grillés soient devenus un grand classique de la cuisine végéta*ienne, les haricots verts (ou plats dans mon cas) sont encore rarement soumis à ce mode de cuisson. Ils sont pourtant délicieux préparés de cette façon, ils deviennent croustillants par endroits en restant tendres à d'autres, un vrai régal!

Une fois rôtis, les légumes sont enrobés dans une sauce à base de beurre (végétal) et de miso, relevée d'un peu d'ail, gingembre et citron. Si cette association beurre/miso vous paraît étrange, sachez qu'elle est portant pratiquée au Japon, par exemple dans le miso butter ramen, une spécialité d'Hokkaido. Vous pouvez réaliser cette recette avec d'autres légumes (je pense notamment au maïs frais, potimarron ou brocoli), ou bien utiliser des légumes simplement cuits à la vapeur.



Salade de pommes de terre et haricots verts rôtis au beurre de miso {végétalien, sans noix, option sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 300 g de haricots verts ou plats frais
- 300 g de pommes de terre à chair ferme
- huile d'olive
- sel
- 1 cs de margarine
- 1 cc de miso brun (sans gluten si besoin)
- 1/2 cc de miso blond
- 1/2 cc de gingembre frais râpé
- 1/2 cc d'ail frais râpé
- quelques gouttes de jus de citron
- optionnel : poudre de piment au goût
- pour servir : graines de sésame et de tournesol toastées

Équeuter les haricots verts. Nettoyer les pommes de terre et les couper en gros dés sans les peler.

Faire blanchir les légumes 5 minutes dans de l'eau bouillante. Égoutter et disposer sur une plaque de cuisson. Enrober d'un peu d'huile d'olive et de sel et faire rôtir à 180°C pendant une quinzaine de minutes, en remuant à mi-cuisson.

Préparer la sauce dans un saladier en mélangeant à la fourchette la margarine, les eux miso, l'ail et le gingembre, le jus de citron et le piment.

Quand les légumes sont cuits, verser immédiatement dans le saladier et bien mélanger pour les enrober de sauce.

Servir chaud ou tiède parsemé de graines toastées.

jeudi 7 février 2019

Quiche au potimarron et pesto // Red kuri squash and pesto quiche

Si vous me suivez sur les Instagram, vous n'avez probablement pas raté le scoop, tant j'ai soulé tout le monde avec ça : j'ai la grippe. Enfin, du moins, je l'ai au moment où je rédige ce post et j'espère qu'elle sera passée au moment de sa publication. Désolée à tous ceux à qui j'ai rebattu les oreilles avec cette info d'une importance absolument (pas) capitale, mais j'aime vraiment pas être malade (qui aime ça, en même temps ?!) et je me transforme en Caliméro dans ce genre de moments... (EDIT : au moment de la publication de ce post, ma grippe est bel et bien terminée, en revanche elle a entre temps muté en sinusite carabinée qui m'a endolori toute la pommette droite pendant 3 jours, et maintenant elle migre vers le côté gauche. Si jamais vous croisez mon système immunitaire, dites-lui de rentrer à la maison SVP)


Bon, du coup vous m'en voudrez pas pour le manque total d'inspiration pour le texte de ce post, hein. Je vous dirai juste que le mélange potimarron + pesto, ça déboite (je l'avais déjà mis en scène ici). C'est d'ailleurs dans une tarte salée que j'ai découvert cette association pour la première fois, grâce à une recette issue du livre Variations Potimarron de Cléa. Je l'ai couplée à ma recette de quiche végane favorite, la tarte crémeuse carotte/curry dans Vegan de Marie Laforêt, que j'ai légèrement adaptée pour l'occasion. Et paf! Ça ne fait des Chocapic mais plutôt ma nouvelle quiche préférée de l'hiver (pardon pour l'humour pas drôle, mais j'ai la grippe, vous aviez compris hein?)



