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lundi 24 janvier 2022

Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge

S'il y a bien un mois plein de contradictions en cuisine, du moins sur internet, c'est le mois de janvier. D'un côté on a la team galette, qui rivalise d'inventivité pour proposer sans cesse de nouvelles déclinaisons, et de l'autre la team détox qui a pour objectif "d'éliminer les excès des fêtes". Même France Inter s'y est mis l'autre jour avec une émission sur les jeûnes, les mono-diètes et autre joyeusetés (lol). Au vu du sujet de mon article, on pourrait se dire que je joue dans la deuxième catégorie, mais PAS. DU. TOUT !

Alors, on va mettre les choses au clair tout de suite : les détox, c'est de la fumisterie marketing qui ne repose sur aucune preuve scientifique. Le corps humain est déjà équipé d'un foie et d'une paire de reins qui lui permettent de filtrer les toxines au quotidien (sauf cas particulier de maladies hépatiques ou rénales), donc il n'a absolument pas besoin d'une cure de jus gingembre/spiruline/champignons adaptogènes/poudre de fées.



Quant aux "excès des fêtes", eh bien... Oui, il est probable que vous ayez un peu abusé sur la bouffe à Noël (du moins si vous n'aviez pas le Covid comme moi), et alors ?... C'est fait pour ça les repas de fête non ? L'équilibre alimentaire, c'est quelque chose qui se construit sur la durée, pas sur deux semaines dans l'année, le corps est capable de se réguler tout seul, alors on arrête de paniquer. Manger un peu moins après les fêtes parce qu'on a pas faim après les gros repas et qu'on sent que notre système digestif a besoin d'un peu de repos, oui, mais se mettre au régime dès le 1er janvier et écrire "perdre 2 kilos" dans sa liste de bonnes résolution qu'on ne tiendra pas, c'est non. Et puis, franchement, si vous avez réellement pris du poids à Noël, c'est pas grave. Non, vraiment, je vous assure. Ca ne fait pas de vous quelqu'un de moins bien. Ca ne change pas la personne que vous êtres. Ca ne vous rend pas moins digne d'affection. Et à moins que vous n'ayez un diabète et un taux de cholestérol qui crèvent le plafond, ça ne met pas votre santé en danger. Donc vraiment, ça ne change rien à votre vie, même si on nous a fait croire le contraire depuis le début de notre existence ou presque. On reparlera de tout ça dans un autre post, si j'arrive à finir de l'écrire.


Bref, vous l'aurez donc compris, si je poste une recette de soupe en janvier ce n'est donc pas dans une optique de détox mais simplement parce que : 

1) attention scoop : c'est l'hiver et on se caille (surtout ici en Alsace. Les gens qui vivent dans le Sud et qui se plaignent d'avoir 12°C en janvier, vous savez pas de quoi vous parlez. Et c'est une béarnaise qui vous dit ça !)

2) j'adore la soupe

3) c'est mon blog ici donc jfais ske jveux et si je veux poster une recette de soupe eh ben je poste une recette de soupe okay ?!

4) celle-ci en particulier, elle est vraiment très très très bonne, avec ses morceaux de potimarron bien tendres dont la douceur se marie à merveille avec le lait de coco et la pâte de curry. Les lentilles, source de protéines et de fer, font de cette soupe un vrai repas complet, on joue pas dans la même catégorie que le bouillon aux vermicelles de mamie ! Le pak choy, c'est pour la petite touche de vert, parce qu'un plat végane sans herbe dedans c'est contraire à la loi. Non, en vrai c'est tout simplement parce que c'est un de mes légumes préférés en ce moment donc j'en mets un peu partout mais vous pouvez sans problème le remplacer par des épinards ou des blettes si vous n'en avez pas, ça apporte un contraste de textures sympa. On ne fait surtout pas l'impasse sur le jus de citron vert au moment du service, il vient vraiment réveiller toutes les saveurs de la soupe, et en plus il aide à améliorer l'absorption du fer contenu dans les lentilles. Et bien sûr, on finit avec de la coriandre fraîche, du moins pour ceux qui aiment, les autres vous avez le droit d'aller engueuler vos parents de vous avoir refourgué du matériel génétique défectueux qui vous fait confondre son goût fabuleux avec celui du savon. Si avec tout ça je vous ai pas donné l'envie de lâcher votre bol de bouillon détox au radis noir, je sais pas ce qu'il faut de plus !


Quelques précisions sur les ingrédients pour finir. Concernant la pâte de curry thaï : elle s'achète bien évidemment en épicerie asiatique, mais elle peut aussi se trouver en grandes surfaces, au rayon cuisines du monde. Vérifiez bien les ingrédients car certaines peuvent contenir de la sauce de poisson ou de la pâte de crevettes. Il existe plusieurs variétés de pâtes de curry, je suis loin de toutes les connaître et de pouvoir dire la différence entre chaque, donc je ne peux pas affirmer que toutes conviennent pour cette recette, mais ici vous pouvez sans crainte utiliser de la pâte de curry verte ou jaune (la variété est généralement bien identifiée sur l'étiquette). Attention, c'est un condiment souvent assez piquant (et la verte encore plus que la rouge), donc allez-y mollo si vous ne connaissez pas cet ingrédient, surtout si le bocal est neuf. De toute façon, le gingembre, l'ail et la citronnelle créent déjà une bonne base aromatique, et la pâte de curry est très parfumée, donc même si vous en mettez peu votre soupe ne sera pas fade. Au besoin, vous pouvez toujours en rajouter au fil de la cuisson, en la diluant dans un peu d'eau au préalable. Le sucre et le jus de citron vert vont aider à tempérer un peu le piquant (et puis bon, le piment en hiver ça réchauffe !). Pour la citronnelle, là aussi elle se trouve en épicerie asiatique, fraîche et entière ou surgelée et hachée, et Picard en vend également. Vous pouvez remplacer le potimarron par de la courge butternut, de la patate douce ou même des carottes, et le pak choy par des épinards ou des blettes, peut-être même par du chou chinois, du chou vert ou du chou kale ou cavolo nero. Pour les trois derniers, il faudra adapter le temps de cuisson car leurs feuilles sont plus dures.


Soupe de lentilles, potimarron et pak choy au curry rouge {végane, sans gluten, sans soja}
Pour 2 à 3 personnes en plat principal :
- 250 g de potimarron (ou butternut ou patate douce, ou carottes)
- 75 g de pak choy (ou blettes ou épinards, ou chou chinois, ou kale, cavolo nero ou chou vert)
- 75 g de lentilles brunes sèches 
- 1 cs de pâte de curry rouge (à doser selon votre résistance au piment)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle (ou 1 cs de citronnelle hachée surgelée)
- 200 ml de lait de coco
- 300 ml de bouillon de légumes
- 1 cc sucre
- huile végétale neutre
- pour servir : coriandre fraîche, citron vert

Faire cuire les lentilles dans une casserole d'eau bouillante jusqu'à ce quelles soient tout juste tendres (10 à 15 minutes). Égoutter et réserver.

Couper le potimarron en tranches fines (3 mm). Il n'est pas nécessaire de le peler. Nettoyer le pak choy et découpez les plus grandes feuilles en lamelles si nécessaire.

Râper ou hacher finement l'ail et le gingembre. Retirer les feuilles externes dures de la tige de citronnelle et couper le haut de la tige pour ne garder que le bulbe tendre. L'écraser avec le plat du couteau et le hacher finement.

Dans une casserole, faire revenir l'ail, le gingembre, la citronnelle, et la pâte curry dans un peu d'huile à feu moyen en remuant constamment jusqu'à ce qu'ils embaument. Ajouter le lait coco et le bouillon en grattant le fond de la casserole pour récupérer tous les aromates. Porter à ébullition.

Ajouter les tranches de potimarron, puis baisser le feu et cuire à couvert pendant 10 min. Si besoin vous pouvez ajouter un peu plus de pâte de curry diluée dans un peu d'eau à ce stade.

Ajouter les lentilles, le sucre et laisser cuire encore 10 min.
 
