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lundi 24 janvier 2022

Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge

S'il y a bien un mois plein de contradictions en cuisine, du moins sur internet, c'est le mois de janvier. D'un côté on a la team galette, qui rivalise d'inventivité pour proposer sans cesse de nouvelles déclinaisons, et de l'autre la team détox qui a pour objectif "d'éliminer les excès des fêtes". Même France Inter s'y est mis l'autre jour avec une émission sur les jeûnes, les mono-diètes et autre joyeusetés (lol). Au vu du sujet de mon article, on pourrait se dire que je joue dans la deuxième catégorie, mais PAS. DU. TOUT !

Alors, on va mettre les choses au clair tout de suite : les détox, c'est de la fumisterie marketing qui ne repose sur aucune preuve scientifique. Le corps humain est déjà équipé d'un foie et d'une paire de reins qui lui permettent de filtrer les toxines au quotidien (sauf cas particulier de maladies hépatiques ou rénales), donc il n'a absolument pas besoin d'une cure de jus gingembre/spiruline/champignons adaptogènes/poudre de fées.



Quant aux "excès des fêtes", eh bien... Oui, il est probable que vous ayez un peu abusé sur la bouffe à Noël (du moins si vous n'aviez pas le Covid comme moi), et alors ?... C'est fait pour ça les repas de fête non ? L'équilibre alimentaire, c'est quelque chose qui se construit sur la durée, pas sur deux semaines dans l'année, le corps est capable de se réguler tout seul, alors on arrête de paniquer. Manger un peu moins après les fêtes parce qu'on a pas faim après les gros repas et qu'on sent que notre système digestif a besoin d'un peu de repos, oui, mais se mettre au régime dès le 1er janvier et écrire "perdre 2 kilos" dans sa liste de bonnes résolution qu'on ne tiendra pas, c'est non. Et puis, franchement, si vous avez réellement pris du poids à Noël, c'est pas grave. Non, vraiment, je vous assure. Ca ne fait pas de vous quelqu'un de moins bien. Ca ne change pas la personne que vous êtres. Ca ne vous rend pas moins digne d'affection. Et à moins que vous n'ayez un diabète et un taux de cholestérol qui crèvent le plafond, ça ne met pas votre santé en danger. Donc vraiment, ça ne change rien à votre vie, même si on nous a fait croire le contraire depuis le début de notre existence ou presque. On reparlera de tout ça dans un autre post, si j'arrive à finir de l'écrire.


Bref, vous l'aurez donc compris, si je poste une recette de soupe en janvier ce n'est donc pas dans une optique de détox mais simplement parce que : 

1) attention scoop : c'est l'hiver et on se caille (surtout ici en Alsace. Les gens qui vivent dans le Sud et qui se plaignent d'avoir 12°C en janvier, vous savez pas de quoi vous parlez. Et c'est une béarnaise qui vous dit ça !)

2) j'adore la soupe

3) c'est mon blog ici donc jfais ske jveux et si je veux poster une recette de soupe eh ben je poste une recette de soupe okay ?!

4) celle-ci en particulier, elle est vraiment très très très bonne, avec ses morceaux de potimarron bien tendres dont la douceur se marie à merveille avec le lait de coco et la pâte de curry. Les lentilles, source de protéines et de fer, font de cette soupe un vrai repas complet, on joue pas dans la même catégorie que le bouillon aux vermicelles de mamie ! Le pak choy, c'est pour la petite touche de vert, parce qu'un plat végane sans herbe dedans c'est contraire à la loi. Non, en vrai c'est tout simplement parce que c'est un de mes légumes préférés en ce moment donc j'en mets un peu partout mais vous pouvez sans problème le remplacer par des épinards ou des blettes si vous n'en avez pas, ça apporte un contraste de textures sympa. On ne fait surtout pas l'impasse sur le jus de citron vert au moment du service, il vient vraiment réveiller toutes les saveurs de la soupe, et en plus il aide à améliorer l'absorption du fer contenu dans les lentilles. Et bien sûr, on finit avec de la coriandre fraîche, du moins pour ceux qui aiment, les autres vous avez le droit d'aller engueuler vos parents de vous avoir refourgué du matériel génétique défectueux qui vous fait confondre son goût fabuleux avec celui du savon. Si avec tout ça je vous ai pas donné l'envie de lâcher votre bol de bouillon détox au radis noir, je sais pas ce qu'il faut de plus !


Quelques précisions sur les ingrédients pour finir. Concernant la pâte de curry thaï : elle s'achète bien évidemment en épicerie asiatique, mais elle peut aussi se trouver en grandes surfaces, au rayon cuisines du monde. Vérifiez bien les ingrédients car certaines peuvent contenir de la sauce de poisson ou de la pâte de crevettes. Il existe plusieurs variétés de pâtes de curry, je suis loin de toutes les connaître et de pouvoir dire la différence entre chaque, donc je ne peux pas affirmer que toutes conviennent pour cette recette, mais ici vous pouvez sans crainte utiliser de la pâte de curry verte ou jaune (la variété est généralement bien identifiée sur l'étiquette). Attention, c'est un condiment souvent assez piquant (et la verte encore plus que la rouge), donc allez-y mollo si vous ne connaissez pas cet ingrédient, surtout si le bocal est neuf. De toute façon, le gingembre, l'ail et la citronnelle créent déjà une bonne base aromatique, et la pâte de curry est très parfumée, donc même si vous en mettez peu votre soupe ne sera pas fade. Au besoin, vous pouvez toujours en rajouter au fil de la cuisson, en la diluant dans un peu d'eau au préalable. Le sucre et le jus de citron vert vont aider à tempérer un peu le piquant (et puis bon, le piment en hiver ça réchauffe !). Pour la citronnelle, là aussi elle se trouve en épicerie asiatique, fraîche et entière ou surgelée et hachée, et Picard en vend également. Vous pouvez remplacer le potimarron par de la courge butternut, de la patate douce ou même des carottes, et le pak choy par des épinards ou des blettes, peut-être même par du chou chinois, du chou vert ou du chou kale ou cavolo nero. Pour les trois derniers, il faudra adapter le temps de cuisson car leurs feuilles sont plus dures.


Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge {végane, sans gluten, sans soja}
Pour 2 à 3 personnes en plat principal :
- 250 g de potimarron (ou butternut ou patate douce, ou carottes)
- 75 g de pak choy (ou blettes ou épinards, ou chou chinois, ou kale, cavolo nero ou chou vert)
- 75 g de lentilles brunes sèches 
- 1 cs de pâte de curry rouge (à doser selon votre résistance au piment)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle (ou 1 cs de citronnelle hachée surgelée)
- 200 ml de lait de coco
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc sucre
- huile végétale neutre
- pour servir : coriandre fraîche, citron vert

Faire cuire les lentilles dans une casserole d'eau bouillante jusqu'à ce quelles soient tout juste tendres (10 à 15 minutes). Égoutter et réserver.

Couper le potimarron en tranches fines (3 mm). Il n'est pas nécessaire de le peler. Nettoyer le pak choy et découpez les plus grandes feuilles en lamelles si nécessaire.

Râper ou hacher finement l'ail et le gingembre. Retirer les feuilles externes dures de la tige de citronnelle et couper le haut de la tige pour ne garder que le bulbe tendre. L'écraser avec le plat du couteau et le hacher finement.

Dans une casserole, faire revenir l'ail, le gingembre, la citronnelle, et la pâte curry dans un peu d'huile à feu moyen en remuant constamment jusqu'à ce qu'ils embaument. Ajouter le lait coco et le bouillon en grattant le fond de la casserole pour récupérer tous les aromates. Porter à ébullition.

Ajouter les tranches de potimarron, puis baisser le feu et cuire à couvert pendant 10 min. Si besoin vous pouvez ajouter un peu plus de pâte de curry diluée dans un peu d'eau à ce stade.

