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mercredi 23 septembre 2020

Ramen au sésame végane (tantan ramen)

Il y a presque un an, j'ai passé 2 semaines au Japon. Je rêvais de faire ce voyage depuis des années, en bonne ado des années 2000 bercée par la culture manga. Bien qu'ayant déjà les orteils dans la culture nippone, et donc une idée assez claire de ce qui m'attendait là bas, j'étais impatiente de voir en vrai tout ce que je n'avais jusqu'à présent que fantasmé via les mangas, films, anime et photos. Et, vous vous en doutez, en bonne passionnée de bouffe j'étais très curieuse de goûter à la cuisine japonaise sur place !



Même avant mon voyage, je pouvais me vanter de bien connaitre la gastronomie japonaise, au-delà des sushis qui sont loin d'en être le plat emblématique en réalité : onigiri, gyoza, ramen, donburi, tempura, korroke, okonomiyaki, zarusoba, inarizushi, kare raisu, omurice, mochi, et tant d'autres noms me sont familiers et font régulièrement incursion dans ma cuisine. J'avais donc hâte de vérifier à quel point ce que j'ai pu manger jusqu'à présent, au resto ou, surtout, préparé par mes soins, était proche (ou non) de ce qui se fait réellement là bas. Et puis j'espérais aussi découvrir de nouveaux plats ! J'avais cependant une crainte : le Japon n'étant pas connu pour être un pays vegan-friendly, je me demandais à quoi je pourrais effectivement goûter une fois sur place.


Heureusement, grâce à Happy Cow et au groupe Facebook Vegan Japan, j'ai pu me régaler sans trop de difficultés (même si, pour être franche, j'ai parfois mangé des plats contenant de l'oeuf, et peut-être même du dashi -un bouillon à base de poisson utilisé quasiment partout dans la cuisine japonaise- par manque d'autres options). J'ai notamment découvert l'existence des restos T's tantan, qui servent de sublimes ramen véganes, dont de délicieux tantan ramen auquel ils doivent leur nom. Ce type de ramen a été une vraie découverte pour moi et je suis allée 2 fois dans leur resto à la gare de Tokyo, où j'ai testé le "White-sesame tantan" la première, puis le "Gold-sesame tantan" la seconde. J'ai eu un énorme coup de cœur pour ce dernier, et une fois rentrée, je n'avais qu'une idée en tête : le reproduire !


À ce stade de mon article, vous vous dites peut-être : "bon elle est bien gentille avec ses histoires, mais qu'est-ce donc qu'un tantan ramen ?" Eh bien c'est la version japonisée et "soupisée" des dandan mian, ou nouilles dandan, une spécialité sichuanaise de nouilles dans une sauce à base de pâte de sésame, sauce soja, vinaigre de riz, huile pimentée et poivre de Sichuan, garnies de viande hachée et pickles de feuilles de moutarde.


Ce ramen garde les caractéristiques de la recette originelle : le bouillon est mélangé à une sauce comparable à celle des nouilles dandan, et on retrouve de la viande hachée (enfin, ici des PST) et des pickles de moutarde en garniture, auxquelles s'ajoutent du chou pak choy blanchi, des légumes crus râpés (ici des carottes mais au Japon il y avait également du chou rouge), des pousses de haricots mungo (un incontournable des ramen japonais ! Même si je n'en avais pas le jour où j'ai fait les photos), de la ciboule coupée en fines bandelettes, des graines germées, des graines de sésame, et surtout une cuillerée de purée de cacahuète et de l'huile piquante ! Ne zappez vraiment pas ces deux derniers toppings car ils apportent énormément de saveur au plat ! Comme tout ramen, c'est un plat qui demande un peu de boulot, entre le bouillon et les garnitures (que vous pouvez d'ailleurs varier selon vos envies, je vous conseille tout de même de garder le pak choy et le haché épicé évidemment), mais je vous assure que ça en vaut le coup ! Ittadakimasu !


Ramen au sésame végane {végétalien}

Pour 2 personnes :
- 150 à 200 g de nouilles pour ramen (selon l'appétit)
Bouillon :
- 500 ml de bouillon de légumes (maison de préférence) + un peu pour les protéines de soja
- 200 ml de lait de soja ou d'avoine
- 2 cs de purée de sésame complète
- 2 cc de sauce soja + 1 cs (selon le niveau de salinité du bouillon)
- 2 cc de vinaigre de riz ou de cidre
- 1 cc d'huile de sésame
Haché végétal épicé :
- 30 g de petites protéines de soja déshydratées (ou 100 g de tofu/seitan/tempeh émietté ou de champignons hachés)
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais de la taille de la gousse d'ail
- 1 cs de saké ou de vin de riz chinois
- 2 cc de sauce hoisin (ou 1 cc de ketchup + 1 cc de miso blanc)
- 1 cc de sauce soja
- 1 pincée de poivre
- 1 petite pincée de poivre de Sichuan (optionnel)
- huile végétale
Garnitures (suggestions) :
- chou pak choy (1 à 2 feuilles par bol selon la taille)
- carotte râpée
- chou rouge râpé
- pousses de soja
- ciboule
- beurre de cacahuète (1 cc par bol)
- pickles de feuilles de moutarde
- graines de sésame grillées et pilées (environ 1 cs par bol)
- graines germées
- huile piquante

Préparation du bouillon :

Dans une casserole, mélanger le bouillon, le lait de soja ou avoine. Si le bouillon n'est pas salé, assaisonner avec une cuillère a soupe de sauce soja. Porter à ébullition et conserver le bouillon au chaud.

Préparation du haché épicé :
Placer les protéines de soja dans un bol et recouvrir d'eau ou de bouillon de légumes chaud. Laisser reposer jusqu'à ce que les protéines soient tendres. Egouttez-les. Si vous utilisez du tofu/tempeh/seitan ou des champignons, hachez-les finement.

Émincer l'ail et le gingembre finement. Faire chauffer un peu d'huile végétale dans une poêle et faire revenir l'ail et le gingembre à feu moyen-vif pendant une dizaine de secondes.

Ajouter les protéines de soja ou le tofu/tempeh/seitan ou champignons et faire sauter jusqu'à coloration.

Déglacer avec le saké, puis ajouter la sauce hoisin et la sauce soja et bien mélanger. Retirer du feu et assaisonner avec du poivre et du poivre de Sichuan. Réserver.

Préparation des autres garnitures : 
Découper le pak choy en tronçons et faire blanchir 30s dans de l'eau bouillante. Égoutter et placer dans un bol d'eau froide pour stopper la cuisson. Râper le chou et la carotte. Découper la ciboule en tronçons de 5 cm puis émincer en fines bandes dans la longueur. Émincer les pickles de moutarde. Faire toaster les graines de sésame dans une poêle chaude sans ajout d'huile, si vous avez un mortier concassez-les grossièrement.

Dressage :
Au fond de chaque bol, mélanger 1 cs de purée de sésame, 1 cc de sauce soja, 1 cc de vinaigre et 1/2 cc d'huile de sésame, jusqu'à obtebir une pate homogène. Ajouter une louche de bouillon chaud et fouetter pour bien diluer la pâte, puis compléter avec le reste de la portion de bouillon.

