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lundi 24 janvier 2022

Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge

S'il y a bien un mois plein de contradictions en cuisine, du moins sur internet, c'est le mois de janvier. D'un côté on a la team galette, qui rivalise d'inventivité pour proposer sans cesse de nouvelles déclinaisons, et de l'autre la team détox qui a pour objectif "d'éliminer les excès des fêtes". Même France Inter s'y est mis l'autre jour avec une émission sur les jeûnes, les mono-diètes et autre joyeusetés (lol). Au vu du sujet de mon article, on pourrait se dire que je joue dans la deuxième catégorie, mais PAS. DU. TOUT !

Alors, on va mettre les choses au clair tout de suite : les détox, c'est de la fumisterie marketing qui ne repose sur aucune preuve scientifique. Le corps humain est déjà équipé d'un foie et d'une paire de reins qui lui permettent de filtrer les toxines au quotidien (sauf cas particulier de maladies hépatiques ou rénales), donc il n'a absolument pas besoin d'une cure de jus gingembre/spiruline/champignons adaptogènes/poudre de fées.



Quant aux "excès des fêtes", eh bien... Oui, il est probable que vous ayez un peu abusé sur la bouffe à Noël (du moins si vous n'aviez pas le Covid comme moi), et alors ?... C'est fait pour ça les repas de fête non ? L'équilibre alimentaire, c'est quelque chose qui se construit sur la durée, pas sur deux semaines dans l'année, le corps est capable de se réguler tout seul, alors on arrête de paniquer. Manger un peu moins après les fêtes parce qu'on a pas faim après les gros repas et qu'on sent que notre système digestif a besoin d'un peu de repos, oui, mais se mettre au régime dès le 1er janvier et écrire "perdre 2 kilos" dans sa liste de bonnes résolution qu'on ne tiendra pas, c'est non. Et puis, franchement, si vous avez réellement pris du poids à Noël, c'est pas grave. Non, vraiment, je vous assure. Ca ne fait pas de vous quelqu'un de moins bien. Ca ne change pas la personne que vous êtres. Ca ne vous rend pas moins digne d'affection. Et à moins que vous n'ayez un diabète et un taux de cholestérol qui crèvent le plafond, ça ne met pas votre santé en danger. Donc vraiment, ça ne change rien à votre vie, même si on nous a fait croire le contraire depuis le début de notre existence ou presque. On reparlera de tout ça dans un autre post, si j'arrive à finir de l'écrire.


Bref, vous l'aurez donc compris, si je poste une recette de soupe en janvier ce n'est donc pas dans une optique de détox mais simplement parce que : 

1) attention scoop : c'est l'hiver et on se caille (surtout ici en Alsace. Les gens qui vivent dans le Sud et qui se plaignent d'avoir 12°C en janvier, vous savez pas de quoi vous parlez. Et c'est une béarnaise qui vous dit ça !)

2) j'adore la soupe

3) c'est mon blog ici donc jfais ske jveux et si je veux poster une recette de soupe eh ben je poste une recette de soupe okay ?!

4) celle-ci en particulier, elle est vraiment très très très bonne, avec ses morceaux de potimarron bien tendres dont la douceur se marie à merveille avec le lait de coco et la pâte de curry. Les lentilles, source de protéines et de fer, font de cette soupe un vrai repas complet, on joue pas dans la même catégorie que le bouillon aux vermicelles de mamie ! Le pak choy, c'est pour la petite touche de vert, parce qu'un plat végane sans herbe dedans c'est contraire à la loi. Non, en vrai c'est tout simplement parce que c'est un de mes légumes préférés en ce moment donc j'en mets un peu partout mais vous pouvez sans problème le remplacer par des épinards ou des blettes si vous n'en avez pas, ça apporte un contraste de textures sympa. On ne fait surtout pas l'impasse sur le jus de citron vert au moment du service, il vient vraiment réveiller toutes les saveurs de la soupe, et en plus il aide à améliorer l'absorption du fer contenu dans les lentilles. Et bien sûr, on finit avec de la coriandre fraîche, du moins pour ceux qui aiment, les autres vous avez le droit d'aller engueuler vos parents de vous avoir refourgué du matériel génétique défectueux qui vous fait confondre son goût fabuleux avec celui du savon. Si avec tout ça je vous ai pas donné l'envie de lâcher votre bol de bouillon détox au radis noir, je sais pas ce qu'il faut de plus !


Quelques précisions sur les ingrédients pour finir. Concernant la pâte de curry thaï : elle s'achète bien évidemment en épicerie asiatique, mais elle peut aussi se trouver en grandes surfaces, au rayon cuisines du monde. Vérifiez bien les ingrédients car certaines peuvent contenir de la sauce de poisson ou de la pâte de crevettes. Il existe plusieurs variétés de pâtes de curry, je suis loin de toutes les connaître et de pouvoir dire la différence entre chaque, donc je ne peux pas affirmer que toutes conviennent pour cette recette, mais ici vous pouvez sans crainte utiliser de la pâte de curry verte ou jaune (la variété est généralement bien identifiée sur l'étiquette). Attention, c'est un condiment souvent assez piquant (et la verte encore plus que la rouge), donc allez-y mollo si vous ne connaissez pas cet ingrédient, surtout si le bocal est neuf. De toute façon, le gingembre, l'ail et la citronnelle créent déjà une bonne base aromatique, et la pâte de curry est très parfumée, donc même si vous en mettez peu votre soupe ne sera pas fade. Au besoin, vous pouvez toujours en rajouter au fil de la cuisson, en la diluant dans un peu d'eau au préalable. Le sucre et le jus de citron vert vont aider à tempérer un peu le piquant (et puis bon, le piment en hiver ça réchauffe !). Pour la citronnelle, là aussi elle se trouve en épicerie asiatique, fraîche et entière ou surgelée et hachée, et Picard en vend également. Vous pouvez remplacer le potimarron par de la courge butternut, de la patate douce ou même des carottes, et le pak choy par des épinards ou des blettes, peut-être même par du chou chinois, du chou vert ou du chou kale ou cavolo nero. Pour les trois derniers, il faudra adapter le temps de cuisson car leurs feuilles sont plus dures.


Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge {végane, sans gluten, sans soja}
Pour 2 à 3 personnes en plat principal :
- 250 g de potimarron (ou butternut ou patate douce, ou carottes)
- 75 g de pak choy (ou blettes ou épinards, ou chou chinois, ou kale, cavolo nero ou chou vert)
- 75 g de lentilles brunes sèches 
- 1 cs de pâte de curry rouge (à doser selon votre résistance au piment)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle (ou 1 cs de citronnelle hachée surgelée)
- 200 ml de lait de coco
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc sucre
- huile végétale neutre
- pour servir : coriandre fraîche, citron vert

Faire cuire les lentilles dans une casserole d'eau bouillante jusqu'à ce quelles soient tout juste tendres (10 à 15 minutes). Égoutter et réserver.

Couper le potimarron en tranches fines (3 mm). Il n'est pas nécessaire de le peler. Nettoyer le pak choy et découpez les plus grandes feuilles en lamelles si nécessaire.

Râper ou hacher finement l'ail et le gingembre. Retirer les feuilles externes dures de la tige de citronnelle et couper le haut de la tige pour ne garder que le bulbe tendre. L'écraser avec le plat du couteau et le hacher finement.

Dans une casserole, faire revenir l'ail, le gingembre, la citronnelle, et la pâte curry dans un peu d'huile à feu moyen en remuant constamment jusqu'à ce qu'ils embaument. Ajouter le lait coco et le bouillon en grattant le fond de la casserole pour récupérer tous les aromates. Porter à ébullition.

Ajouter les tranches de potimarron, puis baisser le feu et cuire à couvert pendant 10 min. Si besoin vous pouvez ajouter un peu plus de pâte de curry diluée dans un peu d'eau à ce stade.

Ajouter les lentilles, le sucre et laisser cuire encore 10 min.
 
Ajouter le pak choy et cuire 2 minutes supplémentaires. Si vous utilisez du chou kale, cavolo nero ou chou vert, adaptez le temps de cuisson car les feuilles sont plus dures.