Ajouter le pak choy et cuire 2 minutes supplémentaires. Si vous utilisez du chou kale, cavolo nero ou chou vert, adaptez le temps de cuisson car les feuilles sont plus dures.

Gouter et rectifier l'assaisonnement. Servir parsemé de coriandre fraîche et d'un trait de jus de citron vert.

mardi 23 mars 2021

Lasagnes véganes aux épinards, champignons et ricotta de soja

Eeeeeet bonjour ! Est-ce que vous êtes prêts pour une nouvelle recette de pâtes ? Je me rends compte que c'est la troisième que je poste à la suite haha (et avant ça j'avais posté des ramen qui ne sont rien d'autre qu'une soupe de nouilles !) Promis, je mange autre chose au quotidien, mais quand même, il faut admettre que c'est bon les pâtes, non ? En tout cas, moi je ne m'en lasse jamais, et j'ai d'ailleurs développé la capacité de transformer à peu près n'importe quel légume en accompagnement pour pâtes !


En parlant de légumes, nous voici pile dans la période la plus difficile de l'année, celle où les légumes d'hiver nous sortent par les yeux et ceux de printemps se font encore attendre. Je me répète chaque année, je sais, mais le début du printemps c'est vraiment une grosse arnaque... Vivement les premières asperges ! En attendant, le seul légume à peu près cool à la Ruche qui dit oui, c'est l'épinard (ça en dit long sur le niveau de coolitude des autres...) et comme j'adore ça, j'en achète souvent, au grand désespoir de mon mec qui n'est pas aussi fan que moi. La dernière fois, j'ai soulevé l'idée d'une quiche épinards/champignons, inspirée par un post Instagram, mais elle n'a pas été accueillie avec enthousiasme, donc je me suis rabattue sur des lasagnes. Bon, elles ont pas eu le succès escompté auprès de monsieur, mais moi je les ai trouvées très bonnes et j'ai pensé qu'elles méritaient leur place ici.


Alors certes, le mélange ricotta/épinards, c'est un classique, je réinvente pas l'eau tiède avec cette recette. Mais la ricotta de soja que j'utilise ici change de ce qu'on voit habituellement dans la blogosphère cuisine végane : souvent, on trouve des préparations à base de tofu émietté, jus de citron, levure maltée etc, et même si j'adore le tofu, je trouve que c'est un ingrédient qui a trop de mâche pour vraiment reproduire la texture de la ricotta. Il existe aussi des recettes à base d'amandes ou de noix de cajou, mais qui a vraiment envie de mettre 27€ de noix dans un plat de lasagnes ? Alors qu'on peut tout simplement procéder comme pour la ricotta à base de lait animal : on fait cailler du lait de soja avec du jus de citron, on laisse reposer puis on égoutte le tout à travers une étamine (ou même juste un torchon propre), et on a de la ricotta végétale crémeuse à souhait, parfaite pour farcir des pâtes, mais aussi des légumes, une tarte, etc. Yapluka mélanger avec les épinards et les champignons poêlés, coincer ça entre deux feuilles de lasagne, recouvrir de béchamel (qui utilise le reste de la brique de lait de soja, pas de gâchis !) et de levure maltée pour gratiner, et hop, au four ! On peut très bien préparer la farce à l'avance et faire le montage plus tard, elle se conservera bien au frais pendant quelques jours. Par contre, comme elle n'est pas très liquide (comparée à une sauce à base de sauce tomate par exemple), je fais précuire mes feuilles de lasagnes afin d'être sûre qu'elles soient bien tendres après passage au four. J'espère que cette recette vous plaira autant qu'à moi et vous aidera à patienter un peu en attendant l'arrivée du VRAI printemps !

PS : si jamais vous êtes pas très potes avec les épinards comme mon mec, j'ai aussi dans les archives une recette de lasagnes façon bolognaise au tofu rosso (qui bluffera assurément tout votre entourage), ou au chou rouge et champignon (parfaite pour planquer les derniers choux de la saison !). Promis, la prochaine fois on parlera pas de pâtes ;)


Lasagnes aux épinards, champignons et ricotta de soja {végétalien, sans noix}
- 500 g d'épinards frais
- 250 g de champignons bruns
- 1 oignon jaune 
- 2 gousses d'ail 
- 1 litre de lait de soja non sucré 
- 260 ml de bouillon de légumes 
- 2 cs de margarine 
- 4 cs bombées de farine
- 2 cs de jus de citron
- pâtes à lasagnes sans œufs
- huile végétale
- sel, poivre, muscade
- levure maltée

Porter 750 ml de lait de soja à ébullition. Quand il bout, couper le feu et verser les 2 cuillères de jus de citron. Mélanger et laissez reposer 45 min.

Pendant ce temps, émincer l'ail et l'oignon, détailler les champignons en tranches et hacher grossièrement les épinards.

Faire revenir l'ail et l'oignon dans un peu d'huile et avec une pincée de sel jusqu'à ce que l'oignon soit translucide. Ajouter les champignons et laisser cuire jusqu'à ce qu'ils aient rendu leur eau. Ajouter les épinards et laisser réduire. Réserver.

Après 45 min de repos, égoutter le caillé de soja à travers une étamine. Le mélanger aux légumes tiédis et assaisonner au goût avec sel et poivre. À ce stade, la farce peut être conservée au frais quelques jours avant utilisation.

Faire fondre la margarine à feu moyen dans une casserole et y verser la farine. Mélanger pour former une pâte et laisser cuire 2 min en remuant. Verser 250 ml de lait de soja et 250 ml de bouillon progressivement, en remuant bien pour délayer le roux. Laisser épaissir à feu moyen et assaisonner au goût avec sel, poivre et noix de muscade.

Faire précuire les feuilles de lasagnes dans une casserole d'eau bouillante, par 3 ou 4 en remuant pour éviter qu'elles ne collent entre elles. Les retirer quand elles sont al dente.

Étaler une fine couche de béchamel au fond d'un plat allant au four, recouvrir de feuilles de lasagnes, garnir avec la farce, puis répéter les couches de pâtes et de farce jusqu'à épuisement, en terminant par une couche de pâtes. Repartir la béchamel par dessus et saupoudrer de levure maltée.

Enfourner pour 20 min à 180°C.

mercredi 10 février 2021

Ravioles aux topinambours et huile de truffe

Bon, j'ai raté le coche pour les vœux de nouvelle année, j'ai pas vu passer le mois de janvier. Franchement, quelle arnaque, on fait plus rien de notre vie a cause du Covid et le temps me fil quand même entre les doigts... Bref, même s'il est un peu tard pour ça, je vais parler de mes bonnes résolutions pour 2021 (quoi que, ne doit-on vraiment limiter la prise de bonnes résolutions qu'au mois de janvier ? Vous avez 4h, l'usage de la calculatrice n'est pas autorisé), car c'est l'une d'entre elles qui est à l'origine de cet article. C'est facile à deviner : cette année, j'aimerais faire des pâtes fraîches plus souvent, car j'adore ça. J'ai un laminoir à pates depuis presque 6 ans maintenant et il n'a que trop peu servi, alors que c'est un outil qui m'a longtemps fait rêver (chacun ses rêves, que voulez-vous... je fantasme aussi sur une presse à tortillas et des bols en pierre coréens si vous voulez tout savoir !). Je crois que tout ce temps, je m'étais persuadée que c'était un chantier de faire ses propres pâtes, même avec un laminoir. Alors qu'en fait, ça n'est pas si compliqué ! Certes, les raviolis c'est un peu plus long, mais le jeu en vaut la chandelle, d'autant plus que c'est très difficile de trouver des raviolis frais véganes dans le commerce.



