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mardi 8 août 2017

Ma pile à lire pour l'été 2017

Le premier qui me dit que l'été 2017 est déjà bien entamé, je le... je le je-sais-pas-quoi, en fait, hein, vu que c'est totalement vrai. Mais vous allez voir, ma pile à lire l'est aussi, même si je suis encore loin d'en voir le bout...

Depuis plusieurs semaines, j'attendais avec impatience les règles du jeu du nouveau Summer Challenge du Club​ Lecture Mango & Salt, ayant énormément apprécié l'exercice l'an dernier. Un jour de juin, prise par une inspiration soudaine, j'ai songé à deux titres, l'un dans mes habitudes de lecture, l'autre totalement à l'opposé de celles-ci, et j'ai filé les emprunter à la médiathèque, en espérant les faire coller d'une manière ou d'une autre aux thèmes qui seraient proposés. C'est en rentrant chez moi et en posant mes emprunts à côté de mes récents achats chez le libraire que j'ai réalisé que j'avais une pile de 5 livres qui m'attendaient, pile le nombre d'ouvrages que Victoria nous avait proposé de sélectionner l'an dernier. J'étais donc persuadée de tenir ma liste de lecture pour l'été, mais l'annonce de la nouvelle édition du Summer Challenge m'a prise par surprise.

En effet, cet été, Victoria s'est associée à Exploratology, un service de box lecture, pour nous proposer une sélection de trois titres autour du thème de la Grande-Bretagne. Au début, je dois avouer que j'ai été un peu déçue par cette formule, car j'avais énormément apprécié celle de l'an dernier, que j'avais vécu comme un parallèle avec mes années d'études : des livres imposés pendant l'année, puis la liberté de choisir ceux de l'été, tout en gardant un cadre léger et amusant pour nous aider à constituer notre pile à lire. J'ai donc décidé de conserver les 5 titres que j'avais choisis avant l'annonce et d'en faire mes lectures de l'été, sans participer au Summer Challenge cette fois-ci.

Oui mais... il se trouve que j'ai une certaine affinité émotionnelle avec la Grande-Bretagne (chose que je ne m'explique d'ailleurs absolument pas, ma grand-mère vous dira que ce sont mes racines irlandaises qui parlent, moi je pense que c'est plutôt la musique de Loreena McKennit et des Beatles que mes parents écoutaient qui m'a imprégné l'esprit). Par conséquent, l'envie de lire tout de même les titres sélectionnés​ par Victoria et Marjorie s'est petit à petit emparée de moi. N'étant pas du genre à reculer devant une pile à lire plus haute qu'une marmotte en train de faire le guet (?) (en vrai, j'ai jamais vu de marmotte), j'ai tout simplement décidé d'ajouter les trois livres du Summer Challenge à la liste que je m'étais déjà constituée, portant donc à huit le nombre d'oeuvres que je vais lire au cours de l'été (#onycroit). Je me fixe donc pour objectif d'arriver au bout de ma pile à lire d'ici la fin du mois de septembre (oui, on déborde un peu du cadre communément admis de l'été, maaaaiiiis... je m'en fiche :p)

Après cette introduction un peu longuette, il serait temps que je vous présente les ouvrages qui constituent ma liste, non? Alors pour m'épargner un peu de salive (enfin, de salive virtuelle), je me limiterai aux romans que j'ai choisis moi-même, et je vous invite à aller consulter l'article de Victoria pour en savoir plus sur les romans du Club Lecture, à savoir Morwenna de Jo Walton (que j'ai lu ce weekend et que j'ai beaucoup apprécié!), La recluse de Wildfell Hall d'Anne Brontë et Le cercle celtique de Björn Larsson.



Quand sort la recluse - Fred Vargas
Je suis une grande amatrice des romans de Fred Vargas, que je lis depuis des années. J'ai pourtant traversé une petite phase de lassitude envers ses écrits, trouvant le style trop répétitif et alambiqué par moments, et surtout, j'avais l'impression que ses personnages n'évoluaient pas. Heureusement, son avant-dernier roman a apporté un souffle nouveau à la célèbre brigade du commissaire Adamsberg, en bouleversant les rôles habituels des protagonistes. Ma passion pour les écrits de Vargas est donc repartie de plus belle, et quand son dernier ouvrage est paru, je me suis empressée d'aller l'acheter.

Je vous disais en introduction que j'avais déjà entamé ma pile à lire, et en effet, j'ai déjà terminé ce roman depuis quelques temps, et je peux donc vous donner mon avis dessus. Si j'ai, là encore, apprécié les bouleversements que Vargas apporte à sa brigade, j'espère cependant qu'elle ne s'enlisera pas dans ce nouveau schéma où Adamsberg se retrouve seul contre tous. Le suspense et le mystère concernant le procédé du tueur sont maintenus tout au long du récit, les fausses pistes savamment disséminées, mais le dénouement est beaucoup trop rapide et tiré par les cheveux à mon goût. Dans cette enquête, le commissaire devient un nouveau Hercule Poirot, s'attardant sur les mots, les noms, leurs sens caché, et faisant des recoupements qui me semblent improbables, même pour l'imagination vagabonde d'Adamsberg. En bref, une lecture très prenante, mais à laquelle la fin invraisemblable donne un petit goût amer.

