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mercredi 18 octobre 2017

Poêlée de riz et de quinoa à l'équatorienne (+ quelques photos de l'Equateur) // Ecuadorian rice and quinoa stir-fry (+ a few travel pictures from Ecuador)

L’autre jour, mon téléphone m’a affiché une notification me proposant de « revivre une journée » que j’avais immortalisée en photo il y a deux ans, et mise dans un album photo en ligne afin de pouvoir partager les clichés avec les autres personnes présentes ce jour-là. J’ai beau trouver cette intrusion de plus en plus visible de Google, Facebook and co dans nos vies privées, j’étais quand même contente de ce rappel, car les photos en questions étaient celles de mon voyage en Equateur. Cela fait donc deux ans que j’ai vécu cette incroyable aventure, deux semaines au sein de trois communautés kichwas, dans les Andes et en Amazonie, mon premier grand voyage hors d’Europe. J’ai encore de nombreux souvenirs très vifs de mon séjour, qui fut parsemé d’expériences plus extraordinaires les unes que les autres : voir la force de Coriolis s’inverser d’un côté et de l’autre de la ligne d’équateur, marcher dans les pâturages andins à plus de 3000m d’altitude, planter des tubercules locaux, tondre un mouton et récolter du quinoa, grimper à plus de 5000m d’altitude sur l’un des volcans les plus hauts du monde, faire de la pirogue et pénétrer dans la forêt amazonienne, … Et surtout, le sourire, l’hospitalité et la gentillesse de ceux qui nous ont accueillis, leur fierté de partager une part de leur culture et de leur savoir, tout cela me marquera à jamais.



Lorsque j’étais rentrée, j’avais prévu de partager tous ces beaux moments ici, mais force est de constater que de trier et retoucher plus de 1000 photos demande un temps et surtout une motivation que je n’ai pas encore trouvés (mais vous pouvez tout de même avoir un petit aperçu ici, avec une sélection de mes clichés préférés). J’avais également prévu de partager des recettes inspirées de plats que j’avais goûtés là bas, car j’adore découvrir les spécialités culinaires locales quand je voyage, et je m’efforce toujours de ramener ces nouvelles saveurs dans ma cuisine à mon retour (comme par exemple cette soupe aux pois cassés et légumes, rapportée de Cuba en mars dernier). J’ignore si je trouverai un jour l’énergie pour rédiger quelques posts sur mon voyage en Equateur (et également à Cuba…), mais en tout cas, en ce qui concerne la recette, j’ai aujourd’hui décidé de remédier à mon oubli en vous présentant une poêlée de riz et de quinoa adaptée d’un plat que j’avais dégusté là bas. 



Je me souviens parfaitement du cadre dans lequel il nous a été servi. C’était notre dernière journée au sein de la communauté de San Martin Alto, et le programme de la journée était chargé: tout d’abord, une visite du marché de Colta, en commençant par le marché aux animaux. J’avoue ne pas avoir été très enthousiaste à cette idée, craignant de voir des bêtes attachées, traînées de force vers des camions, peut-être même abattues dans un coin du marché, mais nous n’avons heureusement rien vu de tout ça. Les propriétaires des animaux (des moutons et des cochons) se tenaient à côté de ces derniers qui, bien que retenus par des cordes, étaient généralement très calmes. Il n’y avait donc aucune violence pratiquée sur les bêtes. C’était tout de même difficile pour moi de voir ce genre de scène, en sachant pertinemment quel était le sort final qui leur était réservé (bien que certains moutons fussent vendus uniquement pour leur laine), même si je garde en tête des images très fortes et très belles, comme cette femme vêtue de ses habits traditionnels et qui se tenait à côté du plus grand mouton que j’aie jamais vu, et qui a, malheureusement pour moi, refusé que je la prenne en photo (sentiment que je comprends parfaitement, je n’ai d’ailleurs pas insisté!).



Puis nous sommes passés au marché aux fruits et légumes, beaucoup plus supportable pour moi. Bananes, agrumes, poivrons, céréales et légumineuses, herbes aromatiques, et autres denrées qui m’étaient inconnues mêlaient leurs couleurs à celles des ponchos de leurs vendeurs, tous coiffés de ce petit chapeau typique de la région. Nous avons également traversé un marché d’artisanat, où des hommes fabriquaient des vêtements, penchés sur de vielles machines à coudre Singer à pédale.





Nous avons ensuite repris la route en direction du fameux volcan Chimborazo, dont la silhouette imposante ornait l’horizon. Nous avons alors entamé une mini randonnée, suivant un sentier qui serpentait et grimpait doucement à travers un paysage lunaire, rendu plus mystérieux encore par des voiles de brumes qui flottaient çà et là, masquant le sommet du volcan et charriant de temps à autre de minuscules flocons de neige. Bien que nous n’ayons que 300m de dénivelé à parcourir, ce fut une épreuve difficile car nous avions démarré notre ascension à 4700m, et les effets de l’altitude se faisaient fortement sentir, sauf, évidemment, pour notre guide qui nous a confié être déjà monté plusieurs fois jusqu’au sommet, situé à plus de 6000m. Les plus courageux (dont j’ai fait partie, après avoir longtemps hésité cependant, car j’étais déjà fatiguée par le trajet parcouru jusqu’à présent) pouvaient monter de 100m supplémentaires pour arriver à la limite d’ascension autorisée sans entraînement spécifique. Nous sommes ensuite redescendus jusqu’à notre minibus, et je peux vous dire qu’à ce stade de la journée, j’étais véritablement affamée. J’ai donc accueilli avec joie l’assiette qu’on me tendait, remplie de cette fameuse poêlée de quinoa et de riz agrémentée d’oignon, de carotte, de petits pois, et de petits morceaux de poulet (bien que végétarienne à l’époque, j’avais fait le choix d’accepter sans réserve la nourriture qui me serait proposée sur place, sachant que je me trouverais dans un pays moins aisé que le mien où la viande constitue encore une part importante de l’alimentation. J’ignore cependant si je prendrais la même décision aujourd’hui.)