J'ai fait cette recette pour la première fois pour le réveillon de Noël, le premier que je passais sans ma famille en 30 ans d'existence. J'avoue que ça m'a fait un peu bizarre, on a même failli ne rien faire du tout, et puis on a quand même saisi l'occasion de se faire un repas de fête. Après une longue réflexion, on a opté pour des ravioles en entrée. Bon, au départ elles devaient être à la ricotta végétale mais on s'est plantés en achetant le lait de soja, on en a pris du sucré... Heureusement, j'avais des topinambours, je sais plus trop pourquoi j'en avais pris à la Ruche qui dit oui, mais ils ont sauvé notre entrée ! On les a servies avec une poêlée de champignons sauvages, mais elles sont aussi très bonnes avec un filet de crème végétale et de parmesan végane (mon préféré est le NoMuh Rezent de chez Vegusto). Je les ai tellement aimées que je me suis dit qu'elles méritaient leur place ici. En plus, c'est bientôt la Saint-Valentruc et on est d'accord que des raviolis maison c'est hyper romantique, non ? (Bon par contre les topinambours ça donne des gaz, ça c'est de suite beaucoup moins glamour...)


Bon, et puisque j'avais dit en début d'article que j'allais parler de mes bonnes résolutions, en voici la liste complète en plus des pâtes fraîches : faire du tempeh et du seitan plus souvent, essayer de faire des nouilles pour ramen et des nouilles udon maison, réussir le grand écart latéral et facial (pour le second j'ai encore beaucoup de boulot mais je n'ai rien à perdre en me fixant un tel objectif !), réussir mes montées en V inversé et le Superman à la pole dance, lire 25 livres (au moins) et reprendre l'écriture. Voilà, maintenant qu'elles sont publiques, je n'ai plus qu'à m'y tenir !


Ravioles au topinambours et huile de truffe {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4-5 personnes en entrée) :
- 75 g de farine de blé T45
- 75 g de semoule de blé dur (ou de farine de blé T45)
- 150 g d'eau
- 1/4 cc de sel (de préférence kala namak)
- 1 pointe de couteau de curcuma (optionnel, pour la couleur)
-500 g de topinambours
- 1 cc d'huile de truffe
- 1 cs de persil haché
- sel, poivre, noix de muscade au goût

Mélanger la farine, la semoule de blé dur, le sel et le curcuma dans un saladier. Ajouter progressivement l'eau en remuant avec une cuillère en bois. Lorsque toute l'eau a été incorporée, pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Vous pouvez aussi réaliser cette étape au robot.

Couvrir la pâte et laisser reposer 30 min à température ambiante.

Eplucher les topinambours et les faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Les réduire en purée à l'aide d'une fourchette et laisser refroidir.

Ajouter l'huile de truffe et le persil à la purée de topinambours et assaisonner de sel, poivre et noix de muscade au goût.

Diviser la pâte en 4 morceaux. Etaler finement à l'aide d'un laminoir (je vais jusqu'au cran n°6) ou d'un rouleau à pâtisserie (farinez bien votre plan de travail au préalable).

Disposer une bande de pâte devant soi, déposer des petits tas de farce à intervalles réguliers (environ 1 cc bombée pour des ravioles de 5 cm de diamètre comme sur les photos), mouiller légèrement la pâte au doigt autour de la farce et déposer une autre bande de pâte par dessus. Bien sceller les deux pâtes en chassant les bulles d'air. Découper les ravioles à l'aide d'un emporte-pièce. On peut aussi découper d'abord des disques de pâte, déposer la farce au centre de la moitié d'entre eux et les recouvrir d'un second disque en scellant les bords avec un peu d'eau.

Porter une casserole d'eau salée à ébullition. Y faire cuire les ravioles 3 minutes. Egoutter et servir immédiatement.

mardi 22 décembre 2020

Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi

Je ne suis définitivement pas une bonne blogueuse culinaire : non seulement mon rythme de publication est complètement anarchique, mais en plus je ne suis pas du tout les tendances du moment. Actuellement, tout l'Internet n'a qu'un mot à la bouche : Noël. Et moi je débarque avec un gratin de pâtes pas festif pour un sou !


Mais bon, si vous fouillez dans mes archives, vous verrez que je n'ai de toute façon jamais été très inspirée en cette période. Et cette année, c'est pire que jamais : j'ai beau habiter en Alsace, terre Noël-esque par excellence, avec le Covid qui nous a sucré les habituels marchés et leur odeur entêtante de gaufres et de vin chaud, je ne suis absolument pas dans l'ambiance. Et pour la première fois en trente années d'existence, je ne passerai pas le réveillon en famille, chez ma grand-mère, car les risques sanitaires sont trop élevés.


J'en suis donc venue à me demander ce que représentait Noël pour moi, en dehors d'une occasion pour se retrouver avec mes proches autour d'une table. Et la réponse est : rien d'autre. Je ne suis pas croyante, alors célébrer la naissance de Jésus, en soi, ça me passe au-dessus de la tête. Quant à l'aspect outrageusement consumériste de cette tradition, cela fait quelques années que j'en suis lassée.

Bref, tout ça pour dire qu'il faut pas compter sur moi pour publier des recettes de Noël ! De toute façon la blogosphère en regorge par centaines donc je sais que je n'ai pas à m'inquiéter pour vos menus de réveillon ;) Par contre, pour un plat facile et réconfortant après un marathon de biscuits de Noël ou de courses de dernière minute, vous êtes au bon endroit !


Gratin de pâtes au brocoli et au kimchi {végétalien, sans noix, option sans gluten, option sans soja}
Pour 2 personnes :
- 250 g de pâtes
- 200 g de fleurettes de brocoli (frais ou surgelé)
- 2 cs de kimchi grossièrement haché, fait maison ou du commerce (attention, beaucoup de kimchis du commerce contiennent de la sauce de poisson !)
- 150 ml de lait végétal non sucré
- 2 cc de fécule de maïs ou de pomme de terre
- 2 cs de sauce sriracha (à doser selon le goût)
- 50 g de cheddar végétal râpé
- sel et poivre
- chapelure, levure maltée, graines de sésame

Faire cuire les pâtes al dente comme indiqué sur l'emballage. 5 min avant la fin de la cuisson, ajouter les fleurettes de brocoli.

Dans une petite casserole, mélanger le lait froid, la fécule et la sauce sriracha. Porter à ébullition en fouettant constamment. Quand le lait bouillonne et commence à épaissir, ajouter le fromage végétal et mélanger jusqu'à dissolution complète.

Mélanger les pâtes et le brocoli égouttés avec la sauce et le kimchi grossièrement haché. Rectifier l'assaisonnement avec sel et poivre au goût.

Répartir dans plat à gratin et parsemer de chapelure, levure maltée et graines de sésame.

Faire gratiner sous le grill du four à 180°C pendant 10 à 15 min, jusqu'à ce que le dessus soit doré. Servir chaud.

mercredi 23 septembre 2020

Ramen au sésame végane (tantan ramen)

Il y a presque un an, j'ai passé 2 semaines au Japon. Je rêvais de faire ce voyage depuis des années, en bonne ado des années 2000 bercée par la culture manga. Bien qu'ayant déjà les orteils dans la culture nippone, et donc une idée assez claire de ce qui m'attendait là bas, j'étais impatiente de voir en vrai tout ce que je n'avais jusqu'à présent que fantasmé via les mangas, films, anime et photos. Et, vous vous en doutez, en bonne passionnée de bouffe j'étais très curieuse de goûter à la cuisine japonaise sur place !



Même avant mon voyage, je pouvais me vanter de bien connaitre la gastronomie japonaise, au-delà des sushis qui sont loin d'en être le plat emblématique en réalité : onigiri, gyoza, ramen, donburi, tempura, korroke, okonomiyaki, zarusoba, inarizushi, kare raisu, omurice, mochi, et tant d'autres noms me sont familiers et font régulièrement incursion dans ma cuisine. J'avais donc hâte de vérifier à quel point ce que j'ai pu manger jusqu'à présent, au resto ou, surtout, préparé par mes soins, était proche (ou non) de ce qui se fait réellement là bas. Et puis j'espérais aussi découvrir de nouveaux plats ! J'avais cependant une crainte : le Japon n'étant pas connu pour être un pays vegan-friendly, je me demandais à quoi je pourrais effectivement goûter une fois sur place.


