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mercredi 25 octobre 2017

#Hallowctober : sélection de lectures et de films fantastiques pour Halloween

J’ai un peu du mal à trouver comment entamer cet article. Avec le regain d’été de ces dernières semaines, je ne me sens pas très touchée par l’atmosphère «Halloween-esque » qui règne  habituellement à cette période de l’année. Le fait que je sois en pleine préparation d’un déménagement ne m’aide pas, difficile d’avoir envie de décorer mon appart aux couleurs automnales et de creuser une citrouille alors que je dois emballer tout mon bordel dans des cartons… Malgré ça, j’ai quand même été inspirée par l’article de Victoria publié le mois dernier, et j’ai eu envie de faire une petite sélection de livres et films à l’ambiance fantastique et (légèrement) horrifique, que j’affectionne tout particulièrement en octobre (ok, et tout le reste de l’année en fait, soyons honnêtes ^^). J'ai volontairement choisi de ne pas y mettre de séries, d'une part parce que, étrangement, j'en regarde assez peu dans le genre fantastique/horreur, et d'autre part parce que je me suis dit que d'ici à Halloween, vous n'aurez peut-être pas le temps de regarder une ou plusieurs saisons d'une nouvelle série! (Bien que si vous ne connaissez pas Stanger Things, je vous la conseille fortement, d'autant plus que la seconde saison sort dans deux jours!)


Romans

Marina, de Carlos Ruiz Zafon : Découvert via le Club Lecture MS en octobre dernier, ce roman a été un vrai coup de cœur pour moi ! Son ambiance et son intrigue très mystérieuses, et son style poétique, teinté d’une douce mélancolie, en font une lecture idéale pour le mois d’octobre. Retrouvez ici un avis plus complet sur ce titre.

Shining, de Stephen King : Autant vous prévenir de suite: c’est l’ouvrage le plus effrayant de ma sélection. Je ne suis pourtant pas très impressionnable en matière de littérature et de cinéma fantastique et d’horreur (enfin, tant que ça ne devient pas trop gore), mais je dois avouer que la lecture de Shining a su déclencher en moi de véritables frissons d’épouvante (du moins la première partie du roman en tout cas, qui décrit les visions terrifiantes du jeune Danny). Alors si vous souhaitez vous faire un peu peur pour Halloween, c’est assurément l’ouvre qu’il vous faut! Vous pouvez également prolonger le plaisir avec l’adaptation cinématographique réalisée par Stanley Kubrick, qui, bien qu’occultant une partie de l’intrigue, est excellente.

Nouvelles et textes courts

Carmilla, de Sheridan Le Fanu : Autre coup de cœur que je dois au Club Lecture MS, cette nouvelle gothique était présente dans la sélection de ce mois-ci. C’est donc tout récemment que j’ai découvert cette œuvre, pilier du mythe du vampire dans la littérature, et j’ai été véritablement conquise par sa lecture. C’est pour l’instant l’ouvrage que j’ai préféré parmi tous ceux de la sélection (que j’ai décidé de lire intégralement cette année, il ne me reste plus que Les Mystères de La Forêt sur lequel je n’arrive pas à mettre la main…). J’ai été charmée par l’ambiance étrange et légèrement angoissante du récit, que j’ai trouvé beaucoup moins « daté » que celui des autres œuvres. On y suit la lente dégradation de la santé de la narratrice après l’arrivée d’une mystérieuse et sensuelle invitée du nom de Carmilla, qui s’avèrera porter un secret bien étrange…

Ainsi naissent les fantômes, de Lisa Tuttle : J’ai découvert cette auteure, malheureusement peu traduite en français, complètement par hasard, en achetant ce recueil de nouvelles sur un coup de tête, et j’ai adoré les textes qu’il contient ! Les thèmes abordés sont variés, mais on y trouve toujours une petite pointe d’épouvante qui les rend tout à fait appropriés pour la saison!

Trajets et itinéraires de la mémoire, de Serge Brussolo: Pour moi, Serge Brussolo est un peu le Stephen King français, avec son imagination absolument débordante et ses récits fantastiques teintés d’épouvante. J’ai eu du mal à sélectionner une seule de ses œuvres pour cet article, d’une part parce que j’en ai lu tellement que j’ai fini par en oublier leur titre, et d’autre part parce que beaucoup d’entre elles auraient leur place dans cette liste. J’ai fini par choisir ce recueil de nouvelles (dont certaines sont carrément glaçantes!) car c’est à mon avis le format idéal pour découvrir la plume et l’univers de cet auteur si prolifique.

Le Mythe de Cthulu, de H. P. Lovercraft : Je termine cette liste avec un grand nom de la littérature fantastique, H. P. Lovecraft, créateur du célèbre et mystérieux Cthulu, une divinité extraterrestre monstrueuse qui hante l'esprit des hommes. Même si je reconnais que le style est particulier, et qu'il faut parfois faire abstraction du côté misanthrope de l'auteur, ses nouvelles sont pour moi une référence, mêlant habilement science-fiction et fantastique (au sens premier du terme, à savoir l'irruption de phénomènes irrationnels dans la normalité du quotidien). En résultent des textes tout à fait glaçants, parfaits pour la saison! Le recueil que j'ai choisi ici tourne autour de Cthulu et de ses acolytes, et de leurs manifestations dans l'esprit des hommes, mais il existe de nombreux autres recueils traitant d'autres thèmes si les divinités extraterrestres ne sont pas votre tasse de thé!

Manga

xxxHolic, de CLAMP : Avis aux amateurs d’occulte, d’histoires de fantômes et de mediums, et de folklore japonais, ce manga est fait pour vous! On y suit les aventures de Kimihiro Watanuki, un jeune homme hanté depuis son enfance par des visions et poursuivi par des créatures que lui seul perçoit. Un jour, il pénètre dans une étrange boutique qui exauce les vœux, et qui n’apparaît qu’à ceux qui ont des souhaits à formuler. Mais attention, toute requête accordée demande un juste paiement en échange, et Watanuki se retrouvera donc à jouer le rôle d’homme à tout faire pour Yûko, la mystérieuse propriétaire du lieu. Tour à tour inquiétant et plein d’humour, et servi par les sublimes dessins d’inspiration Art Nouveau du quatuor CLAMP, ce manga est incontestablement un de mes préférés!

Films

Sleepy Hollow, de Tim Burton : Impossible pour moi de dissocier Halloween et Tim Burton, tant l’univers de ce réalisateur correspond à l’ambiance mystérieuse et fantastique de cette célébration, du moins à mes yeux. En fait, je pense même que c’est à partir des films de Tim Burton que j’ai construit mon imaginaire d’Halloween. Je pourrais citer bon nombre de ses films dans cette liste, aussi bien parmi ceux qu’il a réalisés ou bien parmi les films d’animation qu’il a produits, mais mon préféré est incontestablement Sleepy Hollow. C’est à mes yeux l’un de ses films les plus réussis (avec Edward aux mains d’Argent et Big Fish), celui où son univers est le plus abouti (avant de tomber dans sa propre caricature par la suite...) et celui dont l’atmosphère et l’intrigue sont les plus Halloween-esque de toute son œuvre!

Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro : Autre grand nom du cinéma fantastique, Guillermo del Toro signe ici à l’atmosphère toute indiquée pour Halloween. Il narre l’histoire d’une fillette espagnole, désignée par un faune comme étant la nouvelle reine des fées, et qui devra accomplir trois épreuves afin de regagner son trône, alors qu’en parallèle la révolution anti-franquiste fait rage. Une œuvre à la fois magnifique, émouvante et effrayante (mais pas trop, je vous rassure!)

Les Frères Grimm, de Terry Gilliam : Encore un réalisateur que j’affectionne beaucoup (bien que j’ai récemment appris qu’il s’est montré totalement odieux avec Lena Headey durant le tournage des Frères Grimm, ce qui le fait considérablement baisser dans mon estime…), Terry Gilliam revisite dans ce film les contes de notre enfance. Il oppose deux frères, l’un croyant à la magie et l’autre non, qui se font passer pour des chasseurs de fantômes et autres créatures fantastiques qu’ils créent de toutes pièces afin d’acquérir richesse et notoriété. Mais un jour, nos deux héros sont appelés dans un village où sévit une vraie sorcière… Ont-ils affaire à une faussaire plus expérimentés qu’eux, ou à une vraie manifestation surnaturelle?

A Cure for Life, de Gore Verbinsky : Un film que j'ai vu il y a peu (et pourtant ça faisait un moment que je souhaitais le regarder, mais je l'avais raté au cinéma) et qui m'a beaucoup plu, malgré son accueil critique mitigé. Je l'ai pour ma part trouvé très beau et glaçant, voire même cauchemardesque, et j'ai apprécié la façon dont le personnage principal flirte avec la folie, ainsi que le dénouement digne d'un roman gothique.

La famille Adams, de Barry Sonnenfeld : Et pour finir cette liste, un film tout à fait incontournable : en effet, que serait Halloween sans la célèbre Famille Adams ? Bien qu’étant plutôt une comédie, ce film reste pour moi un indispensable en cette période!

Et vous, avez-vous des lectures et films favoris que vous lisez/regardez à l'approche d'Halloween? Si vous avez des recommandations à me faire, je suis toute ouïe ;)

mardi 8 août 2017

Ma pile à lire pour l'été 2017

Le premier qui me dit que l'été 2017 est déjà bien entamé, je le... je le je-sais-pas-quoi, en fait, hein, vu que c'est totalement vrai. Mais vous allez voir, ma pile à lire l'est aussi, même si je suis encore loin d'en voir le bout...

Depuis plusieurs semaines, j'attendais avec impatience les règles du jeu du nouveau Summer Challenge du Club​ Lecture Mango & Salt, ayant énormément apprécié l'exercice l'an dernier. Un jour de juin, prise par une inspiration soudaine, j'ai songé à deux titres, l'un dans mes habitudes de lecture, l'autre totalement à l'opposé de celles-ci, et j'ai filé les emprunter à la médiathèque, en espérant les faire coller d'une manière ou d'une autre aux thèmes qui seraient proposés. C'est en rentrant chez moi et en posant mes emprunts à côté de mes récents achats chez le libraire que j'ai réalisé que j'avais une pile de 5 livres qui m'attendaient, pile le nombre d'ouvrages que Victoria nous avait proposé de sélectionner l'an dernier. J'étais donc persuadée de tenir ma liste de lecture pour l'été, mais l'annonce de la nouvelle édition du Summer Challenge m'a prise par surprise.