C’était sans compter sur le casse-*** du voyage (il y en a toujours un dans les groupes de voyages organisés, et je vous jure que cette fois-ci, c’était pas moi!) qui a décrété qu’on n’allait quand même pas manger dans le minibus, que ça allait sentir et que ce serait mieux de rester dehors. Au vu du froid qui régnait à 4700m, l’opération semblait un peu compromise, alors nous avons remballé le pique-nique sans avoir pu en avaler la moindre bouchée, et nous avons repris la route, redescendant le volcan vers notre prochaine étape, où la température serait plus clémente. Je ne sais pas combien de temps nous avons roulé, probablement pas plus d’une heure, mais j’étais à l’agonie tellement j’avais faim, et les derniers mètres parcourus en cahotant sur un sentier au milieu des champs m’ont paru interminables. Quand nous nous sommes enfin arrêtés, nous étions entourés de pâturages et d’alpagas, mais surtout d’une brume humide qui nous glaçait jusqu’aux os et qui nous a contraints à… nous replier dans le minibus pour manger. Voilà. Autant vous dire qu’après tout ça, cette poêlée de quinoa, qui était encore chaude par je ne sais quel miracle, m’a semblé être le meilleur repas de ma vie!




La recette que je vous présente aujourd’hui est une très légère adaptation de ce plat, reconstituée à partir des notes que m’a donné notre guide. J’ai bien entendu supprimé le poulet, que j’ai remplacé par des champignons, mais vous pouvez aussi y mettre du tofu ou du seitan émietté à la place. J’ai également ajouté une petite pincée de curcuma pour colorer le plat en jaune afin de le rapprocher visuellement de l’original, mais j’ignore ce qui lui donnait alors cette teinte (peut-être l’oignon ?). Je ne suis pas sûre de faire les choses tout à fait correctement car certains passages ne sont pas très clairs, mais en tout cas le résultat reste délicieux et me ramène deux ans en arrière dès la première bouchée. J'espère que cet article mi-culinaire, mi-voyage vous aura plu, en tout cas moi je suis heureuse de m'être replongée dans ces beaux souvenirs!





Poêlée de riz et de quinoa comme en Equateur {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 verre (20cl) de riz (environ 120 g)
- 1 verre (20cl) de quinoa (environ 120g)
- 5 ou 6 champignons de Paris de taille moyenne
- 1 oignon rouge ou jaune
- 1 carotte
- 100 g de petits pois, frais ou surgelés
- 1 pincée de curcuma
- huile végétale
- sel

Nettoyez l'oignon pour en retirer la terre et coupez la base pour retirer les racines. Coupez-le en deux sans le peler (retirez au besoin la première feuille externe si elle est très sale ou abîmée). Pelez la carotte et coupez-la en petits dés d'environ 5mm de côté. Détaillez les champignons en tranches. Rincez le quinoa et égouttez bien.

Portez une casserole d'eau à ébullition et blanchissez les carottes et les petits pois pendant 10 minutes. Retirez à l'aide d'une écumoire et réservez. Conservez l'eau chaude pour la cuisson du riz et du quinoa.

Placez le riz dans une casserole avec deux fois son volume d'eau (réutilisez l'eau de cuisson des petites pois et carottes) et un demi-oignon. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 10 minutes à couvert, à petite bouillons. Le riz doit avoir absorbé tout le liquide. Réservez l'oignon et le riz cuit.

Répétez l'opération pour le quinoa, mais avec 2 à 3 fois son volume d'eau. (Je suppose qu'il est aussi possible de faire cuire tous les aliments en même temps dans une seule casserole, pour un gain de temps et de vaisselle).

Récupérez les deux moitiés d'oignon qui ont cuit avec le riz et le quinoa, pelez-les et détaillez-les en lanières.

Faites chauffer de l'huile dans une grande poêle. Faites-y revenir à feu moyen l'oignon, la carotte (si cuite à part) et les champignons avec une pincée de sel et de curcuma, pendant une dizaine de minutes. Les légumes doivent être tendres et les champignons doivent avoir réduit.

Ajoutez le riz, le quinoa et les petits pois et mélangez bien pour tout incorporer. Faites revenir pendant quelques minutes, en remuant régulièrement, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient chauds et servez.



This dish is inspired by a rice and quinoa stir fry I had during my trip in Ecuador 2 years ago. On that day, we visited a market, then hiked on one of the highest volcano on Earth. When lunch time arrived, I was starving and this quinoa stir fried was happily welcomed in my belly. I loved it so much that I asked our guide for the recipe. It was originally made with chicken, but since I don't eat meat anymore, I used mushrooms instead. I also added a pinch of turmeric because the original dish somewhat had a yellowish colour. I am not sure my recipe is done properly as the notes that my guide gave me aren't very clear, but it is still very good and reminds me of that amazing day!


Ecuadorian quinoa and rice stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 cup uncooked rice (120g)
- 1 cup uncooked quinoa (120g)
- 1 cup fresh or frozen green peas (100g)
- 1 red or yellow onion
- 1 carrot, peeled and diced
- 5-6 medium button mushrooms, cleaned and sliced
- 1 pinch turmeric
- vegetable oil
- salt

Brush the onion to remove the dirt. Cut off its root and slice in half, keeping the skin on (you can remove the external layer of skin if it's dirty or damaged). Clean and slice the mushrooms. Peel the carrot and chop it in 1/2-inch (5mm) pieces. Rince and drain the quinoa.

Bring a pot of water to boil and blanch the carrots and peas for 10 min. Remove with a slotted spoon and reserve the cooking water for cooking the rice and quinoa.