Heureusement, grâce à Happy Cow et au groupe Facebook Vegan Japan, j'ai pu me régaler sans trop de difficultés (même si, pour être franche, j'ai parfois mangé des plats contenant de l'oeuf, et peut-être même du dashi -un bouillon à base de poisson utilisé quasiment partout dans la cuisine japonaise- par manque d'autres options). J'ai notamment découvert l'existence des restos T's tantan, qui servent de sublimes ramen véganes, dont de délicieux tantan ramen auquel ils doivent leur nom. Ce type de ramen a été une vraie découverte pour moi et je suis allée 2 fois dans leur resto à la gare de Tokyo, où j'ai testé le "White-sesame tantan" la première, puis le "Gold-sesame tantan" la seconde. J'ai eu un énorme coup de cœur pour ce dernier, et une fois rentrée, je n'avais qu'une idée en tête : le reproduire !


À ce stade de mon article, vous vous dites peut-être : "bon elle est bien gentille avec ses histoires, mais qu'est-ce donc qu'un tantan ramen ?" Eh bien c'est la version japonisée et "soupisée" des dandan mian, ou nouilles dandan, une spécialité sichuanaise de nouilles dans une sauce à base de pâte de sésame, sauce soja, vinaigre de riz, huile pimentée et poivre de Sichuan, garnies de viande hachée et pickles de feuilles de moutarde.


Ce ramen garde les caractéristiques de la recette originelle : le bouillon est mélangé à une sauce comparable à celle des nouilles dandan, et on retrouve de la viande hachée (enfin, ici des PST) et des pickles de moutarde en garniture, auxquelles s'ajoutent du chou pak choy blanchi, des légumes crus râpés (ici des carottes mais au Japon il y avait également du chou rouge), des pousses de haricots mungo (un incontournable des ramen japonais ! Même si je n'en avais pas le jour où j'ai fait les photos), de la ciboule coupée en fines bandelettes, des graines germées, des graines de sésame, et surtout une cuillerée de purée de cacahuète et de l'huile piquante ! Ne zappez vraiment pas ces deux derniers toppings car ils apportent énormément de saveur au plat ! Comme tout ramen, c'est un plat qui demande un peu de boulot, entre le bouillon et les garnitures (que vous pouvez d'ailleurs varier selon vos envies, je vous conseille tout de même de garder le pak choy et le haché épicé évidemment), mais je vous assure que ça en vaut le coup ! Ittadakimasu !


Ramen au sésame végane {végétalien}

Pour 2 personnes :
- 150 à 200 g de nouilles pour ramen (selon l'appétit)
Bouillon :
- 500 ml de bouillon de légumes (maison de préférence) + un peu pour les protéines de soja
- 200 ml de lait de soja ou d'avoine
- 2 cs de purée de sésame complète
- 2 cc de sauce soja + 1 cs (selon le niveau de salinité du bouillon)
- 2 cc de vinaigre de riz ou de cidre
- 1 cc d'huile de sésame
Haché végétal épicé :
- 30 g de petites protéines de soja déshydratées (ou 100 g de tofu/seitan/tempeh émietté ou de champignons hachés)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 cs de saké ou de vin de riz chinois
- 2 cc de sauce hoisin (ou 1 cc de ketchup + 1 cc de miso blanc)
- 1 cc de sauce soja
- 1 pincée de poivre
- 1 petite pincée de poivre de Sichuan (optionnel)
- huile végétale
Garnitures (suggestions) :
- chou pak choy (1 à 2 feuilles par bol selon la taille)
- carotte râpée
- chou rouge râpé
- pousses de soja
- ciboule
- beurre de cacahuète (1 cc par bol)
- pickles de feuilles de moutarde
- graines de sésame grillées et pilées (environ 1 cs par bol)
- graines germées
- huile piquante

Préparation du bouillon :

Dans une casserole, mélanger le bouillon, le lait de soja ou avoine. Si le bouillon n'est pas salé, assaisonner avec une cuillère a soupe de sauce soja. Porter à ébullition et conserver le bouillon au chaud.

Préparation du haché épicé :
Placer les protéines de soja dans un bol et recouvrir d'eau ou de bouillon de légumes chaud. Laisser reposer jusqu'à ce que les protéines soient tendres. Egouttez-les. Si vous utilisez du tofu/tempeh/seitan ou des champignons, hachez-les finement.

Émincer l'ail et le gingembre finement. Faire chauffer un peu d'huile végétale dans une poêle et faire revenir l'ail et le gingembre à feu moyen-vif pendant une dizaine de secondes.

Ajouter les protéines de soja ou le tofu/tempeh/seitan ou champignons et faire sauter jusqu'à coloration.

Déglacer avec le saké, puis ajouter la sauce hoisin et la sauce soja et bien mélanger. Retirer du feu et assaisonner avec du poivre et du poivre de Sichuan. Réserver.

Préparation des autres garnitures : 
Découper le pak choy en tronçons et faire blanchir 30s dans de l'eau bouillante. Égoutter et placer dans un bol d'eau froide pour stopper la cuisson. Râper le chou et la carotte. Découper la ciboule en tronçons de 5 cm puis émincer en fines bandes dans la longueur. Émincer les pickles de moutarde. Faire toaster les graines de sésame dans une poêle chaude sans ajout d'huile, si vous avez un mortier concassez-les grossièrement.

Dressage :
Au fond de chaque bol, mélanger 1 cs de purée de sésame, 1 cc de sauce soja, 1 cc de vinaigre et 1/2 cc d'huile de sésame, jusqu'à obtebir une pate homogène. Ajouter une louche de bouillon chaud et fouetter pour bien diluer la pâte, puis compléter avec le reste de la portion de bouillon.

Faire cuire les nouilles selon les instructions du paquet et répartir dans deux bols. Répartir le bouillon dans les bols et garnir avec le haché épicé et les autres garnitures. Servir immédiatement


mardi 8 septembre 2020

Tarte aux courgettes et pomme de terre, curry et lait de coco

J'avoue ne pas être du tout inspirée pour ce post aujourd'hui... je pourrais vous faire une tirade sur la rentrée et les plats simples à préparer, mais ça fait des années que cette date ne signifie plus grand chose pour moi,  donc je ne change pas spécialement ma façon de cuisiner à cette période. 




Je vous dirai donc simplement que cette recette, piquée à ma maman comme beaucoup de recettes de tartes sur ce blog, est absolument délicieuse, en plus d'être hyper facile à faire. Et c'est déjà pas mal, non ? Bonne rentrée à toutes et à tous !








Tarte aux courgettes et pommes de terre,  curry et lait de coco {végétalien, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 1 tarte :
- 1 pâte brisée (maison ou du commerce, sans gluten si besoin)
- 1 grosse courgette
- 1 grosse pomme de terre (ou 1 pomme de terre de taille moyenne et 1/2 aubergine)
- 1 oignon jaune
- 20 cl de lait de coco
- 1,5 cc de curry
- sel, huile végétale

Peler l'oignon et la pomme de terre. Découper l'oignon en lamelles et la pomme de terre et la courgette en rondelles de 2 à 3 mm d'épaisseur. 

Faire revenir les légumes à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'ils soient presque cuits (environ 15 min).

Ajouter le lait de coco et le curry, saler au goût, bien mélanger et laisser épaissir 5 min.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée et répartir les légumes par dessus.

Enfourner à 180°C pour 35 min. Servir tiède.

mercredi 2 octobre 2019

Pad thaï hypoallergénique (végétalien, sans gluten, ni soja, arachides, fruits à coque, sésame)

Depuis quelques mois maintenant, je suis membre de la Fédération Végane, une association dont le but est de développer le véganisme notamment par la diffusion de recommandations nutritionnelles concernant la vitamine B12. Car, sachez-le, si vous êtres végane, il est indispensable que vous vous complémentiez car cette vitamine ne se trouve pas dans une alimentation végétale et elle est essentielle au bon fonctionnement de notre corps. A vrai dire, toute personne ayant réduit sa consommation de produits d'origine animale peut être concernée par la carence. Je ne vais pas rentrer plus loin dans le détail, mais si vous voulez plus d'infos à ce sujet, allez lire notre site Vive La B12!


Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que nous avions un stand au salon Go Healthy de Lyon il y a quelques semaines, et que j'y ai fait une démonstration culinaire. A cette occasion, j'ai donc développé une recette qui se devait d'être facile et rapide à réaliser, et surtout sans aucun des 14 allergènes dont l'étiquetage est obligatoire, car le salon faisait la part belle aux alternatives alimentaires pour les personnes allergiques. J'ai immédiatement pensé à un pad thaï, car c'est un plat à base de nouilles de riz, donc sans gluten, mais il a ensuite fallu que je l'épure de toute trace de soja, sésame, fruits à coques et arachides. J'ai donc remplacé la sauce soja que j'utilise habituellement pour l'assaisonnement par du bouillon de légumes bien corsé, et les cacahuètes concassées que l'on saupoudre au moment du service par des graines de tournesol ou de courge toastées. Comme je ne pouvais pas mettre de tofu dans le plat, j'ai opté pour de la brouillade de pois chiches pour apporter des protéines, ce qui a également l'avantage de rappeler le plat originel puisqu'il contient traditionnellement des oeufs brouillés. 

A cette occasion, j'ai découvert deux substituts intéressants aux produits à base de soja : le tofu de chanvre (des graines de chanvre cuites, mixées et pressées en bloc), et la sauce coco aminos (du nectar de fleur de cocotier mélangé à de l'eau et du sel, qui sent exactement comme la sauce soaj et a un goût qui se rapproche de la sauce soja sucrée). Mes substitutions ont parfaitement fonctionné, et ceux qui ont goûté le résultats de la démonstration en ont été très satisfaits, ce qui m'a fait énormément plaisir ! Je me suis donc dit que cette recette avait toute sa place ici, pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de nous rencontrer sur un salon végane et de récupérer une fiche recette (car oui, nous avons édité des flyers avec ma recette et c'est la toute première fois que je voyais une de mes photos imprimée!!!). Évidemment, si vous n'avez aucun problème d'allergie, vous pouvez réaliser la recette avec du soja ou des cacahuètes, je vous indique les substitutions à réaliser entre parenthèses dans la liste des ingrédients.

Pad thaï hypoallergénique {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes :
- 200 g de nouilles de riz plates
- 200 g de légumes variés (selon saison : carotte, brocoli, poivron, pois gourmand, courgette, etc)
- 50 g de germes de haricots mungo (également appelés germes de soja bien qu'ils n'aient rien à voir avec le soja jaune)
- optionnel : dés de tofu de chanvre ou de soja ou de tempeh
- 1 petit oignon (nouveau de préférence, sinon n'importe quel type d'oignon ou même une échalote conviennent)
- 1 gousse d'ail
- optionnel : 1 petit piment frais
- huile végétale
Sauce :
- 50 ml de bouillon de légumes bien corsé (ou 1,5 cs de sauce soja)
- 1 cs de jus de citron vert ou de concentré de tamarin
- 1 cs de sucre
Brouillade de pois chiches
- 40 g de farine de pois chiches
- 60 g de crème de riz (ou autre crème végétale)
- 50 ml d'eau froide
- 1 pincée de curcuma
- 1 pincée de sel kala namak
Pour servir, au choix : coriandre fraîche, graines de courge ou de tournesol toastées et concassées (ou cacahuètes), jus de citron vert, sauce soja ou coco aminos, germes de haricot mungo

Mettre les nouilles à tremper dans un grand volume d'eau froide pendant 30 min.

Mélanger toutes les ingrédients de la sauce et réserver.

Emincer finement l'ail et le piment. Détailler l'oignon en lamelles (si vous utilisez un oignon nouveau, détaillez également la partie verte en rondelles) et découpez les légumes en morceaux de taille équivalente pour qu'ils cuisent uniformément.

Mélanger les ingrédients de la brouillade de pois chiches.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle et y verser le mélange à base de farine de pois chiches en l'étalant comme une crêpe. Laisser prendre, puis brouiller le contenu de la poêle à la spatule. Laisser cuire quelques minutes en remuant en cassant bien la brouillade en petits morceaux. Réserver.

Faire chauffer un peu d'huile dans un wok ou une grande poêle et y faire revenir l'ail et le piment pendant une dizaine de secondes. Ajouter les légumes (sauf la partie verte des oignons et les pousses de soja) et faire sauter 5 à 10 minutes. Les légumes doivent à peine s'attendrir et prendre une couleur vive.

Ajouter les nouilles à peine égouttées et verser la sauce. Bien mélanger et cuire pendant environ 5 minutes en remuant constamment et en cassant les nouilles à la spatule. Les nouilles doivent être tendres mais pas collante, attention donc à ne pas les faire cuire trop longtemps.

Ajouter la brouillade de pois chiches, la partie verte de l'oignon et les pousses de soja, mélanger et cuire encore 30 secondes.

Servir immédiatement parsemé de garnitures au choix.

jeudi 6 juin 2019

Curry de blettes et pois chiches // Swiss chard and chickpea curry

Vous connaissez l'histoire de la nana qui attend qu'il fasse à nouveau grand soleil et 30°C pour poster une recette de curry croisé avec une soupe de nouilles ? Ben c'est moi. Pour ma défense, je pourrais m'avaler un bol de ramen par n'importe quelle température ! (Et pour ma défense bis, alors que j'avais rédigé cet article quelques jours auparavant sous une chaleur écrasante, on a eu un gros orage la nuit dernière qui a bien fait chuter les températures, donc on peut à nouveau envisager de manger autre chose que de la salade. Si ça c'est pas une coïncidence parfaite...). Cependant, si l'idée d'une soupe en cette saison ne vous emballe pas, vous pouvez réduire la quantité de bouillon dans la recette pour obtenir un curry plus épais à à servir avec une céréale ou des pains plats ou pains vapeur. Mais en tout cas ne passez pas a coté de cette recette qui pourrait bien changer votre vision des blettes!


Faut dire que c'est pas un légume super glamour à la base, j'ai personnellement eu beaucoup de mal à l'apprivoiser, mais maintenant que c'est fait, j'adore ça! Je dois l'idée de cette recette à ma mère, qui m'a un jour parlé d'un curry blettes/pois chiches qu'elle avait cuisiné quelques temps auparavant. Là où c'est marrant, c'est qu'en fait l'idée lui était venue après un curry que j'avais fait lors d'une de mes visites chez mes parents, et dans lequel j'avais mis des blettes cueillies dans le jardin de ma grand-mère, où elles poussent en abondance (ma copine Délia vous confirmera que ça pousse tout seul!). Ma mère avait adoré ce plat alors qu'elle n'est pourtant pas une grande amatrice de blettes, et depuis elle les cuisine régulièrement en curry! Donc si ce n'est pas un légume qui vous fait rêver, je vous suggère de retenter quand même le coup avec du lait de coco et des épices, vous m'en direz des nouvelles !



Ici, j'avais en tête un plat assez liquide pour pouvoir être mangé avec des nouilles de blé ou de riz (ou pourquoi pas des raviolis asiatiques), sur une base d'échalote, gingembre, citronnelle et poudre de curry jaune, et je voulais que la saveur du lait de coco soit présente sans non plus être prédominante. On saupoudre d'une bonne dose d'herbes fraîches, de graines et/ou de cacahuètes concassées, d'un trait de jus de citron vert, et pour les plus téméraires de piment frais, et c'est parti pour la transpiration dégustation ;)



Curry de blettes et pois chiches {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 4 ou 5 tiges de blettes (cotes et feuilles)
- 250 g de pois chiches cuits
- 1 échalote
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais dee la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle
- 1 piment thaï frais (optionnel)
- 1 cs de curry en poudre
- 200 ml de lait de coco
- 500 ml de bouillon de légumes
- 1 à 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin, pour une version sans soja utiliser de la sauce coco aminos ou simplement du sel)
- 1 à 2 cs de sucre
- huile végétale neutre
Pour servir, au choix :
- nouilles ou céréale cuite au choix
- jus de citron
- herbes fraîches (coriandre, oignon nouveau, basilic thaï)
- cacahuètes ou graines toastées et concassées
- copeaux de noix de coco toastés
- huile de sésame
- citron vert
- sauce piquante ou piment frais

Peler l'échalote, l'ail et le gingembre. Retirer les premières feuilles externes de la branche de citronnelle ainsi que le haut de la tige pour ne garder que la partie tendre du bulbe. Si vous le souhaitez, épépinez le piment.

