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mercredi 25 octobre 2017

#Hallowctober : sélection de lectures et de films fantastiques pour Halloween

J’ai un peu du mal à trouver comment entamer cet article. Avec le regain d’été de ces dernières semaines, je ne me sens pas très touchée par l’atmosphère «Halloween-esque » qui règne  habituellement à cette période de l’année. Le fait que je sois en pleine préparation d’un déménagement ne m’aide pas, difficile d’avoir envie de décorer mon appart aux couleurs automnales et de creuser une citrouille alors que je dois emballer tout mon bordel dans des cartons… Malgré ça, j’ai quand même été inspirée par l’article de Victoria publié le mois dernier, et j’ai eu envie de faire une petite sélection de livres et films à l’ambiance fantastique et (légèrement) horrifique, que j’affectionne tout particulièrement en octobre (ok, et tout le reste de l’année en fait, soyons honnêtes ^^). J'ai volontairement choisi de ne pas y mettre de séries, d'une part parce que, étrangement, j'en regarde assez peu dans le genre fantastique/horreur, et d'autre part parce que je me suis dit que d'ici à Halloween, vous n'aurez peut-être pas le temps de regarder une ou plusieurs saisons d'une nouvelle série! (Bien que si vous ne connaissez pas Stanger Things, je vous la conseille fortement, d'autant plus que la seconde saison sort dans deux jours!)


Romans

Marina, de Carlos Ruiz Zafon : Découvert via le Club Lecture MS en octobre dernier, ce roman a été un vrai coup de cœur pour moi ! Son ambiance et son intrigue très mystérieuses, et son style poétique, teinté d’une douce mélancolie, en font une lecture idéale pour le mois d’octobre. Retrouvez ici un avis plus complet sur ce titre.

Shining, de Stephen King : Autant vous prévenir de suite: c’est l’ouvrage le plus effrayant de ma sélection. Je ne suis pourtant pas très impressionnable en matière de littérature et de cinéma fantastique et d’horreur (enfin, tant que ça ne devient pas trop gore), mais je dois avouer que la lecture de Shining a su déclencher en moi de véritables frissons d’épouvante (du moins la première partie du roman en tout cas, qui décrit les visions terrifiantes du jeune Danny). Alors si vous souhaitez vous faire un peu peur pour Halloween, c’est assurément l’ouvre qu’il vous faut! Vous pouvez également prolonger le plaisir avec l’adaptation cinématographique réalisée par Stanley Kubrick, qui, bien qu’occultant une partie de l’intrigue, est excellente.

Nouvelles et textes courts

Carmilla, de Sheridan Le Fanu : Autre coup de cœur que je dois au Club Lecture MS, cette nouvelle gothique était présente dans la sélection de ce mois-ci. C’est donc tout récemment que j’ai découvert cette œuvre, pilier du mythe du vampire dans la littérature, et j’ai été véritablement conquise par sa lecture. C’est pour l’instant l’ouvrage que j’ai préféré parmi tous ceux de la sélection (que j’ai décidé de lire intégralement cette année, il ne me reste plus que Les Mystères de La Forêt sur lequel je n’arrive pas à mettre la main…). J’ai été charmée par l’ambiance étrange et légèrement angoissante du récit, que j’ai trouvé beaucoup moins « daté » que celui des autres œuvres. On y suit la lente dégradation de la santé de la narratrice après l’arrivée d’une mystérieuse et sensuelle invitée du nom de Carmilla, qui s’avèrera porter un secret bien étrange…

Ainsi naissent les fantômes, de Lisa Tuttle : J’ai découvert cette auteure, malheureusement peu traduite en français, complètement par hasard, en achetant ce recueil de nouvelles sur un coup de tête, et j’ai adoré les textes qu’il contient ! Les thèmes abordés sont variés, mais on y trouve toujours une petite pointe d’épouvante qui les rend tout à fait appropriés pour la saison!

Trajets et itinéraires de la mémoire, de Serge Brussolo: Pour moi, Serge Brussolo est un peu le Stephen King français, avec son imagination absolument débordante et ses récits fantastiques teintés d’épouvante. J’ai eu du mal à sélectionner une seule de ses œuvres pour cet article, d’une part parce que j’en ai lu tellement que j’ai fini par en oublier leur titre, et d’autre part parce que beaucoup d’entre elles auraient leur place dans cette liste. J’ai fini par choisir ce recueil de nouvelles (dont certaines sont carrément glaçantes!) car c’est à mon avis le format idéal pour découvrir la plume et l’univers de cet auteur si prolifique.

Le Mythe de Cthulu, de H. P. Lovercraft : Je termine cette liste avec un grand nom de la littérature fantastique, H. P. Lovecraft, créateur du célèbre et mystérieux Cthulu, une divinité extraterrestre monstrueuse qui hante l'esprit des hommes. Même si je reconnais que le style est particulier, et qu'il faut parfois faire abstraction du côté misanthrope de l'auteur, ses nouvelles sont pour moi une référence, mêlant habilement science-fiction et fantastique (au sens premier du terme, à savoir l'irruption de phénomènes irrationnels dans la normalité du quotidien). En résultent des textes tout à fait glaçants, parfaits pour la saison! Le recueil que j'ai choisi ici tourne autour de Cthulu et de ses acolytes, et de leurs manifestations dans l'esprit des hommes, mais il existe de nombreux autres recueils traitant d'autres thèmes si les divinités extraterrestres ne sont pas votre tasse de thé!

Manga

xxxHolic, de CLAMP : Avis aux amateurs d’occulte, d’histoires de fantômes et de mediums, et de folklore japonais, ce manga est fait pour vous! On y suit les aventures de Kimihiro Watanuki, un jeune homme hanté depuis son enfance par des visions et poursuivi par des créatures que lui seul perçoit. Un jour, il pénètre dans une étrange boutique qui exauce les vœux, et qui n’apparaît qu’à ceux qui ont des souhaits à formuler. Mais attention, toute requête accordée demande un juste paiement en échange, et Watanuki se retrouvera donc à jouer le rôle d’homme à tout faire pour Yûko, la mystérieuse propriétaire du lieu. Tour à tour inquiétant et plein d’humour, et servi par les sublimes dessins d’inspiration Art Nouveau du quatuor CLAMP, ce manga est incontestablement un de mes préférés!

Films

Sleepy Hollow, de Tim Burton : Impossible pour moi de dissocier Halloween et Tim Burton, tant l’univers de ce réalisateur correspond à l’ambiance mystérieuse et fantastique de cette célébration, du moins à mes yeux. En fait, je pense même que c’est à partir des films de Tim Burton que j’ai construit mon imaginaire d’Halloween. Je pourrais citer bon nombre de ses films dans cette liste, aussi bien parmi ceux qu’il a réalisés ou bien parmi les films d’animation qu’il a produits, mais mon préféré est incontestablement Sleepy Hollow. C’est à mes yeux l’un de ses films les plus réussis (avec Edward aux mains d’Argent et Big Fish), celui où son univers est le plus abouti (avant de tomber dans sa propre caricature par la suite...) et celui dont l’atmosphère et l’intrigue sont les plus Halloween-esque de toute son œuvre!

Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro : Autre grand nom du cinéma fantastique, Guillermo del Toro signe ici à l’atmosphère toute indiquée pour Halloween. Il narre l’histoire d’une fillette espagnole, désignée par un faune comme étant la nouvelle reine des fées, et qui devra accomplir trois épreuves afin de regagner son trône, alors qu’en parallèle la révolution anti-franquiste fait rage. Une œuvre à la fois magnifique, émouvante et effrayante (mais pas trop, je vous rassure!)

Les Frères Grimm, de Terry Gilliam : Encore un réalisateur que j’affectionne beaucoup (bien que j’ai récemment appris qu’il s’est montré totalement odieux avec Lena Headey durant le tournage des Frères Grimm, ce qui le fait considérablement baisser dans mon estime…), Terry Gilliam revisite dans ce film les contes de notre enfance. Il oppose deux frères, l’un croyant à la magie et l’autre non, qui se font passer pour des chasseurs de fantômes et autres créatures fantastiques qu’ils créent de toutes pièces afin d’acquérir richesse et notoriété. Mais un jour, nos deux héros sont appelés dans un village où sévit une vraie sorcière… Ont-ils affaire à une faussaire plus expérimentés qu’eux, ou à une vraie manifestation surnaturelle?

A Cure for Life, de Gore Verbinsky : Un film que j'ai vu il y a peu (et pourtant ça faisait un moment que je souhaitais le regarder, mais je l'avais raté au cinéma) et qui m'a beaucoup plu, malgré son accueil critique mitigé. Je l'ai pour ma part trouvé très beau et glaçant, voire même cauchemardesque, et j'ai apprécié la façon dont le personnage principal flirte avec la folie, ainsi que le dénouement digne d'un roman gothique.

La famille Adams, de Barry Sonnenfeld : Et pour finir cette liste, un film tout à fait incontournable : en effet, que serait Halloween sans la célèbre Famille Adams ? Bien qu’étant plutôt une comédie, ce film reste pour moi un indispensable en cette période!

Et vous, avez-vous des lectures et films favoris que vous lisez/regardez à l'approche d'Halloween? Si vous avez des recommandations à me faire, je suis toute ouïe ;)

mardi 8 août 2017

Ma pile à lire pour l'été 2017

Le premier qui me dit que l'été 2017 est déjà bien entamé, je le... je le je-sais-pas-quoi, en fait, hein, vu que c'est totalement vrai. Mais vous allez voir, ma pile à lire l'est aussi, même si je suis encore loin d'en voir le bout...

