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lundi 9 novembre 2020

Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil

Après ma recette de ramen qui, je dois l'admettre, n'était pas des plus simples, voici une recette beaucoup moins complexe, et surtout beaucoup plus locale pour l'Alsacienne d'adoption que je suis !

Acheter des légumes locaux à toujours été quelque chose d'important pour moi. Depuis que je suis étudiante et donc que j'ai commencé à faire mes propres courses, j'ai toujours cherché à favoriser les maraîchers autour de moi et je crois avoir testé à peu près tous les systèmes qui existent. Je me souviens encore de ces dimanches où je prenais le bus, depuis ma résidence universitaire paumée dans la banlieue grenobloise, pour aller sur une petite place du centre ville où se tenait un marché de producteurs. J'adorais y aller, acheter des légumes non calibrés qui me rappelaient ceux que ma grand-mère nous donnait (d'ailleurs j'aimais particulièrement me fournir auprès de papis et mamies avec un stand minuscule, tant ils me rappelaient mes propres grands-parents, avec leurs mains ridées aux ongles noircis de terre), à tel point que parfois je m'emballais, et une fois rentrée, je me demandais comment j'allais pouvoir manger tout ce que j'avais ramené. Mais finalement, comme j'emportais parfois ma gamelle pour le midi, je n'ai jamais eu à jeter quoi que ce soit (enfin sauf la fois où j'ai fait un raté culinaire monumental que je vous raconte ici...).

En deuxième année d'études, je me suis mise en coloc avec une amie et nous nous sommes inscrites à une AMAP qui livrait sur le campus. On était 3 à partager un panier, que je récupérais tous les lundis soirs avant mon cours de japonais, où j'arrivais systématiquement en retard et avec un cabas d'où dépassaient poireaux et salades. Ma prof me demandait toujours quels légumes j'avais eus et j'ai appris bon nombre de noms japonais à cette occasion ! C'est à cette époque que j'ai vraiment appris à cuisiner les légumes, étant donné que les paniers des AMAP, c'est toujours un peu la loterie. Je crois bien que mon amour avec le kimchi, et par extension avec la cuisine coréenne, a débuté à cette époque-là, puisqu'il a bien fallu que je fasse quelque chose des choux chinois que je découvrais alors.


Lors de mon semestre Erasmus en Allemagne, j'allais aussi faire le marché (du coup je suis assez calée en noms de fruits et légumes dans la langue de Gœthe également !), et idem de retour en France lors de mes premières années de boulot. Plus tard, j'ai testé le système de cueillette, où les légumes étaient à un prix ridiculement bas (le kilo de haricots verts ou plats était à 3€ si je me souviens bien, il n'était donc pas rare qu'on en engloutisse 2 kilos à deux par semaine !). 

En arrivant à Mulhouse, je me suis à nouveau inscrite dans une AMAP et j'ai mangé des kilos de chou, comme en témoignent mes articles de 2018 ! J'ai malheureusement dû interrompre mon inscription pour plusieurs raisons et j'avoue que ça me manque parfois un peu. J'ai fait quelques fois le marché mais comme il est à l'autre bout de la ville par rapport à chez moi, ce n'est pas très pratique... Heureusement, un petit producteur local a installé un stand devant la gare, qui est à même pas 10 minutes à pieds de mon appart, avec un système de paniers qu'on peut commander en connaissant le contenu et avec possibilité d'échanger certains produits, et aussi de la vente libre de légumes, fruits, champignons et conserves maison. Bref, le rêve !

Sauf qu'avec le confinement, il a arrêté de venir, et aujourd'hui il ne peut malheureusement plus assurer ce service car la demande dépassait sa capacité de production... Je me suis donc tournée vers un système que je n'avais presque jamais expérimenté jusqu'à présent : La Ruche qui Dit Oui ! Je dois avouer que ce n'est pas ma solution préférée car les producteurs ne touchent pas l'intégralité du prix de vente des produits (ce qui les rend assez chers en fin de compte, puisqu'il faut y ajouter 20% de frais de fonctionnement), et ils doivent déclarer un minimum de vente et si celui-ci n'est pas atteint, toutes les commandes sont annulées. Cela ne leur garantit donc pas un revenu stable, contrairement aux AMAP qui voient leurs clients s'engager pour 1 an (mais qui sont malheureusement en déclin car on leur reproche parfois leur manque de flexibilité). Cependant la Ruche de Mulhouse est très dynamique et les producteurs sont assurés d'avoir des commandes régulières, au point que certains ont même été débordés pendant le premier confinement !


Bref, tout ça pour vous montrer qu'il existe de nombreuses solutions pour soutenir vos producteurs locaux (il y a aussi les ventes en direct dans les fermes !), ce qui me semble particulièrement important en ce moment, plutôt que d'enrichir encore plus les géants de la grande distribution ! Place à la recette maintenant : je l'ai réalisée dans le cadre d'un petit concours organisé par la Ruche, justement, sur le thème des courges. Je me suis inspirée d'une de mes précédentes recettes, ma focaccia au potimarron et pesto, mais en version tarte flambée et en remplaçant le basilic par du persil pour une version 100% de saison. Faire une flammekueche végane n'est pas bien compliqué, il suffit d'utiliser du yaourt de soja pour la base et on peut y mettre à peu près tout ce qu'on veut par dessus : lardons de tofu fumé, champignons,  oignons, fromage végétal, noix, etc. Le seul bémol, c'est que le yaourt de soja est moins gras et contient plus d'eau que la crème animale, et a donc tendance à s'évaporer à la cuisson, ce qui donne une tarte assez sèche. La parade que jai trouvée pour remédier a ce problème est de faire précuire la pâte, et de rajouter du gras dans le yaourt, mais je pense que vous pouvez également faire dégorger un peu ce dernier dans une étamine afin d'obtenir quelque chose de plus dense. Quant au pesto de persil, il vous restera du rab que vous pourrez utiliser comme du pesto classique dans des pâtes, salades de céréales, etc.


Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil {végétalien}
Pour le pesto :
- les feuilles d'un bouquet de persil plat
- 30 g de noisettes ou de noix décortiquées
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 10 cl d'huile d'olive
- 1 bonne pincée de gros sel
Pour la tarte flambée :
- 1 fond de tarte (j'utilise la recette de La Cuisine de Bernard)
- 4 cs de yaourt de soja
- 1 cs d'huile qui supporte la chaleur (j'utilise de l'huile de tournesol spéciale cuisson)
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- 50 g de potimarron 
- 75 g de champignons au choix (ici des girolles)
- 1 petit oignon
- 1 cs de vin blanc (optionnel)
- huile végétale pour cuisson
- sel

Préchauffer le four à 210°C avec une plaque de cuisson à l'intérieur.

Découper le potimarron en tranches de 2 à 3 mm, badigeonner légèrement chaque tranche d'huile et mettre dans le four en train de préchauffer le temps de préparer les autres ingrédients.

Preparer le pesto : mixer tous les ingrédients ensemble. Réserver. Le reste de pesto se conserve plusieurs jours dans un bocal au frais.

Nettoyer les champignons et couper en morceaux s'ils sont gros. Faire revenir à feu vif dans un peu d'huile végétale avec une pincée de sel jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Réserver.

Émincer l'oignon en lamelles. Faire dorer dans un peu d'huile à feu vif. Quand l'oignon commence à colorer, déglacer avec le vin blanc et réserver.