Place the rice and one half of the onion (skin on) in a pot and add 2cups of water. Bring to a boil, the lower the heat and cover. Cook for 10 minutes. The rice should have absorbed all the water. Reserve the cooked rice and onion and repeat with the quinoa, this time using 2 to 3 cups water. Alternatively, you could cook all the ingredients (carrots, peas, rice and quinoa) together to save time.

Pick the cooked onion from the rice and quinoa, peel and slice it.

Heat 1 tbsp oil in a large pan, add the onion, mushrooms and carrots (if cooked separately) and fry for 10 minutes on medium heat with a pinch of salt and turmeric. Add the cooked rice, quinoa and peas and stir well. Cook a few more minutes, stirring often so that it doesn't stick to the bottom of the pan and serve hot.

mercredi 11 octobre 2017

Steaks de quinoa façon chorizo // Chorizo-flavoured quinoa burgers

Vous savez quoi? Je n'ai jamais autant mangé de burgers que depuis que je suis végéta*ienne! Qui a dit que la cuisine végane était synonyme de privations? Il faut dire que je n'ai jamais vraiment aimé les steaks hachés (surtout s'ils étaient saignants!), et que je ne suis pas non plus une grande amatrice de fromage, alors forcément, les possibilités étaient assez limitées et les burgers n'exerçaient pas un attrait formidable sur moi... Mais depuis que je fais des burgers végé, je ne peux plus m'en passer! Il y a tellement de combinaisons de saveurs possibles pour le steak, entre les légumineuses, les céréales, le tofu/tempeh, et les légumes, et tellement de variantes d'assaisonnements, qu'il est impossible de se lasser, il y a toujours un nouveau burger à tester ou à inventer!


Pour celui-ci, je me suis inspirée d'une recette de chorizo végétal absolument bluffante de Sébastien Kardinal (dans le livre Ma petite boucherie végane aux Editions La Plage). L'assaisonnement est d'une justesse incroyable, on retrouve vraiment les saveurs du chorizo, et j'ai donc voulu réaliser des burgers avec ce profil aromatique si particulier. J'ai donc fait cuire mon quinoa dans un liquide de cuisson parfumé avec du poivron rouge et des épices, et j'y ai ajouté des oignons et des champignons parce que c'est trop bon ^^ Pour avoir vraiment le goût si typique de cette charcuterie espagnole, il faut une variété de piment fumé bien particulière, le piment de la Véra. J'en ai trouvé dans une boutique Dille et Kamille à Amsterdam (j'ignorais alors ce que c'était, je cherchais simplement du paprika fumé!), mais depuis j'ai vu les mêmes boîtes dans un magasin Grand Frais. Vous pouvez sans doute en trouver aussi en ligne ou dans des épiceries spécialisées, ou sinon le remplacer par un autre type de piment ou de paprika fumé. Pour la garniture, outre les incontournables salade-tomate-oignon qui accompagnent souvent mes burgers (enfin, quand la tomate est en saison du moins), j'ai opté pour des lanières de courgette grillées, là aussi inspirée par Sébastien Kardinal qui avait fait la démonstration d'une recette de risotto courgette-chorizo au Veggie World, association qui m'avait alors tapé dans l'oeil et que je m'étais promis d'essayer.  Mais vous pouvez bien évidemment y mettre toutes les autres garnitures qui vous font envie! Pour la sauce, j'ai utilisé de la sauce barbecue car j'en avais sous la main, mais là aussi vous êtes libres de choisir celle qui vous plaît!


Au final, ça donne un burger délicieux et bien parfumé, même si pas très facile à manger, entre les tomates qui cherchent à se faire la malle à chaque bouchée (vous aussi vous avez le sketch Gad Elmaleh sur le blond et les sandwiches en tête? ^^), les lanières de courgettes qui viennent d'un coup en bouche, et le steak qui s'écrase dans le bun, mais bon, avouez qu'un burger qui ne coule pas partout sur les doigts, c'est moins bon, non? ;)


Steaks de quinoa façon chorizo {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 6 steaks :
- 120 g de quinoa cru
- 1 gros poivron rouge
- 1 cc de piment de la Vera (ou de paprika fumé)
- 1/2 cc de cumin
- 1/2 cc de feuilles de thym séché
- 1 cs de sauce soja (à remplacer par 1/2 cc de sel pour une version sans soja)
- 1 cs d'huile d'olive
- 700 ml d'eau ou de bouillon de légumes
- 1 oignon rouge ou blanc
- 5 ou 6 beaux champignons de Paris frais (ou 10 à 12 petits)
- si besoin : farine de pois chiches, ou fécule, polenta, flocons d'avoine
- huile d'olive
- sel, poivre au goût

Préchauffez le four à 200°C. Faites-y rôtir le poivron jusqu'à ce qu'il soit tendre et que la peau soit noircie par endroits. Vous pouvez également le cuire au barbecue ou au-dessus d'une flamme. Placez -le dans un tuperware ou un sac de congélation et fermez hermétiquement. Laissez refroidir.

Une fois le poivron tiédi, pelez-le (la peau doit se détacher toute seule) et retirez les graines et le pédoncule. Mixez-le avec l'eau (ou le bouillon), la cs d'huile d'olive, le piment, le cumin, le thym et la sauce soja (ou le sel) jusqu'à obtenir une consistance bien fluide. Hors saison, vous pouvez aussi utiliser du poivron rouge grillé en conserve.

Mettez le quinoa dans un saladier ou une grande casserole et versez de l'eau par dessus. Frottez bien le quinoa pour le nettoyer, puis égouttez. Répétez l'opération deux fois.

Dans une casserole, mélangez le quinoa rincé et le coulis de poivron. Portez à ébullition, puis cuisez à couvert à petits bouillons pendant 10 minutes, ou jusqu'à ce que le quinoa ait absorbé tout le liquide. Egrainez à l'aide d'une fourchette et laissez reposer 5 minutes hors du feu à couvert.