Depuis plusieurs semaines, j'attendais avec impatience les règles du jeu du nouveau Summer Challenge du Club​ Lecture Mango & Salt, ayant énormément apprécié l'exercice l'an dernier. Un jour de juin, prise par une inspiration soudaine, j'ai songé à deux titres, l'un dans mes habitudes de lecture, l'autre totalement à l'opposé de celles-ci, et j'ai filé les emprunter à la médiathèque, en espérant les faire coller d'une manière ou d'une autre aux thèmes qui seraient proposés. C'est en rentrant chez moi et en posant mes emprunts à côté de mes récents achats chez le libraire que j'ai réalisé que j'avais une pile de 5 livres qui m'attendaient, pile le nombre d'ouvrages que Victoria nous avait proposé de sélectionner l'an dernier. J'étais donc persuadée de tenir ma liste de lecture pour l'été, mais l'annonce de la nouvelle édition du Summer Challenge m'a prise par surprise.

En effet, cet été, Victoria s'est associée à Exploratology, un service de box lecture, pour nous proposer une sélection de trois titres autour du thème de la Grande-Bretagne. Au début, je dois avouer que j'ai été un peu déçue par cette formule, car j'avais énormément apprécié celle de l'an dernier, que j'avais vécu comme un parallèle avec mes années d'études : des livres imposés pendant l'année, puis la liberté de choisir ceux de l'été, tout en gardant un cadre léger et amusant pour nous aider à constituer notre pile à lire. J'ai donc décidé de conserver les 5 titres que j'avais choisis avant l'annonce et d'en faire mes lectures de l'été, sans participer au Summer Challenge cette fois-ci.

Oui mais... il se trouve que j'ai une certaine affinité émotionnelle avec la Grande-Bretagne (chose que je ne m'explique d'ailleurs absolument pas, ma grand-mère vous dira que ce sont mes racines irlandaises qui parlent, moi je pense que c'est plutôt la musique de Loreena McKennit et des Beatles que mes parents écoutaient qui m'a imprégné l'esprit). Par conséquent, l'envie de lire tout de même les titres sélectionnés​ par Victoria et Marjorie s'est petit à petit emparée de moi. N'étant pas du genre à reculer devant une pile à lire plus haute qu'une marmotte en train de faire le guet (?) (en vrai, j'ai jamais vu de marmotte), j'ai tout simplement décidé d'ajouter les trois livres du Summer Challenge à la liste que je m'étais déjà constituée, portant donc à huit le nombre d'oeuvres que je vais lire au cours de l'été (#onycroit). Je me fixe donc pour objectif d'arriver au bout de ma pile à lire d'ici la fin du mois de septembre (oui, on déborde un peu du cadre communément admis de l'été, maaaaiiiis... je m'en fiche :p)

Après cette introduction un peu longuette, il serait temps que je vous présente les ouvrages qui constituent ma liste, non? Alors pour m'épargner un peu de salive (enfin, de salive virtuelle), je me limiterai aux romans que j'ai choisis moi-même, et je vous invite à aller consulter l'article de Victoria pour en savoir plus sur les romans du Club Lecture, à savoir Morwenna de Jo Walton (que j'ai lu ce weekend et que j'ai beaucoup apprécié!), La recluse de Wildfell Hall d'Anne Brontë et Le cercle celtique de Björn Larsson.



Quand sort la recluse - Fred Vargas
Je suis une grande amatrice des romans de Fred Vargas, que je lis depuis des années. J'ai pourtant traversé une petite phase de lassitude envers ses écrits, trouvant le style trop répétitif et alambiqué par moments, et surtout, j'avais l'impression que ses personnages n'évoluaient pas. Heureusement, son avant-dernier roman a apporté un souffle nouveau à la célèbre brigade du commissaire Adamsberg, en bouleversant les rôles habituels des protagonistes. Ma passion pour les écrits de Vargas est donc repartie de plus belle, et quand son dernier ouvrage est paru, je me suis empressée d'aller l'acheter.

Je vous disais en introduction que j'avais déjà entamé ma pile à lire, et en effet, j'ai déjà terminé ce roman depuis quelques temps, et je peux donc vous donner mon avis dessus. Si j'ai, là encore, apprécié les bouleversements que Vargas apporte à sa brigade, j'espère cependant qu'elle ne s'enlisera pas dans ce nouveau schéma où Adamsberg se retrouve seul contre tous. Le suspense et le mystère concernant le procédé du tueur sont maintenus tout au long du récit, les fausses pistes savamment disséminées, mais le dénouement est beaucoup trop rapide et tiré par les cheveux à mon goût. Dans cette enquête, le commissaire devient un nouveau Hercule Poirot, s'attardant sur les mots, les noms, leurs sens caché, et faisant des recoupements qui me semblent improbables, même pour l'imagination vagabonde d'Adamsberg. En bref, une lecture très prenante, mais à laquelle la fin invraisemblable donne un petit goût amer.

Dans la brume électrique avec les morts confédérés - James Lee Burke
Il y a quelques temps, j'ai vu l'adaptation cinématographique de ce roman, et je dois avouer que là aussi, la fin m'a laissé juste un peu (hem... euphémisme...) perplexe (ce n'est pourtant pas faute d'avoir été prévenue par mon copain!). Aussi, quand j'ai réfléchi à ma pile à lire pour l'été, j'ai soudainement pensé au livre à l'origine du film, en espérant y voir un peu plus clair avec la version écrite. Je suis actuellement en pleine lecture de ce roman, et je dois avouer que certains dialogues sont pleins de sous-entendus pas toujours très clairs pour moi. Je redoute donc une fin tout aussi mystérieuse que celle du film. Malgré ça, j'apprécie cette lecture à l'atmosphère lourde et poisseuse, à l'image des marais de la Louisiane, ou du moins, l'image que je m'en fais. J'ignore pourquoi, mais j'entretiens une sorte de fascination pour cet état américain, avec ses bayous, son vaudou, et ses relents de colonialisme. J'ai bien conscience qu'il s'agit très probablement de clichés, mais c'est précisément pour cela que je suis attirée par cette région, parce qu'elle stimule mon imagination. J'espère pouvoir un jour visiter la Nouvelle-Orléans et me confronter à mes préjugés, mais en attendant, je me contente de voyager par les mots.



La mémoire de Babel, La Passe-Miroir tome 3 - Christelle Dabos
Incroyable mais vrai : depuis plus d'un mois que j'ai acheté ce livre, et malgré mon addiction à cette saga, je ne l'ai toujours pas ouvert. J'ai résisté, en terminant d'abord mes lectures en cours (je suis du genre à lire plusieurs ouvrages en même temps), puis j'ai eu envie de policiers (ce qui explique pourquoi j'ai commencé avec les deux ouvrages ci-dessus), et avec tout ça je n'ai pas encore touché à ce nouveau tome des aventure d'Ophélie. J'hésite actuellement entre en faire le prochain sur la liste, ou bien le garder pour la fin, mais quoi qu'il en soit, il ne fera pas long feu! Si vous ne connaissez pas encore cette fabuleuse saga (que j'ai déjà rapidement mentionnée ici), je vous recommande d'aller voir l'article très complet de Victoria sur le sujet, et surtout de vous procurer les trois tomes (oui oui, prenez les trois d'un coup, vous allez voir, vous risquez fort de les enchaîner!).

Nous - Evgueni Zamiatine
Les librairies sont un véritable lieu de perdition pour moi. Je pourrais y passer des heures, à parcourir des yeux les rayonnages, lire les quatrièmes de couverture, rechercher la perle rare et, parfois, me désespérer face au fait que je n'aurai probablement pas assez de toute une vie pour lire tous les livres qui existent. #ambiance haha. Il est en tout cas assez rare que je rentre dans un endroit rempli de livres et que j'en ressorte les mains vides, surtout si les vendeurs sont de bon conseil, comme c'est le cas dans la petite librairie pas loin de chez moi (et entre nous, c'est pas un métier de rêve, libraire? Passer sa vie à lire pour pouvoir conseiller les autres dans leur choix, où est-ce qu'on signe???). C'est ainsi que je suis tombée sur Nous, qui m'a été présenté comme une sorte de 1984 soviétique. En bonne fan de science-fiction dystopique, je n'ai pas réfléchi une seule seconde avant d'embarquer cet ouvrage (alors que j'étais juste venue commander le dernier Fred Vargas, mais comment voulez-vous résister face à des rayonnages entiers remplis de bouquins, hein?). Là encore, je n'ai toujours pas entamé ce titre car je souhaitais finir mes en-cours, mais j'ai hâte de découvrir les pensées de D-503, homme du futur et constructeur d'un vaisseau spatial destiné à convertir les extraterrestres au "bonheur mathématiquement infaillible". Un bien beau programme en perspective!

Orgueil et préjugés - Jane Austen
Alors là, on tape dans un genre à des années lumières de mes habitudes, bien représentées par le reste de la liste (du policier, du fantastique, de la science fiction). Mais que voulez-vous, sur un coup de tête, j'ai eu envie de lire ce grand classique de la littérature anglaise. Il faut dire qu'à part Loin de la foule déchaînée, lu dans le cadre du club, et quelques incursions dans la science fiction ou le fantastique (H.G. Wells et Oscar Wilde notamment) je n'ai jamais mis le nez dans les oeuvres britanniques du XIXe siècle, et pourtant j'avis une option "anglais européen" au lycée. Bon, ceci dit, j'ai aussi rarement lu les classiques français de la même époque lors de ma scolarité (j'ai surtout le souvenir d'avoir lu du théâtre et des romans du siècle des Lumières). Mais cet été, entre Jane Austen et Anne Brontë, je vais être servie! J'avoue que je ne sais pas trop dans quoi je m'embarque avec cette lecture, n'étant pas une grande amatrice de romans sentimentaux, mais j'ai réellement envie de redonner une chance à ce genre après mon expérience mitigée avec Thomas Hardy!