Gouter et rectifier l'assaisonnement. Servir parsemé de coriandre fraîche et d'un trait de jus de citron vert.

lundi 9 novembre 2020

Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil

Après ma recette de ramen qui, je dois l'admettre, n'était pas des plus simples, voici une recette beaucoup moins complexe, et surtout beaucoup plus locale pour l'Alsacienne d'adoption que je suis !

Acheter des légumes locaux à toujours été quelque chose d'important pour moi. Depuis que je suis étudiante et donc que j'ai commencé à faire mes propres courses, j'ai toujours cherché à favoriser les maraîchers autour de moi et je crois avoir testé à peu près tous les systèmes qui existent. Je me souviens encore de ces dimanches où je prenais le bus, depuis ma résidence universitaire paumée dans la banlieue grenobloise, pour aller sur une petite place du centre ville où se tenait un marché de producteurs. J'adorais y aller, acheter des légumes non calibrés qui me rappelaient ceux que ma grand-mère nous donnait (d'ailleurs j'aimais particulièrement me fournir auprès de papis et mamies avec un stand minuscule, tant ils me rappelaient mes propres grands-parents, avec leurs mains ridées aux ongles noircis de terre), à tel point que parfois je m'emballais, et une fois rentrée, je me demandais comment j'allais pouvoir manger tout ce que j'avais ramené. Mais finalement, comme j'emportais parfois ma gamelle pour le midi, je n'ai jamais eu à jeter quoi que ce soit (enfin sauf la fois où j'ai fait un raté culinaire monumental que je vous raconte ici...).

En deuxième année d'études, je me suis mise en coloc avec une amie et nous nous sommes inscrites à une AMAP qui livrait sur le campus. On était 3 à partager un panier, que je récupérais tous les lundis soirs avant mon cours de japonais, où j'arrivais systématiquement en retard et avec un cabas d'où dépassaient poireaux et salades. Ma prof me demandait toujours quels légumes j'avais eus et j'ai appris bon nombre de noms japonais à cette occasion ! C'est à cette époque que j'ai vraiment appris à cuisiner les légumes, étant donné que les paniers des AMAP, c'est toujours un peu la loterie. Je crois bien que mon amour avec le kimchi, et par extension avec la cuisine coréenne, a débuté à cette époque-là, puisqu'il a bien fallu que je fasse quelque chose des choux chinois que je découvrais alors.


Lors de mon semestre Erasmus en Allemagne, j'allais aussi faire le marché (du coup je suis assez calée en noms de fruits et légumes dans la langue de Gœthe également !), et idem de retour en France lors de mes premières années de boulot. Plus tard, j'ai testé le système de cueillette, où les légumes étaient à un prix ridiculement bas (le kilo de haricots verts ou plats était à 3€ si je me souviens bien, il n'était donc pas rare qu'on en engloutisse 2 kilos à deux par semaine !). 

En arrivant à Mulhouse, je me suis à nouveau inscrite dans une AMAP et j'ai mangé des kilos de chou, comme en témoignent mes articles de 2018 ! J'ai malheureusement dû interrompre mon inscription pour plusieurs raisons et j'avoue que ça me manque parfois un peu. J'ai fait quelques fois le marché mais comme il est à l'autre bout de la ville par rapport à chez moi, ce n'est pas très pratique... Heureusement, un petit producteur local a installé un stand devant la gare, qui est à même pas 10 minutes à pieds de mon appart, avec un système de paniers qu'on peut commander en connaissant le contenu et avec possibilité d'échanger certains produits, et aussi de la vente libre de légumes, fruits, champignons et conserves maison. Bref, le rêve !

Sauf qu'avec le confinement, il a arrêté de venir, et aujourd'hui il ne peut malheureusement plus assurer ce service car la demande dépassait sa capacité de production... Je me suis donc tournée vers un système que je n'avais presque jamais expérimenté jusqu'à présent : La Ruche qui Dit Oui ! Je dois avouer que ce n'est pas ma solution préférée car les producteurs ne touchent pas l'intégralité du prix de vente des produits (ce qui les rend assez chers en fin de compte, puisqu'il faut y ajouter 20% de frais de fonctionnement), et ils doivent déclarer un minimum de vente et si celui-ci n'est pas atteint, toutes les commandes sont annulées. Cela ne leur garantit donc pas un revenu stable, contrairement aux AMAP qui voient leurs clients s'engager pour 1 an (mais qui sont malheureusement en déclin car on leur reproche parfois leur manque de flexibilité). Cependant la Ruche de Mulhouse est très dynamique et les producteurs sont assurés d'avoir des commandes régulières, au point que certains ont même été débordés pendant le premier confinement !


Bref, tout ça pour vous montrer qu'il existe de nombreuses solutions pour soutenir vos producteurs locaux (il y a aussi les ventes en direct dans les fermes !), ce qui me semble particulièrement important en ce moment, plutôt que d'enrichir encore plus les géants de la grande distribution ! Place à la recette maintenant : je l'ai réalisée dans le cadre d'un petit concours organisé par la Ruche, justement, sur le thème des courges. Je me suis inspirée d'une de mes précédentes recettes, ma focaccia au potimarron et pesto, mais en version tarte flambée et en remplaçant le basilic par du persil pour une version 100% de saison. Faire une flammekueche végane n'est pas bien compliqué, il suffit d'utiliser du yaourt de soja pour la base et on peut y mettre à peu près tout ce qu'on veut par dessus : lardons de tofu fumé, champignons,  oignons, fromage végétal, noix, etc. Le seul bémol, c'est que le yaourt de soja est moins gras et contient plus d'eau que la crème animale, et a donc tendance à s'évaporer à la cuisson, ce qui donne une tarte assez sèche. La parade que jai trouvée pour remédier a ce problème est de faire précuire la pâte, et de rajouter du gras dans le yaourt, mais je pense que vous pouvez également faire dégorger un peu ce dernier dans une étamine afin d'obtenir quelque chose de plus dense. Quant au pesto de persil, il vous restera du rab que vous pourrez utiliser comme du pesto classique dans des pâtes, salades de céréales, etc.


Tarte flambée au potimarron et champignons, pesto de persil {végétalien}
Pour le pesto :
- les feuilles d'un bouquet de persil plat
- 30 g de noisettes ou de noix décortiquées
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 10 cl d'huile d'olive
- 1 bonne pincée de gros sel
Pour la tarte flambée :
- 1 fond de tarte (j'utilise la recette de La Cuisine de Bernard)
- 4 cs de yaourt de soja
- 1 cs d'huile qui supporte la chaleur (j'utilise de l'huile de tournesol spéciale cuisson)
- sel, poivre, noix de muscade au goût
- 50 g de potimarron 
- 75 g de champignons au choix (ici des girolles)
- 1 petit oignon
- 1 cs de vin blanc (optionnel)
- huile végétale pour cuisson
- sel

Préchauffer le four à 210°C avec une plaque de cuisson à l'intérieur.

Découper le potimarron en tranches de 2 à 3 mm, badigeonner légèrement chaque tranche d'huile et mettre dans le four en train de préchauffer le temps de préparer les autres ingrédients.

Preparer le pesto : mixer tous les ingrédients ensemble. Réserver. Le reste de pesto se conserve plusieurs jours dans un bocal au frais.

Nettoyer les champignons et couper en morceaux s'ils sont gros. Faire revenir à feu vif dans un peu d'huile végétale avec une pincée de sel jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Réserver.

Émincer l'oignon en lamelles. Faire dorer dans un peu d'huile à feu vif. Quand l'oignon commence à colorer, déglacer avec le vin blanc et réserver.

Retirer le potimarron du four.

Étaler le fond de tarte sur un tapis de cuisson. Enfourner à blanc pendant 5 minutes.

Pendant ce temps, mélanger le yaourt avec 1 cs d'huile, assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Retirer le fond de tarte du four. Répartir le yaourt sur le fond de tarte, puis disposer les oignons, les champignons et le potimarron par dessus. Enfourner pour 10 minutes supplémentaires.

