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mercredi 2 octobre 2019

Pad thaï hypoallergénique (végétalien, sans gluten, ni soja, arachides, fruits à coque, sésame)

Depuis quelques mois maintenant, je suis membre de la Fédération Végane, une association dont le but est de développer le véganisme notamment par la diffusion de recommandations nutritionnelles concernant la vitamine B12. Car, sachez-le, si vous êtres végane, il est indispensable que vous vous complémentiez car cette vitamine ne se trouve pas dans une alimentation végétale et elle est essentielle au bon fonctionnement de notre corps. A vrai dire, toute personne ayant réduit sa consommation de produits d'origine animale peut être concernée par la carence. Je ne vais pas rentrer plus loin dans le détail, mais si vous voulez plus d'infos à ce sujet, allez lire notre site Vive La B12!


Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que nous avions un stand au salon Go Healthy de Lyon il y a quelques semaines, et que j'y ai fait une démonstration culinaire. A cette occasion, j'ai donc développé une recette qui se devait d'être facile et rapide à réaliser, et surtout sans aucun des 14 allergènes dont l'étiquetage est obligatoire, car le salon faisait la part belle aux alternatives alimentaires pour les personnes allergiques. J'ai immédiatement pensé à un pad thaï, car c'est un plat à base de nouilles de riz, donc sans gluten, mais il a ensuite fallu que je l'épure de toute trace de soja, sésame, fruits à coques et arachides. J'ai donc remplacé la sauce soja que j'utilise habituellement pour l'assaisonnement par du bouillon de légumes bien corsé, et les cacahuètes concassées que l'on saupoudre au moment du service par des graines de tournesol ou de courge toastées. Comme je ne pouvais pas mettre de tofu dans le plat, j'ai opté pour de la brouillade de pois chiches pour apporter des protéines, ce qui a également l'avantage de rappeler le plat originel puisqu'il contient traditionnellement des oeufs brouillés. 

A cette occasion, j'ai découvert deux substituts intéressants aux produits à base de soja : le tofu de chanvre (des graines de chanvre cuites, mixées et pressées en bloc), et la sauce coco aminos (du nectar de fleur de cocotier mélangé à de l'eau et du sel, qui sent exactement comme la sauce soaj et a un goût qui se rapproche de la sauce soja sucrée). Mes substitutions ont parfaitement fonctionné, et ceux qui ont goûté le résultats de la démonstration en ont été très satisfaits, ce qui m'a fait énormément plaisir ! Je me suis donc dit que cette recette avait toute sa place ici, pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de nous rencontrer sur un salon végane et de récupérer une fiche recette (car oui, nous avons édité des flyers avec ma recette et c'est la toute première fois que je voyais une de mes photos imprimée!!!). Évidemment, si vous n'avez aucun problème d'allergie, vous pouvez réaliser la recette avec du soja ou des cacahuètes, je vous indique les substitutions à réaliser entre parenthèses dans la liste des ingrédients.

Pad thaï hypoallergénique {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes :
- 200 g de nouilles de riz plates
- 200 g de légumes variés (selon saison : carotte, brocoli, poivron, pois gourmand, courgette, etc)
- 50 g de germes de haricots mungo (également appelés germes de soja bien qu'ils n'aient rien à voir avec le soja jaune)
- optionnel : dés de tofu de chanvre ou de soja ou de tempeh
- 1 petit oignon (nouveau de préférence, sinon n'importe quel type d'oignon ou même une échalote conviennent)
- 1 gousse d'ail
- optionnel : 1 petit piment frais
- huile végétale
Sauce :
- 50 ml de bouillon de légumes bien corsé (ou 1,5 cs de sauce soja)
- 1 cs de jus de citron vert ou de concentré de tamarin
- 1 cs de sucre
Brouillade de pois chiches
- 40 g de farine de pois chiches
- 60 g de crème de riz (ou autre crème végétale)
- 50 ml d'eau froide
- 1 pincée de curcuma
- 1 pincée de sel kala namak
Pour servir, au choix : coriandre fraîche, graines de courge ou de tournesol toastées et concassées (ou cacahuètes), jus de citron vert, sauce soja ou coco aminos, germes de haricot mungo

Mettre les nouilles à tremper dans un grand volume d'eau froide pendant 30 min.

Mélanger toutes les ingrédients de la sauce et réserver.

Emincer finement l'ail et le piment. Détailler l'oignon en lamelles (si vous utilisez un oignon nouveau, détaillez également la partie verte en rondelles) et découpez les légumes en morceaux de taille équivalente pour qu'ils cuisent uniformément.

Mélanger les ingrédients de la brouillade de pois chiches.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle et y verser le mélange à base de farine de pois chiches en l'étalant comme une crêpe. Laisser prendre, puis brouiller le contenu de la poêle à la spatule. Laisser cuire quelques minutes en remuant en cassant bien la brouillade en petits morceaux. Réserver.

Faire chauffer un peu d'huile dans un wok ou une grande poêle et y faire revenir l'ail et le piment pendant une dizaine de secondes. Ajouter les légumes (sauf la partie verte des oignons et les pousses de soja) et faire sauter 5 à 10 minutes. Les légumes doivent à peine s'attendrir et prendre une couleur vive.

Ajouter les nouilles à peine égouttées et verser la sauce. Bien mélanger et cuire pendant environ 5 minutes en remuant constamment et en cassant les nouilles à la spatule. Les nouilles doivent être tendres mais pas collante, attention donc à ne pas les faire cuire trop longtemps.

Ajouter la brouillade de pois chiches, la partie verte de l'oignon et les pousses de soja, mélanger et cuire encore 30 secondes.

Servir immédiatement parsemé de garnitures au choix.

mercredi 11 avril 2018

Falafels à l'ail des ours // Wild garlic falafels

Happy birthday to me ! Aujourd'hui, je souffle ma 28e bougie, et j'ai décidé de fêter ça avec une recette de... Falafels! Si vous vous attendiez à un gâteau, c'est loupé. Il faut dire que je ne suis pas très douée en pâtisserie, ou en tout cas pas pour inventer des recettes! Je sais rajouter du zeste de citron ou des pépites de chocolat dans un gâteau au yaourt, mais ça s'arrête là... Je suis beaucoup plus à l'aise avec le salé !





Et puis pourquoi je ne pourrais pas me faire des falafels d'anniversaire ? C'est, après tout, un de mes plats préférés et pourtant je n'en fais que trop rarement à la maison (bon, par contre, pour planter les bougies dedans, c'est pas gagné...). Il y a quelques temps, après être allée cueillir un beau bouquet d'ail des ours, j'ai réfléchi à ce que je pourrais en faire. J'ai spontanément pensé à ma focaccia, puis à des gnocchis (#lespatescestlavie), et d'un coup, paf, l'illumination! DES FALAFELS A L'AIL DES OURS!!! J'en salivais rien que d'y penser, déjà que les falafels, c'est délicieux puissance 1000, alors avec le parfum délicat de l'ail des ours, ça ne pouvait qu'être de la bombe!