Voilà donc mon programme littéraire pour les mois à venir. Pourtant, bien que je n'en sois qu'au quart (ou un peu plus, puisque j'aurais bientôt fini mon troisième titre), je pense déjà à mes lectures de la rentée haha! Et vous, quelles sont vos lectures pour l'été? Est-ce que vous aimez vous constituer des piles à lire à l'avance ou bien décider au fur et à mesure des vos envies?

mardi 18 juillet 2017

Un an avec le Club Lecture Mango & Salt

Il y a presque un an, je décidai de joindre le Club Lecture Mango &Salt pour son Summer Challenge, lisant ainsi 5 ouvrages en l’espace d’un peu plus d’un mois, et ravivant ma passion pour ce loisir que j’avais un peu délaissé ces dernières années. Une fois le mois de septembre arrivé, j’ai choisi de continuer à lire les ouvrages du club, afin de sortir un peu de mes habitudes de lecture (à savoir du fantastique et du policier, principalement). Et depuis, je n’ai pas publié le moindre post à ce sujet… Il faut dire que j’ai tendance à détailler longuement mon avis sur les différents livres qui sont passés entre mes doigts, ce qui rend ce genre d’articles très long à écrire pour moi, et à lire pour vous. Je dois avouer que j’admire celles qui arrivent à écrire de façon claire et concise sur leurs lectures, et à en faire un exercice régulier ! Mais comme le dit si bien le proverbe, c’est en forgeant que l’on devient forgeront, ou plutôt dans mon cas, c’est en écrivant des posts lecture qu’on devient… euh… enfin vous avez compris hein ;)

Ainsi, à l’occasion de ce premier anniversaire du Summer Challenge, et maintenant que Victoria a dévoilé le contenu de la nouvelle édition (sur lequel je reviendrai dans un prochain post), j’ai décidé de faire un retour sur les livres que j’ai lus avec le club. Alors autant vous prévenir de suite, OUI, cet article sera un pavé, même si je vais faire de mon mieux pour être le plus concise possible. Et encore, dites-vous que ça aurait pu être pire, car j’ai sauté quelques éditions du club, donc la liste d’ouvrages que j’ai à vous présenter est raccourcie ;) Alors installez-vous confortablement et servez-vous un grand verre de thé glacé avant de vous lancer dans la lecture de ce post!



Septembre: Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy
Le premier livre que j'ai lu dans le cadre du club est un grand classique de la littérature anglaise : Loin de la Foule Déchaînée, de Thomas Hardy. Il narre l'histoire de Batsheba (ou Barbara, dans la traduction que j'ai lue), une jeune fermière indépendante, courtisée par trois hommes différents : un berger qui lui sera fidèle toute sa vie et travaillera à ses côtés en ne souhaitant que son bonheur ; un riche fermier totalement bouleversé par Barbara après que celle-ci lui ait envoyé un billet d'amour pour plaisanter ; et un jeune soldat volage qui rendra la fermière folle d'amour, au point qu'elle l'épousera en secret, avant de déchanter au sujet de cet homme qui dépense toute sa fortune au jeu. Ce n'est pas du tout le genre de roman que j'ai l'habitude de lire, n'étant pas une amatrice d'histoires d'amour, mais mon objectif en participant au Club Lecture MS, c'était de sortir un peu de ma zone de confort. C'est pourquoi je suis contente d'être venue à bout de ce livre, que je n'ai ni vraiment aimé, ni vraiment détesté. Je ne me suis pas vraiment sentie immergée dans l'Angleterre Victorienne, car l'histoire se situe dans un coin de campagne assez isolé, et il était donc assez difficile de se rendre compte des moeurs et usages de l'époque. Seules les remarques (sexistes) de l'auteur sur Barbara m'ont laissé entendre qu'elle ne rentrait pas dans le moule, mais en réalité je ne disposais d'aucun autre point de comparaison féminin.

J'ai également eu du mal à m'attacher aux protagonistes du roman. La plupart des personnages masculins, à l'exception des trois prétendants de Barbara, sont des paysans dépeints de façon assez grotesque. Gabriel, l'amoureux fidèle de Barbara, m'est apparu comme un personnage trop chevaleresque, tant son calme et sa dévotion envers la jeune femme frôlaient le ridicule à mes yeux. Le coup de l'amoureux qui reste auprès de la femme qu'il aime pour veiller sur elle après avoir été rejeté plusieurs fois, et qui souhaite sans cesse le meilleur pour elle même lorsque la demoiselle se montre odieuse envers lui, c'est certes romantique, mais pas vraiment réaliste pour moi... Le personnage du sergent Troy est volontairement construit pour être antipathique, et j'ai trouvé assez ridicule la façon dont il tente de se racheter une conduite à la fin du roman. Le seul personnage pour lequel j'ai ressenti un peu d'empathie est le fermier Oak, rendu fou d'amour par la plaisanterie de Barbara et qui se fera éconduire de nombreuses fois avant de sombrer dans la folie. Les rares personnages féminins sont assez insipides, probablement pour mieux laisser Barbara dans la lumière. J'ai eu beaucoup de mal avec ce personnage que j'ai trouvé puéril, arrogant et cruel, comme une enfant gâtée. Le seul moment où je l'ai vraiment appréciée, c'est lorsqu'elle expose ses pensées à propos du mariage, de son refus d'appartenir à un homme et de sa volonté de s'accomplir en tant que femme seule. C'est probablement le seul passage du livre où j'ai réellement ressenti son caractère fougueux et indépendant.

Mais en réalité, ce que j'ai le moins aimé dans cette oeuvre, c'est l'auteur lui-même. D'habitude, quand je lis un roman, je visualise les personnages comme des être réels, vivant dans leur univers, avec leurs traits de caractère, et auxquels je m'attache plus ou moins. Ici, les interventions fréquentes de l'auteur ont eu pour effet de me "ramener à la réalité", de me faire sentir que tous ces êtres n'étaient que fictionnels et crées par lui. Ainsi, au lieu d'en vouloir directement à un personnage pour ses actions ou ses paroles comme je le fais d'habitude, j'en ai voulu à l'auteur d'avoir donné cette personnalité à ses protagonistes. J'ai surtout eu cette sensation concernant Barbara, à laquelle j'avais envie de m'attacher, mais j'avais l'impression que Thomas Hardy persistait à la rendre détestable. En la comparant sans cesse aux autres femmes de l'époque, il me faisait l'effet d'être mécontent des caprices de sa création et de ne jamais valider ses actions. En résumé donc, une histoire assez lente qui ne m'a pas passionnée sans vraiment m'ennuyer non plus (et dont je connaissais plus ou moins la fin dès le début de ma lecture car la quatrième de couverture me l'avait dévoilée en grande partie... Est-ce qu'on peut m'expliquer l'intérêt du truc?!), des personnages qui ne m'ont globalement pas convaincue, et un auteur assez agaçant dans ses remarques. Je suis donc très loin du coup de coeur ressenti par Victoria pour ce roman (qui fait désormais partie de ses livres préférés, je vous invite à aller lire son avis, totalement différent du mien!), mais je n'ai pas non plus vécu cette lecture comme un calvaire. Malgré ça, je serais presque curieuse de voir l'adaptation cinématographique avec Carrey Mulligan, histoire de voir si je peux m'attacher à Barbara tout de même.

Crédit photo : Mango & Salt

Octobre : Le crime d’Halloween d’Agatha Christie et Marina de Carlos Ruiz Zafon
En octobre, le thème était bien évidemment Halloween. Le livre choisi était un roman d'Agatha Christie, une vraie madeleine de Proust pour moi. J'ai en effet lu un grand nombre de ses écrits (si ce n'est tous!) dans mon adolescence, que j'empruntais à ma mère dans sa bibliothèque chez mes grand parents. J'avais donc déjà lu Le Crime d'Halloween (aussi nommé La Fête du Potiron dans son ancienne traduction) mais heureusement pour moi, je ne me souvenais pas du dénouement! En plus de ça, l'édition que j'avais entre les mains pour la lecture avec le club avait été chinée chez Emmaüs car je ne trouvais pas ce roman à la médiathèque (merci à ma maman de me l'avoir dégoté et envoyé!) et possédait cette odeur si caractéristique aux vieux livres. Un vrai retour dans le passé, donc!

À Woodleigh Common, petit village résidentiel à quelques miles de Londres,les préparatifs pour la fête du Potiron battent leur plein. La jeune Joyce, réputée pour sa tendance à l'affabulation, raconte avoir été témoin d'un meurtre. Sur le moment, personne n'y croit, mais lorsque la fillette est retrouvée morte à la fin de la soirée les convives commencent à douter. Et si Joyce avait dit la vérité? Le célèbre Hercule Poirot va mener l'enquête dans ce petit village paisible où tout le monde se connaît, et où les secrets sont pourtant plus nombreux qu'on ne l'imagine...