Pendant que le quinoa cuit, émincez grossièrement l'oignon et les champignons. Faites revenir à feu vif dans un peu d'huile d'olive et avec une pincée de sel, jusqu'à ce que les champignons aient réduit de moitié. Ajoutez le contenu de la poêle au quinoa cuit et rectifiez l'assaisonnement. Le mélange doit être assez collant et doit pouvoir se tenir lorsqu'on le presse dans la main. Si ce n'est pas le cas, ajoutez de la farine de pois chiches (ou autre agent absorbant ; fécule, flocons d'avoine, polenta, ...) jusqu'à obtenir la consistance désirée.

Huilez légèrement vos mains et formez des galettes de la taille d'un steak. Déposez sur une plaque de four recouverte de papier cuisson. Enfournez pour 15 minutes à 180°C, en retournant délicatement à mi-cuisson.

Les steaks peuvent se congeler avant ou après cuisson et se réchauffent au four, avec ou sans décongélation préalable.

Servir dans des pains à burger accompagné de garnitures et de sauces de votre choix (ici : sauce barbecue, mâche, tomate, oignon rouge, lamelles de courgette grillée).


Chorizo-flavoured quinoa burgers {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Makes 6 :
- 120 g (1 cup) uncooked quinoa, thoroughly rinsed
- 1 large red pepperbell
- 1 tsp de la Vera chili (or smoked paprika)
- 1/2 tsp ground cumin
- 1/2 tsp dried thyme
- 1 tbs olive oil
- 1 tbsp soy sauce (or use 1/2 tsp salt for a soy-free version)
- 700 ml (3 cups) water or vegetable broth
- 1 red or yellow onion
- 5 or 6 medium button mushrooms (or 10 to 12 small ones)
- if needed : chickpea flour, or starch, oat flakes, polenta, breadcrumbs, ...
- salt and pepper to taste
- olive oil

Preheat the oven to 200°C (390F) and roast the pepper until soft and blakened. Alternatively, you can cook it on a grill or above a flame. Place in a airtight box or ziplock bag and let cool.

When cool enough to handle, peel (the skin should come off easily) and remove the stem and seeds.

Place in a blender with the chili powder (or paprika), cumin, thyme, 1 tsp olive oil, soy sauce (or salt) and the water (or broth). Blend until smooth.

Place the rinced quinoa in a pot with the pepper and spices blend. Brig to a boil, then cover and simmer for 10 minutes, or until all the liquid has been absorbed. Fluff with a fork and let rest for 5 minutes, covered.

In the meantime, chop coarsely the onion and mushroom. Cook on medium heat in a bit of olive oil and with a pinch of salt, until the mushrooms have shrunken by half. Add to the cooked quinoa and adjust seasoning. The quinoa mixture should be sticky enough to be formed into patties. If not, add chickpea flour (or any thickening ingredient such as oat flakes, polenta, starch, ...) until you get the desired consistency.

Lightly oil your hand and form 6 patties. Place on a lined baking sheet and cook for 15 minutes at  180°C (350F), flipping delicately halfway.

The burgers can be frozen before or after baking, and defrosted in a hot oven, with or without thawing.

Serve between buns with your choice of toppings and sauce (here I used barbecue sauce, lamb's lettuce, tomatoes and red onion slices, and grilled zucchini ribbons).