Faire cuire les nouilles selon les instructions du paquet et répartir dans deux bols. Répartir le bouillon dans les bols et garnir avec le haché épicé et les autres garnitures. Servir immédiatement


mercredi 22 avril 2020

Beignets de carotte à l'indienne

On pourrait croire qu'en cette période de confinement, j'ai plus de temps pour cuisiner et bloguer. Eh bien... Pas tant que ça ! Certes, je n'ai plus de cours de pole dance ou de chant, mais j'ai toujours mon boulot qui me prend mes journées (même si, à vrai dire, ça fait déjà plus de 6 ans que je faisais du télétravail donc les choses n'ont pas énormément changé pour moi). Et puis j'avoue que je n'ai pas trop d'inspiration en ce moment. Ce n'est pas uniquement à cause du confinement, j'ai toujours eu du mal à cuisiner au début du printemps car les légumes disponibles sont finalement peu nombreux. Mais c'est vrai que la situation actuelle n'aide pas, on fait les courses aussi peu souvent que possible, on va à l'essentiel (du riz, du tofu, des pâtes, encore du riz, des patates, encore du tofu...) et on ne trouve pas toujours ce qu'on a mis sur notre liste de courses. Donc si je devais lister les légumes frais qui ont transité dans ma cuisine ces dernières semaines, ça serait vite fait : salade, chou blanc et rouge, patates, quelques rares poireaux, et carottes.


Beaucoup de carottes, à vrai dire. Déjà avant le confinement, j'en recevais un kilo par semaine dans les paniers de légumes que j'achetais à un producteur local (et qui me manquent beaucoup ces temps ci d'ailleurs, ça m'éviterait d'avoir à me me fournir en légumes à prix d'or dans des magasins qui ont bien profité de la situation pour gonfler leurs marges...), donc à force il faut bien innover un peu sur la façon de les cuisiner. Ça tombe bien, les carottes sont justement la star des légumiades du mois d'avril sur le groupe Facebook Cuisiner vegan et de saison créé par ma chère amie Deliacious. Ça m'a donc motivé à photographier et rédiger cette recette que j'ai réalisée pour la première fois il y a quelques semaines, en impro totale comme beaucoup d'autres recettes de ce blog.


Pour ceux qui voudraient en connaître l'histoire (en même temps vous avez rien de mieux à faire que de lire les textes des blogs en ce moment non?), la voici. Il n'y a quelques temps, j'avais prévu au menu une de mes soupes préférées, la soupe indienne du livre Des soupes qui nous font du bien, à base de lentilles corail, légumes, épices et lait de coco. Sauf que je voyais bien que mon mec se disait qu'on peut pas faire un repas uniquement avec de la soupe... Je lui ai donc proposé de faire quelques beignets de légumes indiens en accompagnement, dans le style de ceux qu'on commande dans notre resto favori. Les options de garniture étaient assez réduites : oignon, et carotte ou pomme de terre. Je lui ai demandé ce qui le tentait dans cette liste, et je ne pensais pas qu'il pencherait pour la carotte. J'avoue que j'étais un peu dubitative (moi j'aurais choisi la pomme de terre #passionpatate) mais j'ai quand même respecté son choix. Je sais pas s'il savait parfaitement ce qu'il faisait ou s'il a choisi au pif, toujours est-il que ces beignets de sont avérés être parmi les meilleurs que j'ai mangés ! Mon mec a même dit que s'il devait choisir un dernier repas avant l'Apocalypse, ce serait celui-ci ! J'espère donc qu'ils vous plairont autant qu'à lui. Et comme je vois venir la question, je prends les devants : non, on ne peut pas les cuire au four. La farine de pois chiches ne se comportera pas du tout de la même façon et le résultat sera beaucoup trop sec. Vous n'êtes pas obligés de les plonger totalement dans un bain de friture, vous pouvez toujours les faire dorer comme des petites galettes à la poêle dans 1/2 cm d'huile, mais cette dernière est nécessaire dans cette recette ! Alors si vous aimez pas la friture à cause de l'odeur, je comprends que vous posiez la question. Mais si vous êtes inquiets•ètes pour votre ligne, dites-vous bien que vous en mangez pas tous les jours non plus a priori, et puis de toute façon c'est pas dit qu'on puisse aller à la plage cet été alors lâchez du lest sur le summer body et faites des beignets. (Et même si vous allez à la plage, en fait. Laissez un peu les injonctions au placard, ça fait pas de mal !)



Beignets de carotte à l'indienne {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une dizaine de beignets :
- 2 carottes
- 1/2 oignon
- 4 cs de farine de pois chiches
- 4 à 5 cs d'eau
- 1/4 cc de curcuma
- 1 cc de graines de cumin (ou 1/2 cc de graines de cumin + 1/2 cc de graines d'ajowan)
- 1 pincée de sel fin
- 4 branches de coriandre fraîche
- huile pour friture
- pour servir : chutneys indiens, yaourt végétal, sauces au choix

Râper grossièrement les légumes. Les mélanger avec la farine de pois chiches, les épices et la coriandre ciselée dans un saladier.

Ajouter graduellement 4 cs l'eau en mélangeant au fur et à mesure. Les légumes doivent être enrobés de pâte sans non plus baigner dedans. Si besoin, rajouter 1 cs d'eau.

Faire chauffer l'huile. Prélever 1 cs de préparation et la déposer dans l'huile chaude en l'étalant un peu (je m'aide de baguettes en bois pour cela). Frire de chaque côté jusqu'à ce que les beignets soient bien dorés.

Servir chaud avec un assortiment de chutneys (j'utilise du chutney de tamarin, du chutney de menthe et coriandre mélangé à du yaourt de soja et des achards).

mercredi 2 octobre 2019

Pad thaï hypoallergénique (végétalien, sans gluten, ni soja, arachides, fruits à coque, sésame)

Depuis quelques mois maintenant, je suis membre de la Fédération Végane, une association dont le but est de développer le véganisme notamment par la diffusion de recommandations nutritionnelles concernant la vitamine B12. Car, sachez-le, si vous êtres végane, il est indispensable que vous vous complémentiez car cette vitamine ne se trouve pas dans une alimentation végétale et elle est essentielle au bon fonctionnement de notre corps. A vrai dire, toute personne ayant réduit sa consommation de produits d'origine animale peut être concernée par la carence. Je ne vais pas rentrer plus loin dans le détail, mais si vous voulez plus d'infos à ce sujet, allez lire notre site Vive La B12!


Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que nous avions un stand au salon Go Healthy de Lyon il y a quelques semaines, et que j'y ai fait une démonstration culinaire. A cette occasion, j'ai donc développé une recette qui se devait d'être facile et rapide à réaliser, et surtout sans aucun des 14 allergènes dont l'étiquetage est obligatoire, car le salon faisait la part belle aux alternatives alimentaires pour les personnes allergiques. J'ai immédiatement pensé à un pad thaï, car c'est un plat à base de nouilles de riz, donc sans gluten, mais il a ensuite fallu que je l'épure de toute trace de soja, sésame, fruits à coques et arachides. J'ai donc remplacé la sauce soja que j'utilise habituellement pour l'assaisonnement par du bouillon de légumes bien corsé, et les cacahuètes concassées que l'on saupoudre au moment du service par des graines de tournesol ou de courge toastées. Comme je ne pouvais pas mettre de tofu dans le plat, j'ai opté pour de la brouillade de pois chiches pour apporter des protéines, ce qui a également l'avantage de rappeler le plat originel puisqu'il contient traditionnellement des oeufs brouillés. 