Même si j'ai apprécié cette lecture pour tous les souvenirs qu'elle m'a rappelés, je dois admettre que ce n'est pas l'un des meilleurs romans d'Agatha Christie. L'enquête progresse assez mollement, menée par un Hercule Poirot vieillissant et fatigué, qui semble moins vif d'esprit qu'à l'accoutumée. Certaines indices sont parfois très grossiers, d'autres complètement flous, et ne permettent pas d’échafauder de théories sur l'identité du meurtrier. Le dénouement et le mobile du crime sont classiques des romans d'Agatha Christie (spoiler : ça tourne autour d'un amour secret et d'un héritage). Ce n'est donc pas l'ouvrage que je vous recommande si vous souhaitez découvrir l'univers de cette auteure, d'ailleurs je ne pense pas me tromper en disant que de nombreux membres du club ont été déçus par ce livre.

Comme je connaissais déjà l'oeuvre d'Agatha Christie (et aussi que j'en avais fini avec La Fête du Potiron en moins de trois jours), j'ai choisi de lire un autre livre de la sélection du mois. Mon choix s'est porté sur Marina de Carlos Ruiz Zafon, pour la simple et bonne raison que c'était le seul que je pouvais trouver dans ma médiathèque, même si les résumés que j'avais pu lire sur Internet ne m'attiraient pas plus que ça.

Barcelone, dans les années 80. Oscar est pensionnaire dans un internat mais profite de ses heures libres pour explorer les vieux quartiers de la ville. Lors d'une de ses escapades, il fait la rencontre de Marina, une jeune fille solitaire et un brin mystérieuse, qui vit dans un grand manoir avec son père malade. Elle l'emmène dans un des cimetières de la ville, où se trouve une étrange tombe sans nom, seulement gravée d'un dessin de papillon, et sur laquelle vient se recueillir tous les jours une étrange femme encapuchonnée. Bien décidés à élucider cette énigme, Oscar et Marina la prennent en filature, sans se douter qu'ils se retrouveront entraînés dans une effrayante aventure. Ce qu'Oscar ignore cependant, c'est que Marina possède elle aussi des propres secrets...

Cette lecture, c'est l'incarnation même du proverbe "le hasard fait bien les choses"! Ce qui n'était qu'un choix par défaut au départ s'est vite transformé en un véritable coupe de coeur. Ce roman s'est avéré absolument parfait pour Halloween, à la fois glaçant et émouvant, empreint de la saveur amère du passé et de fascination pour les objets cassés. J'ai adoré l'ambiance fantastique teintée d'épouvante et de mélancolie, digne d'un film de Tim Burton, et j'ai d'ailleurs trouvé que l'intrigue et l'atmosphère se situent à mi-chemin entre Sleepy Hollow et Edouard aux Mains d'Argent, deux de mes films préférés. Le style très poétique de Carlos Ruiz Zafon est un vrai régal, et n'entrave en rien le suspense du récit. En bref, une superbe découverte!

Novembre : Le voile de Téhéran de Parinoush Saniee
Les romans du mois de novembre traitaient de la condition de la femme au Moyen-Orient, et la sélection faite par Victoria promettait une lecture très intéressante quel que soit le choix du club, bien que je ne sois pas du tout habituée à ce genre de récit. C'est finalement Le Voile de Téhéran qui a été retenu, un livre interdit de publication en Iran, pays d'origine de l'auteure.

Dans ce roman, nous suivons la vie de Massoumeh, jeune fille romantique et férue de littérature, dont le rêve est de poursuivre des études supérieures, contre l'avis de sa mère qui estime qu'une femme doit uniquement se concentrer sur son mariage. Heureusement, son père l'autorise à poursuivre sa scolarité, et sur le chemin de l'école, elle croise le regard d'un jeune pharmacien dont elle tombe amoureuse. Les deux jeunes gens n'échangeront rien de plus que quelques lettres romantiques, mais cela suffira pour que la mère et les frères de Massoumeh déclarent que l'adolescente a jeté le déshonneur sur la famille. Elle sera donc mariée de force à un inconnu, qui s'avérera être un fervent opposant au gouvernement. Massoumeh se retrouvera ainsi plongée au coeur de la révolution iranienne et fera tout ce qui est en son pouvoir pour protéger sa famille au cours de cette période troublée.

Je pense que personne au Club n'est resté insensible face à ce roman. Pour ma part, j'ai été, dès le début, révoltée par la façon très violente dont Massoumeh est traitée par sa propre famille, et en particulier sa mère qui est paradoxalement la plus stricte concernant son éducation, ses projets d'avenir et sa supposée bonne conduite aux yeux de l'Islam. Au lieu de lui apporter son amour, son soutien et sa protection, elle est la plus prompte à répudier sa fille, allant parfois même jusqu'à souhaiter qu'elle fut morte à la place d'une de ses soeurs. Et encore, je n'ai compris que plus tard dans le récit que l'enfance de Massoumeh se déroulait avant la révolution iranienne, donc avant la prise du pouvoir par les islamistes, alors je n'ose meme pas imaginer ce que subissent les jeunes femmes aujourd'hui. Si j'avais bien entendu déjà songé à la notion de mariage forcé, c'est la première fois que j'étais confrontée aussi violemment à cette réalité. Voir cette adolescente enfermée dans sa chambre pendant que ses prétendants défilent devant sa famille, qui cherche à se débarrasser d'elle au plus vite, telle une marchandise déclassée, quitte à la céder au premier venu, fût-il trois fois plus âgé qu'elle, alcoolique et violent, m'a profondément écoeurée. Massoumeh écope finalement d'un mari qui se montre relativement respectueux envers elle, refusant même de la toucher au début de leur relation, mais j'imagine que bon nombre de jeunes filles dans le monde ont malheureusement beaucoup moins de "chance" sur ce point...

Ce roman traite également d'une partie de l'histoire que je connaissais seulement de nom : la révolution iranienne. On assiste à la montée en puissance de la révolte, à sa répression par l'armée du Shah (avec emprisonnements arbitraires et torture à la clef...), à sa récupération par les islamistes et à la mise en place du nouveau gouvernement, ainsi qu'à la guerre avec l'Irak qui a suivi la révolution, avec toutes les privations et la peur qui en découlent. J'ai trouvé ces passages à la fois effrayants et attristants, bien évidemment, mais aussi passionnants, car j'ai depuis quelques temps l'envie d'approfondir mes connaissances historiques et géopolitiques et cette lecture m'a permis d'en savoir plus sur cette période.

Le Voile de Téhéran est un donc récit à la fois émouvant et enrichissant. J'ai réellement été happée par ce livre, et je me suis énormément attachée au personnage de Massoumeh, partageant ses joies et ses peines, et tremblant avec elle dans ses moments de crainte. Si je devais vous recommander une seule lecture parmi toutes celles que je vous présente dans cet article, c'est celle-ci!



Janvier: Cent Ans de Herbjorg Wassmo
Ayant pris du retard sur ma lecture de novembre, je n'ai pas participé à l'édition de décembre, mais je pense que je n'ai pas manqué grand chose car les retours que j'ai lus sur le groupe Facebook du club à propos du livre choisis n'étaient pas très élogieux. Je suis donc directement passée à la lecture de janvier, qui mettait en avant des auteurs du nord de l'Europe.

Cent ans, c'est quatre générations. Quatre femmes, liées par le sang, depuis Sara-Susanne, l'intrépide arrière grand-mère qui servit de modèle pour une fresque dans une église au nord de la Norvège, jusqu'à la jeune Herbjorg, qui couche tous ses secrets dans son carnet, en se cachant pour ne pas être vue de "lui". Et au milieu, il y a Elida, la grand-mère, qui a quitté les fjords pour la capitale, suivant son mari malade et bouleversant tous ses liens familiaux, et Hjordis, la mère, en manque de repères, manque qui se fera d'ailleurs cruellement ressentir sur la petite Herbjorg. Quatre femmes dont on suit le destin, lit les pensées et pénètre les sentiments, scrute les choix et leurs conséquences sur le reste de la lignée, observe leurs rapports, leurs failles, en un mot, leurs vies. Et en filigrane, c'est aussi l'histoire de la Norvège qui se dessine, avec ses fjords coupés du reste du monde en hiver, son soleil de minuit, et sa capitale si différente des grands espaces du nord.

J'avoue que je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture. Globalement, je l'ai plutôt appréciée, même si là encore on est sur un genre très différent de ce dont j'ai l'habitude. Mais j'ai mis énormément de temps à venir à bout de ce livre, j'ignore pourquoi. Peut-être parce qu'à cette période de l'année j'avais assez peu de temps pour la lecture, étant souvent en déplacement professionnel. La lenteur du récit a probablement joué aussi, tout comme le fait que certains passages se sont avérés assez obscurs à mes yeux. J'ai en effet parfois eu du mal à comprendre pleinement les émotions et réactions de certains protagonistes, comme s'il me manquait un niveau d'interprétation. J'ignore si cela est dû à une différence culturelle entre la Norvège et la France, ou si le problème venait simplement de moi, si j'ai manqué d'empathie et de subtilité. J'ai tout de même ressenti de l'attachement pour les personnages de Sara-Susanne et Elida, qui sont celles dont la vie est la plus décrite dans le livre. En alternant les points de vue des quatre femmes, on peut constater quelles pensées les ont amenées à privilégier un chemin plutôt qu'un autre, et voir de quelle manière leurs choix étaient perçus et compris (ou non) par leur entourage, ainsi que la façon dont ces décisions ont joué dans la construction identitaire de leur descendance.