Émincer finement le tout ou réduire en pâte dans un mixeur.

Séparer les côtes et les feuilles des blettes. Découper les côtes en tronçons d'environ 1 cm et hacher grossièrement les feuilles.

Faire chauffer 1 cs d'huile dans une casserole et y faire revenir le mélange à l'échalote à feu moyen, jusqu'à obtenir une légère coloration.

Ajouter le curry, bien mélanger et faire revenir 1 minute.

Verser le bouillon de légumes et bien gratter le fond de la poêle pour décoller les sucs de cuisson. Ajouter le lait de coco et mélanger. Goûter et assaisonner avec de la sauce soja et du sucre selon votre goût. Porter à ébullition.

Quand le bouillon bout, ajouter les cotes de blettes. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Une fois les côtes de blettes cuites, ajouter les feuilles et les pois chiches. Laisser mijoter encore quelques minutes pour attendrir les feuilles.

Rectifier l'assaisonnement et servir avec les garnitures désirées.



Swiss chard and chickpea curry {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 4 or 5 Swiss chard stems (with leaves)
- 250 g cooked chickpea
- 1 shallot
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 lemongrass stalk
- 1 fresh bird eye chili (optional)
- 1 tbs curry powder
- 200 ml (approx. 1 cup) coconut milk
- 500 ml (approx 2 cups) vegetable stock
- 1 to 2 tbsp soy sauce (GF if need be, for a soy-free version use coconut aminos or salt)
- 1 to 2 tbsp sugar
- neutral vegetable oil
To serve (suggestions) :
- cooked noodles or grain of your choice
- fresh herbs (cilantro, scallions, Thai basil)
- roasted and chopped peanuts or seed of choice
- toasted coconut flakes
- sesame oil
- hot sauce or sliced bird eye chili
- lime juice

Peel the shallot, garlic and ginger. Remove the outer leaves of the lemongrass stalk and cut out the top, leaving only the tender bulb. If desired, remove the seeds from the chili.

Finely chop all the ingredients above or blend to a paste.

Separate the chard stems from the leaves. Slice the stems in 1cm (1/2 inch) pieces and roughly chop the leaves.

Heat 1 tbsp oil in a pot and cook the shallot mix on medium heat, until slightly golden. Add the curry powder, stir and cook for 1 minute.

Pour the vegetable stock in, scraping the bottom bits into the pan. Add the coconut milk and stir, taste and adjust the seasoning with soy sauce and sugar, then bring to a boil.

Add the chopped stems, cover and simmer on medium heat until the chard is tender.

Add the leaves and chickpea and cook a few more minutes, until the leaves are wilted.

Adjust the seasoning and serve with your choice of toppings.

jeudi 14 février 2019

Haricots blanc au chorizo végétal et fenouil caramélisé

Je sais, je sais, vous vous dites que j'ai complètement pété les plombs pour vous proposer une recette de haricots le jour de la Saint Valentin. Bah ouais quoi, les haricots, c'est pas hyper glamour, ça fait péter, on a vu plus romantique quand même... Mais vous savez quoi? À moins que vous ne vous appeliez Valentin, auquel cas je vous souhaite une bonne fête, je m'en tamponne le coquillard avec une feuille de monstera deliciosa, de cette énième fête commerciale qui vise à nous faire acheter des trucs dont on a pas besoin. J'ai jamais vraiment accordé d'importance à cette fête, mais cette année elle me sort par les yeux puissance 1000.


Alors OK, si la St Valentin c'est votre délire et que vous aimez consacrer cette journée à la personne que vous aimez, mettre de la lingerie sexy, y aller à fond sur les bougies, offrir du chocolat ou que sais-je, eh bien faites-vous plaisir, tant que c'est VOUS qui l'avez décidé. Mais si vous pouviez privilégier les cadeaux éthiques ou les expériences plutôt qu'une nouvelle machine à café, c'est quand même cool.


Mais moi, j'en peux plus, de l'aspect hyper oppressif, sexiste, et hétéronormé de cette célébration. J'en peux plus de voir des pubs avec des nanas en lingerie, comme si on devait toutes s'offrir docilement et joliment emballées à nos mecs ce soir. Et pendant ce temps, elles sont où, les pubs avec des gars à moitié à poil, hein?


D'ailleurs, à eux aussi on leur met la pression, pour qu'ils nous organisent une journée parfaite et nous couvrent de cadeaux (censés répondre à nos désirs les plus profonds alors qu'ils sont souvent plus sexistes les uns que les autres...), alors qu'on sait toutes qu'on préférerait qu'ils fassent leur part de tâches ménagères plutôt que de nous offrir une énième paire de boucles d'oreilles. Et puis, on en parle, du coût écologique désastreux des roses en plein hiver, ou de l'or et autres métaux précieux ?


J'en peux plus qu'on érige le couple en modèle absolu de bonheur (et par là j'entends le couple blanc et hétérosexuel, dites-moi un peu combien de couples homosexuels ou de couleur vous avez compté sur les pubs?...) et de la pression qu'on met sur les célibataires, qu'ils le soient par défaut ou par choix, ou sur tous les gens malheureux dans leur relation, que ce soit de leur fait ou de celui de leur couple.


Parce que non, le couple ne fait pas tout. J'aimerais vous servir des belles phrases comme "all you need is love", j'aimerais même y croire moi même, mais mon expérience personnelle me fait dire que ce n'est pas toujours vrai. Si la Saint-Valentin à un goût particulièrement amer dans ma bouche aujourd'hui, c'est parce que cela fait 6 mois que mon ex-compagnon a choisi de s'oter la vie, et ce malgré tout l'amour qu'on avait l'un pour l'autre, malgré tout ce qu'on avait vécu ensemble et qu'on aurait pu vivre. Alors en cette journée soit-disant réservée aux amoureux, j'aimerais vous dire de vous aimer vous-mêmes avant toute chose, car vous êtes la personne la plus importante de votre vie.


Haricots blancs au chorizo végétal et fenouil caramélisé {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de haricots blancs secs trempés toute une nuit ou 400 g de haricots blancs frais
- 1 oignon
- 1 morceaux de branche de céleri d'environ 7 cm
- 1 carotte moyenne
- 2 gousses d'ail
- 1 feuille de laurier
- 2 branches de thym
- 2 clous de girofle
- 50 g de chorizo végétal (maison ou du commerce), ou à défaut 1/2 cc de piment fumé
- 2 gros bulbes de fenouil
- 1 cs de sucre roux
- huile d'olive
- sel et poivre
Pelez l'ail, l'oignon et la carotte. Coupez l'oignon en quarts et plantez un clou de girofle dans chaque. Coupez la carotte en quatre dans la longueur puis en longs bâtonnets (environ de la même taille que la branche de céleri)
Découpez le chorizo en rondelles.
Placez les haricots, le chorizo, l'ail, l'oignon piqué de clous de girofle, la carotte, le céleri, le thym et le laurier dans une cocotte minute ou une grande casserole. Ajoutez 1 litre d'eau. Faites cuire les haricots 45 min minutes à la cocotte, ou 1h30 dans de l'eau bouillante.
Retirez le thym, le laurier et les clous de girofle après cuisson. Réservez les rondelles de chorizo à part. Égouttez les haricots et réservez l'eau de cuisson.
Découpez le fenouil en quarts en conservant la base pour que les différentes couches restent attachées.
Dans une sauteuse, faites chauffer 2 cs d'huile d'olive. Ajoutez le sucre et déposez les morceaux de fenouil en une seule couche. Laissez caraméliser à feu vif puis retournez pour faire dorer de tous les côtés.
Ajoutez environ 2 cm d'eau de cuisson des haricots dans la poêle, portez à ébullition puis couvrez et baissez le feu. Laissez mijoter le fenouil à feu doux pendant une quinzaine de minutes, en le retournant à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'il soit tendre. Réservez.
Faites sauter les rondelles de chorizo dans la même poêle jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes. Ajoutez les haricots cuits (avec l'oignon, l'ail, le céleri et la carotte), salez et poivrez, puis déposez le fenouil caramélisé sur le dessus.  Mouillez avec un peu de liquide de cuisson et portez le tout à température. (Le reste du liquide de cuisson peut être utilisé comme bouillon dans une soupe)
Servez chaud arrosé d'un filet d'huile d'olive.