Ajouter les lentilles, le sucre et laisser cuire encore 10 min.
 
Ajouter le pak choy et cuire 2 minutes supplémentaires. Si vous utilisez du chou kale, cavolo nero ou chou vert, adaptez le temps de cuisson car les feuilles sont plus dures.

Gouter et rectifier l'assaisonnement. Servir parsemé de coriandre fraîche et d'un trait de jus de citron vert.

mercredi 23 septembre 2020

Ramen au sésame végane (tantan ramen)

Il y a presque un an, j'ai passé 2 semaines au Japon. Je rêvais de faire ce voyage depuis des années, en bonne ado des années 2000 bercée par la culture manga. Bien qu'ayant déjà les orteils dans la culture nippone, et donc une idée assez claire de ce qui m'attendait là bas, j'étais impatiente de voir en vrai tout ce que je n'avais jusqu'à présent que fantasmé via les mangas, films, anime et photos. Et, vous vous en doutez, en bonne passionnée de bouffe j'étais très curieuse de goûter à la cuisine japonaise sur place !



Même avant mon voyage, je pouvais me vanter de bien connaitre la gastronomie japonaise, au-delà des sushis qui sont loin d'en être le plat emblématique en réalité : onigiri, gyoza, ramen, donburi, tempura, korroke, okonomiyaki, zarusoba, inarizushi, kare raisu, omurice, mochi, et tant d'autres noms me sont familiers et font régulièrement incursion dans ma cuisine. J'avais donc hâte de vérifier à quel point ce que j'ai pu manger jusqu'à présent, au resto ou, surtout, préparé par mes soins, était proche (ou non) de ce qui se fait réellement là bas. Et puis j'espérais aussi découvrir de nouveaux plats ! J'avais cependant une crainte : le Japon n'étant pas connu pour être un pays vegan-friendly, je me demandais à quoi je pourrais effectivement goûter une fois sur place.


Heureusement, grâce à Happy Cow et au groupe Facebook Vegan Japan, j'ai pu me régaler sans trop de difficultés (même si, pour être franche, j'ai parfois mangé des plats contenant de l'oeuf, et peut-être même du dashi -un bouillon à base de poisson utilisé quasiment partout dans la cuisine japonaise- par manque d'autres options). J'ai notamment découvert l'existence des restos T's tantan, qui servent de sublimes ramen véganes, dont de délicieux tantan ramen auquel ils doivent leur nom. Ce type de ramen a été une vraie découverte pour moi et je suis allée 2 fois dans leur resto à la gare de Tokyo, où j'ai testé le "White-sesame tantan" la première, puis le "Gold-sesame tantan" la seconde. J'ai eu un énorme coup de cœur pour ce dernier, et une fois rentrée, je n'avais qu'une idée en tête : le reproduire !


À ce stade de mon article, vous vous dites peut-être : "bon elle est bien gentille avec ses histoires, mais qu'est-ce donc qu'un tantan ramen ?" Eh bien c'est la version japonisée et "soupisée" des dandan mian, ou nouilles dandan, une spécialité sichuanaise de nouilles dans une sauce à base de pâte de sésame, sauce soja, vinaigre de riz, huile pimentée et poivre de Sichuan, garnies de viande hachée et pickles de feuilles de moutarde.


Ce ramen garde les caractéristiques de la recette originelle : le bouillon est mélangé à une sauce comparable à celle des nouilles dandan, et on retrouve de la viande hachée (enfin, ici des PST) et des pickles de moutarde en garniture, auxquelles s'ajoutent du chou pak choy blanchi, des légumes crus râpés (ici des carottes mais au Japon il y avait également du chou rouge), des pousses de haricots mungo (un incontournable des ramen japonais ! Même si je n'en avais pas le jour où j'ai fait les photos), de la ciboule coupée en fines bandelettes, des graines germées, des graines de sésame, et surtout une cuillerée de purée de cacahuète et de l'huile piquante ! Ne zappez vraiment pas ces deux derniers toppings car ils apportent énormément de saveur au plat ! Comme tout ramen, c'est un plat qui demande un peu de boulot, entre le bouillon et les garnitures (que vous pouvez d'ailleurs varier selon vos envies, je vous conseille tout de même de garder le pak choy et le haché épicé évidemment), mais je vous assure que ça en vaut le coup ! Ittadakimasu !


Ramen au sésame végane {végétalien}

Pour 2 personnes :
- 150 à 200 g de nouilles pour ramen (selon l'appétit)
Bouillon :
- 500 ml de bouillon de légumes (maison de préférence) + un peu pour les protéines de soja
- 200 ml de lait de soja ou d'avoine
- 2 cs de purée de sésame complète
- 2 cc de sauce soja + 1 cs (selon le niveau de salinité du bouillon)
- 2 cc de vinaigre de riz ou de cidre
- 1 cc d'huile de sésame
Haché végétal épicé :
- 30 g de petites protéines de soja déshydratées (ou 100 g de tofu/seitan/tempeh émietté ou de champignons hachés)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 cs de saké ou de vin de riz chinois
- 2 cc de sauce hoisin (ou 1 cc de ketchup + 1 cc de miso blanc)
- 1 cc de sauce soja
- 1 pincée de poivre
- 1 petite pincée de poivre de Sichuan (optionnel)
- huile végétale
Garnitures (suggestions) :
- chou pak choy (1 à 2 feuilles par bol selon la taille)
- carotte râpée
- chou rouge râpé
- pousses de soja
- ciboule
- beurre de cacahuète (1 cc par bol)
- pickles de feuilles de moutarde
- graines de sésame grillées et pilées (environ 1 cs par bol)
- graines germées
- huile piquante

Préparation du bouillon :

Dans une casserole, mélanger le bouillon, le lait de soja ou avoine. Si le bouillon n'est pas salé, assaisonner avec une cuillère a soupe de sauce soja. Porter à ébullition et conserver le bouillon au chaud.

Préparation du haché épicé :
Placer les protéines de soja dans un bol et recouvrir d'eau ou de bouillon de légumes chaud. Laisser reposer jusqu'à ce que les protéines soient tendres. Egouttez-les. Si vous utilisez du tofu/tempeh/seitan ou des champignons, hachez-les finement.

Émincer l'ail et le gingembre finement. Faire chauffer un peu d'huile végétale dans une poêle et faire revenir l'ail et le gingembre à feu moyen-vif pendant une dizaine de secondes.

Ajouter les protéines de soja ou le tofu/tempeh/seitan ou champignons et faire sauter jusqu'à coloration.

Déglacer avec le saké, puis ajouter la sauce hoisin et la sauce soja et bien mélanger. Retirer du feu et assaisonner avec du poivre et du poivre de Sichuan. Réserver.

Préparation des autres garnitures : 
Découper le pak choy en tronçons et faire blanchir 30s dans de l'eau bouillante. Égoutter et placer dans un bol d'eau froide pour stopper la cuisson. Râper le chou et la carotte. Découper la ciboule en tronçons de 5 cm puis émincer en fines bandes dans la longueur. Émincer les pickles de moutarde. Faire toaster les graines de sésame dans une poêle chaude sans ajout d'huile, si vous avez un mortier concassez-les grossièrement.

Dressage :
Au fond de chaque bol, mélanger 1 cs de purée de sésame, 1 cc de sauce soja, 1 cc de vinaigre et 1/2 cc d'huile de sésame, jusqu'à obtebir une pate homogène. Ajouter une louche de bouillon chaud et fouetter pour bien diluer la pâte, puis compléter avec le reste de la portion de bouillon.