Garnir la tarte de pesto de persil et servir.

jeudi 6 juin 2019

Curry de blettes et pois chiches // Swiss chard and chickpea curry

Vous connaissez l'histoire de la nana qui attend qu'il fasse à nouveau grand soleil et 30°C pour poster une recette de curry croisé avec une soupe de nouilles ? Ben c'est moi. Pour ma défense, je pourrais m'avaler un bol de ramen par n'importe quelle température ! (Et pour ma défense bis, alors que j'avais rédigé cet article quelques jours auparavant sous une chaleur écrasante, on a eu un gros orage la nuit dernière qui a bien fait chuter les températures, donc on peut à nouveau envisager de manger autre chose que de la salade. Si ça c'est pas une coïncidence parfaite...). Cependant, si l'idée d'une soupe en cette saison ne vous emballe pas, vous pouvez réduire la quantité de bouillon dans la recette pour obtenir un curry plus épais à à servir avec une céréale ou des pains plats ou pains vapeur. Mais en tout cas ne passez pas a coté de cette recette qui pourrait bien changer votre vision des blettes!


Faut dire que c'est pas un légume super glamour à la base, j'ai personnellement eu beaucoup de mal à l'apprivoiser, mais maintenant que c'est fait, j'adore ça! Je dois l'idée de cette recette à ma mère, qui m'a un jour parlé d'un curry blettes/pois chiches qu'elle avait cuisiné quelques temps auparavant. Là où c'est marrant, c'est qu'en fait l'idée lui était venue après un curry que j'avais fait lors d'une de mes visites chez mes parents, et dans lequel j'avais mis des blettes cueillies dans le jardin de ma grand-mère, où elles poussent en abondance (ma copine Délia vous confirmera que ça pousse tout seul!). Ma mère avait adoré ce plat alors qu'elle n'est pourtant pas une grande amatrice de blettes, et depuis elle les cuisine régulièrement en curry! Donc si ce n'est pas un légume qui vous fait rêver, je vous suggère de retenter quand même le coup avec du lait de coco et des épices, vous m'en direz des nouvelles !



Ici, j'avais en tête un plat assez liquide pour pouvoir être mangé avec des nouilles de blé ou de riz (ou pourquoi pas des raviolis asiatiques), sur une base d'échalote, gingembre, citronnelle et poudre de curry jaune, et je voulais que la saveur du lait de coco soit présente sans non plus être prédominante. On saupoudre d'une bonne dose d'herbes fraîches, de graines et/ou de cacahuètes concassées, d'un trait de jus de citron vert, et pour les plus téméraires de piment frais, et c'est parti pour la transpiration dégustation ;)



Curry de blettes et pois chiches {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 4 ou 5 tiges de blettes (cotes et feuilles)
- 250 g de pois chiches cuits
- 1 échalote
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais dee la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle
- 1 piment thaï frais (optionnel)
- 1 cs de curry en poudre
- 200 ml de lait de coco
- 500 ml de bouillon de légumes
- 1 à 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin, pour une version sans soja utiliser de la sauce coco aminos ou simplement du sel)
- 1 à 2 cs de sucre
- huile végétale neutre
Pour servir, au choix :
- nouilles ou céréale cuite au choix
- jus de citron
- herbes fraîches (coriandre, oignon nouveau, basilic thaï)
- cacahuètes ou graines toastées et concassées
- copeaux de noix de coco toastés
- huile de sésame
- citron vert
- sauce piquante ou piment frais

Peler l'échalote, l'ail et le gingembre. Retirer les premières feuilles externes de la branche de citronnelle ainsi que le haut de la tige pour ne garder que la partie tendre du bulbe. Si vous le souhaitez, épépinez le piment.

Émincer finement le tout ou réduire en pâte dans un mixeur.

Séparer les côtes et les feuilles des blettes. Découper les côtes en tronçons d'environ 1 cm et hacher grossièrement les feuilles.

Faire chauffer 1 cs d'huile dans une casserole et y faire revenir le mélange à l'échalote à feu moyen, jusqu'à obtenir une légère coloration.

Ajouter le curry, bien mélanger et faire revenir 1 minute.

Verser le bouillon de légumes et bien gratter le fond de la poêle pour décoller les sucs de cuisson. Ajouter le lait de coco et mélanger. Goûter et assaisonner avec de la sauce soja et du sucre selon votre goût. Porter à ébullition.

Quand le bouillon bout, ajouter les cotes de blettes. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Une fois les côtes de blettes cuites, ajouter les feuilles et les pois chiches. Laisser mijoter encore quelques minutes pour attendrir les feuilles.

Rectifier l'assaisonnement et servir avec les garnitures désirées.



Swiss chard and chickpea curry {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 4 or 5 Swiss chard stems (with leaves)
- 250 g cooked chickpea
- 1 shallot
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 lemongrass stalk
- 1 fresh bird eye chili (optional)
- 1 tbs curry powder
- 200 ml (approx. 1 cup) coconut milk
- 500 ml (approx 2 cups) vegetable stock
- 1 to 2 tbsp soy sauce (GF if need be, for a soy-free version use coconut aminos or salt)
- 1 to 2 tbsp sugar
- neutral vegetable oil
To serve (suggestions) :
- cooked noodles or grain of your choice
- fresh herbs (cilantro, scallions, Thai basil)
- roasted and chopped peanuts or seed of choice
- toasted coconut flakes
- sesame oil
- hot sauce or sliced bird eye chili
- lime juice

Peel the shallot, garlic and ginger. Remove the outer leaves of the lemongrass stalk and cut out the top, leaving only the tender bulb. If desired, remove the seeds from the chili.

Finely chop all the ingredients above or blend to a paste.

Separate the chard stems from the leaves. Slice the stems in 1cm (1/2 inch) pieces and roughly chop the leaves.

Heat 1 tbsp oil in a pot and cook the shallot mix on medium heat, until slightly golden. Add the curry powder, stir and cook for 1 minute.

Pour the vegetable stock in, scraping the bottom bits into the pan. Add the coconut milk and stir, taste and adjust the seasoning with soy sauce and sugar, then bring to a boil.

Add the chopped stems, cover and simmer on medium heat until the chard is tender.

Add the leaves and chickpea and cook a few more minutes, until the leaves are wilted.

Adjust the seasoning and serve with your choice of toppings.

jeudi 14 février 2019

Haricots blanc au chorizo végétal et fenouil caramélisé

Je sais, je sais, vous vous dites que j'ai complètement pété les plombs pour vous proposer une recette de haricots le jour de la Saint Valentin. Bah ouais quoi, les haricots, c'est pas hyper glamour, ça fait péter, on a vu plus romantique quand même... Mais vous savez quoi? À moins que vous ne vous appeliez Valentin, auquel cas je vous souhaite une bonne fête, je m'en tamponne le coquillard avec une feuille de monstera deliciosa, de cette énième fête commerciale qui vise à nous faire acheter des trucs dont on a pas besoin. J'ai jamais vraiment accordé d'importance à cette fête, mais cette année elle me sort par les yeux puissance 1000.


Alors OK, si la St Valentin c'est votre délire et que vous aimez consacrer cette journée à la personne que vous aimez, mettre de la lingerie sexy, y aller à fond sur les bougies, offrir du chocolat ou que sais-je, eh bien faites-vous plaisir, tant que c'est VOUS qui l'avez décidé. Mais si vous pouviez privilégier les cadeaux éthiques ou les expériences plutôt qu'une nouvelle machine à café, c'est quand même cool.


Mais moi, j'en peux plus, de l'aspect hyper oppressif, sexiste, et hétéronormé de cette célébration. J'en peux plus de voir des pubs avec des nanas en lingerie, comme si on devait toutes s'offrir docilement et joliment emballées à nos mecs ce soir. Et pendant ce temps, elles sont où, les pubs avec des gars à moitié à poil, hein?


D'ailleurs, à eux aussi on leur met la pression, pour qu'ils nous organisent une journée parfaite et nous couvrent de cadeaux (censés répondre à nos désirs les plus profonds alors qu'ils sont souvent plus sexistes les uns que les autres...), alors qu'on sait toutes qu'on préférerait qu'ils fassent leur part de tâches ménagères plutôt que de nous offrir une énième paire de boucles d'oreilles. Et puis, on en parle, du coût écologique désastreux des roses en plein hiver, ou de l'or et autres métaux précieux ?


J'en peux plus qu'on érige le couple en modèle absolu de bonheur (et par là j'entends le couple blanc et hétérosexuel, dites-moi un peu combien de couples homosexuels ou de couleur vous avez compté sur les pubs?...) et de la pression qu'on met sur les célibataires, qu'ils le soient par défaut ou par choix, ou sur tous les gens malheureux dans leur relation, que ce soit de leur fait ou de celui de leur couple.


