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jeudi 22 novembre 2018

Quelques idées pour réduire le gaspillage alimentaire

Si vous vous intéressez un peu à l'écologie et au mouvement Zéro Déchets, vous savez probablement qu'en ce moment, c'est la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets. Peut-être que votre ville à organisé des manifestations autour de ce thème, en tout ici cas à Mulhouse il y a beaucoup de choses qui sont mises en place, et notamment le lancement de la deuxième édition du défi Familles Zéro Déchet, auquel j'avais déjà participé l'an dernier et sur lequel j'espère faire un retour sur ce blog (l'article est dans mes brouillons depuis le mois d'avril au moins... Procrastination, quand tu nous tiens...).

Ceux qui se sont lancés dans l'aventure Zéro Déchet le savent : finalement, ce n'est pas si compliqué de réduire le volume de sa poubelle, d'autant plus que les alternatives sont de plus en plus nombreuses aujourd'hui : achats de produits alimentaires et ménagers en vrac, remplacement des objets à usage unique par leur version durable (mouchoirs en papier, sopalin, cotons démaquillants, ...), utilisation de cosmétiques solides, fabrication de produits ménagers (avec du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, on fait presque tout!), et, sujet qui va nous intéresser aujourd'hui, cuisiner à partir de produits de base.

Je ne vous apprends rien en vous disant qu'une grosse partie de nos déchets vient de notre cuisine, et pas sous forme d'épluchures de fruits et légumes. Boîtes en carton (céréales, biscuits sucrés ou salés, emballages de plats préparés, ...), films et barquettes plastique, bouteilles et briques, etc, s'entassent à vitesse grand V dans nos poubelles. Il est pourtant si simple de faire une pâte à tarte maison (farine + sel + huile + eau... Et c'est tout!), des cookies pour le goûter, des steaks végétaux, etc. C'est certes une habitude à prendre, mais une fois qu'on tient son rythme, je vous assure que ça devient de plus en plus facile chaque jour!

Mais au delà de cette problématique, je voudrais m'intéresser au gaspillage alimentaire. En effet, savez-vous qu'environ 1/3 des ressources alimentaires produites dans le monde chaque année finissent à la poubelle ? Et ce sont les pays occidentaux qui sont majoritairement responsables de ce gâchis. Pourtant, une grande partie de ce gaspillage peut être évitée. Faire des menus hebdomadaires et acheter ses ingrédients en conséquence permet, entre autres, de jeter moins de nourriture. Cela fait maintenant deux ou trois ans que je fonctionne ainsi et je peux compter sur les doigt d'une main le nombre de fois où j'ai du mettre des denrées alimentaires à la poubelle.

Prévoir mes repas à l'avance me permet aussi de gagner du temps au quotidien, en m'évitant d'avoir à réfléchir tous les jours à ce que je vais manger. Et si en plus je m'adonne au "meal prep", c'est-à-dire passer 2h dans sa cuisine un dimanche pour préparer en avance les repas de la semaine suivante (ou même ne serait-ce que pour découper des légumes et en faire cuire, préparer des pâtes à tarte/gâteaux/crêpes/...), je suis assurée d'être tranquille en semaine !

Oui mais si on en a marre de manger la même chose plusieurs jours de suite, on fait comment ? J'avoue qu'il m'arrive parfois d'avoir vu trop gros et de me retrouver avec de la soupe ou du curry de légumes pour un régiment, ou bien d'avoir envie de bousculer un peu mon menu, ou même de manger en ville avec des amis sur un coup de tête, me retrouvant ainsi avec des restes sur les bras. Dans ces cas là, j'ai plusieurs astuces qui me permettent de ne pas gâcher de nourriture, ou bien de transformer ce que j'ai sous la main en un nouveau repas. La première, c'est bien évidemment de congeler mes restes par portion, pour pouvoir les ressortir un jour de flemme ou quand je n'ai pas le temps de me mettre derrière les fourneaux. La seconde, c'est d'être créative ! Voici quelques exemples de comment j'ai réutilisé mes restes récemment :

- il y a quelques semaines, j'avais préparé du dhal makani (en version végane avec de la crème végétale) et une poêlée de légumes à l'indienne en quantités astronomiques. J'en ai mangé pendant 3 repas, congelé une partie, et j'en avais encore sur les bras. J'ai donc fini par transformer le dhal en soupe, en l'allongeant avec du bouillon de légumes (fait maison à partir de pelures de légumes, que je fais cuire dans de l'eau avant de filtrer) et en le mixant en partie pour avoir une texture un peu plus lisse. Quant aux légumes, ils sont devenus une garniture de quiche, mélangés dans un appareil à base de tofu, crème végétale et de coco (recette de la quiche Indienne dans Vegan de Marie Laforêt)


- un reste de curry de chou romanesco et quelques restes de légumes qui tiraient la tronche au frigo (tiges internes de chou fleur et une racine de persil tubéreux) sont devenus un velouté : j'ai coupé les légumes en petits bouts et je les ai faits cuire à l'étouffée dans du bouillon de légumes avant d'y ajouter le reste de mon curry et de mixer le tout.

- deux crêpes qui étaient dans mon frigo depuis 2 jours et qui avaient séché sont devenues des pseudos-injera, ces galettes utilisées à la fois comme assiettes et couverts dans la cuisine Éthiopienne. Je les ai réchauffées à la poêle avant de les servir avec du tikil gomen (poêlée de chou, pommes de terre et carottes au curcuma), du messir wot (ragoût de lentilles corail) et du pseudo-gomen (chou vert poêlé à l'ail et au gingembre, j'ai utilisé à la place du chou de la salade pain de sucre préalablement blanchie)


- un demi-bol de purée de potimarron et pommes de terre est devenu une sauce fromagère pour des pâtes, en m'inspirant de cette recette : j'ai mixé mon restant purée avec de la levure maltée, purée de cajou, poudre d'ail, paprika fumé, de la sauce soja et de l'eau de cuisson des pâtes.

J'aime aussi utiliser mes restes de tartinades et de poêlées de légumes pour garnir des croque-monsieur ou un fond de tarte, des feuilletés aux légumes ou des galettes de sarrasin ; transformer mes purées en blinis en y ajoutant de la farine, un peu de levure et des épices ; faire des gratins ou des crumbles avec un reste de légumes (auxquels on peut également ajouter des céréales cuites pour les gratins), ou faire des parmentiers avec un reste de légumineuses et de purée ; faire des steaks végétaux ou des boulettes avec des céréales ou des légumineuses cuites, des légumes râpés, et des épices (je mixe une partie des céréales/légumineuses pour obtenir une pâte, et j'y ajoute le reste, plus des légumes râpés ou en petits dés, des herbes fraîches et des épices, et si besoin de la fécule, de la farine de pois chiches ou de la polenta pour lier) ; transformer des tiges d'épinards ou des épluchures de pommes de terre en beignets indiens ; garnir des raviolis ou des brioches asiatiques avec une farce à base de chutes de chou ; composer des assiettes colorées façon "buddha bowl" avec un assortiment de restes ; changer des légumes esseulés et un reste de riz en bibimpap ou en riz sauté... Bref, les possibilités sont nombreuses ! N'hésitez pas à me partager vos astuces anti-gaspi en commentaires !

mercredi 3 janvier 2018

Soupe aux fanes de poireaux et pommes de terre // Potato and leek top soup

Bonjour bonjour! Bienvenue en 2018! Je suis contente de voir cette nouvelle année débuter, à un moment j'ai presque cru qu'on ne l'atteindrait pas, avec les deux dingues aux Etat-Unis et en Corée du Nord qui menaçaient de se balancer des ogives nucléaires à la tronche... Haha quelle entrée en matière n'est ce pas?! Sur une note plus gaie, je vous souhaite une merveilleuse et épanouissante année 2018, pleine de bons moments partagés avec ceux que vous aimez !