Faire cuire les nouilles selon les instructions du paquet et répartir dans deux bols. Répartir le bouillon dans les bols et garnir avec le haché épicé et les autres garnitures. Servir immédiatement


jeudi 6 juin 2019

Curry de blettes et pois chiches // Swiss chard and chickpea curry

Vous connaissez l'histoire de la nana qui attend qu'il fasse à nouveau grand soleil et 30°C pour poster une recette de curry croisé avec une soupe de nouilles ? Ben c'est moi. Pour ma défense, je pourrais m'avaler un bol de ramen par n'importe quelle température ! (Et pour ma défense bis, alors que j'avais rédigé cet article quelques jours auparavant sous une chaleur écrasante, on a eu un gros orage la nuit dernière qui a bien fait chuter les températures, donc on peut à nouveau envisager de manger autre chose que de la salade. Si ça c'est pas une coïncidence parfaite...). Cependant, si l'idée d'une soupe en cette saison ne vous emballe pas, vous pouvez réduire la quantité de bouillon dans la recette pour obtenir un curry plus épais à à servir avec une céréale ou des pains plats ou pains vapeur. Mais en tout cas ne passez pas a coté de cette recette qui pourrait bien changer votre vision des blettes!


Faut dire que c'est pas un légume super glamour à la base, j'ai personnellement eu beaucoup de mal à l'apprivoiser, mais maintenant que c'est fait, j'adore ça! Je dois l'idée de cette recette à ma mère, qui m'a un jour parlé d'un curry blettes/pois chiches qu'elle avait cuisiné quelques temps auparavant. Là où c'est marrant, c'est qu'en fait l'idée lui était venue après un curry que j'avais fait lors d'une de mes visites chez mes parents, et dans lequel j'avais mis des blettes cueillies dans le jardin de ma grand-mère, où elles poussent en abondance (ma copine Délia vous confirmera que ça pousse tout seul!). Ma mère avait adoré ce plat alors qu'elle n'est pourtant pas une grande amatrice de blettes, et depuis elle les cuisine régulièrement en curry! Donc si ce n'est pas un légume qui vous fait rêver, je vous suggère de retenter quand même le coup avec du lait de coco et des épices, vous m'en direz des nouvelles !



Ici, j'avais en tête un plat assez liquide pour pouvoir être mangé avec des nouilles de blé ou de riz (ou pourquoi pas des raviolis asiatiques), sur une base d'échalote, gingembre, citronnelle et poudre de curry jaune, et je voulais que la saveur du lait de coco soit présente sans non plus être prédominante. On saupoudre d'une bonne dose d'herbes fraîches, de graines et/ou de cacahuètes concassées, d'un trait de jus de citron vert, et pour les plus téméraires de piment frais, et c'est parti pour la transpiration dégustation ;)



Curry de blettes et pois chiches {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 4 ou 5 tiges de blettes (cotes et feuilles)
- 250 g de pois chiches cuits
- 1 échalote
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais dee la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle
- 1 piment thaï frais (optionnel)
- 1 cs de curry en poudre
- 200 ml de lait de coco
- 500 ml de bouillon de légumes
- 1 à 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin, pour une version sans soja utiliser de la sauce coco aminos ou simplement du sel)
- 1 à 2 cs de sucre
- huile végétale neutre
Pour servir, au choix :
- nouilles ou céréale cuite au choix
- jus de citron
- herbes fraîches (coriandre, oignon nouveau, basilic thaï)
- cacahuètes ou graines toastées et concassées
- copeaux de noix de coco toastés
- huile de sésame
- citron vert
- sauce piquante ou piment frais

Peler l'échalote, l'ail et le gingembre. Retirer les premières feuilles externes de la branche de citronnelle ainsi que le haut de la tige pour ne garder que la partie tendre du bulbe. Si vous le souhaitez, épépinez le piment.

Émincer finement le tout ou réduire en pâte dans un mixeur.

Séparer les côtes et les feuilles des blettes. Découper les côtes en tronçons d'environ 1 cm et hacher grossièrement les feuilles.

Faire chauffer 1 cs d'huile dans une casserole et y faire revenir le mélange à l'échalote à feu moyen, jusqu'à obtenir une légère coloration.

Ajouter le curry, bien mélanger et faire revenir 1 minute.

Verser le bouillon de légumes et bien gratter le fond de la poêle pour décoller les sucs de cuisson. Ajouter le lait de coco et mélanger. Goûter et assaisonner avec de la sauce soja et du sucre selon votre goût. Porter à ébullition.

Quand le bouillon bout, ajouter les cotes de blettes. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Une fois les côtes de blettes cuites, ajouter les feuilles et les pois chiches. Laisser mijoter encore quelques minutes pour attendrir les feuilles.

Rectifier l'assaisonnement et servir avec les garnitures désirées.



Swiss chard and chickpea curry {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 4 or 5 Swiss chard stems (with leaves)
- 250 g cooked chickpea
- 1 shallot
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 lemongrass stalk
- 1 fresh bird eye chili (optional)
- 1 tbs curry powder
- 200 ml (approx. 1 cup) coconut milk
- 500 ml (approx 2 cups) vegetable stock
- 1 to 2 tbsp soy sauce (GF if need be, for a soy-free version use coconut aminos or salt)
- 1 to 2 tbsp sugar
- neutral vegetable oil
To serve (suggestions) :
- cooked noodles or grain of your choice
- fresh herbs (cilantro, scallions, Thai basil)
- roasted and chopped peanuts or seed of choice
- toasted coconut flakes
- sesame oil
- hot sauce or sliced bird eye chili
- lime juice

Peel the shallot, garlic and ginger. Remove the outer leaves of the lemongrass stalk and cut out the top, leaving only the tender bulb. If desired, remove the seeds from the chili.

Finely chop all the ingredients above or blend to a paste.

Separate the chard stems from the leaves. Slice the stems in 1cm (1/2 inch) pieces and roughly chop the leaves.

Heat 1 tbsp oil in a pot and cook the shallot mix on medium heat, until slightly golden. Add the curry powder, stir and cook for 1 minute.

Pour the vegetable stock in, scraping the bottom bits into the pan. Add the coconut milk and stir, taste and adjust the seasoning with soy sauce and sugar, then bring to a boil.

Add the chopped stems, cover and simmer on medium heat until the chard is tender.

Add the leaves and chickpea and cook a few more minutes, until the leaves are wilted.

Adjust the seasoning and serve with your choice of toppings.

lundi 6 mai 2019

Velouté de tomate et betterave au curry // Tomato, beetroot and curry soup

[Astuce de blogueuse n°17 : quand tu ne sais pas quoi dire (surtout après avoir déserté ton blog depuis des mois), parle de la météo.]
...
Dites, on se caille, non? Je sais pas comment ça se passe chez vous, mais en Alsace on a eu un printemps plutôt pourri jusqu'à présent. Alors certes, j'ai toujours plus ou moins pensé que le printemps, c'est un peu l'arnaque, on croit passer du stade "glaçon" à celui de "ifébo-ifécho-le ciel est bleu-les oiseaux chantent-on mange des fraises" en un clin d'œil, mais en vrai c'est pas comme ça que ça se passe, on doit encore se taper plusieurs semaines de pluie en bouffant du chou parce qu'aucun autre légume n'a daigné pointer le bout de son nez. Mais cette année c'est le pompon !


Quand je pense que fin mars, j'ai pique-niqué au soleil dans un parc, et a peine quelques jours plus tard il neigeait et je devais rallumer mon chauffage... J'ai beau savoir pertinemment qu'on tombe rarement les collants dès le premier avril (en tant que native de ce mois je peux vous dire que j'ai rarement fêté mon anniversaire à la piscine), j'ai quand même l'impression qu'on a battu des records ces dernières semaines... À croire qu'avril a voulu définitivement se venger de son proverbe pourri. Ou alors il a voulu s'accorder météorologiquement avec la dernière saison de Game of Thrones ? (#winteriscoming #winterispaspartidutoutenfait).

Je me suis dit que l'arrivée du mois de mai allait tout arranger, comme c'est généralement le cas, mais pas du tout. Il a à nouveau neigé le weekend dernier (WTF?!) et les températures ne doivent pas dépasser les 15°C cette semaine... Je vous laisse imaginer ma tête quand j'ai vu ça. Et encore, on a gagné 4°C par rapport à la dernière fois où j'avais regardé la météo !