Parce que non, le couple ne fait pas tout. J'aimerais vous servir des belles phrases comme "all you need is love", j'aimerais même y croire moi même, mais mon expérience personnelle me fait dire que ce n'est pas toujours vrai. Si la Saint-Valentin à un goût particulièrement amer dans ma bouche aujourd'hui, c'est parce que cela fait 6 mois que mon ex-compagnon a choisi de s'oter la vie, et ce malgré tout l'amour qu'on avait l'un pour l'autre, malgré tout ce qu'on avait vécu ensemble et qu'on aurait pu vivre. Alors en cette journée soit-disant réservée aux amoureux, j'aimerais vous dire de vous aimer vous-mêmes avant toute chose, car vous êtes la personne la plus importante de votre vie.


Haricots blancs au chorizo végétal et fenouil caramélisé {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de haricots blancs secs trempés toute une nuit ou 400 g de haricots blancs frais
- 1 oignon
- 1 morceaux de branche de céleri d'environ 7 cm
- 1 carotte moyenne
- 2 gousses d'ail
- 1 feuille de laurier
- 2 branches de thym
- 2 clous de girofle
- 50 g de chorizo végétal (maison ou du commerce), ou à défaut 1/2 cc de piment fumé
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs de sucre roux
- huile d'olive
- sel et poivre
Pelez l'ail, l'oignon et la carotte. Coupez l'oignon en quarts et plantez un clou de girofle dans chaque. Coupez la carotte en quatre dans la longueur puis en longs bâtonnets (environ de la même taille que la branche de céleri)
Découpez le chorizo en rondelles.
Placez les haricots, le chorizo, l'ail, l'oignon piqué de clous de girofle, la carotte, le céleri, le thym et le laurier dans une cocotte minute ou une grande casserole. Ajoutez 1 litre d'eau. Faites cuire les haricots 45 min minutes à la cocotte, ou 1h30 dans de l'eau bouillante.
Retirez le thym, le laurier et les clous de girofle après cuisson. Réservez les rondelles de chorizo à part. Égouttez les haricots et réservez l'eau de cuisson.
Découpez le fenouil en quarts en conservant la base pour que les différentes couches restent attachées.
Dans une sauteuse, faites chauffer 2 cs d'huile d'olive. Ajoutez le sucre et déposez les morceaux de fenouil en une seule couche. Laissez caraméliser à feu vif puis retournez pour faire dorer de tous les côtés.
Ajoutez environ 2 cm d'eau de cuisson des haricots dans la poêle, portez à ébullition puis couvrez et baissez le feu. Laissez mijoter le fenouil à feu doux pendant une quinzaine de minutes, en le retournant à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'il soit tendre. Réservez.
Faites sauter les rondelles de chorizo dans la même poêle jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes. Ajoutez les haricots cuits (avec l'oignon, l'ail, le céleri et la carotte), salez et poivrez, puis déposez le fenouil caramélisé sur le dessus.  Mouillez avec un peu de liquide de cuisson et portez le tout à température. (Le reste du liquide de cuisson peut être utilisé comme bouillon dans une soupe)
Servez chaud arrosé d'un filet d'huile d'olive.

jeudi 7 février 2019

Quiche au potimarron et pesto // Red kuri squash and pesto quiche

Si vous me suivez sur les Instagram, vous n'avez probablement pas raté le scoop, tant j'ai soulé tout le monde avec ça : j'ai la grippe. Enfin, du moins, je l'ai au moment où je rédige ce post et j'espère qu'elle sera passée au moment de sa publication. Désolée à tous ceux à qui j'ai rebattu les oreilles avec cette info d'une importance absolument (pas) capitale, mais j'aime vraiment pas être malade (qui aime ça, en même temps ?!) et je me transforme en Caliméro dans ce genre de moments... (EDIT : au moment de la publication de ce post, ma grippe est bel et bien terminée, en revanche elle a entre temps muté en sinusite carabinée qui m'a endolori toute la pommette droite pendant 3 jours, et maintenant elle migre vers le côté gauche. Si jamais vous croisez mon système immunitaire, dites-lui de rentrer à la maison SVP)


Bon, du coup vous m'en voudrez pas pour le manque total d'inspiration pour le texte de ce post, hein. Je vous dirai juste que le mélange potimarron + pesto, ça déboite (je l'avais déjà mis en scène ici). C'est d'ailleurs dans une tarte salée que j'ai découvert cette association pour la première fois, grâce à une recette issue du livre Variations Potimarron de Cléa. Je l'ai couplée à ma recette de quiche végane favorite, la tarte crémeuse carotte/curry dans Vegan de Marie Laforêt, que j'ai légèrement adaptée pour l'occasion. Et paf! Ça ne fait des Chocapic mais plutôt ma nouvelle quiche préférée de l'hiver (pardon pour l'humour pas drôle, mais j'ai la grippe, vous aviez compris hein?)



Quiche au potimarron et pesto {végétalien, option sans gluten, option sans noix}
Pour une tarte (4 personnes)
- 150 à 200 g de potimarron (poids sans graines)
- 150 à 200 g de tofu ferme (vous pouvez utiliser le tofu-carton Bjorg ou Céréal pour cette recette)
- 200 ml de crème végétale (ou de lait végétal + 1 cs de fécule)
- 150 ml de lait végétal
- 2 cs de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 3 cs de pesto végane (vérifiez qu'il ne contient pas de noix de cajou si vous êtes allergique aux noix, c'est souvent le cas de ceux du commerce)
- 1 pâte brisée végane,sans gluten si besoin (je fais la mienne en mélangeant 150 g de farine, 5 cs d'huile d'olive, 1 pincée de sel, et un peu d'eau ajoutée graduellement pour obtenir une pâte homogène)
- sel et poivre

Réserver quelques tranches de potimarron pour le dessus de la tarte et râper grossièrement le reste (inutile de le peler, la peau est parfaitement comestible une fois cuite).

Émietter le tofu dans un bol et ajouter le reste des ingrédients de la garniture (crème, lait, pesto, fécule), ainsi que le potimarron râpé. Mixer brièvement au mixeur plongeant (ou dans un robot culinaire). Rectifier l'assaisonnement au goût.

Étaler la pâte et foncer un moule à tarte. Verser l'appareil dans la pâte et répartir les lamelles de potimarron réservées sur le dessus.

Cuire 30 à 45 min dans un four à 180°C. Le dessus de la tarte doit être bien doré et les tranches de potimarron fondantes. Servir à la température désirée, la tarte est aussi bonne chaude que tiède ou froide.


Red kuri squash and pesto quiche {vegan, gluten-free option, nut-free option}
Makes 1 quiche (serves 4)
- 150 to 200 g red kuri squash (weighted without the seeds)
- 150 to 200 g firm tofu
- 200 ml vegan creamer (or use 200 ml plant milk + 1 tbsp starch)
- 150 ml plant milk
- 2 tbsp potato or corn starch
- 3 tbsp homemade or storebought vegan pesto (make sure it doesn't contain cashew if you're allergic to nuts)
- 1 pie crust, gluten-free if needed (I make mine by combining 150 g all purpose flour, a pinch salt, 4 tbsp olive oil and a bit of water, added gradually while kneading until I get a soft and not sticky dough)
- salt and pepper to taste

Keep a few slices of the squash for decorating the quiche and coarsely grate the remaining part (no need to peel it, the skin is edible once cooked).

In a wide bowl, crumble the tofu. Add in the other ingredients of the filling (creamer, milk, pesto, starch) and the grated squash. Blend briefly with a hand blender or in a food processor. Season to taste.

Roll the dough and line a pie dish with it. Pour the filling into the crust and top with the reserved squash slices.