Retirer le potimarron du four.

Étaler le fond de tarte sur un tapis de cuisson. Enfourner à blanc pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, mélanger le yaourt avec 1 cs d'huile, assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Retirer le fond de tarte du four. Répartir le yaourt sur le fond de tarte, puis disposer les oignons, les champignons et le potimarron par dessus. Enfourner pour 10 minutes supplémentaires.

Garnir la tarte de pesto de persil et servir.

mardi 8 septembre 2020

Tarte aux courgettes et pomme de terre, curry et lait de coco

J'avoue ne pas être du tout inspirée pour ce post aujourd'hui... je pourrais vous faire une tirade sur la rentrée et les plats simples à préparer, mais ça fait des années que cette date ne signifie plus grand chose pour moi,  donc je ne change pas spécialement ma façon de cuisiner à cette période. 




Je vous dirai donc simplement que cette recette, piquée à ma maman comme beaucoup de recettes de tartes sur ce blog, est absolument délicieuse, en plus d'être hyper facile à faire. Et c'est déjà pas mal, non ? Bonne rentrée à toutes et à tous !








Tarte aux courgettes et pommes de terre,  curry et lait de coco {végétalien, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 1 tarte :
- 1 pâte brisée (maison ou du commerce, sans gluten si besoin)
- 1 grosse courgette
- 1 grosse pomme de terre (ou 1 pomme de terre de taille moyenne et 1/2 aubergine)
- 1 oignon jaune
- 20 cl de lait de coco
- 1,5 cc de curry
- sel, huile végétale

Peler l'oignon et la pomme de terre. Découper l'oignon en lamelles et la pomme de terre et la courgette en rondelles de 2 à 3 mm d'épaisseur. 

Faire revenir les légumes à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'ils soient presque cuits (environ 15 min).

Ajouter le lait de coco et le curry, saler au goût, bien mélanger et laisser épaissir 5 min.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée et répartir les légumes par dessus.

Enfourner à 180°C pour 35 min. Servir tiède.

mercredi 14 février 2018

Focaccia au pesto et potimarron // Pesto and red kuri squash focaccia

Comme beaucoup de couples, chéri et moi avons notre petite tradition pour la St Valentin. Aller au restaurant, s'offrir un spa, un dîner aux chandelles à la maison ? Non, rien de tout ça. Nous, on mange une pizza, même pas faite maison, livrée dans sa boîte en carton, et on boit des bières, le tout calés dans notre canapé. Le summum du romantisme quoi ;)



On a démarré cette tradition il y a deux ans, car cette année-là, chéri avait un match de rugby à l'autre bout du département et s'est blessé au genou. Il a fini aux urgences, et j'ai du aller le chercher en voiture, de nuit sur une route serpentant à flanc de colline. Pour moi qui déteste conduire, je peux vous dire que c'était une véritable épreuve de rouler dans ces conditions... Alors forcément, quand on est rentré chez nous, la soirée bien entamée, et chéri avec le genou dans une attelle, on avait aucune motivation pour se cuisiner un repas romantique et c'est comme ça qu'on a fini avec une pizza dans notre canapé.


L'an dernier, les parents de chéri étaient chez nous la semaine de la St Valentin, donc c'était déjà mal barré pour un dîner romantique à deux. De plus, j'étais en déplacement pro toute la journée, et je rentrais assez tard le soir, ce qui m'empêchait de concocter un repas un peu élaboré. On avait donc prévu d'aller au resto tous les quatre, mais chéri était un peu malade et n'avait pas vraiment la motivation pour sortir. Résultat : on a fini par commander des pizzas.



On s'est donc dit que cette année, il fallait maintenir la tradition. Surtout que je suis à nouveau en déplacement pro, et chéri aussi cette fois-ci. En réalité, c'est une façon de fêter la St Valentin qui me convient parfaitement, à contre-courant des injonctions commerciales qu'on nous balance (et je ne parle même pas de la surcouche de pression sociale sur les célibataires à l'occasion de cette fête...). Parce que même si j'apprécie l'idée d'une journée entièrement dédiée à la célébration de l'amour, je considère que le bonheur dans un couple, ça se construit toute l'année. Et je pense aussi qu'il n'y a pas besoin d'en faire des caisses pour montrer à l'autre qu'on l'aime. Alors certes, je peux tout à fait comprendre que pour certains couples, c'est l'occasion de s'offrir un bon moment à deux, de faire quelque chose qu'on ne s'octroie pas le reste de l'année. Je suis tout à fait d'accord pour dire qu'il faut savoir se faire plaisir ! Mais se montrer qu'on s'aime en toute simplicité, même devant une pizza et une bouteille de bière, pour moi c'est tout aussi symbolique. On est ensemble, et c'est tout ce qui m'importe. (#momentguimauve)



Bon, c'est bien mignon tout ça, mais c'est quoi le rapport avec la focaccia? Le rapport, c'est que, d'un part, si vous êtes aussi de la team pizza-canapé pour la St Valentin MAIS que vous voulez quand même faire un peu plus d'efforts que nous qui allons juste décrocher le téléphone, alors cette recette est pour vous. La combinaison potimarron-champignons-oignons-jeunes pousses est ma nouvelle garniture de pizza préférée. Alors oui, je sais qu'une pizza et une focaccia au pesto, c'est pas la même chose, mais en réalité on a d'abord testé ce mélange en version pizza avant de penser à une focaccia sur base de pesto, et je peux vous garantir que les deux marchent très bien, donc vous pouvez très bien opter pour une base tomate (j'utilise du concentré dilué dans de l'eau auquel je rajoute de l'origan, de l'ail et de l'oignon semoule pour une sauce à pizza express!) et ajouter du fromage végétal. Et je pense qu'en version flammekueche (notre nouvelle passion depuis qu'on s'est installés en Alsace ^^) ça fonctionne tout aussi bien!



D'autre part, et là on retombe dans le mode guimauve, c'est que les mains sur les photos, ce sont celles de chéri, vous vous en doutez. Et quand je vois qu'il prend part sans rechigner à mes lubies de photographie culinaire, qu'il se plie à toutes mes injonctions ("plus haut la main STP... OK, on va refaire une série... Allez encore une... On recommence une dernière fois...") alors qu'il est probablement affamé, et que je lui colle une focaccia fumante sous le nez, focaccia qu'il regarde gentiment refroidir le temps que je la shoote sous toutes les coutures, je me dis qu'il doit quand même beaucoup m'aimer ^^ et pour ça (et plein d'autre choses!), je l'aime moi aussi énormément, et j'espère partager des pizzas et des bières avec lui sur le canapé pendant encore beaucoup de Saint-Valentin!