En effet, cet été, Victoria s'est associée à Exploratology, un service de box lecture, pour nous proposer une sélection de trois titres autour du thème de la Grande-Bretagne. Au début, je dois avouer que j'ai été un peu déçue par cette formule, car j'avais énormément apprécié celle de l'an dernier, que j'avais vécu comme un parallèle avec mes années d'études : des livres imposés pendant l'année, puis la liberté de choisir ceux de l'été, tout en gardant un cadre léger et amusant pour nous aider à constituer notre pile à lire. J'ai donc décidé de conserver les 5 titres que j'avais choisis avant l'annonce et d'en faire mes lectures de l'été, sans participer au Summer Challenge cette fois-ci.

Oui mais... il se trouve que j'ai une certaine affinité émotionnelle avec la Grande-Bretagne (chose que je ne m'explique d'ailleurs absolument pas, ma grand-mère vous dira que ce sont mes racines irlandaises qui parlent, moi je pense que c'est plutôt la musique de Loreena McKennit et des Beatles que mes parents écoutaient qui m'a imprégné l'esprit). Par conséquent, l'envie de lire tout de même les titres sélectionnés​ par Victoria et Marjorie s'est petit à petit emparée de moi. N'étant pas du genre à reculer devant une pile à lire plus haute qu'une marmotte en train de faire le guet (?) (en vrai, j'ai jamais vu de marmotte), j'ai tout simplement décidé d'ajouter les trois livres du Summer Challenge à la liste que je m'étais déjà constituée, portant donc à huit le nombre d'oeuvres que je vais lire au cours de l'été (#onycroit). Je me fixe donc pour objectif d'arriver au bout de ma pile à lire d'ici la fin du mois de septembre (oui, on déborde un peu du cadre communément admis de l'été, maaaaiiiis... je m'en fiche :p)

Après cette introduction un peu longuette, il serait temps que je vous présente les ouvrages qui constituent ma liste, non? Alors pour m'épargner un peu de salive (enfin, de salive virtuelle), je me limiterai aux romans que j'ai choisis moi-même, et je vous invite à aller consulter l'article de Victoria pour en savoir plus sur les romans du Club Lecture, à savoir Morwenna de Jo Walton (que j'ai lu ce weekend et que j'ai beaucoup apprécié!), La recluse de Wildfell Hall d'Anne Brontë et Le cercle celtique de Björn Larsson.



Quand sort la recluse - Fred Vargas
Je suis une grande amatrice des romans de Fred Vargas, que je lis depuis des années. J'ai pourtant traversé une petite phase de lassitude envers ses écrits, trouvant le style trop répétitif et alambiqué par moments, et surtout, j'avais l'impression que ses personnages n'évoluaient pas. Heureusement, son avant-dernier roman a apporté un souffle nouveau à la célèbre brigade du commissaire Adamsberg, en bouleversant les rôles habituels des protagonistes. Ma passion pour les écrits de Vargas est donc repartie de plus belle, et quand son dernier ouvrage est paru, je me suis empressée d'aller l'acheter.

Je vous disais en introduction que j'avais déjà entamé ma pile à lire, et en effet, j'ai déjà terminé ce roman depuis quelques temps, et je peux donc vous donner mon avis dessus. Si j'ai, là encore, apprécié les bouleversements que Vargas apporte à sa brigade, j'espère cependant qu'elle ne s'enlisera pas dans ce nouveau schéma où Adamsberg se retrouve seul contre tous. Le suspense et le mystère concernant le procédé du tueur sont maintenus tout au long du récit, les fausses pistes savamment disséminées, mais le dénouement est beaucoup trop rapide et tiré par les cheveux à mon goût. Dans cette enquête, le commissaire devient un nouveau Hercule Poirot, s'attardant sur les mots, les noms, leurs sens caché, et faisant des recoupements qui me semblent improbables, même pour l'imagination vagabonde d'Adamsberg. En bref, une lecture très prenante, mais à laquelle la fin invraisemblable donne un petit goût amer.

Dans la brume électrique avec les morts confédérés - James Lee Burke
Il y a quelques temps, j'ai vu l'adaptation cinématographique de ce roman, et je dois avouer que là aussi, la fin m'a laissé juste un peu (hem... euphémisme...) perplexe (ce n'est pourtant pas faute d'avoir été prévenue par mon copain!). Aussi, quand j'ai réfléchi à ma pile à lire pour l'été, j'ai soudainement pensé au livre à l'origine du film, en espérant y voir un peu plus clair avec la version écrite. Je suis actuellement en pleine lecture de ce roman, et je dois avouer que certains dialogues sont pleins de sous-entendus pas toujours très clairs pour moi. Je redoute donc une fin tout aussi mystérieuse que celle du film. Malgré ça, j'apprécie cette lecture à l'atmosphère lourde et poisseuse, à l'image des marais de la Louisiane, ou du moins, l'image que je m'en fais. J'ignore pourquoi, mais j'entretiens une sorte de fascination pour cet état américain, avec ses bayous, son vaudou, et ses relents de colonialisme. J'ai bien conscience qu'il s'agit très probablement de clichés, mais c'est précisément pour cela que je suis attirée par cette région, parce qu'elle stimule mon imagination. J'espère pouvoir un jour visiter la Nouvelle-Orléans et me confronter à mes préjugés, mais en attendant, je me contente de voyager par les mots.



La mémoire de Babel, La Passe-Miroir tome 3 - Christelle Dabos
Incroyable mais vrai : depuis plus d'un mois que j'ai acheté ce livre, et malgré mon addiction à cette saga, je ne l'ai toujours pas ouvert. J'ai résisté, en terminant d'abord mes lectures en cours (je suis du genre à lire plusieurs ouvrages en même temps), puis j'ai eu envie de policiers (ce qui explique pourquoi j'ai commencé avec les deux ouvrages ci-dessus), et avec tout ça je n'ai pas encore touché à ce nouveau tome des aventure d'Ophélie. J'hésite actuellement entre en faire le prochain sur la liste, ou bien le garder pour la fin, mais quoi qu'il en soit, il ne fera pas long feu! Si vous ne connaissez pas encore cette fabuleuse saga (que j'ai déjà rapidement mentionnée ici), je vous recommande d'aller voir l'article très complet de Victoria sur le sujet, et surtout de vous procurer les trois tomes (oui oui, prenez les trois d'un coup, vous allez voir, vous risquez fort de les enchaîner!).

Nous - Evgueni Zamiatine
Les librairies sont un véritable lieu de perdition pour moi. Je pourrais y passer des heures, à parcourir des yeux les rayonnages, lire les quatrièmes de couverture, rechercher la perle rare et, parfois, me désespérer face au fait que je n'aurai probablement pas assez de toute une vie pour lire tous les livres qui existent. #ambiance haha. Il est en tout cas assez rare que je rentre dans un endroit rempli de livres et que j'en ressorte les mains vides, surtout si les vendeurs sont de bon conseil, comme c'est le cas dans la petite librairie pas loin de chez moi (et entre nous, c'est pas un métier de rêve, libraire? Passer sa vie à lire pour pouvoir conseiller les autres dans leur choix, où est-ce qu'on signe???). C'est ainsi que je suis tombée sur Nous, qui m'a été présenté comme une sorte de 1984 soviétique. En bonne fan de science-fiction dystopique, je n'ai pas réfléchi une seule seconde avant d'embarquer cet ouvrage (alors que j'étais juste venue commander le dernier Fred Vargas, mais comment voulez-vous résister face à des rayonnages entiers remplis de bouquins, hein?). Là encore, je n'ai toujours pas entamé ce titre car je souhaitais finir mes en-cours, mais j'ai hâte de découvrir les pensées de D-503, homme du futur et constructeur d'un vaisseau spatial destiné à convertir les extraterrestres au "bonheur mathématiquement infaillible". Un bien beau programme en perspective!

Orgueil et préjugés - Jane Austen
Alors là, on tape dans un genre à des années lumières de mes habitudes, bien représentées par le reste de la liste (du policier, du fantastique, de la science fiction). Mais que voulez-vous, sur un coup de tête, j'ai eu envie de lire ce grand classique de la littérature anglaise. Il faut dire qu'à part Loin de la foule déchaînée, lu dans le cadre du club, et quelques incursions dans la science fiction ou le fantastique (H.G. Wells et Oscar Wilde notamment) je n'ai jamais mis le nez dans les oeuvres britanniques du XIXe siècle, et pourtant j'avis une option "anglais européen" au lycée. Bon, ceci dit, j'ai aussi rarement lu les classiques français de la même époque lors de ma scolarité (j'ai surtout le souvenir d'avoir lu du théâtre et des romans du siècle des Lumières). Mais cet été, entre Jane Austen et Anne Brontë, je vais être servie! J'avoue que je ne sais pas trop dans quoi je m'embarque avec cette lecture, n'étant pas une grande amatrice de romans sentimentaux, mais j'ai réellement envie de redonner une chance à ce genre après mon expérience mitigée avec Thomas Hardy!

Voilà donc mon programme littéraire pour les mois à venir. Pourtant, bien que je n'en sois qu'au quart (ou un peu plus, puisque j'aurais bientôt fini mon troisième titre), je pense déjà à mes lectures de la rentée haha! Et vous, quelles sont vos lectures pour l'été? Est-ce que vous aimez vous constituer des piles à lire à l'avance ou bien décider au fur et à mesure des vos envies?

mardi 18 juillet 2017

Un an avec le Club Lecture Mango & Salt

Il y a presque un an, je décidai de joindre le Club Lecture Mango &Salt pour son Summer Challenge, lisant ainsi 5 ouvrages en l’espace d’un peu plus d’un mois, et ravivant ma passion pour ce loisir que j’avais un peu délaissé ces dernières années. Une fois le mois de septembre arrivé, j’ai choisi de continuer à lire les ouvrages du club, afin de sortir un peu de mes habitudes de lecture (à savoir du fantastique et du policier, principalement). Et depuis, je n’ai pas publié le moindre post à ce sujet… Il faut dire que j’ai tendance à détailler longuement mon avis sur les différents livres qui sont passés entre mes doigts, ce qui rend ce genre d’articles très long à écrire pour moi, et à lire pour vous. Je dois avouer que j’admire celles qui arrivent à écrire de façon claire et concise sur leurs lectures, et à en faire un exercice régulier ! Mais comme le dit si bien le proverbe, c’est en forgeant que l’on devient forgeront, ou plutôt dans mon cas, c’est en écrivant des posts lecture qu’on devient… euh… enfin vous avez compris hein ;)

Ainsi, à l’occasion de ce premier anniversaire du Summer Challenge, et maintenant que Victoria a dévoilé le contenu de la nouvelle édition (sur lequel je reviendrai dans un prochain post), j’ai décidé de faire un retour sur les livres que j’ai lus avec le club. Alors autant vous prévenir de suite, OUI, cet article sera un pavé, même si je vais faire de mon mieux pour être le plus concise possible. Et encore, dites-vous que ça aurait pu être pire, car j’ai sauté quelques éditions du club, donc la liste d’ouvrages que j’ai à vous présenter est raccourcie ;) Alors installez-vous confortablement et servez-vous un grand verre de thé glacé avant de vous lancer dans la lecture de ce post!