mercredi 10 mai 2017

Poêlée de quinoa à la marocaine // Morrocan quinoa stir-fry


Aujourd’hui marque la moitié Défi Végane 21 jours, et ces dix premières journées m’ont permis de réaliser à quel point cuisiner végétalien était devenu facile pour moi (si vous voulez voir mon menu de la semaine passée, allez faire un tour sur mon Instagram). Il faut dire que cela fait maintenant deux ans que j’ai amorcé un virage vers une cuisine toujours plus végétale, après cinq ans de flexitarisme de plus en plus pauvre en protéines animales. Comme je le disais dans mon dernier article, j’ai quasiment éliminé de ma cuisine les produits laitiers, à part dans les rares préparations industrielles que l’on consomme, mais je m’efforce de les traquer et d’opter pour des options végétaliennes à la place. En revanche, je mange encore des œufs, même si là aussi je m’en passe de plus en plus, surtout en pâtisserie. Je n’ai pas encore testé les omelettes ou les brouillades végétales mais je compte bien en faire d’ici la fin du défi. J’avoue avoir plus du mal à résister à un œuf au plat ou mollet avec son jaune bien coulant (mais la semaine dernière j’ai tout de même réalisé un bibimbap coréen sans œuf et c’était tout aussi délicieux !).
C’est lorsque je suis à l’extérieur que ça se complique… En province, les restaurants offrant des options végétaliennes hors salade composée et assiette de frites sont tout de même assez rares. Et quand je mange chez des amis, même si ceux-ci acceptent sans aucun problème que je ne mange pas de viande et me préparent souvent des options végétariennes (même si je dois régulièrement expliquer que non, le poisson, c’est pas végétarien. C’est AUSSI un animal mort hein), il reste tout de même difficile pour eux de cuisiner végétalien. C’est ainsi que j’ai fait un mini-écart le weekend dernier, en allant prendre l’apéro chez un pote. Pourtant plein de bonnes intentions, il avait acheté de quoi manger pour moi, mais malheureusement il avait choisi des olives aux anchois par inadvertance, le houmous contenait du fromage blanc (WTF ?) et les tortillas de maïs du lactose et des protéines de lait (eeuh, sérieusement les gars ?... Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer cette foutue manie qu’on les industriels de fourrer des dérivés de lait un peu partout ?...), quant au tzatziki, l’un des ingrédients principaux est évidemment le yaourt. Le pauvre était totalement dépité alors quand il m’a servi une verrine de gaspacho courgette-basilic maison, je n’ai pas osé lui dire que le pesto qu’il avait mis dedans n’était pas végane non plus (puis de toute façon quand il m’a donné les ingrédients j’avais déjà englouti la moitié du truc…).
Je comprends tout à fait que cuisiner végétalien puisse être déstabilisant au début, surtout quand on a grandi dans une tradition culinaire qui utilise beaucoup la viande et les produits laitiers comme c’est le cas en France. Les substituts existent, mais de manière générale il faut s’inculquer de nouvelles habitudes alimentaires et culinaires. Cependant, il serait faux de croire que la cuisine végétalienne est complexe et remplie de produits bizarres tels que tofu et fromage de cajou. C’est d’ailleurs une question qui est revenue plusieurs fois sur le groupe Facebook du défi : est-il possible de manger végane, local et de saison, avec des recettes simples et sans utiliser d’ingrédients hors du commun ? J’ai plusieurs fois répondu un franc « OUI », sans vraiment donner d’exemples (et tombant ainsi dans l’écueil du « dire pourquoi mais pas comment » mentionné dans cet excellent article d’Antigone XXI), alors aujourd’hui je me rattrape avec cette recette, née d’une improvisation un jour de flemme culinaire, et qui regroupe tous les critères demandés. Vous allez peut-être me dire : « Attends, t’es bien gentille, mais ton quinoa là, il vient pas du Pérou ? ». Eh bien non, on trouve maintenant du quinoa français en magasin bio, et en vrac qui plus est ! Ceci dit,  je dois avouer que je reste tout de même partagée entre un choix local (donc à empreinte carbone réduite) ou un choix éthique (car le quinoa andin fait vivre des communautés d’agriculteurs là bas, comme j’ai pu le voir durant mon voyage en Equateur). Si vous n’avez pas la chance de trouver du quinoa local (ou que vous n’aimez pas ça, c’est votre droit ;), vous pouvez le remplacer par du boulgour de blé ou d’épeautre, du millet, de l’orge mondé (« Ah non mais tu vois que tu nous sors des ingrédients bio-bizarres au final ! ». Bah écoutez, vous pouvez aussi le tenter avec des coquillettes hein ^^) ou pourquoi pas des lentilles, pensez juste à modifier la quantité d’eau en conséquence. Et c’est la grande force de ce plat : il est adaptable  selon ce que vous avez au frigo. Vous pouvez donc changer de céréale (que vous pouvez d’ailleurs ajouter déjà cuite aux légumes, si vous avez des restes. Dans ce cas supprimez évidemment le bouillon !), mais aussi remplacer ou ajouter des légumes selon la saison. Fèves, navets nouveaux ou épinards au printemps, courgette, poivrons et aubergines en été, butternut, potimarron ou patate douce en automne et hiver, à vous de choisir ! Pour les fruits secs, là aussi vous avez l’embarras du choix : les raisins secs peuvent être remplacés par de l’abricot sec en dés, des amandes ou des pistaches hachées. Enfin, je vous propose trois assaisonnements différents : un « basique » avec un mélange d’épices, auquel vous pouvez ajouter soit du citron confit au sel, soit de la tomate (et de la harissa si vous le souhaitez). Et bien sûr, à vous de choisir les herbes fraîches à rajouter au moment du service : menthe, persil plat, ou coriandre. Bref, vous avez compris, en mai, faites ce qu’il vous plait !
Poêlée de quinoa à la marocaine {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4 personnes en accompagnement) :
- 1 verre (20 cl) de quinoa (ou autre céréale de votre choix : boulgour, millet, orge mondé, ou même des lentilles vertes ou blondes)
- 2 verres (40 cl) de bouillon de légumes (ajustez la quantité d’eau si vous choisissez une autre céréale)
- 1 oignon jaune
- 1 grosse gousse d’ail
- 4 carottes (ou autre légume au choix, voir notes en fin de recette)
- une dizaine de petits champignons de Paris (ou autre légume au choix, voir notes en fin de recette)
- 2 cs de raisins secs (ou d’abricots secs en dés, d’amandes ou de pistaches hachées, ou un mélange)
- 2 cc de cumin en poudre
- 2 cc de paprika
- ½ cc de coriandre en poudre
- ¼ cc de cannelle en poudre
- ¼ cc de noix de muscade en poudre
- 1 cs d’écorce de citron confit au sel, finement émincée OU 1 cs de concentré de tomates (optionnel)
- harissa au goût (optionnel)
- sel, poivre au goût
- huile végétale
- pour servir : herbes fraîches ciselées au choix : persil, menthe ou coriandre