On imagine souvent que ces petits boulettes sont difficiles à réaliser, mais en fait, c'est une recette très simple. Le secret, c'est d'utiliser des pois chiches crus qu'on laisse tremper une nuit, et qu'on mixe avec des aromates. On obtient alors une pâte facile à modeler, et qui se tient parfaitement à la cuisson. J'ai opté pour une cuisson classique dans un bain de friture (enfin, un demi-bain, en retournant régulièrement mes boulettes), mais si vous essayez la cuisson au four, faites-moi savoir si ça fonctionne! Pour les accompagner, nous avions fait des wraps en suivant cette recette, et j'avais préparé un assortiment de crudités (épinard frais, lamelles de chou rouge, d'oignon rouge et de carotte jaune) ainsi qu'une sauce au tahin (3 cc de tahin + 1 petite gousse d'ail pressée + 1 pincée de sel + de l'eau pour diluer, c'était très bon mais attention à l'haleine après ça!) mais vous pouvez bien évidemment faire avec ce que vous avez sous la main! Si vous êtes vraiment un fana d'ail des ours, vous pouvez même faire une petite sauce au yaourt, citron et ail des ours haché pour accompagner vos falafels, ou encore un beau houmous vert, voire même un pesto! Vous pouvez aussi servir ces falafels au sein d'un mezzé, accompagné d'autres petites bouchées comme des champignons à la melasse de grenade, un taboulé printanier (que vous pouvez pimper avec de l'ail des ours, lui aussi)(la nana qui ne lâche pas l'affaire ^^) ou des chaussons parfumés au citron confit (je vous laisse deviner ce que vous pouvez mettre dedans en plus :p). Alors, vous choisissez quoi comme option, les wraps 100% ail des ours ou le mezze à l'ail des ours?




Falafels à l'ail des ours {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une vingtaine de falafels :
- 200 g de pois chiches secs
- 1 cc + 1/2 cc de bicarbonate de sodium
- 1 petit oignon
- 1 petite gousse d'ail
- une quinzaine de feuilles d'ail des ours
- 2 cc de cumin
- 1 cc de coriandre en poudre
- 1/2 cc de menthe séchée
- 1/2 cc de sel
- 1/4 cc de poivre
- farine de pois chiches (selon l'humidité de la pâte)
- huile végétale pour friture
- pour servir : wraps ou pains pitas, crudités, sauce au tahin ou au yaourt, houmous, ...

La veille, faire tremper les pois chiches dans un grand volume d'eau additionné d'une cc de bicarbonate de sodium.

Le jour même, quelques heures avant de débuter la cuisson, égoutter les pois chiches et les rincer. Il est conseillé de les peler (je le fais en les frottant très fort dans mes mains dans l'eau de trempage, les peaux remontent à la surface) mais c'est une étape qui prend du temps et il me semble avoir déjà fait des falafels en gardant la peau des pois chiches sans que cela ne change beaucoup la recette.

Peler l'ail et l'oignon et les hacher grossièrement. Nettoyer l'ail des ours et le hacher finement.
Dans le bol d'un mixeur, placer les pois chiches égouttés, 1/2 cc de bicarbonate de sodium, l'ail, l'oignon, les trois quarts de l'ail des ours, les autres épices et la menthe séchée. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte.

Verser dans un saladier, ajouter l'ail des ours restant et mélanger à la fourchette. Si le mélange paraît trop humide, ajouter quelques cs de farine de pois chiches. On doit pouvoir former facilement des boulettes sans que la pâte ne colle trop aux mains. Lisser la pâte avec le dos d'une cuillère, couvrir le saladier et placer au frais pour quelques heures.

Une fois que la pâte a reposé, former des boulettes de la taille d'une balle de ping-pong (j'ai pu en faire 18).

Faire chauffer de l'huile végétale dans une poêle ou une casserole. Dans l'idéal, il faudrait pouvoir y plonger entièrement les falafels, mais il est aussi possible de les cuire dans 2 à 3 cm d'huile en les retournant avec précaution.

Quand l'huile est chaude (un morceau de pain plongé dedans doit provoquer des grésillements et des petites bulles), plonger les falafels dans le bain de friture. Procéder en plusieurs fois pour ne pas qu'ils se touchent dans la casserole. Faire frire jusqu'à​ ce qu'ils soient dorés de tous les côtés.

Servir chaud dans un mezze ou dans des wraps ou pains pitas avec des crudités et la sauce de votre choix (pour moi : épinards frais, chou rouge, carotte jaune, oignon rouge, sauce au tahin). Vous pouvez préparer les falafels à l'avance et les réchauffer au four au moment de servir.





Wild garlic falafels {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Yields about 20 falafels :
- 200 g dried chickpeas
- 1 + 1/2 tsp baking soda, divided
- 1 small onion
- 1 small garlic clove
- about 15 wild garlic leaves
- 2 tsp cumin powder
- 1 tsp coriander powder
- 1/2 tsp dried mint
- 1/2 tsp salt
- 1/4 tsp black pepper
- vegetable oil for frying
- to serve : pita bread or tortillas, your choice of crudités and sauce (tahini or yogurt sauce, hummus, ...)

The night before, soak the chickpeas in water with 1 tsp baking soda.

A few hours before cooking, drain and rinse the chickpeas. It is advised to peel them (I do this by rubbing them hard into my hands in the soaking water so that the skins float on top) but it is a hard, time consuming step and I think I've already made falafels without peeling the chickpeas and they turned out fine.

Peel the onion and garlic and choap coarsely. Rince the wild garlic and chop finely.
In a food processor, add the drained chickpeas, remaining 1/2 tsp baking soda, onion, garlic, 3/4 of the wild garlic, mint and the remaining spices. Blend until you get a paste.
Put the paste in a wide bowl and add the remaining wild garlic and toss with a fork. The batter shouldn't be too wet and should hold its shape when pressed in the hand, without being too sticky. If not, add a couple tsp chickpea flour and mix well.

Flatten the mix with a spoon, cover the bowl and place in the fridge for a few hours.
Once the batter has rested, use your and to form balls of the size of a ping-pong ball (I made 18 pieces).

Heat the oil in a pan or pot. Ideally, it should entirely coat the falafels, but it also works if you cook them in a few inches of oil, flipping them carefully.

When the oil is hot (a cube of bread should sizzle), add the falafels to the pot. Do not overcrowd. Cook until golden and crispy all over.

Serve hot as a part of a mezze, or with pita bread or tortillas and your choice of crudités and sauce (I used fresh spinach leaves, red cabbage, julienned yellow carrots, red onion, and tahini sauce). The falafels can also be made ahead of time and reheated in a hot oven before serving.


mercredi 28 février 2018

Chou farci au tofu et champignons shiitake // Tofu and shiitake cabbage rolls

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je passe parfois par des phases obsessives en cuisine, pendant lesquelles je ne jure que pas un ingrédient ou un type de recette. C'est un peu le cas en ce moment : je cuisine du chou à toutes les sauces. Sauf que c'est une obsession un peu forcée : depuis janvier, je suis membre d'une AMAP, donc tous les jeudis, c'est la loterie des légumes ! Je sais que c'est un système qui en rebute certains, mais moi j'adore ce suspense, et je suis toute excitée à l'idée de découvrir le contenu de notre panier chaque semaine (bon, sauf quand on y trouve 12 navets ou des choux de Bruxelles, là j'avoue que je fais un peu la tronche). Et puis ça me simplifie beaucoup le quotidien : plus besoin d'avoir à résoudre un dilemme cornélien toutes les semaines pour savoir quels légumes choisir au marché (j'exagère à peine!). Dernier avantage (outre le fait de soutenir une agriculture bio et locale, bien évidemment !), ça me permet de découvrir ou de redécouvrir des légumes que je n'ai pas l'habitude de cuisiner.



Comme les choux, donc. Faut dire qu'en cette saison, ils sont incontournables. Et pourtant, je n'en achète pas souvent. Le chou vert, en particulier, se fait extrêmement rare dans mon frigo, je pense que je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où j'en ai cuisiné. Alors quand on en a récupéré un beau dans l'un de nos paniers, j'étais un peu désemparée. J'ai pensé à en faire de la soupe, mais ça n'allait pas suffire pour le liquider, à moins de manger de la soupe au chou matin, midi et soir pendant 10 jours, mais mon couple n'y aurait probablement pas survécu ! J'ai alors utilisé mon joker "Appel à un ami" : j'ai téléphoné à ma maman et j'ai lancé un SOS sur Instagram, et la recette qui est revenue le plus souvent a été le chou farci.