Septembre: Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy
Le premier livre que j'ai lu dans le cadre du club est un grand classique de la littérature anglaise : Loin de la Foule Déchaînée, de Thomas Hardy. Il narre l'histoire de Batsheba (ou Barbara, dans la traduction que j'ai lue), une jeune fermière indépendante, courtisée par trois hommes différents : un berger qui lui sera fidèle toute sa vie et travaillera à ses côtés en ne souhaitant que son bonheur ; un riche fermier totalement bouleversé par Barbara après que celle-ci lui ait envoyé un billet d'amour pour plaisanter ; et un jeune soldat volage qui rendra la fermière folle d'amour, au point qu'elle l'épousera en secret, avant de déchanter au sujet de cet homme qui dépense toute sa fortune au jeu. Ce n'est pas du tout le genre de roman que j'ai l'habitude de lire, n'étant pas une amatrice d'histoires d'amour, mais mon objectif en participant au Club Lecture MS, c'était de sortir un peu de ma zone de confort. C'est pourquoi je suis contente d'être venue à bout de ce livre, que je n'ai ni vraiment aimé, ni vraiment détesté. Je ne me suis pas vraiment sentie immergée dans l'Angleterre Victorienne, car l'histoire se situe dans un coin de campagne assez isolé, et il était donc assez difficile de se rendre compte des moeurs et usages de l'époque. Seules les remarques (sexistes) de l'auteur sur Barbara m'ont laissé entendre qu'elle ne rentrait pas dans le moule, mais en réalité je ne disposais d'aucun autre point de comparaison féminin.

J'ai également eu du mal à m'attacher aux protagonistes du roman. La plupart des personnages masculins, à l'exception des trois prétendants de Barbara, sont des paysans dépeints de façon assez grotesque. Gabriel, l'amoureux fidèle de Barbara, m'est apparu comme un personnage trop chevaleresque, tant son calme et sa dévotion envers la jeune femme frôlaient le ridicule à mes yeux. Le coup de l'amoureux qui reste auprès de la femme qu'il aime pour veiller sur elle après avoir été rejeté plusieurs fois, et qui souhaite sans cesse le meilleur pour elle même lorsque la demoiselle se montre odieuse envers lui, c'est certes romantique, mais pas vraiment réaliste pour moi... Le personnage du sergent Troy est volontairement construit pour être antipathique, et j'ai trouvé assez ridicule la façon dont il tente de se racheter une conduite à la fin du roman. Le seul personnage pour lequel j'ai ressenti un peu d'empathie est le fermier Oak, rendu fou d'amour par la plaisanterie de Barbara et qui se fera éconduire de nombreuses fois avant de sombrer dans la folie. Les rares personnages féminins sont assez insipides, probablement pour mieux laisser Barbara dans la lumière. J'ai eu beaucoup de mal avec ce personnage que j'ai trouvé puéril, arrogant et cruel, comme une enfant gâtée. Le seul moment où je l'ai vraiment appréciée, c'est lorsqu'elle expose ses pensées à propos du mariage, de son refus d'appartenir à un homme et de sa volonté de s'accomplir en tant que femme seule. C'est probablement le seul passage du livre où j'ai réellement ressenti son caractère fougueux et indépendant.

Mais en réalité, ce que j'ai le moins aimé dans cette oeuvre, c'est l'auteur lui-même. D'habitude, quand je lis un roman, je visualise les personnages comme des être réels, vivant dans leur univers, avec leurs traits de caractère, et auxquels je m'attache plus ou moins. Ici, les interventions fréquentes de l'auteur ont eu pour effet de me "ramener à la réalité", de me faire sentir que tous ces êtres n'étaient que fictionnels et crées par lui. Ainsi, au lieu d'en vouloir directement à un personnage pour ses actions ou ses paroles comme je le fais d'habitude, j'en ai voulu à l'auteur d'avoir donné cette personnalité à ses protagonistes. J'ai surtout eu cette sensation concernant Barbara, à laquelle j'avais envie de m'attacher, mais j'avais l'impression que Thomas Hardy persistait à la rendre détestable. En la comparant sans cesse aux autres femmes de l'époque, il me faisait l'effet d'être mécontent des caprices de sa création et de ne jamais valider ses actions. En résumé donc, une histoire assez lente qui ne m'a pas passionnée sans vraiment m'ennuyer non plus (et dont je connaissais plus ou moins la fin dès le début de ma lecture car la quatrième de couverture me l'avait dévoilée en grande partie... Est-ce qu'on peut m'expliquer l'intérêt du truc?!), des personnages qui ne m'ont globalement pas convaincue, et un auteur assez agaçant dans ses remarques. Je suis donc très loin du coup de coeur ressenti par Victoria pour ce roman (qui fait désormais partie de ses livres préférés, je vous invite à aller lire son avis, totalement différent du mien!), mais je n'ai pas non plus vécu cette lecture comme un calvaire. Malgré ça, je serais presque curieuse de voir l'adaptation cinématographique avec Carrey Mulligan, histoire de voir si je peux m'attacher à Barbara tout de même.

Crédit photo : Mango & Salt

Octobre : Le crime d’Halloween d’Agatha Christie et Marina de Carlos Ruiz Zafon
En octobre, le thème était bien évidemment Halloween. Le livre choisi était un roman d'Agatha Christie, une vraie madeleine de Proust pour moi. J'ai en effet lu un grand nombre de ses écrits (si ce n'est tous!) dans mon adolescence, que j'empruntais à ma mère dans sa bibliothèque chez mes grand parents. J'avais donc déjà lu Le Crime d'Halloween (aussi nommé La Fête du Potiron dans son ancienne traduction) mais heureusement pour moi, je ne me souvenais pas du dénouement! En plus de ça, l'édition que j'avais entre les mains pour la lecture avec le club avait été chinée chez Emmaüs car je ne trouvais pas ce roman à la médiathèque (merci à ma maman de me l'avoir dégoté et envoyé!) et possédait cette odeur si caractéristique aux vieux livres. Un vrai retour dans le passé, donc!

À Woodleigh Common, petit village résidentiel à quelques miles de Londres,les préparatifs pour la fête du Potiron battent leur plein. La jeune Joyce, réputée pour sa tendance à l'affabulation, raconte avoir été témoin d'un meurtre. Sur le moment, personne n'y croit, mais lorsque la fillette est retrouvée morte à la fin de la soirée les convives commencent à douter. Et si Joyce avait dit la vérité? Le célèbre Hercule Poirot va mener l'enquête dans ce petit village paisible où tout le monde se connaît, et où les secrets sont pourtant plus nombreux qu'on ne l'imagine...

Même si j'ai apprécié cette lecture pour tous les souvenirs qu'elle m'a rappelés, je dois admettre que ce n'est pas l'un des meilleurs romans d'Agatha Christie. L'enquête progresse assez mollement, menée par un Hercule Poirot vieillissant et fatigué, qui semble moins vif d'esprit qu'à l'accoutumée. Certaines indices sont parfois très grossiers, d'autres complètement flous, et ne permettent pas d’échafauder de théories sur l'identité du meurtrier. Le dénouement et le mobile du crime sont classiques des romans d'Agatha Christie (spoiler : ça tourne autour d'un amour secret et d'un héritage). Ce n'est donc pas l'ouvrage que je vous recommande si vous souhaitez découvrir l'univers de cette auteure, d'ailleurs je ne pense pas me tromper en disant que de nombreux membres du club ont été déçus par ce livre.

Comme je connaissais déjà l'oeuvre d'Agatha Christie (et aussi que j'en avais fini avec La Fête du Potiron en moins de trois jours), j'ai choisi de lire un autre livre de la sélection du mois. Mon choix s'est porté sur Marina de Carlos Ruiz Zafon, pour la simple et bonne raison que c'était le seul que je pouvais trouver dans ma médiathèque, même si les résumés que j'avais pu lire sur Internet ne m'attiraient pas plus que ça.

Barcelone, dans les années 80. Oscar est pensionnaire dans un internat mais profite de ses heures libres pour explorer les vieux quartiers de la ville. Lors d'une de ses escapades, il fait la rencontre de Marina, une jeune fille solitaire et un brin mystérieuse, qui vit dans un grand manoir avec son père malade. Elle l'emmène dans un des cimetières de la ville, où se trouve une étrange tombe sans nom, seulement gravée d'un dessin de papillon, et sur laquelle vient se recueillir tous les jours une étrange femme encapuchonnée. Bien décidés à élucider cette énigme, Oscar et Marina la prennent en filature, sans se douter qu'ils se retrouveront entraînés dans une effrayante aventure. Ce qu'Oscar ignore cependant, c'est que Marina possède elle aussi des propres secrets...

Cette lecture, c'est l'incarnation même du proverbe "le hasard fait bien les choses"! Ce qui n'était qu'un choix par défaut au départ s'est vite transformé en un véritable coupe de coeur. Ce roman s'est avéré absolument parfait pour Halloween, à la fois glaçant et émouvant, empreint de la saveur amère du passé et de fascination pour les objets cassés. J'ai adoré l'ambiance fantastique teintée d'épouvante et de mélancolie, digne d'un film de Tim Burton, et j'ai d'ailleurs trouvé que l'intrigue et l'atmosphère se situent à mi-chemin entre Sleepy Hollow et Edouard aux Mains d'Argent, deux de mes films préférés. Le style très poétique de Carlos Ruiz Zafon est un vrai régal, et n'entrave en rien le suspense du récit. En bref, une superbe découverte!

Novembre : Le voile de Téhéran de Parinoush Saniee
Les romans du mois de novembre traitaient de la condition de la femme au Moyen-Orient, et la sélection faite par Victoria promettait une lecture très intéressante quel que soit le choix du club, bien que je ne sois pas du tout habituée à ce genre de récit. C'est finalement Le Voile de Téhéran qui a été retenu, un livre interdit de publication en Iran, pays d'origine de l'auteure.