Quiche au potimarron et pesto {végétalien, option sans gluten, option sans noix}
Pour une tarte (4 personnes)
- 150 à 200 g de potimarron (poids sans graines)
- 150 à 200 g de tofu ferme (vous pouvez utiliser le tofu-carton Bjorg ou Céréal pour cette recette)
- 200 ml de crème végétale (ou de lait végétal + 1 cs de fécule)
- 150 ml de lait végétal
- 2 cs de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 3 cs de pesto végane (vérifiez qu'il ne contient pas de noix de cajou si vous êtes allergique aux noix, c'est souvent le cas de ceux du commerce)
- 1 pâte brisée végane,sans gluten si besoin (je fais la mienne en mélangeant 150 g de farine, 5 cs d'huile d'olive, 1 pincée de sel, et un peu d'eau ajoutée graduellement pour obtenir une pâte homogène)
- sel et poivre

Réserver quelques tranches de potimarron pour le dessus de la tarte et râper grossièrement le reste (inutile de le peler, la peau est parfaitement comestible une fois cuite).

Émietter le tofu dans un bol et ajouter le reste des ingrédients de la garniture (crème, lait, pesto, fécule), ainsi que le potimarron râpé. Mixer brièvement au mixeur plongeant (ou dans un robot culinaire). Rectifier l'assaisonnement au goût.

Étaler la pâte et foncer un moule à tarte. Verser l'appareil dans la pâte et répartir les lamelles de potimarron réservées sur le dessus.

Cuire 30 à 45 min dans un four à 180°C. Le dessus de la tarte doit être bien doré et les tranches de potimarron fondantes. Servir à la température désirée, la tarte est aussi bonne chaude que tiède ou froide.


Red kuri squash and pesto quiche {vegan, gluten-free option, nut-free option}
Makes 1 quiche (serves 4)
- 150 to 200 g red kuri squash (weighted without the seeds)
- 150 to 200 g firm tofu
- 200 ml vegan creamer (or use 200 ml plant milk + 1 tbsp starch)
- 150 ml plant milk
- 2 tbsp potato or corn starch
- 3 tbsp homemade or storebought vegan pesto (make sure it doesn't contain cashew if you're allergic to nuts)
- 1 pie crust, gluten-free if needed (I make mine by combining 150 g all purpose flour, a pinch salt, 4 tbsp olive oil and a bit of water, added gradually while kneading until I get a soft and not sticky dough)
- salt and pepper to taste

Keep a few slices of the squash for decorating the quiche and coarsely grate the remaining part (no need to peel it, the skin is edible once cooked).

In a wide bowl, crumble the tofu. Add in the other ingredients of the filling (creamer, milk, pesto, starch) and the grated squash. Blend briefly with a hand blender or in a food processor. Season to taste.

Roll the dough and line a pie dish with it. Pour the filling into the crust and top with the reserved squash slices.

Bake for 30 to 45 minutes at 180°C (360F). The top of the quiche must be golden and the squash slices tender. Serve at the desired temperature, the quiche is equally good hot, warm or cold.

mercredi 11 juillet 2018

Tarte straciatella aux fruits rouges (avec Vivien Paille) // Vegan straciatella berry pie with secret ingredient

Il y a quelques temps, la marque Vivien Paille m'a mise au défi de réaliser une recette autour d'un thème précis avec leur Vivien Box, qui contient des produits de la marque (céréales ou légumineuses) et des ingrédients frais. J'ai accepté car je n'avais jamais fait cet exercice et j'étais curieuse de voir ce que je pouvais faire avec un thème et des ingrédients imposés. J'ai donc reçu un colis intitulé "Farandole de fruits rouges" qui contenait des fraises, framboises et cerises, ainsi que... Des haricots blancs ! J'avoue avoir été décontenancée à l'ouverture du paquet, je m'attendais plutôt à du riz rond à dessert, mais ça aurait été trop simple pour un défi, non? ;)


