navigationmenu

Affichage des articles dont le libellé est Italie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Italie. Afficher tous les articles

mercredi 10 février 2021

Ravioles aux topinambours et huile de truffe

Bon, j'ai raté le coche pour les vœux de nouvelle année, j'ai pas vu passer le mois de janvier. Franchement, quelle arnaque, on fait plus rien de notre vie a cause du Covid et le temps me fil quand même entre les doigts... Bref, même s'il est un peu tard pour ça, je vais parler de mes bonnes résolutions pour 2021 (quoi que, ne doit-on vraiment limiter la prise de bonnes résolutions qu'au mois de janvier ? Vous avez 4h, l'usage de la calculatrice n'est pas autorisé), car c'est l'une d'entre elles qui est à l'origine de cet article. C'est facile à deviner : cette année, j'aimerais faire des pâtes fraîches plus souvent, car j'adore ça. J'ai un laminoir à pates depuis presque 6 ans maintenant et il n'a que trop peu servi, alors que c'est un outil qui m'a longtemps fait rêver (chacun ses rêves, que voulez-vous... je fantasme aussi sur une presse à tortillas et des bols en pierre coréens si vous voulez tout savoir !). Je crois que tout ce temps, je m'étais persuadée que c'était un chantier de faire ses propres pâtes, même avec un laminoir. Alors qu'en fait, ça n'est pas si compliqué ! Certes, les raviolis c'est un peu plus long, mais le jeu en vaut la chandelle, d'autant plus que c'est très difficile de trouver des raviolis frais véganes dans le commerce.



J'ai fait cette recette pour la première fois pour le réveillon de Noël, le premier que je passais sans ma famille en 30 ans d'existence. J'avoue que ça m'a fait un peu bizarre, on a même failli ne rien faire du tout, et puis on a quand même saisi l'occasion de se faire un repas de fête. Après une longue réflexion, on a opté pour des ravioles en entrée. Bon, au départ elles devaient être à la ricotta végétale mais on s'est plantés en achetant le lait de soja, on en a pris du sucré... Heureusement, j'avais des topinambours, je sais plus trop pourquoi j'en avais pris à la Ruche qui dit oui, mais ils ont sauvé notre entrée ! On les a servies avec une poêlée de champignons sauvages, mais elles sont aussi très bonnes avec un filet de crème végétale et de parmesan végane (mon préféré est le NoMuh Rezent de chez Vegusto). Je les ai tellement aimées que je me suis dit qu'elles méritaient leur place ici. En plus, c'est bientôt la Saint-Valentruc et on est d'accord que des raviolis maison c'est hyper romantique, non ? (Bon par contre les topinambours ça donne des gaz, ça c'est de suite beaucoup moins glamour...)


Bon, et puisque j'avais dit en début d'article que j'allais parler de mes bonnes résolutions, en voici la liste complète en plus des pâtes fraîches : faire du tempeh et du seitan plus souvent, essayer de faire des nouilles pour ramen et des nouilles udon maison, réussir le grand écart latéral et facial (pour le second j'ai encore beaucoup de boulot mais je n'ai rien à perdre en me fixant un tel objectif !), réussir mes montées en V inversé et le Superman à la pole dance, lire 25 livres (au moins) et reprendre l'écriture. Voilà, maintenant qu'elles sont publiques, je n'ai plus qu'à m'y tenir !


Ravioles au topinambours et huile de truffe {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4-5 personnes en entrée) :
- 75 g de farine de blé T45
- 75 g de semoule de blé dur (ou de farine de blé T45)
- 150 g d'eau
- 1/4 cc de sel (de préférence kala namak)
- 1 pointe de couteau de curcuma (optionnel, pour la couleur)
-500 g de topinambours
- 1 cc d'huile de truffe
- 1 cs de persil haché
- sel, poivre, noix de muscade au goût

Mélanger la farine, la semoule de blé dur, le sel et le curcuma dans un saladier. Ajouter progressivement l'eau en remuant avec une cuillère en bois. Lorsque toute l'eau a été incorporée, pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Vous pouvez aussi réaliser cette étape au robot.

Couvrir la pâte et laisser reposer 30 min à température ambiante.

Eplucher les topinambours et les faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Les réduire en purée à l'aide d'une fourchette et laisser refroidir.

Ajouter l'huile de truffe et le persil à la purée de topinambours et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Diviser la pâte en 4 morceaux. Etaler finement à l'aide d'un laminoir (je vais jusqu'au cran n°6) ou d'un rouleau à pâtisserie (farinez bien votre plan de travail au préalable).

Disposer une bande de pâte devant soi, déposer des petits tas de farce à intervalles réguliers (environ 1 cc bombée pour des ravioles de 5 cm de diamètre comme sur les photos), mouiller légèrement la pâte au doigt autour de la farce et déposer une autre bande de pâte par dessus. Bien sceller les deux pâtes en chassant les bulles d'air. Découper les ravioles à l'aide d'un emporte-pièce. On peut aussi découper d'abord des disques de pâte, déposer la farce au centre de la moitié d'entre eux et les recouvrir d'un second disque en scellant les bords avec un peu d'eau.

Porter une casserole d'eau salée à ébullition. Y faire cuire les ravioles 3 minutes. Egoutter et servir immédiatement.

mercredi 7 mars 2018

Lasagnes au chou rouge // Red cabbage lasagna

Elle en a pas marre de manger du chou la dame?... Eh bien, pas encore, non. De toute façon, c'est pas vraiment comme si j'avais le choix, puisque je prends ce qu'on me donne à l'AMAP! C'est certes un vrai défi de cuisiner tout ce chou, mais au moins ça me force à faire preuve de créativité en cuisine, et ça c'est plutôt chouette ! Je découvre avec surprise que les choux sont extraordinairement versatiles, ils se marient avec de nombreuses saveurs que je n'aurais pas spontanément associées avec ces légumes (j'ai par exemple testé cet incroyable curry de chou et pommes de terre récemment et c'est un vrai délice!), et ils peuvent se cuisiner de mille façons différentes. 