Focaccia au pesto et potimarron {végétalien, sans soja}
Pour 2 à 4 personnes :
- 1 grosse pâte à pizza, maison ou du commerce (je fais la mienne avec 250 g de farine, 1 pincée de sel, 7 g de levure de boulanger sèche, 1 cc de sucre, 150 ml d'eau tiède, 1,5 cs d'huile d'olive)
- 2 cs de pesto de basilic végane du commerce ou maison
- une dizaine de fines tranches de potimarron (2 à 3 mm d'épaisseur)
- 2 ou 3 champignons de Paris détaillés en tranches
- quelques fines lamelles d'oignon (rouge de préférence)
- olives noires
- pour servir : salade au choix (roquette, mâche, pourpier, jeunes pousses d'épinard ou de betterave, mélange de jeunes pousses, mesclun, ...), huile pimentée, vinaigre balsamique
Version pizza : utilisez un peu moins de pâte et remplacez le pesto par du coulis de tomate (ou 1 cs de concentré de tomate dilué dans 3 à 5 cs d'eau + 1 pincée d'origan, d'ail et d'oignon semoule), et ajoutez quelques morceaux de mozzarella végane ou du fauxmage râpé (vous pouvez aussi conserver le pesto et en déposer quelques cuillerées ici et là sur votre pizza)
Version flammekueche : utilisez une pâte fine (je fais cette recette), remplacez le pesto par du yaourt de soja assaisonné de sel, poivre et noix de muscade, et utilisez du fauxmage râpé si vous le souhaitez

Préchauffez le four à 200°C.

Sur une plaque de four recouverte d'un tapis de cuisson, étalez votre pâte (après une première levée si vous la faites vous-même) en un grand rectangle d'environ 7 mm d'épaisseur.

Etalez délicatement le pesto à la surface de la pâte et répartissez les lamelles de potimarron, champignons, oignons, et les olives.

Versez un peu d'eau dans une lèchefrite placée en bas du four (seulement pour la version focaccia).

Enfournez la focaccia pour 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée sur les bords et le potimarron bien cuit.

Servez immédiatement, parsemé de salade ou de jeunes pousses. Arrosez d'un filet d'huile piquante et de vinaigre balsamique si désiré.



Pesto and red kuri squash {vegan, soy-free}
Serves 2 to 4 :
- 1 large pizza dough, storebought or homemade (I made mine with 250 g bread flour, 1 pinch salt, 7 g dried yeast, 1 tsp sugar, 150 ml lukewarm water and 1 1/2 tbsp olive oil)
- 2 tbsp vegan basil pesto, storebought or homemade
- a dozen thin slices of red kuri squash (2 to 3 mm thick)
- 2 to 3 button mushrooms, sliced
- thin onion slices (preferably red)
- black olives
- to serve : arugula or baby spinach, spicy oil, balsamic vinegar 
Pizza version : use a smaller quantity of dough and replace the pesto with tomato sauce (for a quick pizza sauce, I mix 1 tbsp tomato paste with 3 to 5 tbsp water, a pinch each of oregano, garlic powder and onion powder) and add vegan pizza or shredded cheese on top. You could also drop a few dollops of pesto on top ;)
Flammekueche version : use a thin dough (made with 250 g flour, 1 pinch salt, 50 ml neutral oil and a bit of water added gradually until a soft ball foms, leave to rest covered for 1 hour at room temp before rolling thinly), replace the pesto with soy yogurt seasoned with salt, pepper and nutmeg and sprinkle with vegan grated cheese if you want (Flammekueche is a kind of thin crust pie with a sour cream base that originates from Northeastern France and Germany)

Turn the oven on at 200°C (395F)

On a lined baking sheet, roll the dough into a rough rectangle with a 7 mm thickness.

Gently spread the pesto on top and cover with the squash, mushrooms and onions sliced, and the olives.

Pour a bit of water in a pan placed in the bottom of the oven (only for focaccia version).

Bake the focaccia for 15 to 20 minutes, until the edges are golden and the squash is tender.

Serve immediately sprinkled with greens and drizzled with spicy oil and balsamic vinegar.

mercredi 3 janvier 2018

Soupe aux fanes de poireaux et pommes de terre // Potato and leek top soup

Bonjour bonjour! Bienvenue en 2018! Je suis contente de voir cette nouvelle année débuter, à un moment j'ai presque cru qu'on ne l'atteindrait pas, avec les deux dingues aux Etat-Unis et en Corée du Nord qui menaçaient de se balancer des ogives nucléaires à la tronche... Haha quelle entrée en matière n'est ce pas?! Sur une note plus gaie, je vous souhaite une merveilleuse et épanouissante année 2018, pleine de bons moments partagés avec ceux que vous aimez !





J'espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d'année, entourés de gens que vous aimez, à enchaîner les repas sans fin et à vider des boîtes de chocolat. Pas facile la reprise après tout ça, hein? Si vous êtes dans le même état que moi actuellement, vous avez sûrement l'estomac qui crie grâce, ainsi qu'une flemme intersidérale pour faire à manger après avoir cuisiné deux repas de réveillon! Ne vous inquiétez pas, j'ai la solution à ces problèmes : la soupe! (Vous avez quand même pas cru que j'allais dire "le smoothie au kale", hein?) Quoi de mieux pour commencer l'année et éponger une gueule de bois persistante qu'un bon velouté de poireaux et pommes de terre?



Alors là, vous vous dites que j'ai un peu abusé sur le champagne au Nouvel An et que je vous prends pour des lapereaux de 3 jours, parce que la soupe poireaux-patates, tout le monde sait la faire, si c'était pour pondre un post comme ça j'avais qu'à rester cuver sous ma couette. Oui mais non. Moi, pendant longtemps, je ne savais pas faire un bon velouté de poireaux et pommes de terre. Alors oui, mettre des patates et des poireaux dans la cocotte minute, faire cuire et tout mixer, je sais faire, mais ça ne donnait jamais le résultat que je voulais. Ce que je recherchais, c'était une soupe onctueuse mais sans ajouter 3 tonnes de crème, pas trop liquide, avec un goût équilibré et doux (et pas un truc qui crie COUCOU C'EST MOI LE POIREAU!), bref, un équilibre subtil. Equilibre que j'ai finalement réussi à atteindre, presque par hasard. Ce jour-là, quand j'ai porté ma première cuillère de soupe à la bouche, je me suis dit "ça y est, c'est LA soupe de poireaux ultime" (#ilenfautpeupourêtreheureux) et je me suis empressée de noter ses proportions. Alors si vous aussi, vous ratez immanquablement ce grand classique du monde des soupes et que vous chercher désespérément le secret de la soupe poireaux-patates parfaite (rassurez-moi, je suis pas toute seule dans ce cas là?), peut-être que celle-ci vous conviendra. Cerise sur le gâteau (j'ai failli dire "croûton sur le bol de soupe", mais avouez que c'est vachement plus moche...), cette recette ne vous demande que les fanes de vos poireaux, donc en plus d'être anti-gaspi, elle vous laisse de quoi préparer un second repas sans avoir besoin de sortir faire les courses et donc de quitter le confort de votre pyjama (comment ça, ça sent le vécu?!). Bref, une soupe doudou, telle un gros câlin dans un bol, parfait pour démarrer l'année en douceur !





Velouté de fanes de poireau et pommes de terre {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- les fanes de 2 poireaux
- 2 pommes de terre de taille moyenne 
- 1 oignon (optionnel)
- 1 cs de farine de blé (ou farine de riz complet pour une version sans gluten)
- 1/2 cube de bouillon de légumes (ou 1 petite cc de bouillon en poudre)
- 1/2 verre (10 cl environ) de lait végétal non sucré (soja, amande, épeautre, avoine)
- huile d'olive 
- sel, poivre, muscade au goût 

Coupez les fanes de poireaux en tronçons et rincez-les bien pour éliminer toute trace de terre ou de sable.

Pelez l'oignon et les pommes de terre et coupez-les en cubes.