 Pendant un instant, j'ai songé à faire un cassoulet aux cerises, mais comme je n'ai pas le talent de Pierre-Sang Boyer, je me suis dit que c'était peut-être pas une bonne idée... Et puis je me suis souvenue qu'on voyait passer depuis quelques temps dans la blogosphère culinaire des desserts à base de légumineuses : brownies aux haricots rouges, houmous façon pâte à cookies, ... Et ce n'est pas seulement une lubie bizarre de blogueur•ses food! En effet, les Japonais préparent depuis longtemps des pâtisseries fourrés à l'anko, une pâte de haricots azukis sucrée, dont le goût se rapproche de la crème de marron. En faisant quelques recherches, j'ai découvert qu'il en existait une version à base de haricots blancs, appellée shiroan (shiro signifie blanc en japonais #laminuteculture), et que les Coréens utilisent eux aussi les pâtes de haricots blancs et rouges dans leurs pâtisseries. Et si vous avez déjà mangé des perles de coco en restaurant asiatique, sachez que la farce est faite avec du soja jaune, qui est lui aussi une légumineuse ! Donc finalement, mettre des haricots dans un dessert, ce n'est pas si loufoque!


J'ai donc imaginé une tarte aux fruits rouges, l'un de mes desserts préférés en été, avec une pseudo crème pâtissière à base de purée de haricots. Comme mon colis contenait également du chocolat, j'ai opté pour une crème façon straciatella, mais vous pouvez l'aromatiser de plein d'autres façons : avec de l'extrait d'amandes amères, du zeste de citron, du cacao, du thé matcha, ... Tout est possible, car la crème de haricots a un goût neutre et doux qui peut se marier avec de nombreuses saveurs différentes. Le résultat est vraiment bluffant, si vous voulez épater vos invités après leur avoir fait manger une mousse au chocolat au jus de pois chiches, servez-leur cette tarte et mettez-les au défi de trouver l'ingrédient secret, je vous promets qu'ils ne devineront pas!



Tarte straciatella aux fruits rouges {végétalien, option sans gluten, option sans soja, option sans noix}
Pour une tarte :
- 175 g de haricots lingots Vivien Paille (poids sec)
- 75 g de sucre blond
- environ 6 cs de lait végétal de votre choix (j'ai utilisé du lait d'amandes)
- 50 g de chocolat noir
- 1 gousse de vanille
- 1 pâte brisée ou sablée, maison ou du commerce (sans gluten si besoin)
- assortiment de fruits rouges

La veille, mettre les haricots à tremper.

Les égoutter et les rincer, et les mettre dans une casserole ou cocotte minute avec 60 cl d'eau, 75 g de sucre et la gousse de vanille fendue en deux et grattée.

Porter à ébullition et faire cuire 1h30 à 2h, les haricots doivent être très tendres et il ne doit rester qu'un tiers du liquide de cuisson. À la cocotte minute, faites cuire 40 min à partir du moment où la vapeur s'échappe. Retirer la gousse de vanille et laisser refroidir totalement.

Mixer les haricots avec le liquide de cuisson restant pour obtenir une crème onctueuse. Ajouter du lait végétal pour détendre la crème, elle doit avoir la consistance d'une crème pâtissière. J'ai rajouté 6 cs de lait mais la quantité peut dépendre de vos haricots et de la quantité d'eau de cuisson restante.

Hacher le chocolat noir et l'incorporer à la crème.

Faire cuire la pâte à tarte à blanc et laisser refroidir.

Y verser la crème de haricots, et recouvrir avec les fruits rouges.

Déguster et observer le regard intrigué de vos invités quand vous révélez l'ingrédient secret ;)

This pie has a secret ingredients that I dare you to guess... It's white beans! It might seem weird, but Japanese and Korean people have been making sweet red and white bean paste for ages to be used in desserts such as stuffed pancakes or mochi. You'll also meet plenty of red beans brownie or cookie dough houmous on the Internet. So putting legumes/pulses in sweets isn't so strange, after all! Here, I made a sweet white bean paste that I flavoured with chopped chocolate to make a straciatella cream, and used it as a base for a berry pie. But as the flavour of the cream is pretty sweet and neutral, you could also flavour it with bitter almond extract, lemon zest, caco powder, matcha...