Dans la brume électrique avec les morts confédérés - James Lee Burke
Il y a quelques temps, j'ai vu l'adaptation cinématographique de ce roman, et je dois avouer que là aussi, la fin m'a laissé juste un peu (hem... euphémisme...) perplexe (ce n'est pourtant pas faute d'avoir été prévenue par mon copain!). Aussi, quand j'ai réfléchi à ma pile à lire pour l'été, j'ai soudainement pensé au livre à l'origine du film, en espérant y voir un peu plus clair avec la version écrite. Je suis actuellement en pleine lecture de ce roman, et je dois avouer que certains dialogues sont pleins de sous-entendus pas toujours très clairs pour moi. Je redoute donc une fin tout aussi mystérieuse que celle du film. Malgré ça, j'apprécie cette lecture à l'atmosphère lourde et poisseuse, à l'image des marais de la Louisiane, ou du moins, l'image que je m'en fais. J'ignore pourquoi, mais j'entretiens une sorte de fascination pour cet état américain, avec ses bayous, son vaudou, et ses relents de colonialisme. J'ai bien conscience qu'il s'agit très probablement de clichés, mais c'est précisément pour cela que je suis attirée par cette région, parce qu'elle stimule mon imagination. J'espère pouvoir un jour visiter la Nouvelle-Orléans et me confronter à mes préjugés, mais en attendant, je me contente de voyager par les mots.



La mémoire de Babel, La Passe-Miroir tome 3 - Christelle Dabos
Incroyable mais vrai : depuis plus d'un mois que j'ai acheté ce livre, et malgré mon addiction à cette saga, je ne l'ai toujours pas ouvert. J'ai résisté, en terminant d'abord mes lectures en cours (je suis du genre à lire plusieurs ouvrages en même temps), puis j'ai eu envie de policiers (ce qui explique pourquoi j'ai commencé avec les deux ouvrages ci-dessus), et avec tout ça je n'ai pas encore touché à ce nouveau tome des aventure d'Ophélie. J'hésite actuellement entre en faire le prochain sur la liste, ou bien le garder pour la fin, mais quoi qu'il en soit, il ne fera pas long feu! Si vous ne connaissez pas encore cette fabuleuse saga (que j'ai déjà rapidement mentionnée ici), je vous recommande d'aller voir l'article très complet de Victoria sur le sujet, et surtout de vous procurer les trois tomes (oui oui, prenez les trois d'un coup, vous allez voir, vous risquez fort de les enchaîner!).

Nous - Evgueni Zamiatine
Les librairies sont un véritable lieu de perdition pour moi. Je pourrais y passer des heures, à parcourir des yeux les rayonnages, lire les quatrièmes de couverture, rechercher la perle rare et, parfois, me désespérer face au fait que je n'aurai probablement pas assez de toute une vie pour lire tous les livres qui existent. #ambiance haha. Il est en tout cas assez rare que je rentre dans un endroit rempli de livres et que j'en ressorte les mains vides, surtout si les vendeurs sont de bon conseil, comme c'est le cas dans la petite librairie pas loin de chez moi (et entre nous, c'est pas un métier de rêve, libraire? Passer sa vie à lire pour pouvoir conseiller les autres dans leur choix, où est-ce qu'on signe???). C'est ainsi que je suis tombée sur Nous, qui m'a été présenté comme une sorte de 1984 soviétique. En bonne fan de science-fiction dystopique, je n'ai pas réfléchi une seule seconde avant d'embarquer cet ouvrage (alors que j'étais juste venue commander le dernier Fred Vargas, mais comment voulez-vous résister face à des rayonnages entiers remplis de bouquins, hein?). Là encore, je n'ai toujours pas entamé ce titre car je souhaitais finir mes en-cours, mais j'ai hâte de découvrir les pensées de D-503, homme du futur et constructeur d'un vaisseau spatial destiné à convertir les extraterrestres au "bonheur mathématiquement infaillible". Un bien beau programme en perspective!

Orgueil et préjugés - Jane Austen
Alors là, on tape dans un genre à des années lumières de mes habitudes, bien représentées par le reste de la liste (du policier, du fantastique, de la science fiction). Mais que voulez-vous, sur un coup de tête, j'ai eu envie de lire ce grand classique de la littérature anglaise. Il faut dire qu'à part Loin de la foule déchaînée, lu dans le cadre du club, et quelques incursions dans la science fiction ou le fantastique (H.G. Wells et Oscar Wilde notamment) je n'ai jamais mis le nez dans les oeuvres britanniques du XIXe siècle, et pourtant j'avis une option "anglais européen" au lycée. Bon, ceci dit, j'ai aussi rarement lu les classiques français de la même époque lors de ma scolarité (j'ai surtout le souvenir d'avoir lu du théâtre et des romans du siècle des Lumières). Mais cet été, entre Jane Austen et Anne Brontë, je vais être servie! J'avoue que je ne sais pas trop dans quoi je m'embarque avec cette lecture, n'étant pas une grande amatrice de romans sentimentaux, mais j'ai réellement envie de redonner une chance à ce genre après mon expérience mitigée avec Thomas Hardy!