Faites chauffer 1 cs d'huile d'olive dans une casserole et ajoutez les légumes. Laissez cuire à feu moyen pendant une dizaine de minutes, en remuant régulièrement.

Ajoutez la farine et mélangez bien pour enrober les morceaux de légumes. Laissez cuire une minute ou deux.

Recouvrez d'eau à hauteur, remuez et grattez bien le fond de la casserole pour en détacher la farine qui aurait collé. Ajoutez le bouillon de légumes et le lait végétal et laissez mijoter à petits bouillons, à couvert, pendant 30 à 40 minutes, jusqu'à ce que les poireaux soient bien tendres. Vous pouvez utiliser du bouillon de légumes maison ou en brique à la place de l'eau, dans ce cas ne mettez pas de bouillon cube ou en poudre.

Mixez jusqu'à obtenir une soupe bien lisse, rectifiez l'assaisonnement à votre goût avec sel, poivre et/ou noix de muscade.


I've been looking for the perfect potato and leek soup for a long time. I wanted it to be creamy but not too heavy, with a mild and balanced flavour. I finally found it, a bit by chance, so I'm writing it down here so that I don't forget it! A big bowl of comforting soup is the perfect way to start the year for me, as my stomach cannot handle anything else after the holidays... I wish you a wonderful and fulfilling new year, and I hope it will be full of happy moments with your loved ones !


Potato and leek top soup {vegan, nut-free, gluten-free option, scot-free option}
Serves 4 :
- the green parts of 2 leeks
- 2 medium potatoes
- 1 oignon (optional)
- 1 tbsp flour (use brown rice flour for GF)
- 1/2 vegetable broth cube (or 1 tsp vegetable broth powder)
- 1/2 cup unsweetened plant milk (soy, cashew, almond, spelt, oat milk are fine)
- olive oil 
- salt, pepper, nutmeg to taste

Coarsely slice the leek tops and rincez-les thoroughly to remove any dirt.

Peel the onion and potatoes and dice them coarsely.

Heat 1 tbsp olive oil in a pot and cook the vegetables on medium heat for 10 minutes, stirring regularly.

Add the flour, toss well and cook for 1 to 2 additional minutes. Cover with water, scraping the bottom of the pan to loosen the sticky bits. Add the cubed or powdered broth and the milk and simmer for 30 to 40 minutes, covered, until the leeks are very soft. You can also use homemade or storebought vegetables broth instead of water, in this case omit the cubed or powdered broth.

Blend until smooth and season to taste with salt, pepper and/or nutmeg.

mercredi 6 décembre 2017

Croque-monsieur au kale et oignons confits // Kale and caramelised onion grilled cheese

Encore du chou kale ? Beeen… Oui ;) C'est que, 2 ans après tout le monde, j'ai fini par succomber à la kale-mania (même si je dois avouer lui préférer son cousin le cavolo nero, mais chut !), qui doit d’ailleurs commencer à s’essouffler désormais, non ? Rassurez-moi, le kale n’est pas encore devenu ringard ?! Toujours est-il que j’en ai acheté à La Ruche qui Dit Oui dernièrement, et que je me suis retrouvée avec une botte de 500g sur les bras. Vous visualisez ce que ça fait, 500g de kale ? Je vais vous dire, moi : ça fait beaucoup. Voilà. Du coup, faut bien que je trouve quoi en faire.



J’en ai transformé une partie en chips, ce qui est CLAIREMENT le meilleur usage qu’on puisse faire du chou kale. Oui, je sais, ça sonne vraiment healthy-hippie comme truc, mais c’est vraiment super bon. On a du mal à croire que du chou (oui, du CHOU, vous savez le truc qui pue quand on le fait cuire ?) puisse se transformer en quelque chose d’aussi croustillant et délicieux que vous aurez envie de vous boulotter par poignées à l’apéro, mais c’est vrai. Même chéri, qui était pourtant plus que sceptique face à ce concept, a dû reconnaître que c’était top (bon, il l’a pas dit comme ça, mais vu la vitesse à laquelle il a englouti les machins, j’en déduis qu’il a quand même dû bien aimer). Bon, ceci dit, allez pas non plus en acheter un paquet à 5 euros les 50 grammes (non, non, j’invente rien, ça se vend vraiment à ce prix-là!!!), ça vaut pas le coup. Pour la même somme, vous pouvez acheter 1 kilo de chou, un paquet de levure maltée et des noix de cajou, et faire assez de chips chez vous pour les 20 prochains jours (avec cette recette notamment).



Les chips de kale donc, c’est très chouette, mais malheureusement ma vie n’est pas un apéro géant et il faut bien que je me nourrisse d’autre chose que de bière, de cacahuètes et de chips, aussi "saines" soient-elles. Sur le podium des utilisations du chou kale, on trouve aussi la salade de kale massé (c’est pas juste pour lui faire un dernier petit plaisir avant de le manger hein, mais c’est simplement pour l’attendrir et le rendre mangeable cru, sinon il est beaucoup trop coriace pour ça, le bougre !), et surtout, le fameux green smoothie. Et alors autant la salade, j’aime bien, mais j'en ferais pas non plus des folies, autant le smoothie au kale, c’est HORS DE QUESTION. Non, non, venez pas me dire qu’on le sent pas ou je sais pas quoi, déjà que je suis pas une grande fana de smoothies aux fruits, alors si en plus vous me foutez du chou dedans, comment vous dire… Et attendez, il y a pire : après le smoothie au chou kale, j’ai vu des smoothies au chou-fleur ou au brocoli. Oui, je vous assure, fruits rouges et brocoli. J’adore le brocoli pourtant, mais avouez que mixé avec des fraises, ça donne pas trop envie…


Breeeeef, vous l’avez compris, je chercher à planquer du kale un peu partout en ce moment, sauf dans mon petit dej. D’où le gratin de pâtes de la semaine dernière, et les croque-monsieur d’aujourd’hui. On peut difficilement faire plus simple comme recette, mais je sais que je suis toujours à la recherche d’idées de garniture pour des croques, qu’on mange aussi bien en été avec une salade qu’en hiver avec un bol de soupe. Alors quand je tombe sur une recette qui marche bien, eh bien je la garde sous la main !





Croque-monsieur au kale et oignons confits {végétalien, option sans gluten, option sans noix, option sans soja}
Pour 2 croques :
- 1 oignon jaune (pas trop gros)
- 3 ou 4 feuilles de chou kale (ou de cavolo nero)
- 4 tranches de pain de mie (sans gluten si nécessaire)
- 2 tranches de fromage végétal fondant (j’ai utilisé le Wheaty fumé, et je trouve que le goût fumé se marie très bien avec les autres ingrédients, donc je vous encourage à utiliser un fauxmage fumé, du commerce ou fait maison, sans gluten/noix/soja selon vos besoins)
- moutarde de Dijon
- sel, poivre au goût
- huile d’olive

Pelez l’oignon et détaillez-le en fines lamelles. Faites chauffer une cs d’huile dans une poêle et faites-y dorer l’oignon à feu moyen, avec une pincée de sel, en remuant bien pour ne pas le brûler. Quand l’oignon est translucide et qu’il commence à colorer, baissez le feu et mouillez avec un peu d’eau. Laissez cuire en remuant régulièrement et en ajoutant un peu d’eau au fur et à mesure, jusqu’à ce que l’oignon soit bien tendre et sucré. Vous pouvez préparer l'oignon confit en avance et le stocker au frais pour quelques jours.

