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mardi 8 septembre 2020

Tarte aux courgettes et pomme de terre, curry et lait de coco

J'avoue ne pas être du tout inspirée pour ce post aujourd'hui... je pourrais vous faire une tirade sur la rentrée et les plats simples à préparer, mais ça fait des années que cette date ne signifie plus grand chose pour moi,  donc je ne change pas spécialement ma façon de cuisiner à cette période. 




Je vous dirai donc simplement que cette recette, piquée à ma maman comme beaucoup de recettes de tartes sur ce blog, est absolument délicieuse, en plus d'être hyper facile à faire. Et c'est déjà pas mal, non ? Bonne rentrée à toutes et à tous !








Tarte aux courgettes et pommes de terre,  curry et lait de coco {végétalien, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 1 tarte :
- 1 pâte brisée (maison ou du commerce, sans gluten si besoin)
- 1 grosse courgette
- 1 grosse pomme de terre (ou 1 pomme de terre de taille moyenne et 1/2 aubergine)
- 1 oignon jaune
- 20 cl de lait de coco
- 1,5 cc de curry
- sel, huile végétale

Peler l'oignon et la pomme de terre. Découper l'oignon en lamelles et la pomme de terre et la courgette en rondelles de 2 à 3 mm d'épaisseur. 

Faire revenir les légumes à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'ils soient presque cuits (environ 15 min).

Ajouter le lait de coco et le curry, saler au goût, bien mélanger et laisser épaissir 5 min.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée et répartir les légumes par dessus.

Enfourner à 180°C pour 35 min. Servir tiède.

jeudi 7 février 2019

Quiche au potimarron et pesto // Red kuri squash and pesto quiche

Si vous me suivez sur les Instagram, vous n'avez probablement pas raté le scoop, tant j'ai soulé tout le monde avec ça : j'ai la grippe. Enfin, du moins, je l'ai au moment où je rédige ce post et j'espère qu'elle sera passée au moment de sa publication. Désolée à tous ceux à qui j'ai rebattu les oreilles avec cette info d'une importance absolument (pas) capitale, mais j'aime vraiment pas être malade (qui aime ça, en même temps ?!) et je me transforme en Caliméro dans ce genre de moments... (EDIT : au moment de la publication de ce post, ma grippe est bel et bien terminée, en revanche elle a entre temps muté en sinusite carabinée qui m'a endolori toute la pommette droite pendant 3 jours, et maintenant elle migre vers le côté gauche. Si jamais vous croisez mon système immunitaire, dites-lui de rentrer à la maison SVP)


Bon, du coup vous m'en voudrez pas pour le manque total d'inspiration pour le texte de ce post, hein. Je vous dirai juste que le mélange potimarron + pesto, ça déboite (je l'avais déjà mis en scène ici). C'est d'ailleurs dans une tarte salée que j'ai découvert cette association pour la première fois, grâce à une recette issue du livre Variations Potimarron de Cléa. Je l'ai couplée à ma recette de quiche végane favorite, la tarte crémeuse carotte/curry dans Vegan de Marie Laforêt, que j'ai légèrement adaptée pour l'occasion. Et paf! Ça ne fait des Chocapic mais plutôt ma nouvelle quiche préférée de l'hiver (pardon pour l'humour pas drôle, mais j'ai la grippe, vous aviez compris hein?)



Quiche au potimarron et pesto {végétalien, option sans gluten, option sans noix}
Pour une tarte (4 personnes)
- 150 à 200 g de potimarron (poids sans graines)
- 150 à 200 g de tofu ferme (vous pouvez utiliser le tofu-carton Bjorg ou Céréal pour cette recette)
- 200 ml de crème végétale (ou de lait végétal + 1 cs de fécule)
- 150 ml de lait végétal
- 2 cs de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 3 cs de pesto végane (vérifiez qu'il ne contient pas de noix de cajou si vous êtes allergique aux noix, c'est souvent le cas de ceux du commerce)
- 1 pâte brisée végane,sans gluten si besoin (je fais la mienne en mélangeant 150 g de farine, 5 cs d'huile d'olive, 1 pincée de sel, et un peu d'eau ajoutée graduellement pour obtenir une pâte homogène)
- sel et poivre

Réserver quelques tranches de potimarron pour le dessus de la tarte et râper grossièrement le reste (inutile de le peler, la peau est parfaitement comestible une fois cuite).

Émietter le tofu dans un bol et ajouter le reste des ingrédients de la garniture (crème, lait, pesto, fécule), ainsi que le potimarron râpé. Mixer brièvement au mixeur plongeant (ou dans un robot culinaire). Rectifier l'assaisonnement au goût.

Étaler la pâte et foncer un moule à tarte. Verser l'appareil dans la pâte et répartir les lamelles de potimarron réservées sur le dessus.

Cuire 30 à 45 min dans un four à 180°C. Le dessus de la tarte doit être bien doré et les tranches de potimarron fondantes. Servir à la température désirée, la tarte est aussi bonne chaude que tiède ou froide.


Red kuri squash and pesto quiche {vegan, gluten-free option, nut-free option}
Makes 1 quiche (serves 4)
- 150 to 200 g red kuri squash (weighted without the seeds)
- 150 to 200 g firm tofu
- 200 ml vegan creamer (or use 200 ml plant milk + 1 tbsp starch)
- 150 ml plant milk
- 2 tbsp potato or corn starch
- 3 tbsp homemade or storebought vegan pesto (make sure it doesn't contain cashew if you're allergic to nuts)
- 1 pie crust, gluten-free if needed (I make mine by combining 150 g all purpose flour, a pinch salt, 4 tbsp olive oil and a bit of water, added gradually while kneading until I get a soft and not sticky dough)
- salt and pepper to taste

Keep a few slices of the squash for decorating the quiche and coarsely grate the remaining part (no need to peel it, the skin is edible once cooked).

In a wide bowl, crumble the tofu. Add in the other ingredients of the filling (creamer, milk, pesto, starch) and the grated squash. Blend briefly with a hand blender or in a food processor. Season to taste.

Roll the dough and line a pie dish with it. Pour the filling into the crust and top with the reserved squash slices.

Bake for 30 to 45 minutes at 180°C (360F). The top of the quiche must be golden and the squash slices tender. Serve at the desired temperature, the quiche is equally good hot, warm or cold.

jeudi 24 mai 2018

Salade de pâtes, radis et roquette // Pasta, radish and arugula salad

Voici une recette que je n'avais pas du tout prévu de publier ici. Non, cette semaine, j'aurais dû vous poster mon tiramisu au citron. Mais deux choses se sont mises en travers de mon chemin : mon PC qui a passé 2 soirées à se mettre à jour, retardant ainsi la date de publication prévue, et mon application Blogger, qui a mal synchronisé avec mon PC, me faisant perdre les 3/4 de mon article que j'avais mis des heures à rédiger (la faute à une inspiration fluctuante). Face à la disparition de la plupart de mon texte, je vous avoue que j'ai eu sérieusement les chocoboules et que je n'ai pas trouvé la motivation de tout recommencer. Mais rassurez-vous, je m'y mets à nouveau ce weekend et le post sera prêt pour la semaine prochaine !