J'ai également apprécié le voyage à travers les fjords norvégiens au début du XXe siècle, et la découverte du quotidien des habitants dans ces zones rurales au climat rude. Là bas, les bateaux forment les seuls liens avec le reste du pays, la pêche est une activité vitale et les déplacements des bancs de poissons sont guettés avec attention, le sel est une denrée essentielle (notamment pour la conservation des produits de la pêche), et le retour du printemps est attendu avec impatience chaque année. J'avais en tête les images d'un monde sauvage et d'une nature indomptable, bien loin de celle que je connais même au plus fort de notre hiver beaucoup plus clément, et cette lecture a exercé sur moi un fort pouvoir d'évasion. Au final, c'est un livre qui s'est avéré plutôt agréable malgré sa longueur et ses quelques passages impénétrables, et je crois qu'en fin de compte cette lenteur a fait écho au sentiment de ralentissement qui m'a habité durant l'hiver.



Avril (mai) : L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
J’ai ensuite séché le club lecture pendant deux mois, tant j’ai mis de temps à finir le livre de janvier, ce qui m’a sans doute un peu démotivée, inconsciemment. Le fait que les thèmes de février et mars ne m’attiraient pas plus que ça n’a probablement pas aidé. Et puis, en avril, le livre proposé était L’ombre du vent, le premier ouvrage de Carlos Ruiz Zafon. D’un coup, mon intérêt pour le club s’est réveillé, car j’étais ravie de lire une nouvelle œuvre de cet auteur que j’avais découvert quelques mois plus tôt, lors de l’édition d’Halloween. Malheureusement, j’ai mis du temps à me procurer ce livre car il était déjà emprunté à la bibliothèque, et je n’ai donc pu le lire qu’au mois de mai, à la place de l’ouvrage proposé pour ce mois (un recueil de nouvelles de Sherlock Holmes, que j’aurais apprécié lire car ma dernière rencontre avec les écrits de Sir Conan Doyle dataient d’il y a des années, mais de toute façon la médiathèque ne possède pas ce livre, alors ça sera pour une prochaine fois!)

Ce roman narre les aventures du jeune Daniel, dont le père, libraire, l’emmène un jour dans un lieu secret appelé Cimetière des Livres Oubliés, et lui propose de choisir un ouvrage dans la gigantesque bibliothèque qui se dévoile sous ses yeux. Daniel se retrouve ainsi en possession de L’Ombre du Vent, le dernier roman de Julian Carax, un mystérieux auteur qui n’a jamais connu le succès malgré la grande qualité de ses écrits. Plus étrange encore, un homme au visage brûlé s'acharne à détruire par le feu tous les exemplaires des ouvrages de Julian Carax. Daniel va alors chercher à percer les ombres qui planent sur le passé de l'écrivain, sans se douter qu'il va réveiller d'anciennes rancœurs et se retrouver au coeur d'une dangereuse chasse à l'homme...

Alors c'est très simple, j'ai ADORÉ ce livre et je crois que je suis définitivement conquise par la plume de Carlos Ruiz Zafon! J'y ai retrouvé l'ambiance mystérieuse et poétique de Marina, même si l'histoire est un brin moins fantastique cette fois-ci. De plus, comme je me suis déjà rendue plusieurs fois à Barcelone ces dernières années, j'ai eu l'impression de voyager en terrain connu avec ce livre, tout en découvrant une nouvelle facette de la ville, celle-ci semblant presque être une entité vivante, peuplée de légendes, de fantômes et d'ombres du passé, et réagissant aux émotions des protagonistes. J'ai apprécié les différents personnages, chacun avec leurs blessures qui ont façonné leur existence, le suspense maintenu du récit, les touches de fantastique très bien dosées, mais aussi l'aspect "roman d'initiation" puisqu'on suit Daniel (ainsi que Julian Carax, qui est à la fois miroir et catalyseur des émotions du héros) à travers son adolescence et la découverte de ses sentiments, le tout narré avec beaucoup de beauté et de sensibilité. Et comme pour Le voile de Téhéran, j'ai découvert une partie de l'histoire que je connais très peu, à savoir la guerre civile Espagnole, ce qui m'a donné encore une fois envie de me plonger dans un livre d'histoire. En bref, un vrai coup de coeur, et je suis ravie de savoir qu'il existe deux autres livres mettant en scène Daniel et le Cimetière des Livres Oubliés (voire même trois autres, en réalité, mais le dernier n'a malheureusement pas été traduit, ou du moins pas encore) que je vais m'empresser de dévorer!



Juin :L’été sauvage d’Elin Hilderbrand
Et on termine ce bilan avec le livre du mois dernier, encore une fois totalement différent de ce que j'ai l'habitude de lire, mais qui s'est avéré très divertissant pour ce début d'été (légèrement interrompu par une parenthèse automnale, je vous l'accorde...).

Birdie Cousins, cinquantenaire fraîchement divorcée, se consacre corps et âme aux préparations du mariage de sa fille Chess, quand celle-ci l'appelle en pleine nuit pour lui annoncer qu'elle a rompu ses fiançailles, sans aucune explication supplémentaire. Pour aider Chess à surmonter cette épreuve, Birdie l'emmène un mois dans leur maison de vacances sur l'île de Tuckernuck, en compagnie de son autre fille Tate et de sa soeur India. Là bas, les quatre femmes devront faire face à leurs sentiments et a leurs doutes, et l'été s'avérera plus mouvementé que prévu...

À ma grande surprise, j'ai trouvé cette lecture très agréable, alors que je n'aime habituellement pas ce genre d'histoires parfois trop culcul à mon goût. Certes, c'est un roman qui parle d'amour, mais ce que j'ai apprécié, c'est qu'il montre plusieurs incarnations de ce sentiment, à différents âgés de la vie, de façon réaliste et pas (trop) mièvre. Et au delà de l'amour, ce livre traite également de relations familiales, de deuil, de dépression, de jalousie, de mauvaises décisions et de seconde chance, bref, de tout un panel de sentiments et d'événements qui surviennent dans une vie. Chaque chapitre présente alternativement le point de vue d'une des quatre femmes, et j'ai trouvé très intéressant de se plonger tour à tour dans les pensées des unes et des autres, de voir comment elles se percevraient, aussi bien elles-mêmes qu'entre elles, parfois avec justesse, parfois non, montrant qu'on ne peut jamais réellement connaître quelqu'un, fût-il de la même famille. Le personnage de Tate est probablement celui qui m'a inspiré le plus de tendresse, même si je l'ai trouvée légèrement maladroite et caricaturale, car, sous certains aspects, je pense m'être un peu identifiée à cette trentenaire peu sûre d'elle qui se voit avec la maturité émotionnelle d'une adolescente. Seule la fin m'a un peu moins plu, avec l'apparition d'un protagoniste très caricatural, et un happy end beaucoup trop dégoulinant de guimauve à mon goût. Au final, c'est une lecture que j'ai vraiment appréciée et qui m'a réellement changé de mes habitudes, mais il est peu probable que je lise spontanément d'autres œuvres de cette auteure car je ne raffole pas de ce genre de récits et je pense avoir fait le tour de la question avec celui-ci.

En conclusion, j'ai passé une très bonne année avec le Club Lecture MS, car j'ai globalement apprécié tous les livres qui nous ont été proposés, ou en tout cas je n'en ai réellement détesté aucun, même si j'ai peiné un peu sur certains. Mon objectif en participant au club était de sortir de ma zone de confort, et on peut dire que j'ai été servie puisque seulement deux des titres parmi tous ceux que j'ai lus (plus un troisième que j'ai choisi dans la liste d'Octobre) appartenaient à un genre que j'ai l'habitude de lire. La grande majorité des auteurs présentés m'étaient inconnus, et s'il y en a que je ne relirai probablement pas (Erin Hilderbrand ou Herbjog Wassmo), il est certain que les oeuvres de Carlos Ruiz Zafon feront partie de mes futures piles à lire tant j'ai adoré sa plume! J'ai aussi connu un grand moment d'émotion avec Le Voile de Téhéran, et je pense que je vais me pencher sur le reste de la sélection un de Novembre car tous les ouvrages en lice avaient l'air passionnants!

Voilà donc pour mon bilan de lectures avec le club! Si t'as tenu jusqu'ici, sache que tu mérites d'avoir un super karma pour tes trois prochaines réincarnations à venir ^^ et si jamais t'es encore motivé, reviens dans quelques jours parce que je vais faire un post sur ma pile à lire de l'été (mais promis, ça sera beaucoup moins long!) 

En attendant, n'hésitez pas à me partager vos coups de coeur littéraires de l'année en commentaires, je suis toute ouïe (j'ai plutôt intérêt après le pavé que j'ai pondu haha!). Belle soirée à tous!

mardi 4 juillet 2017

Mes favoris du mois - juin 2017


Juillet. Non mais JUILLET quoi !!! Je crois que j’ai été prise dans une faille spatiotemporelle, un défaut du continuum de l’espace temps qui fait que les jours s’écoulent plus vite que la normale. Et les nuits, aussi, vu mon état de fatigue en ce moment. (Bon, là, je pense aussi que la canicule qu’on a traversée, et les nuits de quelques heures à peine à cause de la chaleur n’y sont pas pour rien non plus…) Bref, je n’ai pas vu passer le mois de juin, et ma liste de favoris sera donc bien plus réduite que celle du mois dernier. Mais voyons les choses du bon côté, dans moins de 2 semaines, Games of Throne est de retour sur nos écrans !