Dans ce roman, nous suivons la vie de Massoumeh, jeune fille romantique et férue de littérature, dont le rêve est de poursuivre des études supérieures, contre l'avis de sa mère qui estime qu'une femme doit uniquement se concentrer sur son mariage. Heureusement, son père l'autorise à poursuivre sa scolarité, et sur le chemin de l'école, elle croise le regard d'un jeune pharmacien dont elle tombe amoureuse. Les deux jeunes gens n'échangeront rien de plus que quelques lettres romantiques, mais cela suffira pour que la mère et les frères de Massoumeh déclarent que l'adolescente a jeté le déshonneur sur la famille. Elle sera donc mariée de force à un inconnu, qui s'avérera être un fervent opposant au gouvernement. Massoumeh se retrouvera ainsi plongée au coeur de la révolution iranienne et fera tout ce qui est en son pouvoir pour protéger sa famille au cours de cette période troublée.

Je pense que personne au Club n'est resté insensible face à ce roman. Pour ma part, j'ai été, dès le début, révoltée par la façon très violente dont Massoumeh est traitée par sa propre famille, et en particulier sa mère qui est paradoxalement la plus stricte concernant son éducation, ses projets d'avenir et sa supposée bonne conduite aux yeux de l'Islam. Au lieu de lui apporter son amour, son soutien et sa protection, elle est la plus prompte à répudier sa fille, allant parfois même jusqu'à souhaiter qu'elle fut morte à la place d'une de ses soeurs. Et encore, je n'ai compris que plus tard dans le récit que l'enfance de Massoumeh se déroulait avant la révolution iranienne, donc avant la prise du pouvoir par les islamistes, alors je n'ose meme pas imaginer ce que subissent les jeunes femmes aujourd'hui. Si j'avais bien entendu déjà songé à la notion de mariage forcé, c'est la première fois que j'étais confrontée aussi violemment à cette réalité. Voir cette adolescente enfermée dans sa chambre pendant que ses prétendants défilent devant sa famille, qui cherche à se débarrasser d'elle au plus vite, telle une marchandise déclassée, quitte à la céder au premier venu, fût-il trois fois plus âgé qu'elle, alcoolique et violent, m'a profondément écoeurée. Massoumeh écope finalement d'un mari qui se montre relativement respectueux envers elle, refusant même de la toucher au début de leur relation, mais j'imagine que bon nombre de jeunes filles dans le monde ont malheureusement beaucoup moins de "chance" sur ce point...

Ce roman traite également d'une partie de l'histoire que je connaissais seulement de nom : la révolution iranienne. On assiste à la montée en puissance de la révolte, à sa répression par l'armée du Shah (avec emprisonnements arbitraires et torture à la clef...), à sa récupération par les islamistes et à la mise en place du nouveau gouvernement, ainsi qu'à la guerre avec l'Irak qui a suivi la révolution, avec toutes les privations et la peur qui en découlent. J'ai trouvé ces passages à la fois effrayants et attristants, bien évidemment, mais aussi passionnants, car j'ai depuis quelques temps l'envie d'approfondir mes connaissances historiques et géopolitiques et cette lecture m'a permis d'en savoir plus sur cette période.

Le Voile de Téhéran est un donc récit à la fois émouvant et enrichissant. J'ai réellement été happée par ce livre, et je me suis énormément attachée au personnage de Massoumeh, partageant ses joies et ses peines, et tremblant avec elle dans ses moments de crainte. Si je devais vous recommander une seule lecture parmi toutes celles que je vous présente dans cet article, c'est celle-ci!



Janvier: Cent Ans de Herbjorg Wassmo
Ayant pris du retard sur ma lecture de novembre, je n'ai pas participé à l'édition de décembre, mais je pense que je n'ai pas manqué grand chose car les retours que j'ai lus sur le groupe Facebook du club à propos du livre choisis n'étaient pas très élogieux. Je suis donc directement passée à la lecture de janvier, qui mettait en avant des auteurs du nord de l'Europe.

Cent ans, c'est quatre générations. Quatre femmes, liées par le sang, depuis Sara-Susanne, l'intrépide arrière grand-mère qui servit de modèle pour une fresque dans une église au nord de la Norvège, jusqu'à la jeune Herbjorg, qui couche tous ses secrets dans son carnet, en se cachant pour ne pas être vue de "lui". Et au milieu, il y a Elida, la grand-mère, qui a quitté les fjords pour la capitale, suivant son mari malade et bouleversant tous ses liens familiaux, et Hjordis, la mère, en manque de repères, manque qui se fera d'ailleurs cruellement ressentir sur la petite Herbjorg. Quatre femmes dont on suit le destin, lit les pensées et pénètre les sentiments, scrute les choix et leurs conséquences sur le reste de la lignée, observe leurs rapports, leurs failles, en un mot, leurs vies. Et en filigrane, c'est aussi l'histoire de la Norvège qui se dessine, avec ses fjords coupés du reste du monde en hiver, son soleil de minuit, et sa capitale si différente des grands espaces du nord.

J'avoue que je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture. Globalement, je l'ai plutôt appréciée, même si là encore on est sur un genre très différent de ce dont j'ai l'habitude. Mais j'ai mis énormément de temps à venir à bout de ce livre, j'ignore pourquoi. Peut-être parce qu'à cette période de l'année j'avais assez peu de temps pour la lecture, étant souvent en déplacement professionnel. La lenteur du récit a probablement joué aussi, tout comme le fait que certains passages se sont avérés assez obscurs à mes yeux. J'ai en effet parfois eu du mal à comprendre pleinement les émotions et réactions de certains protagonistes, comme s'il me manquait un niveau d'interprétation. J'ignore si cela est dû à une différence culturelle entre la Norvège et la France, ou si le problème venait simplement de moi, si j'ai manqué d'empathie et de subtilité. J'ai tout de même ressenti de l'attachement pour les personnages de Sara-Susanne et Elida, qui sont celles dont la vie est la plus décrite dans le livre. En alternant les points de vue des quatre femmes, on peut constater quelles pensées les ont amenées à privilégier un chemin plutôt qu'un autre, et voir de quelle manière leurs choix étaient perçus et compris (ou non) par leur entourage, ainsi que la façon dont ces décisions ont joué dans la construction identitaire de leur descendance.

J'ai également apprécié le voyage à travers les fjords norvégiens au début du XXe siècle, et la découverte du quotidien des habitants dans ces zones rurales au climat rude. Là bas, les bateaux forment les seuls liens avec le reste du pays, la pêche est une activité vitale et les déplacements des bancs de poissons sont guettés avec attention, le sel est une denrée essentielle (notamment pour la conservation des produits de la pêche), et le retour du printemps est attendu avec impatience chaque année. J'avais en tête les images d'un monde sauvage et d'une nature indomptable, bien loin de celle que je connais même au plus fort de notre hiver beaucoup plus clément, et cette lecture a exercé sur moi un fort pouvoir d'évasion. Au final, c'est un livre qui s'est avéré plutôt agréable malgré sa longueur et ses quelques passages impénétrables, et je crois qu'en fin de compte cette lenteur a fait écho au sentiment de ralentissement qui m'a habité durant l'hiver.



Avril (mai) : L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
J’ai ensuite séché le club lecture pendant deux mois, tant j’ai mis de temps à finir le livre de janvier, ce qui m’a sans doute un peu démotivée, inconsciemment. Le fait que les thèmes de février et mars ne m’attiraient pas plus que ça n’a probablement pas aidé. Et puis, en avril, le livre proposé était L’ombre du vent, le premier ouvrage de Carlos Ruiz Zafon. D’un coup, mon intérêt pour le club s’est réveillé, car j’étais ravie de lire une nouvelle œuvre de cet auteur que j’avais découvert quelques mois plus tôt, lors de l’édition d’Halloween. Malheureusement, j’ai mis du temps à me procurer ce livre car il était déjà emprunté à la bibliothèque, et je n’ai donc pu le lire qu’au mois de mai, à la place de l’ouvrage proposé pour ce mois (un recueil de nouvelles de Sherlock Holmes, que j’aurais apprécié lire car ma dernière rencontre avec les écrits de Sir Conan Doyle dataient d’il y a des années, mais de toute façon la médiathèque ne possède pas ce livre, alors ça sera pour une prochaine fois!)

Ce roman narre les aventures du jeune Daniel, dont le père, libraire, l’emmène un jour dans un lieu secret appelé Cimetière des Livres Oubliés, et lui propose de choisir un ouvrage dans la gigantesque bibliothèque qui se dévoile sous ses yeux. Daniel se retrouve ainsi en possession de L’Ombre du Vent, le dernier roman de Julian Carax, un mystérieux auteur qui n’a jamais connu le succès malgré la grande qualité de ses écrits. Plus étrange encore, un homme au visage brûlé s'acharne à détruire par le feu tous les exemplaires des ouvrages de Julian Carax. Daniel va alors chercher à percer les ombres qui planent sur le passé de l'écrivain, sans se douter qu'il va réveiller d'anciennes rancœurs et se retrouver au coeur d'une dangereuse chasse à l'homme...

Alors c'est très simple, j'ai ADORÉ ce livre et je crois que je suis définitivement conquise par la plume de Carlos Ruiz Zafon! J'y ai retrouvé l'ambiance mystérieuse et poétique de Marina, même si l'histoire est un brin moins fantastique cette fois-ci. De plus, comme je me suis déjà rendue plusieurs fois à Barcelone ces dernières années, j'ai eu l'impression de voyager en terrain connu avec ce livre, tout en découvrant une nouvelle facette de la ville, celle-ci semblant presque être une entité vivante, peuplée de légendes, de fantômes et d'ombres du passé, et réagissant aux émotions des protagonistes. J'ai apprécié les différents personnages, chacun avec leurs blessures qui ont façonné leur existence, le suspense maintenu du récit, les touches de fantastique très bien dosées, mais aussi l'aspect "roman d'initiation" puisqu'on suit Daniel (ainsi que Julian Carax, qui est à la fois miroir et catalyseur des émotions du héros) à travers son adolescence et la découverte de ses sentiments, le tout narré avec beaucoup de beauté et de sensibilité. Et comme pour Le voile de Téhéran, j'ai découvert une partie de l'histoire que je connais très peu, à savoir la guerre civile Espagnole, ce qui m'a donné encore une fois envie de me plonger dans un livre d'histoire. En bref, un vrai coup de coeur, et je suis ravie de savoir qu'il existe deux autres livres mettant en scène Daniel et le Cimetière des Livres Oubliés (voire même trois autres, en réalité, mais le dernier n'a malheureusement pas été traduit, ou du moins pas encore) que je vais m'empresser de dévorer!