J'espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d'année, entourés de gens que vous aimez, à enchaîner les repas sans fin et à vider des boîtes de chocolat. Pas facile la reprise après tout ça, hein? Si vous êtes dans le même état que moi actuellement, vous avez sûrement l'estomac qui crie grâce, ainsi qu'une flemme intersidérale pour faire à manger après avoir cuisiné deux repas de réveillon! Ne vous inquiétez pas, j'ai la solution à ces problèmes : la soupe! (Vous avez quand même pas cru que j'allais dire "le smoothie au kale", hein?) Quoi de mieux pour commencer l'année et éponger une gueule de bois persistante qu'un bon velouté de poireaux et pommes de terre?



Alors là, vous vous dites que j'ai un peu abusé sur le champagne au Nouvel An et que je vous prends pour des lapereaux de 3 jours, parce que la soupe poireaux-patates, tout le monde sait la faire, si c'était pour pondre un post comme ça j'avais qu'à rester cuver sous ma couette. Oui mais non. Moi, pendant longtemps, je ne savais pas faire un bon velouté de poireaux et pommes de terre. Alors oui, mettre des patates et des poireaux dans la cocotte minute, faire cuire et tout mixer, je sais faire, mais ça ne donnait jamais le résultat que je voulais. Ce que je recherchais, c'était une soupe onctueuse mais sans ajouter 3 tonnes de crème, pas trop liquide, avec un goût équilibré et doux (et pas un truc qui crie COUCOU C'EST MOI LE POIREAU!), bref, un équilibre subtil. Equilibre que j'ai finalement réussi à atteindre, presque par hasard. Ce jour-là, quand j'ai porté ma première cuillère de soupe à la bouche, je me suis dit "ça y est, c'est LA soupe de poireaux ultime" (#ilenfautpeupourêtreheureux) et je me suis empressée de noter ses proportions. Alors si vous aussi, vous ratez immanquablement ce grand classique du monde des soupes et que vous chercher désespérément le secret de la soupe poireaux-patates parfaite (rassurez-moi, je suis pas toute seule dans ce cas là?), peut-être que celle-ci vous conviendra. Cerise sur le gâteau (j'ai failli dire "croûton sur le bol de soupe", mais avouez que c'est vachement plus moche...), cette recette ne vous demande que les fanes de vos poireaux, donc en plus d'être anti-gaspi, elle vous laisse de quoi préparer un second repas sans avoir besoin de sortir faire les courses et donc de quitter le confort de votre pyjama (comment ça, ça sent le vécu?!). Bref, une soupe doudou, telle un gros câlin dans un bol, parfait pour démarrer l'année en douceur !





Velouté de fanes de poireau et pommes de terre {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- les fanes de 2 poireaux
- 2 pommes de terre de taille moyenne 
- 1 oignon (optionnel)
- 1 cs de farine de blé (ou farine de riz complet pour une version sans gluten)
- 1/2 cube de bouillon de légumes (ou 1 petite cc de bouillon en poudre)
- 1/2 verre (10 cl environ) de lait végétal non sucré (soja, amande, épeautre, avoine)
- huile d'olive 
- sel, poivre, muscade au goût 

Coupez les fanes de poireaux en tronçons et rincez-les bien pour éliminer toute trace de terre ou de sable.

Pelez l'oignon et les pommes de terre et coupez-les en cubes.

Faites chauffer 1 cs d'huile d'olive dans une casserole et ajoutez les légumes. Laissez cuire à feu moyen pendant une dizaine de minutes, en remuant régulièrement.

Ajoutez la farine et mélangez bien pour enrober les morceaux de légumes. Laissez cuire une minute ou deux.

Recouvrez d'eau à hauteur, remuez et grattez bien le fond de la casserole pour en détacher la farine qui aurait collé. Ajoutez le bouillon de légumes et le lait végétal et laissez mijoter à petits bouillons, à couvert, pendant 30 à 40 minutes, jusqu'à ce que les poireaux soient bien tendres. Vous pouvez utiliser du bouillon de légumes maison ou en brique à la place de l'eau, dans ce cas ne mettez pas de bouillon cube ou en poudre.

Mixez jusqu'à obtenir une soupe bien lisse, rectifiez l'assaisonnement à votre goût avec sel, poivre et/ou noix de muscade.


I've been looking for the perfect potato and leek soup for a long time. I wanted it to be creamy but not too heavy, with a mild and balanced flavour. I finally found it, a bit by chance, so I'm writing it down here so that I don't forget it! A big bowl of comforting soup is the perfect way to start the year for me, as my stomach cannot handle anything else after the holidays... I wish you a wonderful and fulfilling new year, and I hope it will be full of happy moments with your loved ones !


Potato and leek top soup {vegan, nut-free, gluten-free option, scot-free option}
Serves 4 :
- the green parts of 2 leeks
- 2 medium potatoes
- 1 oignon (optional)
- 1 tbsp flour (use brown rice flour for GF)
- 1/2 vegetable broth cube (or 1 tsp vegetable broth powder)
- 1/2 cup unsweetened plant milk (soy, cashew, almond, spelt, oat milk are fine)
- olive oil 
- salt, pepper, nutmeg to taste

Coarsely slice the leek tops and rincez-les thoroughly to remove any dirt.

Peel the onion and potatoes and dice them coarsely.

Heat 1 tbsp olive oil in a pot and cook the vegetables on medium heat for 10 minutes, stirring regularly.

Add the flour, toss well and cook for 1 to 2 additional minutes. Cover with water, scraping the bottom of the pan to loosen the sticky bits. Add the cubed or powdered broth and the milk and simmer for 30 to 40 minutes, covered, until the leeks are very soft. You can also use homemade or storebought vegetables broth instead of water, in this case omit the cubed or powdered broth.

Blend until smooth and season to taste with salt, pepper and/or nutmeg.

jeudi 23 novembre 2017

Que faire avec des chutes de tissu?

Toute couturière est confrontée au problème des chutes, surtout si, comme moi, on est une radine du tissu qui essaie toujours de caser ses patrons dans un minimum d'espace ^^ Bon, ça peut être un avantage quand on a un peu moins que le métrage prévu par le patron, mais comme la plupart du temps j'achète la quantité recommandée (qui prévoit parfois large, selon les marques!), je me retrouve avec un reste de tissu plus ou moins conséquent sur les bras. Ces chutes s'entassent inexorablement dans un coin de mon bureau, mais je ne peux pas me résoudre à les jeter car je considère que ce serait du gâchis aussi bien écologique (je n'aime pas l'idée que toute cette matière ne soit pas valorisée) que financier, au vu du prix de certaines étoffes! Cela fait donc un petit moment maintenant que je réfléchis aux différentes manières de réutiliser ces différents restes de tissu, et à l'occasion de la semaine européenne de la réduction des déchets, j'ai décidé de vous livrer le fruit de ma réflexion! Double effet Kiss Cool : avec les fêtes qui approchent, cet article vous permettra aussi de faire le plein de bonnes idées pour des cadeaux DIY ;)



Avec des grandes chutes (1 m)


--> Un autre vêtement : c'est la solution la plus évidente, encore faut-il trouver des patrons peu gourmands en tissu. En voici une liste non exhaustive :

Bas : short Ben (Chez Machine, patron gratuit), jupe Tulipe (Dessine-moi un patron), jupe Ginger (Kit by Klo), short Aime comme Manège versions taille haute et taille basse (Aime comme Marie), jupe Aime comme Mini (Aime comme Marie)

Hauts : débardeur Bailen (Pauline Alice, patron gratuit), T-shirt Arsène (Chez Machine, patron gratuit), top Camille (République du Chiffon), top Louise (République du Chiffon), chemise Nadine (République du Chiffon), top Sorbetto (Colette Patterns, patron gratuit)


--> Un vêtement enfant : autre solution évidente, car les patrons enfants réclament un métrage de tissu bien plus faible que les patrons pour adultes. Je ne couds que très rarement pour les petits (à vrai dire, ça ne m'est arrivé qu'une seule fois), mais il existe de nombreuses marques qui font des patrons pour enfants : Ikatee, C'est Dimanche (NUN Studio), Vanessa Pouzet, Aime comme Marie, Delphine et Morissette, et j'en passe!