Voilà donc mon programme littéraire pour les mois à venir. Pourtant, bien que je n'en sois qu'au quart (ou un peu plus, puisque j'aurais bientôt fini mon troisième titre), je pense déjà à mes lectures de la rentée haha! Et vous, quelles sont vos lectures pour l'été? Est-ce que vous aimez vous constituer des piles à lire à l'avance ou bien décider au fur et à mesure des vos envies?

mercredi 22 février 2017

Zéro déchet : mes axes d'amélioration pour 2017

Et le lauréat du prix du mois-qui-passe-à-la-vitesse-supersonique est attribué à... Février 2017! Félicitations! Non mais là, entre mes déplacements pro hebdomadaires, mes beaux-parents qui nous rendent visite, un weekend entre amis en Lorraine (donc avec 5h de route pour y aller et en revenir, hein), et quelques jours de vacances dans ma famille, je peux vous dire que je n'ai absolument pas vu passer le temps... Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de publier cet article plus tôt, alors que je l'avais prévu pour le mois de janvier. Mais bon, mieux vaut tard que jamais non? Alors aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet que je voulais mentionner ici depuis longtemps : le zéro déchet, et plus particulièrement là où j'en suis dans ce mode de vie et les actions que je veux mener dans ce domaine en 2017.

Qu'est-ce que le zéro déchet?


Je suppose que vous connaissez tous ce mouvement, dont on parle de plus en plus en ce moment, mais au cas où ce n'est pas le cas, voici un petit résumé. Comme son nom l'indique, le zéro déchet ou ZD est un mode de vie qui vise à réduire au maximum la quantité de déchets que nous produisons, cela afin de préserver notre environnement et nos ressources, mis à mal par l'excès d'emballages que l'on trouve dans le commerce. Le zéro déchet fait donc la part belle aux achats en vrac, de seconde main, et aux préparations maison, que ce soit en cuisine, pour les cosmétiques ou même les produits d'entretien. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez lire le livre de la papesse de ce mouvement, Béa Johnson, ou bien le blog et le livre de La famille (presque) zéro déchet.

La base du zéro déchet : le vrac et le fait-maison

Et moi, dans tout ça?

Pour ma part, je suis rentrée dans ce mouvement par la porte de l'alimentation (comme on pouvait s'en douter vu ma passion pour la bouffe haha!). Depuis que j'ai commencé à cuisiner au quotidien, je tiens en horreur le gaspillage alimentaire (pourtant je n'ai pas le souvenir d'avoir été élevée à coup de "finis ton assiette, y'a des enfants qui crèvent de faim dans le monde!"). Je déteste jeter de la nourriture et des ingrédients, non seulement ce n'est pas écologique (toutes les ressources nécessaires à la production des aliments jetés sont perdues), mais c'est aussi une perte d'argent. J'ai donc été ravie de tomber, il y a quelques années, sur le très instructif livre de Lisa Casali : Cuisiner mieux en jetant moins. Il explique comment cuisiner et consommer des parties de légumes habituellement jetées  bien que totalement comestibles (épluchures, fanes, cosses etc), mais aussi accommoder un reste de céréales, de pain ou de gâteau sec, etc, et la grande majorité des recettes sont végétariennes (seules quelques unes sont a base de poisson). J'avoue que je ne suis plus aussi motivée qu'au début (je ne stocke plus de pelures en quantité astronomique dans mon congélateur pour en faire du bouillon par exemple, mais j'ai tout de même une recette de bouillon en poudre à partir de pulpe de légumes ici) mais j'essaie tout de même de continuer dans cette voie au maximum. 

De plus, mon goût pour la cuisine et le fait maison, ainsi que mon aspiration à une alimentation (et également à une routine beauté, d'ailleurs) les plus exemptes possibles d'additifs nocifs, me poussent à me passer au maximum des préparations industrielles. Je fais donc moi-même mes pâtes à tarte et à pizza, mes pains a burger, granolas et mueslis, gâteaux, brioches... Ça prend certes un tout petit peu plus de temps que d'ouvrir un paquet de "tout fait", mais au moins je sais ce que j'y mets et je trouve ça meilleur, et c'est souvent moins cher ! C'est par ce biais que je me suis intéressée au zéro déchet et petit à petit, j'ai commencé à en appliquer de plus en plus les principes de base dans ma vie : j'achète mes légumes à des producteurs locaux, je refuse les sacs plastiques et leur préfère les tote bag en tissu, je privilégie le vrac en magasin bio, ne consomme quasiment pas de plats préparés sous emballage, et finalement nous avons mis en place un bac de compost sur notre balcon, qui s'est rapidement rempli (mais malheureusement, le compost ne s'est pas correctement formé et nous avons maintenant un bac rempli d'une substance marronnasse bizarre qu'on refuse d'ouvrir...). 

Malgré ça, je trouvais que nos déchets continuaient à se multiplier à une vitesse qui me rendait dingue. C'est dans un de ces moments de raz-le-bol envers ma poubelle qu'est paru La famille (presque) zéro déchet, et j'ai décidé d'y voir un signe. Je me suis donc jetée sur ce livre (qui s'est d'ailleurs retrouvé quasiment en rupture de stock dès sa sortie, du moins dans ma librairie) en espérant y voir un peu plus clair dans mes déchets.

Le tofu en barquette ou sous vide, le lait et la crème végétale en brique : un cauchemar pour les zéro déchets...