Bake for 30 to 45 minutes at 180°C (360F). The top of the quiche must be golden and the squash slices tender. Serve at the desired temperature, the quiche is equally good hot, warm or cold.

jeudi 24 janvier 2019

Crème de fenouil à l'amande et citron confit // Cream of fennel with preserved lemon and almond butter

Eh bien, heureusement qu'on a jusqu'à fin janvier pour présenter nos voeux, parce que je suis sacrément à la bourre cette année! Il faut dire que je n'accorde habituellement pas une importance phénoménale au nouvel an et à toutes les traditions qui vont avec. Bien sûr, c'est une occasion de faire la fête, mais comme en général tous les restos/bars/cinés/boîtes sont pleins à craquer, ça a plutôt tendance à me gaver qu'autre chose (#vismaviedintrovertie #jaimepaslesgens). Cependant, cette année, je peux vous dire que j'étais plus qu'heureuse de laisser 2018 derrière moi. Ce fut sans conteste la pire année de ma vie, et pourtant j'avais déjà connu un réveillon plus que morose en 2016 et je ne pensais pas pouvoir faire pire... On oublie donc l'idée du bilan 2018 hein, vous m'en voudrez pas, et on passe directement à 2019 qui aura au moins l'avantage d'être forcément meilleure. J'espère que vous (et moi!) traverserez cette nouvelle année avec des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, que vous profiterez de tous les bons moments qu'elle vous apportera, que vous vivrez en paix avec vous mêmes et vos convictions, et parce que la vie ne prévient jamais avant d'envoyer des parpaings dans la face, de trouver en vous et en ceux qui vous entourent la force de traverser toutes les épreuves qui se présenteront à vous (même si je vous souhaite évidemment de n'en rencontrer aucune !)


Venons-en maintenant à la recette du jour. Une soupe toute douce, parfaite après une orgie de chocolat/bûche/galette des rois (d'ailleurs, vous trouvez pas que la galette des rois tombe à pic pour nous faire oublier nos bonnes résolutions toutes fraîchement actées ? Coïncidence ? Je ne peux se pas...) Je sais bien que le fenouil est un légume assez mal aimé, moi même je n'étais pas très pote avec lui pendant longtemps, mais bien cuisiné, je vous jure que c'est un régal ! Ma première rencontre avec son goût anisé a eu lieu quand j'avais une dizaine d'années, tout au plus, lorsque j'ai goûté aux feuilles de celui qui poussait dans le jardin de ma tante. Je n'étais déjà pas convaincue par l'odeur, et au goût ce fut encore pire! J'ai immédiatement détesté ce légume, et comme ma mère n'en était pas fan non plus, elle n'en cuisinait donc jamais et il est resté loin de mon assiette pendant des années. Jusqu'à ce que j'y regoûte pendant mes années de lycée : la mère de mon copain de l'époque l'avait préparé en le faisant sauter à la poêle avec, je crois, du poivron et du chorizo pour accompagner du poisson. C'est à ce moment là que j'ai réalisé que le fenouil, c'est bon, en fait! D'ailleurs, grâce à ce gars, j'ai aussi remangé des betteraves et des blettes, qui m'avaient pourtant traumatisés à la cantine. Il m'aura au moins apporté ça! (Vous sentez la nana qui s'est brouillée durablement avec son ex? ^^')




Enfin bref, revenons-en à notre fenouil : j'ai quand même mis un peu de temps à l'apprivoiser en cuisine. Au début, quand j'étais encore étudiante, je le faisais en pseudo-couscous, dans lequel je planquais un peu tous les légumes du panier AMAP dont ma coloc et moi n'étions pas fan. En gros, je coupais en morceaux du fenouil, navet, chou, céleri rave et autres trucs bizarres, rajoutais de la carotte, de l'oignon, une boîte de tomates pelées, une boîte de pois chiches, des épices à couscous, et hop, on laisse mijoter le tout et on sert avec de la semoule! Mais depuis, j'ai développé tout un panel de recettes à faire avec ce légume souvent mal aimé, à tel point que j'ai parfois trop d'idées pour le cuisiner et que j'ai du mal à me décider, entre le risotto, la tarte, les pâtes au fenouil et safran, etc. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec les derniers que j'ai eus dans mes paniers AMAP, au point qu'ils ont fini par tirer un peu la tronche dans mon frigo... J'ai donc décidé de les transformer en soupe, ma botte secrète pour les légumes un peu vieillissants. Je me suis inspirée d'une recette du livre Des soupes qui nous font du bien aux Éditions La Plage, que j'aime beaucoup car il propose de nombreux veloutés, classées par légumes, ainsi que des soupes plus complètes qui peuvent faire office de repas. En un mot : LE livre qui me permet de survivre à l'hiver alsacien ! Dans ce velouté, la saveur anisée du fenouil est adoucie avec de la purée d'amandes, qui apporte également du crémeux à la soupe. J'ai également rajouté du citron confit, car les notes fruitées et acidulées des agrumes se marient à merveille avec le fenouil. De cette manière, son goût est légèrement atténué, j'espère donc que cette recette vous décidera à donner une seconde chance à ce légume un peu particulier !


Crème de fenouil à l'amande et citron confit {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour 4 personnes en entrée :
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel
- 1 gousse d'ail
- 2 cs de purée d'amande blanche
- 100 ml de lait végétal à la saveur neutre
- bouillon de légumes 
- huile d'olive
- sel et poivre au goût

Émincer le fenouil en réservant les pluches, et le faire dorer dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il soit caramélisé.

Ajouter le citron confit, la gousse d'ail pelée et degermée, et couvrir de bouillon à hauteur.

Laisser mijoter à feu moyen pendant environ 25 minutes, jusqu'à ce que le fenouil soit tendre.

Mixer le tout avec la purée d'amande et le lait végétal pour obtenir une texture crémeuse. Au besoin, filtrer la soupe pour éliminer les fibres dures du fenouil.

Rectifier l'assaisonnement au goût et servir garni d'un filet d'huile d'olive (pimentée, si vous aimez quand ça pique!) et de pluches de fenouil.


Cream of fennel with almond butter and preserved lemon {vegan, gluten free, soy free}
- 2 large fennel bulbs
- 1 tbsp preserved lemon peel in salt
- 1 clove garlic 
- 2 tbsp white almond butter 
- 100 ml (1/2 cup) neutral plant milk
- vegetable broth
- olive oil 
- salt and pepper to taste 

Chop the fennel, reserving the fronds. Cook it on medium heat in a bit of olive oil, until caramelized.

Add the preserved lemon and peeled garlic clove then cover with vegetable broth. Simmer on medium heat for 25 minutes or until the fennel is soft.

Blend with the almond butter and plant milk until creamy. If needed, filter the soup to get rid of the tough fiber's of the fennel.

Season to taste and serve garnished with a drizzle of olive oil (you can use spicy oil if you like) and the reserved fennel fronds.

jeudi 5 juillet 2018

Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé, sauce a la carotte // Spinach and smoked tofu stuffed conchiglionis with carrot sauce

J'ai un ami hyper malchanceux. Je ne sais pas ce qu'il a fait dans une vie antérieure pour mériter ça, mais il lui arrive toujours des trucs incroyables. Le bon côté de la chose, c'est qu'il a toujours plein d'aventures complètement dingues à nous raconter, et qu'on rigole bien tous ensemble face à ses récits abracadabrants! Heureusement, son karma essaie de se rattraper un peu par moments, et il lui arrive d'avoir des coups de chance bien mérités.


Une fois, il a gagné un séjour à Barcelone, avec billets de train et hôtel payés pour 2 personnes. Comme il ne savait pas vraiment avec qui y aller, et que, de plus, il est d'une gentillesse hors du commun (vraiment, c'est à se demander pourquoi la malchance s'acharne sur lui, il ne le mérite absolument pas!), il a proposé de nous offrir son lot, pour que chéri et moi passions un weekend à deux dans la capitale de la Catalogne. On a refusé ce deal, ou disons plutôt qu'on lui en a proposé un différent : prendre un troisième billet de train et magouiller avec l'hôtel pour pouvoir profiter tous les trois du séjour !


Au cours du weekend, on est tombés sur un resto végéta*ien, le Vegetalia, qui proposait ce jour-là des raviolis au tofu fumé et kale avec une sauce aux carottes. On avait tous les trois choisi ce plat et on l'avait beaucoup apprécié, donc je m'étais dit que j'allais le reproduire chez moi. Comme je suis parfois lente a la détente, j'ai gardé l'idée dans un coin de ma tête pendant pas loin de 3 ans (notre séjour a en effet eu lieu lors du weekend de la Toussaint en 2015!) avant de passer enfin à l'action ! Vous n'imaginez pas combien je suis contente de vous proposer cette recette aujourd'hui, après tout ce temps à y songer!