Je n'avais pas spécialement prévu de plan B car je suis en flux tendu sur mes articles en ce moment, et puis, quelques jours plus tôt, j'ai improvisé une petite salade de pâtes pour le bento de chéri. Après avoir été inondés de chou à l'AMAP, nous croulons à présent sous les asperges, les radis, la salade et la roquette. Si je n'ai aucun problème pour écouler les premières en variant les recettes, pour les trois autres, c'est un peu plus compliqué. Je me contente bien souvent de les manger en accompagnement, avec un peu de vinaigrette, tout en sachant dans un coin de ma tête que je pourrais faire un peu mieux que ça. C'est donc de cette volonté de faire quelque chose de différent qu'un  simple mélange de crudités que cette salade est née. En la goûtant, je l'ai trouvée très sympathique, mais je ne pensais pas pouvoir la prendre en photo puisque la nuit était déjà tombée au moment où je l'ai préparée, et je pensais qu'elle serait mangée le lendemain midi. Sauf que chéri a finalement décidé d'emporter autre chose pour son déjeuner, me laissant donc la liberté d'immortaliser cette salade.


Ce n'est certes pas une recette révolutionnaire qui va changer la face de la blogosphère culinaire, je vous l'accorde, mais après tout, il n'y a pas de raison que l'on réserve les blogs à des recettes hyper complexes et élaborées. En tout cas, ce n'est pas ce que je souhaite pour le mien, au contraire j'ai de plus en plus envie qu'il reflète ce que je mange réellement, et, comme beaucoup de monde, je n'ai pas toujours le temps, l'envie et les ingrédients pour me lancer dans de la grande cuisine. Et puis, pour moi qui suis habituellement une monomaniaque de la salade de pâtes, cette recette constitue quand même une petite révolution ;)


Dernier argument en faveur de cette recette : la saison des pique-niques et des barbecues approche à grand pas, et elle fera un très bon accompagnement pour vos grillades (en ce qui me concerne, je MEURS d'envie de tester ces saucisses de haricots !) en attendant de pouvoir faire du taboulé !


Salade de pâtes, radis et roquette {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal :
- 100 g de pâtes de type langue d'oiseau
- une demi-douzaine de radis
- une petite poignée de roquette
- les tiges vertes d'un petit oignon nouveau ou quelques brins de ciboulette
- 1 cs de graines de pavot
- 1 cs de mayonnaise végane (j'ai utilisé de la mayonnaise à l'aquafaba faite maison)
- zeste et jus de citron, au goût
- huile d'olive

Faire cuire les pâtes en suivant les instructions du paquet. Égoutter, verser dans un saladier et arroser d'un filet d'huile d'olive (ou autre huile de votre choix) pour ne pas qu'elles collent. Laisser refroidir.

Trancher finement les radis, hacher grossièrement la roquette, émincer l'oignon nouveau ou la ciboulette. Ajouter aux pâtes froides avec les graines de pavot et la mayonnaise et mélanger.

Assaisonner de zeste de citron au goût.

Au moment de servir, ajouter du jus de citron au goût (si vous le mettez en avance, cela aura tendance à ramollir la roquette). Cette salade se conserve 2 à 3 jours au frais.



Pasta, radish and arugula salad {vegan, soy-free, nut-free}
Serves 2 as a main :
- 100 g orzo pasta
- about 6 to 10 radishes, depending on size
- a small handful arugula
- a few chives stalks
- 1 tbsp poppy seeds
- 1 tbsp vegan mayonnaise (I used homemade aquafaba mayonnaise)
- lemon zest and juice to taste
- olive oil

Cook the pasta according to the instructions on the package. Drain, put in a wide bowl, drizzle with a bit of olive oil (or another oil of your choice) and stir, so that they don't stick together. Let cool.

Finely slice the radishes, coarsely chop the arugula, mince the chives. Put in the bowl with the cooled pasta along with poppy seeds and mayonnaise. Toss well and season with lemon zest to taste.

Before serving, season with lemon juice to taste (if you put it in the salad long before serving, it will "cook" the arugula and you don't want to eat some soggy salad).

This salad keeps in the fridge for 2 or 3 days.

mercredi 15 novembre 2017

Sauce pommes-frites comme chez l'Américain // Vegan pommes-frites sauce

Faut que je vous dise : j'aime bien le McDo. Enfin, j'aimais bien, puisque aujourd'hui je peux difficilement y trouver de quoi manger (même s'ils ont désormais un burger végé, malheureusement pas végane-friendly...). Sans y être accro non plus, je dois avouer que la combinaison gras-mou-sucré, ça fonctionnait sur moi.


Aujourd'hui, il m'arrive encore d'y aller occasionnellement, quand je suis pressée, que je n'ai pas d'autres options à proximité,que j'ai la gueule de bois,ou que je mange en dehors des heures de repas conventionnelles (en sortant du bardu cinéma par exemple). Dans ces cas là, je me contente d'une portion de frites et d'une petite salade, les deux seules options véganes à la carte. Et vous savez ce qui me manque le plus dans ces moments-là? Pas les burgers ou les nuggets, loin de là, mais la sauce pommes-frites. Vous savez, celle que les serveurs s'entêtent à appeler "mayo" alors qu'elle n'a STRICTEMENT RIEN A VOIR AVEC DE LA MAYO PÉTARD! Hum, pardon... C'est une sauce crémeuse, avec un petit goût d'ail ou d'oignon, mais qui n'est pas végane car elle contient du lait en poudre et des protéines de lait (au passage, si quelqu'un peut m'expliquer à quoi ça sert de fourrer des protéines de lait partout, et surtout dans les trucs qui n'en ont a priori pas besoin comme dans les totilla chips -oui oui, c'est du vécu- ça serait sympa!). Voilà, allez savoir pourquoi je fais une fixation sur ce truc industriel, gras et sucré, mais c'est comme ça.


C'est en testant une recette de mayonnaise végane à l'aquafaba hyper bluffante (dans le livre Aquafaba de Sébastien Kardinal et Laura Veganpower, mais vous pouvez trouver une recette similaire ici) que j'ai eu l'idée de recréer cette fameuse sauce, car la texture obtenue était très similaire à la mayo-qui-n'est-pas-de-la-mayo de chez McDo. J'ai donc essayé de reproduire son profil aromatique à partir de la liste des ingrédients, ce qui n'était pas facile car elle mentionne seulement "épices dont moutarde"... #secretindustriel... Je suis partie sur une combinaison de vinaigre, moutarde, poivre, ail et oignon en poudre, ciboulette ciselée (j'ai supposé que c'était ça, les petits bouts verts dans la sauce MacDo, hein :D), mais aussi miso blanc et sirop d'érable pour apporter une touche sucrée et un brin d'umami. Résultat : ce n'est pas exactement pareil, mais on s'en rapproche plutôt bien, en tout cas suffisamment pour contenter mes papilles (et celles de chéri, qui a adoré cette sauce!) Je déclare donc officiellement la réussite de la mission "sauce pommes-frites végane", et je m'attelle à la suivante : la sauce curry des nuggets ;) 



Sauce pommes-frites végane {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour un petit pot :
- 25ml d'aquafaba
- 10ml de vinaigre de cidre
- 100ml d'huile de tournesol ou de colza
- 1 cc de moutarde de Dijon
- 1 cc de miso blanc
- 1/2 cc ail en poudre
- 1/2 cc oignon en poudre
- 1/4 cc poivre
- 1/4 cc sel
- 1 cc sirop d'érable ou d'agave
- 1cs de ciboulette ciselée

Dans un doseur assez large pour y faire passer un mixeur plongeant, mettre tous les ingrédients sauf l'huile et la ciboulette.