Juin :L’été sauvage d’Elin Hilderbrand
Et on termine ce bilan avec le livre du mois dernier, encore une fois totalement différent de ce que j'ai l'habitude de lire, mais qui s'est avéré très divertissant pour ce début d'été (légèrement interrompu par une parenthèse automnale, je vous l'accorde...).

Birdie Cousins, cinquantenaire fraîchement divorcée, se consacre corps et âme aux préparations du mariage de sa fille Chess, quand celle-ci l'appelle en pleine nuit pour lui annoncer qu'elle a rompu ses fiançailles, sans aucune explication supplémentaire. Pour aider Chess à surmonter cette épreuve, Birdie l'emmène un mois dans leur maison de vacances sur l'île de Tuckernuck, en compagnie de son autre fille Tate et de sa soeur India. Là bas, les quatre femmes devront faire face à leurs sentiments et a leurs doutes, et l'été s'avérera plus mouvementé que prévu...

À ma grande surprise, j'ai trouvé cette lecture très agréable, alors que je n'aime habituellement pas ce genre d'histoires parfois trop culcul à mon goût. Certes, c'est un roman qui parle d'amour, mais ce que j'ai apprécié, c'est qu'il montre plusieurs incarnations de ce sentiment, à différents âgés de la vie, de façon réaliste et pas (trop) mièvre. Et au delà de l'amour, ce livre traite également de relations familiales, de deuil, de dépression, de jalousie, de mauvaises décisions et de seconde chance, bref, de tout un panel de sentiments et d'événements qui surviennent dans une vie. Chaque chapitre présente alternativement le point de vue d'une des quatre femmes, et j'ai trouvé très intéressant de se plonger tour à tour dans les pensées des unes et des autres, de voir comment elles se percevraient, aussi bien elles-mêmes qu'entre elles, parfois avec justesse, parfois non, montrant qu'on ne peut jamais réellement connaître quelqu'un, fût-il de la même famille. Le personnage de Tate est probablement celui qui m'a inspiré le plus de tendresse, même si je l'ai trouvée légèrement maladroite et caricaturale, car, sous certains aspects, je pense m'être un peu identifiée à cette trentenaire peu sûre d'elle qui se voit avec la maturité émotionnelle d'une adolescente. Seule la fin m'a un peu moins plu, avec l'apparition d'un protagoniste très caricatural, et un happy end beaucoup trop dégoulinant de guimauve à mon goût. Au final, c'est une lecture que j'ai vraiment appréciée et qui m'a réellement changé de mes habitudes, mais il est peu probable que je lise spontanément d'autres œuvres de cette auteure car je ne raffole pas de ce genre de récits et je pense avoir fait le tour de la question avec celui-ci.

En conclusion, j'ai passé une très bonne année avec le Club Lecture MS, car j'ai globalement apprécié tous les livres qui nous ont été proposés, ou en tout cas je n'en ai réellement détesté aucun, même si j'ai peiné un peu sur certains. Mon objectif en participant au club était de sortir de ma zone de confort, et on peut dire que j'ai été servie puisque seulement deux des titres parmi tous ceux que j'ai lus (plus un troisième que j'ai choisi dans la liste d'Octobre) appartenaient à un genre que j'ai l'habitude de lire. La grande majorité des auteurs présentés m'étaient inconnus, et s'il y en a que je ne relirai probablement pas (Erin Hilderbrand ou Herbjog Wassmo), il est certain que les oeuvres de Carlos Ruiz Zafon feront partie de mes futures piles à lire tant j'ai adoré sa plume! J'ai aussi connu un grand moment d'émotion avec Le Voile de Téhéran, et je pense que je vais me pencher sur le reste de la sélection un de Novembre car tous les ouvrages en lice avaient l'air passionnants!

Voilà donc pour mon bilan de lectures avec le club! Si t'as tenu jusqu'ici, sache que tu mérites d'avoir un super karma pour tes trois prochaines réincarnations à venir ^^ et si jamais t'es encore motivé, reviens dans quelques jours parce que je vais faire un post sur ma pile à lire de l'été (mais promis, ça sera beaucoup moins long!) 

En attendant, n'hésitez pas à me partager vos coups de coeur littéraires de l'année en commentaires, je suis toute ouïe (j'ai plutôt intérêt après le pavé que j'ai pondu haha!). Belle soirée à tous!

mardi 7 mars 2017

Mes favoris du mois - février 2017


Qui dit "mois de février écoulé à vitesse grand V" dit "liste de favoris riquiqui" (et à la bourre, aussi...). Comme d'habitude, on commence par la bouffe ;)

01. Okara "crab" cakes | Fatfree vegan kitchen : Je vous le disais dans mon post zéro déchet : cette année, je compte bien faire du lait végétal plus souvent afin de réduire ma consommation de briques Tetra Pak (qui sont un cauchemar à recycler, contrairement à ce que l'on croit!). Et quand on fait du lait végétal chez soi, on se retrouve avec de l'okara, à savoir la "pulpe" essorée de l'ingrédient utilisé pour le lait (amandes ou autre noix, soja, avoine, etc). Ce résidu solide s'avère être un concentré de nutriments qui peut trouver sa place dans de nombreuses recettes : allez donc voir chez Antigone XXI (ici pour le sucré et là pour le salé) ou Marie Chicoca (là encore vous trouverez des idées sucrées ou salées) pour vous en convaincre! Pour ma part, j'ai choisi de tester une recette de "crab" cakes à l'okara de soja, et je dois dire que j'ai été hyper bluffée par leur texture, très similaire à du vrai crabe (ou en tout cas au souvenir que j'ai des très rares fois où j'en ai mangé...). Au niveau du goût, j'aurais du y aller un peu plus franco sur les paillettes d'algues pour avoir un goût marin plus prononcé, mais même sans ça, les galettes sont très bien assaisonnées (pour le mélange d'épices Old Bay, j'ai utilisé cette recette qui s'inspire de la version anglaise). Le seul inconvénient de ces crab cakes est leur fragilité qui les rend très difficiles à retourner dans le four (alors pour une cuisson à la poêle, n'y pensez même pas!), peut-être que l'ajout de gel de lin ou de chia pourrait améliorer les choses.

02. Tartonoireaux (tarte poireaux et noix) | Echos Verts : les tartes salées sont un grand classique chez nous, on en mange très souvent et on adore tester de nouvelles recettes. On s'est laissé tenter par cette variante de la très classique tarte aux poireaux, assaisonnée de moutarde et de noix, et le mélange des saveurs est une vraie réussite! Je pense que c'est une recette que l'on refera très souvent!

03. Baozi au tempeh laqué | Clea Cuisine : je vous le dis de suite : quand j'ai vu cette recette, j'ai bloqué dessus. Bien que je n'en mange pas souvent, j'adore les bahn-bao, ces petites brioches farcies et cuites à la vapeur originaires d'Asie. J'aime beaucoup le moelleux de leur pâte, mais je n'ai jamais osé tenter l'aventure chez moi de peur que ce soit hyper compliqué. Clea m'a convaincue du contraire avec cette recette, qui met également à l'honneur un ingrédient que l'on adore à la maison : le tempeh (ajoutez à ça une marinade à base de beurre de cacahuète, et on touche au sublime haha!). Alors certes, ça demande un peu plus de préparation qu'un plat de spaghettis, mais rien d'insurmontable non plus, et le résultat est évidemment délicieux. Maintenant, je n'ai plus aucune excuse pour ne pas tenter cette version aux légumes chez The Woks of Life!


Passons maintenant à mon coeur lecture de ce mois de février (voire même, de ces derniers mois, je crois que je n'avais pas accroché à un livre à ce point depuis The Expanse cet été!). J'avais prévu de vous faire des posts lecture en février, mais je n'ai pas eu le temps de m'y atteler sérieusement, et je pense que c'est cuit pour mars aussi, alors je ne veux pas prendre le risque de ne jamais vous parler de cette saga absolument passionnante! Allez, j'arrête avec mon suspense à deux balles : il s'agit de La Passe-Miroir, de Christelle Dabos. Vous en avez probablement déjà entendu parler, tant le succès rencontré par les deux premiers tomes est immense, en tout cas après des membres du groupe Facebook du Club Lecture Mango and Salt! Victoria a d'ailleurs consacré un article au sujet de ces deux livres que je vous invite à aller lire, car son analyse est très pertinente (et sans spoil!), je n'aurais pas fait mieux (et en plus je m'épargne de taper le résumé de l'histoire, haha!)

Je pense ne pas exagérer en disant que cette saga a un pouvoir d'addiction du niveau d'Harry Potter, pour ma part j'ai été totalement enthousiasmée par l'univers, les personnages et la plume de l'auteur (pas du tout "infantilisante" comme on peut trop souvent le voir dans les romans jeunesse). Moi qui adore le fantastique, j'ai été servie, je crois même que je n'avais pas lu quelques chose de cette qualité depuis très longtemps, l'histoire est parfaitement cohérente, les péripéties sont savamment dosées, et le mystère au coeur de la saga est véritablement passionnant. Ces deux premiers tomes, que j'ai dévorés à vitesse grand V, m'ont rappelé mon enfance et mon adolescence, passées à bouquiner des oeuvres du même genre.