Pour simplifier un peu la préparation, j'ai opté pour des conchiglioni à farcir, mais si vous êtes motivés vous pouvez bien entendu vous lancer dans la confection de raviolis ! Pour la farce, vous pouvez utiliser différents légumes : épinards, kale, mais aussi feuilles de blettes, fanes de radis ou de betteraves (ou même de navets mais moi je les trouve très amères donc melangez-les à autre chose).


Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé {végétalien, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 250 g de conchiglioni
- 300 g d'épinards (ou kale, feuilles de blettes, fanes de betteraves ou de radis)
- 75 à 100 g de tofu fumé
- 1 grosse échalote
- 1 gousse d'ail
- 200 g de carottes
- 20 cl de lait végétal
- 10 cl de bouillon de légumes
- sel, poivre, muscade au goût
- huile végétale

Faire blanchir les épinards grossièrement hachés dans un grand volume d'eau pendant 3 minutes. Égoutter et essorer pour retirer l'excédent d'eau. Hacher finement.
Émincer l'ail et l'échalote. Faire dorer quelques minutes dans un peu d'huile, puis ajouter les épinards et bien mélanger.

Émietter le tofu et ajouter aux épinards. Assaisonner au goût avec sel, poivre et muscade et cuire quelques minutes supplémentaires. Réserver. La farce peut être préparée quelques jours à l'avance et conservée au frigo.

Faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet. Égoutter et réserver.

Découper les carottes en rondelles de 2 mm d'épaisseur et mettre dans une petite casserole avec 10 cl de lait végétal et 10 cl de bouillon de légumes. Faire cuire à l'étouffée jusqu'à ce que les carottes soient tendres. Ajouter le reste de lait végétal et mixer le contenu de la casserole pour obtenir une sauce lisse. Assaisonner de sel et poivre au goût. Ajouter de l'eau ou du lait végétal au besoin selon la texture désirée.

Quand les pâtes sont suffisamment tièdes pour être manipulées, les farcir d'une cuillerée de farce.
Verser la sauce dans une poêle suffisamment grande pour contenir les conchiglioni. Déposer les pâtes farcies par dessus et réchauffer à feu moyen, à couvert. Servir les conchiglioni nappés de sauce.


This dish is inspired by a plate of raviolis I ate in Barcelona (at Vegetalia) about 3 years ago. I've been clinging to the idea of recreating them even since and I'm so glad I finally did ! I used conchiglioni to simplify the recipe but if you want to make raviolis instead, just go ahead ;)

Spinach and smoked tofu stuffed conchiglioni with carrot sauce {vegan, nut-free}
Serves 4 :
- 250 g dried conchiglioni pasta
- 300 g spinach (or kale, Swiss chard leaves, radish or beet greens, or even turnips green but I think that they have a bitter taste so I'd rather mix them with other greens)
- 75 to 100 g smoked tofu
- 1 big shallot
- 1 garlic clove
- 200 g carrots
- 20 cl unsweetened plant-based milk
- 10 cl vegetable broth
- salt, pepper, grated nutmeg to taste
- olive oil

Clean the greens, chop coarsely and blanch in boiling water for 3 minutes. Drain and squeeze to remove excess water. Chop finely.

Heat about 1 tbsp olive oil in a pan and add the peeled and minced shallot and garlic clove. Cook on medium heat until the shallot becomes translucent, then add the chopped greens. Stir well.

Add in the crumbled tofu, season to taste with salt, pepper and nutmeg. Toss well and remove from fire. The stuffing can be made several days ahead and kept in the fridge.

Cook the pasta according to the package instructions. Drain and leave to cool.

Scrub the carrots, slice in coins (2 mm thick) and place in a small saucepan with 10 cl milk and 10 cl broth. Cover and cook on medium-low heat until the carrots are soft. Blend into a sauce with the remaining milk. Season to taste with salt and pepper. You can add more liquid to the sauce if it's too thick to your taste.

When the conchiglioni are cool enough to handle, stuff them with a spoonful of stuffing.

Pour the carrot sauce into a pan big enough to fit all the conchiglioni. Place the stuffed conchiglioni on top of the sauce, cover and heat on medium heat until everything is warm. Serve the conchiglioni with sauce spreaded on top.

mercredi 14 février 2018

Focaccia au pesto et potimarron // Pesto and red kuri squash focaccia

Comme beaucoup de couples, chéri et moi avons notre petite tradition pour la St Valentin. Aller au restaurant, s'offrir un spa, un dîner aux chandelles à la maison ? Non, rien de tout ça. Nous, on mange une pizza, même pas faite maison, livrée dans sa boîte en carton, et on boit des bières, le tout calés dans notre canapé. Le summum du romantisme quoi ;)



On a démarré cette tradition il y a deux ans, car cette année-là, chéri avait un match de rugby à l'autre bout du département et s'est blessé au genou. Il a fini aux urgences, et j'ai du aller le chercher en voiture, de nuit sur une route serpentant à flanc de colline. Pour moi qui déteste conduire, je peux vous dire que c'était une véritable épreuve de rouler dans ces conditions... Alors forcément, quand on est rentré chez nous, la soirée bien entamée, et chéri avec le genou dans une attelle, on avait aucune motivation pour se cuisiner un repas romantique et c'est comme ça qu'on a fini avec une pizza dans notre canapé.


L'an dernier, les parents de chéri étaient chez nous la semaine de la St Valentin, donc c'était déjà mal barré pour un dîner romantique à deux. De plus, j'étais en déplacement pro toute la journée, et je rentrais assez tard le soir, ce qui m'empêchait de concocter un repas un peu élaboré. On avait donc prévu d'aller au resto tous les quatre, mais chéri était un peu malade et n'avait pas vraiment la motivation pour sortir. Résultat : on a fini par commander des pizzas.



On s'est donc dit que cette année, il fallait maintenir la tradition. Surtout que je suis à nouveau en déplacement pro, et chéri aussi cette fois-ci. En réalité, c'est une façon de fêter la St Valentin qui me convient parfaitement, à contre-courant des injonctions commerciales qu'on nous balance (et je ne parle même pas de la surcouche de pression sociale sur les célibataires à l'occasion de cette fête...). Parce que même si j'apprécie l'idée d'une journée entièrement dédiée à la célébration de l'amour, je considère que le bonheur dans un couple, ça se construit toute l'année. Et je pense aussi qu'il n'y a pas besoin d'en faire des caisses pour montrer à l'autre qu'on l'aime. Alors certes, je peux tout à fait comprendre que pour certains couples, c'est l'occasion de s'offrir un bon moment à deux, de faire quelque chose qu'on ne s'octroie pas le reste de l'année. Je suis tout à fait d'accord pour dire qu'il faut savoir se faire plaisir ! Mais se montrer qu'on s'aime en toute simplicité, même devant une pizza et une bouteille de bière, pour moi c'est tout aussi symbolique. On est ensemble, et c'est tout ce qui m'importe. (#momentguimauve)



Bon, c'est bien mignon tout ça, mais c'est quoi le rapport avec la focaccia? Le rapport, c'est que, d'un part, si vous êtes aussi de la team pizza-canapé pour la St Valentin MAIS que vous voulez quand même faire un peu plus d'efforts que nous qui allons juste décrocher le téléphone, alors cette recette est pour vous. La combinaison potimarron-champignons-oignons-jeunes pousses est ma nouvelle garniture de pizza préférée. Alors oui, je sais qu'une pizza et une focaccia au pesto, c'est pas la même chose, mais en réalité on a d'abord testé ce mélange en version pizza avant de penser à une focaccia sur base de pesto, et je peux vous garantir que les deux marchent très bien, donc vous pouvez très bien opter pour une base tomate (j'utilise du concentré dilué dans de l'eau auquel je rajoute de l'origan, de l'ail et de l'oignon semoule pour une sauce à pizza express!) et ajouter du fromage végétal. Et je pense qu'en version flammekueche (notre nouvelle passion depuis qu'on s'est installés en Alsace ^^) ça fonctionne tout aussi bien!