Mixer brièvement au mixeur plongeant pour homogénéiser.

Ajoutez l'huile en filet en mixant en même temps, puis continuez à mixer pendant quelques minutes, jusqu'à ce que la sauce s'émulsionne et devienne crémeuse.

Ajoutez la ciboulette ciselée et servez avec frites (ou des nuggets, ou dans un burger, ou même avec des haricots verts vapeur #yolo).

La sauce se conserve plusieurs semaines dans un pot en verre au frigo.


Vegan pommes-frites sauce {vegan, gluten-free, nut-free}
Yields 1 small jar :
- 25 ml aquafaba (1 tbsp + 2 tsp)
- 10 ml apple cider vinegar (2 tbsp)
- 100 ml sunflower or canola oil (a little less than 1/2 cup)
- 1 tsp Dijon mustard 
- 1 tsp white miso paste
- 1/2 tsp garlic powder
- 1/2 tsp onion powder
- 1/4 tsp salt - 1/4 tsp pepper
- 1 tsp maple syrup
- 1 tbsp chopped chives

In a measuring glass that is wide enough for a immersion blender to fit in, place all the ingredients but the oil and chives. 


Blend briefly with an immersion blender to homogenise.


Slowly and constantly pour the oil in, blending at the same time. Keep blending until the sauce gets thick and creamy like mayo.


Add the chopped chives and serve. 


The sauce keeps for a few weeks in a glass jar in the fridge.

samedi 11 novembre 2017

{Plates #4} Onigiri bowl

Une fois n'est pas coutume, je poste un samedi soir, en synchro avec mon post Instagram, pour vous présenter une nouvelle assiette composée, d'inspiration nippone, et dont je me suis régalée en début de semaine. On y trouve :


- des onigiris (boulettes de riz) au sésame noir, décorées avec des petites fleurs de carottes. Pour cela, j'ai taillé des lamelles de 2 mm, puis j'y ai découpé des fleurs avec un emporte-pièce, et je les ai faites cuire à la vapeur en même temps que le riz dans le panier dédié de mon cuiseur à riz. J'ai mélangé le riz avec l'assaisonnement restant des brocolis, puis j'ai placé une fleur de carotte dans mon moule à onigiris, recouvert avec du riz, une autre fleur, puis pressé le tout avec le couvercle du moule.

- du brocoli cuit à la vapeur, sauce goma-ae : graines de sésame noir (je n'avais plus de blanc) grillées et pilées, sauce soja, vinaigre de cidre. Je me suis inspirée de ce post Instagram de @shisodelicious (un des mes comptes favoris du moment qui me donne envie de me nourrir uniquement de bentos!)

- de la courge (ici, une bleue de Hongrie) braisée au miso et saké. La recette est ici.

- des champignons shiitake revenus à la poêle avec une gousse d'ail.

Une fois que je l'ai eu englouti, j'ai réalisé que j'avais oublié d'y mettre aussi un peu de chou lactofermenté au curcuma et fenouil :( tant pis, ça me donne une occasion pour refaire une assiette de ce genre, mais sans oubli cette fois-ci!

Passez un excellent dimanche, et surtout restez bien au chaud ;)

mercredi 8 novembre 2017

Petites tourtes aux blettes, tomate et olives // Swiss chard, tomato and olive handpies

Après une petite semaine d'interruption pour cause de déménagement (eh oui, j'ai quitté la Drôme pour l'Alsace, et je ne pensais pas que défaire les cartons pourrait être encore plus ch*ant que de les faire!), me voici de retour avec des petites tourtes aux blettes. Ouaaais, youpiiiii, cris de joie dans l'assemblée et foule en délire... Je sais, je sais, les blettes, c'est pas le légume le plus sexy (mais c'est toujours mieux que les endives et les choux de Bruxelles hein!). Moi-même, je les ai détestées pendant longtemps, ne connaissant que l'espèce de bouillie marronnasse de cotes trop cuites qu'on nous servait à la cantine (sans crème ni rien hein, jute des cotes de blettes bouillies à l'excès #miam). Et puis, quand j'étais étudiante et adhérente dans une AMAP, j'en trouvais régulièrement dans mes paniers, et il a bien fallu que je me réconcilie avec elles. Et vous savez quoi? En fait, c'est très bon les blettes, et il existe plein de façon de les cuisiner : en gratin, en tarte, en sauce, sautées, dans des lasagnes, ... Si on a souvent tendance à les associer avec de la crème ou du fromage, elles se marient également très bien avec des saveurs plus méditerranéennes comme la sauce tomate et les herbes de Provence.



C'est d'ailleurs ce que je vous propose aujourd'hui : des petites tourtes garnies de blettes cuites avec des dés de tomate, des olives et des pignons, parfaites pour ensoleiller un peu les jours pluvieux d'automne. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j'ai développé un certain goût pour ce genre de petites bouchées (en cette saison, vous pouvez aussi tester mes samoussas à la pomme de terre et citron confit, ou mes tourtes épinards-patate douce), qui peuvent se manger chaudes ou froides, en entrée ou en plat accompagnées d'une soupe ou d'une salade, ou qui trouvent facilement leur place dans un pique nique ou un buffet. Elles demandent certes un peu de travail, mais on peut les faire en quantité et les congeler pour plus tard (oui, j'aime bien congeler mes plats, c'est toujours utile les soirs de flemme ou quand je rentre de déplacement pro!). Bon, et vous les blettes, vous aimez ou pas? Vous avez une recette miracle pour les préparer?

Tourtes aux blettes, tomate et olives {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour environ 8 petites tourtes :
Garniture :
- une petite botte de blettes (cotes et feuilles), environ 300 g
- 1 petit oignon ou une échalote
- 1 gousse d'ail
- 400 g de pulpe de tomate en dés (en boîte ou fraîche)
- une dizaine d'olives noires
- 1 cs de pignons de pin (optionnel)
- quelques feuilles de basilic frais (en saison)
- 1/4 cc d'origan séché
- huile d'olive
- sel, poivre au goût
Pâte :
- 150 g de farine de blé T80
- 50g g de farine d'épeautre bise (ou de farine de blé T80)
- 5 cs d'huile d'olive (ou une autre huile qui tient la cuisson)
- 1/2 cc de sel fin
- lait végétal pour dorer (optionnel)

Emincez finement l'oignon et hachez ou écrasez la gousse d'ail. Découpez les cotes de blettes en tronçons de 5 mm et hachez grossièrement les feuilles. Ciselez le basilic. Dénoyautez et hachez les olives.