Le seul et unique réconfort que je trouve dans cette situation, c'est que je peux vous partager cette recette de soupe sans avoir besoin d'attendre l'hiver prochain ! Comme beaucoup d'autres sur ce blog, elle est née d'une improvisation à base de fonds de frigo. J'avais la fin d'une conserve de pulpe de tomate et une demi betterave cuite qui trainaient, je me caillais, j'avais pas envie de passer des heures en cuisine, alors j'ai mixé les deux ensemble ajouté une pointe de curry et de la coriandre fraîche sur un coup de tête, et hop, c'était parti pour un samedi soir de folie à base de soupe bien chaude et de quelques épisodes de Buffy contre les vampires (les meilleurs samedis soirs #lesvraissavent).



Alors vous vous en doutez, si je vous reparle de cette soupe aujourd'hui c'est qu'elle s'est avérée délicieuse, bien au delà de mes espérances. J'avoue que c'était un pari de ma part, car s'il y a bien un légume que je ne m'imagine pas du tout manger en soupe, c'est bien la betterave (j'ai déjà eu du mal à la manger en salade après avoir été traumatisée avec ça à la cantine alors...), mais cette fois-ci, j'avais l'intuition que ça allait fonctionner. La saveur douce de la betterave contrebalance l'acidité de la tomate, la pointe de curry relève agréablement le tout, et la texture de la soupe est parfaitement veloutée. J'en viens presque à vous souhaiter qu'il fasse froid chez vous afin que vous puissiez tester cette recette, mais sachez que s'il fait beau, je vous déteste vous pouvez essayer de la manger froide, je suis sûre qu'elle est tout aussi délicieuse ! Sinon, gardez-la en mémoire pour le retour de l'hiver (qui n'a pas intérêt à arriver avant janvier 2022, vu ce qu'on s'est mangé dans la tronche ces dernières semaines!).

Velouté de tomate et betterave au curry {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- 1 boite de pulpe de tomate (400 g)
- 200 g de betterave cuite coupée en petits dés
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc de curry
- sel
- huile d'olive
Pour servir : coriandre fraîche, lait de coco, graines de sésame

A feu moyen, faire revenir l'ail et l'oignon émincés dans un peu d'huile avec une pincée de sel.

Quand ils sont dorés, verser la tomate, les dés de betterave, le bouillon et le curry. Bien mélanger, porter à ébullition et laisser mijoter à feu moyen et à couvert pendant 15 min.

Mixer et servir chaud ou froid parsemé d'un filet de lait de coco, de coriandre fraîche et de graines de sésame.



Tomato, beetroot and curry soup {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 oignon
- 1 clove garlic
- 1 can diced tomatoes (400 g)
- 200 g cooked and diced beetroot
- 300 ml vegetable stock
- 1 tsp curry powder
- pinch salt
- olive oil
To serve : fresh cilantro, coconut milk, sesame seeds

On medium heat, cook the minced onion and garlic in a bit of oil with a pinch of salt.

When golden, add the dice tomatoes, diced beetroots, stock and curry powder. Bring to a boil, then cover and simer on medium heat for 15 minutes.

Blend and serve hot or cold sprinkled with fresh cilantro and sesame seeds and a drizzle of coconut milk.

jeudi 24 janvier 2019

Crème de fenouil à l'amande et citron confit // Cream of fennel with preserved lemon and almond butter

Eh bien, heureusement qu'on a jusqu'à fin janvier pour présenter nos voeux, parce que je suis sacrément à la bourre cette année! Il faut dire que je n'accorde habituellement pas une importance phénoménale au nouvel an et à toutes les traditions qui vont avec. Bien sûr, c'est une occasion de faire la fête, mais comme en général tous les restos/bars/cinés/boîtes sont pleins à craquer, ça a plutôt tendance à me gaver qu'autre chose (#vismaviedintrovertie #jaimepaslesgens). Cependant, cette année, je peux vous dire que j'étais plus qu'heureuse de laisser 2018 derrière moi. Ce fut sans conteste la pire année de ma vie, et pourtant j'avais déjà connu un réveillon plus que morose en 2016 et je ne pensais pas pouvoir faire pire... On oublie donc l'idée du bilan 2018 hein, vous m'en voudrez pas, et on passe directement à 2019 qui aura au moins l'avantage d'être forcément meilleure. J'espère que vous (et moi!) traverserez cette nouvelle année avec des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, que vous profiterez de tous les bons moments qu'elle vous apportera, que vous vivrez en paix avec vous mêmes et vos convictions, et parce que la vie ne prévient jamais avant d'envoyer des parpaings dans la face, de trouver en vous et en ceux qui vous entourent la force de traverser toutes les épreuves qui se présenteront à vous (même si je vous souhaite évidemment de n'en rencontrer aucune !)


Venons-en maintenant à la recette du jour. Une soupe toute douce, parfaite après une orgie de chocolat/bûche/galette des rois (d'ailleurs, vous trouvez pas que la galette des rois tombe à pic pour nous faire oublier nos bonnes résolutions toutes fraîchement actées ? Coïncidence ? Je ne peux se pas...) Je sais bien que le fenouil est un légume assez mal aimé, moi même je n'étais pas très pote avec lui pendant longtemps, mais bien cuisiné, je vous jure que c'est un régal ! Ma première rencontre avec son goût anisé a eu lieu quand j'avais une dizaine d'années, tout au plus, lorsque j'ai goûté aux feuilles de celui qui poussait dans le jardin de ma tante. Je n'étais déjà pas convaincue par l'odeur, et au goût ce fut encore pire! J'ai immédiatement détesté ce légume, et comme ma mère n'en était pas fan non plus, elle n'en cuisinait donc jamais et il est resté loin de mon assiette pendant des années. Jusqu'à ce que j'y regoûte pendant mes années de lycée : la mère de mon copain de l'époque l'avait préparé en le faisant sauter à la poêle avec, je crois, du poivron et du chorizo pour accompagner du poisson. C'est à ce moment là que j'ai réalisé que le fenouil, c'est bon, en fait! D'ailleurs, grâce à ce gars, j'ai aussi remangé des betteraves et des blettes, qui m'avaient pourtant traumatisés à la cantine. Il m'aura au moins apporté ça! (Vous sentez la nana qui s'est brouillée durablement avec son ex? ^^')




Enfin bref, revenons-en à notre fenouil : j'ai quand même mis un peu de temps à l'apprivoiser en cuisine. Au début, quand j'étais encore étudiante, je le faisais en pseudo-couscous, dans lequel je planquais un peu tous les légumes du panier AMAP dont ma coloc et moi n'étions pas fan. En gros, je coupais en morceaux du fenouil, navet, chou, céleri rave et autres trucs bizarres, rajoutais de la carotte, de l'oignon, une boîte de tomates pelées, une boîte de pois chiches, des épices à couscous, et hop, on laisse mijoter le tout et on sert avec de la semoule! Mais depuis, j'ai développé tout un panel de recettes à faire avec ce légume souvent mal aimé, à tel point que j'ai parfois trop d'idées pour le cuisiner et que j'ai du mal à me décider, entre le risotto, la tarte, les pâtes au fenouil et safran, etc. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec les derniers que j'ai eus dans mes paniers AMAP, au point qu'ils ont fini par tirer un peu la tronche dans mon frigo... J'ai donc décidé de les transformer en soupe, ma botte secrète pour les légumes un peu vieillissants. Je me suis inspirée d'une recette du livre Des soupes qui nous font du bien aux Éditions La Plage, que j'aime beaucoup car il propose de nombreux veloutés, classées par légumes, ainsi que des soupes plus complètes qui peuvent faire office de repas. En un mot : LE livre qui me permet de survivre à l'hiver alsacien ! Dans ce velouté, la saveur anisée du fenouil est adoucie avec de la purée d'amandes, qui apporte également du crémeux à la soupe. J'ai également rajouté du citron confit, car les notes fruitées et acidulées des agrumes se marient à merveille avec le fenouil. De cette manière, son goût est légèrement atténué, j'espère donc que cette recette vous décidera à donner une seconde chance à ce légume un peu particulier !