Vegan straciatella berry pie {vegan, gluten-free option, soy-free option, nut-free option}
Yields 1 pie :
- 175 g dried white beans
- 75 g sugar
- 1 vanilla bean
- about 6 tbsp plant-based milk of your choice (I used almond)
-50 g dark chocolate
- 1 pie crust, homemade or storebought (use GF a needed)
- berries of your choice

The day before, soak the white beans in unsalted water. 

Drain and rinse, the place in a pot with 60 ml water and the sugar. Slice the vanilla bean in half, scrape the seeds and add to the pot, then add the scapped vanilla bean as well. Bring to a boil and cook for 1h30 to 2 hours, until very soft. Alternatively, you could use a pressure cooker and cook for 40 minutes from the moment the steam comes out. Let cool completely.

Remove the vanilla bean and blend the beans and cooking liquid into a smooth paste. Stir in the milk. Add as much as needed to get the consistency of custard. I used 6 tbsp but you might need more or less depending on your beans and the amount of remaining cooking water.

Finely chop the chocolate and add to the cream.

Roll the crust into a pie pan and bake blind, until golden and crispy. Let cool.

Spread the cream into the pie crust and top with berries.

Serve and be amazed ;)

mercredi 16 mai 2018

Gratin de gnocchis à l'ail des ours et aux asperges // Wild garlic-flavoured gnocchis and asparagus casserole

Ces derniers jours, on se coltine une météo pourrie, digne d'un mois de mars. Après plusieurs weekends aux températures estivales, ça pique de ressortir le manteau et le parapluie... Je vous laisse imaginer à quel point je suis contente d'avoir fait un pichet entier d'infusion glacée samedi dernier en me disant qu'elle nous aiderait à supporter la chaleur, pour me réveiller face à la pluie dimanche matin (et tous les autres jours qui ont suivi depuis...).





Du coup, on s'est consolés en préparant un plat bien réconfortant : un gratin de gnocchis. Eh oui, vous ne connaissez pas le proverbe "Météo pourrie... Météo à gnocchis!"? (Comment ça, je viens de l'inventer pour justifier mon envie de gnocchis? Mais pas du tout!). Sauf qu'on a quand même mis une bonne touche de printemps dedans, histoire de pas se laisser abattre non plus! On a donc parfumé nos gnocchis à l'ail des ours (on a profité des jours fériés pour aller en ramasser une dernière fois, en faire du pesto et le congeler pour en avoir à disposition toute l'année!), et ajouté des tiges d'asperges blanches (les pointes ayant été cuisinées en risotto quelques jours plus tôt). Si on les épluche bien et qu'on les coupe en petits tronçons, je vous garantis que vous n'aurez pas de problème de filaments! Bien entendu, si vous avez des asperges entières, vous pouvez aussi y mettre les têtes. De même, si vous avez des asperges vertes au lieu des blanches, ça marchera très bien aussi!







Pour les gnocchis, je suis partie de cette recette de La fée Stéphanie, très simple et efficace, sauf que j'ai utilisé de la farine de blé classique (T80, pour être précise), et j'y ai rajouté un peu de fécule de tapioca pour un peu plus de moelleux, mais ça fonctionne aussi sans. Et bien entendu, j'y ai aussi mis du pesto d'ail des ours, et là encore, si vous n'en avez pas, vous pouvez soit vous en passer, soit le remplacer par un pesto aux herbes de votre choix! Les instructions paraissent longues, mais je vous assure que faire des gnocchis, ce n'est vraiment pas compliqué. Vous n'êtes même pas obligés de leur donner une jolie forme pour cette recette, vu qu'ils seront de toute façon planqués dans la sauce béchamel! Gardez juste en tête qu'ils gonflent à la cuisson, je me suis faite avoir la première fois que j'en ai fait et je me suis retrouvée avec des trucs énormes, c'était un peu lourd... Cette fois j'ai voulu les faire plus petits, et au final je pense être tombée dans l'excès inverse car j'ai trouvé qu'ils "fondaient" un peu trop dans la sauce à mon goût. La prochaine fois sera la bonne! (Comment ça je me cherche encore des excuses pour manger des gnocchis?!)