D'autre part, et là on retombe dans le mode guimauve, c'est que les mains sur les photos, ce sont celles de chéri, vous vous en doutez. Et quand je vois qu'il prend part sans rechigner à mes lubies de photographie culinaire, qu'il se plie à toutes mes injonctions ("plus haut la main STP... OK, on va refaire une série... Allez encore une... On recommence une dernière fois...") alors qu'il est probablement affamé, et que je lui colle une focaccia fumante sous le nez, focaccia qu'il regarde gentiment refroidir le temps que je la shoote sous toutes les coutures, je me dis qu'il doit quand même beaucoup m'aimer ^^ et pour ça (et plein d'autre choses!), je l'aime moi aussi énormément, et j'espère partager des pizzas et des bières avec lui sur le canapé pendant encore beaucoup de Saint-Valentin!



Focaccia au pesto et potimarron {végétalien, sans soja}
Pour 2 à 4 personnes :
- 1 grosse pâte à pizza, maison ou du commerce (je fais la mienne avec 250 g de farine, 1 pincée de sel, 7 g de levure de boulanger sèche, 1 cc de sucre, 150 ml d'eau tiède, 1,5 cs d'huile d'olive)
- 2 cs de pesto de basilic végane du commerce ou maison
- une dizaine de fines tranches de potimarron (2 à 3 mm d'épaisseur)
- 2 ou 3 champignons de Paris détaillés en tranches
- quelques fines lamelles d'oignon (rouge de préférence)
- olives noires
- pour servir : salade au choix (roquette, mâche, pourpier, jeunes pousses d'épinard ou de betterave, mélange de jeunes pousses, mesclun, ...), huile pimentée, vinaigre balsamique
Version pizza : utilisez un peu moins de pâte et remplacez le pesto par du coulis de tomate (ou 1 cs de concentré de tomate dilué dans 3 à 5 cs d'eau + 1 pincée d'origan, d'ail et d'oignon semoule), et ajoutez quelques morceaux de mozzarella végane ou du fauxmage râpé (vous pouvez aussi conserver le pesto et en déposer quelques cuillerées ici et là sur votre pizza)
Version flammekueche : utilisez une pâte fine (je fais cette recette), remplacez le pesto par du yaourt de soja assaisonné de sel, poivre et noix de muscade, et utilisez du fauxmage râpé si vous le souhaitez

Préchauffez le four à 200°C.

Sur une plaque de four recouverte d'un tapis de cuisson, étalez votre pâte (après une première levée si vous la faites vous-même) en un grand rectangle d'environ 7 mm d'épaisseur.

Etalez délicatement le pesto à la surface de la pâte et répartissez les lamelles de potimarron, champignons, oignons, et les olives.

Versez un peu d'eau dans une lèchefrite placée en bas du four (seulement pour la version focaccia).

Enfournez la focaccia pour 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée sur les bords et le potimarron bien cuit.

Servez immédiatement, parsemé de salade ou de jeunes pousses. Arrosez d'un filet d'huile piquante et de vinaigre balsamique si désiré.



Pesto and red kuri squash {vegan, soy-free}
Serves 2 to 4 :
- 1 large pizza dough, storebought or homemade (I made mine with 250 g bread flour, 1 pinch salt, 7 g dried yeast, 1 tsp sugar, 150 ml lukewarm water and 1 1/2 tbsp olive oil)
- 2 tbsp vegan basil pesto, storebought or homemade
- a dozen thin slices of red kuri squash (2 to 3 mm thick)
- 2 to 3 button mushrooms, sliced
- thin onion slices (preferably red)
- black olives
- to serve : arugula or baby spinach, spicy oil, balsamic vinegar 
Pizza version : use a smaller quantity of dough and replace the pesto with tomato sauce (for a quick pizza sauce, I mix 1 tbsp tomato paste with 3 to 5 tbsp water, a pinch each of oregano, garlic powder and onion powder) and add vegan pizza or shredded cheese on top. You could also drop a few dollops of pesto on top ;)
Flammekueche version : use a thin dough (made with 250 g flour, 1 pinch salt, 50 ml neutral oil and a bit of water added gradually until a soft ball foms, leave to rest covered for 1 hour at room temp before rolling thinly), replace the pesto with soy yogurt seasoned with salt, pepper and nutmeg and sprinkle with vegan grated cheese if you want (Flammekueche is a kind of thin crust pie with a sour cream base that originates from Northeastern France and Germany)

Turn the oven on at 200°C (395F)

On a lined baking sheet, roll the dough into a rough rectangle with a 7 mm thickness.

Gently spread the pesto on top and cover with the squash, mushrooms and onions sliced, and the olives.

Pour a bit of water in a pan placed in the bottom of the oven (only for focaccia version).

Bake the focaccia for 15 to 20 minutes, until the edges are golden and the squash is tender.

Serve immediately sprinkled with greens and drizzled with spicy oil and balsamic vinegar.

mardi 30 janvier 2018

Sauce curry pour nuggets (ou tout ce que vous voulez!) comme chez l'Américain // Apple curry sauce for nuggets (or whatever you want!)

Il y a quelques temps, j'avais recrée en version végétale la sauce "Pommes-frites" de chez McDo, et j'avais dit que je m'attaquerais ensuite à la sauce curry des nuggets. Eh bien c'est maintenant chose faite !


Je ne suis pas très familière de cette sauf vu que je mangeais rarement des nuggets, mais quand on a déménagé, on a logé chez une collègue de chéri pour quelques jours, et pour ne pas trop salir sa cuisine les midis, on avait acheté des plats tout prêts, faciles à cuisiner, et notamment des steaks de tofu au curry. Ils se sont avérés très fades, alors on a fouillé un peu dans le frigo pour trouver de quoi les relever, et on est tombés sur une barquette de cette fameuse sauce. Je l'ai trouvée très bonne, et comme la liste des ingrédients était simple, je me suis dit que je pourrais la recréer chez moi!



Chéri a déclaré que ma version était tout à fait conforme à l'originale, c'est donc une victoire ! On l'a servie avec des nuggets de millet et légumes et c'était parfait. La recette des nuggets est ici, c'est une de nos préférées, on la réalise sans graines de chanvre ni psyllium et ça marche très bien quand même! Ici on a remplacé la carotte par du navet boule d'or, qu'on a reçu en quantité astronomique à l'AMAP et dont on est pas vraiment fait, donc on cherche à le planquer un peu partout... Et là aussi c'était une réussite ! J'ai donc bon espoir qu'on arrive à écouler notre stock, ouf!



Sauce curry pour nuggets (ou tout ce que vous voulez ;) {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour un petit pot :
- 1/2 oignon rouge 
- 1 pomme (de préférence une variété à compote)
- 1/2 à 1 cs de sucre
- 3 cs de ketchup (ou 2 cs de concentré de tomate + 1 cs de vinaigre de cidre ou de riz)
- 1 cs de sauce soja
- 1 cc de poudre de curry
- 1 cs de fécule de maïs ou de pomme de terre
- huile végétale

Emincer finement l'oignon et faire revenir dans un peu d'huile végétale dans une petite casserole jusqu'a ce qu'il soit bien doré, presque noirci (ça permet de faire ressortir sa saveur sucrée).

Ajouter la pomme pelée et coupée en peur dés, environ 5 cs d'eau, et le sucre (à doser selon le gout de votre pomme). Bien mélanger en grattant le fond de la casserole pour en décoller les sucs de cuisson.

Couvrir et laisser comporter quelques minutes (la durée de cuisson dépendra de la dureté de votre pomme). Quand les morceaux de pomme sont bien mous, mixer avec tous les autres ingrédients à l'aide d'un mixeur plongeant ou dans un blender.

Remettre la sauce sur feu doux et faire épaissir pendant une dizaine de minutes en remuant constamment avec un fouet (si vous arrêtez de remuer, la sauce va faire des bulles et va projeter des petites gouttes brûlantes un peu partout, donc vous allez repeindre votre cuisine et vous bruler les mains en même temps... Désolée d'avance pour vos bras qui vont vous faire mal à force de mélanger...)

Laisser refroidir et servir avec des nuggets (ou tout ce que vous voulez !) Conserver au frigo dans un pot ou tuperware fermé pendant une semaine. Vous pouvez aussi mettre la sauce en bocal et la stériliser pour la conserver plus longtemps.

After my (successful) attempt at veganizing McDonalds French fries sauce, here's another one (which is already vegan btw) : the sweet curry sauce served with nuggets. It only took me one attempt to get it right as the ingredients list is pretty straightforward, and it tastes just like the original thing. We had it with millet, turnip and broccoli nuggets (recipe here, we did not use hemp seeds not psyllium, and used turnip in place of the carrot) and it was perfect, but you can of course dip whatever you like in it!