mercredi 26 septembre 2018

Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette // Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil

Quand, dans mon dernier post, je disais que je reviendrais poster plus régulièrement par ici, j'en avais vraiment l'intention. Et puis, juste après ça, j'ai du faire face à l'événement le.plus terrible de ma vie. Mon compagnon, avec qui j'étais en couple depuis près de 8 ans, et avec qui j'habitais depuis plus de 3 ans, est décédé. Je suis partagée entre l'envie de déballer tout ce que je ressens ici, car les émotions que j'ai en moi sont trop fortes pour être contenues, et la pudeur que j'éprouve à étaler tous ces sentiments aux yeux de lecteurs inconnus. Pour l'instant, c'est cette dernière qui l'emporte.

Aujourd'hui, j'essaie de me reconstruire un équilibre. Et ce blog, la cuisine, la photo culinaire y contribueront probablement. Cuisiner a toujours été pour moi bien plus qu'une simple tâche quotidienne et vitale. C'est quelque chose qui me détend, me vide l'esprit. C'est donc une activité qui va profondément m'aider dans les mois à venir, j'en suis convaincue. Après tout, on parle bien de "reprendre goût à la vie", et tant que j'aurai de l'appétit, que j'aurai envie de cuisiner, de découvrir de nouvelles saveurs ou de continuer à apprécier celles que j'aime, et de les partager ici, je continuerai à avancer. Bien sûr, ça ne se fera pas sans mal. Car cuisiner et manger, c'est aussi une activité que j'aime partager, et qui aujourd'hui me ramène au fait que je n'ai plus mon compagnon à mes côtés pour m'accompagner en cuisine, et dans la vie. Et au delà de l'aspect sentimental, c'est toute mon organisation culinaire qui se voit bouleversée. Je me retrouve à cuisiner pour moi seule, quelque chose que je n'ai pas l'habitude de faire. Je suis encore en train de chercher mon équilibre de ce côté là. Peut-être que le style de recettes que je proposerai ici changera, peut-être pas. En tout cas, j'essaie chaque jour de garder confiance en l'avenir, et de je me répète que le temps viendra à bout de mon chagin.

Et puis, ce que je vais dire va peut-être sembler très cynique, mais j'apprends aujourd'hui à chercher du réconfort partout où je peux en trouver : étant donné que je vis seule maintenant, je suis libre de tester toutes les idées qui me passent par la tête, et libre de passer des heures à faire des photos (bien que mon compagnon ne m'ait jamais privée de ces choses là, mais je ne pouvais m'empêcher de me mettre moi-même des contraintes à ce niveau-là en l'incluant dans l'équation). J'espère trouver dans cette liberté un nouvel équilibre créatif et culinaire (ben oui, parce que déjà que de faire de la blanquette de seitan pour 2 c'était pas gagné, alors pour une seule personne...), pour continuer à partager cette passion avec autrui. Car si je vis désormais seule, j'ai appris au cours de cette épreuve que je ne le suis pourtant pas. J'ai énormément de monde autour de moi, de la famille, des amis de plus ou moins longue date, mais aussi vous, inconnus du web qui me lisez et me suivez sur Instagram. Chaque fois que l'un d'entre vous fait une de mes recettes, c'est un peu comme si j'étais invitée à votre table, et ça, ça m'apporte beaucoup de réconfort.



Pour mon retour, je vous propose une recette inspirée d'un plat délicieux que j'ai goûté au restaurant Le Cours en Vert à Marseille. On y servait une cuisine végétale et de saison, qui change en fonction du marché, très créative et absolument délicieuse, copieuse et à des prix très raisonnables. J'ai vu sur Facebook que le restaurant avait changé de propriétaire et s'appelait désormais le Mikala, j'espère que la cuisine restera dans la même veine.


Lorsque j'y ai mangé, les deux plats à la carte avaient l'air tellement bons que j'ai eu énormément de mal à choisir, d'ailleurs avec une amie nous avons fait moitié-moitié pour pouvoir goûter aux deux! Le premier était donc cette assiette de pâtes nappées d'une crème à la courgette, pistache et basilic, et garnies de légumes grillés et de tomates multicolores assaisonnés d'huile de noisette, d'un mélange de noix et d'herbes fraîches. Quant au second, il s'agissait de polenta accompagnée d'aubergines et d'oignons confits avec des câpres et des tomates séchées, et de tapenade. J'espère reproduire également ce dernier par ici, mais je n'ai malheureusement pas eu d'aubergines dans mon panier AMAP jusqu'à présent. (Par contre, j'ai eu de la pastèque pour mon premier panier d'automne... Cherchez l'erreur...) Il faudra donc vous contenter des pâtes pour le moment, mais croyez moi, on est bien loin de l'assiette de coquillettes au beurre du dimanche soir ;)


Pâtes à la crème de courgette et pistache, légumes grillés à l'huile de noisette {végétalien, sans soja, option sans gluten}
Pour 2 personnes :
- 200 g de pâtes longues, spaghettis ou linguine, sans gluten si besoin
- 150 g de courgette
- 2 cs de purée de pistache (attention, pas de la pâte de pistache sucrée pour la pâtisserie, mais bien de la purée de pistache nature qu'on trouve en magasin bio avec les autres purées d'oléagineux)
- 6 à 10 feuilles de basilic
- sel, poivre
Pour garnir :
- légumes au choix : ici j'ai utilisé de la courgette coupée en tronçons de 5 mm d'épaisseur, des lamelles de poivron, du maïs frais.
- huile de noisette + huile pour cuisson
- fleur de sel
- une dizaine de tomates cerise multicolores, coupées en 2 ou en 4 selon la taille ou des tranches de tomates anciennes
- mélange de graines et noix concassées (ici tournesol + amandes + pistaches)
- basilic frais ciselé

Découper la courgette pour la sauce en dés d'1 cm de côté. Les placer dans un panier de cuisson à la vapeur posé sur une casserole d'eau.

Porter l'eau à ébullition. Une fois qu'elle bout, y faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet, et les courgettes en utilisant la vapeur des pâtes.

Pendant ce temps, arroser les légumes pour la garniture d'un filet d'huile de cuisson et les faire griller à feu vif dans une poêle grill. Mettre les légumes cuits dans un bol avec les tomates. Arroser d'un filet d'huile de noisette et saupoudrer d'un peu de fleur de sel. Mélanger et réserver.

Faire toaster le mélange de noix et de graines dans une poêle sans matière grasse, à feu vif, jusqu'à ce qu'elles dorent légèrement et dégagent un parfum agréable. Réserver.

Vérifier la cuisson des courgettes, elles doivent être tendres une fois la cuisson des pâtes terminée. Si ce n'est pas le cas, retirer les pâtes de leur eau à l'aide d'une pince ou de deux fourchette et les réserver, puis prolonger la cuisson des courgettes. Réserver un peu d'eau de cuisson des pâtes lorsque vous les égouttez.

Mixer les courgettes cuites avec la purée de pistache et le basilic pour obtenir une sauce onctueuse. Ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes si nécessaire. Saler et poivrer au goût.

Dresser les assiettes : repartir les pâtes dans deux assiettes. Verser la moitié de la sauce au centre de chaque assiette et mélanger très légèrement pour la répartir un peu. Répartir par dessus les légumes grillés, saupoudrer du mélange de noix et de basilic frais ciselé.