Avec des chutes moyennes (50 cm)

--> Des empiècements, fonds de poches et cols contrastants : s'il ne vous reste pas assez de tissu pour tailler de nouveaux vêtements, vous pouvez toujours y couper des empiècements pour continuer à porter vos étoffes préférées. Voici une petite liste de patrons qui mettent à l'honneur de jolies découpes : robe Karri (Megan Nielsen), robe Zadie (Tilly and the Buttons), robe et pull Gemma (Named), robe et blouse Anne-Charlotte (Louis Antoinette Paris), blouse La Blonde (Delphine et Morissette), blouse et sweat Bioman (Delphine et Morissette), blouse Pêché mignon (Delphine et Morissette). Si vous cousez des jeans et des shorts, vous pouvez couper vos fond de poches dans des chutes plutôt que d'entamer un nouveau coupon. Idem pour vos blouses et robes à col, qui pourront alors s'agrémenter d'un tissu contrastant!

--> Des sous-vêtements : un excellent moyen de recycler ses chutes, c'est d'en faire des sous-vêtements! Non seulement on a ainsi le plaisir de s'habiller uniquement en vêtements cousus main, culotte comprise, mais la fabrication de pièces de lingerie permet d'apprendre de nombreuses techniques de couture! On peut notamment trouver des patrons de lingerie chez Atelier sur le fil (culotte Bel Air et soutien-gorge Picpus), dans la boutique Etsy Ohhh Lulu Sews (bas, soutiens gorge, caracos, et même porte-jarretelles, le tout avec une touche rétro et/ou cute : non mais regardez-moi cette culotte lapin!) ou chez Madalynne (patrons gratuits de brassières ici et patrons payants en collaboration avec Simplicity ici)

--> Des pochettes : je ne sais pas pour vous, mais moi je fais un grand usage des pochettes en tissu : j'y range mes fils à broder, mes crochets et aiguilles à tricoter, mes bijoux, mes élastiques pour cheveux, mon maquillage, mon nécessaire de survie quand je sors (stylo, carnet, baume à lèvres, Doliprane, ...), bref, je n'en ai jamais assez! La bonne nouvelle, c'est que ça se coud facilement. On trouve de nombreux tutos gratuits sur Internet (par exemple ici, ici, ou là), mais si vous préférez vous lancer avec un patron, la marque Petit Patron est une référence en la matière!

--> Un tote bag : quand vous en aurez marre de faire des pochettes, vous pourrez toujours viser plus grand ;) Vous trouverez un patron gratuit ici, mais vous pouvez aussi simplement coudre deux rectangles de tissu et y ajouter des anses. Prenez tout de même garde à choisir un tissu assez résistant pour ce genre d'ouvrage!

--> Des corbeilles en tissu : parfaites pour ranger des petits trucs qui traînent (par exemple des restes de pelotes de laine ou d'autres chutes de tissu #çasentlevécu ;) ou faire office de cache-pots, ou encore de "poubelle d'atelier" pour ramasser tous les petits fils et bouts de tissu pendant qu'on coud (ça évite de tout mettre par terre et de tout éparpiller ensuite dans les autres pièces #çasentlevécubis ;)

--> Des housses de coussin : bon, on est bien d'accord que c'est pas le projet couture le plus fun à réaliser, mais c'est l'idéal pour recycler vos chutes de tissus à jolis motifs et offrir une nouvelle déco à votre canapé! Et pour un look un peu bohème, ajoutez-y des pompons, ça vous permettra en plus d'écouler vos restes de laine (oui, oui, me regardez pas comme ça, je suis sûre que vous en avez aussi!) (tutoriel ici)

--> Un foulard : rien de plus simple, il suffit de couper un carré ou un rectangle de tissu et de lui faire des ourlets roulottés, et hop, un nouveau foulard! Vous pouvez aussi combiner plusieurs étoffes différentes pour réaliser un foulard tubulaire comme ici.
 Crédits photo : Ohhh Lulu, Pretty Prudent, Petit Patron, Honestly WTF

Avec des petites chutes (20 cm)

--> Des accessoires : headbands (tutos ici ou là), cols Claudine, masque pour la nuit, broches ou barrettes à noeud ou à fleurs (tutos ici et là), lavallières, noeuds papillons, ... Les idées ne manquent pas pour pimper vos tenues (ou celles de votre entourage) avec des accessoires faits main!

--> Du biais ou du passepoil : c'est certes assez casse-pieds à faire (en tout cas, moi je déteste fabriquer du biais!), mais il faut reconnaître que c'est bien pratique de se constituer une réserve de biais et passepoils de toutes les couleurs pour personnaliser vos vêtements, sans compter que ça vous coûte moins cher que d'en acheter dans le commerce !

--> Des maniques pour le four : à faire avec des chutes de tissu en coton ou lin assez épais, voire de la double gaze (pas de synthétique ou de viscose pour ce genre de projet, à moins que vous ne vouliez faire fondre vos maniques dès le premier usage?...) et de la ouate isotherme. C'est le cadeau parait pour les cuisinier(e)s dans votre entourage! Vous trouverez des tutos ici (pour des gants et des maniques carrées) ou là (pour des maniques ananas trop mignonnes!)

-->  Du patchwork : pour les plus patientes d'entre vous, le patchwork vous permettra de transformer vos chutes en plaids ou coussins. Promis, ce n'est pas ringard, même Artesane y a consacré un cours! Et pour celles qui sont vraiment motivées, il y a aussi la technique du string quilt, qui consiste à assembler entre elles des bandes de tissu pour en faire un grand panneau, dans lequel on viendra découper ensuite des éléments de patchwork (plus d'infos ici). Je dois dire que je trouve le résultat tellement beau que ça me donne envie de me lancer!

--> Des doudous, poupées en tissu ou des bouillottes : des naissances dans votre entourage? Une petite cousine à qui on ne sait pas quoi offrir? Pas envie d'acheter un n-ième jouet en plastique qui fait du bruit? Vous pouvez facilement recycler vos chutes en doudous (patrons gratuits : doudous à broder, doudou éléphant, et de nombreux autres sur le net ; patron payant de doudou écureuil ici) ou en poupée de chiffon (tuto ici pour une version humaine et là pour une version sirène). Vous pouvez aussi transformer les doudous plats en bouillotte, en les remplissant de grains de riz (et pourquoi pas de lavande séchée). Il vous suffira ensuite de les mettre au micro-ondes avec un verre d'eau pour les faire chauffer (attention, utilisez bien évidemment des tissus en lin ou coton pour cet usage, et qui ne contiennent pas de fils métalliques!)

--> Des fonds pour la broderie : qui a dit qu'on ne devait broder que sur des fonds blancs? Pas moi! Broder sur des fonds coloré peut aussi donner un très bon résultat, comme on le voit par exemple sur les travaux de Sarah K. Benning. Autre possibilité : utiliser de petits bouts de tissu pour faire des vêtements pour des personnages brodés, comme le fait l'artiste Elena Caron.

--> Des sacs à vrac ou à lait végétal : avec des restes de tissu fins et légers (de type langes, mousseline ou voile de coton, de préférence bio), vous pouvez fabriquer des sacs à vrac pour vos courses zéro déchets (cousez simplement deux rectangles ensemble et finissez bien les bords pour ne pas avoir de petits fils qui se mélangent à vos denrées, à l'aide d'une surjetteuse ou en faisant des coutures anglaises, puis faites une coulisse sur le haut et glissez-y un lien) ou encore un sac pour filtrer les laits végétaux maison (tuto ici).