Apple curry sauce for nuggets (or whatever you want) {vegan, gluten-free, nut-free}
Makes 1 small jar :
- 1/2 red onion 
- 1 apple (preferably a soft one, suitable for cooking)
- 1 /2 to 1 tbsp sugar (depending on how sweet is your apple)
- 3 tbsp ketchup (or 1 tbsp tomato paste + 1 tbsp apple cider or rice vinegar)
- 1 tbsp soy sauce 
- 1 tsp curry powder 
- 1 tbsp cornstarch 
- vegetable oil 

Finely diced the onion and cook in a small pot with a bit of oil, until well golden (it must actually be on the edge of burning, this way it will release its sweet aroma).

Peel the apple and cut it in small dices. Add them to the pot with 5 tbsp water and the sugar. Cover and simmer on low heat until the apple is very soft (the cooking time will depend on how soft your apple was at first).

Blend with all the remaining ingredients and put back on fire to thicken, stirring constantly, for about 10 min. If you stop stirring, the sauce will start to bubble and splatter and not only your kitchen will be painted in curry sauce, but you'll get burnt with the splatters. So I know it is painful to stir the sauce constantly but keep going!

Leave to cool and serve. Can be kept 1 week in the fridge in a sealed jar or Tupperware.

mercredi 6 décembre 2017

Croque-monsieur au kale et oignons confits // Kale and caramelised onion grilled cheese

Encore du chou kale ? Beeen… Oui ;) C'est que, 2 ans après tout le monde, j'ai fini par succomber à la kale-mania (même si je dois avouer lui préférer son cousin le cavolo nero, mais chut !), qui doit d’ailleurs commencer à s’essouffler désormais, non ? Rassurez-moi, le kale n’est pas encore devenu ringard ?! Toujours est-il que j’en ai acheté à La Ruche qui Dit Oui dernièrement, et que je me suis retrouvée avec une botte de 500g sur les bras. Vous visualisez ce que ça fait, 500g de kale ? Je vais vous dire, moi : ça fait beaucoup. Voilà. Du coup, faut bien que je trouve quoi en faire.



J’en ai transformé une partie en chips, ce qui est CLAIREMENT le meilleur usage qu’on puisse faire du chou kale. Oui, je sais, ça sonne vraiment healthy-hippie comme truc, mais c’est vraiment super bon. On a du mal à croire que du chou (oui, du CHOU, vous savez le truc qui pue quand on le fait cuire ?) puisse se transformer en quelque chose d’aussi croustillant et délicieux que vous aurez envie de vous boulotter par poignées à l’apéro, mais c’est vrai. Même chéri, qui était pourtant plus que sceptique face à ce concept, a dû reconnaître que c’était top (bon, il l’a pas dit comme ça, mais vu la vitesse à laquelle il a englouti les machins, j’en déduis qu’il a quand même dû bien aimer). Bon, ceci dit, allez pas non plus en acheter un paquet à 5 euros les 50 grammes (non, non, j’invente rien, ça se vend vraiment à ce prix-là!!!), ça vaut pas le coup. Pour la même somme, vous pouvez acheter 1 kilo de chou, un paquet de levure maltée et des noix de cajou, et faire assez de chips chez vous pour les 20 prochains jours (avec cette recette notamment).



Les chips de kale donc, c’est très chouette, mais malheureusement ma vie n’est pas un apéro géant et il faut bien que je me nourrisse d’autre chose que de bière, de cacahuètes et de chips, aussi "saines" soient-elles. Sur le podium des utilisations du chou kale, on trouve aussi la salade de kale massé (c’est pas juste pour lui faire un dernier petit plaisir avant de le manger hein, mais c’est simplement pour l’attendrir et le rendre mangeable cru, sinon il est beaucoup trop coriace pour ça, le bougre !), et surtout, le fameux green smoothie. Et alors autant la salade, j’aime bien, mais j'en ferais pas non plus des folies, autant le smoothie au kale, c’est HORS DE QUESTION. Non, non, venez pas me dire qu’on le sent pas ou je sais pas quoi, déjà que je suis pas une grande fana de smoothies aux fruits, alors si en plus vous me foutez du chou dedans, comment vous dire… Et attendez, il y a pire : après le smoothie au chou kale, j’ai vu des smoothies au chou-fleur ou au brocoli. Oui, je vous assure, fruits rouges et brocoli. J’adore le brocoli pourtant, mais avouez que mixé avec des fraises, ça donne pas trop envie…


Breeeeef, vous l’avez compris, je chercher à planquer du kale un peu partout en ce moment, sauf dans mon petit dej. D’où le gratin de pâtes de la semaine dernière, et les croque-monsieur d’aujourd’hui. On peut difficilement faire plus simple comme recette, mais je sais que je suis toujours à la recherche d’idées de garniture pour des croques, qu’on mange aussi bien en été avec une salade qu’en hiver avec un bol de soupe. Alors quand je tombe sur une recette qui marche bien, eh bien je la garde sous la main !





Croque-monsieur au kale et oignons confits {végétalien, option sans gluten, option sans noix, option sans soja}
Pour 2 croques :
- 1 oignon jaune (pas trop gros)
- 3 ou 4 feuilles de chou kale (ou de cavolo nero)
- 4 tranches de pain de mie (sans gluten si nécessaire)
- 2 tranches de fromage végétal fondant (j’ai utilisé le Wheaty fumé, et je trouve que le goût fumé se marie très bien avec les autres ingrédients, donc je vous encourage à utiliser un fauxmage fumé, du commerce ou fait maison, sans gluten/noix/soja selon vos besoins)
- moutarde de Dijon
- sel, poivre au goût
- huile d’olive

Pelez l’oignon et détaillez-le en fines lamelles. Faites chauffer une cs d’huile dans une poêle et faites-y dorer l’oignon à feu moyen, avec une pincée de sel, en remuant bien pour ne pas le brûler. Quand l’oignon est translucide et qu’il commence à colorer, baissez le feu et mouillez avec un peu d’eau. Laissez cuire en remuant régulièrement et en ajoutant un peu d’eau au fur et à mesure, jusqu’à ce que l’oignon soit bien tendre et sucré. Vous pouvez préparer l'oignon confit en avance et le stocker au frais pour quelques jours.

Retirez la tige dure des feuilles de kale (conservez-la pour un usage ultérieur, soupe ou pesto par exemple) et découpez les feuilles en lanières. Ajoutez-les aux oignons confits, et faites sauter quelques minutes à feu vif pour faire réduire un peu le chou. Assaisonnez au goût.

Tartinez chaque tranche de pain d’une fine couche de moutarde. Répartissez le mélange d’oignons et de kale sur deux tranches, disposez le fromage par-dessus, puis recouvrez de la seconde tranche de pain.

Faites dorer les croques à la poêle quelques minutes de chaque côté. Pour que le fromage fonde bien, vous pouvez baisser à feu doux et cuire quelques minutes à couvert. Servez chaud.

Kale and caramelised onion grilled cheese {vegan, gluten-free option, soy-free option, nut-free option}
Makes 2 sandwiches :
- 1 medium yellow onion
- 3 or 4 kale leaves (not too big)
- 4 slices of bread (use GF if needed)
- 2 slices of vegan cheese of your choice, store bought or homemade (I used a smoked kind and it paired really well with the other ingredients, so I encourage you to look for smoked vegan cheese. Use GF/soy-free/nut-free as needed)
- Dijon mustard
- salt and pepper to taste
- olive oil

Peel the onion and slice thinly. Heat 1 tbsp olive oil in a pan and cook the onion on medium heat with a pinch of saltn until it gets trasluscent and starts to brown. Lower the heat and add a few tbsp water. Cook until the onion gets soft and sweet, stirring regularly and adding water as needed. This can be made a day in advance and stored in the fridge.

Remove the tough stem from the kale leaves (keep it for a further use, like pesto or soup) ans slice the leaves. Add to the pan with the onions and cook for a few minutes, until wilted.Remove from fire and season to taste.

Spead a thin layer of Dijon mustard on each bread slice. Divide the onion and kale mix onto two of the slices, top with cheese and finally with another slice of bread.

Cook the sadwiches on the grill (or in a grill pan, or in the oven), a few minutes in each side. Serve hot.