A cette occasion, j'ai découvert deux substituts intéressants aux produits à base de soja : le tofu de chanvre (des graines de chanvre cuites, mixées et pressées en bloc), et la sauce coco aminos (du nectar de fleur de cocotier mélangé à de l'eau et du sel, qui sent exactement comme la sauce soaj et a un goût qui se rapproche de la sauce soja sucrée). Mes substitutions ont parfaitement fonctionné, et ceux qui ont goûté le résultats de la démonstration en ont été très satisfaits, ce qui m'a fait énormément plaisir ! Je me suis donc dit que cette recette avait toute sa place ici, pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de nous rencontrer sur un salon végane et de récupérer une fiche recette (car oui, nous avons édité des flyers avec ma recette et c'est la toute première fois que je voyais une de mes photos imprimée!!!). Évidemment, si vous n'avez aucun problème d'allergie, vous pouvez réaliser la recette avec du soja ou des cacahuètes, je vous indique les substitutions à réaliser entre parenthèses dans la liste des ingrédients.

Pad thaï hypoallergénique {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes :
- 200 g de nouilles de riz plates
- 200 g de légumes variés (selon saison : carotte, brocoli, poivron, pois gourmand, courgette, etc)
- 50 g de germes de haricots mungo (également appelés germes de soja bien qu'ils n'aient rien à voir avec le soja jaune)
- optionnel : dés de tofu de chanvre ou de soja ou de tempeh
- 1 petit oignon (nouveau de préférence, sinon n'importe quel type d'oignon ou même une échalote conviennent)
- 1 gousse d'ail
- optionnel : 1 petit piment frais
- huile végétale
Sauce :
- 50 ml de bouillon de légumes bien corsé (ou 1,5 cs de sauce soja)
- 1 cs de jus de citron vert ou de concentré de tamarin
- 1 cs de sucre
Brouillade de pois chiches
- 40 g de farine de pois chiches
- 60 g de crème de riz (ou autre crème végétale)
- 50 ml d'eau froide
- 1 pincée de curcuma
- 1 pincée de sel kala namak
Pour servir, au choix : coriandre fraîche, graines de courge ou de tournesol toastées et concassées (ou cacahuètes), jus de citron vert, sauce soja ou coco aminos, germes de haricot mungo

Mettre les nouilles à tremper dans un grand volume d'eau froide pendant 30 min.

Mélanger toutes les ingrédients de la sauce et réserver.

Emincer finement l'ail et le piment. Détailler l'oignon en lamelles (si vous utilisez un oignon nouveau, détaillez également la partie verte en rondelles) et découpez les légumes en morceaux de taille équivalente pour qu'ils cuisent uniformément.

Mélanger les ingrédients de la brouillade de pois chiches.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle et y verser le mélange à base de farine de pois chiches en l'étalant comme une crêpe. Laisser prendre, puis brouiller le contenu de la poêle à la spatule. Laisser cuire quelques minutes en remuant en cassant bien la brouillade en petits morceaux. Réserver.

Faire chauffer un peu d'huile dans un wok ou une grande poêle et y faire revenir l'ail et le piment pendant une dizaine de secondes. Ajouter les légumes (sauf la partie verte des oignons et les pousses de soja) et faire sauter 5 à 10 minutes. Les légumes doivent à peine s'attendrir et prendre une couleur vive.

Ajouter les nouilles à peine égouttées et verser la sauce. Bien mélanger et cuire pendant environ 5 minutes en remuant constamment et en cassant les nouilles à la spatule. Les nouilles doivent être tendres mais pas collante, attention donc à ne pas les faire cuire trop longtemps.

Ajouter la brouillade de pois chiches, la partie verte de l'oignon et les pousses de soja, mélanger et cuire encore 30 secondes.

Servir immédiatement parsemé de garnitures au choix.

jeudi 6 juin 2019

Curry de blettes et pois chiches // Swiss chard and chickpea curry

Vous connaissez l'histoire de la nana qui attend qu'il fasse à nouveau grand soleil et 30°C pour poster une recette de curry croisé avec une soupe de nouilles ? Ben c'est moi. Pour ma défense, je pourrais m'avaler un bol de ramen par n'importe quelle température ! (Et pour ma défense bis, alors que j'avais rédigé cet article quelques jours auparavant sous une chaleur écrasante, on a eu un gros orage la nuit dernière qui a bien fait chuter les températures, donc on peut à nouveau envisager de manger autre chose que de la salade. Si ça c'est pas une coïncidence parfaite...). Cependant, si l'idée d'une soupe en cette saison ne vous emballe pas, vous pouvez réduire la quantité de bouillon dans la recette pour obtenir un curry plus épais à à servir avec une céréale ou des pains plats ou pains vapeur. Mais en tout cas ne passez pas a coté de cette recette qui pourrait bien changer votre vision des blettes!


Faut dire que c'est pas un légume super glamour à la base, j'ai personnellement eu beaucoup de mal à l'apprivoiser, mais maintenant que c'est fait, j'adore ça! Je dois l'idée de cette recette à ma mère, qui m'a un jour parlé d'un curry blettes/pois chiches qu'elle avait cuisiné quelques temps auparavant. Là où c'est marrant, c'est qu'en fait l'idée lui était venue après un curry que j'avais fait lors d'une de mes visites chez mes parents, et dans lequel j'avais mis des blettes cueillies dans le jardin de ma grand-mère, où elles poussent en abondance (ma copine Délia vous confirmera que ça pousse tout seul!). Ma mère avait adoré ce plat alors qu'elle n'est pourtant pas une grande amatrice de blettes, et depuis elle les cuisine régulièrement en curry! Donc si ce n'est pas un légume qui vous fait rêver, je vous suggère de retenter quand même le coup avec du lait de coco et des épices, vous m'en direz des nouvelles !



Ici, j'avais en tête un plat assez liquide pour pouvoir être mangé avec des nouilles de blé ou de riz (ou pourquoi pas des raviolis asiatiques), sur une base d'échalote, gingembre, citronnelle et poudre de curry jaune, et je voulais que la saveur du lait de coco soit présente sans non plus être prédominante. On saupoudre d'une bonne dose d'herbes fraîches, de graines et/ou de cacahuètes concassées, d'un trait de jus de citron vert, et pour les plus téméraires de piment frais, et c'est parti pour la transpiration dégustation ;)



Curry de blettes et pois chiches {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 4 ou 5 tiges de blettes (cotes et feuilles)
- 250 g de pois chiches cuits
- 1 échalote
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais dee la taille de la gousse d'ail
- 1 tige de citronnelle
- 1 piment thaï frais (optionnel)
- 1 cs de curry en poudre
- 200 ml de lait de coco
- 500 ml de bouillon de légumes
- 1 à 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin, pour une version sans soja utiliser de la sauce coco aminos ou simplement du sel)
- 1 à 2 cs de sucre
- huile végétale neutre
Pour servir, au choix :
- nouilles ou céréale cuite au choix
- jus de citron
- herbes fraîches (coriandre, oignon nouveau, basilic thaï)
- cacahuètes ou graines toastées et concassées
- copeaux de noix de coco toastés
- huile de sésame
- citron vert
- sauce piquante ou piment frais

Peler l'échalote, l'ail et le gingembre. Retirer les premières feuilles externes de la branche de citronnelle ainsi que le haut de la tige pour ne garder que la partie tendre du bulbe. Si vous le souhaitez, épépinez le piment.