Pour finir, un favori tout à fait différent, puisqu'il s'agit d'un site internet. A vrai dire, je voulais vous en parler le mois dernier, mais ça m'est totalement sorti de la tête... Je crois que je devrais renommer ce blog "mieux vaut tard que jamais", à force! Enfin bref... S'il vous est déjà arrivé de vouloir agir pour la planète sans trop savoir comment vous y prendre, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul(e)! C'est pour y remédier que le site Qu'est-ce qu'on fait? a été crée. Il présente, sous forme d'infographies, des informations au sujet de différents problèmes environnementaux ou sociaux, de façon neutre et ludique. Mais surtout, le site propose des pistes d'action pour chaque problème étudié, des microbilles plastiques au cyberharcèlement. Le site prpose également une application pour aider à mieux consommer, avec une sélection d'adresses et de bons plans (pour l'instant limité à Paris, mais le site promet une extension au reste de la France). Une très bonne découverte donc, j'apprécie ce genre d'initiatives qui aident à agir au quotidien pour une société plus durable!

mercredi 22 février 2017

Zéro déchet : mes axes d'amélioration pour 2017

Et le lauréat du prix du mois-qui-passe-à-la-vitesse-supersonique est attribué à... Février 2017! Félicitations! Non mais là, entre mes déplacements pro hebdomadaires, mes beaux-parents qui nous rendent visite, un weekend entre amis en Lorraine (donc avec 5h de route pour y aller et en revenir, hein), et quelques jours de vacances dans ma famille, je peux vous dire que je n'ai absolument pas vu passer le temps... Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de publier cet article plus tôt, alors que je l'avais prévu pour le mois de janvier. Mais bon, mieux vaut tard que jamais non? Alors aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet que je voulais mentionner ici depuis longtemps : le zéro déchet, et plus particulièrement là où j'en suis dans ce mode de vie et les actions que je veux mener dans ce domaine en 2017.

Qu'est-ce que le zéro déchet?


Je suppose que vous connaissez tous ce mouvement, dont on parle de plus en plus en ce moment, mais au cas où ce n'est pas le cas, voici un petit résumé. Comme son nom l'indique, le zéro déchet ou ZD est un mode de vie qui vise à réduire au maximum la quantité de déchets que nous produisons, cela afin de préserver notre environnement et nos ressources, mis à mal par l'excès d'emballages que l'on trouve dans le commerce. Le zéro déchet fait donc la part belle aux achats en vrac, de seconde main, et aux préparations maison, que ce soit en cuisine, pour les cosmétiques ou même les produits d'entretien. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez lire le livre de la papesse de ce mouvement, Béa Johnson, ou bien le blog et le livre de La famille (presque) zéro déchet.

La base du zéro déchet : le vrac et le fait-maison

Et moi, dans tout ça?

Pour ma part, je suis rentrée dans ce mouvement par la porte de l'alimentation (comme on pouvait s'en douter vu ma passion pour la bouffe haha!). Depuis que j'ai commencé à cuisiner au quotidien, je tiens en horreur le gaspillage alimentaire (pourtant je n'ai pas le souvenir d'avoir été élevée à coup de "finis ton assiette, y'a des enfants qui crèvent de faim dans le monde!"). Je déteste jeter de la nourriture et des ingrédients, non seulement ce n'est pas écologique (toutes les ressources nécessaires à la production des aliments jetés sont perdues), mais c'est aussi une perte d'argent. J'ai donc été ravie de tomber, il y a quelques années, sur le très instructif livre de Lisa Casali : Cuisiner mieux en jetant moins. Il explique comment cuisiner et consommer des parties de légumes habituellement jetées  bien que totalement comestibles (épluchures, fanes, cosses etc), mais aussi accommoder un reste de céréales, de pain ou de gâteau sec, etc, et la grande majorité des recettes sont végétariennes (seules quelques unes sont a base de poisson). J'avoue que je ne suis plus aussi motivée qu'au début (je ne stocke plus de pelures en quantité astronomique dans mon congélateur pour en faire du bouillon par exemple, mais j'ai tout de même une recette de bouillon en poudre à partir de pulpe de légumes ici) mais j'essaie tout de même de continuer dans cette voie au maximum. 

De plus, mon goût pour la cuisine et le fait maison, ainsi que mon aspiration à une alimentation (et également à une routine beauté, d'ailleurs) les plus exemptes possibles d'additifs nocifs, me poussent à me passer au maximum des préparations industrielles. Je fais donc moi-même mes pâtes à tarte et à pizza, mes pains a burger, granolas et mueslis, gâteaux, brioches... Ça prend certes un tout petit peu plus de temps que d'ouvrir un paquet de "tout fait", mais au moins je sais ce que j'y mets et je trouve ça meilleur, et c'est souvent moins cher ! C'est par ce biais que je me suis intéressée au zéro déchet et petit à petit, j'ai commencé à en appliquer de plus en plus les principes de base dans ma vie : j'achète mes légumes à des producteurs locaux, je refuse les sacs plastiques et leur préfère les tote bag en tissu, je privilégie le vrac en magasin bio, ne consomme quasiment pas de plats préparés sous emballage, et finalement nous avons mis en place un bac de compost sur notre balcon, qui s'est rapidement rempli (mais malheureusement, le compost ne s'est pas correctement formé et nous avons maintenant un bac rempli d'une substance marronnasse bizarre qu'on refuse d'ouvrir...). 

Malgré ça, je trouvais que nos déchets continuaient à se multiplier à une vitesse qui me rendait dingue. C'est dans un de ces moments de raz-le-bol envers ma poubelle qu'est paru La famille (presque) zéro déchet, et j'ai décidé d'y voir un signe. Je me suis donc jetée sur ce livre (qui s'est d'ailleurs retrouvé quasiment en rupture de stock dès sa sortie, du moins dans ma librairie) en espérant y voir un peu plus clair dans mes déchets.

Le tofu en barquette ou sous vide, le lait et la crème végétale en brique : un cauchemar pour les zéro déchets...

La famille (presque) zéro déchet

Après une introduction qui m'a semblé un peu répétitive, probablement car les mêmes chiffres y sont mentionnés plusieurs fois, le livre se divise en plusieurs parties pour attaquer les déchets sous tous les angles : les courses, la cuisine, l'hygiène de la maison, les cosmétiques, les fêtes, les enfants, et la maison. J'ai beaucoup apprécié la profusion de "recettes" de cosmétiques et de produits ménagers, qui permettent de réaliser aussi bien du mascara que des tablettes pour lave-vaisselle. Mais à part ça, je n'ai rien appris de nouveau par rapport à ce que je savais déjà : pour limiter ses déchets, il faut d'abord ne pas en créer. Donc, ne pas acheter de produits emballés ou refuser les emballages dès que possible, leur privilégier des emballages réutilisables (sacs à vrac, tuperwares), faire soi-même ce que l'on trouve généralement sous plastique (biscuits, yaourts, compotes, pâtes à tartes, etc), préférer les contenants en verre ou métal (recyclables à l'infini), acheter d'occasion, offrir des cadeaux non matériels ou faits main, etc. 

J'avoue qu'après une première lecture, je me suis sentie un peu découragée, du moins par rapport à mes déchets alimentaires. Car la famille presque zéro déchets n'est pas végétarienne, et ils peuvent donc relativement facilement trouver de la viande et des produits laitiers en vrac. Mais quand on ne consomme aucun de ces produits et qu'on cherche à les remplacer par des alternatives végétales, impossible de se passer d'emballage : briques Tetra Pak pour les laits et crèmes, et plastique à gogo pour le tofu et tempeh. Et je ne parle même pas des substituts carnés ou des fromages véganes, eux aussi vendus sous emballage, c'est d'ailleurs ce qui fait que je n'en achète jamais (ainsi que leur prix exorbitant... De toute façon j'en trouve très peu dans mon magasin bio!) À quand les boucheries et crèmeries véganes ?! (Le premier qui me dit "y'en a une a Paris!", je l'étrangle...).

Une fois ce premier moment d'abattement passé, j'ai décidé que je n'allais pas en rester là et j'ai réfléchi un bon coup aux déchets que je produisais et aux actions que je pouvais mener pour les réduire. J'ai donc fait une liste, déchets d'un côté, solutions de l'autre. Et croyez-moi, même sans m'occuper de mes produits végétaliens, j'ai déjà une belle marge de progression ! J'ai déjà commencé à entreprendre quelques améliorations, je fais par exemple ma margarine maison, et j'ai acheté une brosse à dents entièrement compostable (à 4€ pièce, quand même... J'espère qu'elle va me dire jusqu'en 2025 à ce prix là !), et en ce début d'année (oui bon, on est fin février, OK, mais ça reste quand même le début d'année par rapport à décembre non?) je voulais lister quelques actions zéro déchet que je compte bien intégrer à mes habitudes en 2017! J'ai divisé cette liste en deux volets, correspondant à deux endroits particulièrement générateurs de déchets chez nous : la cuisine et la salle de bains. J'espère que cette petite liste me motivera à poursuivre dans la bonne direction, et qu'elle vous encouragera à vous lancer si vous êtes un novice en la matière !