Faites chauffer de l'huile d'olive dans une poêle et faites-y revenir l'oignon et les les cotes de blette quelques minutes, jusqu'à ce que les oignons deviennent translucides. Ajoutez les feuilles de blette et l'ail et faites cuire quelques minutes supplémentaires, jusqu'à ce que le parfum de l'ail se dégage.

Ajoutez la tomate, le basilic et l'origan, ainsi qu'un demi-verre d'eau, couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant une demi-heure, jusqu'à ce que les cotes de blettes soient bien tendres. Si besoin, rajoutez un peu d'eau au fur et à mesure de la cuisson.

Quand les blettes sont tendres, ajoutez les olives et les pignons de pin et mélangez bien. Augmentez le feu pour que le liquide excédentaire s'évapore, la garniture doit être bien sèche. Salez et poivrez au goût.

Pour la pâte : mélangez les farines et le sel dans un saladier. Ajoutez l'huile et sablez du bout des doigts. Versez de l'eau petit à petit en pétrissant jusqu'à former une boule. Etaler sur un plan de travail et découper des grands cercles à l'aide d'un bol et les enfoncer dans des moules à muffins.

Garnir chaque tourte avec la farce aux blettes en laissant un espace de 5 mm en haut pour la refermer. 

Découper des disques de pâte de diamètre légèrement plus grands que le haut des tourtes. En poser un sur chaque tourte et la refermer en scellant les bords. Faire une ou plusieurs petites incisions sur le dessus de chaque tourte et dorer à l'aide d'un peu de lait végétal.

Enfournez pour 20 à 30 minutes à 180°C, jusqu'à ce que les tourtes soient bien dorées sur le dessus. Démouler et servir chaud, tiède ou froid. Les tourtes peuvent être congelées après cuisson et réchauffées au four.



Swiss chard, tomato and olives handpies {plant based, soy-free, nut-free}
Yields 8 handpies :
Filling :
- a bunch of Swiss chard (approx. 300 g, stems and leaves)
- 1 small onion or shallot 
- 1 clove garlic
- 400 g diced tomato (fresh or canned)
- a dozen black olives
- 1 tbsp pine nuts (optional)
- a few fresh basil leaves (in season)
- 1/4 tsp dried oregano 
- olive oil 
- salt, pepper to taste 
Dough :
- 150 g semi-whole wheat flour or all purpose flour 
- 50 g spelt flour (or more wheat flour)
- 5 tbsp olive oil (or another heatproof oil)
- 1/2 tsp fine sea salt
- plant milk for glazing (optional)

Wash and dry the Swiss chard, slice the stems in 5 mm (0.2 inch) pieces and coarsely choppe the leaves. Finely mince the onion and the garlic. Finely chop the basil. Pit and chop the olives.

Heat some olive oil in a pan, add the onion and the chard stems and cook until the onions are transluscent. Add the chard leaves and the garlic, and cook until fragrant.

Add the diced tomatoes, basil, oregano, and 1/2 cup (125ml) water. Cover and cook on low heat for 1/2 hour, or until the chard stems are very soft. Add water as needed during this time.

When the chards are soft, add the chopped olives and pine nuts and toss well. Increase the heat and cook to remove any excess water, the filling must be quite dry. Season to taste.

To make the dough, mix the flours and salt in a wide bowl. Add the oil and rub into the flour with your fingertips. Add water gradually, kneading with your hands, until a soft ball of dough forms.

Roll the dough onto a floured surface and cut large discs using a pastry cutter or a bowl or glass turned upside down. Push each disc into a muffin tin.

Stuff each pie with the chard filling, leaving a small space on top to close them.

Cut smaller discs of dough (they must be slightly larger than the top of your pies), place one disc on top of each pie and seal by pinching the edges. Make a few small openings on top of each pie and glaze with plant milk.

Bake at 180°C (350F) for 20 to 30 minutes, or until golden on top. Serve hot, lukewarm or at room temp. The pies can be frozen after baking and reheated in the oven.

mercredi 18 octobre 2017

Poêlée de riz et de quinoa à l'équatorienne (+ quelques photos de l'Equateur) // Ecuadorian rice and quinoa stir-fry (+ a few travel pictures from Ecuador)

L’autre jour, mon téléphone m’a affiché une notification me proposant de « revivre une journée » que j’avais immortalisée en photo il y a deux ans, et mise dans un album photo en ligne afin de pouvoir partager les clichés avec les autres personnes présentes ce jour-là. J’ai beau trouver cette intrusion de plus en plus visible de Google, Facebook and co dans nos vies privées, j’étais quand même contente de ce rappel, car les photos en questions étaient celles de mon voyage en Equateur. Cela fait donc deux ans que j’ai vécu cette incroyable aventure, deux semaines au sein de trois communautés kichwas, dans les Andes et en Amazonie, mon premier grand voyage hors d’Europe. J’ai encore de nombreux souvenirs très vifs de mon séjour, qui fut parsemé d’expériences plus extraordinaires les unes que les autres : voir la force de Coriolis s’inverser d’un côté et de l’autre de la ligne d’équateur, marcher dans les pâturages andins à plus de 3000m d’altitude, planter des tubercules locaux, tondre un mouton et récolter du quinoa, grimper à plus de 5000m d’altitude sur l’un des volcans les plus hauts du monde, faire de la pirogue et pénétrer dans la forêt amazonienne, … Et surtout, le sourire, l’hospitalité et la gentillesse de ceux qui nous ont accueillis, leur fierté de partager une part de leur culture et de leur savoir, tout cela me marquera à jamais.



Lorsque j’étais rentrée, j’avais prévu de partager tous ces beaux moments ici, mais force est de constater que de trier et retoucher plus de 1000 photos demande un temps et surtout une motivation que je n’ai pas encore trouvés (mais vous pouvez tout de même avoir un petit aperçu ici, avec une sélection de mes clichés préférés). J’avais également prévu de partager des recettes inspirées de plats que j’avais goûtés là bas, car j’adore découvrir les spécialités culinaires locales quand je voyage, et je m’efforce toujours de ramener ces nouvelles saveurs dans ma cuisine à mon retour (comme par exemple cette soupe aux pois cassés et légumes, rapportée de Cuba en mars dernier). J’ignore si je trouverai un jour l’énergie pour rédiger quelques posts sur mon voyage en Equateur (et également à Cuba…), mais en tout cas, en ce qui concerne la recette, j’ai aujourd’hui décidé de remédier à mon oubli en vous présentant une poêlée de riz et de quinoa adaptée d’un plat que j’avais dégusté là bas. 



Je me souviens parfaitement du cadre dans lequel il nous a été servi. C’était notre dernière journée au sein de la communauté de San Martin Alto, et le programme de la journée était chargé: tout d’abord, une visite du marché de Colta, en commençant par le marché aux animaux. J’avoue ne pas avoir été très enthousiaste à cette idée, craignant de voir des bêtes attachées, traînées de force vers des camions, peut-être même abattues dans un coin du marché, mais nous n’avons heureusement rien vu de tout ça. Les propriétaires des animaux (des moutons et des cochons) se tenaient à côté de ces derniers qui, bien que retenus par des cordes, étaient généralement très calmes. Il n’y avait donc aucune violence pratiquée sur les bêtes. C’était tout de même difficile pour moi de voir ce genre de scène, en sachant pertinemment quel était le sort final qui leur était réservé (bien que certains moutons fussent vendus uniquement pour leur laine), même si je garde en tête des images très fortes et très belles, comme cette femme vêtue de ses habits traditionnels et qui se tenait à côté du plus grand mouton que j’aie jamais vu, et qui a, malheureusement pour moi, refusé que je la prenne en photo (sentiment que je comprends parfaitement, je n’ai d’ailleurs pas insisté!).