Cuisine :


01. Watermelon poke bowls (poke bols à la pastèque) | Love and Lemons : Le succès des bols ne se dément pas ! Après les buddha bols ou bols d’abondance, la tendance 2017 est au poke bol, une version Hawaïenne du chirashi japonais, à savoir un bol de riz recouvert d’une garniture de poisson cru, souvent du thon, mariné façon cerviche, et de crudités. Bon, vous vous en doutez, chez moi, hors de question de manger du thon cru ! De toute façon, je n’aime pas vraiment ça… C’est pour cette raison que j’avais jusqu’à présent évité la tendance du poke bol, mais avec le retour de l’été et des pastèques, que chéri achète par tranches de 2,5 kg, je me suis laissé tentée par cette version végétalienne. Eh bien vous pouvez désormais me compter dans les poke bol addicts, tant j’ai aimé cette recette légère et ultra fraîche, parfaite pour les grandes chaleurs d’été !

02. Spinach potato breakfast enchiladas with avocado cream sauce (Enchiladas à l’épinard et aux pommes de terre avec sauce crémeuse à l’avocat) | Naturally Ella : Bon, j’avoue, j’ai remangé des œufs. Les grands parents de chéri nous en ont donné 12 lors de nos dernières vacances dans le Sud-Ouest, et même si je connais l’envers du décor sur les poules pondeuses, j’ai encore du mal à résister aux oeufs frais des « poules de jardin »… Du coup, j’ai craqué cette fois-ci (j’espère être plus forte la prochaine fois !) et j’en ai profité pour réaliser cette recette d’enchiladas qui me faisait de l’œil. On a doublé les quantités de garniture (la recette originale est prévue pour un petit déjeuner, mais nous on avait la méga dalle le soir où on l’a préparée ^^),  utilisé des feuilles de blette à la place des épinards, et zappé le fromage (car ça en revanche, il est hors de question que j’en remange !). Au final, je me suis rendue compte que les oeufs n’apportaient pas grand-chose au plat, donc la prochaine fois je n’en mettrai pas !

03. Beet gazpacho (Gazpacho de betteraves) | Feasting at home : Autant j’adore la soupe chaude, autant la soupe froide, ça n’a jamais vraiment été mon truc. Enfin, jusqu’à ce mois-ci, où les chaleurs de dingue m’ont donné des envies de gazpacho. Mais pas le classqiue gazpacho andalou, dont la texture épaisse me rebute (il y a du pain mixé dedans… beurk !). En revanche, cette version à la betterave me tentait beaucoup plus (alors qu’au contraire, la soupe de betterave chaude ne me fait pas du tout envie, car c’est un légume que je préfère manger froid !). Super facile et rapide à faire (pour peu qu’on ait déjà des betteraves cuites sous la main), légère, fraîche, et avec sa belle couleur vive, cette soupe froide s’est avérée être une entrée parfaite durant la canicule!

04. Super savoury veggie, hemp & millet nuggets (Nuggets aux légumes, chanvre et millet super savoureux) | The First Mess : J’avoue, j’ai complètement craqué devant les photos de ces petits nuggets, malgré le fait que le millet et moi, on est pas super potes… J’ai réussi à dépasser mon appréhension pour cette céréale que je trouve hyper fade, et j’ai bien fait car cette recette est vraiment délicieuse ! J’ai fait pas mal de changements par rapport à la recette originale, mais ils n’ont en rien impacté sa réussite : j’ai remplacé le chanvre par des flocons d’avoine et le psyllium par des graines de lin (je doute d’ailleurs de leur nécessité car la pâte était déjà très collante sans), le brocoli (pas en saison) par de la courgette, et j’ai opté pour une cuisson à la poêle dans un peu d’huile (car je n’avais pas envie d’allumer le four alors qu’il faisait déjà 29°C dans mon appart…). Ces nuggets ne se veulent absolument pas une imitation de leurs cousins à la viande, ce qui ne les empêche pas d’être, comme le titre le dit si bien, super savoureux. J’ai même regretté de ne pas avoir multiplié les quantités par deux, car on avait prévu d’en remanger le lendemain, et 11 nuggets pour 4 repas, à deux, c’est quand même un peu juste, même s’ils sont assez rassasiants…

Musique :


Pour la seconde année consécutive, je suis allée au Hellfest, l'un des plus grands rendez-vous pour le amateurs de hard-rock, punk, métal, et autres musiques extrêmes. Je dois avouer que cette édition était particulièrement éprouvante en raison de la chaleur extrême qui régnait sur le site, et j'ai finalement passé assez peu de temps devant les scènes principales, préférant me retrancher à l'ombre des chapiteaux, notamment celui de la scène Valley, qui propose une programmation plus orientée vers le rock indé. J'y ai fait de belles découvertes, en particulier dans la catégorie "stoner", un genre de métal peu violent et assez planant. Je retiens en particulier deux groupes : Mars Red Sky et Crippled Black Phoenix. Les premiers, originaires de Bordeaux, ont un son hypnotique, très proche du rock psychédélique des 70's, avec une basse très lourde, tandis que les seconds proposent des arrangement plus légers et plus clairs, avec des mélodies qui me rappellent MCC par moments (mais siiii, vous savez, le groupe dont je vous ai parlé le mois dernier!). Autre gros coup de coeur, le groupe instrumental Animals as Leaders, eux aussi avec un son très planant, preuve que le métal, ce n'est pas que de la musique de brutes ;)

J'ai aussi beaucoup apprécié Electric Wizard (stoner), The Vintage Caravan (stoner/hard rock), Hawkwind (hard rock/space rock), The  New Roses (hard rock), The Devil Wears Prada (metalcore), Opeth (death metal), In Flames (heavy metal), Soilwork (metalcore), Ghost Bath (back metal) et surtout Five Fingers Death Punch (heavy metal), qui nous ont offert l'un des meilleurs concerts de la Mainstage malgré l'absence de leur chanteur, remplacé pour l'occasion par le chanteur "de secours" du groupe, ainsi que Steel Panther (glam metal), connus pour leurs shows délirants à base de blagues salaces et de filles topless, mais qui sont aussi d'excellents musiciens. 

Et pour terminer, parce que je n'ai pas eu que des coups de coeur non plus, voici mon top 3 des concerts les plus bruyants du festival : Nails, Regarde les hommes tomber et Behemoth, ainsi qu'une mention très honorable pour Autopsy. Oreilles sensibles s'abstenir ;)

Youtube :
Autant le mois dernier, je vous parlais de chaînes scientifiques et philosophiques, autant cette fois-ci, je vais verser dans un contenu beaucoup moins culturel, mais plutôt culturiste, si je puis dire... Déjà aux commandes de 46000% sport, une excellente parodie d'émissions sportives, la chaîne La Biscotte nous propose une nouvelle mini-série hilarante : Tout Pour Le Muscle. Du générique aux dialogues, en passant par les rires pré-enregistrés, cette série est une caricature absolument parfaite des téléfilms de l'été! TPLM, c'est l'histoire de trois amis qui s'entraînent dans une même salle de sport avec un objectif commun : être choisis lors du casting pour le biopic d'Olivier Minne. Entraide, amitié, amour, mais aussi jalousie et trahison (et surtout, fous rires, en ce qui me concerne!) seront au rendez-vous... Franck, Thierry et Daniel parviendront-ils à vaincre les épreuves qui se dresseront devant eux pour atteindre leur rêve?

Voilà pour mes favoris de juin!
Et vous, qu'avez-vous aimé en ce premier mois de l'été?

lundi 12 juin 2017

Mes favoris du mois - mai 2017

Devinez quoi? Malgré ce que je disais dans mon post précédent, je n'ai absolument pas bossé pour le blog durant mon weekend prolongé ^^' Ni même la semaine dernière en fait! Bon, même si juin est désormais bien entamé, j'ai quand même envie de revenir sur mes favoris du mois de Mai. Je suis encore indécise sur le format à donner à cette rubrique, mais comme j'ai découvert pas mal de trucs chouettes dernièrement, je vais la conserver pour cette fois! Comme d'habitude, on commence par la bouffe, et puis je vous parlerai musique, série et chaînes YouTube!

Cuisine
J'ignore si c'est grâce au Défi Végane 21 jours ou l'arrivée du printemps et des primeurs sur les étals, mais le mois dernier j'ai testé plus de recettes d'habitude, aussi bien en provenance de mes (nombreux) blogs favoris que de ma collection de livres de cuisine (j'ai notamment essayé une omelette végétale dans Vegan de Marie Laforêt et c'était délicieux, chéri a même dit que c'était meilleur qu'une omelette aux oeufs!). A vrai dire, j'ai même eu du mal à choisir mes coups de coeur!


01. Panna cotta au lait de coco, rhubarbe et rose | Aime et Mange : Bon, pour celle là, j'ai pas hésité longtemps, j'ai vraiment ADORE cette recette! Je suis une grande amatrice de panna cotta, mais les rares versions végétales que j'avais testées jusqu'à présent ne m'avaient pas vraiment convaincue. Mais celle-ci, c'est un vrai délice. Alors certes, le goût de coco est vraiment présent, il ne faut pas s'attendre à quelque chose d'aussi neutre que la panna cotta classique, mais ce n'est pas un problème car la noix de coco se marie merveilleusement bien avec la rhubarbe! J'ai juste remplacé l'eau de rose (que je n'avais pas) par de la vanille et ça marche très bien aussi!