Gratin de gnocchis à l'ail des ours et aux asperges {végétalien, option sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
Les gnocchis :
- 400 g de pommes de terre (les pommes de terres flétries retrouvées au fond d'un placard en cette saison conviennent très bien!)
- 100 g de farine T80
- 10 g de fécule de tapioca (optionnel)
- 1 cc de sel fin
- 2 généreuses cc de pesto d'ail des ours (je mixe simplement des feuilles d'ail des ours avec de l'huile d'olive) ou de pesto aux herbes de votre choix, ou pas de pesto du tout
Le gratin :
- les tiges d'une botte d'asperges blanches ou vertes (et les têtes aussi, si vous savez pas quoi faire d'autre avec)
- 250 à 300 ml de lait végétal non sucré (j'ai utilisé du lait d'avoine)
- 2 cs d'huile d'olive
- 3 cs de farine de blé ou de riz
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- fromage végétal pour gratiner (optionnel)
- levure maltée

Faites cuire les pommes de terre ENTIÈRES et NON PELÉES dans de l'eau bouillante, jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Pour des pommes de terre de taille moyenne, il faut compter 15 à 20 minutes.

Laisser tiédir jusqu'à ce qu'elles soient manipulables, puis les peler et les écraser en purée avec le sel et le pesto dans un saladier. Ajouter la farine et la fécule progressivement, en les incorporant à la fourchette. Quand la pâte devient trop épaisse, continuer à la travailler à la main jusqu'à obtenir une boule de pâte souple et homogène.

Prélever un quart de pâte, le rouler en un long boudin sur un plan de travail fariné, et découper en tronçons de taille identique. Attention, les gnocchis gonflent à la cuisson, tenez-en donc compte pour les former selon la taille qui vous convient. On peut rouler les gnocchis sous les dents d'une fourchette pour leur donner leur rayures caractéristiques, mais c'est totalement optionnel et dans cette recette, la forme des gnocchis n'a aucune importance. Placer les gnocchis déjà formés sur une planche ou un plan de travail bien fariné pour ne pas qu'ils collent.

Une fois les gnocchis formés, faire bouillir une casserole d'eau. Saler lorsque l'ébullition est atteinte. Plonger les gnocchis dans l'eau, en plusieurs fois et en remuant délicatement le contenu de la casserole avec une cuillère en bois pour éviter qu'ils ne collent entre eux (j'ai fait 3 cuissons). Les gnocchis sont cuits lorsqu'ils remontent en flottant à la surface. Les retirer avec une écumoire et les déposer dans un plat à gratin. Arroser d'un filet d'huile et mélanger délicatement pour ne pas qu'ils collent.

Réserver environ 300 ml d'eau de cuisson des gnocchis.

Peler les tiges des asperges pour éliminer les fibres dures, et les couper en petits tronçons de 5 mm.

Porter l'eau de cuisson réservée à ébullition. Y faire cuire les asperges pendant environ 7 minutes, jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Récupérer les asperges avec une écumoire et les ajouter aux gnocchis. Conserver l'eau de cuisson.

Verser l'eau de cuisson des asperges dans un verre doseur, et ajouter du lait végétal pour obtenir un total de 500 ml de liquide.

Faire chauffer l'huile d'olive dans une casserole, y ajouter la farine d'un coup et bien mélanger à l'aide d'une cuillère en bois pour former une pâte. Laisser dorer quelques minutes en mélangeant.

Versez progressivement le mélange lait végétal + eau de cuisson, en fouettant bien pour éviter les grumeaux. Laisser épaissir la béchamel sur feu doux. Attention, la sauce ne doit pas être trop compacte car elle épaissira encore lors de la cuisson au four. Assaisonner au goût de sel, poivre et noix de muscade. Verser sur les gnocchis et les asperges et bien mélanger.