Émincer finement le tout ou réduire en pâte dans un mixeur.

Séparer les côtes et les feuilles des blettes. Découper les côtes en tronçons d'environ 1 cm et hacher grossièrement les feuilles.

Faire chauffer 1 cs d'huile dans une casserole et y faire revenir le mélange à l'échalote à feu moyen, jusqu'à obtenir une légère coloration.

Ajouter le curry, bien mélanger et faire revenir 1 minute.

Verser le bouillon de légumes et bien gratter le fond de la poêle pour décoller les sucs de cuisson. Ajouter le lait de coco et mélanger. Goûter et assaisonner avec de la sauce soja et du sucre selon votre goût. Porter à ébullition.

Quand le bouillon bout, ajouter les cotes de blettes. Couvrir et laisser mijoter jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Une fois les côtes de blettes cuites, ajouter les feuilles et les pois chiches. Laisser mijoter encore quelques minutes pour attendrir les feuilles.

Rectifier l'assaisonnement et servir avec les garnitures désirées.



Swiss chard and chickpea curry {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 4 or 5 Swiss chard stems (with leaves)
- 250 g cooked chickpea
- 1 shallot
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 lemongrass stalk
- 1 fresh bird eye chili (optional)
- 1 tbs curry powder
- 200 ml (approx. 1 cup) coconut milk
- 500 ml (approx 2 cups) vegetable stock
- 1 to 2 tbsp soy sauce (GF if need be, for a soy-free version use coconut aminos or salt)
- 1 to 2 tbsp sugar
- neutral vegetable oil
To serve (suggestions) :
- cooked noodles or grain of your choice
- fresh herbs (cilantro, scallions, Thai basil)
- roasted and chopped peanuts or seed of choice
- toasted coconut flakes
- sesame oil
- hot sauce or sliced bird eye chili
- lime juice

Peel the shallot, garlic and ginger. Remove the outer leaves of the lemongrass stalk and cut out the top, leaving only the tender bulb. If desired, remove the seeds from the chili.

Finely chop all the ingredients above or blend to a paste.

Separate the chard stems from the leaves. Slice the stems in 1cm (1/2 inch) pieces and roughly chop the leaves.

Heat 1 tbsp oil in a pot and cook the shallot mix on medium heat, until slightly golden. Add the curry powder, stir and cook for 1 minute.

Pour the vegetable stock in, scraping the bottom bits into the pan. Add the coconut milk and stir, taste and adjust the seasoning with soy sauce and sugar, then bring to a boil.

Add the chopped stems, cover and simmer on medium heat until the chard is tender.

Add the leaves and chickpea and cook a few more minutes, until the leaves are wilted.

Adjust the seasoning and serve with your choice of toppings.

mercredi 28 février 2018

Chou farci au tofu et champignons shiitake // Tofu and shiitake cabbage rolls

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je passe parfois par des phases obsessives en cuisine, pendant lesquelles je ne jure que pas un ingrédient ou un type de recette. C'est un peu le cas en ce moment : je cuisine du chou à toutes les sauces. Sauf que c'est une obsession un peu forcée : depuis janvier, je suis membre d'une AMAP, donc tous les jeudis, c'est la loterie des légumes ! Je sais que c'est un système qui en rebute certains, mais moi j'adore ce suspense, et je suis toute excitée à l'idée de découvrir le contenu de notre panier chaque semaine (bon, sauf quand on y trouve 12 navets ou des choux de Bruxelles, là j'avoue que je fais un peu la tronche). Et puis ça me simplifie beaucoup le quotidien : plus besoin d'avoir à résoudre un dilemme cornélien toutes les semaines pour savoir quels légumes choisir au marché (j'exagère à peine!). Dernier avantage (outre le fait de soutenir une agriculture bio et locale, bien évidemment !), ça me permet de découvrir ou de redécouvrir des légumes que je n'ai pas l'habitude de cuisiner.



Comme les choux, donc. Faut dire qu'en cette saison, ils sont incontournables. Et pourtant, je n'en achète pas souvent. Le chou vert, en particulier, se fait extrêmement rare dans mon frigo, je pense que je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où j'en ai cuisiné. Alors quand on en a récupéré un beau dans l'un de nos paniers, j'étais un peu désemparée. J'ai pensé à en faire de la soupe, mais ça n'allait pas suffire pour le liquider, à moins de manger de la soupe au chou matin, midi et soir pendant 10 jours, mais mon couple n'y aurait probablement pas survécu ! J'ai alors utilisé mon joker "Appel à un ami" : j'ai téléphoné à ma maman et j'ai lancé un SOS sur Instagram, et la recette qui est revenue le plus souvent a été le chou farci.


A vrai dire, j'y avais pensé, mais j'avais rapidement écarté l'idée, car je n'ai pas de bons souvenirs avec ce plat. La seule fois où j'ai essayé d'en faire, j'étais étudiante et je débutais à peine dans l'art de la cuisine végétarienne. Suite à une subite envie de soupe au chou (si, si, je vous jure, ce genre de chose m'arrive pour de vrai!)(pas souvent, je vous rassure) j'avais acheté un chou vert au marché. Manifestement, mon filtre à mauvaises idées était en panne ce jour-là, car quand je vois qu'on galère à finir celui qu'on a actuellement en étant deux à la maison, j'ignore comment j'ai pu penser que je pourrais manger tout un chou vert à moi seule.



À la même période, j'avais dans mes placards des steaks de soja tout prêts, qui se sont avérés absolument dégueulasses. Et c'est là que j'ai eu l'une des pires idées de ma vie : je me suis dit que j'allais "sauver" mon pauvre steak esseulé en l'émiettant et en le mélangeant à des lentilles pour en faire une farce qui viendrait garnir les feuilles de chou. Oui, je sais, j'aurais du me douter que ça allait foirer, mais que voulez-vous, j'étais jeune et optimiste ;) bon, et puisqu'on est pas à une idée débile près, j'avais maintenu mes paupiettes de chou avec du fil à coudre, puisque je n'avais pas de ficelle de cuisine. Heureusement qu'il a résisté à la chaleur, j'aurais eu l'air maline si en plus il avait fondu dans ma casserole... Bon, vous vous en doutez, mon expérience culinaire à complètement loupé, aujourd'hui encore je considère que ce chou farci est un de mes plus gros loupés en cuisine. Je n'aime pas jeter de la nourriture, mais là je n'ai pas eu d'autre choix que de tout mettre à la poubelle, c'était infect.


C'est donc avec ce souvenir en tête que j'ai accueilli l'idée du chou farci. Mais d'un autre côté, vu la taille de la bête, je me suis dit que je n'avais pas vraiment le choix. J'ai donc profité d'un reste de farce de gyozas cuisinés quelques jours plus tôt pour improviser des paupiettes de chou à l'asiatique (parce que c'est bien connu, tout est meilleur avec une petite touche d'Asie ;). Je n'imaginais pas les cuire dans de la sauce tomate, comme on le fait habituellement pour ce plat, alors j'ai opté pour un bouillon parfumé au gingembre et a l'anis étoilé. J'avais un bon pressentiment envers cette recette, et en effet, le résultat m'a énormément plu! Je suis donc réconciliée avec le chou farci, au moins jusqu'au prochain raté ;) j'aimerais maintenant tester d'autres idées de farces : avec des châtaignes et champignons ou avec du riz agrémenté de légumes et de noix. J'ai également en tête d'autres idées pour cuisiner le chou vert : en quiche, ou bien sauté avec du riz aux épices indiennes. Allez, je vous l'avoue : j'ai hâte d'en recevoir un nouveau dans un de nos prochains paniers!