La preuve avec ces lasagnes au chou rouge, un plat auquel je n'aurais jamais songé si une lectrice ne me l'avait pas suggéré sur Instagram. La recette qu'elle m'a proposé était un peu différente, il me semble que le chou était cuit avec du curry et agrémenté de feta, mais moi j'avais envie de quelque chose plus "classique", avec de la sauce tomate et de l'origan (pis de toute façon chéri aime pas la feta, même en version végétale!).


Le résultat est vraiment bluffant, on ne croirait pas que ces lasagnes contiennent du chou. Mais c'est quoi l'intérêt alors, si on sent pas le goût d'un des principaux ingrédients, me direz-vous? Et bien l'intérêt, c'est que quand, comme moi, on en est à son septième chou en six semaines (et encore, je ne compte pas les choux de Bruxelles ni les bouquets de chou kale dans le tas!), et je vous promets que je n'exagère rien, on est bien content d'avoir une recette où on peut planquer un peu le machin. Ben oui hein, c'est justement en ne mangeant pas que des trucs qui goûtent franchement le chou que j'arrive à survivre à cette avalanche de crucifères sans perdre ma santé mentale! Et puis c'est toujours utile ce genre de recette qui permet d'intégrer plus de légumes dans ses assiettes ni vu ni connu, non? ;)


Lasagnes au chou rouge {végétalien, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 450 g de chou rouge (environ une moitié de chou)
- 100 g de champignons de Paris
- 1 oignon jaune
- 2 gousses d'ail
- 1 boîte de pulpe de tomate
- 1/2 cc d'origan
- 1/2 cc de thym
- 1 cs de vinaigre balsamique
- sel, poivre au goût
- pâtes à lasagnes (du commerce ou maison)
- 20 cl de crème végétale de votre choix ou de sauce béchamel végane (recette ici)
- 2 cs de levure maltée
- huile d'olive

Pelez l'oignon et coupez-le en lanières. Frottez les champignons avec un torchon sec pour éliminer la terre s'il y en a, et tranchez-les finement. Retirez le coeur du chou rouge et détaillez-le en fines lanières. Pelez et émincez finement l'ail.

Dans une grande poêle, faites chauffer de l'huile d'olive, puis ajoutez le chou et l'oignon. Laissez revenir à feu moyen pendant une dizaine de minutes, puis ajoutez un demi verre d'eau, couvrez et laissez cuire à l'étouffée.

Une fois l'eau évaporée (au bout de 15 min environ), ajouter l'ail, les herbes aromatiques et le vinaigre balsamique, et remuez bien. (Profitez-en alors pour observer le spectaculaire changement de couleur du chou sous l'effet de l'acidité, et dites vous que la chimie, c'est cool ;)

Ajoutez les champignons et laissez cuire 5 a 10 minutes supplémentaires, jusqu'à ce qu'ils aient réduit.

Versez la tomate, et laissez mijoter à couvert et à feu doux pendant 10 à 15 minutes, jusqu'à ce que la sauce ait épaissi et que le chou soit tendre. Rectifiez l'assaisonnement.

Déposez une couche de crème végétale ou de béchamel au fond d'un plat à four rectangulaire. Recouvrez de pâtes à lasagnes, puis d'une couche de garniture au chou, puis alternez les pâtes et le chou jusqu'à épuisement de la garniture (je fais généralement 3 couches de chou). Terminez par une couche de pâtes, versez le restant de crème ou de béchamel, et saupoudrez de levure maltée.

Enfournez pour 20 minutes à 180°C. Servez chaud accompagné de crudités (pourquoi pas avec une petite salade de chou? ;)


Red cabbage lasagna {vegan, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 450 g red cabbage (about half a red cabbage head)
- 100 g button mushrooms
- 1 yellow onion
- 2 cloves garlic
- 1/4 tsp oregano
- 1/4 tsp thyme
- 1 tbsp balsamic vinegar
- 1 can diced tomatoes
- salt and pepper to taste
- lasagna sheet
- 20 cl (1/4 cup) vegan creamer of choice or vegan bechamel sauce (recipe here)
- 2 tbsp nutritional yeast
- olive oil

Peel the onion and garlic. Scrub the mushrooms with a clean and dry cloth to remove dirt. Thinly slice the onion, mushrooms and cabbage. Finely chop the garlic.

Heat 2 tbsp olive oil in a large pan on medium heat. Add the onion and cabbage and cook for 10 minutes, stirring occasionally.

Add 10 cl (1/4 cup) water, cover the pan and let cook 15 minutes, until all the water evaporates.
Add the garlic, herbs and vinegar, and stir well. The cabbage will turn to a lovely pink colour because of the acidity of the vinegar (science is awesome!).

Add the mushrooms and cook for 5 to 10 more minutes, until reduced.

Add the diced tomatoes, cover the pan and simmer on low heat for 10 to 15 minutes, until the sauce has thickened a bit and the cabbage is soft. Taste and adjust the seasoning.

Spread a thin layer of vegan creamer or bechamel sauce on the bottom of a rectangular dish. Cover with lasagna sheets, then 1/3 of the cabbage mixture, then alternate the pasta and filling twice again. End with a layer of pasta, then pour the remaining creamer or bechamel sauce on top and sprinkle with nutritional yeast.