La famille (presque) zéro déchet

Après une introduction qui m'a semblé un peu répétitive, probablement car les mêmes chiffres y sont mentionnés plusieurs fois, le livre se divise en plusieurs parties pour attaquer les déchets sous tous les angles : les courses, la cuisine, l'hygiène de la maison, les cosmétiques, les fêtes, les enfants, et la maison. J'ai beaucoup apprécié la profusion de "recettes" de cosmétiques et de produits ménagers, qui permettent de réaliser aussi bien du mascara que des tablettes pour lave-vaisselle. Mais à part ça, je n'ai rien appris de nouveau par rapport à ce que je savais déjà : pour limiter ses déchets, il faut d'abord ne pas en créer. Donc, ne pas acheter de produits emballés ou refuser les emballages dès que possible, leur privilégier des emballages réutilisables (sacs à vrac, tuperwares), faire soi-même ce que l'on trouve généralement sous plastique (biscuits, yaourts, compotes, pâtes à tartes, etc), préférer les contenants en verre ou métal (recyclables à l'infini), acheter d'occasion, offrir des cadeaux non matériels ou faits main, etc. 

J'avoue qu'après une première lecture, je me suis sentie un peu découragée, du moins par rapport à mes déchets alimentaires. Car la famille presque zéro déchets n'est pas végétarienne, et ils peuvent donc relativement facilement trouver de la viande et des produits laitiers en vrac. Mais quand on ne consomme aucun de ces produits et qu'on cherche à les remplacer par des alternatives végétales, impossible de se passer d'emballage : briques Tetra Pak pour les laits et crèmes, et plastique à gogo pour le tofu et tempeh. Et je ne parle même pas des substituts carnés ou des fromages véganes, eux aussi vendus sous emballage, c'est d'ailleurs ce qui fait que je n'en achète jamais (ainsi que leur prix exorbitant... De toute façon j'en trouve très peu dans mon magasin bio!) À quand les boucheries et crèmeries véganes ?! (Le premier qui me dit "y'en a une a Paris!", je l'étrangle...).

Une fois ce premier moment d'abattement passé, j'ai décidé que je n'allais pas en rester là et j'ai réfléchi un bon coup aux déchets que je produisais et aux actions que je pouvais mener pour les réduire. J'ai donc fait une liste, déchets d'un côté, solutions de l'autre. Et croyez-moi, même sans m'occuper de mes produits végétaliens, j'ai déjà une belle marge de progression ! J'ai déjà commencé à entreprendre quelques améliorations, je fais par exemple ma margarine maison, et j'ai acheté une brosse à dents entièrement compostable (à 4€ pièce, quand même... J'espère qu'elle va me dire jusqu'en 2025 à ce prix là !), et en ce début d'année (oui bon, on est fin février, OK, mais ça reste quand même le début d'année par rapport à décembre non?) je voulais lister quelques actions zéro déchet que je compte bien intégrer à mes habitudes en 2017! J'ai divisé cette liste en deux volets, correspondant à deux endroits particulièrement générateurs de déchets chez nous : la cuisine et la salle de bains. J'espère que cette petite liste me motivera à poursuivre dans la bonne direction, et qu'elle vous encouragera à vous lancer si vous êtes un novice en la matière !