--> Des serviettes hygiéniques lavables : encore une possibilité pour recycler des chutes de coton bio (tuto ici). Quand on sait quel volume de déchets génèrent les protections périodiques, le coût que ça représente, et les produits chimiques utilisés pour les blanchir, on a tout intérêt à passer au lavable!

--> Des décorations de Noël : ça, on en parle très vite dans un prochain post ;)

Crédits photo : Elena Caron, Tilly and the Buttons, A Beautiful Mess, Les Enchantées, See Kate Sew, Lula Louise

Avec de très petits bouts (10 cm² ou moins)

--> Des cotons à démaquiller : rien de plus simple : on assemble un rond ou un carré de tissu en coton bio ou en Tencel avec une couche de tissu micro-éponge ou de microfibre (soit endroit contre endroit, en laissant une ouverture pour retourner, ou directement envers contre envers à la surjetteuse), et en un rien de temps, on s'est constitué un stock de cotons ou de lingettes réutilisables! Là aussi, quand on voit le volume de déchets que produisent les cotons à démaquiller, et la quantité d'eau et de pesticides utilisés pour faire pousser cette plante, on se dit que c'est pas du luxe de passer à une solution plus durable. Et cerise sur le gâteau, je les trouve beaucoup plus agréables à utiliser que des cotons classiques qui partent en lambeaux entre les doigts ou sur les cils...

--> Des habits pour poupée : mes premiers essais en couture, c'était des vêtements pour mes Barbies quand j'avais 8 ans. Bon, le résultat ne s'est pas avéré hyper concluant, il faut dire que la plupart des modèles qu'on trouvait à l'époque et qu'on trouve encore aujourd'hui sur Internet sont assez ringards... Mais quand je vois les patrons proposés par C'est dimanche pour leurs poupées en tissu, ça me donnerait presque envie de m'y remettre! Franchement, ces poupées ont une garde-robe bien plus stylée que la mienne!

--> Une guirlande de fanions : encore une idée très simple à mettre en oeuvre : découpez des triangles dans vos chutes à l'aide d'un gabarit en carton, assemblez-les éventuellement deux par deux endroit contre endroit sans fermer le haut, retournez-les et repassez bien à plat, puis assemblez vos triangles en guirlande à l'aide d'un biais, d'un ruban ou d'une cordelette

--> Du bourrage pour coussins : avec tous les micro-bouts qui ne peuvent pas être utilisés (ou même avec les plus gros bouts que vous ne savez pas comment recycler!), on peut rembourrer des coussins (ou des doudous cousus main, d'ailleurs). Je ne vous le conseille évidemment pas pour dormir, mais pour des coussins de déco, ça fait très bien l'affaire!

Avec des fines bandes

--> Du traphilo : les bandes de jersey peuvent être transformées très facilement en traphilo : il suffit de tirer dessus et le tissu va s'enrouler sur lui-même, formant ainsi une sorte de gros "fil" en matière textile aux multiples usages : collier en tissu, suspensions pour plantes en macramé, paniers crochetés ou tricotés, tawashi (éponge lavable) tissé ou crocheté, pompons, tissages muraux, tapis crochetés ou tissés (tutos ici ou là), ...

--> De la ficelle décorative : en enroulant vos bandes de tissus sur elles-mêmes, puis entre elles, vous obtiendrez une ficelle décorative multicolore que vous pourrez utiliser pour emballer vos cadeaux en mode zéro déchet! (Tuto ici)

--> Un tapis ou des corbeilles multicolores : un peu sur le même principe que la ficelle décorative, vous pouvez tresser vos bandes de tissu entre elles et assembler les tresses en tapis ou en corbeille (enroulez la tresse en spirale et maintenez-la avec un point zigzag). Vous pouvez aussi simplement crocheter vos bandes de tissu les unes à la suite des autres!

--> Une couronne ou une guirlande de rubans : nouez simplement des petites bandes de tissus et de rubans dans des tons semblables autour d'une base de couronne en fil métallique. Vous pouvez aussi les faire en petit format pour accrocher au sapin, ou en forme de coeur ou d'étoile. Sur le même principe, vous pouvez réaliser une guirlande en nouant vos morceaux de tissu et rubans sur une cordelette.

Crédits photo : Nun Studio/C'est Dimanche, Etsy Blog, Marie Claire Idées, A Beautiful Mess, My Popet Makes, Caroline Vidal

Bon, si avec tout ça vous ne trouvez pas comment vous débarrasser de vos chutes... Et je suis sûre que j'ai oublié plein d'idées, donc si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à les partager!

mercredi 13 septembre 2017

Piments farcis au pain

Comme tous les ans en septembre, l'Internet n'a que deux mots à la bouche : "rentrée" et "automne". Si le premier ne me fait plus ni chaud ni froid depuis que j'ai quitté les bancs de l'école, pour le second, c'est une autre histoire... Comme beaucoup de monde, j'adore l'automne. Ou du moins, le début de l'automne, quand les feuilles rougissent et qu'on va ramasser des châtaignes et des champignons, parce qu'après, quand il pleut et que la nuit se couche à 16h30, je fais de suite moins la maline. Mais si vous me lisez depuis un moment, vous savez que je n'aime pas faire rentrer septembre dans la case "automne", même si c'est météorologiquement correct (et que cette année, on est carrément déjà dedans!). Pour moi, c'est un mois de l'entre-deux, qui peut se montrer encore caniculaire comme ce fut le cas l'an dernier, et qui est surtout l'un des plus riches en termes de légumes. Quel bonheur de voir les courges côtoyer les tomates et les aubergines sur les étals! En septembre, je profite donc à fond des derniers produits d'été, avant qu'ils ne disparaissent pour les 8 prochains mois, alors attendez-vous à les voir encore un peu par ici, malgré la météo maussade de ces derniers jours (on va quand même pas se laisser abattre, hein?)





Il y a quelques temps, j'ai demandé à ma mère si elle se rappelait de ce qu'elle mangeait enfant, voire même si elle savait ce que mangeait mes grands-parents quand ils étaient plus jeunes. Elle s'est souvenue que sa grand-mère préparait parfois des légumes farcis avec du pain, et a essayé de les recréer. Je suppose que c'est une recette qui permettait de sauver une miche de pain qui commençait à rassir, et qui était moins chère qu'une farce à la viande. J'ai en tout cas beaucoup aimé ce plat simple mais parfumé, il fallait donc que je le fasse moi aussi! Je trouve que cette farce au pain fonctionne particulièrement bien avec des piments ou des poivrons, mais aussi avec des champignons, donc je pourrai la refaire cet hiver! La clef de la réussite de cette recette est de bien assaisonner la farce afin qu'elle ne soit pas trop fade, et la sauce tomate est essentielle pour bien relever les saveurs du plat, même si je doute que celle-ci faisait partie de la recette originale! Je demanderai ça à ma grand-mère lors de ma prochaine visite, et j'essaierai d'en savoir un peu plus sur les plats de son enfance. J'espère y trouve de l'inspiration pour des recettes végétariennes, car la consommation de viande était alors bien plus faible qu'aujourd'hui. En attendant les résultats de mon enquête, vous pouvez toujours aller revoir les autres recettes que ma mamie m'a transmises (et que j'ai plus ou moins adaptées à ma sauce ;) : son coulis de tomate à tomber à la renverse (c'est d'ailleurs la saison idéale pour en faire, car les tomates sont désormais très mûres et sucrées!), sa garbure, sa poule au pot (en version végane!) et son ragoût de petits pois et fèves. Passez une excellente fin de semaine et un tout aussi excellent weekend, pour ma part je vais passer quelques jours à la plage avec ma famille (oui oui, en plein milieu du mois de Septembre, on est des fous nous!).