Bake for 20 minutes at 180°C (350F). Serve hot with a side of crudités.

mercredi 14 février 2018

Focaccia au pesto et potimarron // Pesto and red kuri squash focaccia

Comme beaucoup de couples, chéri et moi avons notre petite tradition pour la St Valentin. Aller au restaurant, s'offrir un spa, un dîner aux chandelles à la maison ? Non, rien de tout ça. Nous, on mange une pizza, même pas faite maison, livrée dans sa boîte en carton, et on boit des bières, le tout calés dans notre canapé. Le summum du romantisme quoi ;)



On a démarré cette tradition il y a deux ans, car cette année-là, chéri avait un match de rugby à l'autre bout du département et s'est blessé au genou. Il a fini aux urgences, et j'ai du aller le chercher en voiture, de nuit sur une route serpentant à flanc de colline. Pour moi qui déteste conduire, je peux vous dire que c'était une véritable épreuve de rouler dans ces conditions... Alors forcément, quand on est rentré chez nous, la soirée bien entamée, et chéri avec le genou dans une attelle, on avait aucune motivation pour se cuisiner un repas romantique et c'est comme ça qu'on a fini avec une pizza dans notre canapé.


L'an dernier, les parents de chéri étaient chez nous la semaine de la St Valentin, donc c'était déjà mal barré pour un dîner romantique à deux. De plus, j'étais en déplacement pro toute la journée, et je rentrais assez tard le soir, ce qui m'empêchait de concocter un repas un peu élaboré. On avait donc prévu d'aller au resto tous les quatre, mais chéri était un peu malade et n'avait pas vraiment la motivation pour sortir. Résultat : on a fini par commander des pizzas.



On s'est donc dit que cette année, il fallait maintenir la tradition. Surtout que je suis à nouveau en déplacement pro, et chéri aussi cette fois-ci. En réalité, c'est une façon de fêter la St Valentin qui me convient parfaitement, à contre-courant des injonctions commerciales qu'on nous balance (et je ne parle même pas de la surcouche de pression sociale sur les célibataires à l'occasion de cette fête...). Parce que même si j'apprécie l'idée d'une journée entièrement dédiée à la célébration de l'amour, je considère que le bonheur dans un couple, ça se construit toute l'année. Et je pense aussi qu'il n'y a pas besoin d'en faire des caisses pour montrer à l'autre qu'on l'aime. Alors certes, je peux tout à fait comprendre que pour certains couples, c'est l'occasion de s'offrir un bon moment à deux, de faire quelque chose qu'on ne s'octroie pas le reste de l'année. Je suis tout à fait d'accord pour dire qu'il faut savoir se faire plaisir ! Mais se montrer qu'on s'aime en toute simplicité, même devant une pizza et une bouteille de bière, pour moi c'est tout aussi symbolique. On est ensemble, et c'est tout ce qui m'importe. (#momentguimauve)



Bon, c'est bien mignon tout ça, mais c'est quoi le rapport avec la focaccia? Le rapport, c'est que, d'un part, si vous êtes aussi de la team pizza-canapé pour la St Valentin MAIS que vous voulez quand même faire un peu plus d'efforts que nous qui allons juste décrocher le téléphone, alors cette recette est pour vous. La combinaison potimarron-champignons-oignons-jeunes pousses est ma nouvelle garniture de pizza préférée. Alors oui, je sais qu'une pizza et une focaccia au pesto, c'est pas la même chose, mais en réalité on a d'abord testé ce mélange en version pizza avant de penser à une focaccia sur base de pesto, et je peux vous garantir que les deux marchent très bien, donc vous pouvez très bien opter pour une base tomate (j'utilise du concentré dilué dans de l'eau auquel je rajoute de l'origan, de l'ail et de l'oignon semoule pour une sauce à pizza express!) et ajouter du fromage végétal. Et je pense qu'en version flammekueche (notre nouvelle passion depuis qu'on s'est installés en Alsace ^^) ça fonctionne tout aussi bien!



D'autre part, et là on retombe dans le mode guimauve, c'est que les mains sur les photos, ce sont celles de chéri, vous vous en doutez. Et quand je vois qu'il prend part sans rechigner à mes lubies de photographie culinaire, qu'il se plie à toutes mes injonctions ("plus haut la main STP... OK, on va refaire une série... Allez encore une... On recommence une dernière fois...") alors qu'il est probablement affamé, et que je lui colle une focaccia fumante sous le nez, focaccia qu'il regarde gentiment refroidir le temps que je la shoote sous toutes les coutures, je me dis qu'il doit quand même beaucoup m'aimer ^^ et pour ça (et plein d'autre choses!), je l'aime moi aussi énormément, et j'espère partager des pizzas et des bières avec lui sur le canapé pendant encore beaucoup de Saint-Valentin!



Focaccia au pesto et potimarron {végétalien, sans soja}
Pour 2 à 4 personnes :
- 1 grosse pâte à pizza, maison ou du commerce (je fais la mienne avec 250 g de farine, 1 pincée de sel, 7 g de levure de boulanger sèche, 1 cc de sucre, 150 ml d'eau tiède, 1,5 cs d'huile d'olive)
- 2 cs de pesto de basilic végane du commerce ou maison
- une dizaine de fines tranches de potimarron (2 à 3 mm d'épaisseur)
- 2 ou 3 champignons de Paris détaillés en tranches
- quelques fines lamelles d'oignon (rouge de préférence)
- olives noires
- pour servir : salade au choix (roquette, mâche, pourpier, jeunes pousses d'épinard ou de betterave, mélange de jeunes pousses, mesclun, ...), huile pimentée, vinaigre balsamique
Version pizza : utilisez un peu moins de pâte et remplacez le pesto par du coulis de tomate (ou 1 cs de concentré de tomate dilué dans 3 à 5 cs d'eau + 1 pincée d'origan, d'ail et d'oignon semoule), et ajoutez quelques morceaux de mozzarella végane ou du fauxmage râpé (vous pouvez aussi conserver le pesto et en déposer quelques cuillerées ici et là sur votre pizza)
Version flammekueche : utilisez une pâte fine (je fais cette recette), remplacez le pesto par du yaourt de soja assaisonné de sel, poivre et noix de muscade, et utilisez du fauxmage râpé si vous le souhaitez

Préchauffez le four à 200°C.