A vrai dire, j'y avais pensé, mais j'avais rapidement écarté l'idée, car je n'ai pas de bons souvenirs avec ce plat. La seule fois où j'ai essayé d'en faire, j'étais étudiante et je débutais à peine dans l'art de la cuisine végétarienne. Suite à une subite envie de soupe au chou (si, si, je vous jure, ce genre de chose m'arrive pour de vrai!)(pas souvent, je vous rassure) j'avais acheté un chou vert au marché. Manifestement, mon filtre à mauvaises idées était en panne ce jour-là, car quand je vois qu'on galère à finir celui qu'on a actuellement en étant deux à la maison, j'ignore comment j'ai pu penser que je pourrais manger tout un chou vert à moi seule.



À la même période, j'avais dans mes placards des steaks de soja tout prêts, qui se sont avérés absolument dégueulasses. Et c'est là que j'ai eu l'une des pires idées de ma vie : je me suis dit que j'allais "sauver" mon pauvre steak esseulé en l'émiettant et en le mélangeant à des lentilles pour en faire une farce qui viendrait garnir les feuilles de chou. Oui, je sais, j'aurais du me douter que ça allait foirer, mais que voulez-vous, j'étais jeune et optimiste ;) bon, et puisqu'on est pas à une idée débile près, j'avais maintenu mes paupiettes de chou avec du fil à coudre, puisque je n'avais pas de ficelle de cuisine. Heureusement qu'il a résisté à la chaleur, j'aurais eu l'air maline si en plus il avait fondu dans ma casserole... Bon, vous vous en doutez, mon expérience culinaire à complètement loupé, aujourd'hui encore je considère que ce chou farci est un de mes plus gros loupés en cuisine. Je n'aime pas jeter de la nourriture, mais là je n'ai pas eu d'autre choix que de tout mettre à la poubelle, c'était infect.


C'est donc avec ce souvenir en tête que j'ai accueilli l'idée du chou farci. Mais d'un autre côté, vu la taille de la bête, je me suis dit que je n'avais pas vraiment le choix. J'ai donc profité d'un reste de farce de gyozas cuisinés quelques jours plus tôt pour improviser des paupiettes de chou à l'asiatique (parce que c'est bien connu, tout est meilleur avec une petite touche d'Asie ;). Je n'imaginais pas les cuire dans de la sauce tomate, comme on le fait habituellement pour ce plat, alors j'ai opté pour un bouillon parfumé au gingembre et a l'anis étoilé. J'avais un bon pressentiment envers cette recette, et en effet, le résultat m'a énormément plu! Je suis donc réconciliée avec le chou farci, au moins jusqu'au prochain raté ;) j'aimerais maintenant tester d'autres idées de farces : avec des châtaignes et champignons ou avec du riz agrémenté de légumes et de noix. J'ai également en tête d'autres idées pour cuisiner le chou vert : en quiche, ou bien sauté avec du riz aux épices indiennes. Allez, je vous l'avoue : j'ai hâte d'en recevoir un nouveau dans un de nos prochains paniers!



Chou farci au tofu et champignons shiitake {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de tofu ferme nature ou fumé (pour une fois, je vous autorise à utiliser le tofu Bjorg au goût de carton qu'on trouve en supermarché! Il se camoufle bien dans la farce)
- 100 g de champignons shiitake
- 1 oignon jaune
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais (environ de la même taille que la gousse d'ail)
- le vert d'un petit poireau ou d'un oignon nouveau
- 1 cs ou 2 de kimchi (optionnel)
- 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin)
- 1 cs de vin de riz chinois ou de sake (optionnel, mais ça parfume bien la farce)
- 1 cs de fécule de maïs
- piment en poudre, ou sauce sriracha, ou gochujuang (pâte de piment coréenne) au goût
- poivre au goût
- environ 6 feuilles externes de chou vert
- huile végétale neutre pour cuisson
Pour la cuisson :
- 1 verre de bouillon de légumes
- 1 cs de sauce soja
- 1 étoile de badiane
- 5 tranches de gingembre frais
Pour servir : riz, huile de sésame

Pelez l'oignon et détaillez-le en petits dés. Détaillez également les champignons en petits dés. Pelez l'ail et le gingembre et émincez-les finement. Coupez le vert de poireau en fines rondelles. Émiettez le tofu. Hachez finement le kimchi.

Faites chauffer un peu d'huile dans une poêle et faites-y revenir l'oignon à feu moyen. Quand il est translucide, ajoutez les champignons, l'ail, le gingembre, et le poireau (ainsi que le kimchi si vous en utilisez).

Laissez cuire quelques minutes, jusqu'à ce que les champignons aient réduit de moitié. Ajoutez le vin de riz et 1 cs de sauce soja, et laissez évaporer en remuant.

Ajoutez le tofu, mélangez bien. Retirez du feu et ajoutez la seconde cuillère de sauce soja. Poivrez et pimentez au goût. Ajoutez la fécule et mélangez bien. Réservez la farce. Elle peut être préparée plusieurs jour à l'avance et conservée au frais.

Retirez la nervure centrale de chaque feuille de chou et coupez-les en deux. Faites-les blanchir 2 minutes, puis rincez à l'eau froide et essorez délicatement.

Placez une demi feuilles de chou devant vous et déposez-y 1 cs de farce à la base, là où la feuille commence à s'élargir. Repliez les côtés verticaux vers le centre pour enfermer la farce sur les côtés (les deux si vous le pouvez, sinon un seul). Roulez la feuille de bas en haut, en enfermant la farce, comme pour un nem. Placez la paupiette de chou dans une poêle, avec la fin du rouleau vers le bas, pour la maintenir fermée.

Répétez l'opération jusqu'à épuisement de la farce.

Versez du bouillon de légumes dans la poêle jusqu'à mi-hauteur des paupiettes. Ajoutez la sauce soja et glissez l'anis étoilé et le gingembre dans les interstices entre les paupiettes.

Couvrez, portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire à petit bouillons pendant 30 minutes.
Servez les paupiettes chaudes avec du riz, arrosées de quelques cuillerées de bouillon et d'un filet d'huile de sésame.

Variantes : vous pouvez probablement modifier la farce en y ajoutant des carottes râpées (à cuire en même temps que l'oignon), des champignons noirs réhydratés à la place des shiitake, ou des vermicelles de riz.



Tofu and shiitake stuffed cabbage rolls {vegan, gluten-free, nut-free}
Serves 4 :
- 200 g firm tofu
- 100g shiitake mushrooms
- 1 yellow onion
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 or 2 tbsp kimchi (optional)
- the green part of 1 small leek or 1 scallion
- 2 tbsp soy sauce (use GF as needed)
- 1 tbsp Chinese rice wine or sake
- 1 tbsp corn starch
- red pepper flakes, or Sriracha sauce, or gochujuang, to taste
- pepper to taste
- neutral vegetable oil, for cooking
- about 6 external Savoy cabbage leaves
For the cooking broth :
- vegetable stock
- 1 tbsp soy sauce
- 1 star anise
- 5 fresh ginger slices
To serve : cooked rice, sesame oil

Peel the onion, garlic and ginger. Finely dice the onion and mushrooms. Finely minced the garlic, ginger and kimchi. Thinly slice the leek or scallion. Crumble the tofu.
Heat 1 tbsp oil in a pan and cook the onions on medium heat. When translucent, add the mushrooms, garlic, ginger, leek or scallion and kimchi.
Cook for a few minutes, until the mushrooms shrink by half, then add the rice wine and 1 tbsp soy sauce. Stir and let evaporate.