Mes objectifs zéro déchets pour 2017 : en cuisine...
  • Bannir le Sopalin : oui, vous avez bien lu. On utilise toujours du Sopalin, l'ennemi n°1 des ZD. Ca fait un moment que je songe à m'en débarrasser, alors cette fois, on va le faire une bonne fois pour toutes. Une fois que notre dernier rouleau sera terminé, on n'en rachètera pas, et à la place on utilisera des lingettes microfibres et des serviettes en tissu.
  • Fabriquer des sacs à vrac : privilégier le vrac, c'est bien, mais avec des sacs réutilisables, c'est mieux. Pour l'instant, on réutilise les sachets en papier fournis dans notre magasin bio, mais ils finiront bien par nous lâcher un jour (sans compter que ceux qui sont fournis actuellement ont une bande de plastique sur le devant qui se décolle/déchire/les deux au premier usage...). Je vais donc rentabiliser mes chutes de tissus fins pour fabriquer quelques sacs à vrac, même si ce n'est franchement pas le truc le plus passionnant à coudre...
  • Fabriquer des tawashis : rien à voir avec les sushis, si ce n'est l'origine géographique. Le tawashi est une éponge lavable, tissée ou crochetée, qui nous vient du Japon. Une fois sale, hop, un petit tour au lave-vaisselle, et c'est reparti pour un tour! Exit les éponges jetables qui se désagrègent au bout de trois semaines! Comme j'ai prévu de coudre avec du jersey cette année, je vais là aussi rentabiliser mes chutes pour me fabriquer un ou deux tawashis et me débarrasser définitivement des éponges classiques. Et pour la partie grattounette (mais siiii, vous savez, le côté vert, là!), j'avais déjà prévu le coup il y a quelques mois en achetant des brosses à vaisselle à Amsterdam (chacun ses souvenirs, hein...)
  • Changer de poêles : alors là, vous vous demandez peut-être le rapport avec le zéro déchet. C'est pourtant simple : chez moi, les poêles en Teflon dépassent rarement les 5 ans d'existence (et encore, je vise large), avant que le revêtement ne se fasse la malle (et me file le cancer au passage). Parce que, sérieusement, le Téflon, c'est l'enfer, en vrai. Tu peux rien faire dans ta poêle ou ton moule : ne pas couper dedans, ne pas le gratter pour le laver, et en plus la chaleur dégrade le revêtement. Alors pourquoi est-ce qu'on est aller coller ça sur un truc qui sert à cuire des aliments ?! Alors qu'une poêle en inox, ça te dure au minimum 20 ans, voire même toute une vie. En plus de ça, aucun risque sanitaire n'est associé à ce matériau. Donc c'est décidé, je remplace toutes mes poêles une bonne fois pour toutes par de l'inox. C'est certes un investissement, mais lors des soldes, il est possible en trouver à des prix intéressants (chacun son objectif soldes, hein...)
  • Remplacer les biscuits petit déj de chéri par du fait maison : autant côté salé, on ne génère pas trop de déchets, autant sur le sucré, on a quelques progrès à faire, surtout concernant les biscuits emballés en portion individuelles, fourrées dans une boîte en carton. Je pense notamment aux biscuits "petit déjeuner" que mon copain mange de temps en temps, les matins où il est pressé et qu'il n'a pas le temps de déjeuner à l'appart. (Au passage, on en parle de cette imposture marketing du biscuit petit déj? Hop, on y met trois pauvres flocons d'avoine et on fait croire que c'est trop bien de commencer la journée en mangeant des gâteaux bourrés de sucre et d'huile de palme. Bref.) Pour lui éviter d'en consommer, je fais déjà des muffins que je congèle, il suffit d'en sortir un la veille pour le lendemain. Le problème, c'est qu'on n'y pense pas systématiquement, d'où la présence de biscuits petit déj dans nos placards. Cette année, je compte bien me trouver une recette de cookies pour petits déjeuners, riche en vrais flocons de céréales, que je ferai régulièrement pour remplacer les biscuits industriels. Chéri n'aura plus qu'à en attraper un ou deux dans un bocal avant d'aller travailler!
  • Refuser les sachets du pain : oui, ça paraît ridicule comme action, dit comme ça. Mais autant on refuse les sacs plastiques, autant on continue à accepter les sachets/papiers du pain. Et vu le nombre de baguettes que l'on consomme, je peux vous dire que c'est un déchet TRÈS présent chez nous. Donc en 2017, on refuse les sachets pour le pain, et on apporte nos sacs à vracs pour les pains à trancher!
  • Faire du lait végétal plus souvent : comme je le disais ci-dessus, nous produisons des déchets car nous consommons des substituts végétaux à la viande et aux produits laitiers, d'autant plus que nous avons décidé de bannir définitivement les briques de lait de vache de notre alimentation. Nous le remplaçons par du lait de soja ou d'amande, et malheureusement il n'est pas possible de se fournir directement chez un producteur avec une bouteille en verre pour ce genre de produits. La bonne nouvelle, c'est que faire du lait végétal maison, c'est tout à fait possible (de même pour le tofu et le tempeh d'ailleurs, mais chaque chose en son temps!). J'aimerais donc prendre l'habitude d'en réaliser plus souvent, notamment du lait d'amande, de cajou, ou d'avoine, car c'est très simple à faire. Il suffit juste de penser à mettre les noix à tremper la veille au soir, et le lendemain matin l'affaire est réglée en 5 minutes de mixage et filtrage! Pour le lait d'avoine, c'est même encore plus simple puisqu'il n'y a même pas besoin de passer par l'étape trempage! En outre, je suis certaine que cela coûte moins cher que d'en acheter du tout fait.

... et dans la salle de bain.