Sur une plaque de four recouverte d'un tapis de cuisson, étalez votre pâte (après une première levée si vous la faites vous-même) en un grand rectangle d'environ 7 mm d'épaisseur.

Etalez délicatement le pesto à la surface de la pâte et répartissez les lamelles de potimarron, champignons, oignons, et les olives.

Versez un peu d'eau dans une lèchefrite placée en bas du four (seulement pour la version focaccia).

Enfournez la focaccia pour 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée sur les bords et le potimarron bien cuit.

Servez immédiatement, parsemé de salade ou de jeunes pousses. Arrosez d'un filet d'huile piquante et de vinaigre balsamique si désiré.



Pesto and red kuri squash {vegan, soy-free}
Serves 2 to 4 :
- 1 large pizza dough, storebought or homemade (I made mine with 250 g bread flour, 1 pinch salt, 7 g dried yeast, 1 tsp sugar, 150 ml lukewarm water and 1 1/2 tbsp olive oil)
- 2 tbsp vegan basil pesto, storebought or homemade
- a dozen thin slices of red kuri squash (2 to 3 mm thick)
- 2 to 3 button mushrooms, sliced
- thin onion slices (preferably red)
- black olives
- to serve : arugula or baby spinach, spicy oil, balsamic vinegar 
Pizza version : use a smaller quantity of dough and replace the pesto with tomato sauce (for a quick pizza sauce, I mix 1 tbsp tomato paste with 3 to 5 tbsp water, a pinch each of oregano, garlic powder and onion powder) and add vegan pizza or shredded cheese on top. You could also drop a few dollops of pesto on top ;)
Flammekueche version : use a thin dough (made with 250 g flour, 1 pinch salt, 50 ml neutral oil and a bit of water added gradually until a soft ball foms, leave to rest covered for 1 hour at room temp before rolling thinly), replace the pesto with soy yogurt seasoned with salt, pepper and nutmeg and sprinkle with vegan grated cheese if you want (Flammekueche is a kind of thin crust pie with a sour cream base that originates from Northeastern France and Germany)

Turn the oven on at 200°C (395F)

On a lined baking sheet, roll the dough into a rough rectangle with a 7 mm thickness.

Gently spread the pesto on top and cover with the squash, mushrooms and onions sliced, and the olives.

Pour a bit of water in a pan placed in the bottom of the oven (only for focaccia version).

Bake the focaccia for 15 to 20 minutes, until the edges are golden and the squash is tender.

Serve immediately sprinkled with greens and drizzled with spicy oil and balsamic vinegar.

mercredi 27 septembre 2017

Focaccia aux tomates cerises et fleurs de courgettes // Focaccia with zucchini flowers and cherry tomatoes

Après trois semaines dignes d'un mois de novembre, le soleil est enfin de retour, comme je l'espérais. J'avoue que je commençais à ne plus y croire et à craindre de devoir repousser cette recette à l'année prochaine, pour cause d'incompatibilité météorologique.



Les fleurs de courgette sont un ingrédient qui m'a toujours intriguée et que j'ai longtemps voulu cuisiner, et leur rareté sur les étals des marchés a probablement exacerbé cette envie. Mais depuis deux ans, j'ai la chance de pouvoir aller ramasser mes légumes moi-même dans une cueillette, et j'ai donc enfin pu goûter à ces fameuses fleurs comestibles. On en parle souvent au début de l'été, quand elles commencent à apparaître, mais finalement il est presque plus logique de les récolter maintenant alors que les plants de courgette vont en déclinant et que les fleurs se font de moins en moins nécessaires, non? (oui oui, j'essaie bel et bien de me trouver des excuses pour justifier cette recette haha!). Elles sont souvent préparées en beignets, parfois en étant préalablement farcies, mais je dois avouer que je n'aime pas trop faire de la friture chez moi. N'ayant pas le matériel adéquat, je finis toujours par salir mes plaques plus qu'autre chose, et l'odeur de l'huile se répand dans tout mon appartement... Bref, pas de beignets de fleurs de courgette pour moi! En revanche, lors de mon premier séjour en Italie, j'avais découvert qu'elles étaient employées comme garniture de pizza, sur une base de tomate et mozzarella. Je n'y avais alors pas goûté, trop occupée à me goinfrer d'une autre variété qui était devenue ma préférée : une pizza à pâte épaisse, plus proche de la focaccia, garnie de tomates cerises coupées en deux, d'huile d'olive et d'origan, et parfois de quelques filets d'anchois (que je m'empressais de mettre de côté, je n'ai jamais aimé ça!). Aaah, rien que d'y penser, et j'ai envie de sauter dans un avion pour Rome...


Des années plus tard, le souvenir de ces pizzas à la coupe m'est revenu et j'ai voulu combiner ces deux garnitures, car je pressentais qu'elles feraient bien la paire. Et en effet, c'est une association très agréable, la légère amertume des fleurs de courgette venant contrebalancer le côté acidulé des tomates cerises. Si vous ne trouvez plus de fleurs de courgette, la version "tomates seules" est tout aussi succulente!