02. Tarte fraise-citron-rhubarbe | 100% Végétal : Encore de la rhubarbe? Eh bien oui, que voulez-vous, j'adore ça! J'ai découvert ce fruit (ou légume?) sur le tard alors je rattrape le temps perdu héhé. Par conséquent, j'avoue que quand j'en vois au marché, je perds un peu le sens de la mesure, et j'ai vite tendance à en ramener un chouïa trop à la maison. Là, les tiges étaient si énormes, que même en en prenant seulement 5, j'ai eu de quoi faire deux desserts avec. Cette recette de tarte, qui apparaît en page d'accueil du blog 100% Végétal, me faisait furieusement de l'oeil, avec son association fraise-rhubarbe qui a déjà fait ses preuves chez nous. La tarte aux fraises étant un de mes desserts préférés, je n'ai pas hésité longtemps avant de "sacrifier" une barquettes de fraises fraîchement cueillies à La Cueillette de l'Herbasse (cet endroit, c'est le paradis sur terre!) pour réaliser cette variation délicieusement acidulée! Petit bémol pour la pâte qui s'est avérée extrêmement dure après cuisson, mais peut-être que j'ai l'ai faite cuire un poil trop longtemps?

03. Roasted fingerling potatoes salad xith romesco + herby black quinoa (Salade de pommes de terre grenailles rôties à la sauce romesco et quinoa aux herbes) | Dolly and Oatmeal : Ce genre de plat, c'est tout à fait ma came : de petites pommes de terre nouvelles délicieusement rôties et napées d'une sauce légèrement acidulée et piquante au poivron grillé et noisettes, servies sur un lit de quinoa assaisonné de persil. Une assiette simple mais gourmande, rassasiante et riche en protéines, avec un mélange de textures et de saveurs bien équilibré. En bref, une recette qui a fait directement son entrée au panthéon de mes salades préférées!

04. Chinese scallion pancakes (pancakes chinois à l'oignon vert) | The Kitchn : Il y a des recettes qui n'ont l'air de rien mais qui me mettent l'eau à la bouche puissance mille. Allez savoir pourquoi, l'idée de crêpes légèrement feuilletées et farcies à l'oignon me faisait sérieusement baver devant mon écran (#ellevabien #obsédéedelabouffe). Alors quand on a récupéré plein de tiges d'oignon frais à la cueillette, j'ai sauté sur l'occasion de faire cette recette qui me tentait depuis si longtemps. Le résultat s'est montré à hauteur de mes espérances ; ces pancakes sont croustillants dehors, fondants dedans et délicatement parfumés, un vrai délice. Pour la sauce de trempage, j'ai fait un mélange de sauce soja, eau, huile et graines de sésame et tiges d'oignon finement ciselé, et les pancakes sont encore meilleurs avec!

Et parce que j'ai vraiment eu du mal à choisir, voici la liste des autres recettes que j'ai testées et qui reçoivent une mention très honorable : des boulettes à base d'okara de soja, parfaites avec des pâtes et une sauce tomate ; une salade de lentilles, pommes de terre et asperges rôties et ail des ours, un vrai concentré de printemps ; un veggie bowl aussi beau que bon avec des falafels aux petits pois cuits au four, idéal pour profiter de ce classique de la cuisine végétalienne sans les odeurs de friture ; et enfin des lasagnes à la poêle, pratique quand on a la flemme de faire le montage (en plus ça salit un plat de moins!), avec une ricotta végétale à base d'amandes fermentée avec des probiotiques, pour une saveur fromagée très réaliste!

Musique


Il y a quelques mois, je vous parlais de Ghost, un groupe qui m'avait totalement envoûtée au Hellfest l'été dernier. J'ai eu une chance énorme de les voir à ce moment là, car quelques temps plus tard, le guitariste rythmique quittait le groupe. En mars dernier, le musicien Martin Pesner, ancien membre de Subvision et Magna Carta Cartel (ou MCC pour les intimes), deux groupes à l'origine de Ghost, révélait son identité en tant qu'ancien guitariste rythmique de Ghost et annonçait la reformation de MCC. Si j'avais déjà écouté quelques morceaux de Subvision, je n'avais pas eu la curiosité de me penser sur MCC, mais j'ai plus que compensé cette lacune puisque j'ai développé une véritable obsession pour ce groupe le mois dernier (et je n'en suis toujours pas sortie!). J'écoute en boucle aussi bien leurs anciennes chansons que le nouvel EP, sorti tout récemment, et je suis totalement accro à leurs mélodies et leurs paroles mélancoliques, douces et planants. Sur certaines chansons, on ressent bien l'influence qu'a eu MCC sur Ghost, quoi qu'en dise le chanteur de Ghost, qui aurait prétendu être la seule tête pensante du projet après avoir viré tous ses anciens musiciens... En tout cas, si vous aimez le rock indé un peu planant, je vous conseille d'aller jeter un oeil (ou plutôt une oreille ;) à MCC!

Série



Ca faisait longtemps que je n'avais pas parlé de séries ici! Il faut dire que depuis cet hiver, je n'ai pas vraiment cherché à en découvrir de nouvelles, me contentant de continuer celles que j'avais déjà en cours (à savoir The Blacklist et Better Call Saul). Et puis, le mois dernier, je me suis laissée tenter par une nouvelle qui faisait le buzz : 13 Reasons Why. Bon, on va pas se mentir, c'est pas une série facile. Elle traite du suicide d'une lycéenne qui, avant sa mort, a fait une série de cassettes expliquant les raisons de son geste. Au cours de cette première saison, on suit un de ses camarades qui découvre progressivement le contenu de ces cassettes et qui tente de rendre justice à son amie décédée. Les situations exposées dans les cassettes sont de plus en plus dramatiques, et le suspense autour du rôle de chaque protagoniste (et du héros, qui est lui aussi sur une de ces cassettes) augmente au fil des épisodes, rendant la série très addictive malgré les scènes difficiles à supporter. Une seconde saison est en cours de production et j'ai hâte de retrouver le lycée Liberty, et de savoir comment les différents acteurs de la mort d'Hannah tireront leur épingle du jeu (ou pas...).

YouTube
Il y a quelques années, si on m'avait demandé à quoi je pensais quand on me disait "YouTube", j'aurais probablement répondu "Norman, Cyprien, tutos beauté et vidéos de chats". Mais aujourd'hui, ma réponse serait totalement différente. A vrai dire, je ne saurais même pas comment résumer en quelques mots le YouTube de 2017, tant les contenus se sont diversifiés et étoffes ces derniers temps. On trouve maintenant de tout, pour tous les goût, et avec une qualité qui n'a souvent rien à envier à la télévision. D'ailleurs, chez nous, il est plus fréquent que l'on passe quelques heures à voguer de vidéo en vidéo plutôt que de regarder la télé, qui offre des programmes de moins en moins intéressants à mon goût. Mon créneau préféré pour les chaines YouTube, ce sont les chaînes éducatives, et j'en ai découvert deux très à mon goût le mois dernier.

La première est celle de Max Bird, et c'est vraiment mon coup de coeur du moment. Avec beaucoup d'humour, mais aussi de précision scientifique ou historique, ce Youtubeur démonte dans chacune de ses vidéos une idée reçue telle que "Coca Cola a créé le Père Noël" ou bien "Les dinosaures ont disparu". Un format court, ludique mais enrichissant, parfait pour apprendre plein d'anecdotes pour briller en société !

La seconde, celle de Monsieur Phi, est d'un genre très différent puisqu'il s'agit d'une chaîne qui traite principalement de philosophie. Alors je sais, dit comme ça, ça fait pas vraiment rêver, moi la première je n'aurais jamais cru regarder ce genre de vidéos car au lycée, la philo me passait à des kilomètres au dessus de la tête. Mais maintenant, près de 10 ans plus tard (argh!), je me rends compte que je me pose beaucoup plus de questions qu'à l'époque (le fait de m'intéresser au véganisme n'y est pas pour rien je suppose) et je redécouvre avec beaucoup plus d'intérêt les grands courants de pensée et les concepts philosophiques. Donc si vous aussi, vous vous découvrez un goût tout nouveau pour la philo, allez faire un petit tour chez Monsieur Phi! Je vous conseille tout particulièrement ses vidéos "Matérialisme et Terminator" (le titre qui envoie du rêve haha!) et "Sommes-nous tous des simulations ?" qui parlent d'intelligence artificielle et de conscience, et qui m'ont totalement passionnée, en bonne fana de science fiction.

Et voilà pour ma longue liste de favoris du mois de mai! Et vous, qu'avez vous aimé ou découvert récemment ?

mardi 6 décembre 2016

Novembre 2016 : mes favoris

Et voilà, déjà le derniers mois de l'année... Quelqu'un peut m'expliquer où sont passés l'été et l'automne? J'ai l'impression de m'être téléportée temporellement de juin à décembre! Et comme de coutume à chaque début de mois, voici ma liste de favoris culinaires et divers. Cette fois-ci, j'ai quatre super recettes à vous présenter, un jeu délirant et deux séries qui m'ont maintenue en haleine durant tout le mois. Allez, c'est parti, on commence par la bouffe ;)


01. Double chocolate cookies (vegan) | Aime & Mange : une recette qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, et que j'ai réalisée un peu dans l'urgence car j'avais de la margarine qui penchait dangereusement vers sa date de péremption dans le frigo... J'avoue que j'ai aussi espéré que le chocolat masquerait le goût peut-être pas au top de cette dernière... Pas très glamour dit comme ça, mais je vous jure que j'étais ravie de m'être trouvé une occasion de préparer ces cookies car j'en rêvais depuis un bout de temps! Et d'ailleurs, je vous conseille de ne pas attendre comme moi, car ils sont vraiment délicieux, ultra faciles à faire, bien moelleux, presque à mi-chemin entre le cookie et le brownie (d'autant plus que j'y avais ajouté des noix), et avec une saveur d chocolat bien intense. J'ai dû me retenir pour pas tous les boulotter à la sortie du four tant ils sont bons!