  • Bannir les mouchoirs en papier: eh oui, en plus du Sopalin, on utilise des mouchoirs en papier. Enfin, surtout moi d'ailleurs, vu que je passe une bonne moitié de l'année avec la reniflette... La honte du zéro déchet quoi! Eh bien cette année, fini les mouchoirs jetables, je passe à la version en tissu. Je sais que c'est un sujet controversé, beaucoup trouvent ça sale, mais je pense que c'est uniquement parce qu'on nous a fourré ça dans le crâne pour mieux nous vendre du jetable. Car honnêtement, QUI ne se mouche réellement qu'une seule fois dans son Kleenex avant de le jeter à la poubelle? (Ne me dites pas que je suis la seule à les collectionner dans mes poches?...) Quant à ceux qui disent que c'est dégoutant de les laver en même temps que ses vêtements, je vous répondrai que vous l'avez bien vous sous-vêtements qui ont été en contact avec vos fesses toute une journée sans que ça ne vous pose de problème, alors pourquoi les mouchoirs seraient-ils pires? Et puis vous pouvez choisir de les laver avec vos draps et serviettes au pire!
  • Faire du déodorant maison : ça fait longtemps que j’ai abandonné les déodorants « classiques » du commerce, d’une part parce que ceux-ci étaient de plus en plus inefficaces sur moi, et surtout parce qu’ils sont bourrés de produits a priori pas tip-top pour la santé (d’autant plus qu’on les utilise sur une zone de notre corps assez stratégique, à savoir près de ganglions situés sous les aisselles et à proximité des seins pour les femmes…). Depuis, j’ai examiné plusieurs alternatives plus naturelles, d’abord du bicarbonate de soude (au très fort pouvoir anti-odeurs) en friction sur les aisselles, puis un déo solide acheté sur Etsy et dont la texture trop crémeuse ne m’a pas convaincue, et enfin de l’huile essentielle de palmarosa (anti-bactérienne, elle permet d’éviter les mauvaises odeurs liées non pas à la transpiration mais bien aux bactéries qui prolifèrent dans le milieu chaud et humide que sont nos aisselles !) mais son odeur très forte a fini par me dégoûter un peu (depuis, j’en ai dilué quelques gouttes dans du bicarbonate et ça va mieux !). Je m’étais promis depuis longtemps de me fabriquer un déo en crème car c’est un produits très facile à faire et qui ne nécessite que quelques ingrédients faciles à trouver (vous pouvez en trouver une recette ici par exemple) . C’est donc un bon point de départ pour ceux qui voudraient se tourner vers les cosmétiques maison. Je compte bien honorer enfin cette promesse en 2017, même si ça ne sera pas pour de suite car j’ai encore pêché par fainéantise et acheté un stick de la marque Dr Schmidt’s récemment. Mais une fois vide, promis, je me lance ! [Petite précision concernant le bicarbonate de soude : il est possible qu'il vous irrite les aisselle à forte dose, donc si vous avez la peau sensible, évitez de l'appliquer pur sur votre peau. Ceci dit, moi j'ai une peau habituellement très réactive mais le bicarbonate ne m'a jamais fait le moindre mal!]
  • Remplacer mes gommages industriels par du fait-maison : j’ai une peau sensible et fragile, aussi je n’utilise que très rarement des produits de gommage, et pourtant j’en ai trois tubes dans ma salle de bain! Une fois qu’ils seront vides, je ne les remplacerai pas car il est très facile de fabriquer ce genre de produits soi-même, c’est même encore plus simple que pour le déo! Le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’en ai déjà fait plusieurs fois pour offrir, à partir de cette recette. Les avantages d’un gommage maison sont nombreux : outre le fait de pouvoir contrôler parfaitement la composition et de l’adapter aux besoins de sa peau, et bien entendu de ne produire aucun déchet plastique (flacon ou boîte), c’est également une solution beaucoup plus économique et surtout écologique. En effet, les gommages du commerce contiennent souvent des microbilles en plastique qui vont alors polluer les océans (il existe cependant des alternatives naturelles à base de noyaux d’abricots, c’est le cas des produits que j’ai chez moi). Ce type de produits sera bientôt interdit à la vente en France, si ce n’est pas déjà le cas, mais en tout cas, avec une recette maison, vous êtes sûrs de ne rien rejeter de toxique dans la nature!
  • Se passer d'après shampoing : je dois vous avouer que j'ignore pourquoi j'ai commencé à en utiliser, car pendant des années je faisais sans. Je me suis peut-être dit que ça permettrait de limiter l'apparition de fourches sur mes pointes toujours très sèches, mais je ne suis pas certaine que ce soit réellement efficace... Je compte donc finir le flacon que j'ai en cours et ne pas en racheter, à la place je miserai sur un masque mensuel à base de gel d'aloe vera et d'huile végétale, un mélange qui fait des miracles sur cheveux secs.
  • Passer au dentifrice solide : bon, je ne vais pas vous mentir, ce point sera probablement le plus difficile de la liste,. Ce ne sont pourtant pas les options qui manquent, qu'elles soient maison ou du commerce, mais je ne sais pas trop si on arrivera à se faire à ce type de produit... Et j'avoue également que je me demande un peu si c'est réellement pratique à transporter en voyage. Enfin bon, qui ne tente rien n'a rien!
  • Favoriser les produits multi-usages au maximum : pourquoi avoir une crème pour les mains ET une pour le corps quand une seule peut faire le boulot de deux? Je vous ai déjà parlé de mon produit chouchou du moment, une crème Basis sensitiv de Lavera, qui remplit parfaitement son rôle partout où je l'applique (elle a même sauvé en deux jours à peine mon nez complètement écorché par un mouchage intensif!). Dans le même genre, je pense au beurre de karité, qui peut en plus faire office de baume à lèvres : du trois-en-un!
  • Bannir le savon liquide pour les mains (et peut-être pour le corps?) : même si on utilise uniquement des recharges que l'on versé dans un flacon-pompe, et qui sont donc moins polluantes qu'un nouveau flacon à chaque fois, ça reste un déchet plastique que l'on peut facilement éliminer. Il nous suffira d'utiliser des savons solides à la place. Ça tombe bien, j'en ai justement quelques uns d'avance, car on m'en a offert plusieurs fois mais je ne les utilisais pas sous la douche car je trouvais que ce genre de produit m'asséchait la peau. J'ai appris récemment que c'est parce qu'il ne s'agit pas de savons saponifiés à froid, qui, eux, sont bien plus doux pour l'épiderme. Je vais donc circonscrire l'usage de mes savons-pas-bons au lavage de mains, et puis peut-être que dans un second temps je passerai aux savons saponifiés à froid pour le reste du corps (mais pour l'instant on a encore un méga flacon de gel douche à terminer!)
ET VOILA, tu es arrivé à la fin de cet interminable article (aussi bien à lire qu'à écrire, dis toi que ta souffrance est partagée!) (si t'as tout lu en entier hein, rien n'est moins sûr... Si ce n'est pas le cas, je ne t'en veux pas, rassure-toi). Pour les pros du zéro déchets, ces actions pourront peut-être paraître assez minimes, mais je suis une partisane du "chaque chose en son temps", il me faut un certain moment pour mettre en place des routines et des habitudes. Pour les novices en revanche, ça peut paraître beaucoup d'un coup, mais une fois encore, il s'agit d'y aller progressivement et de découper la chose en petits morceaux pour la rendre plus digeste. C'est vraiment un pli à prendre, et ça se fait plus facilement qu'on ne se l'imagine. Et puis la communauté du zéro déchet grandit, de nombreux blogs et groupes Facebook sont consacrés à ce mode de vie et vous y trouverez toujours du soutien les jours où le découragement pointe. Chaque petit geste compte, ne laissez personne vous dire le contraire! Si vous aussi, vous avez des objectifs zéro déchet pour l'année 2017, n'hésitez pas à les partager avec moi, plus on est de fous, plus on rit ;)