Chou farci au tofu et champignons shiitake {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de tofu ferme nature ou fumé (pour une fois, je vous autorise à utiliser le tofu Bjorg au goût de carton qu'on trouve en supermarché! Il se camoufle bien dans la farce)
- 100 g de champignons shiitake
- 1 oignon jaune
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais (environ de la même taille que la gousse d'ail)
- le vert d'un petit poireau ou d'un oignon nouveau
- 1 cs ou 2 de kimchi (optionnel)
- 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin)
- 1 cs de vin de riz chinois ou de sake (optionnel, mais ça parfume bien la farce)
- 1 cs de fécule de maïs
- piment en poudre, ou sauce sriracha, ou gochujuang (pâte de piment coréenne) au goût
- poivre au goût
- environ 6 feuilles externes de chou vert
- huile végétale neutre pour cuisson
Pour la cuisson :
- 1 verre de bouillon de légumes
- 1 cs de sauce soja
- 1 étoile de badiane
- 5 tranches de gingembre frais
Pour servir : riz, huile de sésame

Pelez l'oignon et détaillez-le en petits dés. Détaillez également les champignons en petits dés. Pelez l'ail et le gingembre et émincez-les finement. Coupez le vert de poireau en fines rondelles. Émiettez le tofu. Hachez finement le kimchi.

Faites chauffer un peu d'huile dans une poêle et faites-y revenir l'oignon à feu moyen. Quand il est translucide, ajoutez les champignons, l'ail, le gingembre, et le poireau (ainsi que le kimchi si vous en utilisez).

Laissez cuire quelques minutes, jusqu'à ce que les champignons aient réduit de moitié. Ajoutez le vin de riz et 1 cs de sauce soja, et laissez évaporer en remuant.

Ajoutez le tofu, mélangez bien. Retirez du feu et ajoutez la seconde cuillère de sauce soja. Poivrez et pimentez au goût. Ajoutez la fécule et mélangez bien. Réservez la farce. Elle peut être préparée plusieurs jour à l'avance et conservée au frais.

Retirez la nervure centrale de chaque feuille de chou et coupez-les en deux. Faites-les blanchir 2 minutes, puis rincez à l'eau froide et essorez délicatement.

Placez une demi feuilles de chou devant vous et déposez-y 1 cs de farce à la base, là où la feuille commence à s'élargir. Repliez les côtés verticaux vers le centre pour enfermer la farce sur les côtés (les deux si vous le pouvez, sinon un seul). Roulez la feuille de bas en haut, en enfermant la farce, comme pour un nem. Placez la paupiette de chou dans une poêle, avec la fin du rouleau vers le bas, pour la maintenir fermée.

Répétez l'opération jusqu'à épuisement de la farce.

Versez du bouillon de légumes dans la poêle jusqu'à mi-hauteur des paupiettes. Ajoutez la sauce soja et glissez l'anis étoilé et le gingembre dans les interstices entre les paupiettes.

Couvrez, portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire à petit bouillons pendant 30 minutes.
Servez les paupiettes chaudes avec du riz, arrosées de quelques cuillerées de bouillon et d'un filet d'huile de sésame.

Variantes : vous pouvez probablement modifier la farce en y ajoutant des carottes râpées (à cuire en même temps que l'oignon), des champignons noirs réhydratés à la place des shiitake, ou des vermicelles de riz.



Tofu and shiitake stuffed cabbage rolls {vegan, gluten-free, nut-free}
Serves 4 :
- 200 g firm tofu
- 100g shiitake mushrooms
- 1 yellow onion
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 or 2 tbsp kimchi (optional)
- the green part of 1 small leek or 1 scallion
- 2 tbsp soy sauce (use GF as needed)
- 1 tbsp Chinese rice wine or sake
- 1 tbsp corn starch
- red pepper flakes, or Sriracha sauce, or gochujuang, to taste
- pepper to taste
- neutral vegetable oil, for cooking
- about 6 external Savoy cabbage leaves
For the cooking broth :
- vegetable stock
- 1 tbsp soy sauce
- 1 star anise
- 5 fresh ginger slices
To serve : cooked rice, sesame oil

Peel the onion, garlic and ginger. Finely dice the onion and mushrooms. Finely minced the garlic, ginger and kimchi. Thinly slice the leek or scallion. Crumble the tofu.
Heat 1 tbsp oil in a pan and cook the onions on medium heat. When translucent, add the mushrooms, garlic, ginger, leek or scallion and kimchi.
Cook for a few minutes, until the mushrooms shrink by half, then add the rice wine and 1 tbsp soy sauce. Stir and let evaporate.

Add the crumbled tofu and toss well. Remove from fire and add another tbsp soy sauce, chili and pepper to taste, and the cornstarch. Toss well again and reserve. The stuffing can be made ahead and kept in the fridge for a few days.

Remove the tough stem of the cabbage leaves and cut each one in two. Blanch for 2 minutes in boiling water, then drain and rinse under cold water. Press gently in your hands to remove excess water.

Place a half cabbage leave in front of you and drop about 1 tbsp filling at the bottom of the leave. Fold the long edges towards the middle to prevent the filling from going out (only one side is OK if you can't fold both), then roll the leave to the top, enclosing the stuffing in it (just like you would do for a spring roll or a burrito).

Place the roll into a pan, folded side down, and repeat the previous steps until you run out of filling.
Pour some vegetable stock in the pan to cover the rolls halfway. Pour over 1 tbsp soy sauce, and place the star anise and ginger slices between the rolls.

Cover the pan, bring to a boil, then lower the heat and simmer for 30 minutes.

Serve hot with a splash of the cooking stock and a drizzle of sesame oil, and with a side of rice.

Variations : I guess the filling could benefit from grated carrots, added to the pan with the onion. You could also use rehydrated wood ear mushrooms in place of the shiitake (or in addition to them!) and also add some chopped rice or soy vermicelli.

samedi 11 novembre 2017

{Plates #4} Onigiri bowl

Une fois n'est pas coutume, je poste un samedi soir, en synchro avec mon post Instagram, pour vous présenter une nouvelle assiette composée, d'inspiration nippone, et dont je me suis régalée en début de semaine. On y trouve :


- des onigiris (boulettes de riz) au sésame noir, décorées avec des petites fleurs de carottes. Pour cela, j'ai taillé des lamelles de 2 mm, puis j'y ai découpé des fleurs avec un emporte-pièce, et je les ai faites cuire à la vapeur en même temps que le riz dans le panier dédié de mon cuiseur à riz. J'ai mélangé le riz avec l'assaisonnement restant des brocolis, puis j'ai placé une fleur de carotte dans mon moule à onigiris, recouvert avec du riz, une autre fleur, puis pressé le tout avec le couvercle du moule.

- du brocoli cuit à la vapeur, sauce goma-ae : graines de sésame noir (je n'avais plus de blanc) grillées et pilées, sauce soja, vinaigre de cidre. Je me suis inspirée de ce post Instagram de @shisodelicious (un des mes comptes favoris du moment qui me donne envie de me nourrir uniquement de bentos!)