Puis nous sommes passés au marché aux fruits et légumes, beaucoup plus supportable pour moi. Bananes, agrumes, poivrons, céréales et légumineuses, herbes aromatiques, et autres denrées qui m’étaient inconnues mêlaient leurs couleurs à celles des ponchos de leurs vendeurs, tous coiffés de ce petit chapeau typique de la région. Nous avons également traversé un marché d’artisanat, où des hommes fabriquaient des vêtements, penchés sur de vielles machines à coudre Singer à pédale.





Nous avons ensuite repris la route en direction du fameux volcan Chimborazo, dont la silhouette imposante ornait l’horizon. Nous avons alors entamé une mini randonnée, suivant un sentier qui serpentait et grimpait doucement à travers un paysage lunaire, rendu plus mystérieux encore par des voiles de brumes qui flottaient çà et là, masquant le sommet du volcan et charriant de temps à autre de minuscules flocons de neige. Bien que nous n’ayons que 300m de dénivelé à parcourir, ce fut une épreuve difficile car nous avions démarré notre ascension à 4700m, et les effets de l’altitude se faisaient fortement sentir, sauf, évidemment, pour notre guide qui nous a confié être déjà monté plusieurs fois jusqu’au sommet, situé à plus de 6000m. Les plus courageux (dont j’ai fait partie, après avoir longtemps hésité cependant, car j’étais déjà fatiguée par le trajet parcouru jusqu’à présent) pouvaient monter de 100m supplémentaires pour arriver à la limite d’ascension autorisée sans entraînement spécifique. Nous sommes ensuite redescendus jusqu’à notre minibus, et je peux vous dire qu’à ce stade de la journée, j’étais véritablement affamée. J’ai donc accueilli avec joie l’assiette qu’on me tendait, remplie de cette fameuse poêlée de quinoa et de riz agrémentée d’oignon, de carotte, de petits pois, et de petits morceaux de poulet (bien que végétarienne à l’époque, j’avais fait le choix d’accepter sans réserve la nourriture qui me serait proposée sur place, sachant que je me trouverais dans un pays moins aisé que le mien où la viande constitue encore une part importante de l’alimentation. J’ignore cependant si je prendrais la même décision aujourd’hui.)


C’était sans compter sur le casse-*** du voyage (il y en a toujours un dans les groupes de voyages organisés, et je vous jure que cette fois-ci, c’était pas moi!) qui a décrété qu’on n’allait quand même pas manger dans le minibus, que ça allait sentir et que ce serait mieux de rester dehors. Au vu du froid qui régnait à 4700m, l’opération semblait un peu compromise, alors nous avons remballé le pique-nique sans avoir pu en avaler la moindre bouchée, et nous avons repris la route, redescendant le volcan vers notre prochaine étape, où la température serait plus clémente. Je ne sais pas combien de temps nous avons roulé, probablement pas plus d’une heure, mais j’étais à l’agonie tellement j’avais faim, et les derniers mètres parcourus en cahotant sur un sentier au milieu des champs m’ont paru interminables. Quand nous nous sommes enfin arrêtés, nous étions entourés de pâturages et d’alpagas, mais surtout d’une brume humide qui nous glaçait jusqu’aux os et qui nous a contraints à… nous replier dans le minibus pour manger. Voilà. Autant vous dire qu’après tout ça, cette poêlée de quinoa, qui était encore chaude par je ne sais quel miracle, m’a semblé être le meilleur repas de ma vie!




La recette que je vous présente aujourd’hui est une très légère adaptation de ce plat, reconstituée à partir des notes que m’a donné notre guide. J’ai bien entendu supprimé le poulet, que j’ai remplacé par des champignons, mais vous pouvez aussi y mettre du tofu ou du seitan émietté à la place. J’ai également ajouté une petite pincée de curcuma pour colorer le plat en jaune afin de le rapprocher visuellement de l’original, mais j’ignore ce qui lui donnait alors cette teinte (peut-être l’oignon ?). Je ne suis pas sûre de faire les choses tout à fait correctement car certains passages ne sont pas très clairs, mais en tout cas le résultat reste délicieux et me ramène deux ans en arrière dès la première bouchée. J'espère que cet article mi-culinaire, mi-voyage vous aura plu, en tout cas moi je suis heureuse de m'être replongée dans ces beaux souvenirs!





Poêlée de riz et de quinoa comme en Equateur {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 verre (20cl) de riz (environ 120 g)
- 1 verre (20cl) de quinoa (environ 120g)
- 5 ou 6 champignons de Paris de taille moyenne
- 1 oignon rouge ou jaune
- 1 carotte
- 100 g de petits pois, frais ou surgelés
- 1 pincée de curcuma
- huile végétale
- sel

Nettoyez l'oignon pour en retirer la terre et coupez la base pour retirer les racines. Coupez-le en deux sans le peler (retirez au besoin la première feuille externe si elle est très sale ou abîmée). Pelez la carotte et coupez-la en petits dés d'environ 5mm de côté. Détaillez les champignons en tranches. Rincez le quinoa et égouttez bien.

Portez une casserole d'eau à ébullition et blanchissez les carottes et les petits pois pendant 10 minutes. Retirez à l'aide d'une écumoire et réservez. Conservez l'eau chaude pour la cuisson du riz et du quinoa.

Placez le riz dans une casserole avec deux fois son volume d'eau (réutilisez l'eau de cuisson des petites pois et carottes) et un demi-oignon. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 10 minutes à couvert, à petite bouillons. Le riz doit avoir absorbé tout le liquide. Réservez l'oignon et le riz cuit.

Répétez l'opération pour le quinoa, mais avec 2 à 3 fois son volume d'eau. (Je suppose qu'il est aussi possible de faire cuire tous les aliments en même temps dans une seule casserole, pour un gain de temps et de vaisselle).

Récupérez les deux moitiés d'oignon qui ont cuit avec le riz et le quinoa, pelez-les et détaillez-les en lanières.

Faites chauffer de l'huile dans une grande poêle. Faites-y revenir à feu moyen l'oignon, la carotte (si cuite à part) et les champignons avec une pincée de sel et de curcuma, pendant une dizaine de minutes. Les légumes doivent être tendres et les champignons doivent avoir réduit.

Ajoutez le riz, le quinoa et les petits pois et mélangez bien pour tout incorporer. Faites revenir pendant quelques minutes, en remuant régulièrement, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient chauds et servez.