Crème de fenouil à l'amande et citron confit {végétalien, sans gluten, sans soja}
Pour 4 personnes en entrée :
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel
- 1 gousse d'ail
- 2 cs de purée d'amande blanche
- 100 ml de lait végétal à la saveur neutre
- bouillon de légumes 
- huile d'olive
- sel et poivre au goût

Émincer le fenouil en réservant les pluches, et le faire dorer dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il soit caramélisé.

Ajouter le citron confit, la gousse d'ail pelée et degermée, et couvrir de bouillon à hauteur.

Laisser mijoter à feu moyen pendant environ 25 minutes, jusqu'à ce que le fenouil soit tendre.

Mixer le tout avec la purée d'amande et le lait végétal pour obtenir une texture crémeuse. Au besoin, filtrer la soupe pour éliminer les fibres dures du fenouil.

Rectifier l'assaisonnement au goût et servir garni d'un filet d'huile d'olive (pimentée, si vous aimez quand ça pique!) et de pluches de fenouil.


Cream of fennel with almond butter and preserved lemon {vegan, gluten free, soy free}
- 2 large fennel bulbs
- 1 tbsp preserved lemon peel in salt
- 1 clove garlic 
- 2 tbsp white almond butter 
- 100 ml (1/2 cup) neutral plant milk
- vegetable broth
- olive oil 
- salt and pepper to taste 

Chop the fennel, reserving the fronds. Cook it on medium heat in a bit of olive oil, until caramelized.

Add the preserved lemon and peeled garlic clove then cover with vegetable broth. Simmer on medium heat for 25 minutes or until the fennel is soft.

Blend with the almond butter and plant milk until creamy. If needed, filter the soup to get rid of the tough fiber's of the fennel.

Season to taste and serve garnished with a drizzle of olive oil (you can use spicy oil if you like) and the reserved fennel fronds.

mercredi 3 janvier 2018

Soupe aux fanes de poireaux et pommes de terre // Potato and leek top soup

Bonjour bonjour! Bienvenue en 2018! Je suis contente de voir cette nouvelle année débuter, à un moment j'ai presque cru qu'on ne l'atteindrait pas, avec les deux dingues aux Etat-Unis et en Corée du Nord qui menaçaient de se balancer des ogives nucléaires à la tronche... Haha quelle entrée en matière n'est ce pas?! Sur une note plus gaie, je vous souhaite une merveilleuse et épanouissante année 2018, pleine de bons moments partagés avec ceux que vous aimez !





J'espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d'année, entourés de gens que vous aimez, à enchaîner les repas sans fin et à vider des boîtes de chocolat. Pas facile la reprise après tout ça, hein? Si vous êtes dans le même état que moi actuellement, vous avez sûrement l'estomac qui crie grâce, ainsi qu'une flemme intersidérale pour faire à manger après avoir cuisiné deux repas de réveillon! Ne vous inquiétez pas, j'ai la solution à ces problèmes : la soupe! (Vous avez quand même pas cru que j'allais dire "le smoothie au kale", hein?) Quoi de mieux pour commencer l'année et éponger une gueule de bois persistante qu'un bon velouté de poireaux et pommes de terre?



Alors là, vous vous dites que j'ai un peu abusé sur le champagne au Nouvel An et que je vous prends pour des lapereaux de 3 jours, parce que la soupe poireaux-patates, tout le monde sait la faire, si c'était pour pondre un post comme ça j'avais qu'à rester cuver sous ma couette. Oui mais non. Moi, pendant longtemps, je ne savais pas faire un bon velouté de poireaux et pommes de terre. Alors oui, mettre des patates et des poireaux dans la cocotte minute, faire cuire et tout mixer, je sais faire, mais ça ne donnait jamais le résultat que je voulais. Ce que je recherchais, c'était une soupe onctueuse mais sans ajouter 3 tonnes de crème, pas trop liquide, avec un goût équilibré et doux (et pas un truc qui crie COUCOU C'EST MOI LE POIREAU!), bref, un équilibre subtil. Equilibre que j'ai finalement réussi à atteindre, presque par hasard. Ce jour-là, quand j'ai porté ma première cuillère de soupe à la bouche, je me suis dit "ça y est, c'est LA soupe de poireaux ultime" (#ilenfautpeupourêtreheureux) et je me suis empressée de noter ses proportions. Alors si vous aussi, vous ratez immanquablement ce grand classique du monde des soupes et que vous chercher désespérément le secret de la soupe poireaux-patates parfaite (rassurez-moi, je suis pas toute seule dans ce cas là?), peut-être que celle-ci vous conviendra. Cerise sur le gâteau (j'ai failli dire "croûton sur le bol de soupe", mais avouez que c'est vachement plus moche...), cette recette ne vous demande que les fanes de vos poireaux, donc en plus d'être anti-gaspi, elle vous laisse de quoi préparer un second repas sans avoir besoin de sortir faire les courses et donc de quitter le confort de votre pyjama (comment ça, ça sent le vécu?!). Bref, une soupe doudou, telle un gros câlin dans un bol, parfait pour démarrer l'année en douceur !





Velouté de fanes de poireau et pommes de terre {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- les fanes de 2 poireaux
- 2 pommes de terre de taille moyenne 
- 1 oignon (optionnel)
- 1 cs de farine de blé (ou farine de riz complet pour une version sans gluten)
- 1/2 cube de bouillon de légumes (ou 1 petite cc de bouillon en poudre)
- 1/2 verre (10 cl environ) de lait végétal non sucré (soja, amande, épeautre, avoine)
- huile d'olive 
- sel, poivre, muscade au goût 

Coupez les fanes de poireaux en tronçons et rincez-les bien pour éliminer toute trace de terre ou de sable.

Pelez l'oignon et les pommes de terre et coupez-les en cubes.

Faites chauffer 1 cs d'huile d'olive dans une casserole et ajoutez les légumes. Laissez cuire à feu moyen pendant une dizaine de minutes, en remuant régulièrement.

Ajoutez la farine et mélangez bien pour enrober les morceaux de légumes. Laissez cuire une minute ou deux.

Recouvrez d'eau à hauteur, remuez et grattez bien le fond de la casserole pour en détacher la farine qui aurait collé. Ajoutez le bouillon de légumes et le lait végétal et laissez mijoter à petits bouillons, à couvert, pendant 30 à 40 minutes, jusqu'à ce que les poireaux soient bien tendres. Vous pouvez utiliser du bouillon de légumes maison ou en brique à la place de l'eau, dans ce cas ne mettez pas de bouillon cube ou en poudre.

Mixez jusqu'à obtenir une soupe bien lisse, rectifiez l'assaisonnement à votre goût avec sel, poivre et/ou noix de muscade.


I've been looking for the perfect potato and leek soup for a long time. I wanted it to be creamy but not too heavy, with a mild and balanced flavour. I finally found it, a bit by chance, so I'm writing it down here so that I don't forget it! A big bowl of comforting soup is the perfect way to start the year for me, as my stomach cannot handle anything else after the holidays... I wish you a wonderful and fulfilling new year, and I hope it will be full of happy moments with your loved ones !


Potato and leek top soup {vegan, nut-free, gluten-free option, scot-free option}
Serves 4 :
- the green parts of 2 leeks
- 2 medium potatoes
- 1 oignon (optional)
- 1 tbsp flour (use brown rice flour for GF)
- 1/2 vegetable broth cube (or 1 tsp vegetable broth powder)
- 1/2 cup unsweetened plant milk (soy, cashew, almond, spelt, oat milk are fine)
- olive oil 
- salt, pepper, nutmeg to taste

Coarsely slice the leek tops and rincez-les thoroughly to remove any dirt.