Retirez la tige dure des feuilles de kale (conservez-la pour un usage ultérieur, soupe ou pesto par exemple) et découpez les feuilles en lanières. Ajoutez-les aux oignons confits, et faites sauter quelques minutes à feu vif pour faire réduire un peu le chou. Assaisonnez au goût.

Tartinez chaque tranche de pain d’une fine couche de moutarde. Répartissez le mélange d’oignons et de kale sur deux tranches, disposez le fromage par-dessus, puis recouvrez de la seconde tranche de pain.

Faites dorer les croques à la poêle quelques minutes de chaque côté. Pour que le fromage fonde bien, vous pouvez baisser à feu doux et cuire quelques minutes à couvert. Servez chaud.

Kale and caramelised onion grilled cheese {vegan, gluten-free option, soy-free option, nut-free option}
Makes 2 sandwiches :
- 1 medium yellow onion
- 3 or 4 kale leaves (not too big)
- 4 slices of bread (use GF if needed)
- 2 slices of vegan cheese of your choice, store bought or homemade (I used a smoked kind and it paired really well with the other ingredients, so I encourage you to look for smoked vegan cheese. Use GF/soy-free/nut-free as needed)
- Dijon mustard
- salt and pepper to taste
- olive oil

Peel the onion and slice thinly. Heat 1 tbsp olive oil in a pan and cook the onion on medium heat with a pinch of saltn until it gets trasluscent and starts to brown. Lower the heat and add a few tbsp water. Cook until the onion gets soft and sweet, stirring regularly and adding water as needed. This can be made a day in advance and stored in the fridge.

Remove the tough stem from the kale leaves (keep it for a further use, like pesto or soup) ans slice the leaves. Add to the pan with the onions and cook for a few minutes, until wilted.Remove from fire and season to taste.

Spead a thin layer of Dijon mustard on each bread slice. Divide the onion and kale mix onto two of the slices, top with cheese and finally with another slice of bread.

Cook the sadwiches on the grill (or in a grill pan, or in the oven), a few minutes in each side. Serve hot.

mercredi 8 novembre 2017

Petites tourtes aux blettes, tomate et olives // Swiss chard, tomato and olive handpies

Après une petite semaine d'interruption pour cause de déménagement (eh oui, j'ai quitté la Drôme pour l'Alsace, et je ne pensais pas que défaire les cartons pourrait être encore plus ch*ant que de les faire!), me voici de retour avec des petites tourtes aux blettes. Ouaaais, youpiiiii, cris de joie dans l'assemblée et foule en délire... Je sais, je sais, les blettes, c'est pas le légume le plus sexy (mais c'est toujours mieux que les endives et les choux de Bruxelles hein!). Moi-même, je les ai détestées pendant longtemps, ne connaissant que l'espèce de bouillie marronnasse de cotes trop cuites qu'on nous servait à la cantine (sans crème ni rien hein, jute des cotes de blettes bouillies à l'excès #miam). Et puis, quand j'étais étudiante et adhérente dans une AMAP, j'en trouvais régulièrement dans mes paniers, et il a bien fallu que je me réconcilie avec elles. Et vous savez quoi? En fait, c'est très bon les blettes, et il existe plein de façon de les cuisiner : en gratin, en tarte, en sauce, sautées, dans des lasagnes, ... Si on a souvent tendance à les associer avec de la crème ou du fromage, elles se marient également très bien avec des saveurs plus méditerranéennes comme la sauce tomate et les herbes de Provence.



C'est d'ailleurs ce que je vous propose aujourd'hui : des petites tourtes garnies de blettes cuites avec des dés de tomate, des olives et des pignons, parfaites pour ensoleiller un peu les jours pluvieux d'automne. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j'ai développé un certain goût pour ce genre de petites bouchées (en cette saison, vous pouvez aussi tester mes samoussas à la pomme de terre et citron confit, ou mes tourtes épinards-patate douce), qui peuvent se manger chaudes ou froides, en entrée ou en plat accompagnées d'une soupe ou d'une salade, ou qui trouvent facilement leur place dans un pique nique ou un buffet. Elles demandent certes un peu de travail, mais on peut les faire en quantité et les congeler pour plus tard (oui, j'aime bien congeler mes plats, c'est toujours utile les soirs de flemme ou quand je rentre de déplacement pro!). Bon, et vous les blettes, vous aimez ou pas? Vous avez une recette miracle pour les préparer?

Tourtes aux blettes, tomate et olives {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour environ 8 petites tourtes :
Garniture :
- une petite botte de blettes (cotes et feuilles), environ 300 g
- 1 petit oignon ou une échalote
- 1 gousse d'ail
- 400 g de pulpe de tomate en dés (en boîte ou fraîche)
- une dizaine d'olives noires
- 1 cs de pignons de pin (optionnel)
- quelques feuilles de basilic frais (en saison)
- 1/4 cc d'origan séché
- huile d'olive
- sel, poivre au goût
Pâte :
- 150 g de farine de blé T80
- 50g g de farine d'épeautre bise (ou de farine de blé T80)
- 5 cs d'huile d'olive (ou une autre huile qui tient la cuisson)
- 1/2 cc de sel fin
- lait végétal pour dorer (optionnel)

Emincez finement l'oignon et hachez ou écrasez la gousse d'ail. Découpez les cotes de blettes en tronçons de 5 mm et hachez grossièrement les feuilles. Ciselez le basilic. Dénoyautez et hachez les olives.

Faites chauffer de l'huile d'olive dans une poêle et faites-y revenir l'oignon et les les cotes de blette quelques minutes, jusqu'à ce que les oignons deviennent translucides. Ajoutez les feuilles de blette et l'ail et faites cuire quelques minutes supplémentaires, jusqu'à ce que le parfum de l'ail se dégage.

Ajoutez la tomate, le basilic et l'origan, ainsi qu'un demi-verre d'eau, couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant une demi-heure, jusqu'à ce que les cotes de blettes soient bien tendres. Si besoin, rajoutez un peu d'eau au fur et à mesure de la cuisson.

Quand les blettes sont tendres, ajoutez les olives et les pignons de pin et mélangez bien. Augmentez le feu pour que le liquide excédentaire s'évapore, la garniture doit être bien sèche. Salez et poivrez au goût.

Pour la pâte : mélangez les farines et le sel dans un saladier. Ajoutez l'huile et sablez du bout des doigts. Versez de l'eau petit à petit en pétrissant jusqu'à former une boule. Etaler sur un plan de travail et découper des grands cercles à l'aide d'un bol et les enfoncer dans des moules à muffins.

Garnir chaque tourte avec la farce aux blettes en laissant un espace de 5 mm en haut pour la refermer. 

Découper des disques de pâte de diamètre légèrement plus grands que le haut des tourtes. En poser un sur chaque tourte et la refermer en scellant les bords. Faire une ou plusieurs petites incisions sur le dessus de chaque tourte et dorer à l'aide d'un peu de lait végétal.

Enfournez pour 20 à 30 minutes à 180°C, jusqu'à ce que les tourtes soient bien dorées sur le dessus. Démouler et servir chaud, tiède ou froid. Les tourtes peuvent être congelées après cuisson et réchauffées au four.