This dish is inspired by a rice and quinoa stir fry I had during my trip in Ecuador 2 years ago. On that day, we visited a market, then hiked on one of the highest volcano on Earth. When lunch time arrived, I was starving and this quinoa stir fried was happily welcomed in my belly. I loved it so much that I asked our guide for the recipe. It was originally made with chicken, but since I don't eat meat anymore, I used mushrooms instead. I also added a pinch of turmeric because the original dish somewhat had a yellowish colour. I am not sure my recipe is done properly as the notes that my guide gave me aren't very clear, but it is still very good and reminds me of that amazing day!


Ecuadorian quinoa and rice stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 cup uncooked rice (120g)
- 1 cup uncooked quinoa (120g)
- 1 cup fresh or frozen green peas (100g)
- 1 red or yellow onion
- 1 carrot, peeled and diced
- 5-6 medium button mushrooms, cleaned and sliced
- 1 pinch turmeric
- vegetable oil
- salt

Brush the onion to remove the dirt. Cut off its root and slice in half, keeping the skin on (you can remove the external layer of skin if it's dirty or damaged). Clean and slice the mushrooms. Peel the carrot and chop it in 1/2-inch (5mm) pieces. Rince and drain the quinoa.

Bring a pot of water to boil and blanch the carrots and peas for 10 min. Remove with a slotted spoon and reserve the cooking water for cooking the rice and quinoa.

Place the rice and one half of the onion (skin on) in a pot and add 2cups of water. Bring to a boil, the lower the heat and cover. Cook for 10 minutes. The rice should have absorbed all the water. Reserve the cooked rice and onion and repeat with the quinoa, this time using 2 to 3 cups water. Alternatively, you could cook all the ingredients (carrots, peas, rice and quinoa) together to save time.

Pick the cooked onion from the rice and quinoa, peel and slice it.

Heat 1 tbsp oil in a large pan, add the onion, mushrooms and carrots (if cooked separately) and fry for 10 minutes on medium heat with a pinch of salt and turmeric. Add the cooked rice, quinoa and peas and stir well. Cook a few more minutes, stirring often so that it doesn't stick to the bottom of the pan and serve hot.

mercredi 16 août 2017

Samoussas a la pomme de terre, olives et citron confit // Potato, olive and preserved lemon handpies

Il y a quelques temps, je vous disais avoir développé une obsession pour les bricks et samoussas, et aussi pour le citron confit. Ça m'est un peu passé (pour le plus grand soulagement de mon chéri, qui n'est pas un grand amateur de citron confit. Mais qu'il se rassure, ça va sans doute me reprendre dans les mois à venir!) mais comme je n'avais partagé qu'une seule de mes recettes à ce moment-là, il m'en reste encore sous le coude! Je dois avouer que ça me fait un peu bizarre de poster cet article maintenant que ma frénésie de samoussas s'est calmée, mais au final ce n'est peut-être pas plus mal pour vous, ça vous a évité l'overdose!



Je trouve que ces petits chaussons sont meilleurs froids que chauds, et ils se marient très bien avec une sauce tomate relevée d'un peu de harissa (mais si vous n'aimez pas quand ça pique, vous avez aussi le droit de de pas en rajouter ^^), ce qui fait qu'ils sont très pratiques à emporter dans une lunchbox, en pique nique, ou à faire en avance pour un apéro. Oui, je me répète depuis le début de l'été, et vous devez imaginer que je passe mes weekends à déjeuner dans un parc ou à boire des bières sur mon balcon, mais ce n'est pas du tout le cas. En réalité, il fait généralement un temps désastreux lorsque le samedi pointe le bout de son nez (enfin, sauf quand on choisit d'aller faire les courses...), je vais finir par croire que la météo m'en veut personnellement. Ou alors elle me pousse à reprendre le chemin de la machine à coudre, c'est peut-être un message de l'univers, qui sait?



Samoussas à la pomme de terre, olives et citron confit {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 12 à 15 pièces :
- 3 pommes de terre de taille moyennes
- 2 gousses d'ail finement hachées
- 1 cs d'écorces de citron confit au sel finement haché
- une douzaine d'olives vertes dénoyautées, grossièrement hachées
- un petit bouquet de persil plat, haché
- 1 cs d'huile d'olive
- sel et poivre au goût
Pour la pâte :
- 100 g de farine de blé T80
- 50 g de farine de petit ou grand épeautre (ou de farine de blé)
- 4 cs d'huile d'olive
- 1/2 cs de sel
- lait végétal, pour dorer (facultatif)

Peler les pommes de terre et les couper en dés d'environ 1 cm de côté. Faire cuire dans un grand volume d'eau salée bouillante pendant une dizaine de minutes, ou jusqu'à ce que les dés soient tendres mais sans se défaire.

Mélanger les dés de pomme de terre égouttés avec l'ail, le citron confit, les olives, le persil et l'huile. Saler et poivrer au goût.

Pour la pâte, mélanger les farines et le sel dans un saladier. Ajouter l'huile et sabler du bout des doigts. Verser de l'eau petit à petit, en pétrissant à la main, jusqu'à ce qu'une pâte souple et homogène se forme.

Étaler la pâte sur un plan de travail sur une épaisseur d'un à deux millimètres. Découper des cercles de pâte à l'aide d'un gabarit (j'utilise un bol retourné), puis découper chaque cercle en deux moitiés. Former un cône de pâte en repliant le bord droit sur lui-même. Farcir avec le mélange aux pommes de terre en laissant un peu de pâte sur le haut pour pouvoir fermer le samoussa. Souder les bords du haut en les pinçant ensemble et disposer le samoussa ainsi formé sur une plaque de four tapissée de papier cuisson.

Répéter jusqu'à épuisement des ingrédients.

Optionnellement, badigeonner chaque samoussa d'un peu de lait végétal.

Enfourner à 180°C pour 20 minutes, ou jusqu'à ce que la pâte soit dorée. Servir chauds ou froids (je les préfère froids), en apéritif ou en entrée, ou en plat accompagnés de salade ou de soupe. Ces samoussas se marient très bien avec une sauce tomate (additionnée d'un peu de harissa si vous aimez). Ils peuvent être congelés avant ou après cuisson et être décongelés au four, ou cuits directement sans décongélation préalable (pensez à rallonger le temps de cuisson dans ce cas)



Potato, olive and preserved lemon handpies {vegan, soy-free, nut-free}
Yields 12 to 15 pies :
- 3 medium potatoes
- 2 garlic cloves, finely chopped
- 1 tbsp finely chopped preserved lemon
- a dozen green olives, pitted and coarsely chopped
- a small bunch of flat parsley, chopped
- salt and pepper to taste
For the crust :
- 100 g white whole wheat flour
- 50 g spelt flour (or more wheat flour)
- 4 tbsp olive oil
- 1/2 tsp salt
- plant milk, for glazing (optional)

Scrub the potatoes to remove the dirt. Peel them if not organic. Cut them in small dices (approx. 1 cm or 3/8 inch) and cook in a pot of salted boiling water until fork tender.

Drain and place in a large bowl with the preserved lemon, olives, parsley and olive oil. Season to taste.

To make the crust, mix the flours and salt in a bowl. Add the oil and mix with the fingertips to incorporate. The dough will look like coarse sand. Add water gradually, kneading with your hands, until a soft dough forms.