Add the crumbled tofu and toss well. Remove from fire and add another tbsp soy sauce, chili and pepper to taste, and the cornstarch. Toss well again and reserve. The stuffing can be made ahead and kept in the fridge for a few days.

Remove the tough stem of the cabbage leaves and cut each one in two. Blanch for 2 minutes in boiling water, then drain and rinse under cold water. Press gently in your hands to remove excess water.

Place a half cabbage leave in front of you and drop about 1 tbsp filling at the bottom of the leave. Fold the long edges towards the middle to prevent the filling from going out (only one side is OK if you can't fold both), then roll the leave to the top, enclosing the stuffing in it (just like you would do for a spring roll or a burrito).

Place the roll into a pan, folded side down, and repeat the previous steps until you run out of filling.
Pour some vegetable stock in the pan to cover the rolls halfway. Pour over 1 tbsp soy sauce, and place the star anise and ginger slices between the rolls.

Cover the pan, bring to a boil, then lower the heat and simmer for 30 minutes.

Serve hot with a splash of the cooking stock and a drizzle of sesame oil, and with a side of rice.

Variations : I guess the filling could benefit from grated carrots, added to the pan with the onion. You could also use rehydrated wood ear mushrooms in place of the shiitake (or in addition to them!) and also add some chopped rice or soy vermicelli.

mercredi 6 décembre 2017

Croque-monsieur au kale et oignons confits // Kale and caramelised onion grilled cheese

Encore du chou kale ? Beeen… Oui ;) C'est que, 2 ans après tout le monde, j'ai fini par succomber à la kale-mania (même si je dois avouer lui préférer son cousin le cavolo nero, mais chut !), qui doit d’ailleurs commencer à s’essouffler désormais, non ? Rassurez-moi, le kale n’est pas encore devenu ringard ?! Toujours est-il que j’en ai acheté à La Ruche qui Dit Oui dernièrement, et que je me suis retrouvée avec une botte de 500g sur les bras. Vous visualisez ce que ça fait, 500g de kale ? Je vais vous dire, moi : ça fait beaucoup. Voilà. Du coup, faut bien que je trouve quoi en faire.



J’en ai transformé une partie en chips, ce qui est CLAIREMENT le meilleur usage qu’on puisse faire du chou kale. Oui, je sais, ça sonne vraiment healthy-hippie comme truc, mais c’est vraiment super bon. On a du mal à croire que du chou (oui, du CHOU, vous savez le truc qui pue quand on le fait cuire ?) puisse se transformer en quelque chose d’aussi croustillant et délicieux que vous aurez envie de vous boulotter par poignées à l’apéro, mais c’est vrai. Même chéri, qui était pourtant plus que sceptique face à ce concept, a dû reconnaître que c’était top (bon, il l’a pas dit comme ça, mais vu la vitesse à laquelle il a englouti les machins, j’en déduis qu’il a quand même dû bien aimer). Bon, ceci dit, allez pas non plus en acheter un paquet à 5 euros les 50 grammes (non, non, j’invente rien, ça se vend vraiment à ce prix-là!!!), ça vaut pas le coup. Pour la même somme, vous pouvez acheter 1 kilo de chou, un paquet de levure maltée et des noix de cajou, et faire assez de chips chez vous pour les 20 prochains jours (avec cette recette notamment).



Les chips de kale donc, c’est très chouette, mais malheureusement ma vie n’est pas un apéro géant et il faut bien que je me nourrisse d’autre chose que de bière, de cacahuètes et de chips, aussi "saines" soient-elles. Sur le podium des utilisations du chou kale, on trouve aussi la salade de kale massé (c’est pas juste pour lui faire un dernier petit plaisir avant de le manger hein, mais c’est simplement pour l’attendrir et le rendre mangeable cru, sinon il est beaucoup trop coriace pour ça, le bougre !), et surtout, le fameux green smoothie. Et alors autant la salade, j’aime bien, mais j'en ferais pas non plus des folies, autant le smoothie au kale, c’est HORS DE QUESTION. Non, non, venez pas me dire qu’on le sent pas ou je sais pas quoi, déjà que je suis pas une grande fana de smoothies aux fruits, alors si en plus vous me foutez du chou dedans, comment vous dire… Et attendez, il y a pire : après le smoothie au chou kale, j’ai vu des smoothies au chou-fleur ou au brocoli. Oui, je vous assure, fruits rouges et brocoli. J’adore le brocoli pourtant, mais avouez que mixé avec des fraises, ça donne pas trop envie…


Breeeeef, vous l’avez compris, je chercher à planquer du kale un peu partout en ce moment, sauf dans mon petit dej. D’où le gratin de pâtes de la semaine dernière, et les croque-monsieur d’aujourd’hui. On peut difficilement faire plus simple comme recette, mais je sais que je suis toujours à la recherche d’idées de garniture pour des croques, qu’on mange aussi bien en été avec une salade qu’en hiver avec un bol de soupe. Alors quand je tombe sur une recette qui marche bien, eh bien je la garde sous la main !





Croque-monsieur au kale et oignons confits {végétalien, option sans gluten, option sans noix, option sans soja}
Pour 2 croques :
- 1 oignon jaune (pas trop gros)
- 3 ou 4 feuilles de chou kale (ou de cavolo nero)
- 4 tranches de pain de mie (sans gluten si nécessaire)
- 2 tranches de fromage végétal fondant (j’ai utilisé le Wheaty fumé, et je trouve que le goût fumé se marie très bien avec les autres ingrédients, donc je vous encourage à utiliser un fauxmage fumé, du commerce ou fait maison, sans gluten/noix/soja selon vos besoins)
- moutarde de Dijon
- sel, poivre au goût
- huile d’olive

Pelez l’oignon et détaillez-le en fines lamelles. Faites chauffer une cs d’huile dans une poêle et faites-y dorer l’oignon à feu moyen, avec une pincée de sel, en remuant bien pour ne pas le brûler. Quand l’oignon est translucide et qu’il commence à colorer, baissez le feu et mouillez avec un peu d’eau. Laissez cuire en remuant régulièrement et en ajoutant un peu d’eau au fur et à mesure, jusqu’à ce que l’oignon soit bien tendre et sucré. Vous pouvez préparer l'oignon confit en avance et le stocker au frais pour quelques jours.

Retirez la tige dure des feuilles de kale (conservez-la pour un usage ultérieur, soupe ou pesto par exemple) et découpez les feuilles en lanières. Ajoutez-les aux oignons confits, et faites sauter quelques minutes à feu vif pour faire réduire un peu le chou. Assaisonnez au goût.

Tartinez chaque tranche de pain d’une fine couche de moutarde. Répartissez le mélange d’oignons et de kale sur deux tranches, disposez le fromage par-dessus, puis recouvrez de la seconde tranche de pain.

Faites dorer les croques à la poêle quelques minutes de chaque côté. Pour que le fromage fonde bien, vous pouvez baisser à feu doux et cuire quelques minutes à couvert. Servez chaud.

Kale and caramelised onion grilled cheese {vegan, gluten-free option, soy-free option, nut-free option}
Makes 2 sandwiches :
- 1 medium yellow onion
- 3 or 4 kale leaves (not too big)
- 4 slices of bread (use GF if needed)
- 2 slices of vegan cheese of your choice, store bought or homemade (I used a smoked kind and it paired really well with the other ingredients, so I encourage you to look for smoked vegan cheese. Use GF/soy-free/nut-free as needed)
- Dijon mustard
- salt and pepper to taste
- olive oil

Peel the onion and slice thinly. Heat 1 tbsp olive oil in a pan and cook the onion on medium heat with a pinch of saltn until it gets trasluscent and starts to brown. Lower the heat and add a few tbsp water. Cook until the onion gets soft and sweet, stirring regularly and adding water as needed. This can be made a day in advance and stored in the fridge.