Linguine with zucchini and pistachio cream and grilled vegetables with hazelnut oil {vegan, soy-free, gluten-free option}
Serves 2 :
- 200 g linguine or spaghetti (use GF as needed)
- 150 g zucchini
- 2 tbsp pistachio butter
- 6-10 fresh basil leaves
- salt and pepper to taste
To serve :
- vegetables of your choice, suitable for grilling (I used some stick-shaped zucchini pieces, sliced green and yellow pepper and fresh corn)
- hazelnut oil + vegetable oil for cooking
- fleur de sel
- a dozen heirloom cherry tomatoes, or sliced herloom tomatoes
- a mix of nuts and seeds (I used almonds, pistachioes and sunflower seeds), coarsely chopped
- fresh basil leaves, shredded

Cut the zucchini in 1/2 inch (1cm) pieces. Put them into a steam rack.

Pour 2 litres of water in a pot and place the steam rack on top. Bring to a boil. When the water boils, add the pasta and cook according to the package instructions.

Meanwhile, lightly coat the vegetables with cooking oil and grill until charred and soft. Place in a bowl with the tomatoes, drizzle with hazelnut oil and sprinkle with fleur de sel and toss to coat.

Toast the nuts + seed mix in a dry pan on high heat.

Check if the zucchini is soft. If not, remove the pasta from the water with thongs, reserving 1/2 cup of pasta water and keep cooking the zucchini. If it is soft, just drain the pasta, reserving some water.

Blend the cooked zucchini, pistachio butter and basil leaves util you get a creamy consistency. Add some pasta water as needed. Season with salt and pepper to taste.

To serve, divide the pasta into 2 plates. Pour the sauce on top and toss lightly, then add the grilled vegetables and sprinkle with the toasted nuts and shredded fresh basil.

jeudi 5 juillet 2018

Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé, sauce a la carotte // Spinach and smoked tofu stuffed conchiglionis with carrot sauce

J'ai un ami hyper malchanceux. Je ne sais pas ce qu'il a fait dans une vie antérieure pour mériter ça, mais il lui arrive toujours des trucs incroyables. Le bon côté de la chose, c'est qu'il a toujours plein d'aventures complètement dingues à nous raconter, et qu'on rigole bien tous ensemble face à ses récits abracadabrants! Heureusement, son karma essaie de se rattraper un peu par moments, et il lui arrive d'avoir des coups de chance bien mérités.


Une fois, il a gagné un séjour à Barcelone, avec billets de train et hôtel payés pour 2 personnes. Comme il ne savait pas vraiment avec qui y aller, et que, de plus, il est d'une gentillesse hors du commun (vraiment, c'est à se demander pourquoi la malchance s'acharne sur lui, il ne le mérite absolument pas!), il a proposé de nous offrir son lot, pour que chéri et moi passions un weekend à deux dans la capitale de la Catalogne. On a refusé ce deal, ou disons plutôt qu'on lui en a proposé un différent : prendre un troisième billet de train et magouiller avec l'hôtel pour pouvoir profiter tous les trois du séjour !


Au cours du weekend, on est tombés sur un resto végéta*ien, le Vegetalia, qui proposait ce jour-là des raviolis au tofu fumé et kale avec une sauce aux carottes. On avait tous les trois choisi ce plat et on l'avait beaucoup apprécié, donc je m'étais dit que j'allais le reproduire chez moi. Comme je suis parfois lente a la détente, j'ai gardé l'idée dans un coin de ma tête pendant pas loin de 3 ans (notre séjour a en effet eu lieu lors du weekend de la Toussaint en 2015!) avant de passer enfin à l'action ! Vous n'imaginez pas combien je suis contente de vous proposer cette recette aujourd'hui, après tout ce temps à y songer!


Pour simplifier un peu la préparation, j'ai opté pour des conchiglioni à farcir, mais si vous êtes motivés vous pouvez bien entendu vous lancer dans la confection de raviolis ! Pour la farce, vous pouvez utiliser différents légumes : épinards, kale, mais aussi feuilles de blettes, fanes de radis ou de betteraves (ou même de navets mais moi je les trouve très amères donc melangez-les à autre chose).


Conchiglioni farcis aux épinards et tofu fumé {végétalien, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 250 g de conchiglioni
- 300 g d'épinards (ou kale, feuilles de blettes, fanes de betteraves ou de radis)
- 75 à 100 g de tofu fumé
- 1 grosse échalote
- 1 gousse d'ail
- 200 g de carottes
- 20 cl de lait végétal
- 10 cl de bouillon de légumes
- sel, poivre, muscade au goût
- huile végétale

Faire blanchir les épinards grossièrement hachés dans un grand volume d'eau pendant 3 minutes. Égoutter et essorer pour retirer l'excédent d'eau. Hacher finement.
Émincer l'ail et l'échalote. Faire dorer quelques minutes dans un peu d'huile, puis ajouter les épinards et bien mélanger.

Émietter le tofu et ajouter aux épinards. Assaisonner au goût avec sel, poivre et muscade et cuire quelques minutes supplémentaires. Réserver. La farce peut être préparée quelques jours à l'avance et conservée au frigo.

Faire cuire les pâtes selon les instructions du paquet. Égoutter et réserver.

Découper les carottes en rondelles de 2 mm d'épaisseur et mettre dans une petite casserole avec 10 cl de lait végétal et 10 cl de bouillon de légumes. Faire cuire à l'étouffée jusqu'à ce que les carottes soient tendres. Ajouter le reste de lait végétal et mixer le contenu de la casserole pour obtenir une sauce lisse. Assaisonner de sel et poivre au goût. Ajouter de l'eau ou du lait végétal au besoin selon la texture désirée.

Quand les pâtes sont suffisamment tièdes pour être manipulées, les farcir d'une cuillerée de farce.
Verser la sauce dans une poêle suffisamment grande pour contenir les conchiglioni. Déposer les pâtes farcies par dessus et réchauffer à feu moyen, à couvert. Servir les conchiglioni nappés de sauce.


This dish is inspired by a plate of raviolis I ate in Barcelona (at Vegetalia) about 3 years ago. I've been clinging to the idea of recreating them even since and I'm so glad I finally did ! I used conchiglioni to simplify the recipe but if you want to make raviolis instead, just go ahead ;)

Spinach and smoked tofu stuffed conchiglioni with carrot sauce {vegan, nut-free}
Serves 4 :
- 250 g dried conchiglioni pasta
- 300 g spinach (or kale, Swiss chard leaves, radish or beet greens, or even turnips green but I think that they have a bitter taste so I'd rather mix them with other greens)
- 75 to 100 g smoked tofu
- 1 big shallot
- 1 garlic clove
- 200 g carrots
- 20 cl unsweetened plant-based milk
- 10 cl vegetable broth
- salt, pepper, grated nutmeg to taste
- olive oil

Clean the greens, chop coarsely and blanch in boiling water for 3 minutes. Drain and squeeze to remove excess water. Chop finely.

Heat about 1 tbsp olive oil in a pan and add the peeled and minced shallot and garlic clove. Cook on medium heat until the shallot becomes translucent, then add the chopped greens. Stir well.

Add in the crumbled tofu, season to taste with salt, pepper and nutmeg. Toss well and remove from fire. The stuffing can be made several days ahead and kept in the fridge.

Cook the pasta according to the package instructions. Drain and leave to cool.

Scrub the carrots, slice in coins (2 mm thick) and place in a small saucepan with 10 cl milk and 10 cl broth. Cover and cook on medium-low heat until the carrots are soft. Blend into a sauce with the remaining milk. Season to taste with salt and pepper. You can add more liquid to the sauce if it's too thick to your taste.

When the conchiglioni are cool enough to handle, stuff them with a spoonful of stuffing.

Pour the carrot sauce into a pan big enough to fit all the conchiglioni. Place the stuffed conchiglioni on top of the sauce, cover and heat on medium heat until everything is warm. Serve the conchiglioni with sauce spreaded on top.