vendredi 6 janvier 2017

Mes favoris de décembre 2016

Au départ, je ne pensais pas poster de favoris pour le mois de décembre, d'une part parce que je n'avais presque pas de matière pour faire un article, et ensuite parce que j'étais bien contente de laisser 2016 derrière moi. Et puis, à la fin du mois, je suis tombée sur plusieurs trucs chouettes et je me suis dit que je devais les partager ici. Après tout, mieux vaut se concentrer sur le positif non?


01. Je n'ai qu'un seul favori culinaire ce mois-ci, mais croyez moi, c'est une vraie pépite. Il s'agit des biscotti végane façon pain d'épices d'Antigone XXI, qui sont absolument délicieux, bien croustillants, parsemés d'amandes et de fruits secs, et avec un bon goût d'épices de Noël. Si je ne m'étais pas promis d'en offrir à mes collègues, je les aurais tous boulottés à moi toute seule!

02. Vous commencez à avoir l'habitude maintenant : mon second favori est un jeu, qui m'a été offert par mon frère à Noël et qui s'appelle Imagine. Le principe est simple : vous avez des cartes avec des listes de mots, répartis en catégories telles que "films", "animaux et nature", "objets", "personnages", etc, et vous devez les faire deviner grâce à un autre jeu de cartes, celles-ci étant transparentes et munies d'un dessin ou symbole (principalement des personnages et formes géométriques). Vous pouvez utiliser autant de cartes que vous le souhaitez, les superposer, les faire bouger, en cacher une partie avec vos doigts, mais vous n'avez absolument pas le droit de faire de bruit. Ça peut paraître simple comme ça, mais quand vous devez faire deviner "Il faut sauver le soldat Ryan" ou "les frères Bogdanov", je vous garantis que ça n'est pas si facile! C'est donc un jeu qui fait fonctionner les méninges, tout en restant amusant, parfait pour une soirée tranquille!

03. Autre cadeau de Noël, mais de moi à moi cette fois. Je n'avais absolument pas prévu de m'offrir un nouveau livre de recettes, mais quand mon regard a accroché la couverture de La cuisine végétarienne du Moyen-Orient (Salma Hage, Editions Phaidon), j'ai su que je DEVAIS le feuilleter. Pensez-vous, déjà que la cuisine végétarienne, c'est mon quotidien, alors de la cuisine du Moyen-Orient, que j'adore mais que je ne prépare que trop peu souvent, je ne pouvais pas résister. Et le contenu du livre s'est avéré bien au-delà de mes espérances : des recettes libanaises, certaines traditionnelles, d'autres plus modernes et végétalisées, véganes dans leur grande majorité (et quand elles ne le sont pas, l'auteur propose souvent des substitutions pour rendre le plat 100% végétal), classées en diverses catégories telles que boissons (la première recette est un jus à l'orange sanguine, grenade et eau de rose, un mélange pile dans les goûts du chéri!), mezzé, salades, légumineuses, etc. Les photos sont simples mais alléchantes, et il y a également un lexique et une liste d'essentiels de la cuisine libanaise. En bref, un ouvrage très bien fait qui m'a conquise au premier regard! J'ai hâte d'essayer les recettes qu'il contient, le plus dur sera de choisir par laquelle commencer!

04. Enfin, et comme je vous l'avais dit dans mon précédent article, mes derniers favoris concernent des petites initiatives qui apportent un peu de bonté dans ce monde de brute. La première, vous la connaissez peut-être déjà si vous fréquentez la blogo, il s'agit de la vidéo de la danse de Noël de Coline. Franchement, j'adore cette nana (enfin, virtuellement, hein, vu que je ne la connais pas personnellement). C'est mon héroïne d'Internet avec Marie Laforêt (et depuis peu, avec Gurren Vegan. Enfin, à part que lui, c'est un garçon, donc plutôt un héros quoi. Mais on en reparlera!). Pour sa désormais traditionnelle danse de Noël, elle a invité d'autres Youtubeurs à participer, mais surtout, comme elle l'explique en intro, sa vidéo est à but caritatif. Tous l'argent récolté par la monétisation de cette vidéo jusqu'au 22 janvier sera reversé à des associations. Donc si vous avez trois minutes, vous pouvez aller la visionner ici, ça ne vous coûte rien mais ça rapportera un peu à l'association que Coline aura décidé de soutenir. Super non?

Deuxième initiative qui, là aussi, permet de faire des dons à des associations sans que cela ne vous coûte un rond : le moteur de recherche Lilo. Non seulement il ne récupère pas vos données comme Google et compagnie, mais chaque recherche vous permet de cumuler une goutte d'eau correspondant à l'argent généré par les annonces publicitaires qui apparaissent lors de l'affichage des résultats. Vous pouvez ensuite reverser ces gouttes sous forme de soutien financier à l'association de votre choix (parmi la liste sélectionnée par les créateurs du site, plus d'infos ici), et ce, sans que ça ne vous ait coûté un centime. Je trouve ça absolument génial de "détourner" l'argent des annonces sur internet pour soutenir des bonnes causes! En outre, Lilo a organisé pour la seconde fois cette année une opération "Lilo Noël" visant à distribuer petits mots et cadeaux (financés par des gouttes d'eau!) à des SDF dans plusieurs villes de France. Un projet qui m'a véritablement touchée, car je suis très sensible à la détresse des SDF tout en me sentant complètement impuissante face à leur situation. J'ai regretté d'avoir découvert Lilo si tard car je n'avais collecté encore aucune goutte d'eau pour ce projet, mais j'en réserverais assurément pour celui de l'an prochain!