Piments farcis au pain {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 150-175 g de pain de campagne légèrement rassis
- 1 oignon
- 2 gousses d'ail
- un petit bouquet de persil (5 à 10 g) ou de basilic
- 1 cs d'huile d'olive + un peu pour la cuisson
- 50 ml de bouillon de légumes
- 1 cs de fécule ou de farine de pois chiches
- 4 piments corne de boeuf (ou des poivrons de la couleur de votre choix, ou encore des champignons à farcir)
- sel, poivre
- sauce tomate pour servir

Retirer la croûte du pain à l'aide d'un couteau et déchirer la mie en gros dés. (Ne jetez pas la croûte : laissez-la sécher complètement a l'air libre puis passez-la au mixeur pour en faire de la chapelure !)
Placez la mie de pain dans un saladier et recouvrez de bouillon de légumes chaud. Laissez reposer en remuant de temps en temps pour que le pain absorbe tout le liquide et se décompose en une pâte collante (ajoutez un peu d'eau si besoin).

Hachez finement l'ail, l'oignon et le persil. Ajoutez-les au pain ramolli, avec l'huile d'olive et la fécule ou farine de pois chiches. Salez et poivrez généreusement et mélangez bien.

Coupez les piments en deux dans la longueur en conservant le pédoncule. Retirez les graines et farcissez-les avec le mélange au pain. Disposez-les dans un plat allant au four et arrosez d'un filet d'huile d'olive.

Versez un filet d'eau au fond du plat et enfournez à 180°C pendant 45 minutes à 1 heure, jusqu'à ce que les piments soient tendres et légèrement noircis et la face bien dorée. Servez chaud accompagné de sauce tomate.

jeudi 1 juin 2017

Deux astuces pour utiliser l'okara : parmesan végétale et substitut d'oeuf

Je sais que je dis ça à chaque fois que je reviens après une absence prolongée sur ce blog, mais là, j’avais VRAIMENT pas prévu de vous abandonner comme ça aux deux tiers du défi végane 21 jours. A vrai dire, j’avais une recette pour la troisième semaine, en laquelle je plaçais beaucoup d’espoir. Visuellement, j’étais contente du résultat. Malheureusement, à la dégustation, ce fut la catastrophe. Le résultat était trèèèèès loin de ce que j’espérais, voire même, n’ayons pas peur des mots, franchement mauvais… Le problème c’est que j’ai maintenant toute une quantité de ce truc dans mon congélo (bah ouais, j’aime pas jeter de la nourriture) et qu’il va bien falloir que je trouve un moyen de le finir… Heureusement, j’ai réussi à en planquer un petit peu dans un plat récemment, donc j’espère bien arriver à en venir à bout, même si ça doit me prendre trois mois! J'ai déjà réfléchi à une nouvelle version, qui pourrait s’avérer beaucoup plus concluante que mon premier essai, ce que j'espère fortement car je n'ai pas vraiment envie de me retrouver avec une double ration de truc pas bon dans mon congel... Mais pas question que je lâche l’affaire car c’est une recette qui me tient réellement à cœur, donc je compte bien arriver à mes fins ! Ah, vous vous demandez peut-être de quoi il s’agit ? (comment ça, « non » ??!!) Eh bien pour l’instant, je vais garder le secret ;) Bon, vous attendez pas non plus à un truc ouffissime qu’on pourrait croire sorti de chez Pierre Hermé, c’est pas vraiment le genre de la maison hein. Je vous dirai juste que c’est une recette salée qui s’inscrit dans ma rubrique Version Tradi, Version Veggie, et qui devrait me rouvrir certaines possibilités en cuisine, que j’avais dû fermer en renonçant aux produits laitiers.

Après l’échec de cette mystérieuse recette (et à laquelle je n’avais évidemment pas prévu de plan B), j’ai voulu me rattraper la semaine dernière en vous proposant du sucré cette fois-ci, à savoir des financiers véganes. Mais encore une fois, j’ai raté mon coup… J’avais devant moi quelque chose de très bon, mais d’absolument pas présentable puisque j’avais fait ma feignasse et omis de huiler mes moules… Impossible donc d’en sortir mes petites douceurs sans les détruire totalement, et je ne pouvais décemment pas vous photographier un tas de miettes et vous dire « c’est moche mais c’est bon ! ». Là aussi je compte bien retenter le coup, mais sans sauter d’étapes ! J’attends juste que les températures redescendent un peu pour rallumer le four ;)

Bref, vous l’avez compris, ces deux dernières semaines n’ont pas vraiment été placées sous le signe du succès, c’est le risque du développement culinaire. J’avais bien quelques autres idées à tester, mais j’avoue qu’après deux échecs coup sur coup, je n’avais pas vraiment envie de me risquer à aller vers un troisième, comme le dit si bien le proverbe… Donc pour conjurer le sort, je vous propose aujourd’hui deux « recettes » hyper faciles, ou plutôt devrais-je dire deux astuces (le qualificatif de recette est vraiment exagéré au vu de la simplicité du truc) pour utiliser de l’okara d’amande et d’avoine. Pour ceux du fond qui n'auraient pas suivi, j’ai décidé de fabriquer mes laits végétaux pour réduire encore un peu le volume de mes déchets. Je ferai un article plus détaillé à ce sujet car j’ai pas mal de choses à dire là-dessus, mais en attendant sachez que celui que je fais le plus souvent est le lait d’avoine, suivi par le lait d’amande, mais bien moins fréquemment. Je me retrouve donc régulièrement avec de l'okara sur les bras, cette pulpe solide qui reste après que l’on ait égoutté le lait. Et comme je l’ai dit plus haut, j’aime pas jeter, surtout quand on sait que l’okara présente de nombreux bénéfices sur le plan de la santé mais aussi en cuisine. Je vous avais déjà aiguillé vers des articles recensant quelques idées pour l’utiliser (ici, ici, là, et encore là), et j’ajoute aujourd’hui ma pierre à l’édifice.

On commence par l’okara d’amande. Il m’était déjà arrivé d’en déshydrater pour le mélanger à de la poudre d’amandes (même si la texture et le goût restent assez différents, d’ailleurs si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la poudre d’amandes n’a pas du tout la même saveur et le même aspect que des amandes moulues par mes soins, je prends !), mais cette fois-ci j’ai eu l’idée de l’utiliser de façon salée. Etant à court de parmesan végétal (ma recette habituelle est ici), j’ai tout simplement pensé que de mon okara d’amandes, une fois déshydraté, ferait une base parfaite pour une nouvelle fournée. Et en effet, ça marche à merveille, et l’avantage de cette recette est qu’elle rancit beaucoup moins vite qu’une à base de noix et de graines.


Parmesan végétal à l’okara {végétalien, sans soja}
Pour un petit pot :
- l’okara d’un demi-litre de lait d’amandes (préparé avec 50 g d’amandes sèches), ou de cajou, ou de noix
- 2 cs de levure maltée
- 1 cc d’ail semoule
- ½ cc de sel

(Optionnel : placez votre okara encore humide dans un bocal, fermez hermétiquement et laissez fermenter un ou deux jours à température ambiante ou 5 jours à une semaine dans le frigo)

Etalez l’okara sur une plaque de four en une couche fine et déshydratez à 50°C pendant 2h, ou jusqu’à ce que vous obteniez une poudre bien sèche, en remuant de temps en temps. Vous pouvez aussi utiliser un déshydrateur ou laisser sécher à l’air libre dans un endroit chaud et bien aéré.