Focaccia aux tomates cerises et fleurs de courgette {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour deux personnes en plat principal :
- une pâte à pizza (maison ou du commerce)
- une dizaine de fleurs de courgette
- une trentaine de tomates cerise
- huile d'olive, fleur de sel, origan séché
- flocons de piment (optionnel)

Etalez la pâte à pizza en un rectangle d'un bon centimètre d'épaisseur. Avec le manche d'une cuillère en bois, faites des trous dans la pâte, sans la traverser complètement. Badigeonnez généreusement d'huile d'olive et laissez lever 1h dans un endroit tiède (par exemple, un four préchauffé à 30°C puis éteint).

Préchauffez le four à 200°C avec une plaque à l'intérieur (ou une pierre à pizza).

Lavez et séchez délicatement les fleurs de courgette, rincez les tomates si elles ne sont pas bio. Coupez les tomates en deux. Répartissez les fleurs de courgette sur la pâte levée, puis remplissez le reste de l'espace libre avec les moitiés de tomates, côté coupé vers le haut.

Arrosez d'un filet d'huile d'olive, et saupoudrez de sel, origan, et flocons de piment si vous le souhaitez.

Transférez sur la plaque chaude et enfournez pour 15 minutes, jusqu'à ce que les fleurs de courgette soient dorées. Servez chaud.





Focaccia with zucchini flowers and cherry tomatoes {plant based, soyfree, nutfree}
Serves two as a main :
- 1 pizza dough (store bought or homemade)
- approx. 10 zucchini flowers
- approx. 30 cherry tomatoes
- olive oil, fleur de sel, dried oregano
- chili flakes (optional)

Roll the pizza dough into a rough rectangle, with a thickness of 3/8 inch (1 cm). With the back of a wooden spoon, poke holes into the dough without going through. Brush with olive oil and leave to raise in a warm place for 1 hour.

Preheat the oven at 200°C (392F) with a baking sheet or pizza stone in it.

Wash and rice delicately the zucchini flowers. Rince the cherry tomatoes if they're not organic and cut them in half. Place the zucchini flowers onto the dough and fill the remaning free space with halved cherry tomatoes, cut side turned up.

Drizzle with olive oil and sprinkle with fleur de sel, dried oregano, and chili flakes if desired.

Slide onto the hot baking sheet and bake for 15 minutes, or until the flowers are nicely golden. Serve hot.



jeudi 19 mai 2016

Risotto aux légumes de printemps et herbes fraîches // Risotto with Spring vegetables and fresh herbs


J'essaie de faire en sorte que les recettes que je publie ici soient les plus représentatives possible de ce que je cuisine et mange réellement. Ca paraît évident, dit comme ça, mais je vous assure que ça ne l'est pas toujours pour moi. Il y a certaines recettes sur ce blog qui n'ont jamais refait d'apparition dans mon assiette, et je pense ne pas être la seule blogueuse culinaire dans ce cas. Je ne sais pas si c'est la "pression" de toujours créer quelque chose de nouveau et d'original, ou bien si notre passion pour la bouffe nous pousse sans cesse à tester de nouvelles associations de saveurs qui "démodent" les précédentes, ou bien parce qu'en bons obsédés du manger, on a envie de tout goûter et on se dit que la vie est trop courte pour manger deux fois la même chose. Toujours est-il que j'essaie d'éviter cet écueil, car si moi-même je n'ai pas envie de reproduire une de mes propres recettes, comment pourra-t-elle toucher mes lecteurs?


Bien sûr, je ne suis pas à l'écart d'une "erreur de parcours" et il y aura certainement des plats qui apparaîtront ici et que je ne referai pas, ou très rarement, car trop alambiqués ou pas assez "moi", et pourtant suffisamment désirables pour que l'idée germe en moi, se développe jusqu'à m'obséder et que je doive la tester, puis la partager ici du fait de son potentiel "bloguesque" : jolie, agréable au goût (évidemment!), et susceptible de plaire à d'autres que moi. Un peu comme ce vêtement qu'on aime mais qu'on ne porte jamais, et qu'on finit par revendre pour qu'il puisse faire le bonheur de celui ou celle qui saura lui montrer tout l'intérêt qu'il mérite. (philosophie de comptoir, bonsoir. Rappelez moi de ne plus écrire de posts à minuit moins sept, merci.)



Enfin bref, ce risotto, ce n'est absolument pas un plat de ce genre. Au contraire, c'est une valeur sûre, un peu comme mon jean préféré en fait! (vous noterez la métaphore filée. Ca, c'est pour les 1ère S qui préparent leur bac de français. Si tu es dans ce cas, éteins ton PC et file faire tes fiches sur Voltaire! Non mais!) Je suis d'ailleurs étonnée de voir qu'il n'y a qu'une seule recette de risotto dans mes archives (attention au choc visuel...), quand on sait que c'est un plat qui fait une apparition très régulière dans nos menus de la semaine, de l'ordre de deux à trois fois par mois. Il faut dire que ces derniers temps, on a fait exclusivement notre préféré, celui au fenouil de Jamie Oliver dont je parlais déjà ici. Mais avec les légumes de printemps qui sont enfin arrivés, j'ai eu envie de changer un peu. J'ai utilisé les restes d'un wok de pois gourmands et de courgettes, mais n'importe quel mélange à base d'asperges, fèves, jeunes pousses d'épinards ou de blettes, petits pois, etc conviendra. Idem pour les herbes fraîches, je n'avais que de la menthe et du persil sous la main, mais vous mouvez y mettre du basilic, du cerfeuil, des la ciboulette, bref, pourvu que ça soit vert, que ça soit frais, que ça sente le printemps, tout simplement!