Swiss chard, tomato and olives handpies {plant based, soy-free, nut-free}
Yields 8 handpies :
Filling :
- a bunch of Swiss chard (approx. 300 g, stems and leaves)
- 1 small onion or shallot 
- 1 clove garlic
- 400 g diced tomato (fresh or canned)
- a dozen black olives
- 1 tbsp pine nuts (optional)
- a few fresh basil leaves (in season)
- 1/4 tsp dried oregano 
- olive oil 
- salt, pepper to taste 
Dough :
- 150 g semi-whole wheat flour or all purpose flour 
- 50 g spelt flour (or more wheat flour)
- 5 tbsp olive oil (or another heatproof oil)
- 1/2 tsp fine sea salt
- plant milk for glazing (optional)

Wash and dry the Swiss chard, slice the stems in 5 mm (0.2 inch) pieces and coarsely choppe the leaves. Finely mince the onion and the garlic. Finely chop the basil. Pit and chop the olives.

Heat some olive oil in a pan, add the onion and the chard stems and cook until the onions are transluscent. Add the chard leaves and the garlic, and cook until fragrant.

Add the diced tomatoes, basil, oregano, and 1/2 cup (125ml) water. Cover and cook on low heat for 1/2 hour, or until the chard stems are very soft. Add water as needed during this time.

When the chards are soft, add the chopped olives and pine nuts and toss well. Increase the heat and cook to remove any excess water, the filling must be quite dry. Season to taste.

To make the dough, mix the flours and salt in a wide bowl. Add the oil and rub into the flour with your fingertips. Add water gradually, kneading with your hands, until a soft ball of dough forms.

Roll the dough onto a floured surface and cut large discs using a pastry cutter or a bowl or glass turned upside down. Push each disc into a muffin tin.

Stuff each pie with the chard filling, leaving a small space on top to close them.

Cut smaller discs of dough (they must be slightly larger than the top of your pies), place one disc on top of each pie and seal by pinching the edges. Make a few small openings on top of each pie and glaze with plant milk.

Bake at 180°C (350F) for 20 to 30 minutes, or until golden on top. Serve hot, lukewarm or at room temp. The pies can be frozen after baking and reheated in the oven.

mercredi 27 septembre 2017

Focaccia aux tomates cerises et fleurs de courgettes // Focaccia with zucchini flowers and cherry tomatoes

Après trois semaines dignes d'un mois de novembre, le soleil est enfin de retour, comme je l'espérais. J'avoue que je commençais à ne plus y croire et à craindre de devoir repousser cette recette à l'année prochaine, pour cause d'incompatibilité météorologique.



Les fleurs de courgette sont un ingrédient qui m'a toujours intriguée et que j'ai longtemps voulu cuisiner, et leur rareté sur les étals des marchés a probablement exacerbé cette envie. Mais depuis deux ans, j'ai la chance de pouvoir aller ramasser mes légumes moi-même dans une cueillette, et j'ai donc enfin pu goûter à ces fameuses fleurs comestibles. On en parle souvent au début de l'été, quand elles commencent à apparaître, mais finalement il est presque plus logique de les récolter maintenant alors que les plants de courgette vont en déclinant et que les fleurs se font de moins en moins nécessaires, non? (oui oui, j'essaie bel et bien de me trouver des excuses pour justifier cette recette haha!). Elles sont souvent préparées en beignets, parfois en étant préalablement farcies, mais je dois avouer que je n'aime pas trop faire de la friture chez moi. N'ayant pas le matériel adéquat, je finis toujours par salir mes plaques plus qu'autre chose, et l'odeur de l'huile se répand dans tout mon appartement... Bref, pas de beignets de fleurs de courgette pour moi! En revanche, lors de mon premier séjour en Italie, j'avais découvert qu'elles étaient employées comme garniture de pizza, sur une base de tomate et mozzarella. Je n'y avais alors pas goûté, trop occupée à me goinfrer d'une autre variété qui était devenue ma préférée : une pizza à pâte épaisse, plus proche de la focaccia, garnie de tomates cerises coupées en deux, d'huile d'olive et d'origan, et parfois de quelques filets d'anchois (que je m'empressais de mettre de côté, je n'ai jamais aimé ça!). Aaah, rien que d'y penser, et j'ai envie de sauter dans un avion pour Rome...


Des années plus tard, le souvenir de ces pizzas à la coupe m'est revenu et j'ai voulu combiner ces deux garnitures, car je pressentais qu'elles feraient bien la paire. Et en effet, c'est une association très agréable, la légère amertume des fleurs de courgette venant contrebalancer le côté acidulé des tomates cerises. Si vous ne trouvez plus de fleurs de courgette, la version "tomates seules" est tout aussi succulente!



Focaccia aux tomates cerises et fleurs de courgette {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour deux personnes en plat principal :
- une pâte à pizza (maison ou du commerce)
- une dizaine de fleurs de courgette
- une trentaine de tomates cerise
- huile d'olive, fleur de sel, origan séché
- flocons de piment (optionnel)

Etalez la pâte à pizza en un rectangle d'un bon centimètre d'épaisseur. Avec le manche d'une cuillère en bois, faites des trous dans la pâte, sans la traverser complètement. Badigeonnez généreusement d'huile d'olive et laissez lever 1h dans un endroit tiède (par exemple, un four préchauffé à 30°C puis éteint).

Préchauffez le four à 200°C avec une plaque à l'intérieur (ou une pierre à pizza).

Lavez et séchez délicatement les fleurs de courgette, rincez les tomates si elles ne sont pas bio. Coupez les tomates en deux. Répartissez les fleurs de courgette sur la pâte levée, puis remplissez le reste de l'espace libre avec les moitiés de tomates, côté coupé vers le haut.

Arrosez d'un filet d'huile d'olive, et saupoudrez de sel, origan, et flocons de piment si vous le souhaitez.

Transférez sur la plaque chaude et enfournez pour 15 minutes, jusqu'à ce que les fleurs de courgette soient dorées. Servez chaud.





Focaccia with zucchini flowers and cherry tomatoes {plant based, soyfree, nutfree}
Serves two as a main :
- 1 pizza dough (store bought or homemade)
- approx. 10 zucchini flowers
- approx. 30 cherry tomatoes
- olive oil, fleur de sel, dried oregano
- chili flakes (optional)

Roll the pizza dough into a rough rectangle, with a thickness of 3/8 inch (1 cm). With the back of a wooden spoon, poke holes into the dough without going through. Brush with olive oil and leave to raise in a warm place for 1 hour.

Preheat the oven at 200°C (392F) with a baking sheet or pizza stone in it.

Wash and rice delicately the zucchini flowers. Rince the cherry tomatoes if they're not organic and cut them in half. Place the zucchini flowers onto the dough and fill the remaning free space with halved cherry tomatoes, cut side turned up.

Drizzle with olive oil and sprinkle with fleur de sel, dried oregano, and chili flakes if desired.

Slide onto the hot baking sheet and bake for 15 minutes, or until the flowers are nicely golden. Serve hot.



mercredi 16 août 2017

Samoussas a la pomme de terre, olives et citron confit // Potato, olive and preserved lemon handpies

Il y a quelques temps, je vous disais avoir développé une obsession pour les bricks et samoussas, et aussi pour le citron confit. Ça m'est un peu passé (pour le plus grand soulagement de mon chéri, qui n'est pas un grand amateur de citron confit. Mais qu'il se rassure, ça va sans doute me reprendre dans les mois à venir!) mais comme je n'avais partagé qu'une seule de mes recettes à ce moment-là, il m'en reste encore sous le coude! Je dois avouer que ça me fait un peu bizarre de poster cet article maintenant que ma frénésie de samoussas s'est calmée, mais au final ce n'est peut-être pas plus mal pour vous, ça vous a évité l'overdose!