Peel the onion and potatoes and dice them coarsely.

Heat 1 tbsp olive oil in a pot and cook the vegetables on medium heat for 10 minutes, stirring regularly.

Add the flour, toss well and cook for 1 to 2 additional minutes. Cover with water, scraping the bottom of the pan to loosen the sticky bits. Add the cubed or powdered broth and the milk and simmer for 30 to 40 minutes, covered, until the leeks are very soft. You can also use homemade or storebought vegetables broth instead of water, in this case omit the cubed or powdered broth.

Blend until smooth and season to taste with salt, pepper and/or nutmeg.

mercredi 5 avril 2017

Soupe de pois cassés à la cubaine

En bonne obsédée de la bouffe amatrice de cuisine du monde, j'adore découvrir la cuisine locale quand je voyage. Pendant la préparation de mon séjour, je me demande souvent à quoi ressembleront les repas sur place, ce que je mangerai et si je trouverai facilement des plats végétariens. Surtout, j'essaie de ramener des recettes et/ou des ingrédients locaux pour prolonger l'expérience chez moi.

En allant à Cuba, je m'attendais à découvrir une cuisine afro-caraïbéenne pleine de saveur nouvelles, mais je dois avouer que j'ai été un peu déçue. Soyez prévenus : ce n'est pas une destination très gastronomique et végé-friendly. La plupart des repas que nous avons manges là bas étaient calqués sur le schéma viande (principalement du poulet, généralement peu assaisonné, et pas mal de porc également, mieux épicé en revanche) + riz + haricots noirs (servis soit en soupe, soit mélangés au riz). En accompagnement, quelques crudités (beaucoup de chou blanc, à ma grande surprise, cru la plupart du temps, parfois mariné et salé, ainsi que des tomates et du concombre), et des tranches de banane plantain ou de patate douce frites comme des chips. De temps en temps, un peu de manioc, parfois frit lui aussi. Quelques fois, de la pomme de terre (frite, bien évidemment, vous aurez compris le truc...) Je peux compter sur les doigts d'une main les fois où j'ai pu manger des légumes un peu "différents" tels que carotte, poivron, aubergine, ou courge. Les desserts sont quasi-inexistants : flans au caramel (que nous n'avons pas testés), quelques gâteaux (de qualité variable), et surtout des fruits : ananas (délicieux, avec une chair plus claire et une saveur beaucoup plus fine que ceux qu'on trouve ici) et papaye principalement, mais aussi banane (le plus petites sont les plus parfumées), goyave, pamplemousse ou mangue (pourtant pas de saison en mars, mais là bas tout le monde a bien compris que c'est le fruit préféré des touristes alors vous en verrez quand même!



Autant vous dire qu'on a rapidement saturé de ce menu, malheureusement les possibilités d'échappatoire sont assez limitées : pâtes et pizzas dominent le reste du paysage culinaire, avec quelques sandwiches et hamburgers. Le tout avec très peu d'options végétariennes (surtout quand on sait que la viande se cache en réalité partout, dans les cuissons des soupes ou en petits morceaux dans le riz...), et encore moins d'options véganes, les oeufs et le fromage étant présent dans quasiment toutes les alternatives végé (à moins de ne manger que des crudités, des bananes/patates douces/pomme de terre frites, des sandwiches aux légumes -bien que je me demande à quoi ils sont garnis, vu que le légume, c'est pas vraiment un truc très tendance là bas...- ou des pâtes "à la napolitaine" en précisant "sans fromage", soit... Des pâtes à la tomate...). À ce titre, c'est un petit miracle que nous ayons pu trouver deux fois des falafels à La Havane, ils ont probablement sauvé ma santé mentale à eux seuls haha!



Et puis, au milieu de tout ça, une soupe à tomber à la renverse, dégustée dans la casa particular où nous logions à Viñales. Une base de tomate, un parfum de cumin incroyable, des petits morceaux de légumes (#BONHEUR), et ce que je pensais être de petits haricots blancs, qui se sont en fait avérés être des pois cassés. S'il y avait bien une recette qui méritait de revenir avec moi, c'était celle-ci. J'ignore en revanche si elle est répandue dans toute l'île, ou s'il s'agit d'une recette familiale. Quoi qu'il en soit, notre logeuse a gentiment accepté de me la révéler, et elle m'a même fait cadeau d'une généreuse portion de pois secs pour que je puisse la reproduire chez moi, ce que j'ai fait à peine rentrée ! J'y ai apporté une modification de taille : j'ai bien évidemment supprimé le morceau de viande qui sert à aromatiser le bouillon ! Quand je vous disais qu'il est difficile d'être végé à Cuba...



J'avais un peu peur que le printemps soit déjà trop avancé pour une recette de soupe (qui a encore envie d'entendre ce mot passé le mois de février ?!), au point que j'avais même prévu de vous dire "oui mais vous savez à Cuba, on a mangé de la soupe même par 28°C alors vous allez pas faire les difficiles nonmého!". Cependant les premiers jours d'Avril se montrent conformes au célèbre proverbe, ce qui rend l'idée d'un bol de soupe bien chaud encore acceptable à cette période de l'année. Ceci dit, j'ai tout à fait conscience qu'il s'agit plutôt d'une recette d'automne au vu de ses ingrédients. Si on trouve encore quelques butternuts, pour le poivron et le piment ça sera plus compliqué. Vous pouvez utiliser des légumes congelés si vous en avez (chez nous, on avait fait un stock de poivrons épépinés et coupés en quartiers, et de courgettes en dés à la fin de l'été, pour apporter un peu de variété pendant l'hiver !), ou bien vous passer du piment et remplacer le poivron par autre chose (par exemple du poireau, du céleri ou du kale/chou vert), je pense que ça sera tout aussi délicieux!
 

Soupe de pois cassés à la cubaine {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix} 
Pour 4 à 6 personnes :
- 150 g de pois cassés jaunes non décortiqués (ou de petits haricots comme les cornilles), trempés pendant une nuit et égouttés
- 50 g de pois cassés verts décortiqués (si vous ne trouvez pas de pois non décortiqués ou de haricots, utilisez 200 g de pois cassés verts)
- 150 g de courge butternut, pelée si non bio et coupée en gros morceaux
- 150 g de poivron vert, coupé en gros morceaux
- 1 oignon, finement émincé
- 2 gousses d'ail, écrasées avec le plat du couteau puis finement émincées
- 1 petit piment doux (je n'ai pas réussi à identifier la variété utilisée à Cuba, elle ressemble au habanero mais sans être piquante. Vous pouvez le remplacer par un piment doux des Landes, au goût similaire), finement haché
- 2 cs de concentré de tomate
- 1 cc de bouillon de légumes en poudre
- 1 cc de graines de cumin
- 1/2 cc de cumin en poudre
- sel, poivre, huile végétale

Placer les pois trempés et les pois cassés dans une cocotte minute avec une fois et demi à deux fois leur volume d'eau. Faire cuire 15 min dès que la vapeur s'échappe. Les pois jaunes (ou haricots cornilles) doivent être tendres mais pas défaits.

 Faire chauffer 2 cs d'huile dans une poêle et faire revenir à feu moyen et pendant une dizaine de minutes l'ail, l'oignon et le piment finement émincés. Ajouter le concentré de tomates et faire cuire 5 minutes en remuant pour ne pas que ça attache.

Une fois les légumineuses cuites, ajouter dans la cocotte le contenu de la poêle, le poivron et la butternut en morceaux, 1 litre d'eau et le bouillon en poudre. Mélangez bien pour dissoudre le concentré de tomate. Couvrez et portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que la butternut et le poivron soient tendres.