Éplucher l’ail et l’oignon, ainsi que les carottes si elles ne sont pas bio (si elles le sont, il suffit de les rincer pour éliminer la terre, et éventuellement de les gratter avec un couteau pour enlever les petites racines). Frotter les champignons de paris avec un torchon sec pour éliminer la terre, couper la base si besoin. Rincer abondamment le quinoa à l’eau froide en frottant bien pour le débarrasser de son amertume.
Dégermer et émincer finement l’ail. Couper l’oignon en lamelles, et les carottes et les champignons en lamelles de 2 à 3 mm de large.
Faire chauffer 2 cs d’huile végétale dans une poêle. Ajouter l’ail, l’oignon, les carottes et les champignons et faire revenir une quinzaine de minutes à feu moyen, jusqu’à ce que les carottes soient tendres et l’oignon translucide et un peu doré.
Ajouter les épices (cumin, paprika, coriandre moulue, cannelle et muscade) et bien mélanger. Cuire quelques minutes puis ajouter le quinoa, bien mélanger et cuire une minute supplémentaire à feu vif.
Verser le bouillon (et le concentré de tomates si utilisé, en le diluant bien) et les raisins ou les abricots secs (attention, pas les amandes ou pistaches hachées !) et porter à ébullition. Laisser cuire à petits bouillons pendant une dizaine de minutes, en remuant de temps en temps pour ne pas que ça accroche, jusqu’à ce que le quinoa ait absorbé tout le liquide. Le quinoa doit être cuit, si ce n’est pas le cas ajouter de l’eau et poursuivre la cuisson. En fin de cuisson, ajouter le citron confit, la harissa et les amandes ou pistaches hachées (si utilisés) et bien mélanger.
Saler, poivrer, et ajouter de la harissa au goût. Mélanger les herbes fraîches hors du feu et servir.
Notes : il est possible d’utiliser un reste de céréale déjà cuites (c’est en réalité ce que j’ai fait quand j’ai préparé le plat présenté en photo). Dans ce cas, bien faire revenir les légumes, et quand ils sont tendres, ajouter les épices puis la céréale cuite et bien mélanger pour imprégner d’épices. Ne pas utiliser de bouillon, mais diluer le concentré de tomates (si utilisé) dans un peu d’eau avant de l’ajouter. Les carottes et les champignons peuvent être remplacés par des fèves, des rondelles de navet nouveau, des lamelles de fenouil, des épinards ou des fanes de blettes hachés (à rajouter après les autres légumes, et à poêler quelques minutes seulement), des cottes de blettes en tronçons, des rondelles de courgettes, des dés d’aubergine, des lamelles de poivron, des dés de patate douce, courge butternut ou potimarron, ...


Morrocan quinoa stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 2 as a main (or 4 as a side dish) :
- 1 cup uncooked quinoa (or any other grain of choice : wheat or spelt bulgur, millet, pearled couscous, or even green of black lentils)
- 2 cups vegetable broth (adjust the quantity according to the chosen grain or pulse)
- 1 yellow onion
- 1 big garlic clove
- 4 carrots (or another vegetable of choice, see notes at the end of the recipe)
- a dozen small button mushrooms (or another vegetable of choice, see notes at the end of the recipe)
- 2 tbsp raisins (or diced dried figs or apricots, or chopped almonds or pistachios, or a mix of all of them)
- 2 tsp groud cumin
- 2 tsp paprika
- 1/2 tsp ground coriander
- 1/4 tsp cinnamon
- 1/4 tsp ground nutmeg
- 1 tbsp chopped preserved lemon OR 1 tbsp tomato paste (optional)
- harissa, to taste (optional)
- salt, pepper
- olive oil
- to serve : chopped fresh herbs such as mint, parsley, cilantro, chives

Peel the onion and garlic, as well as the carrots if they aren't organic (if they are, just give them a good rince to remove any dirt and slightly rub them with a knife to remove the small roots). Rub the mushrooms with a clean and dry cloth to remove any dirt, cutting the dirty base as needed. Thoroughly rince the quinoa, rubbing it well in your hands to remove its bitterness.

Mince the garlic. Slice the onion, carrots and mushrooms in 2 to 3 mm thick pieces.

Heat 2 tbsp olive oil in a pan. Add the garlic, onion, carrots and mushrooms and cook on medium heat for 15 minutes, or until the carrots are tender and the onion soft and slightly golden.

Add the spices (cumin, paprika, coriandre, cinnamon, nutmeg) and stir well. Cook a few minutes then add the quinoa, toss well to coat and cook 1 minute on high heat.

Add the vegetable broth (and tomato paste if using, stirring well to incorporate), the raisins or figs or apricots (but not the almonds or pistachios!) and bring to a boil. Simmer uncovered for 10 minutes, or until the grain/pulse is cooked, stirring from time to time so it doesn't stick to the pan. The quinoa should have absobed all the water and be cooked after 10 minutes, but if it's not the case, add more water and continue cooking. When cooked, add the preserved lemons, harissa, almonds or pistachios if using.

Fluff with a fork and serve with chopped fresh herbs.


Note : you can use some leftovers of cooked grains to make this dish (this is actually what I did for the pictured dish here). In this case, cook throughly the vegetables, add the spices and when fragrant, add the cooked grain and toss well to coat with the spices. Don't use any broth, but if you want to add tomato paste, dilute it in a bit of water and add to the pan. Carrots and mushrooms can be replaced with almost any vegetable you have on hand : fava beans, chopped green beans, sliced tunips or pasnips, chopped fennel, diced celery or eggplant or sweet potato or any winter squash, sliced zucchini or summer squash or bell peppers, chard stems, greens such as spinach, kale, chard leaves (to be added just before the spices and cooked quickly until just wilted), ...

jeudi 27 octobre 2016

Salade arc-en-ciel d'automne // Rainbow autumn salad

L'automne étend progressivement son emprise sur moi. J'ai ressorti mon plaid en alpaga ramené de notre voyage en Équateur l'an dernier et je m'enroule consciencieusement dedans lors de nos soirées séries ou lecture, un bol de châtaignes grillées à portée de main. Les défis broderie frenchie d'Artesane ont réveillé mon goût pour ce loisir, que je n'avais pas pratiqué depuis mon adolescence (oui oui, j'ai passé des heures à faire du point de croix quand j'étais plus jeune!) et mon canapé s'émaille de petits bouts de fil multicolores, témoins de la lente avancée de mes ouvrages (pas facile de broder ET de lire des sous-titres en même temps...). Et comme tous les ans à la même période, mes envies de tricot se réveillent et je commence à chercher le projet qui m'occupera jusqu'au printemps 2018. Oui, parce que je me connais hein, je suis loin d'avoir hérité de la dextérité de ma mamie. J'ai bien tenté d'apprendre sa technique pour ne pas lâcher les aiguilles mais je n'y arrive définitivement pas et je tricote aussi vite qu'un koala neurasthénique. En général, je commence un projet en automne, en espérant l'avoir fini pour l'hiver, et puis quand le printemps est là, j'en suis à peine à la moitié. Souvent, c'est aussi parce qu'en bonne insatisfaite chronique du tricot, j'ai tout défait en milieu d'ouvrage parce que je n'étais pas contente du résultat (je sais, j'accumule...)
 