Bon, par contre, je vous l'accorde, les photos ne sont pas très printanières, elles, si ce n'est les petites feuilles sur mon assiette. Difficile de faire autrement un jour de pluie, et puis j'aimais bien cette ambiance un peu mélancolique, qui s'accordait bien avec la mise en scène un peu rustique.

Risotto aux légumes de printemps et herbes fraîches {vegan, sans gluten, sans soja}
Pour deux personnes :
- 150 g de riz à risotto (canaroli ou arborio)
- 1 petit oignon blanc ou jaune
- 2 gousses d'ail
- 1 petite branche de céleri
- 10 cl de vin blanc sec
- 1 litre de bouillon de légumes
- 2 cc de purée de noix de cajou (ou d'amande blanche)
- 2 cc de levure maltée (optionnel)
- 200 g d'un mélange de légumes printaniers de votre choix (ici pois gourmands recoupés en deux pour les plus grands, champignons shiitaké et petites courgettes en lamelles, mais vous pouvez aussi utiliser des asperges vertes coupées en tronçons, des petits pois, du fenouil ou des coeurs d'artichaut tranché finement, des jeunes épinards ou fanes de blettes, des fleurs de courgette, des fèves, ...)
- une petite poignée d'herbes fraîches de votre choix (ici menthe et persil, vous pouvez aussi utiliser du basilic, du cerfeuil, de l'aneth, de l'estragon, de l'ail des ours, de la ciboulette, des feuilles de fenouil, ...)
- huile d'olive, sel et poivre

Pelez une gousse d'ail et l'oignon et hachez-les finement, ainsi que la branche de céleri.

Faites chauffer à feu moyen-doux 1 cs d'huile d'olive dans une casserole et ajoutez les légumes que vous venez de hacher. Faites cuire doucement, sans trop colorer (baissez le feu si besoin) et en remuant souvent, jusqu'à ce qu'ils soient tendres.

Augmentez le feu et ajoutez le riz, remuez bien jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Ajoutez le vin, remuez pour décollez les morceaux qui auraient attaché à la casserole et laissez s'évaporer.

Versez un verre de bouillon et laissez cuire à petit bouillons, en remuant de temps en temps pour extraire l'amidon du riz et pour qu'il n'attache pas au fond de la poêle. Répétez l'opération jusqu'à ce que le riz soit cuit (vous devrez ajouter de moins en moins de bouillon au fur et à mesure de la cuisson. Si le riz est cuit mais qu'il reste encore trop de bouillon dans la casserole, augmentez le feu et remuez votre riz jusqu'à évaporation de l'excédent de bouillon)

Pendant la cuisson du riz, faites sauter à feu vif vos légumes dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'ils commencent à s'attendrir mais gardent un peu de croquant (à l'exception des épinars ou fanes de blettes, qui seront grossièrement hachées et ajoutées crues dans le riz cuit. La chaleur résiduelle du riz suffira à les cuire). Ajoutez la deuxième gousse d'ail hachée et laissez cuire encore une minute en remuant constamment, pour que l'ail ne brûle pas. Réservez.

Lorsque le riz est cuit, ajoutez les légumes, la purée de noix de cajou et la levure maltée. Ramuez bien pour incorporer ces derniers ingrédients, assaisonnez au goût et laissez reposer 5 minutes à couvert hors du feu.

Hachez finement les herbes fraîches et ajoutez- en les trois quarts dans le riz juste avant de servir. Dégustez chaud, parsemé des herbes restantes.


Risotto with spring vegetables and fresh herbs {vegan, gluten-free, soy-free}
Serves 2 :
- 150 g arborio or canaroli rice
- 1 small white or yellow onion
- 2 cloves garlic
- 1 small celery stalk
- 10 cl dry white wine
- 1 litre vegetable broth
- 2 tsp cashew butter (or hulled almond butter)
- 2 tsp nutritional yeast (optional, omit for GF)
- 200 g mixed Spring vegetables of your choice (here I used sweet peas, baby zucchini sliced legthwise and sliced shiitake mushrooms, but you could also use green peas, shelled fava beans, thinly sliced fennel or fresh artichoke hearts, green asparagus cut in chunks, young or baby spinach/swiss chard leaves, zucchini blossoms, ...)
- a small handful fresh herbs of your choice (here I used mint and parsley but you could use basil, ramps, taragon, chives, dill, fennel fronds, chervil, ...)
- olive oil, salt, pepper

Peel and mince the onion and 1 garlic clove. Finely chop the celery stalk as well.

Heat 1 tbsp olive oil in a pot on medium-low heat and add the vegetables you just chopped. Cook for 15 minutes, stirring often, until soft and fragrant. The vegetables pieces musn't brown too much, if they do, lower the heat.

Increase the heat to high and add the rice into the pot. Stir until it becomes transluscent. Add the white wine and scrape the bottom of the pan to remove any lose bit. Lets the wine evaporate.

Add 1 cup broth and bring to a simmer, stirring from time to time to release the starch from the rice and to make sure it doesn't stick to the pot. Add more broth when it has all been abseorbed, until the rice is cooked. You will need to add fewer and fewer broth as the rice cooks. If there is still too much liquid in your pot when the rice is done, increase the heat and stir constantly until the extra broth has evaporated.

While the rice is cooking, sauté the spring vegetables in a pan on high geat with a bit of olive oil, until tender but still with a bite to them. Add the second garlic clove, minced, and cook for one more minute, stirring constantly so that the garlic doesn't burn.

When the rice is done, add the cooked vegetables to the pot, as well as the cashew butter and nutritional yeast. Stir to combine, eason to taste and leave to rest for 5 minutes out of the fire and covered.