Mes objectifs zéro déchets pour 2017 : en cuisine...
  • Bannir le Sopalin : oui, vous avez bien lu. On utilise toujours du Sopalin, l'ennemi n°1 des ZD. Ca fait un moment que je songe à m'en débarrasser, alors cette fois, on va le faire une bonne fois pour toutes. Une fois que notre dernier rouleau sera terminé, on n'en rachètera pas, et à la place on utilisera des lingettes microfibres et des serviettes en tissu.
  • Fabriquer des sacs à vrac : privilégier le vrac, c'est bien, mais avec des sacs réutilisables, c'est mieux. Pour l'instant, on réutilise les sachets en papier fournis dans notre magasin bio, mais ils finiront bien par nous lâcher un jour (sans compter que ceux qui sont fournis actuellement ont une bande de plastique sur le devant qui se décolle/déchire/les deux au premier usage...). Je vais donc rentabiliser mes chutes de tissus fins pour fabriquer quelques sacs à vrac, même si ce n'est franchement pas le truc le plus passionnant à coudre...
  • Fabriquer des tawashis : rien à voir avec les sushis, si ce n'est l'origine géographique. Le tawashi est une éponge lavable, tissée ou crochetée, qui nous vient du Japon. Une fois sale, hop, un petit tour au lave-vaisselle, et c'est reparti pour un tour! Exit les éponges jetables qui se désagrègent au bout de trois semaines! Comme j'ai prévu de coudre avec du jersey cette année, je vais là aussi rentabiliser mes chutes pour me fabriquer un ou deux tawashis et me débarrasser définitivement des éponges classiques. Et pour la partie grattounette (mais siiii, vous savez, le côté vert, là!), j'avais déjà prévu le coup il y a quelques mois en achetant des brosses à vaisselle à Amsterdam (chacun ses souvenirs, hein...)
  • Changer de poêles : alors là, vous vous demandez peut-être le rapport avec le zéro déchet. C'est pourtant simple : chez moi, les poêles en Teflon dépassent rarement les 5 ans d'existence (et encore, je vise large), avant que le revêtement ne se fasse la malle (et me file le cancer au passage). Parce que, sérieusement, le Téflon, c'est l'enfer, en vrai. Tu peux rien faire dans ta poêle ou ton moule : ne pas couper dedans, ne pas le gratter pour le laver, et en plus la chaleur dégrade le revêtement. Alors pourquoi est-ce qu'on est aller coller ça sur un truc qui sert à cuire des aliments ?! Alors qu'une poêle en inox, ça te dure au minimum 20 ans, voire même toute une vie. En plus de ça, aucun risque sanitaire n'est associé à ce matériau. Donc c'est décidé, je remplace toutes mes poêles une bonne fois pour toutes par de l'inox. C'est certes un investissement, mais lors des soldes, il est possible en trouver à des prix intéressants (chacun son objectif soldes, hein...)
  • Remplacer les biscuits petit déj de chéri par du fait maison : autant côté salé, on ne génère pas trop de déchets, autant sur le sucré, on a quelques progrès à faire, surtout concernant les biscuits emballés en portion individuelles, fourrées dans une boîte en carton. Je pense notamment aux biscuits "petit déjeuner" que mon copain mange de temps en temps, les matins où il est pressé et qu'il n'a pas le temps de déjeuner à l'appart. (Au passage, on en parle de cette imposture marketing du biscuit petit déj? Hop, on y met trois pauvres flocons d'avoine et on fait croire que c'est trop bien de commencer la journée en mangeant des gâteaux bourrés de sucre et d'huile de palme. Bref.) Pour lui éviter d'en consommer, je fais déjà des muffins que je congèle, il suffit d'en sortir un la veille pour le lendemain. Le problème, c'est qu'on n'y pense pas systématiquement, d'où la présence de biscuits petit déj dans nos placards. Cette année, je compte bien me trouver une recette de cookies pour petits déjeuners, riche en vrais flocons de céréales, que je ferai régulièrement pour remplacer les biscuits industriels. Chéri n'aura plus qu'à en attraper un ou deux dans un bocal avant d'aller travailler!
  • Refuser les sachets du pain : oui, ça paraît ridicule comme action, dit comme ça. Mais autant on refuse les sacs plastiques, autant on continue à accepter les sachets/papiers du pain. Et vu le nombre de baguettes que l'on consomme, je peux vous dire que c'est un déchet TRÈS présent chez nous. Donc en 2017, on refuse les sachets pour le pain, et on apporte nos sacs à vracs pour les pains à trancher!
  • Faire du lait végétal plus souvent : comme je le disais ci-dessus, nous produisons des déchets car nous consommons des substituts végétaux à la viande et aux produits laitiers, d'autant plus que nous avons décidé de bannir définitivement les briques de lait de vache de notre alimentation. Nous le remplaçons par du lait de soja ou d'amande, et malheureusement il n'est pas possible de se fournir directement chez un producteur avec une bouteille en verre pour ce genre de produits. La bonne nouvelle, c'est que faire du lait végétal maison, c'est tout à fait possible (de même pour le tofu et le tempeh d'ailleurs, mais chaque chose en son temps!). J'aimerais donc prendre l'habitude d'en réaliser plus souvent, notamment du lait d'amande, de cajou, ou d'avoine, car c'est très simple à faire. Il suffit juste de penser à mettre les noix à tremper la veille au soir, et le lendemain matin l'affaire est réglée en 5 minutes de mixage et filtrage! Pour le lait d'avoine, c'est même encore plus simple puisqu'il n'y a même pas besoin de passer par l'étape trempage! En outre, je suis certaine que cela coûte moins cher que d'en acheter du tout fait.

... et dans la salle de bain.

  • Bannir les mouchoirs en papier: eh oui, en plus du Sopalin, on utilise des mouchoirs en papier. Enfin, surtout moi d'ailleurs, vu que je passe une bonne moitié de l'année avec la reniflette... La honte du zéro déchet quoi! Eh bien cette année, fini les mouchoirs jetables, je passe à la version en tissu. Je sais que c'est un sujet controversé, beaucoup trouvent ça sale, mais je pense que c'est uniquement parce qu'on nous a fourré ça dans le crâne pour mieux nous vendre du jetable. Car honnêtement, QUI ne se mouche réellement qu'une seule fois dans son Kleenex avant de le jeter à la poubelle? (Ne me dites pas que je suis la seule à les collectionner dans mes poches?...) Quant à ceux qui disent que c'est dégoutant de les laver en même temps que ses vêtements, je vous répondrai que vous l'avez bien vous sous-vêtements qui ont été en contact avec vos fesses toute une journée sans que ça ne vous pose de problème, alors pourquoi les mouchoirs seraient-ils pires? Et puis vous pouvez choisir de les laver avec vos draps et serviettes au pire!
  • Faire du déodorant maison : ça fait longtemps que j’ai abandonné les déodorants « classiques » du commerce, d’une part parce que ceux-ci étaient de plus en plus inefficaces sur moi, et surtout parce qu’ils sont bourrés de produits a priori pas tip-top pour la santé (d’autant plus qu’on les utilise sur une zone de notre corps assez stratégique, à savoir près de ganglions situés sous les aisselles et à proximité des seins pour les femmes…). Depuis, j’ai examiné plusieurs alternatives plus naturelles, d’abord du bicarbonate de soude (au très fort pouvoir anti-odeurs) en friction sur les aisselles, puis un déo solide acheté sur Etsy et dont la texture trop crémeuse ne m’a pas convaincue, et enfin de l’huile essentielle de palmarosa (anti-bactérienne, elle permet d’éviter les mauvaises odeurs liées non pas à la transpiration mais bien aux bactéries qui prolifèrent dans le milieu chaud et humide que sont nos aisselles !) mais son odeur très forte a fini par me dégoûter un peu (depuis, j’en ai dilué quelques gouttes dans du bicarbonate et ça va mieux !). Je m’étais promis depuis longtemps de me fabriquer un déo en crème car c’est un produits très facile à faire et qui ne nécessite que quelques ingrédients faciles à trouver (vous pouvez en trouver une recette ici par exemple) . C’est donc un bon point de départ pour ceux qui voudraient se tourner vers les cosmétiques maison. Je compte bien honorer enfin cette promesse en 2017, même si ça ne sera pas pour de suite car j’ai encore pêché par fainéantise et acheté un stick de la marque Dr Schmidt’s récemment. Mais une fois vide, promis, je me lance ! [Petite précision concernant le bicarbonate de soude : il est possible qu'il vous irrite les aisselle à forte dose, donc si vous avez la peau sensible, évitez de l'appliquer pur sur votre peau. Ceci dit, moi j'ai une peau habituellement très réactive mais le bicarbonate ne m'a jamais fait le moindre mal!]
  • Remplacer mes gommages industriels par du fait-maison : j’ai une peau sensible et fragile, aussi je n’utilise que très rarement des produits de gommage, et pourtant j’en ai trois tubes dans ma salle de bain! Une fois qu’ils seront vides, je ne les remplacerai pas car il est très facile de fabriquer ce genre de produits soi-même, c’est même encore plus simple que pour le déo! Le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’en ai déjà fait plusieurs fois pour offrir, à partir de cette recette. Les avantages d’un gommage maison sont nombreux : outre le fait de pouvoir contrôler parfaitement la composition et de l’adapter aux besoins de sa peau, et bien entendu de ne produire aucun déchet plastique (flacon ou boîte), c’est également une solution beaucoup plus économique et surtout écologique. En effet, les gommages du commerce contiennent souvent des microbilles en plastique qui vont alors polluer les océans (il existe cependant des alternatives naturelles à base de noyaux d’abricots, c’est le cas des produits que j’ai chez moi). Ce type de produits sera bientôt interdit à la vente en France, si ce n’est pas déjà le cas, mais en tout cas, avec une recette maison, vous êtes sûrs de ne rien rejeter de toxique dans la nature!
  • Se passer d'après shampoing : je dois vous avouer que j'ignore pourquoi j'ai commencé à en utiliser, car pendant des années je faisais sans. Je me suis peut-être dit que ça permettrait de limiter l'apparition de fourches sur mes pointes toujours très sèches, mais je ne suis pas certaine que ce soit réellement efficace... Je compte donc finir le flacon que j'ai en cours et ne pas en racheter, à la place je miserai sur un masque mensuel à base de gel d'aloe vera et d'huile végétale, un mélange qui fait des miracles sur cheveux secs.
  • Passer au dentifrice solide : bon, je ne vais pas vous mentir, ce point sera probablement le plus difficile de la liste,. Ce ne sont pourtant pas les options qui manquent, qu'elles soient maison ou du commerce, mais je ne sais pas trop si on arrivera à se faire à ce type de produit... Et j'avoue également que je me demande un peu si c'est réellement pratique à transporter en voyage. Enfin bon, qui ne tente rien n'a rien!
  • Favoriser les produits multi-usages au maximum : pourquoi avoir une crème pour les mains ET une pour le corps quand une seule peut faire le boulot de deux? Je vous ai déjà parlé de mon produit chouchou du moment, une crème Basis sensitiv de Lavera, qui remplit parfaitement son rôle partout où je l'applique (elle a même sauvé en deux jours à peine mon nez complètement écorché par un mouchage intensif!). Dans le même genre, je pense au beurre de karité, qui peut en plus faire office de baume à lèvres : du trois-en-un!
  • Bannir le savon liquide pour les mains (et peut-être pour le corps?) : même si on utilise uniquement des recharges que l'on versé dans un flacon-pompe, et qui sont donc moins polluantes qu'un nouveau flacon à chaque fois, ça reste un déchet plastique que l'on peut facilement éliminer. Il nous suffira d'utiliser des savons solides à la place. Ça tombe bien, j'en ai justement quelques uns d'avance, car on m'en a offert plusieurs fois mais je ne les utilisais pas sous la douche car je trouvais que ce genre de produit m'asséchait la peau. J'ai appris récemment que c'est parce qu'il ne s'agit pas de savons saponifiés à froid, qui, eux, sont bien plus doux pour l'épiderme. Je vais donc circonscrire l'usage de mes savons-pas-bons au lavage de mains, et puis peut-être que dans un second temps je passerai aux savons saponifiés à froid pour le reste du corps (mais pour l'instant on a encore un méga flacon de gel douche à terminer!)
ET VOILA, tu es arrivé à la fin de cet interminable article (aussi bien à lire qu'à écrire, dis toi que ta souffrance est partagée!) (si t'as tout lu en entier hein, rien n'est moins sûr... Si ce n'est pas le cas, je ne t'en veux pas, rassure-toi). Pour les pros du zéro déchets, ces actions pourront peut-être paraître assez minimes, mais je suis une partisane du "chaque chose en son temps", il me faut un certain moment pour mettre en place des routines et des habitudes. Pour les novices en revanche, ça peut paraître beaucoup d'un coup, mais une fois encore, il s'agit d'y aller progressivement et de découper la chose en petits morceaux pour la rendre plus digeste. C'est vraiment un pli à prendre, et ça se fait plus facilement qu'on ne se l'imagine. Et puis la communauté du zéro déchet grandit, de nombreux blogs et groupes Facebook sont consacrés à ce mode de vie et vous y trouverez toujours du soutien les jours où le découragement pointe. Chaque petit geste compte, ne laissez personne vous dire le contraire! Si vous aussi, vous avez des objectifs zéro déchet pour l'année 2017, n'hésitez pas à les partager avec moi, plus on est de fous, plus on rit ;)

jeudi 2 février 2017

Mes favoris du mois - janvier 2017

Qui dit début de mois dit article de favoris! C'est parti pour le cru de janvier 2017, et comme d'habitude on commence par la cuisine!