Remove the tough stem from the kale leaves (keep it for a further use, like pesto or soup) ans slice the leaves. Add to the pan with the onions and cook for a few minutes, until wilted.Remove from fire and season to taste.

Spead a thin layer of Dijon mustard on each bread slice. Divide the onion and kale mix onto two of the slices, top with cheese and finally with another slice of bread.

Cook the sadwiches on the grill (or in a grill pan, or in the oven), a few minutes in each side. Serve hot.

mercredi 18 octobre 2017

Poêlée de riz et de quinoa à l'équatorienne (+ quelques photos de l'Equateur) // Ecuadorian rice and quinoa stir-fry (+ a few travel pictures from Ecuador)

L’autre jour, mon téléphone m’a affiché une notification me proposant de « revivre une journée » que j’avais immortalisée en photo il y a deux ans, et mise dans un album photo en ligne afin de pouvoir partager les clichés avec les autres personnes présentes ce jour-là. J’ai beau trouver cette intrusion de plus en plus visible de Google, Facebook and co dans nos vies privées, j’étais quand même contente de ce rappel, car les photos en questions étaient celles de mon voyage en Equateur. Cela fait donc deux ans que j’ai vécu cette incroyable aventure, deux semaines au sein de trois communautés kichwas, dans les Andes et en Amazonie, mon premier grand voyage hors d’Europe. J’ai encore de nombreux souvenirs très vifs de mon séjour, qui fut parsemé d’expériences plus extraordinaires les unes que les autres : voir la force de Coriolis s’inverser d’un côté et de l’autre de la ligne d’équateur, marcher dans les pâturages andins à plus de 3000m d’altitude, planter des tubercules locaux, tondre un mouton et récolter du quinoa, grimper à plus de 5000m d’altitude sur l’un des volcans les plus hauts du monde, faire de la pirogue et pénétrer dans la forêt amazonienne, … Et surtout, le sourire, l’hospitalité et la gentillesse de ceux qui nous ont accueillis, leur fierté de partager une part de leur culture et de leur savoir, tout cela me marquera à jamais.



Lorsque j’étais rentrée, j’avais prévu de partager tous ces beaux moments ici, mais force est de constater que de trier et retoucher plus de 1000 photos demande un temps et surtout une motivation que je n’ai pas encore trouvés (mais vous pouvez tout de même avoir un petit aperçu ici, avec une sélection de mes clichés préférés). J’avais également prévu de partager des recettes inspirées de plats que j’avais goûtés là bas, car j’adore découvrir les spécialités culinaires locales quand je voyage, et je m’efforce toujours de ramener ces nouvelles saveurs dans ma cuisine à mon retour (comme par exemple cette soupe aux pois cassés et légumes, rapportée de Cuba en mars dernier). J’ignore si je trouverai un jour l’énergie pour rédiger quelques posts sur mon voyage en Equateur (et également à Cuba…), mais en tout cas, en ce qui concerne la recette, j’ai aujourd’hui décidé de remédier à mon oubli en vous présentant une poêlée de riz et de quinoa adaptée d’un plat que j’avais dégusté là bas. 



Je me souviens parfaitement du cadre dans lequel il nous a été servi. C’était notre dernière journée au sein de la communauté de San Martin Alto, et le programme de la journée était chargé: tout d’abord, une visite du marché de Colta, en commençant par le marché aux animaux. J’avoue ne pas avoir été très enthousiaste à cette idée, craignant de voir des bêtes attachées, traînées de force vers des camions, peut-être même abattues dans un coin du marché, mais nous n’avons heureusement rien vu de tout ça. Les propriétaires des animaux (des moutons et des cochons) se tenaient à côté de ces derniers qui, bien que retenus par des cordes, étaient généralement très calmes. Il n’y avait donc aucune violence pratiquée sur les bêtes. C’était tout de même difficile pour moi de voir ce genre de scène, en sachant pertinemment quel était le sort final qui leur était réservé (bien que certains moutons fussent vendus uniquement pour leur laine), même si je garde en tête des images très fortes et très belles, comme cette femme vêtue de ses habits traditionnels et qui se tenait à côté du plus grand mouton que j’aie jamais vu, et qui a, malheureusement pour moi, refusé que je la prenne en photo (sentiment que je comprends parfaitement, je n’ai d’ailleurs pas insisté!).



Puis nous sommes passés au marché aux fruits et légumes, beaucoup plus supportable pour moi. Bananes, agrumes, poivrons, céréales et légumineuses, herbes aromatiques, et autres denrées qui m’étaient inconnues mêlaient leurs couleurs à celles des ponchos de leurs vendeurs, tous coiffés de ce petit chapeau typique de la région. Nous avons également traversé un marché d’artisanat, où des hommes fabriquaient des vêtements, penchés sur de vielles machines à coudre Singer à pédale.





Nous avons ensuite repris la route en direction du fameux volcan Chimborazo, dont la silhouette imposante ornait l’horizon. Nous avons alors entamé une mini randonnée, suivant un sentier qui serpentait et grimpait doucement à travers un paysage lunaire, rendu plus mystérieux encore par des voiles de brumes qui flottaient çà et là, masquant le sommet du volcan et charriant de temps à autre de minuscules flocons de neige. Bien que nous n’ayons que 300m de dénivelé à parcourir, ce fut une épreuve difficile car nous avions démarré notre ascension à 4700m, et les effets de l’altitude se faisaient fortement sentir, sauf, évidemment, pour notre guide qui nous a confié être déjà monté plusieurs fois jusqu’au sommet, situé à plus de 6000m. Les plus courageux (dont j’ai fait partie, après avoir longtemps hésité cependant, car j’étais déjà fatiguée par le trajet parcouru jusqu’à présent) pouvaient monter de 100m supplémentaires pour arriver à la limite d’ascension autorisée sans entraînement spécifique. Nous sommes ensuite redescendus jusqu’à notre minibus, et je peux vous dire qu’à ce stade de la journée, j’étais véritablement affamée. J’ai donc accueilli avec joie l’assiette qu’on me tendait, remplie de cette fameuse poêlée de quinoa et de riz agrémentée d’oignon, de carotte, de petits pois, et de petits morceaux de poulet (bien que végétarienne à l’époque, j’avais fait le choix d’accepter sans réserve la nourriture qui me serait proposée sur place, sachant que je me trouverais dans un pays moins aisé que le mien où la viande constitue encore une part importante de l’alimentation. J’ignore cependant si je prendrais la même décision aujourd’hui.)


C’était sans compter sur le casse-*** du voyage (il y en a toujours un dans les groupes de voyages organisés, et je vous jure que cette fois-ci, c’était pas moi!) qui a décrété qu’on n’allait quand même pas manger dans le minibus, que ça allait sentir et que ce serait mieux de rester dehors. Au vu du froid qui régnait à 4700m, l’opération semblait un peu compromise, alors nous avons remballé le pique-nique sans avoir pu en avaler la moindre bouchée, et nous avons repris la route, redescendant le volcan vers notre prochaine étape, où la température serait plus clémente. Je ne sais pas combien de temps nous avons roulé, probablement pas plus d’une heure, mais j’étais à l’agonie tellement j’avais faim, et les derniers mètres parcourus en cahotant sur un sentier au milieu des champs m’ont paru interminables. Quand nous nous sommes enfin arrêtés, nous étions entourés de pâturages et d’alpagas, mais surtout d’une brume humide qui nous glaçait jusqu’aux os et qui nous a contraints à… nous replier dans le minibus pour manger. Voilà. Autant vous dire qu’après tout ça, cette poêlée de quinoa, qui était encore chaude par je ne sais quel miracle, m’a semblé être le meilleur repas de ma vie!