Placez l’okara déshydraté avec les autres ingrédients dans le bol d’un mixer et mixez brièvement. Conservez dans un bocal hermétique à température ambiante. Utilisez comme du parmesan classique, sur des pâtes, des gratins, dans du risotto, sur des pizzas, des légumes grillés, …

Passons maintenant à l’okara d’avoine. Alors là ça va être encore plus rapide ! L’okara d’avoine est très collant et fait un très bon substitut d’œuf en pâtisserie. Si vous recherchez seulement un effet liant (par exemple pour des pancakes ou galettes de céréales), mélangez simplement 1 cs d’okara d’avoine avec 2 cs d’eau et utilisez à la place d’un oeuf. Pour un effet liant et gonflant (par exemple dans des cookies, ou dans les buns à burger en photo ci-dessous, bien que je me demande si l'oeuf est réellement nécessaire... Je vais faire quelques tests supplémentaires et je vous posterai peut-être le résultat de mes recherches!), mélangez 1 cs d’okara d’avoine avec 1 cs d’eau, 1 cs de vinaigre de cidre et ½ cc de bicarbonate de soude et utilisez à la place d’un oeuf. Si, comme moi, vous fabriquez régulièrement du lait d’avoine mais n’avez pas systématiquement besoin d’utiliser l’okara de suite, vous pouvez aisément le congeler dans des moules à glaçon, en le séparant en portions d’1 cs. Préférez des moules en silicones pour faciliter le démoulage. Une fois votre okara congelé, vous pouvez le sortir des moules et le mettre dans des sachets de congélation ou dans des boîtes sans risquer que les portions ne se collent entre elles. Pour l’utiliser, sortez-le un peu en avance et laissez décongeler à température ambiante (une demi-heure à une heure environ) avant de mixer avec l’eau ou les autres ingrédients.


Allez, comme d'habitude je vais clore cet article en promettant une plus grande régularité, d'autant plus que j'ai plusieurs articles sous le coude (dont mes articles sur Cuba qui attendent depuis deux mois maintenant...) donc il va bien falloir que je finalise tout ça! Ca tombe bien, je pars en weekend prolongé dans ma famille et on nous prévoit de la pluie, je n'ai donc aucune excuse!

mercredi 22 février 2017

Zéro déchet : mes axes d'amélioration pour 2017

Et le lauréat du prix du mois-qui-passe-à-la-vitesse-supersonique est attribué à... Février 2017! Félicitations! Non mais là, entre mes déplacements pro hebdomadaires, mes beaux-parents qui nous rendent visite, un weekend entre amis en Lorraine (donc avec 5h de route pour y aller et en revenir, hein), et quelques jours de vacances dans ma famille, je peux vous dire que je n'ai absolument pas vu passer le temps... Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de publier cet article plus tôt, alors que je l'avais prévu pour le mois de janvier. Mais bon, mieux vaut tard que jamais non? Alors aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet que je voulais mentionner ici depuis longtemps : le zéro déchet, et plus particulièrement là où j'en suis dans ce mode de vie et les actions que je veux mener dans ce domaine en 2017.

Qu'est-ce que le zéro déchet?


Je suppose que vous connaissez tous ce mouvement, dont on parle de plus en plus en ce moment, mais au cas où ce n'est pas le cas, voici un petit résumé. Comme son nom l'indique, le zéro déchet ou ZD est un mode de vie qui vise à réduire au maximum la quantité de déchets que nous produisons, cela afin de préserver notre environnement et nos ressources, mis à mal par l'excès d'emballages que l'on trouve dans le commerce. Le zéro déchet fait donc la part belle aux achats en vrac, de seconde main, et aux préparations maison, que ce soit en cuisine, pour les cosmétiques ou même les produits d'entretien. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez lire le livre de la papesse de ce mouvement, Béa Johnson, ou bien le blog et le livre de La famille (presque) zéro déchet.

La base du zéro déchet : le vrac et le fait-maison

Et moi, dans tout ça?

Pour ma part, je suis rentrée dans ce mouvement par la porte de l'alimentation (comme on pouvait s'en douter vu ma passion pour la bouffe haha!). Depuis que j'ai commencé à cuisiner au quotidien, je tiens en horreur le gaspillage alimentaire (pourtant je n'ai pas le souvenir d'avoir été élevée à coup de "finis ton assiette, y'a des enfants qui crèvent de faim dans le monde!"). Je déteste jeter de la nourriture et des ingrédients, non seulement ce n'est pas écologique (toutes les ressources nécessaires à la production des aliments jetés sont perdues), mais c'est aussi une perte d'argent. J'ai donc été ravie de tomber, il y a quelques années, sur le très instructif livre de Lisa Casali : Cuisiner mieux en jetant moins. Il explique comment cuisiner et consommer des parties de légumes habituellement jetées  bien que totalement comestibles (épluchures, fanes, cosses etc), mais aussi accommoder un reste de céréales, de pain ou de gâteau sec, etc, et la grande majorité des recettes sont végétariennes (seules quelques unes sont a base de poisson). J'avoue que je ne suis plus aussi motivée qu'au début (je ne stocke plus de pelures en quantité astronomique dans mon congélateur pour en faire du bouillon par exemple, mais j'ai tout de même une recette de bouillon en poudre à partir de pulpe de légumes ici) mais j'essaie tout de même de continuer dans cette voie au maximum. 

De plus, mon goût pour la cuisine et le fait maison, ainsi que mon aspiration à une alimentation (et également à une routine beauté, d'ailleurs) les plus exemptes possibles d'additifs nocifs, me poussent à me passer au maximum des préparations industrielles. Je fais donc moi-même mes pâtes à tarte et à pizza, mes pains a burger, granolas et mueslis, gâteaux, brioches... Ça prend certes un tout petit peu plus de temps que d'ouvrir un paquet de "tout fait", mais au moins je sais ce que j'y mets et je trouve ça meilleur, et c'est souvent moins cher ! C'est par ce biais que je me suis intéressée au zéro déchet et petit à petit, j'ai commencé à en appliquer de plus en plus les principes de base dans ma vie : j'achète mes légumes à des producteurs locaux, je refuse les sacs plastiques et leur préfère les tote bag en tissu, je privilégie le vrac en magasin bio, ne consomme quasiment pas de plats préparés sous emballage, et finalement nous avons mis en place un bac de compost sur notre balcon, qui s'est rapidement rempli (mais malheureusement, le compost ne s'est pas correctement formé et nous avons maintenant un bac rempli d'une substance marronnasse bizarre qu'on refuse d'ouvrir...). 

Malgré ça, je trouvais que nos déchets continuaient à se multiplier à une vitesse qui me rendait dingue. C'est dans un de ces moments de raz-le-bol envers ma poubelle qu'est paru La famille (presque) zéro déchet, et j'ai décidé d'y voir un signe. Je me suis donc jetée sur ce livre (qui s'est d'ailleurs retrouvé quasiment en rupture de stock dès sa sortie, du moins dans ma librairie) en espérant y voir un peu plus clair dans mes déchets.

Le tofu en barquette ou sous vide, le lait et la crème végétale en brique : un cauchemar pour les zéro déchets...

La famille (presque) zéro déchet

Après une introduction qui m'a semblé un peu répétitive, probablement car les mêmes chiffres y sont mentionnés plusieurs fois, le livre se divise en plusieurs parties pour attaquer les déchets sous tous les angles : les courses, la cuisine, l'hygiène de la maison, les cosmétiques, les fêtes, les enfants, et la maison. J'ai beaucoup apprécié la profusion de "recettes" de cosmétiques et de produits ménagers, qui permettent de réaliser aussi bien du mascara que des tablettes pour lave-vaisselle. Mais à part ça, je n'ai rien appris de nouveau par rapport à ce que je savais déjà : pour limiter ses déchets, il faut d'abord ne pas en créer. Donc, ne pas acheter de produits emballés ou refuser les emballages dès que possible, leur privilégier des emballages réutilisables (sacs à vrac, tuperwares), faire soi-même ce que l'on trouve généralement sous plastique (biscuits, yaourts, compotes, pâtes à tartes, etc), préférer les contenants en verre ou métal (recyclables à l'infini), acheter d'occasion, offrir des cadeaux non matériels ou faits main, etc. 