01. Vegan butternut macaroni and cheese (Macaronis au fromage vegan) | Annet Vesberg : quand j'ai vu les photos de ce plat sur Instagram, je crois bien que mon coeur s'est arrêté une seconde ^^ des pâtes, une sauce "fromagée" crémeuse à base de butternut, que demander de plus? On a rajouté des champignons de Paris poêlés dans la préparation, et même un peu de broccoli râpé pour la version gratin. J'imagine que du kale ou des épinards iront également très bien avec la sauce. Attention, les quantités sont astronomiques : on en a mangé une première fois tel quel, une seconde fois en gratin (avec de la chapelure par dessus), et j'ai pu me faire un troisième repas avec un jour où j'ai déjeuné seule. Donc vous pouvez facilement servir 5 personnes avec les proportions indiquées, même plus, parce qu'on est plutôt des gros mangeurs de pâtes. Donc si, contrairement à nous, vous savez vous tenir en présence d'un plat de macaronis, comptez même 6 parts!

02. Romanesco green curry (Curry vert au chou romanesco) | Local Heaven : si vous me lisez depuis un moment, vous savez peut-être que je suis une dingue de broccolis. Eh bien, je crois que c'est encore pire avec le chou romanesco : j'adoooooore ce légume, que je trouve malheureusement trop peu souvent au marché. C'était d'ailleurs le cas quand on a voulu faire cette recette, donc on s'est replié sur un broccoli, et ça marche bien aussi. On a aussi zappé la coriandre parce que chéri, il aime pas, mais au final la sauce reste tout de même très parfumée, un vrai régal pour les amateurs de currys que nous sommes!

03. Pizza jardin d'hiver : potiron, broccoli, pois chiches | Dorian cuisine : Courge + broccoli, vous sentez comme un thème dans mes recettes du mois, non?... Autant la recette originale de cette pizza, sur le blog Minimalist Baker (dont je suis pourtant une grande fan!), ne m'a jamais vraiment tentée, autant la version de Dorian m'a immédiatement tapé dans l'oeil! Mais comment voulez-vous résister à une si belle pizza, à l'air bien dorée et moelleuse? Bon, la mienne n'étais pas aussi jolie en sortant du four, mais elle était assurément délicieuse. J'aime beaucoup cette idée d'une sauce qui n'est pas à base de tomates, non seulement ça permet de varier les plaisirs, mais ça permet d'utiliser moins de tomates en hiver (même si en cette saison, je les achète en conserve uniquement, mais au final rien ne me garantit qu'elles ont bel et bien poussé en saison...). Et pour la petite anecdote : cette fois, on n'avait pas de broccoli au frigo, mais du chou romanesco, donc là aussi on a fait l'échange!

04. Gnocchi de potiron, sauce ail, cajou et sauge | La Table Verte : vous vous souvenez quand je vous disais que chéri aimait pas les gnocchis? Eh bien figurez-vous que suite à mon post, il a changé d'avis en goûtant mon gratin! Victoire! Ca faisait donc un moment que je voulais en refaire, et plus précisément à la courge, puisqu'il me restait de la purée de la recette de pizza (faut dire que j'ai une mamie qui me donne des citrouilles ENTIERES, loin de moi l'idée de me plaindre vu que j'adore ça, mais quand on en ouvre une, on en mange pendant 12 jours après, alors faut bien varier!). J'ai eu du mal à trouver une recette de gnocchis végane au potiron, et c'est chez Coralie que j'ai finalement déniché la perle rare! J'ai également testé la sauce, mais je pense que je n'ai pas mis assez de sauge car elle avait assez peu de goût. Cependant, la texture était bluffante, bien riche et crémeuse, mais là aussi, même en divisant les quantités par deux, j'en ai eu pour un régiment! J'ai congelé l'excès, on verra bien ce que ça donne à la décongélation...

Place maintenant aux favoris "divers" (ou lifestyle, en language bloguesque ^^). On commence avec une vidéo d'un youtubeur que j'ai rapidement mentionné dans mon post de favoris de décembre, à savoir Gurren Vegan. Je ne suis pas une grande consommatrice de vidéos Youtube, mais de temps en temps, je me laisse porter par les suggestions en page d'accueil, et c'est ainsi que j'ai découvert sa chaîne. Chéri et moi, on est vite devenus fan (même si en ce qui me concerne, la partie course/vélo ne m'intéresse pas plus que ça), et en particulier de la vidéo La police végane, que j'ai trouvé très juste et qui correspond tout à fait à la manière dont je veux vivre mon engagement. Le véganisme est un sujet que je vois apparaître de plus en plus dans les médias, et donc dans mon fil Facebook. A chaque fois dans les commentaires, c'est la guerre entre omnis et véganes, parfois même entre véganes, et je dois dire que ce genre de pseudo-débats stériles et cette attitude de jugement permanent ont tendance à me déprimer/me mettre en colère car je trouve que ce n'est absolument pas productif, encourageant ou bénéfique pour la cause. La vidéo de Gurren Vegan est arrivée pile au bon moment, juste après un mois de décembre qui m'avait mis un peu le moral dans les chaussettes (comme vous avez pu le voir dans mes articles de début d'année...) et ça m'a fait le plus grand bien d'entendre ce genre de message!


Mon second favori de janvier est, une fois n'est pas coutume, un cosmétique. Il est très rare que je parle beauté ici, non pas que le sujet ne m'intéresse pas, mais je ne me sens absolument pas légitime pour prodiguer des conseils. Il faut dire que j'ai une routine très minimaliste, d'une part parce que je suis une adepte du naturel (aussi bien en terme de composition des produits qu'en terme de maquillage), et surtout parce que je suis beaucoup trop flemmarde pour m'imposer durablement u routine qui dépasse le simple duo nettoyage + hydratation. De plus, j'ai une peau très sèche et assez sensible, qui peut réagir à certains composants, donc je m'en tiens vraiment au minimum. Et c'est justement de ma peau très sèche dont je voudrais vous parler aujourd'hui : en hiver, j'ai souvent tendance à développer de l'eczéma (enfin, encore plus que pendant les autres saisons quoi...), j'ai des plaques sèches sur les bras, la peau qui tire, bref, le bonheur quoi. Jusqu'à présent, je n'ai jamais trouvé de crème véritablement efficace sur tous ces problèmes, et croyez-moi, j'en ai essayé des tas parmi les crèmes prescrites pas les dermatos, celles qu'on trouve en parapharmacie, celles du commerce, ou celles des boutiques de cosmétiques. Et puis à Noël, ma mère m'a offert la crème Basis Sensitiv de Lavera en m'en vantant les mérites. Elle est notamment à base de beurre de karité et d'huile d'amande, avec une composition ultra clean, végane et cruelty-free. Cela fait maintenant un mois que je l'utilise et cette crème est un véritable miracle qui a dégommé mon eczéma en un temps record. Sa texture est riche mais ne colle pas et pénètre bien la peau, et elle a une odeur très douce et agréable. Cerise sur le gâteau : l'emballage est en métal, donc entièrement recyclable, et à l'infini! Donc si vous aussi vous cherchez désespérément une crème pour venir à bout d'une peau très sèche, je ne peux que vous conseiller de tester celle-ci (disponible en magasins bio).

Erased - Kei Sanbe - 8 tomes aux éditions Ki Oon

Et pour finir, je voudrais vous présenter un manga que j'apprécie énormément : Erased, de Kei Sanbe. C'est grâce à ma mère que j'ai découvert ce titre, puisqu'elle m'avait offert le premier tome à Noël il y a quelques années. Il faut croire qu'elle a le nez creux pour dénicher des séries qui me plaisent puisque, des années plus tôt, elle m'avait aussi offert un tome de D-Gray Man qui est également devenu un de mes mangas préférés (même si je désespère d'en lire un jour la fin tant les chapitres mettent du temps à sortir...). Erased narre l'histoire de Satoru, un jeune homme doté d'un pouvoir étrange et incontrôlable : lorsqu'un incident se produit, il est projeté quelques minutes en arrière, jusqu'à ce qu'il parvienne à empêcher l'accident de se produire. Un jour, sur un parking en compagnie de sa mère, l'une de ses "rediffusions" lui permet d'empêcher un enlèvement d'enfant. Sa mère remarque en effet un individu suspect, qui lui rappelle alors toute une série de meurtres d'enfants survenus quand Satoru avait 8 ans. Le soir même, elle est assassinée au domicile de son fils, qui est alors accusé du crime. En cherchant à échapper à la police, son pouvoir se déclenche et le ramène non pas quelques minutes en arrière, mais bien plusieurs années dans le passé, à l'époque de ces fameux meurtres. Satoru parviendra-t-il à changer le cours du temps et à sauver ses camarades ainsi que sa mère?

Si je vous parle de ce manga, c'est parce que le huitième et dernier tome est sorti en fin de mois et que je me suis évidemment empressée de l'acheter. Il apporte sa conclusion à une histoire digne des meilleurs thrillers, et qui ma tenue en haleine jusqu'au bout. L'intrigue est extrêmement bien ficelée, le suspense savamment dosé, et les retournements de situations sont véritablement inattendus sans être grotesques. Même si vous n'êtes pas un grand amateur de mangas, c'est une série que je vous conseille car elle s'éloigne des clichés du genre et je pense qu'elle a la capacité de captiver un public plus larges que les passionnés de BD japonaise. Et si vous êtes intéressés par mes lectures, restez dans le coin car j'ai deux articles prévus à ce sujet pour le mois de février ;) Passez une bonne fin de semaine et un excellent weekend!