La recette que je vous présente aujourd’hui est une très légère adaptation de ce plat, reconstituée à partir des notes que m’a donné notre guide. J’ai bien entendu supprimé le poulet, que j’ai remplacé par des champignons, mais vous pouvez aussi y mettre du tofu ou du seitan émietté à la place. J’ai également ajouté une petite pincée de curcuma pour colorer le plat en jaune afin de le rapprocher visuellement de l’original, mais j’ignore ce qui lui donnait alors cette teinte (peut-être l’oignon ?). Je ne suis pas sûre de faire les choses tout à fait correctement car certains passages ne sont pas très clairs, mais en tout cas le résultat reste délicieux et me ramène deux ans en arrière dès la première bouchée. J'espère que cet article mi-culinaire, mi-voyage vous aura plu, en tout cas moi je suis heureuse de m'être replongée dans ces beaux souvenirs!





Poêlée de riz et de quinoa comme en Equateur {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 verre (20cl) de riz (environ 120 g)
- 1 verre (20cl) de quinoa (environ 120g)
- 5 ou 6 champignons de Paris de taille moyenne
- 1 oignon rouge ou jaune
- 1 carotte
- 100 g de petits pois, frais ou surgelés
- 1 pincée de curcuma
- huile végétale
- sel

Nettoyez l'oignon pour en retirer la terre et coupez la base pour retirer les racines. Coupez-le en deux sans le peler (retirez au besoin la première feuille externe si elle est très sale ou abîmée). Pelez la carotte et coupez-la en petits dés d'environ 5mm de côté. Détaillez les champignons en tranches. Rincez le quinoa et égouttez bien.

Portez une casserole d'eau à ébullition et blanchissez les carottes et les petits pois pendant 10 minutes. Retirez à l'aide d'une écumoire et réservez. Conservez l'eau chaude pour la cuisson du riz et du quinoa.

Placez le riz dans une casserole avec deux fois son volume d'eau (réutilisez l'eau de cuisson des petites pois et carottes) et un demi-oignon. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 10 minutes à couvert, à petite bouillons. Le riz doit avoir absorbé tout le liquide. Réservez l'oignon et le riz cuit.

Répétez l'opération pour le quinoa, mais avec 2 à 3 fois son volume d'eau. (Je suppose qu'il est aussi possible de faire cuire tous les aliments en même temps dans une seule casserole, pour un gain de temps et de vaisselle).

Récupérez les deux moitiés d'oignon qui ont cuit avec le riz et le quinoa, pelez-les et détaillez-les en lanières.

Faites chauffer de l'huile dans une grande poêle. Faites-y revenir à feu moyen l'oignon, la carotte (si cuite à part) et les champignons avec une pincée de sel et de curcuma, pendant une dizaine de minutes. Les légumes doivent être tendres et les champignons doivent avoir réduit.

Ajoutez le riz, le quinoa et les petits pois et mélangez bien pour tout incorporer. Faites revenir pendant quelques minutes, en remuant régulièrement, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient chauds et servez.



This dish is inspired by a rice and quinoa stir fry I had during my trip in Ecuador 2 years ago. On that day, we visited a market, then hiked on one of the highest volcano on Earth. When lunch time arrived, I was starving and this quinoa stir fried was happily welcomed in my belly. I loved it so much that I asked our guide for the recipe. It was originally made with chicken, but since I don't eat meat anymore, I used mushrooms instead. I also added a pinch of turmeric because the original dish somewhat had a yellowish colour. I am not sure my recipe is done properly as the notes that my guide gave me aren't very clear, but it is still very good and reminds me of that amazing day!


Ecuadorian quinoa and rice stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 cup uncooked rice (120g)
- 1 cup uncooked quinoa (120g)
- 1 cup fresh or frozen green peas (100g)
- 1 red or yellow onion
- 1 carrot, peeled and diced
- 5-6 medium button mushrooms, cleaned and sliced
- 1 pinch turmeric
- vegetable oil
- salt

Brush the onion to remove the dirt. Cut off its root and slice in half, keeping the skin on (you can remove the external layer of skin if it's dirty or damaged). Clean and slice the mushrooms. Peel the carrot and chop it in 1/2-inch (5mm) pieces. Rince and drain the quinoa.

Bring a pot of water to boil and blanch the carrots and peas for 10 min. Remove with a slotted spoon and reserve the cooking water for cooking the rice and quinoa.

Place the rice and one half of the onion (skin on) in a pot and add 2cups of water. Bring to a boil, the lower the heat and cover. Cook for 10 minutes. The rice should have absorbed all the water. Reserve the cooked rice and onion and repeat with the quinoa, this time using 2 to 3 cups water. Alternatively, you could cook all the ingredients (carrots, peas, rice and quinoa) together to save time.

Pick the cooked onion from the rice and quinoa, peel and slice it.

Heat 1 tbsp oil in a large pan, add the onion, mushrooms and carrots (if cooked separately) and fry for 10 minutes on medium heat with a pinch of salt and turmeric. Add the cooked rice, quinoa and peas and stir well. Cook a few more minutes, stirring often so that it doesn't stick to the bottom of the pan and serve hot.

vendredi 25 août 2017

{Plates #3} Comme un petit soleil




J'aime quand les fonds de frigo me permette de composer de jolies assiettes colorées! Celle-ci me fait penser à un soleil (ou du moins, un demi-soleil!) avec mes tartines! Elle est composée de :

- poêlée de tofu fumé aux herbes (Taifun, un vrai délice!), courgettes et champignons, avec un peu d'ail et de sauce soja

- quelques lamelles de poivrons marinés (recette de Mango&Salt)

-  tartines de terrine de légumes d'été (une de mes recettes préférées dans Vegan de Marie Laforêt)

- tartines de bûche de cajou aux herbes (encore une recette issue de Vegan), et j'ai rajouté un peu de sauce chimichurri par dessus (j'ai plus ou moins suivi une recette de Naturally Ella, mélangée avec une recette dans Barbecue Vegan de Marie Laforêt, encore elle!)

- tomates cerise multicolores

Une assiette d'été bien colorée comme je les aime! Bon weekend à toutes et à tous :)

mardi 27 juin 2017

Bricks aux courgettes, pignons et citron confit (ou au basilic)

En cuisine, comme en musique, je traverse parfois des phases obsessionnelles, que ce soir autour d'un ingrédient ou d'un type de plat. Voire même les deux, comme c'est le cas en ce moment, avec les samoussas, bricks et autres petits chaussons d'une part, et le citron confit d'autre part. Préparez-vous donc à une petite série de recettes autour de l'un de ces thèmes, ou des deux à la fois, comme c'est le cas aujourd'hui avec ces petits bricks à la courgette et au citron confit. Et pour ceux qui n'aimeraient pas ce dernier, vous pouvez le remplacer par du basilic, substitution plus qu'approuvée par chéri, pas super fan de citron confit (le pauvre, il n'a pourtant pas fini d'en manger, j'en ai tout un pot au frigo :p). Et puis si vous n'aimez pas le basilic non plus (oui maman, c'est à toi que je parle!), essayez la menthe, le thym, l'origan, ... Ou attendez mes prochaines recettes ;)


Bricks aux courgettes, pignons et citron confit {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour 16 bricks :
- 2 courgettes (environ 500 g)
- 1 gousse d'ail
- 1 cc de graines de cumin (à omettre pour la version au basilic)
- 1 cs d'écorce de citron confit au sel finement hachée (ou de feuilles de basilic frais ciselées)
- 2 cs de pignons de pin
- 8 feuilles de brick
- eau et farine (ou fécule)
- huile d'olive
- sel et poivre

Lavez les courgettes et pelez-les si elles ne sont pas bio.