Faites toaster les graines de cumin à sec sur feu vif, jusqu'à ce qu'elles embaument et commencent à brunir. Broyez-les au mortier et ajoutez-les à la soupe, avec le cumin en poudre. La qualité de vos épices est essentielle pour le goût de cette soupe (à Cuba, notre hôte conservait même son cumin au frais pour en préserver les saveurs, et son odeur était à la fois très douce et incroyablement puissante !). Il est également important d'ajouter le cumin en fin de cuisson pour en conserver au maximum les arômes.

Rectifiez l'assaisonnement à votre goût avant de servir. Si possible, préparez cette soupe à l'avance (le matin pour le soir ou le soir pour le lendemain) et laissez la reposer pour que ses saveurs de développent. Si nécessaire, allongez la soupe avec un peu d'eau au moment de la réchauffer.

mercredi 8 février 2017

Version tradi, version veggie : poule au pot végétale

Me passer de viande n'a jamais été très difficile. Je ne dirais pas que je n'aime pas ça, mais je n'y tiens pas plus que ça. Dans ma famille, on en mangeait certes à presque tous les repas, mais je pense que c'était plus par habitude qu'autre chose. Je n'ai pas grandi dans le "culte" d'une "belle" pièce de boucher, ni dans celui de la cuisine française traditionnelle. Mon père n'aime de toute façon pas les viandes en sauce, qui composent à mes yeux une grande partie du patrimoine culinaire français, et ma mère, tout comme moi, n'aime pas les viandes saignantes (et encore moins le gibier, ou les abats!). Même chez ma grand mère, les plats bien franchouillards se faisaient très rares à table, à l'exception de la poule au pot.



La poule au pot, c'est une sorte de pot au feu mais avec une volaille plutôt que des morceaux de boeuf. La légende veut que ce soit un plat typique du Béarn, et même le favori du roi Henri IV, né à Pau. La poule est farcie et plongée dans une marmite d'eau agrémentée de légumes (carotte, poireau, navet, céleri, oignon, chou) et d'un bouquet garni. Elle mijote longuement, et lorsqu'elle est cuite, on la retire de son bouillon, ainsi que les légumes. Le bouillon est alors dégraissé puis servi en entrée, agrémenté de vermicelles, suivi de la poule avec sa farce et ses légumes, accompagnés de "riz au gras" (du riz dans lequel on a délayé le gras du bouillon), et de sauce. Il semblerait que la sauce traditionnelle soit  un roux (beurre + farine) délayé avec du bouillon et de la crème, mais ma grand mère sert du coulis de tomate maison tellement délicieux que je pourrais le boire à la louche!



Même si manger de la viande ne me manque absolument pas, j'ai parfois la nostalgie de certains plats de mon enfance. Mais plutôt que d'être triste de ne plus pouvoir en manger, je préfère voir cette situation comme une opportunité de recréer ces recettes en version végétale. La poule au pot de ma grand mère était en tête de ma liste depuis longtemps, c'est même elle qui a motivé la création de ma rubrique "Version tradi, version veggie" (mais comme je ne trouvais pas de gluten de blé en magasin jusqu'à présent, j'ai mis longtemps à passer à l'action...). Elle est inspirée d'une recette de Marie Laforêt dans son livre Vegan, un rôti de seitan farci aux marrons. J'ai changé la farce pour quelques chose de plus rustique, à base de lentilles et de champignons. Lorsque j'avais demandé son secret à ma grand mère, elle m'avait expliqué que sa farce contenait une part importante de foie de volaille, ce qui lui donnait beaucoup de saveur et parfumait le bouillon. J'avoue avoir été un peu horrifiée par cette révélation, étant donné que le foie est quelque chose que je déteste habituellement... Mais j'ai gardé dans un coin de ma tête l'idée que la farce devait avoir un profil aromatique bien marqué, et j'ai donc accentué sa saveur avec de la sauce soja et des champignons séchés (pour booster le côté umami) et des épices (pour "recréer" la richesse aromatique du foie). 


Le rouleau de seitan farci est alors mis à cuire dans un bouillon de légumes au miso. J'ai eu la main très généreuse sur les légumes (vous n'en voyez que la moitié sur les photos!) probablement plus que ma grand mère, mais cela permet de bien corser le bouillon de cuisson, qui peut ensuite être servi en entrée, comme on le fait dans la recette originale. Libre à vous cependant d'en diminuer la quantité si vous ne voulez pas servir un régiment (ou en manger pendant 12 jours, comme ça sera probablement le cas chez nous...). Bien qu'assez simple à réaliser, c'est une recette qui demande un temps assez long de préparation et de cuisson par rapport à celles que je propose habituellement, mais c'est le lot de toute recette traditionnelle (ou nouvellement traditionnelle, dans ce cas ^^). En tout cas pour moi, le temps que j'ai passé en cuisine en a clairement valu la peine car je suis très satisfaite de ma poule au pot végétale, qui m'a prouvé encore une fois que cuisine traditionnelle et végétalienne ne sont pas incompatibles!



Poule au pot de seitan {végétalien, option sans noix}
Pour 8 personnes :
Pour le seitan :
- 175 g de gluten de blé 
- 75 g de farine de maïs ou de riz
- 1 cc d'ail semoule
- 1/4 cc de poivre
- 5 cs de sauce soja
- 250 ml de bouillon de légumes 
Pour la farce :
- 180 g de lentilles brunes ou vertes séchées 
- une dizaine de champignons de Paris
- une dizaine de noix (optionnel)
- 10 g de champignons séchés de votre choix
- 1 gousse d'ail
- 1 cs de sauce soja
- 1/2 cc de coriandre moulue (attention, pour les épices j'utilise une cuillère à café classique et non pas une cuillère mesureuse)
- 1/2 cc de muscade moulue
- 1/2 cc de poivre
Pour le bouillon :
- 3 l d'eau 
- 2 cs de miso brun
- 1 oignon
- 3 carottes
- 2 poireaux
- 1 petit navet (ici un navet boule d'or)
- 1 branche de céleri
- 1 petit chou vert
- 2 feuilles de laurier 
- 3 branches de thym 
- 4 clous de girofle 
Pour servir :
- riz
- coulis de tomate (maison, de préférence)

Placer les lentilles dans une casserole et recouvrir d'eau non salée. Porter à ébullition et laisser cuire 20 minutes, ou jusqu'à ce que les lentilles soient tendres. 

Pendant que les lentilles cuisent, préparer le seitan : mélanger le gluten, la farine, l'ail et le poivre dans un saladier. Mélanger le bouillon et la sauce soja dans un verre et versez dans le saladier. Pétrir pour obtenir une pâte homogène. Réserver.

Quand les lentilles son cuites, égoutter et verser dans un saladier (vous pouvez évidemment réutiliser celui qui a servi à la préparation du seitan!). Écraser grossièrement avec une fourchette ou le dos d'une cuillère.

Hacher l'ail (finement) et les champignons (grossièrement). Faire revenir dans un peu d'huile à feu moyen, pendant quelques minutes. Quand les champignons commencent à s'attendrir, ajouter 1 cs de sauce soja et laissez cuire encore 1 minute en remuant.

Réduire les champignons séchés en poudre. Concasser les noix. Ajouter les champignons cuits et en poudre, les noix et les épices à la farce. Bien mélanger.

Étaler le seitan en un rectangle d'environ 20 X 30 cm sur une étamine ou un torchon propre. Disposer la farce au centre et rouler le seitan pour bien entourer la farce. Envelopper dans l'étamine et ficeler sans trop serrer.

Brosser les carottes et le navet pour éliminer la terre. Les peler s'ils ne sont pas bio. Couper le navet en gros dés et les carottes en deux ou quatre morceaux dans la longueur. Peler l'oignon, le couper en quartiers et enfoncer un clou de girofle dans chaque morceau. Retirer les feuilles externes du chou pour ne conserver que le coeur vert clair (gardez les feuilles pour un autre usage : soupe, chou farci, chips de kale) et couper en quartiers. Retirer les racines et le vert des poireaux (conserver les fanes pour un autre usage : soupe, quiche, ...) et couper en deux dans la longueur. Nettoyer les poireaux sous l'eau courante en soulevant les feuilles pour bien retirer la terre. Briser la branche de céleri en trois morceaux.