- de la courge (ici, une bleue de Hongrie) braisée au miso et saké. La recette est ici.

- des champignons shiitake revenus à la poêle avec une gousse d'ail.

Une fois que je l'ai eu englouti, j'ai réalisé que j'avais oublié d'y mettre aussi un peu de chou lactofermenté au curcuma et fenouil :( tant pis, ça me donne une occasion pour refaire une assiette de ce genre, mais sans oubli cette fois-ci!

Passez un excellent dimanche, et surtout restez bien au chaud ;)

jeudi 22 septembre 2016

Wok de haricots plats au tempeh // Flat beans and tempeh stir-fry


Je trouve qu'il y a des légumes qui sont sous-estimés, cantonnés à un rôle qui ne leur convient pourtant pas. Les carottes, par exemple. Souvent, on les sert crues, râpées. En soi, c'est pas mauvais, et puis ça conserve les vitamines, mais ce n'est pas ce qu'on fait de mieux. En soupe ou en purée, il y a déjà du progrès. Mais en poêlée avec du cumin, ou mieux, confites au four, ça, ça vous sublime une carotte! C'est pareil avec les haricots verts. 9 fois sur 10, on les sort d'une boîte de conserve et on les sert mollement en accompagnement. Et ça, c'est clairement le pire usage qu'on puisse en faire à mes yeux.



Car le haricot vert mérite mieux que ça. Déjà, c'est pas très sympa de l'avoir fourré dans une boîte, où il a perdu toute sa saveur. Si vous voulez vraiment faire honneur au haricot vert, oubliez les conserves. Non, vraiment, c'est pas bon. Choisissez le frais (profitez-en vite avant que la saison ne se termine!) ou congelé, et faites-le cuire légèrement à la vapeur en lui gardant un peu de croquant, ça changera tout. Ensuite, servez-le tiède, en salade avec des tomates coeur de boeuf tranchées, de l'échalote et une bonne vinaigrette, ou bien faites le revenir avec un peu d'ail et de persil, et je vous promets qu'après ça, vous ne retournerez jamais aux conserves.


Bon, j'ai beau savoir tout ça, il y a une variété de haricot que je refusais de manger jusqu'à présent : le haricot plat. Je n'en gardais qu'un (mauvais) souvenir des poêlées trop cuites qu'on nous servait à la cantine. Mais cette année, à la cueillette où nous nous fournissons en légumes, il y en avait à foison, et j'ai voulu lui redonner une chance. Après tout, si son cousin le haricot vert est meilleur frais, il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement pour le haricot plat! Et histoire de conjurer le mauvais sort jusqu'au bout, j'ai choisi d'en faire une poêlée (je dois avouer que sur ce point, ils n'avaient pas tort à la cantine, le profil de ce haricot s'y prête particulièrement bien!), mais avec une touche asiatique, comme souvent dans ma cuisine. Et vous savez quoi? J'ai appris de ma propre leçon : le haricot plat, c'est très bon, pour peu qu'on le sorte un peu de ses sentiers battus!


Wok de haricots plats et tempeh {vegan, sans gluten, sans noix}
Pour 2 à 4 personnes :
- 300 g de haricots plats frais ou surgelés et décongelés
- 100 g de tempeh
- une dizaine de champignons de Paris
- un oignon
- 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin) ou de sauce de poisson (évidemment non vegan!)
- 1/2 cc de poivre noir fraîchement moulu

Equeutez les haricots et decoupez-les en tronçons d'environ 3 cm de long. Blanchissez-les 5 minutes dans de l'eau bouillante, et rincez à l'eau froide pour stopper la cuisson.

Détaillez l'oignon, le tempeh et les champignons en lamelles.

Faites chauffer a feu vif 1 cs d'huile végétale au goût neutre dans une grande poêle ou un wok. Ajoutez l'oignon et faites-le sauter quelques minutes, jusqu'à ce qu'il commence à devenir translucide.

Ajoutez le tempeh et les champignons et faites sauter 5 minutes en remuant bien. Le tempeh doit être légèrement doré et les champignons doivent perdre de leur eau.

Ajoutez les haricots, la sauce soja et le poivre et mélangez bien pour répartir l'assainissement. Faites cuire encore une minute et servez seul ou accompagné de riz.


Flat beans and tempeh stir-fry {vegan, gluten-free, nut-free}
Serves 2 to 4 :
- 300 g fresh or frozen and thawed flat beans
- 100 g tempeh
- a dozen button mushrooms
- 1 onion
- 2 tbsp soy sauce (use GF if needed) or fish sauce (obviously not vegan!)
- 1/2 tsp fresh cracked pepper

Snap the ends of the beans and chop them in 1 inch pieces. Blanch them for 5 minutes in boiling water then run under cold water to stop cooking.

Slice the onion, mushrooms and tempeh.

Heat 1 tbsp neutral vegetable oil over high heat in a wok or large pan. Sauté the onion for a few minutes, until translucent.

Add the tempeh and mushrooms and stir-fry for 5 minutes. The tempeh must brown slightly and the mushrooms shoukd start to shrink.

Add the drained beans, soy sauce and pepper and toss well. Cook for 1 minute and serve on it's own or with rice on the side.

vendredi 8 avril 2016

Chou-fleur laqué au miso // Miso glazed cauliflower

Encore du chou?! Ouiii, mais c'est du chou fleur, c'est pas pareil hein? Bon, allez, promis, c'est la dernière recette avec des produits d'hiver, je commence doucement à trouver des inspirations printanières en cuisine. Encore un peu de patience, et asperges, artichauts, fèves, petits pois et surtout fraises seront au coeur de tous mes menus! J'ai hâte!



La recette que je vous présente aujourd'hui est inspirée d'un de mes plats japonais préférés, le nasu dengaku. Traditionnellement, il s'agit d'aubergine grillée et nappée d'une sauce sucrée-salée au miso, et parsemée de sésame et d'oignon nouveau, parfois de viande hachée. J'aime tellement ce plat que j'ai voulu voir s'il pouvait se réaliser avec d'autres légumes, pour pouvoir en manger même quand ce n'est pas la saison des aubergines! J'avais d'abord pensé au potimarron et à la patate douce, mais j'ai trouvé le résultat beaucoup trop sucré à mon goût alors je me suis tournée vers le chou fleur, pour quelque chose de beaucoup plus doux. La sauce est une adaptation de la véritable recette japonaise, qui utilise normalement du sake en plus de ingrédients listés ci-dessous, et qui fait préalablement épaissir le mélange à feu doux, ce qui a tendance à épaissir la sauce et à la rendre plus sucrée, mais aussi plus encline à brûler sous le grill du four. (c'est du vécu...) Je préfère donc m'en tenir à ma version, que je trouve beaucoup moins écoeurante.