En fait, j'ai un problème avec les pulls : je n'aime pas en porter. Très peu d'entre eux ont trouvé grâce à mes yeux. (Là, c'est le moment où ma maman soupire et se dit qu'il faut pas s'étonner si je suis toujours enrhumée après ça! Oui maman, je sais ;) Je n'ai aucun souci avec les gilets, mais les pulls, c'est vraiment pas mon truc, soit j'ai l'impression d'étouffer dedans quand l'encolure est haute, soit je ne sais pas comment gérer la superposition avec mes T-shirts quand elle est basse, ou bien je me sens comme un sac à patates dans les modèles oversize. C'est d'ailleurs pour cette dernière raison que mon projet tricot de l'hiver 2015 est encore en cours. Il s'agissait d'un pull We Are Knitters qui, une fois assemblé et porté, me faisait ressembler au bonhome Michelin, mais en jaune. J'ai tout démonté, défait l'avant que j'ai voulu retricoter en deux morceaux pour faire un gilet. Je suis évidemment tombée en panne de laine à 7 rangées de la fin et au prix d'une pelote, j'ai longtemps hésité à en racheter une juste pour ça. Chose que je me suis enfin décidée à faire il y a quelques semaines, reste à savoir maintenant si la version gilet résoudra le problème de l'effet bibendum... Je crois que je devrais me limiter à tricoter des écharpes et des bonnets, je m'éviterais beaucoup de problèmes! (Mais bien entendu, en bonne tête de mule que je suis, je lorgne dangereusement vers ce modèle de pull... On en reparlera en avril 2022, quand je serai venue à bout de la dentelle sur l'avant...)



Enfin bref, vous l'avez compris, je rentre dans ma période cocooning. En cuisine en revanche, je résiste encore un peu aux appels du pied de la saison, mais pas pour longtemps. Hier soir, nous sommes allés ramasser les tout derniers poivrons, courgettes et aubergines de la saison avant que la cueillette où on se ravitaille en légumes ne ferme jusqu'au printemps prochain (et clairement, on a craqué notre slip!). Après ça, le quatuor courges-poireaux-brocolis-patates douces envahira mes assiettes pour les 5 prochains mois, et mes repas seront une succession de soupes, risotto, et autres plats réconfortants de saison. En attendant, je vous propose une recette de salade, plat qui n'est pas incompatible avec la fin de l'été, puisque tout mélange de céréales et de légumes porte ce nom chez moi. Ainsi, l'automne apporte son lot de salades tièdes, auxquelles les légumes racine rôtis apportent saveur et fondant. Et qui sait si l'hiver ne sera pas aussi doux qu'il ne l'a été l'an dernier?

Je m'égare encore une fois, ce post est décidément plein de digressions... Car la salade que je vous présente aujourd'hui n'est ni tiède, ni garnie de légumes rôtis, mais bien froide, à base de quinoa et de betteraves multicolores. Un mélange réjouissant, aussi bien pour les yeux que pour le palais, et qui trouvera sa place aussi bien dans le pique-nique de la dernière rando de la saison que sur une table de fêtes (ça y est, le mot est lâché! Je pensais à Halloween évidemment ;)



Salade arc-en-ciel d'automne {vegan, sans gluten, sans soja}
Pour 2 à 4 personnes :
- 1 verre (20 cl) de quinoa cru
- 1 petite betterave jaune
- 1 petite betterave Chioggia
- 1 carotte
- roquette ou jeunes pousses/graines germées au choix (ici j'ai utilisé des graines de tournesol germées mais je trouve qu'elles ont un goût d'herbe pas des plus agréables... Donc ce n'est pas vraiment ce que je conseillerais mais bon, tous les goûts sont dans la nature!)
- une petite poignée de noisettes (ou noix de Grenoble ou de pécan)
- 1 petite pomme à chair ferme, en option (j'ai une préférence pour le goût acidulé de la Granny Smith, mais là aussi faites votre choix comme des grands ;)
- 1 cc de moutarde de Dijon
- 1 cc de sirop d'érable
- 1,5 cs de vinaigre de cidre
- 3 cs d'huile de noisette
- 1 pincée d'ail semoule
- ciboulette ou aneth haché, au goût
- sel et poivre, au goût

Placez le quinoa dans un saladier avec un peu d'eau et frottez le bien pour le nettoyer et enlever l'amertume. Égouttez et répétez l'opération deux ou trois fois.

Placez le quinoa rincé dans une casserole avec deux fois son volume d'eau, portez à ébullition puis baissez le feu, couvrez et laissez cuire 10 min. Le quinoa doit avoir absorbé toute son eau, être translucide, mais toujours croquant sous la dent. Laissez refroidir.

Pelez les betteraves, la carotte et la pomme si elles ne sont pas bio. Si elles le sont, vous pouvez les râper avec la peau, en ayant bien frotté les betteraves et la carotte pour éliminer toute trace de terre.
Rapez les légumes et la pomme avec une râpe à gros trous.

Faites torréfier les noisettes quelques minutes, dans une poêle chaude et sans matière grasse. Concassez-les grossièrement.

Mélangez tous les ingrédients de la vinaigrette (huile, vinaigre, sirop d'érable et moutarde, ail semoule, ciboulette ou aneth et sel et poivre au goût). Remuez bien pour obtenir une sauce homogène.

Mélangez le quinoa refroidi, les légumes râpés, la salade ou les graines germées et les noisettes concassées. Assaisonnez avec la vinaigrette juste avant de servir.