Si vous aussi, vous avez des belles initiatives de ce genre a faire connaître, parlez m'en en commentaire! Je suis convaincue que ce genre d'actions, qui trouvent facilement leur place dans le quotidien de chacun sans apporter de contraintes supplémentaires, peuvent avoir une réelle influence autour de nous! Je tire mon chapeau à tous ces gens qui ont de si belles idées et qui se battent pour les mettre en place.

Sur ce, je vous souhaite un merveilleux weekend, sous le signe de la galette ;) Si vous cherchez une recette de frangipane vegan, allez jeter un œil chez Délia. Et pour ceux qui seraient #teamcouronne comme chéri, à mon grand regret d'ailleurs parce que moi j'adore la frangipane (OUI, il y a deux sortes de galettes chez moi! Et je ne parle pas de celle aux pommes ou je sais pas quoi!), Délia a aussi une recette de brioche que vous pouvez parfumer à la fleur d'oranger, façonner en rond et saupoudrer de perles de sucre (ou de fruits confits pour ceux qui aiment, même si je doute que ce genre de personne existe, car dans mon entourage tout le monde déteste ça. Si tu es un amateur de fruits confits, signale toi, je serais heureuse de savoir que tu es là :)

mardi 29 mars 2016

Et puis après?

Bon, comme vous pouvez le constater, je n'ai pas publié mes articles voyages en fin de semaine dernière, et ce pour deux raisons. La première, c'est que j'ai eu un boulot de dingue ces derniers temps, et la préparation de ces deux posts me demandait bien plus de temps que ce dont je disposais. Et surtout, la deuxième raison, c'est qu'il s'agit d'articles sur la Belgique, et qu'après les attentats de mardi dernier, je n'avais pas le coeur à poster mes photos si insouciantes prises à peine dix jours avant le drame. Je suis certes dans l'optique "la vie doit continuer etc", alors je posterai ces photos tout de même, mais plus tard, car la Belgique est un pays que j'aime de plus en plus à chaque visite (et pas seulement pour la bière et les frites!). Pour l'instant cependant, je pense qu'il est de circonstance d'observer une période de recueillement, même si je n'ai probablement que très peu de lecteurs belges. Et puis pour moi, c'est important de digérer un peu tout ça. Car j'ai des amis à Bruxelles ou pas loin, et qu'une fois encore, j'ai craint pour la vie de mes proches. Voire même pour la mienne, puisqu'à dix jours près, je me retrouvais en plein milieu de tout ça. Et aussi parce que tous les mois, je me rends à Paris pour mon travail, je me retrouve donc dans des gares et des métros bondés, où même la présence de militaires armés jusqu'aux dents ne peut me rassurer à 100%.

Difficile de faire la transition vers quelque chose comme "hey regardez ma nouvelle blouse!" après une telle intro, aussi je ne la ferai pas. Je n'avais pas vraiment prévu un tel article, mais les mots se déroulent sous mes doigts, alors autant les laisser sortir. Je suis triste, j'ai peur, mais surtout je suis en colère. En colère contre ceux qui estiment que tuer des innocents leur garantira la gloire éternelle. Contre ceux qui profitent de la détresse des autres pour leur faire croire que le chemin à suivre, c'est celui de la haine et de la violence. Contre ceux qui n'exploitent que les différences qui opposent deux religions, qui ont pourtant tant en commun, ne serait-ce que leur pilier commun : leur dieu. Contre les gouvernements occidentaux, qui ont créé et entretenu cette situation depuis des années et qui en récoltent aujourd'hui les conséquences. Contre tous ceux qui détournent les faits, appellent à la haine et en profitent pour mettre les gens dans des cases.

Je me pose de nombreuses questions à laquelle je ne trouve pas de réponses. Au nom de quoi ou de qui est-il acceptable de se faire exploser en emportant d'autres gens avec soi? Comment peut-on ressentir une haine si farouche envers toute une population au point de viser des civils anonymes? Comment a-t-on pu laisser cette situation s'installer? N'a-t-on vraiment rien vu venir? Comment peut-on sortir de cette spirale de haine et de violence dans laquelle nous semblons nous enfoncer un peu plus chaque jour? Pourrons-nous vraiment réparer les choses?

Pas très joyeux pour une reprise post-weekend de Pâques hein?... A la base j'avais prévu de vous montrer une de mes cousettes, je ferai donc ça dans mon prochain article. En attendant, je vous laisse quand même sur une note de douceur, ce coucher de soleil incroyable avec ses nuages enflammés et parés des couleurs de l'arc-en-ciel, tels des aurores boréales. C'était en février dernier, après une journée à la météo complètement chaotique. Un moment de sérénité après la pluie, le vent, et même la grêle, dont je me suis totalement imprégnée ce jour-là, accoudée à ma fenêtre malgré le froid mordant.