Avec une râpe à gros trous, râpez les courgettes. Emincez finement l'ail et l'écorce de citron confit.

Faites chauffer 1 cs d'huile d'olive dans une sauteuse sur feu moyen-vif. Ajoutez l'ail et les graines de cumin et faites revenir 30 secondes en remuant constamment pour ne pas brûler les aromates.

Ajoutez les courgettes râpées, les pignons et le citron confit, mélangez bien et laissez cuire une dizaine de minutes à feu moyen, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que les courgettes aient diminué de moitié environ. Salez et poivrez au goût (attention, le citron confit est déjà très salé lui-même!). Laissez refroidir avant de former les bricks.

Pour la version au basilic : procédez de la même manière en omettant simplement le cumin, et en rajoutant le basilic ciselé à la place du citron confit.

Mélangez 2 ou 3 cs de farine ou de fécule avec 1 cs d'eau pour former une pâte épaisse et collante.

Coupez chaque feuille de brick en deux. Posez une demi-feuille devant vous, partie arrondie vers le haut. Pliez le coin inférieur gauche de la feuille vers le haut pour former un petit triangle. Déposez une généreuse cuillère à soupe de farce à côté du triangle que vous venez de former, puis rabattez la partie arrondie de la feuille vers le bas, aux deux tiers environ, de façon à "refermer" le haut du brick. Rabattez le triangle précédemment formé sur la farce, et continuez à plier en triangle en "enroulant" la farce dans la feuille de brick. Lorsque vous arrivez au bout de la feuille, enduisez-le d'un peu de colle à la farine et terminez le pliage en soudant bien le bout du brick.

Répétez l'opération pour toutes les feuilles de brick.

Pour la cuisson, vous pouvez badigeonnez chaque brick d'un peu d'huile sur chaque face et les enfourner à 180°C pendant 20 minutes, en les retournant à mi-cuisson, ou bien les faire dorer dans une poêle huilée.

Servez chaud, en entrée ou accompagné d'une salade pour un repas léger, avec une sauce de trempage si vous le souhaitez (une sauce tomate -agrémentée de harissa si vous aimez- ou une sauce au tahin se marieront particulièrement bien avec ces bricks).



mercredi 10 mai 2017

Poêlée de quinoa à la marocaine // Morrocan quinoa stir-fry


Aujourd’hui marque la moitié Défi Végane 21 jours, et ces dix premières journées m’ont permis de réaliser à quel point cuisiner végétalien était devenu facile pour moi (si vous voulez voir mon menu de la semaine passée, allez faire un tour sur mon Instagram). Il faut dire que cela fait maintenant deux ans que j’ai amorcé un virage vers une cuisine toujours plus végétale, après cinq ans de flexitarisme de plus en plus pauvre en protéines animales. Comme je le disais dans mon dernier article, j’ai quasiment éliminé de ma cuisine les produits laitiers, à part dans les rares préparations industrielles que l’on consomme, mais je m’efforce de les traquer et d’opter pour des options végétaliennes à la place. En revanche, je mange encore des œufs, même si là aussi je m’en passe de plus en plus, surtout en pâtisserie. Je n’ai pas encore testé les omelettes ou les brouillades végétales mais je compte bien en faire d’ici la fin du défi. J’avoue avoir plus du mal à résister à un œuf au plat ou mollet avec son jaune bien coulant (mais la semaine dernière j’ai tout de même réalisé un bibimbap coréen sans œuf et c’était tout aussi délicieux !).
C’est lorsque je suis à l’extérieur que ça se complique… En province, les restaurants offrant des options végétaliennes hors salade composée et assiette de frites sont tout de même assez rares. Et quand je mange chez des amis, même si ceux-ci acceptent sans aucun problème que je ne mange pas de viande et me préparent souvent des options végétariennes (même si je dois régulièrement expliquer que non, le poisson, c’est pas végétarien. C’est AUSSI un animal mort hein), il reste tout de même difficile pour eux de cuisiner végétalien. C’est ainsi que j’ai fait un mini-écart le weekend dernier, en allant prendre l’apéro chez un pote. Pourtant plein de bonnes intentions, il avait acheté de quoi manger pour moi, mais malheureusement il avait choisi des olives aux anchois par inadvertance, le houmous contenait du fromage blanc (WTF ?) et les tortillas de maïs du lactose et des protéines de lait (eeuh, sérieusement les gars ?... Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer cette foutue manie qu’on les industriels de fourrer des dérivés de lait un peu partout ?...), quant au tzatziki, l’un des ingrédients principaux est évidemment le yaourt. Le pauvre était totalement dépité alors quand il m’a servi une verrine de gaspacho courgette-basilic maison, je n’ai pas osé lui dire que le pesto qu’il avait mis dedans n’était pas végane non plus (puis de toute façon quand il m’a donné les ingrédients j’avais déjà englouti la moitié du truc…).
Je comprends tout à fait que cuisiner végétalien puisse être déstabilisant au début, surtout quand on a grandi dans une tradition culinaire qui utilise beaucoup la viande et les produits laitiers comme c’est le cas en France. Les substituts existent, mais de manière générale il faut s’inculquer de nouvelles habitudes alimentaires et culinaires. Cependant, il serait faux de croire que la cuisine végétalienne est complexe et remplie de produits bizarres tels que tofu et fromage de cajou. C’est d’ailleurs une question qui est revenue plusieurs fois sur le groupe Facebook du défi : est-il possible de manger végane, local et de saison, avec des recettes simples et sans utiliser d’ingrédients hors du commun ? J’ai plusieurs fois répondu un franc « OUI », sans vraiment donner d’exemples (et tombant ainsi dans l’écueil du « dire pourquoi mais pas comment » mentionné dans cet excellent article d’Antigone XXI), alors aujourd’hui je me rattrape avec cette recette, née d’une improvisation un jour de flemme culinaire, et qui regroupe tous les critères demandés. Vous allez peut-être me dire : « Attends, t’es bien gentille, mais ton quinoa là, il vient pas du Pérou ? ». Eh bien non, on trouve maintenant du quinoa français en magasin bio, et en vrac qui plus est ! Ceci dit,  je dois avouer que je reste tout de même partagée entre un choix local (donc à empreinte carbone réduite) ou un choix éthique (car le quinoa andin fait vivre des communautés d’agriculteurs là bas, comme j’ai pu le voir durant mon voyage en Equateur). Si vous n’avez pas la chance de trouver du quinoa local (ou que vous n’aimez pas ça, c’est votre droit ;), vous pouvez le remplacer par du boulgour de blé ou d’épeautre, du millet, de l’orge mondé (« Ah non mais tu vois que tu nous sors des ingrédients bio-bizarres au final ! ». Bah écoutez, vous pouvez aussi le tenter avec des coquillettes hein ^^) ou pourquoi pas des lentilles, pensez juste à modifier la quantité d’eau en conséquence. Et c’est la grande force de ce plat : il est adaptable  selon ce que vous avez au frigo. Vous pouvez donc changer de céréale (que vous pouvez d’ailleurs ajouter déjà cuite aux légumes, si vous avez des restes. Dans ce cas supprimez évidemment le bouillon !), mais aussi remplacer ou ajouter des légumes selon la saison. Fèves, navets nouveaux ou épinards au printemps, courgette, poivrons et aubergines en été, butternut, potimarron ou patate douce en automne et hiver, à vous de choisir ! Pour les fruits secs, là aussi vous avez l’embarras du choix : les raisins secs peuvent être remplacés par de l’abricot sec en dés, des amandes ou des pistaches hachées. Enfin, je vous propose trois assaisonnements différents : un « basique » avec un mélange d’épices, auquel vous pouvez ajouter soit du citron confit au sel, soit de la tomate (et de la harissa si vous le souhaitez). Et bien sûr, à vous de choisir les herbes fraîches à rajouter au moment du service : menthe, persil plat, ou coriandre. Bref, vous avez compris, en mai, faites ce qu’il vous plait !
Poêlée de quinoa à la marocaine {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4 personnes en accompagnement) :
- 1 verre (20 cl) de quinoa (ou autre céréale de votre choix : boulgour, millet, orge mondé, ou même des lentilles vertes ou blondes)
- 2 verres (40 cl) de bouillon de légumes (ajustez la quantité d’eau si vous choisissez une autre céréale)
- 1 oignon jaune
- 1 grosse gousse d’ail
- 4 carottes (ou autre légume au choix, voir notes en fin de recette)
- une dizaine de petits champignons de Paris (ou autre légume au choix, voir notes en fin de recette)
- 2 cs de raisins secs (ou d’abricots secs en dés, d’amandes ou de pistaches hachées, ou un mélange)
- 2 cc de cumin en poudre
- 2 cc de paprika
- ½ cc de coriandre en poudre
- ¼ cc de cannelle en poudre
- ¼ cc de noix de muscade en poudre
- 1 cs d’écorce de citron confit au sel, finement émincée OU 1 cs de concentré de tomates (optionnel)
- harissa au goût (optionnel)
- sel, poivre au goût
- huile végétale
- pour servir : herbes fraîches ciselées au choix : persil, menthe ou coriandre