Rainbow autumn salad {vegan, gluten-free, soy-free}
Serves 2 to 4 :
- 1 cup uncooked quinoa
- 1 small yellow beetroot
- 1 small chioggia beetroot
- 1 carrot
- arugula or baby spinach or microgreens of your choice (here I used sunflower sprouts but I don't relly like their grass-y taste, so I won't use them again)
- a small handful hazelnuts (or walnuts, or pecans)
- 1 small firm apple, optional (I like the tart taste of the Ganny Smith kind but choose whatever sort you like!)
- 1 tsp Dijon mustard
- 1 tsp maple syrup
- 1,5 tbsp apple cider vinegar
- 3 tbsp hazenut oil
- chopped chives or dill, to taste
- salt and pepper, to taste

Place the quinoa in a large bowl with a bit of water and rub between your palms to clean and remove bitterness. Drain and repeat 2 or 3 times as needed.

Place the drained quinoa in a pot and cover with 2 cups water. Bring to a boil, then lower the heat and cook covered for 10 min. The quinoa must have absorbed all its water, be slightly transluscent but still with a bite. Fluff with a fork and let cool.

If your vegetables and apple are not organic, peel them. If they are, you ca leave the skin on but make sure that the carrots and beets have been properly scrubbed to remove all the dirt. Grate the vegetables and apple with a coarse grater.

Toast the hazelnuts for a few minutes in a hot pan, without adding oil, until browned and fragrant. Chop coarsely.

Mix all the dressing ingredients (oil, vinegar, mustard, maple syrup, chooped chives/dill, salt and pepper) and whisk until you get an homogenous sauce.

Combine the cooled quinoa, grated veggetables, toasted nuts and greens/sprouts. Season with the vinegrette just before serving.

jeudi 16 juin 2016

Salade de quinoa, courgette, pois chiches et persil // Simple quinoa, zucchini, parsley and chickpea salad

EDIT DU 02/06/2020 : je suis actuellement en train de véganiser toutes les recettes de mon blog. Les photos de cet article sont celles de l'ancienne recette qui contenait des œufs et que j'ai remplacés par des pois chiches. Elles seront mises à jour prochainement.

En ce moment, comme tout le monde ou presque (oui les Bretons et votre soleil radieux ces derniers temps, c'est à vous que je parle !), je doute sérieusement de voir l'été arriver un jour. Ou déjà le printemps en fait, ça serait pas mal. Je m'obstine tout de même à faire des salades et à me croire en pique-nique (j'envisage de m'installer sur mon tapis de salon, de mettre une bande son façon chants d'oiseau et de me croire très fort dans un parc -les allergies en moins). Un peu de méthode Coué, ça ne fait pas de mal hein? Bon, et puis il faut dire que c'est quand même bien pratique les salades, ça règle rapidement la question du repas, surtout avec celle-ci qui se prépare en deux temps, trois mouvements!







Salade de quinoa, courgette, pois chiches et persil {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour deux personnes :
- 60 g de quinoa (environ un verre de 20 cl)
- 1 courgette
- 100 g de pois chiches cuits
- un petit bouquet de persil
- un trait de jus de citron
Sauce :
- 1/2 cs de moutarde de Dijon
- 2 cs de vinaigre de cidre
- 5 cs d'huile d'olive
- 1 pincée d'aneth séché
- sel, poivre au goût

Rincez soigneusement le quinoa, placez le dans une casserole (ou un cuiseur à riz) avec deux fois son volume d'eau et faites cuire à couvert pendant 10 minutes, jusqu'à ce que toute l'eau ait été absorbée qu'il soit translucide mais encore croquant. Égrainez à la fourchette et laissez refroidir.

Détaillez la courgette en dés d'environ 1 cm de côté et faites-les dorer dans une poêle à feu moyen vif avec un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Réservez. Vous pouvez aussi la faire rôtir au four enrobée d'un peu d'huile.

Hachez grossièrement le persil. Mélangez tous les ingrédients de la vinaigrette pour obtenir une sauce homogène.

Dans un saladier, versez le quinoa, les pois chiches, la courgette et le persil. Assaisonnez généreusement (environ 2/3 de la vinaigrette) et mélangez bien. Si possible, laissez reposer au moins 30 minutes pour bien imprégner le quinoa avec la vinaigrette. Servez à température ambiante avec la sauce restante.

Variante : remplacez la vinaigrette par un pesto de persil ou de fanes de légumes ou de coriandre.


A simple and very quick quinoa salad. It can easily be doubled or tripled for your next potluck!




 Simple quinoa, zucchini, parsley and chickpea salad {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 2 :
- 60 g (a bit less than a cup) uncooked quinoa
- 1 medium zucchini
- 100 g cooked chickpeas
- 1 bunch parsley
- a drizzle of lemon juice
Sauce :
- 1/2 tsp Dijon mustard
- 2 tsp apple cider vinegar
- 5 tsp olive oil
- a pinch of dried dill leaves
- salt and pepper to taste

Rinse thoroughly the quinoa. Place in a pot with twice as much water and cook for 10 minutes, covered, until all the water has been absorbed and that the quinoa is soft, but still has a bit of chewiness. Fluff with a fork and let cool.

Dice the zucchini in approx. 1/2 inch pieces. cook on medium-high heat in a pan with a bit of olive oil, stirring regularly, until golden on each side and soft. You can also roast it in the oven, coated with a bit of oil.

Chop the parsley. Prepare the sauce : whisk all ingredients until well combined.

In a wide bowl, place the cooked and cooled quinoa, chickpeas and zucchini, chopped parsley and a good drizzle of lemon juice. Add most of the sauce and too to mix and coat all the ingredients with the sauce. If possible, let the salad rest for at least half an hour before serving, so that the flavours can infuse. Serve at room temperature with the remaining sauce.

Variation : use parsley, cilantro or greens pesto in place of the dressing.