Pour rester dans le thème japonais, je me suis amusée à composer un bentô pour les photos, et je crois bien que c'est la première fois que je faisais ça aussi soigneusement! Pourtant, j'ai cette boîte depuis des années, et j'ai toujours voulu composer de jolis repas avec, mais je n'ai jamais vraiment pris le temps de le faire, en général je la fourrais vite fait de restes de la veille avant de courir après mon bus pour aller en cours! Enfin, ça reste quand même très simple hein, il faut dire que j'ai fait avec les moyens du bord vu que je n'ai pas d'accessoires de décoration de bentô, mais j'ai toujours rêvé d'avoir des moules à oeufs durs en forme d'animaux trop mignons ou des emporte-pièces à légumes en forme de fleur de cerisier. Ca tombe bien, c'est bientôt mon anniversaire! Bon, après, je dis ça, je dis rien hein... ;) (chéri, si tu me lis...)



Chou-fleur laqué au miso {vegan, option sans gluten, sans noix}
Pour deux portions (ou plus dans le cadre d'un repas composé de plusieurs plats) :
- un demi chou fleur
- huile de sésame (ou une autre huile végétale de votre choix)
- 2 cs de miso (du miso blanc de préférence, choisissez une variété sans gluten si besoin)
- 2 cs de mirin
- 1 cc de sucre
- 1 cc de sauce soja (seulement si votre miso est une variété assez douce)
- 1 cc de vinaigre de riz ou de cidre (optionnel)
- pour servir : graines de sésame (noir ou blanc, ou un mélange des deux), oignon nouveau ou ciboulette

Détaillez le chou fleur en fleurettes et découpez celles-ci en tranches épaisses (environ 1 cm). Utilisez les petites chutes aux extrémités pour un autre usage. Vous pouvez aussi découper de grands "steaks" de chou fleur en tranchant le légume dans son intégralité (sans le séparer en bouquets).

Disposez vos tranches de chou fleur en une seule couche sur une plaque de four recouverte de papier cuisson ou dans un plat allant au four. Badigeonnez d'huile et enfournez à 180°C pour une quinzaine de minutes. Le chou doit être tendre et doré sur les bords.

Pendant que le chou cuit, préparez la sauce : mélangez dans un petit bol le miso, le mirin, le sucre, la sauce soja et le vinaigre. Ajoutez un peu d'eau si la sauce est trop épaisse, elle doit avoir la texture du ketchup.

Lorsque le chou est cuit, badigeonnez généreusement chaque tranche avec la sauce, et remettez au four pour une dizaine de minutes. La sauce doit épaissir et devenir brillante. Vous pouvez passer le four en position grill pour accélérer le processus et obtenir un bel effet laqué, mais surveillez attentivement l'aspect de la sauce, car elle peut brûler très rapidement.

Parsemez de sésame et d'oignon nouveau ou de ciboulette ciselée et servez chaud en plat principal, accompagné de riz ou d'une céréale de votre choix, ou dans le cadre d'un repas avec plus de plats ou d'un buddah bowl. Si vous emportez ce plat dans un bentô, stockez le sésame et l'oignon à part pour pouvoir les parsemer sur le chou fleur après l'avoir réchauffé (sinon l'oignon va cuire lors du réchauffage!)



This recipe is inspired by one of my favourite Japanese dish : nasu dengaku, aka miso lacquered eggplant. Traditionally, eggplants are grilled and covered in a sweet and savoury miso sauce, and then sprinkled with sesmae seeds and chopped scallions, and sometimes ground beef. I love this dish so much that I've been meaning to try it with other veggies for a while, so that I could eat it even when it's not eggplant season. I tried it with kaboch squash and sweet potato at first, but the result was way too sweet for my taste. So I opted for cauliflower, which is much milder and pairs deliciously with miso. The sauce is originally made with sake in addition to the ingredients listed below, and it is put to thicken in a pan before covering the vegetables. This makes for a much glossy and sweet sauce, which I find much too sweet and also too prone to burning under the grill... All in all, my recipe is quite different from the traditional one, but it's delicious nonetheless!





Miso glazed cauliflower {vegan, gluten-free option, nut-free}
Serves 2 (or more if part of a larger meal) :
- half a medium cauliflower
- sesame oil (or another vegetable oil of your choice)
- 2 tbsp miso (white miso is prefered, but use whatever you have on hand. Choose GF if needed)
- 2 tbsp mirin
- 1 tsp sugar
- 1 tbsp soy sauce or tamari (only if using a sweet miso paste)
- 1 tsp rice or apple cider vinegar (optional)
- to serve : sesame seeds (whatever colour you have on hand), chopped scallion

Cut the cauliflower in florets and slice each one in 1/2-inch thick pieces. Keep the small pieces that fall off for another use. You could also slice big cauliflowers "steaks" into the whole head (without cutting in in florets beforehands).

Place the cauliflower pieces in one layer on a baking sheet lined with cooking paper or in an oven-proof dish. Brush lightly with oil and bake for about 15 minutes at 180°C (~360F). The cauliflower must be soft and slightly brown at the edges.

While the cauliflower is cooking, prepare the glaze : whisk the miso paste, mirin, sugar, soy sauce or tamari and vinegar (if using) in a small bowl, until fully combined. Add a bit of water if the sauce is too thick, it must have the consistence of ketchup.

When the cauliflower is done, coat generously each slice with the glaze. Put back in the oven for 10 minutes. The sauce must thicken and become glossy. You can turn the oven to grill to speed up the process and have a nice glossy aspect, but watch the sauce carefully as it can burn quickly. If it starts to turn dark at the edges, remove from the oven.

Sprinkle with sesame seeds and chopped scallions and serve hot as a main with rice or your prefered grain, or as a side in a larger meal, or as a component of a abundance bowl. If you take this dish away in a luch box, store the scallions and sesame seeds separately so you can sprinkle them after reheating the cauliflower (or else your scallion will cook during reheating!)

mardi 16 février 2016

Chou sauté à la vietnamienne // Stir fried cabbage, Vietnamese style

Vendredi, j'avais prévu de poster une petite douceur pour ceux qui fêteraient la Saint Valentin, mais comme vous pouvez le voir, j'ai raté le coche... Je m'étais dit que je rattraperais le coup lundi, mais notre weekend s'est avéré plus mouvementé que prévu. Je savais que la fête des amoureux ne serait pas un grand moment cette année, car j'avais le choix entre passer trois heures sur le bord d'un terrain de rugby à regarder mon mec et une trentaine d'autres bonhommes se mettre des coups de tête et se rouler dans la boue, ou bien rester chez moi pour faire du rangement et du ménage, option que j'ai retenue malgré ma haine des aspirateurs. Romantique, n'est ce pas? Ce que je n'avais pas prévu, c'est que mon homme se blesserait sur le terrain et finirait aux urgences, dans un hôpital à 40 minutes de chez nous. Pour aller le chercher, j'ai donc du conduire seule, de nuit, sur une nationale toute pourrie, autant vous dire que je n'en menais pas large... Bref, c'est devant une pizza que nous avons terminé la Saint Valentin, heureusement que ce n'est pas une fête que je tiens à célébrer! Mon projet de dessert est tombé à l'eau, car j'en ai raté une partie, étant légèrement perturbée dimanche après-midi. Mais rassurez-vous, j'ai tout de même quelque chose de chou à poster aujourd'hui ;) (même si, vous allez voir, on a fait plus romantique comme recette...)