Répartir du fromage végétal à la surface du gratin, et parsemer de levure maltée. Faire gratiner au four à 180° pendant 20 minutes.





Wild garlic-flavoured gnocchis and asparagus casserole {vegan, soy-free option, nut-free option}
Serves 4 :
For the gnocchis :
- 400 g waxy potatoes (you can use old, wrinkled potatos that you forgot in the back of your pantry, they work perfectly well for this!)
- 100 g all purpose flour
- 1 tsp tapioca starch (optional)
- 1 tsp fine sea salt
- 2 heaped tsp wild garlic pesto (I just blend wild garlic with olive oil) or another herb pesto of your choice, or no pesto at all
For the casserole :
- the stems of 1 bunch of white or green asparagus (you can use the tops too if you don't know what to cook with them!)
- 250 to 300 ml unsweetened plant milk (I used oat milk)
- 2 tsp olive oil
- 3 tsp all purpose flour
- salt, pepper and nutmeg to taste
- vegan cheese of your choice (optional)
- nutritional yeast

Boil the potatoes, whole and unpeeled, until soft. Medium potatoes take about 20 minute. Drain and leave to cool.

When cool enough to handle, peel and mash in a wide bowl with the salt and pesto. Add the flour and starch gradually, mixing with a fork. When the dough becomes too thick to be manipulated with a fork, knead until you get a ball of soft dough.

Take 1/4 of the dough and shape into a long roll onto a floured countertop. Cut the roll into pieces and put them on a floured tray so that they don't stick. Keep in mind taht the gnocchis will puff when cooking, so shape them a bit smaller that you want them to be. You can give them their typical shape and stripes using a fork (either use the fork to roll them on the countertop, or make small balls and push them on top of the fork), but it is totally optional in this recipe as they will be drowned in bechamel sauce anyway!

Boil the gnocchis in a large pot of salted water. Dont cook too many at a time or the will stick together. Also, to prevent them from sticking, stir gently the water with a wooden spoon when you drop the gnocchis in the water. They are ready when they float on top of the water. Remove them with a slotted spoon and place in a casserole dish. Drizzle with a bit of olive oil and toss gently to prevent sticking. Repeat until all he gnocchis are cooked. Reserve about a cup of cooking water.

Peel the asparagus stems to remove the tough fibers. Slice into 1/2 inch pieces. Boil in the reserved cooking water, for about 7 minutes, until tender. Remove with a slotted spoon and add to the gnocchis. Reserve cooking water.

Pour the cooking water in a measuring glass, and add milk until you get 2 cups of liquid.

Heat the olive oil in a pot on medium-high heat. Add the flour and stir to make a paste. Let cook a few minutes, until golden. Add the milk mixture gradually, whisking vigorously to avoid the formation of lumps. When all the milk has been added, cook on low heat, stirring, until it thickens and coats a spoon. Season to taste with salt, pepper and nutmeg.

Pour the bechamel sauce over the gnocchis and asparagus and toss to coat. Sprinkle with cheese and nutritional yeast. Bake for 20 minutes at 180°C (350F), until golden on top.

mercredi 2 mai 2018

Granola salé aux épices à chorizo // Chorizo flavoured savoury granola

Je crois que la première fois que j'ai entendu parler de granola salé, c'était dans le livre Des soupes qui nous font du bien de Cléa et Clémence Catz (que je conseille vivement à tous les amateurs de soupe, il y a des recettes pour tous les légumes ou presque!). Au début, j'ai été assez moyennement emballée par le concept. Je trouvais ça curieux, mais sans plus. Et puis, petit à petit, l'idée a fait son chemin dans ma tête, me séduisant de plus en plus, jusqu'à ce que je commence à réfléchir à une version que j'aimerais tester. J'ai alors songé à une version goût chorizo (oui, j'ai un truc avec le chorizo, mais que voulez-vous, depuis que j'ai découvert que le goût de cette fameuse charcuterie était dû uniquement à une variété bien particulière de piment, je ne prive pas d'en mettre partout où je peux!), que j'imaginais saupoudré sur un velouté de courgette. Malgré ça, je traînais la patte et je ne passais toujours pas à l'action, je pense qu'au fond de moi je restais encore un peu réticente face à ce concept. J'avais peur de ne pas en trouver l'utilité, ou de ne pas vraiment aimer.