Chop the fresh herbs and add about 3/4 of them to the rice before serving. Serve hot sprinkled with the remaining herbs on top

mercredi 13 avril 2016

Focaccia à l'ail des ours // Wild leek focaccia

Youpi, enfin une recette de printemps! Merci à l'ail des ours de m'avoir sortie de ma torpeur hivernale! Bon, ne nous excitons pas trop non plus hein, le chou fleur sera de retour en fin de semaine...



J'ai vu de l'ail des ours (ou ail sauvage) pour la première fois lors d'une excursion au château de Vizille, au cours de ma première année grenobloise (il y a 5 ans, argh! Où est le bouton "pause"?!). A l'époque, je n'avais absolument pas imaginé que ce tapis de feuilles vertes et ces délicates petites fleurs blanches puissent être comestibles. Ce n'est qu'en voyant cet article de Piment Oiseau quelques années plus tard que j'ai fait le lien, et bien entendu, en bon ventre sur pattes, je me suis promis de retourner à Vizille au printemps pour en cueillir moi-même! Entre temps, j'ai pu en trouver au marché de l'Estacade à Grenoble, ce qui a pu satisfaire ma curiosité au sujet de cette fameuse plante. (Pour les Grenoblois intéressés par l'info : je l'ai acheté au petit monsieur assez bavard qui vend tout un tas d'herbes aromatiques au bout du marché, côté gare. Parfois il a également des orties -c'est très bon en pesto ou en quiche!- et l'an dernier, il donnait même des branches de lilas!)



Et puis cette année, j'ai enfin pu honorer cette promesse, puisque j'ai profité de la seule journée ensoleillée du weekend de Pâques pour lancer l'idée d'un pique-nique dans le parc du château. Comme dans mon souvenir, l'ail des ours y poussait à foison, mais je n'ai pas osé trop en ramasser, ignorant si la cueillette était vraiment autorisée. Bon, à la réflexion, ce n'est pas plus mal, car mon bouquet a diffusé son odeur d'ail dans la voiture pendant tout le trajet du retour... C'est d'ailleurs à ce moment là que j'ai réalisé que les sous-bois et les bas côtés de la nationale entre Grenoble et Romans étaient envahis par cette plante! J'ai donc pu retourner en cueillir un énoooorme bouquet (et il se trouve que cette fois, par chance, on avait un tuperware avec nous, ce qui nous a évité l'odeur!), afin de réaliser cette focaccia que j'avais imaginée à notre retour de Vizille, inspirée par une épingle aperçue sur Pinterest.



Bon, alors je vous préviens de suite, c'est pas la recette à faire avant d'aller en boîte ou pour un premier rendez-vous galant, à moins que vous ne cherchiez à repousser les dragueurs (ou dragueuses!) un peu trop insistants. Heureusement à la maison, mon chéri et moi sommes tous les deux des amateurs d'ail et d'oignon, donc on ne s'inquiète pas de notre haleine! Et il vaut mieux, car en plus de l'ail des ours, j'ai tartiné ma focaccia d'une gousse d'ail écrasée, effet anti-vampires assuré! Vous pouvez vous en passez si vous le souhaitez, mais ce serait dommage, car en plus d'être délicieux (enfin, de mon point de vue en tout cas!), l'ail est un précieux allié pour la santé, de par ses propriétés antiseptiques qui vous aideront à lutter contre ce rhume attrapé à cause des températures changeantes du mois d'avril (comment ça, ça sent le vécu?!)



Focaccia à l'ail des ours {vegan, sans soja, sans noix}
Pour une focaccia : 
- 1 pâte à pizza (j'utilise habituellement la recette de Jamie, mais il y a aussi celle de Jim Lahey sans pétrissage, ou bien celle-ci, en français et sans mesures en cup trop casse bonbons. Si vous voulez opter pour une version toute prête, je trouve que les pâtes déjà étalées lèvent moins bien, privilégiez donc une pâte en boule. Le mieux est de demander à votre boulanger s'il peut vous vendre de la pâte à pain crue!)
- 1 gousse d'ail (optionnel)
- 1 à 2 pincées de flocons de piment (optionnel)
- une dizaine de feuilles d'ail des ours
- 2 cs + 1 cc d'huile d'olive de bonne qualité
- 1 pincée de gros sel ou de fleur de sel

A la main et sur un morceau de papier cuisson (ou un tapis de cuisson), étalez la pâte en un rectangle grossier, sur une épaisseur d'un centimètre environ et de façon à peu près uniforme. Couvrez avec un linge propre et laissez lever 30 minutes minimum à température ambiante.

Préchauffez le four à 200°C avec une plaque à l'intérieur.

Pelez la gousse d'ail, retirez le germe et écrasez-la dans un mortier ou à l'aide d'un presse-ail ou du plat d'une lame de couteau. Mélangez la avec la cuillère a café d'huile d'olive et les flocons de piment.

Badigeonnez la pâte du mélange d'ail et d'huile d'olive (ou avec une cuillère à café d'huile d'olive si vous n'utilisez pas d'ail), déposez-la sur la plaque chaude et enfournez dix minutes.

Nettoyez les feuille d'ail des ours, séchez-les et hachez-les finement. Mélangez avec les 2 cuillères à soupe d'huile d'olive et le sel.

Après 10 minutes de cuisson, retirez la focaccia du four et badigeonnez-la avec les trois quarts du mélange à l'ail des ours. Enfournez à nouveau pour 5 minutes.

Découpez la focaccia en part et servez avec le mélange à l'ail des ours restant. Vous pouvez également utiliser ce mélange en condiment sur des oeufs au plat, du tofu sauté, ou mélangé dans du riz, des pâtes, du quinoa, ...