Roll the dough onto a floured surface to a thickness of 2 mm. Cut large circles into the dough (I use an upside down bowl) and cut each circle in halt. Gather the scraps and form into a ball again and repeat until you have used up all the dough.

Form the half circles into cones by pinching the straight edge on itself. Stuff with the potato mix, leaving a bit of dough at the top to close the pie. Pince the edges to seal and place on a baking tray lined with cooking paper. Repeat until you run out of ingredients.

(Optional) Glaze each pie with a bit of plant milk.

Bake at 180°C (350F) for 20 minutes, or until golden on top. Serve hot or cooled (I like them better at room temp). They can be served as an appetizer, or a starter, but also as a main dish with a side of salad or soup. They pair well with tomato sauce for dipping (and I like to add a spoonful of harissa into the sauce for a bit of kick, but if you can't handle spicy food, regular tomato sauce works really well). They can be frozen, either raw or cooked, and reheated in the oven, or cooked directly without thawing (just cook them longer!).

mardi 27 juin 2017

Bricks aux courgettes, pignons et citron confit (ou au basilic)

En cuisine, comme en musique, je traverse parfois des phases obsessionnelles, que ce soir autour d'un ingrédient ou d'un type de plat. Voire même les deux, comme c'est le cas en ce moment, avec les samoussas, bricks et autres petits chaussons d'une part, et le citron confit d'autre part. Préparez-vous donc à une petite série de recettes autour de l'un de ces thèmes, ou des deux à la fois, comme c'est le cas aujourd'hui avec ces petits bricks à la courgette et au citron confit. Et pour ceux qui n'aimeraient pas ce dernier, vous pouvez le remplacer par du basilic, substitution plus qu'approuvée par chéri, pas super fan de citron confit (le pauvre, il n'a pourtant pas fini d'en manger, j'en ai tout un pot au frigo :p). Et puis si vous n'aimez pas le basilic non plus (oui maman, c'est à toi que je parle!), essayez la menthe, le thym, l'origan, ... Ou attendez mes prochaines recettes ;)


Bricks aux courgettes, pignons et citron confit {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 16 bricks :
- 2 courgettes (environ 500 g)
- 1 gousse d'ail
- 1 cc de graines de cumin (à omettre pour la version au basilic)
- 1 cs d'écorce de citron confit au sel finement hachée (ou de feuilles de basilic frais ciselées)
- 2 cs de pignons de pin
- 8 feuilles de brick
- eau et farine (ou fécule)
- huile d'olive
- sel et poivre

Lavez les courgettes et pelez-les si elles ne sont pas bio.

Avec une râpe à gros trous, râpez les courgettes. Emincez finement l'ail et l'écorce de citron confit.

Faites chauffer 1 cs d'huile d'olive dans une sauteuse sur feu moyen-vif. Ajoutez l'ail et les graines de cumin et faites revenir 30 secondes en remuant constamment pour ne pas brûler les aromates.

Ajoutez les courgettes râpées, les pignons et le citron confit, mélangez bien et laissez cuire une dizaine de minutes à feu moyen, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que les courgettes aient diminué de moitié environ. Salez et poivrez au goût (attention, le citron confit est déjà très salé lui-même!). Laissez refroidir avant de former les bricks.

Pour la version au basilic : procédez de la même manière en omettant simplement le cumin, et en rajoutant le basilic ciselé à la place du citron confit.

Mélangez 2 ou 3 cs de farine ou de fécule avec 1 cs d'eau pour former une pâte épaisse et collante.

Coupez chaque feuille de brick en deux. Posez une demi-feuille devant vous, partie arrondie vers le haut. Pliez le coin inférieur gauche de la feuille vers le haut pour former un petit triangle. Déposez une généreuse cuillère à soupe de farce à côté du triangle que vous venez de former, puis rabattez la partie arrondie de la feuille vers le bas, aux deux tiers environ, de façon à "refermer" le haut du brick. Rabattez le triangle précédemment formé sur la farce, et continuez à plier en triangle en "enroulant" la farce dans la feuille de brick. Lorsque vous arrivez au bout de la feuille, enduisez-le d'un peu de colle à la farine et terminez le pliage en soudant bien le bout du brick.

Répétez l'opération pour toutes les feuilles de brick.

Pour la cuisson, vous pouvez badigeonnez chaque brick d'un peu d'huile sur chaque face et les enfourner à 180°C pendant 20 minutes, en les retournant à mi-cuisson, ou bien les faire dorer dans une poêle huilée.

Servez chaud, en entrée ou accompagné d'une salade pour un repas léger, avec une sauce de trempage si vous le souhaitez (une sauce tomate -agrémentée de harissa si vous aimez- ou une sauce au tahin se marieront particulièrement bien avec ces bricks).



mardi 3 janvier 2017

Salade de lentilles au fenouil // Lentil and shaved fennel salad

2017. C'est fou non? On se croirait dans un film de science-fiction! Je dois vous avouer que je ne suis pas mécontente de voir cette nouvelle année arriver, moi qui n'accorde pourtant pas beaucoup d'importance à cette période. Mais 2016 n'a pas été des plus réjouissante, aussi j'avais hâte de clore ce chapitre, et j'espère que l'année qui s'ouvre devant nous sera plus douce (même si c'est plutôt mal parti, avec déjà un premier attentat en Turquie...). Quoi qu'il en soit, je vous souhaite le meilleur pour 2017 : réussissez vos projets, accomplissez-vous, aimez, riez, soyez positifs et bienveillants envers vous et les autres, continuez de rêvez et d'espérer, et profitez de chaque jour (et c'est valable pour moi aussi!)



Je mentirais en disant que je n'ai connu aucun bon moment en 2016, car j'ai tout de même pu voyager un peu avec mes amis et mon chéri, vu de bons concerts (et des moins bons... Oui Rihanna, c'est à toi que je parle!), j'ai profité de quelques jours de repos avec ma famille à plusieurs reprises, bref, j'ai tout de même de bons souvenirs. Mais j'ai tout de même du mal à faire pencher la balance du bon côté, alors que je suis d'habitude quelqu'un d'assez optimiste. Si je devais résumer l'année passée en un mot, je dirais : "impuissance". Face à des éléments de ma vie personnelle, mais aussi face à tout ce qui se passe dans le monde : guerres, attentats, montée des extrémistes, massacre d'animaux, et la liste est encore longue. Je me demande parfois ce que je peux faire à mon échelle pour arranger ça, et j'ai l'impression que mes actions sont des gouttes d'eau dans un océan de malheurs. J'ai beau savoir que je ne peux pas porter toute la misère du monde sur mes épaules, parfois je ne peux pas m'empêcher de me sentir totalement dépassée et inutile. Heureusement, j'ai découvert des initiatives positives au cours de ces dernières semaines qui m'ont un peu remonté le moral, j'en parlerai un peu plus longuement dans mon prochain post.