Et puis, il y a quelques semaines, lors d'un atelier photo à Paris, j'ai goûté un velouté de chou fleur et de lait de coco saupoudré de granola salé aromatisé au curry. Vu le sujet de mon article aujourd'hui, vous vous en doutez : j'ai adoré! C'était croustillant, parfumé, léger, et ça s'imbibait beaucoup moins que des croûtons. Une fois rentrée chez moi, j'ai enfin mis en pratique l'idée qui me trottait dans la tête depuis si longtemps. Vu que je ne suis pas une grande consommatrice de flocons de céréales, je me suis limitée à caux d'avoine, et j'ai utilisé des graines et noix que j'avais sous la main (tournesol, courge et amande) mais libre à vous de varier les ingrédients selon le contenu de vos placards!



Pour l'instant, je n'ai utilisé mon granola que pour pimper un peu ma salade verte, car je n'ai pas trop envie de soupe en ce moment (bon, OK, et j'en ai aussi un peu boulotté juste comme ça à la sortie du pot ^^), mais je l'imagine bien sur un velouté d'apserges, de courgettes, de petits pois ou pois cassés. J'ai aussi envie de tester d'autres parfums, notamment une version au curry rouge pour aller avec toutes mes soupes de courge au curry et lait de coco! On en reparle cet automne? ;)



Granola salé goût chorizo {végétalien, option sans gluten, option sans noix}
Pour un petit pot :
-75 g de flocons d'avoine
- 10 g de graines de courge
- 10 g de graines de sésame
- 20 g d'amandes concassées (ou plus de graines pour une option sans noix)
- 1 cc de miso d'orge ou de riz
- 1 cc de concentré de tomate
- 1 cs d'huile d'olive
- 1 cs de sirop d'agave
- 1/2 cc de piment de la Vera
- 1/4 cc de cumin en poudre
- 1/4 cc de thym séché

Dans un saladier, mélanger les flocons, les graines et les amandes concassées.

Dans un petit bol, mélanger tous les autres ingrédients jusqu'à former une pâte homogène. Verser la pâte épicée sur le mélange de flocons, et bien remuer pour enrober.

Etaler en une couche d'environ 2 mm d'épaisseur sur une plaque de cuisson recouverte de film de cuisson. Enfourner pour une quinzaine de minutes à 180°C, en surveillant attentivement pour ne pas que le granola brûle. Remuer délicatement après une dizaine de minutes de cuisson.

Laisser refroidir et conserver dans un bocal hermétique. Saupoudrer sur des soupes, salades, veggie bols, ...



Chorizo flavoured savoury granola {vegan, gluten-free option, nut-free option}
Yields a small jar :
- 75 g oat flakes
- 10 g pumpkin seeds
- 10 g sunflower seeds
- 20 g chopped almonds (or more seeds for a nut-free version)
- 1 tsp barley or rice miso paste
- 1 tsp tomato paste
- 1 tbsp olive oil
- 1 tbsp agave syrup
- 1/2 tsp chili de la Vera
- 1/4 tsp ground cumin
- 1/4 tsp dried thyme

Mix the oat flake, seeds and almonds in a xide bowl.

In a small bowl, whisk together the other ingredients. Pour on the oat mix and toss well to coat.

Spread onto a lined baking sheet, making a 2 mm-thick layer. Bake at 180°C (360F) for 15 minutes, watching the granola closely so that it doesn't burn. Stir delicately after 10 minutes of baking.

Let cool and store in a jar. Sprinkle on soups, salads, veggie bowls, ...