When I realised that wild leek (aka ramps) grows in abudance not so far from my hometown, I went to pick up a big (and smelly...) bouquet for this recipe, inspire by this pin. I warn you, this is not the recipe to make before going to the night club or for a first date, except if you look for a solution to drive away the guys (or girls!) wo are too insistent! I used a whole garlic clove to brush on the dough in addition to wild leeks, but if you'd like a milder flavour, you could omit it, though it doesn't taste super strong after garlic. I suggest not to, because not only is garlic delicious (in my opinion at least!), it also very good for you as it has strong antiseptic properties that will help you fight this bad cold you caught because of the ever changing temparatures this month (wait, does it sounds like it happened to me? Nah, of course not.)

Wild leek focaccia {vegan, soy-free, nut-free}
Makes one focaccia : 
- 1 portion pizza dough (I usually make Jamie Oliver's recipe, but you could also try Jim Lahey's no knead dough. If choosing a pre-made dough, I find that pre-rolled ones don't raise very well so I'd opt for a ball of dough. You could also ask your bread artisan if he can sell you a ball of raw bread dough)
- 1 clove garlic (optional)
- 1 or 2 pinch red pepper flakes (optional)
- approx. 10 leaves of wild leek (ramps)
- 2 tbsp + 1 tsp good olive oil
- pinch of rocky sea salt

Using your hands (and not a rolling pin), shape the dough on baking paper or on a baking mat into a rough rectangle, of an approximatively even thickness of 1 cm (1/2 inch). Cover with a clean cloth and let the dough raise at ambient temp, for 30 minutes to 1 hour.

Preheat oven to 200°C (~390F) with a baking sheet or pizza stone in it.

Peel the garlic clove and remove the inner sprout. In a mortar and pestle (or with a garlic press of with the flat side of your knife's blade), crush into a paste and mix with 1 tsp olive oil and red pepper flakes.

Lightly brush the dough with the garlic and oil mix (or simply with 1 tsp olive oil if not using garlic), slide onto the hot sheet and bake for 10 minutes.

Wash and pat dry the wild leek leaves. Chop finely and mix with 2 tbsp olive oil and the salt.

When the focaccia has baked for 10 minutes, remove from oven and brush with 3/4 of the wild leek and oil mix, then put back in the oven and bake for 5 minutes.

Slice and serve with the remaining wild leek oil. If you have leftowers of wild leek oil, you can use it on fried eggs or tofu, or mix into cooked rice, pasta, quinoa, ...

mercredi 26 août 2015

Milan express

Eh bien, j'ai du mal à m'en tenir à mon planning de publication en ce moment! Cette fois ce n'est pas ma machine à coudre qui m'a accaparé mon temps libre, mais la série The Blacklist. Il faut dire que je me suis fixé un objectif un peu stupide : regarder l'intégralité de la saison 1 en une semaine, pour pouvoir regarder la saison 2 à la télé dès la rentrée (alors que je pourrais très bien la regarder en replay un peu plus tard...). J'en suis à peine à l'épisode 9, plus que 13 à voir avant ce soir... Mission impossible, dites-vous?






L'église de Saint-Mauricio, surnommée "la chapelle Sixtine de Milan", dont les murs sont recouverts de peintures.

Noé a sauvé des licornes! Mais à mon avis, il s'est trompé et il a pris deux mâles parce que l'espèce n'a pas perduré...

Mais bon, je serai plus productive à la rentrée, c'est promis! En attendant, voici le dernier article de ma série sur Milan, avec enfin des photos de la ville en elle-même. Sur les quatre jours qu'on a passés sur place, on en a passé seulement deux (enfin, un et demi avec le voyage retour) à visiter Milan en elle-même. Autant vous dire qu'on a essayé d'en faire le plus possible! Nous voilà donc à arpenter la ville en long, en large et en travers, à essayer de rayer de notre to-do list un maximum de choses. Ce n'est pas vraiment la meilleure façon de visiter une ville, j'en conviens, mais nous n'avions pas vraiment le choix cette fois.  De ce fait, je n'ai aucune recommandation à vous donner, si ce n'est de mieux prévoir votre séjour que nous, et donc de réserver vos visites bien avant de partir si vous le pouvez (surtout pour la Cène, prise d'assaut jusqu'en 2177 environ...). Oh, et de tester toutes les glaces qui croisent votre chemin!









En plein milieu de la journée, terrassés par la chaleur, nous nous sommes réfugiés dans le musée de sciences et technologies. Un musée qui n'était pas au goût de tous, mais qui avait le mérite de se trouver sur notre route, calculée au mètre près. Si vous comptez le visiter, consacrez-lui une journée entière car il est gigantesque!







Vous allez faire comme si mes cheveux faisaient pas n'importe quoi sur cette photo, OK?

Les détails des sculptures sont incroyables, et on ne retrouve pas deux fois la même scène!




Mes coups de coeur : monter sur le toit du Duomo au coucher de soleil (vu le nombre de photos, on s'en doutait à peine...), louer un vélo pour se promener sur les Navigli (les canaux au sud de la ville), très animés le dimanche, et les délicieux biscuits de la pâtisserie Panarello à deux pas de notre appartement!

 











Et voilà, c'est la fin de cette série sur Milan, j'espère que ça vous a plu! En tout cas moi j'ai adoré me replonger dans ces souvenirs,  et je suis très contente d'avoir fait du tri dans mes photos! Je trouve que certaines sont vraiment réussies et je compte bien les imprimer et en faire un album! A bientôt pour une recette estivale (car oui, l'été ne s'arrête pas en septembre!).