02. Savory sweet potato and rosemary tarts (tartes à la patate douce et au romarin) | Faring Well : quand cette recette est apparue dans mon fil Bloglovin, elle m'a tout de suite attirée l'oeil. Pourtant, de simples tartes fines à base de patate douce et de romarin, ça n'a pas l'air si fantastique vu comme ça. Mais je ne sais pas, je les trouvais si mignonnes, bien alignées, et avec ces rondelles de patate douces joliment superposées. Je les ai tentées à peine quelques jours après leur publication et elles sont vraiment délicieuses de simplicité. La pâte croustille, la patate douce fond sous la dent, le romarin relève agréablement le tout, l'harmonie est parfaite, et je pense les refaire pour Noël tant je les ai aimées. Cette recette, c'est la preuve qu'il n'y a pas forcément besoin d'en faire des caisses, qu'on peut faire des merveilles même avec peu d'ingrédients.

03. 30-minutes cheesy kale chips (Chips de kale fromagées en 30 minutes) | Minimalist Baker : Le kale, c'est le chou chouchou de la tendance healthy-vegan très en vogue en ce moment. Moi, il ne m'a jamais fait franchement rêver, mais allez savoir pourquoi, j'ai un jour eu une subite envie d'en cuisiner sous forme de chips, et avec une saveur un peu fromagée qui plus est. Je me suis tournée vers un blog qui est une vraie référence pour moi en matière de cuisine vegan pas trop prise de tête, Minimalist baker/ Leurs recettes sont la plupart du temps réalisables avec moins de 10 ingrédients, et en moins d'une demi-heure. Celle-ci tient ses promesses, et je me suis retrouvée avec une énorme portion de chips de kale en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire! Elles ont parfaitement assouvi mon envie, en apportant une touche de verdure et de croquant à mon repas ce jour-là. Peut-être est-ce un premier par vers une transformation en kale-addict?...

04. Vegan autumn quinoa bowl ( Bol d'automne vegan au quinoa) | Heather Christo : comment résister à une si belle assiette colorée? D'autant plus que celle-ci comporte tout ce que j'aime : du quinoa, de la courge butternut rôtie, une salade de pois chiches et oignons rouges, et de l'avocat. Chaque composant de la recette est vite préparé, on est loin des veggie bowls qui prennent trois heures à réaliser, et les saveurs et textures se complètent à merveille. C'est pile le genre de composition qui me met de bonne humeur!

Passons à mes favoris "divers" du mois de novembre, et on commence, comme la dernière fois, par un jeu de société. J'ai découvert, lors d'une soirée jeu organisée par une boutique à côté de chez moi, le très délirant Check, présenté par son créateur lui-même.
Dans ce jeu, vous êtes membre d'une "team" qui va devoir réussir son signe de reconnaissance, son "check", avec son partenaire, pour remporter un maximum de points et gagner la partie. C'est un jeu pour trois à six joueurs, dans lequel vous formerez deux équipes différentes avec chacun de vos voisins, et avec qui vous déciderez de votre geste "freestyle". Vous allez avoir des cartes représentant divers mouvements de mains : le high five, le punch (on frappe les mains poing contre poing), le classic (on se serre la main), le showdown (un bras de fer) et le fameux freestyle que vous avez défini avec votre coéquipier. C'est en enchaînant ces mouvements que vous ferez votre check. Vous aurez aussi des cartes "défi", qui vous permettront de pimenter vos checks ou ceux de vos adversaires (vous devrez par exemple faire votre check les yeux fermés, ou en tenant une discussion, en marchant, etc). A son tour, chaque joueur pourra poser jusqu'à deux cartes devant les équipes en jeu, l'une des siennes ou celle de ses adversaires, pour constituer petit à petit un enchaînement qui sera le check que devront réaliser les membres de la team concernée.

Lorsque l'un des joueurs voudra réaliser l'un des checks d'une de ses deux équipes, il l'indiquera à son partenaire, et les deux joueurs de la team auront alors une minute pour mémoriser l'enchaînement de cartes constituant leur check. Une fois le temps écoulé, ils devront le reproduire avec les mains, chaque geste réussi comptant pour un point. Mais attention, à la moindre erreur, toutes les cartes suivantes ne rapporteront rien! Des points bonus seront également attribués en cas de défis réussis, ainsi qu'à l'équipe qui sera désignée comme étant la plus stylée. L'équipe totalisant le plus de points est alors déclarée vainqueure. Si vous soulez voir une partie de Check pour mieux comprendre le jeu, c'est par là!

J'ai adoré ce jeu hyper fun, très rapide (chaque partie dure environ 15 minutes), qui fait travailler la mémoire tout en provoquant de beaux fous rires. Les règles sont à la portée de tout le monde, ce qui en fait un jeu idéal en famille ou pour une soirée entre amis. Si vous cherchez de quoi occuper vos petit neveux durant la soirée du réveillon, je vous conseille Check les yeux fermés!

On boucle cet article de favoris avec deux séries qui m'ont complètement captivée ce mois-ci. Je n'avais jamais été très séries jusqu'à récemment, il faut dire que l'humour lourdingue (à mon goût) des séries US aux rires pré-enregistrés, c'est vraiment pas mon truc. Quand aux séries policières du jeudi soir sur M6, c'est sympa cinq minutes, mais au bout du troisième épisode (et de la douzième rediffusion des saisons précédentes...), je sature un peu... C'est en regardant Game of Thrones (1000 ans après tout le monde, évidemment, en bonne sceptique des séries que j'étais, mais bon à force d'en entendre parler partout, j'ai fini par m'y plonger aussi histoire de pas mourir idiote non plus) que j'ai compris que des séries, il y en a pour tous les goûts, même pour moi! Depuis, j'en ai trouvé qui me rendent vraiment accro, et sans grande surprise, j'affectionne, à de rares exceptions près, les mêmes genres que pour mes lectures : science-fiction (Black Orphan), heroïc fantasy (Games of Thrones, donc), ou thrillers/suspense (Breaking Bad, Homeland, Sons of Anarchy).

En novembre, c'est encore avec un train de retard sur le reste du monde que j'ai regardé une série qui a fait sensation au cours de l'été : Stranger Things. Pour ceux qui seraient passés à côté, il s'agit de l'histoire de trois jeunes garçons, amateurs de jeux de rôles dans les années 80, qui partent à la recherche du quatrième membre de leur bande qui a mystérieusement disparu. Ce faisant, ils rencontre l'étrange Eleven, une fille quasi-muette, mais dotée d'étranges pouvoirs de télékinésie. Les disparitions et autres événements paranormaux se multiplient alors dans la petite ville d'Hawkins...

Outre l'intrigue très bien ficelée et le suspense extrêmement bien dosé, ce qui m'a séduite dans cette série, c'est la représentation très fidèle des années 80 et le sentiment de nostalgie qui s'en dégage. Bien que je n'aie pas connu cette décennie, la série m'a rappelé mon enfance dans les années 90, à une époque où les téléphones portables, ordinateurs et jeux vidéos en étaient à leur débuts, et où l'imagination tenait une place centrale dans nos jeux (même si je ne veux pas par là dire que les enfant d'aujourd'hui n'ont plus d'imagination, hein! Je suppose que c'est une caractéristique propre à l'enfance, quelle que soit l'époque). Par moments, je me suis revue gamine ou ado, allant en vélo chez mes copines, ou passant des heures au téléphone avec ma meilleure amie que j'avais pourtant vue toute la journée. On a tellement aimé cette série avec chéri, qu'on s'est enfilés tous les épisodes en moins d'une semaine, et on attend maintenant avec impatience la saison 2!


La deuxième série qui m'a tenue en haleine, c'est Westworld, la nouvelle production d'HBO. C'est tout d'abord son casting qui m'a attirée, le glaçant (mais génial) Anthony Hopkins étant de la partie, mais l'intrigue ne me laissait pas non plus indifférente. Westwolrd, c'est le nom d'un immense parc d'attraction recréant l'univers du Far West, peuplé d'androïdes hyper réalistes, et où les humains peuvent faire ce que bon leur semble, y compris violer ou tuer les robots du parc. Chaque nuit, ces derniers sont remis à zéro et perdent tout souvenirs de leurs vies antérieures. Mais suite à l'installation d'une nouvelle mise à jour, certains androïdes développent un comportement anormal, entendant alors des ordres provenant de l'un des créateurs du parc qui est décédé de façon suspecte quelques années auparavant, ou bien développant des souvenirs de leurs vies passées. Les employés du parc cherchent à résoudre ces problèmes et à en identifier l'origine, mais il semblerait qu'un complot visant à destituer le créateur du parc de son poste de directeur se trame parmi eux...

Là encore, on est en présence d'une série au suspense très bien dosé, je me suis prise au jeu très rapidement, malgré un premier épisode lent qui, s'il a éveillé ma curiosité, ne m'a pas non plus captivée. C'est à partir du second que je me suis véritablement laissée entraîner, pour devenie complètement accro dès l'épisode suivant. Les diverses révélations et retournements de situations sont nombreux, inattendus,réellement surprenants sans être délirants. L'autre point fort de la série, c'est toutes les questions qu'elle soulève sur la conscience et la mémoire, sur le libre arbitre, l'éthique (aussi bien celle des scientifiques que celle des visiteurs), la relation à l'autre et à la réalité, etc. J'espère que les prochaines saisons seront de la même qualité et que la série ne se perdra pas en route (ou pire, ne s'arrêtera pas en plein milieu!).

Voilà donc pour mes favoris de Novembre! Et vous, qu'est ce qui vous a fait vibrer le mois dernier?