Éplucher l’ail et l’oignon, ainsi que les carottes si elles ne sont pas bio (si elles le sont, il suffit de les rincer pour éliminer la terre, et éventuellement de les gratter avec un couteau pour enlever les petites racines). Frotter les champignons de paris avec un torchon sec pour éliminer la terre, couper la base si besoin. Rincer abondamment le quinoa à l’eau froide en frottant bien pour le débarrasser de son amertume.
Dégermer et émincer finement l’ail. Couper l’oignon en lamelles, et les carottes et les champignons en lamelles de 2 à 3 mm de large.
Faire chauffer 2 cs d’huile végétale dans une poêle. Ajouter l’ail, l’oignon, les carottes et les champignons et faire revenir une quinzaine de minutes à feu moyen, jusqu’à ce que les carottes soient tendres et l’oignon translucide et un peu doré.
Ajouter les épices (cumin, paprika, coriandre moulue, cannelle et muscade) et bien mélanger. Cuire quelques minutes puis ajouter le quinoa, bien mélanger et cuire une minute supplémentaire à feu vif.
Verser le bouillon (et le concentré de tomates si utilisé, en le diluant bien) et les raisins ou les abricots secs (attention, pas les amandes ou pistaches hachées !) et porter à ébullition. Laisser cuire à petits bouillons pendant une dizaine de minutes, en remuant de temps en temps pour ne pas que ça accroche, jusqu’à ce que le quinoa ait absorbé tout le liquide. Le quinoa doit être cuit, si ce n’est pas le cas ajouter de l’eau et poursuivre la cuisson. En fin de cuisson, ajouter le citron confit, la harissa et les amandes ou pistaches hachées (si utilisés) et bien mélanger.
Saler, poivrer, et ajouter de la harissa au goût. Mélanger les herbes fraîches hors du feu et servir.
Notes : il est possible d’utiliser un reste de céréale déjà cuites (c’est en réalité ce que j’ai fait quand j’ai préparé le plat présenté en photo). Dans ce cas, bien faire revenir les légumes, et quand ils sont tendres, ajouter les épices puis la céréale cuite et bien mélanger pour imprégner d’épices. Ne pas utiliser de bouillon, mais diluer le concentré de tomates (si utilisé) dans un peu d’eau avant de l’ajouter. Les carottes et les champignons peuvent être remplacés par des fèves, des rondelles de navet nouveau, des lamelles de fenouil, des épinards ou des fanes de blettes hachés (à rajouter après les autres légumes, et à poêler quelques minutes seulement), des cottes de blettes en tronçons, des rondelles de courgettes, des dés d’aubergine, des lamelles de poivron, des dés de patate douce, courge butternut ou potimarron, ...


Morrocan quinoa stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 2 as a main (or 4 as a side dish) :
- 1 cup uncooked quinoa (or any other grain of choice : wheat or spelt bulgur, millet, pearled couscous, or even green of black lentils)
- 2 cups vegetable broth (adjust the quantity according to the chosen grain or pulse)
- 1 yellow onion
- 1 big garlic clove
- 4 carrots (or another vegetable of choice, see notes at the end of the recipe)
- a dozen small button mushrooms (or another vegetable of choice, see notes at the end of the recipe)
- 2 tbsp raisins (or diced dried figs or apricots, or chopped almonds or pistachios, or a mix of all of them)
- 2 tsp groud cumin
- 2 tsp paprika
- 1/2 tsp ground coriander
- 1/4 tsp cinnamon
- 1/4 tsp ground nutmeg
- 1 tbsp chopped preserved lemon OR 1 tbsp tomato paste (optional)
- harissa, to taste (optional)
- salt, pepper
- olive oil
- to serve : chopped fresh herbs such as mint, parsley, cilantro, chives

Peel the onion and garlic, as well as the carrots if they aren't organic (if they are, just give them a good rince to remove any dirt and slightly rub them with a knife to remove the small roots). Rub the mushrooms with a clean and dry cloth to remove any dirt, cutting the dirty base as needed. Thoroughly rince the quinoa, rubbing it well in your hands to remove its bitterness.

Mince the garlic. Slice the onion, carrots and mushrooms in 2 to 3 mm thick pieces.

Heat 2 tbsp olive oil in a pan. Add the garlic, onion, carrots and mushrooms and cook on medium heat for 15 minutes, or until the carrots are tender and the onion soft and slightly golden.

Add the spices (cumin, paprika, coriandre, cinnamon, nutmeg) and stir well. Cook a few minutes then add the quinoa, toss well to coat and cook 1 minute on high heat.

Add the vegetable broth (and tomato paste if using, stirring well to incorporate), the raisins or figs or apricots (but not the almonds or pistachios!) and bring to a boil. Simmer uncovered for 10 minutes, or until the grain/pulse is cooked, stirring from time to time so it doesn't stick to the pan. The quinoa should have absobed all the water and be cooked after 10 minutes, but if it's not the case, add more water and continue cooking. When cooked, add the preserved lemons, harissa, almonds or pistachios if using.

Fluff with a fork and serve with chopped fresh herbs.


Note : you can use some leftovers of cooked grains to make this dish (this is actually what I did for the pictured dish here). In this case, cook throughly the vegetables, add the spices and when fragrant, add the cooked grain and toss well to coat with the spices. Don't use any broth, but if you want to add tomato paste, dilute it in a bit of water and add to the pan. Carrots and mushrooms can be replaced with almost any vegetable you have on hand : fava beans, chopped green beans, sliced tunips or pasnips, chopped fennel, diced celery or eggplant or sweet potato or any winter squash, sliced zucchini or summer squash or bell peppers, chard stems, greens such as spinach, kale, chard leaves (to be added just before the spices and cooked quickly until just wilted), ...