Un de mes amis a eu la chance de partir six mois en Asie du Sud-Est, et il a passé une bonne partie de son voyage au Vietnam, où il logeait chez des gens rencontrés au hasard dans un bar. Ceux-ci refusant toute forme d'indemnisation de sa part, il les a remercié pour leur hospitalité en les aidant lors de la préparation des repas. Il a donc appris de nombreuses recettes là bas, et, fort de ce savoir, il a un jour proposé à ma coloc et moi, du temps où j'habitais encore à Grenoble, de nous préparer un repas vietnamien. Nous avons accepté avec enthousiasme et il a donc débarqué chez nous avec une demi-tonne de bouffe (ce gars ne fait pas les choses à moitié, un jour il nous a servi des pommes dauphines en apéro...), et nous a préparé un véritable festin : poisson caramélisé, poulet au curry, riz, liserons d'eau sautés et poêlée de chou, le tout copieusement arrosé de nuoc nam à l'odeur particulièrement puissante et au goût particulièrement fort. Tout était absolument délicieux, mais la bouche me brûlait presque tant les plats étaient salés, et notre appartement a senti le poisson fermenté pendant trois jours! Lui même a reconnu avoir eu la main un peu lourde sur l'assaisonnement. (Soyez donc prévenus, même si j'ai réduit les quantités de nuoc nam, c'est une recette qui parfumera votre cuisine, d'où le côté pas très romantique de la chose!)

J'ai retenu de ce repas la poêlée de chou, ultra simple a préparer, parfait pour moi qui manque d'inspiration pour cuisiner ce légume (parce qu'à part le kimchi pour le chou chinois, et le coleslaw et la garbure pour le chou pommé, je fais chou blanc) (haha). Il semblerait que ce soit une façon très courante de préparer les légumes au Vietnam : ils sont marinés dans un mélange d'ail, de sauce de poisson, de sucre et de poivre, les quatre piliers de la cuisine locale, puis cuits à la vapeur au wok. On peut ensuite les servir parmi une multitude d'autres plats, car les repas en Asie sont bien souvent articulés autour d'un grand nombre de mets, mais moi j'aime tellement cette recette que j'en fais la star de mon repas, accompagnée de riz bien chaud. Alors évidemment, véganisme oblige, je remplace désormais la sauce de poisson par de la sauce soja, ça fonctionne bien aussi. A l'occasion il faudra que je teste avec de la sauce de poisson végétale, si j'arrive à en trouver dans le commerce ou si je me motive à tester une version maison (on trouve notamment des recettes à base de jus d'ananas, j'avoue être assez intriguée par le concept !). Si vous avez un substitut à me conseiller, faites m'en part en commentaire !



Chou sauté a la vietnamienne {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour deux personnes en plat principal, jusqu'à 4 personnes avec d'autres plats :
- un petit chou chinois ou chou blanc (vous pouvez aussi, comme je l'ai fait sur les photos, utiliser les feuilles d'un chou fleur)
- 1 carotte
- 2 gousses d'ail
- 2 cs de sauce soja (ou 1 cs de sauce soja + 1 cs d'arôme Maggi, ou encore un substitut végane de sauce de poisson)
- 2 cs d'eau
- 1 cc de sucre
- poivre
- huile végétale neutre

Détaillez le chou en morceaux de la taille d'une bouchée. Pelez la carotte, coupez-la en gros tronçons puis recoupez chaque tronçon en lamelles. Pelez et hachez l'ail.

Dans un saladier, mélangez les légumes, l'ail, la sauce soja, l'eau et le sucre, poivrez généreusement, puis mélangez bien pour bien imprégner le chou de la marinade. Laissez reposer environ 30 minutes (le temps de faire cuire le riz ;)

Faites chauffez un peu d'huile végétale dans une grande poêle à bords hauts ou un wok. Égouttez les légumes en conservant le jus de la marinade. Ajoutez les légumes dans la poêle et faites les sauter quelques minutes à feu vif, en remuant constamment.

Baissez le feu et ajoutez le jus de la marinade, couvrez et laissez cuire à feu moyen, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que le chou soit tendre, en ajoutant un peu d'eau si besoin.

Servez bien chaud accompagné de riz, en plat principal ou au milieu d'autres plats.


Last Friday, I had planned to post something sweet for Valentine's Day, but I didn't find the time to prepare and shoot the recipe. I wanted to make up for this yesterday, but my weekend ended quite unexpectedly. I knew I wouldn't had a romantic Sunday : I had to choose between spending three hours in the cold, watching my man play rugby, or stay warm at home but doing all the housework that had been piling for weeks (which I chose despite my hatred of vacuum cleaner). What I hadn't planned was that my man got hurt on the playgroud and was carried to the ER, in an hospital that was 40 minutes from home. I had to drive alone, by night, on a crappy road to get him back, which scared me to death because drinving isn't my thing. So we ended our Valentine's Day with a pizza, but I don't really mind as I'm not too keen on celebrating this holiday. Needless to say that my dessert didn't happen, as I compketely messed up a part of it since I wasn't much concentrated on Sunday. So, back to regular posting, I guess!

When I still was a student, one of my friends got to spend six months backpacking in Southeastern Asia, and especially in Vietnam. He was hosted by a man he had met in a bar, and since the family didn't want him to pay for it, he decided to help them with cooking every day. This is how he learnt how to cook like a local, and when he got back to France, he asked my flatmate and I if we wanted to have a Vietnamese feast. We said yes, of course, and he came at our flat with about half a ton of food (he's the kind of guy who CAN'T cook in small amounts) and prepared us a delicious meal of caramelised fish, stir-fried chicken with curry, rice, and this dish of stir-fried cabbage, everything well coated in fish sauce. Everything was so good but so salty that I thought I could never quench my thirst, and my flat smelled after fish sauce for days. My friend himself said he got a bit heavy on the sauce.

This is a much vegan version of this cabbage dish that I cook today, in which I simply replaced the fish sauce with soy sauce. Someday, I'd like to try a vegan substitute for fish sauce but I can't find some in stores so I guess I'll have to DIY it. This dish is supposed to be served as a side in a multi-course meal, as Asian people rarely have one single dish on their table, but I like it so much that I often serve it as a main, on top of warm and fluffy rice. I love this way too cook cabbage, half-sautéed and half steamed, and I supposed it could be applied to other leafy greens, like bok choi or pak choi or even swiss chard.


Stir-fried cabbage, Vietnamese style {vegan, gluten-free, nut-free}
Serves 2 as a main, up to 4 in a multi-course meal :
- 1 small Chinese cabbage (pe-tsaï) or regular white cabbage (or you could use cauliflower leaves as I did in the pictures)
- 1 carrot
- 2 garlic clove
- 2 tbsp soy sauce (or 1 tbsp soy sauce + 1 tbsp Maggi sauce, or a vegan substitute for fish sauce)
- 2 tbsp water
- 1 tsp sugar
- freshly cracked pepper
- vegetable oil (grapeseed, canola, sunflower)

Wash and slice the cabbage in 1 inch pieces. Peel the carrot, cut in chunks and slice each chunk lenghtwise. Peel and chop finely the garlic.

Place the vegetables in a bowl with the garlic, soy sauce, water and sugar. Season well with pepper and toss to coat. Let the cabbage marinate for about 30 minutes.

Drain the cabbage but keep the juices from the marinade. Heat 1 tbsp oil in a wide pan or wok and fry the vegetables on high heat, stirring constantly for a few minutes.

Lower the heat and add the juices from the marinade to the pan. Cover and cook on medium heat, until the cabbage is soft, stirring from time to time. Add a bit of water if needed.

Serve hot with rice and other dishes if desired.