Placer la moitié des légumes dans une cocotte, poser le seitan farci par dessus et repartir les légumes restants autour. Ajouter trois litres d'eau, le laurier, le thym et le miso. Le seitan doit être entièrement immergé.

Porter à ébullition, ecumer puis laisser mijoter une heure à couvert et a petits bouillons, jusqu'à ce que tous les légumes soient tendres.

À l'aide d'une écumoire, retirer les légumes du bouillon. Retirer le seitan de son étamine et disposer dans un plat. Servir accompagné des légumes, de riz et de coulis de tomates.

Le bouillon peut être servi en entre (agrémenté de vermicelles si souhaité) ou être conservé ou congelé pour un usage ultérieur (soupe, risotto, ...)


English translation coming soon

vendredi 18 mars 2016

Soupe comme de légumes à la cantine // Leek, split peas and tomato soup like a school lunch

En début de semaine, j'ai bien cru que ma recette de soupe ferait tâche après un weekend prolongé et très ensoleillé en Belgique, et deux jours de grand ciel bleu et de températures printanières dans la Drôme. Je croyais le printemps arrivé, et puis mercredi matin, il a NEIGÉ. A gros flocons. Un 16 mars. Voilà voilà... Depuis, la météo est à nouveau au beau fixe, mais ça ne m'empêche pas de penser que les soupes restent d'actualité pour ces derniers jours d'hiver et ces premiers jours de printemps qui peuvent se montrer si lunatiques.



Alors je sais qu'avec un nom (et une couleur...) pareil, elle risque d'en effrayer quelques uns. Mais bon, c'est quand même plus original que "soupe poireaux-pois cassés-tomate" non? J'aurais pu l'appeler "la soupe de mon enfance", mais ça n'aurait pas tout a fait été correct. Car la soupe que je préférais gamine, c'est le velouté de tomates (en brique, c'était rare que ma maman le fasse elle-même alors qu'elle fait pourtant de très bonnes soupes! Elle rajoutait tout de même des oignons, du bouillon de poule et des vermicelles), et aussi le bouillon de la poule au pot de ma mamie. Miam!





En revanche, la cantine, on en garde pas tous des bons souvenirs. Moi la première, j'ai été traumatisée par les blettes, les carottes vichy et les betteraves, et par dessus tout, par les rissolettes de veau, alors je peux très bien concevoir que pour certains, l'ennemi, c'était la soupe. Mais si vous vous rappelez bien, à la cantine, il y avait aussi ce plat toujours super bon, celui que tout le monde aimait (en dehors du steak-purée et du poulet-frites bien sûr ^^). Pour moi, c'était la brandade de morue. Et puis, probablement, la soupe. Je dis probablement, car je n'en ai pas vraiment de souvenirs. Mais un jour à Paris, j'ai mangé une soupe de légumes chez Mamie Gâteaux (un petit salon de thé dans le 6ème qui sert aussi soupes, salades et quiches le midi et que je vous recommande chaudement!), et à la première bouchée, j'ai eu l'impression de déguster une soupe tout droit sortie de mon enfance. J'ai essayé d'identifier les ingrédients pour la recréer chez moi, et je ne sais pas si j'y suis totalement parvenue. Il faut dire que  le souvenir était extrêmement fugace, juste une étincelle qui s'est allumée dans ma mémoire pour disparaître à peine quelques bouchées plus tard, me laissant simplement face à une soupe "poireaux-pois cassés-tomate-que sais-je". Je ne suis toujours pas sûre qu'on nous servait une telle soupe à la cantine, mais c'est l'hypothèse la plus probable à ce moment "madeleine de Proust" si soudain et si intense. Je ne suis même pas capable de vous dire si j'aimais cette (supposée) soupe à l'époque, mais j'imagine que oui, sinon je ne l'apprécierais pas aujourd'hui! Et vous, prêts à redonner une chance à la soupe de la cantine?



Soupe de légumes comme à la cantine {vegan, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 150 g de pois cassés (poids secs)
- 2 poireaux
- 1 oignon
- 1/2 boîte de pulpe de tomates ou 1 petite brique de coulis de tomates ou 2 cs de concentré de tomates
- 2 petites pommes de terre (optionnel)
- 1 bouquet garni
- 1 cc de bouillon de légumes déshydraté
- sel et poivre au goût

(optionnel) Faites tremper les pois cassés pendant une heure dans un grand bol d'eau additionnée d'1 cc de bicarbonate de soude. Égouttez, rincez et jetez l'eau de trempage. Cela permet de réduire le temps de cuisson et de rendre les pois plus digestes.

Nettoyez les poireaux, retirez les feuilles sèches ou abîmées mais conservez la partie vert foncé qui est en bon état. Détaillez-les en rondelles. Pelez l'oignon et les pommes de terre, coupez-les en gros morceaux.

Dans une grande casserole ou une cocotte minute, placez les pois cassés, les poireaux, l'oignon et les pommes de terre, ainsi que le bouquet garni. N'ajoutez pas de sel, sinon vos pois vont durcir. Recouvrez d'un litre et demi d'eau, portez à ébullition et laissez cuire jusqu'à ce que les pois cassés se défassent et que les légumes soient tendres. Attention, ça mousse en cours de cuisson! A la cocotte, comptez environ vingt minutes à partir du moment où la vapeur s'échappe (pour des pois pré-trempés. Le temps de cuisson peut varier selon la dureté de vos pois).

Retirez le bouquet garni, ajoutez le bouillon déshydraté et la tomate, et mixez pour obtenir une soupe lisse. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement avant de servir.



School cafeterias can be one of the best place to grow a distaste for some foods. I, for one, was traumatized by beets, swiss chard and veal patties (I still stay clear from the latter). So I can totally imagine that for some of you, soup was the enemy. However, it seems that school canteens also carried some dish that everybody loved, apart from fries and mashed potaoes of course! For me, it was the fish casserole, and probably the soup. I say probably, because I didn't have any memories from this soup until a few months ago, when I tasted a vegetable soup in a small restaurant which I love in Paris (it's Mamie Gâteaux in the 6ème arrondissement, they serve the best quiche for lunch and pretty cute pastry at tea time!). The first mouthful dragged me back into my childhood, but the memory was so faint, that I am not sure that I had a similar soup at school. Anyway, I loved this soup so I tried to recreate it at home. I'm not sure this is excatly it, but I'm pleased with the result all the same!



Leek, split peas and tomato soup {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 : 
- 150 g dried split peas
- 2 leeks
- 1/2 can diced tomato or 1 small carton (1 cup) tomato sauce or 2 tbsp tomato paste
- 1 yellow onion
- 2 small potatoes (optional)
- 1 bouquet garni
- 1 tsp vegetable broth powder
- salt and pepper to taste

(optionnal) Soak the split peas for 1 hour in a big bowl of water with 1 tsp baking soda. Drain and rince, and discard the soaking water. This will shorten the cooking time and make them easy to digest.

Wash the leeks and discard any dried or spoilt leaves. Slice them in 1-inch pieces (green and white parts alike). Peel the onion and potatoes and cut in big chunks.

In a big pot or pressure cooker, place the peas, leeks, potato, onion and bouquet garni. Cover with 1 1/2 litre of water (6 cups). Do not add salt, or it will harden the peas. Bring to a boil and cook until the peas can be smashed easily. Be careful to choose a pot that is wide enough because the peas will foam while cooking. In a pressure cooker, cook for about 20 minutes from the moment the steam comes out (for soaked peas. Dried peas might need to cook longer). The cooking time will depend on how hard your peas are.

Discard the bouquet garni and add the tomato and vegetable broth powder to the pot. Blend until smooth. Taste and adjust seasonning before serving.