J'avoue qu'après une première lecture, je me suis sentie un peu découragée, du moins par rapport à mes déchets alimentaires. Car la famille presque zéro déchets n'est pas végétarienne, et ils peuvent donc relativement facilement trouver de la viande et des produits laitiers en vrac. Mais quand on ne consomme aucun de ces produits et qu'on cherche à les remplacer par des alternatives végétales, impossible de se passer d'emballage : briques Tetra Pak pour les laits et crèmes, et plastique à gogo pour le tofu et tempeh. Et je ne parle même pas des substituts carnés ou des fromages véganes, eux aussi vendus sous emballage, c'est d'ailleurs ce qui fait que je n'en achète jamais (ainsi que leur prix exorbitant... De toute façon j'en trouve très peu dans mon magasin bio!) À quand les boucheries et crèmeries véganes ?! (Le premier qui me dit "y'en a une a Paris!", je l'étrangle...).

Une fois ce premier moment d'abattement passé, j'ai décidé que je n'allais pas en rester là et j'ai réfléchi un bon coup aux déchets que je produisais et aux actions que je pouvais mener pour les réduire. J'ai donc fait une liste, déchets d'un côté, solutions de l'autre. Et croyez-moi, même sans m'occuper de mes produits végétaliens, j'ai déjà une belle marge de progression ! J'ai déjà commencé à entreprendre quelques améliorations, je fais par exemple ma margarine maison, et j'ai acheté une brosse à dents entièrement compostable (à 4€ pièce, quand même... J'espère qu'elle va me dire jusqu'en 2025 à ce prix là !), et en ce début d'année (oui bon, on est fin février, OK, mais ça reste quand même le début d'année par rapport à décembre non?) je voulais lister quelques actions zéro déchet que je compte bien intégrer à mes habitudes en 2017! J'ai divisé cette liste en deux volets, correspondant à deux endroits particulièrement générateurs de déchets chez nous : la cuisine et la salle de bains. J'espère que cette petite liste me motivera à poursuivre dans la bonne direction, et qu'elle vous encouragera à vous lancer si vous êtes un novice en la matière !



Mes objectifs zéro déchets pour 2017 : en cuisine...
  • Bannir le Sopalin : oui, vous avez bien lu. On utilise toujours du Sopalin, l'ennemi n°1 des ZD. Ca fait un moment que je songe à m'en débarrasser, alors cette fois, on va le faire une bonne fois pour toutes. Une fois que notre dernier rouleau sera terminé, on n'en rachètera pas, et à la place on utilisera des lingettes microfibres et des serviettes en tissu.
  • Fabriquer des sacs à vrac : privilégier le vrac, c'est bien, mais avec des sacs réutilisables, c'est mieux. Pour l'instant, on réutilise les sachets en papier fournis dans notre magasin bio, mais ils finiront bien par nous lâcher un jour (sans compter que ceux qui sont fournis actuellement ont une bande de plastique sur le devant qui se décolle/déchire/les deux au premier usage...). Je vais donc rentabiliser mes chutes de tissus fins pour fabriquer quelques sacs à vrac, même si ce n'est franchement pas le truc le plus passionnant à coudre...
  • Fabriquer des tawashis : rien à voir avec les sushis, si ce n'est l'origine géographique. Le tawashi est une éponge lavable, tissée ou crochetée, qui nous vient du Japon. Une fois sale, hop, un petit tour au lave-vaisselle, et c'est reparti pour un tour! Exit les éponges jetables qui se désagrègent au bout de trois semaines! Comme j'ai prévu de coudre avec du jersey cette année, je vais là aussi rentabiliser mes chutes pour me fabriquer un ou deux tawashis et me débarrasser définitivement des éponges classiques. Et pour la partie grattounette (mais siiii, vous savez, le côté vert, là!), j'avais déjà prévu le coup il y a quelques mois en achetant des brosses à vaisselle à Amsterdam (chacun ses souvenirs, hein...)
  • Changer de poêles : alors là, vous vous demandez peut-être le rapport avec le zéro déchet. C'est pourtant simple : chez moi, les poêles en Teflon dépassent rarement les 5 ans d'existence (et encore, je vise large), avant que le revêtement ne se fasse la malle (et me file le cancer au passage). Parce que, sérieusement, le Téflon, c'est l'enfer, en vrai. Tu peux rien faire dans ta poêle ou ton moule : ne pas couper dedans, ne pas le gratter pour le laver, et en plus la chaleur dégrade le revêtement. Alors pourquoi est-ce qu'on est aller coller ça sur un truc qui sert à cuire des aliments ?! Alors qu'une poêle en inox, ça te dure au minimum 20 ans, voire même toute une vie. En plus de ça, aucun risque sanitaire n'est associé à ce matériau. Donc c'est décidé, je remplace toutes mes poêles une bonne fois pour toutes par de l'inox. C'est certes un investissement, mais lors des soldes, il est possible en trouver à des prix intéressants (chacun son objectif soldes, hein...)
  • Remplacer les biscuits petit déj de chéri par du fait maison : autant côté salé, on ne génère pas trop de déchets, autant sur le sucré, on a quelques progrès à faire, surtout concernant les biscuits emballés en portion individuelles, fourrées dans une boîte en carton. Je pense notamment aux biscuits "petit déjeuner" que mon copain mange de temps en temps, les matins où il est pressé et qu'il n'a pas le temps de déjeuner à l'appart. (Au passage, on en parle de cette imposture marketing du biscuit petit déj? Hop, on y met trois pauvres flocons d'avoine et on fait croire que c'est trop bien de commencer la journée en mangeant des gâteaux bourrés de sucre et d'huile de palme. Bref.) Pour lui éviter d'en consommer, je fais déjà des muffins que je congèle, il suffit d'en sortir un la veille pour le lendemain. Le problème, c'est qu'on n'y pense pas systématiquement, d'où la présence de biscuits petit déj dans nos placards. Cette année, je compte bien me trouver une recette de cookies pour petits déjeuners, riche en vrais flocons de céréales, que je ferai régulièrement pour remplacer les biscuits industriels. Chéri n'aura plus qu'à en attraper un ou deux dans un bocal avant d'aller travailler!
  • Refuser les sachets du pain : oui, ça paraît ridicule comme action, dit comme ça. Mais autant on refuse les sacs plastiques, autant on continue à accepter les sachets/papiers du pain. Et vu le nombre de baguettes que l'on consomme, je peux vous dire que c'est un déchet TRÈS présent chez nous. Donc en 2017, on refuse les sachets pour le pain, et on apporte nos sacs à vracs pour les pains à trancher!
  • Faire du lait végétal plus souvent : comme je le disais ci-dessus, nous produisons des déchets car nous consommons des substituts végétaux à la viande et aux produits laitiers, d'autant plus que nous avons décidé de bannir définitivement les briques de lait de vache de notre alimentation. Nous le remplaçons par du lait de soja ou d'amande, et malheureusement il n'est pas possible de se fournir directement chez un producteur avec une bouteille en verre pour ce genre de produits. La bonne nouvelle, c'est que faire du lait végétal maison, c'est tout à fait possible (de même pour le tofu et le tempeh d'ailleurs, mais chaque chose en son temps!). J'aimerais donc prendre l'habitude d'en réaliser plus souvent, notamment du lait d'amande, de cajou, ou d'avoine, car c'est très simple à faire. Il suffit juste de penser à mettre les noix à tremper la veille au soir, et le lendemain matin l'affaire est réglée en 5 minutes de mixage et filtrage! Pour le lait d'avoine, c'est même encore plus simple puisqu'il n'y a même pas besoin de passer par l'étape trempage! En outre, je suis certaine que cela coûte moins cher que d'en acheter du tout fait.

... et dans la salle de bain.