Je trouve que ces petits chaussons sont meilleurs froids que chauds, et ils se marient très bien avec une sauce tomate relevée d'un peu de harissa (mais si vous n'aimez pas quand ça pique, vous avez aussi le droit de de pas en rajouter ^^), ce qui fait qu'ils sont très pratiques à emporter dans une lunchbox, en pique nique, ou à faire en avance pour un apéro. Oui, je me répète depuis le début de l'été, et vous devez imaginer que je passe mes weekends à déjeuner dans un parc ou à boire des bières sur mon balcon, mais ce n'est pas du tout le cas. En réalité, il fait généralement un temps désastreux lorsque le samedi pointe le bout de son nez (enfin, sauf quand on choisit d'aller faire les courses...), je vais finir par croire que la météo m'en veut personnellement. Ou alors elle me pousse à reprendre le chemin de la machine à coudre, c'est peut-être un message de l'univers, qui sait?



Samoussas à la pomme de terre, olives et citron confit {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 12 à 15 pièces :
- 3 pommes de terre de taille moyennes
- 2 gousses d'ail finement hachées
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel finement haché
- une douzaine d'olives vertes dénoyautées, grossièrement hachées
- un petit bouquet de persil plat, haché
- 1 cs d'huile d'olive
- sel et poivre au goût
Pour la pâte :
- 100 g de farine de blé T80
- 50 g de farine de petit ou grand épeautre (ou de farine de blé)
- 4 cs d'huile d'olive
- 1/2 cs de sel
- lait végétal, pour dorer (facultatif)

Peler les pommes de terre et les couper en dés d'environ 1 cm de côté. Faire cuire dans un grand volume d'eau salée bouillante pendant une dizaine de minutes, ou jusqu'à ce que les dés soient tendres mais sans se défaire.

Mélanger les dés de pomme de terre égouttés avec l'ail, le citron confit, les olives, le persil et l'huile. Saler et poivrer au goût.

Pour la pâte, mélanger les farines et le sel dans un saladier. Ajouter l'huile et sabler du bout des doigts. Verser de l'eau petit à petit, en pétrissant à la main, jusqu'à ce qu'une pâte souple et homogène se forme.

Étaler la pâte sur un plan de travail sur une épaisseur d'un à deux millimètres. Découper des cercles de pâte à l'aide d'un gabarit (j'utilise un bol retourné), puis découper chaque cercle en deux moitiés. Former un cône de pâte en repliant le bord droit sur lui-même. Farcir avec le mélange aux pommes de terre en laissant un peu de pâte sur le haut pour pouvoir fermer le samoussa. Souder les bords du haut en les pinçant ensemble et disposer le samoussa ainsi formé sur une plaque de four tapissée de papier cuisson.

Répéter jusqu'à épuisement des ingrédients.

Optionnellement, badigeonner chaque samoussa d'un peu de lait végétal.

Enfourner à 180°C pour 20 minutes, ou jusqu'à ce que la pâte soit dorée. Servir chauds ou froids (je les préfère froids), en apéritif ou en entrée, ou en plat accompagnés de salade ou de soupe. Ces samoussas se marient très bien avec une sauce tomate (additionnée d'un peu de harissa si vous aimez). Ils peuvent être congelés avant ou après cuisson et être décongelés au four, ou cuits directement sans décongélation préalable (pensez à rallonger le temps de cuisson dans ce cas)



Potato, olive and preserved lemon handpies {vegan, soy-free, nut-free}
Yields 12 to 15 pies :
- 3 medium potatoes
- 2 garlic cloves, finely chopped
- 1 tbsp finely chopped preserved lemon
- a dozen green olives, pitted and coarsely chopped
- a small bunch of flat parsley, chopped
- salt and pepper to taste
For the crust :
- 100 g white whole wheat flour
- 50 g spelt flour (or more wheat flour)
- 4 tbsp olive oil
- 1/2 tsp salt
- plant milk, for glazing (optional)

Scrub the potatoes to remove the dirt. Peel them if not organic. Cut them in small dices (approx. 1 cm or 3/8 inch) and cook in a pot of salted boiling water until fork tender.

Drain and place in a large bowl with the preserved lemon, olives, parsley and olive oil. Season to taste.

To make the crust, mix the flours and salt in a bowl. Add the oil and mix with the fingertips to incorporate. The dough will look like coarse sand. Add water gradually, kneading with your hands, until a soft dough forms.

Roll the dough onto a floured surface to a thickness of 2 mm. Cut large circles into the dough (I use an upside down bowl) and cut each circle in halt. Gather the scraps and form into a ball again and repeat until you have used up all the dough.

Form the half circles into cones by pinching the straight edge on itself. Stuff with the potato mix, leaving a bit of dough at the top to close the pie. Pince the edges to seal and place on a baking tray lined with cooking paper. Repeat until you run out of ingredients.

(Optional) Glaze each pie with a bit of plant milk.

Bake at 180°C (350F) for 20 minutes, or until golden on top. Serve hot or cooled (I like them better at room temp). They can be served as an appetizer, or a starter, but also as a main dish with a side of salad or soup. They pair well with tomato sauce for dipping (and I like to add a spoonful of harissa into the sauce for a bit of kick, but if you can't handle spicy food, regular tomato sauce works really well). They can be frozen, either raw or cooked, and reheated in the oven, or cooked directly without thawing (just cook them longer!).

mardi 25 juillet 2017

Tarte au "thon" végétale // Vegan "tuna" pie

Vous n'avez probablement pas pu passer à côté de la blague nulle qui fait fureur sur internet ces derniers temps...


Eh bien j'en ai une autre du même niveau pour vous aujourd'hui. Mais d'abord, petite mise en situation. Au cours de mes jeunes années (après mon bac quoi, mine de rien ça fait déjà 9 ans que je l'ai passé!), j'ai fait une classe prépa scientifique. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le concept de la classe prépa scientifique, c'est de passer deux ans dans une sorte de monde parallèle où on te fait croire qu'il n'existe que les maths dans la vie (mais faut quand même pas oublier d'être bon aussi en physique, chimie, sciences de l'ingéneur, français, anglais, et même sport si tu veux aller à Polytechnique), que dormir, ça sert pas à grand chose, et que les interactions sociales avec d'autres êtres humains que tes camarades de khôlles (aka des sortes d'interros orales bi-hebdomadaires) n'ont aucun intérêt pour ton développement personnel. Et ce, même si t'as choisi une filière dont le nom ne contient même pas le mot "mathématiques". #grossearnaque. Et quand tu vis maths, dors maths, manges maths, respires maths, eh bien tu finis aussi par rire maths. Tu te retrouves donc à faire partie de ces gens qui racontent des blagues comme "Exponentielle et logarithme vont au resto, qui paye? Exponentielle, parce que logarithme népérien!" (si tu n'as pas compris la vanne, rassure-toi, tu es quelqu'un de tout à fait normal) Voilà, maintenant que vous êtes avertis du niveau de ce qui va suivre, vous pouvez choisir de continuer à vos risques et périls.