Sur le plan professionnel, mon année n'a pas été des plus épanouissantes non plus (pour ne pas dire carrément ennuyeuse par moments...). Tous ces facteurs combinés ont créé un climat de démotivation et de repli qui m'a ralenti dans mes activités bloguesques une bonne partie de l'année. Résultat : un rythme de publication irrégulier, et une stagnation de mes compétences en photographie et en stylisme culinaire. J'aimerais vous dire que 2017 mettra un terme à tout ça, mais je n'en suis pas certaines, car, contrairement à l'année précédente, 2017 sera probablement très chargée professionnellement parlant, du moins pendant le premier semestre, et mon rythme de déplacements pro devrait lui aussi s'accroître. Je ne sais donc pas combien de temps (et d'énergie) j'aurai à consacrer à cet espace,en tout cas culinairement parlant, mais j'espère tout de même arriver à le maintenir en vie (ainsi que ma page Facebook que je compte alimenter plus régulièrement, donc si vous voulez me suivre, c'est maintenant! :)



Je risque donc de passer pas mal de temps dans un train durant ce premier semestre, que je compte bien utiliser pour mener à bien l'un de mes projets de l'année, à savoir tricoter des chaussettes. Je n'aime pas vraiment prendre de bonnes résolutions, on sait tous trop bien comment elles finissent. En revanche, j'aime bien me donner des directions pour développer de nouvelles compétences, et quoi de mieux que de faire de 2017 l'année de la chaussette? J'ai fini par accepter que je ne suis pas assez patiente (et assez rapide) pour de longs projets de tricot (même si je ne lâche pas l'idée d'arriver à me faire un pull un jour!), et que je suis donc faite pour des projets plus courts, qui sont en outre plus facilement transportables dans un train! Comme je ne peux pas non plus me tricoter une infinité de bonnets-turbans, il ne me reste que les chaussettes, ce qui tombe plutôt bien car j'ai tendance à trouer celles du commerce à vitesse grand V! J'espère donc remplir un triple objectif cette année : progresser en tricot, vider un peu mon stock de laine et obtenir des chaussettes plus résistantes. Et quand j'en aurais marre, je pourrai toujours enchaîner avec un peu de broderie, car j'ai là aussi pas mal de projets qui m'attendent! Côté couture, je vous ferai un bilan plus complet la semaine prochaine, donc inutile que je m'attarde sur le sujet ici. Dernier petit objectif, dans la catégorie "il en faut peu pour être heureux" : faire du pain plus souvent! Bagels, pita, pain aux fruits secs, muffins anglais, ... Nombreuses sont les variétés que je n'ai pas encore testées!



Point de promesses de "ranger plus souvent" ou de "faire plus de sport" donc, sur ces points j'essaie de privilégier des petites améliorations constantes plutôt qu'un grand départ en fanfare au premier janvier. Par conséquent, ne voyez pas la recette d'aujourd'hui comme une "bonne résolution", mais plutôt comme un petit remède au trop-plein des fêtes. Car si, comme moi, vous avez suivi un régime à base de bûche et de champagne (et de gravlax de carottes, eh non, ce n'est pas du saumon sur les photos!) ces derniers temps, il est fort à parier que vous ayez maintenant envie de soupes et de salades. Celle que je vous propose aujourd'hui est parfaitement indiquée pour débuter l'année : ultra simple a préparer (qui a vraiment la motivation pour cuisiner après les fêtes?), nourrissante mais pas plombante, d'autant plus que le fenouil possède des propriétés digestives (et c'est aussi le cas des graines, que vous pouvez faire infuser en tisane, éventuellement accompagnées de menthe ou de romarin, ce dernier ayant des propriétés dépuratives pour le foie). Quant aux lentilles, elles sont symbole d'abondance et en manger lors du premier jour de l'année (ou du troisième, en l'occurrence, mais on va pas chipoter hein! ;) est censé vous apporter richesse et prospérité, alors autant tenter le coup, non?



Salade de lentilles au fenouil {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de lentilles vertes ou blondes crues
- 1 petit bulbe de fenouil
- 1 petite pomme Granny
- 4 cs de graines de courge

Pour la vinaigrette (adapté d'une recette de Cookie and Kate) :
- 4 cs d'huile d'olive
- 2 cs de jus de citron ou de vinaigre de cidre
- 1 cs de moutarde de Dijon
- 1 cc de sirop d'érable ou d'agave
- 1/2 cc d'aneth séché
- sel et poivre au goût

Versez les lentilles dans une casserole avec deux fois leur volume d'eau froide. N'ajoutez pas de sel. Portez à ébullition et laissez cuire dix à quinze minutes, jusqu'à ce que les lentilles soient cuites mais toujours un peu fermes sous la dent. Egouttez, rincez brièvement et laissez refroidir.

A l'aide d'une mandoline ou d'un économe, tranchez finement le fenouil. Pelez la pomme et détaillez-la en petits dés.

Faites toaster les graines de courges à feu vif dans une poêle, sans ajout de matière grasse, et en remuant constamment, jusqu'à ce qu'elles commencent à éclater.

Préparez la vinaigrette en mélangeant tous les ingrédients. Remuez bien pour obtenir une sauce homogène.

Dans un saladier, mélangez les lentilles, le fenouil, les dés de pomme et les gaines de courge. Ajoutez la moitié de la vinaigrette et servez immédiatement, accompagné de la sauce restante. Se conserve au frais pendant quelques jours. Si vous préparez la salade à l'avance, n'ajoutez les gaines de courges qu'au moment de servir pour garder leur croquant.

I am not one to take good resolutions, instead I define plans for what I want to do and learn in the year. In 2017, I am going to sew myself a capsule wardrobe (or at least, 12 pieces of clothing of different kind), learn to knit socks, dive into embroidrey and bake bread more often! The recipe I share today is therefore not to be taken as a resolution to eat healthy, but rather a little help to recover after the holiday. If you're like me, chances are that after eating too much chocolate and drinking too much champagne you now crave soups, salads, and other light meals. This lentils salad has all you need to start the year on a good track : it's quick and easy to make (who wants to cook after the holiday feasts?), filling without being heavy, and the fennel has digestive properties. Moreover, the lentils are a symbol of abundance, and it is said that eating some on the start of a new year will bring propesrity. Worth trying, rifght?

Lentil and shaved fennel salad {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 200 g dried black or green lentils
- 1 small fennel bulb
- 1 Granny Smith apple
- 4 tbsp pumpkin seeds (pepitas)

For the dressing (adapted from Cookie and Kate) :
- 1/4 cup olive oil
- 2 tbsp lemon juice or apple cider vinegar
- 1 tbsp dijon mustard
- 1 tbsp maple or agave syrup
- 1/2 tsp dried dill
- salt and pepper to taste

Place the lentils into a pot with twice the amount of cold water. Don't add salt. Bring to a boil and cook 10 to 15 minutes, until the lentils are cook but with a bite. Drain and rince briefly, leave to cool.

With a mandolin slicer or a vegetable peeler, shave the fennel bulb thinly. Peel, core and dice the apple (make 1/2-inch pieces).

Toast the pepitas on high heat in a dry pan, stirring constantly, until they start to pop.

Whisk all the ingredients for the dressing into a smooth, homogeneous mix.

In a wide bowl, combine the lentils, shaved fennel, apple dices and pepitas. Add half of the dressing and toss to coat. Serve immediatly with the remaining dressing.

Keeps a few days in the fridge. If making the salad in advance, don't mix in the pepitas. Add them before serving to keep them crunchy.