  • Bannir les mouchoirs en papier: eh oui, en plus du Sopalin, on utilise des mouchoirs en papier. Enfin, surtout moi d'ailleurs, vu que je passe une bonne moitié de l'année avec la reniflette... La honte du zéro déchet quoi! Eh bien cette année, fini les mouchoirs jetables, je passe à la version en tissu. Je sais que c'est un sujet controversé, beaucoup trouvent ça sale, mais je pense que c'est uniquement parce qu'on nous a fourré ça dans le crâne pour mieux nous vendre du jetable. Car honnêtement, QUI ne se mouche réellement qu'une seule fois dans son Kleenex avant de le jeter à la poubelle? (Ne me dites pas que je suis la seule à les collectionner dans mes poches?...) Quant à ceux qui disent que c'est dégoutant de les laver en même temps que ses vêtements, je vous répondrai que vous l'avez bien vous sous-vêtements qui ont été en contact avec vos fesses toute une journée sans que ça ne vous pose de problème, alors pourquoi les mouchoirs seraient-ils pires? Et puis vous pouvez choisir de les laver avec vos draps et serviettes au pire!
  • Faire du déodorant maison : ça fait longtemps que j’ai abandonné les déodorants « classiques » du commerce, d’une part parce que ceux-ci étaient de plus en plus inefficaces sur moi, et surtout parce qu’ils sont bourrés de produits a priori pas tip-top pour la santé (d’autant plus qu’on les utilise sur une zone de notre corps assez stratégique, à savoir près de ganglions situés sous les aisselles et à proximité des seins pour les femmes…). Depuis, j’ai examiné plusieurs alternatives plus naturelles, d’abord du bicarbonate de soude (au très fort pouvoir anti-odeurs) en friction sur les aisselles, puis un déo solide acheté sur Etsy et dont la texture trop crémeuse ne m’a pas convaincue, et enfin de l’huile essentielle de palmarosa (anti-bactérienne, elle permet d’éviter les mauvaises odeurs liées non pas à la transpiration mais bien aux bactéries qui prolifèrent dans le milieu chaud et humide que sont nos aisselles !) mais son odeur très forte a fini par me dégoûter un peu (depuis, j’en ai dilué quelques gouttes dans du bicarbonate et ça va mieux !). Je m’étais promis depuis longtemps de me fabriquer un déo en crème car c’est un produits très facile à faire et qui ne nécessite que quelques ingrédients faciles à trouver (vous pouvez en trouver une recette ici par exemple) . C’est donc un bon point de départ pour ceux qui voudraient se tourner vers les cosmétiques maison. Je compte bien honorer enfin cette promesse en 2017, même si ça ne sera pas pour de suite car j’ai encore pêché par fainéantise et acheté un stick de la marque Dr Schmidt’s récemment. Mais une fois vide, promis, je me lance ! [Petite précision concernant le bicarbonate de soude : il est possible qu'il vous irrite les aisselle à forte dose, donc si vous avez la peau sensible, évitez de l'appliquer pur sur votre peau. Ceci dit, moi j'ai une peau habituellement très réactive mais le bicarbonate ne m'a jamais fait le moindre mal!]
  • Remplacer mes gommages industriels par du fait-maison : j’ai une peau sensible et fragile, aussi je n’utilise que très rarement des produits de gommage, et pourtant j’en ai trois tubes dans ma salle de bain! Une fois qu’ils seront vides, je ne les remplacerai pas car il est très facile de fabriquer ce genre de produits soi-même, c’est même encore plus simple que pour le déo! Le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’en ai déjà fait plusieurs fois pour offrir, à partir de cette recette. Les avantages d’un gommage maison sont nombreux : outre le fait de pouvoir contrôler parfaitement la composition et de l’adapter aux besoins de sa peau, et bien entendu de ne produire aucun déchet plastique (flacon ou boîte), c’est également une solution beaucoup plus économique et surtout écologique. En effet, les gommages du commerce contiennent souvent des microbilles en plastique qui vont alors polluer les océans (il existe cependant des alternatives naturelles à base de noyaux d’abricots, c’est le cas des produits que j’ai chez moi). Ce type de produits sera bientôt interdit à la vente en France, si ce n’est pas déjà le cas, mais en tout cas, avec une recette maison, vous êtes sûrs de ne rien rejeter de toxique dans la nature!
  • Se passer d'après shampoing : je dois vous avouer que j'ignore pourquoi j'ai commencé à en utiliser, car pendant des années je faisais sans. Je me suis peut-être dit que ça permettrait de limiter l'apparition de fourches sur mes pointes toujours très sèches, mais je ne suis pas certaine que ce soit réellement efficace... Je compte donc finir le flacon que j'ai en cours et ne pas en racheter, à la place je miserai sur un masque mensuel à base de gel d'aloe vera et d'huile végétale, un mélange qui fait des miracles sur cheveux secs.
  • Passer au dentifrice solide : bon, je ne vais pas vous mentir, ce point sera probablement le plus difficile de la liste,. Ce ne sont pourtant pas les options qui manquent, qu'elles soient maison ou du commerce, mais je ne sais pas trop si on arrivera à se faire à ce type de produit... Et j'avoue également que je me demande un peu si c'est réellement pratique à transporter en voyage. Enfin bon, qui ne tente rien n'a rien!
  • Favoriser les produits multi-usages au maximum : pourquoi avoir une crème pour les mains ET une pour le corps quand une seule peut faire le boulot de deux? Je vous ai déjà parlé de mon produit chouchou du moment, une crème Basis sensitiv de Lavera, qui remplit parfaitement son rôle partout où je l'applique (elle a même sauvé en deux jours à peine mon nez complètement écorché par un mouchage intensif!). Dans le même genre, je pense au beurre de karité, qui peut en plus faire office de baume à lèvres : du trois-en-un!
  • Bannir le savon liquide pour les mains (et peut-être pour le corps?) : même si on utilise uniquement des recharges que l'on versé dans un flacon-pompe, et qui sont donc moins polluantes qu'un nouveau flacon à chaque fois, ça reste un déchet plastique que l'on peut facilement éliminer. Il nous suffira d'utiliser des savons solides à la place. Ça tombe bien, j'en ai justement quelques uns d'avance, car on m'en a offert plusieurs fois mais je ne les utilisais pas sous la douche car je trouvais que ce genre de produit m'asséchait la peau. J'ai appris récemment que c'est parce qu'il ne s'agit pas de savons saponifiés à froid, qui, eux, sont bien plus doux pour l'épiderme. Je vais donc circonscrire l'usage de mes savons-pas-bons au lavage de mains, et puis peut-être que dans un second temps je passerai aux savons saponifiés à froid pour le reste du corps (mais pour l'instant on a encore un méga flacon de gel douche à terminer!)
ET VOILA, tu es arrivé à la fin de cet interminable article (aussi bien à lire qu'à écrire, dis toi que ta souffrance est partagée!) (si t'as tout lu en entier hein, rien n'est moins sûr... Si ce n'est pas le cas, je ne t'en veux pas, rassure-toi). Pour les pros du zéro déchets, ces actions pourront peut-être paraître assez minimes, mais je suis une partisane du "chaque chose en son temps", il me faut un certain moment pour mettre en place des routines et des habitudes. Pour les novices en revanche, ça peut paraître beaucoup d'un coup, mais une fois encore, il s'agit d'y aller progressivement et de découper la chose en petits morceaux pour la rendre plus digeste. C'est vraiment un pli à prendre, et ça se fait plus facilement qu'on ne se l'imagine. Et puis la communauté du zéro déchet grandit, de nombreux blogs et groupes Facebook sont consacrés à ce mode de vie et vous y trouverez toujours du soutien les jours où le découragement pointe. Chaque petit geste compte, ne laissez personne vous dire le contraire! Si vous aussi, vous avez des objectifs zéro déchet pour l'année 2017, n'hésitez pas à les partager avec moi, plus on est de fous, plus on rit ;)