Vous êtes prêts?...

Qu'est-ce qu'une tarte quantique?

...

...

...

C'est une tarte au "thon" vegane, parce qu'elle est au faux-thon! (photon)

Haha.

Je vous avais prévenus, hein. Pour ma défense, je dois dire que chéri aussi a fait une blague du même acabit, c'est que mon cas n'est pas si désespéré non? (ou alors on est tous les deux des cas désespérés...) Bref, blague (foireuse) mise à part, parlons de cette fameuse tarte. La tarte au thon, c'est la recette "fond de placard" qu'on retrouve un peu dans toutes les familles, chacun ayant sa version. Celle de ma maman est toute simple : de la moutarde, du thon, des rondelles de tomate, une pointe de crème, des aromates, et pis c'est tout. Ultra simple, mais ULTRA BON, elle a toujours eu un succès fou.



Sauf que, vous vous en doutez, les boîtes de thon sont interdites de séjour chez moi, et ce depuis longtemps puisque les techniques de pêche pour ce poisson sont généralement un vrai désastre pour la vie marine. Cela fait donc des années que j'ai choisi d'arrêter de financer l'industrie de la conserve de thon, et pourtant je peux vous dire que j'étais sacrément accro au machin. Oui, j'avoue, j'adorais les miettes de thon à la tomate, les rillettes de thon, les sandwiches ou les makis thon-mayo. Non mais sérieusement, le mélange thon-mayo, c'est à peu près aussi addictif que la cocaïne, non? Enfin j'ai jamais pris de cocaïne mais je suppose, hein. Heureusement qu'il y a Délia pour me sauver la vie avec une version végane de la chose, à base de pois chiches, et qui fait sacrément bien la blague dans un sandwich!



Et pour la tarte, il y a là aussi un moyen de contourner le problème, que j'ai piqué chez Green Kitchen Stories : le "thon" végétal aux graines de tournesol. Après avoir trempé toute une nuit, celles-ci sont mixées avec divers aromates pour leur donner une saveur marine. On obtient une sorte de pâte, à la texture et au goût proches de la salade de thon, qu'on peut alors utiliser avec des pâtes comme dans la recette originale, mais aussi en tartines, dans des makis, des feuilletés, ou un peu tout ce que vous voulez, et bien sûr en tarte! Vous n'imaginez pas à quel point je suis heureuse de pouvoir déguster à nouveau cette recette! Comme pour sa version originale, je préfère la manger froide, ce qui la rend particulièrement indiquée pour un pique-nique (ou un apéro ;)



Tarte au "thon" végétal {végétalien, sans noix, option sans gluten}
Pour 4 personnes en plat principal :
"Thon" végétal :
- 120g de graines de tournesol (poids sec), mises à tremper une nuit, égouttées et rincées
- 1 échalote
- 1 cc de ciboulette ciselée
- 2 cs de paillettes d'algues
- 1 cs de miso d'orge
- 2 cs de saumure de pickles (d'un pot de câpres ou de lupins par exemple) ou de vinaigre de cidre
- 1 à 2 cs de jus de citron, au goût
- 3 cs d'huile d'olive (si vous comptez utiliser le "thon" froid, remplacez la moitié de l'huile d'olive par de l'huile de coco pour donner une texture plus grasse à la préparation)
- sel, poivre
Tarte :
- 1 pâte feuilletée ou brisée végétalienne (sur les photos, c'est une pâte maison à l'épeautre comme dans cette recette), sans gluten si nécessaire
- 1 bol de "thon" végétal
- 1 tomate, coupée en tranches
- 2 cs bombées de moutarde de Dijon
- crème de soja épaisse (celle de la marque La Vie Claire a la texture parfaite pour cette recette) ou lactofermentée
- poivre, thym, ciboulette ciselée

La veille, ou au minimum 6h avant de préparer le "thon" végétal, mettez les graines de tournesol à tremper dans un grand bol d'eau. Egouttez-les (vous pouvez garder l'eau de trempage pour arroser vos plantes), et rincez-les brièvement.

Mettez-les dans un mixer avec les autres ingrédients sauf le sel et le poivre (pour le jus de citron, commencez par mettre 1 cs) et  mixez jusqu'à l'obtention d'une pâte légèrement granuleuse. Rectifiez l'assaisonnement avec sel, poivre et jus de citron.

Foncez votre pâte dans un moule à tarte. Etalez la moutarde en une couche uniforme sur le fond, répartissez le "thon" vegétal par dessus, et disposez des rondelles de tomates à la surface. Déposez une cuillerée de crème végétale sur chaque tranche de tomate et parsemez de poivre, thym et ciboulette ciselée.

Enfournez pour 20 à 30 minutes à 180°C, ou jusqu'à ce que la pâte soit cuite et la crème dorée selon votre goût. Servez chaud ou à température ambiante.



During summer, my mom used to make a tuna pie that was incredibly simple, but also incredibly delicious : a layer of mustard, canned tuna, tomato slices, a touch of crème fraîche, pepper and thyme, and that's it. I haven't been eating tuna in years as I stopped buying the canned stuff, because the fishing technique for tuna is greatly damaging the marine life and I don't want to be a part of this. But I have to admit that I missed this pie. Fortunately, there's a way to make it without a single gram of fish : you can make vegan "tuna" out of soaked and blended sunflower seeds, as seen on Green Kitchen Stories. The result looks and tastes pretty much like tuna salad, and can be used in pasta, sushi rolls, sandwiches, on toasts, and of course in a pie! I'm so happy to be able to eat this dish again! Just like the original one, I prefer it cold, which makes it perfect for picnics or potlucks!



Vegan "tuna" pie {vegan, nut-free, gluten-free option}
Serves 4 as a main dish :
Vegan "tuna" :
- 120 g (a bit less than 1 cup) dried sunflower seeds, soaked overnight and rinsed
- 1 shallot
- 1 tsp chopped chives
- 1 tbsp dark miso paste
- 1 to 2 tbsp lemon juice, to taste
- 2 tbsp pickles brine (from capers or pickled upino is best, but regular pickles brine works too) or aple cider vinegar
- 2 tbsp seaweed granules
- 3 tbsp olive oil (if using the vegan "tuna" raw and cold, replace half of the olive oil with coconut oil for a creamier texture)
- salt and pepper to taste
Pie :
- 1 pie dough of your choice, GF if needed (here I used a homemade spelt and wheat dough, which recipe can be found here)
- 2 tbsp Dijon mustard
- 1 bowl of vegan tuna (see above)
- 1 tomato, sliced
- thick soy creamer
- pepper, thyme and chopped chives

Soak the sunflower seeds overnight, or at leats 6 hours before making the vegan "tuna". Drain and rinse (you can keep the soaking water for your plants).

Place the seeds in a blender with the remaining ingredients but salt, pepper and 1 tbsp lemon juice. Pulse until you get a grainy but homegenous paste. Season to taste with salt, pepper and more lemon juice.

For the pie, roll the dough into a baking dish. Spread the mustard onto the bottom of the crust, then top with the vegan "tuna" and place the tomato slices on top. Spoon about 1 tsp of vegan cream on top of each sice, them sprinkle with pepper, thyme and chopped chives.

Bake for 20 to 30 minutes at 180°C (350F), or until the crust is cooked and the cream golden to your liking.

Serve hot or at room temperature.